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Ajustements au Moyen-Orient

La crise diplomatique autour du Qatar a gelé divers conflits régionaux et a masqué des tentatives de règlements de quelques autres. Nul ne sait quand aura lieu le lever de rideau, mais il devrait faire apparaître une région profondément transformée.

1— Le conflit palestinien

Depuis l’expulsion de la majorité des Palestiniens hors de chez eux (la Nakhba, le 15 mai 1948) et le refus par les peuples arabes de ce nettoyage ethnique, seules la paix séparée israélo-égyptienne des accords de Camp David (1978) et la promesse d’une solution à deux États des accords d’Oslo (1993) ont partiellement modifié la donne.

Cependant lorsque l’on révéla les négociations secrètes entre l’Iran et les États-Unis, l’Arabie saoudite et Israël décidèrent à leur tour de discuter. À l’issue de 17 mois de rencontres secrètes, un accord fut conclu entre le Gardien des deux mosquées et l’État juif [1]. Celui-ci se concrétisa à travers la participation de Tsahal à la guerre du Yémen [2] et le transfert de bombes atomiques tactiques [3].

Rappelons que cet accord prévoyait également de faire évoluer l’Arabie saoudite de sorte que sa société reste salafiste et que ses institutions deviennent laïques. Il prévoyait aussi l’indépendance du Kurdistan irakien (qui tiendra un référendum en septembre) et l’exploitation à la fois des champs gaziers du « quart vide » (qui sont à cheval sur l’Arabie et le Yémen, d’où la guerre actuelle) et de ceux de l’Ogaden (d’où le retrait cette semaine des troupes qataries de la frontière djiboutienne).

En définitive, l’Égypte a décidé de céder les îles de Tiran et de Sanafir à l’Arabie saoudite, comme elle s’y était engagée il y a un an. Ce faisant, Riyad a reconnu de facto les accords de Camp David qui gèrent notamment le statut de ces territoires. Israël a confirmé avoir obtenu des garanties saoudiennes.

Observons que la décision égyptienne n’a pas été prise sous la pression saoudienne (Riyad avait vainement bloqué ses livraisons de pétroles, puis un prêt de 12 milliards de dollars), mais en raison de la crise du Golfe. Les Séoud ont officialisé leur rupture avec les Frères musulmans qui couvait depuis la transmission par le président al-Sissi de documents attestant d’un projet de coup d’État de certains membres de la Confrérie contre eux. Dans un premier temps, l’Arabie avait cru pouvoir discerner entre de bons et de mauvais Frères musulmans. Elle avait déjà accusé le Qatar de soutenir les putschistes, mais les choses avaient évolué pacifiquement cette fois. Désormais Riyad entend combattre toute la Confrérie ce qui le conduit à revoir sa position à propos de la Syrie.

La cession de ces îles, égyptiennes depuis la Convention de Londres de 1840, n’a d’autre sens que de permettre à l’Arabie saoudite de reconnaître implicitement, 39 ans plus tard, les accords de paix égypto-israéliens de Camp David.

De son côté, Téhéran a accueilli la direction politique du Hamas (laquelle est principalement composée de Frères musulmans) à la fois au nom de la solidarité avec la cause palestinienne et parce qu’il partage la même conception de l’islam politique.

La prochaine étape sera l’établissement de relations commerciales publiques entre Riyad et Tel-Aviv ainsi que l’exposeThe Times du 17 juin (des sociétés israéliennes seraient autorisées en Arabie et la compagnie d’aviation El-Al pourrait utiliser l’espace aérien saoudien) [4], puis la reconnaissance de l’initiative de paix du prince Abdallah (Ligue arabe, 2002) et l’établissement de relations diplomatiques (le prince Walid ben Talal deviendrait ambassadeur) [5].

Ce projet pourrait amener à la paix en Palestine (reconnaissance d’un État palestinien et indemnisation des réfugiés), au Liban (retrait des fermes de Shebaa) et en Syrie (arrêt du soutien aux jihadistes et retrait du Golan).

La question du Golan sera particulièrement difficile car l’administration Netanyahu a affirmé —non sans provocation— son annexion tandis que les États-Unis et la Russie ont violemment réagi à l’expulsion de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) et à sa substitution par al-Qaïda [6]. Il n’est cependant pas impossible qu’au cours de la guerre de Syrie, Washington ou Moscou ait pris l’engagement auprès de Tel-Aviv de ne pas modifier le statu quo du Golan.

Ce projet de règlement général reflète la méthode des hommes d’affaire Donald Trump et Jared Kushner : créer une situation économique qui impose un changement politique. Il se heurtera nécessairement à l’opposition des Frères musulmans (Hamas), et du triangle de l’islam politique : l’Iran, le Qatar et la Turquie.

2— Le conflit irako-syrien

La totalité des acteurs de la région s’accordent à considérer qu’aujourd’hui l’Irak et la Syrie forment un unique champ de bataille. Toutefois les Occidentaux, qui s’accrochent aux mensonges de l’administration Bush Jr. (même s’ils admettent l’inanité des armes de destruction massives imputées à Saddam Hussein) et à la narration romantique des « printemps arabes » (même s’ils reconnaissent que ce mouvement n’a jamais tenté d’apporter de liberté mais au contraire d’imposer l’islam politique), s’entêtent à les considérer comme distincts.

Nous renvoyons nos lecteurs à mon livre Sous nos yeux pour ce qui concerne la manière dont la guerre a débuté [7]. Toujours est-il que depuis le début de la crise autour du Qatar, la guerre se limite en Irak et en Syrie à
(1) la lutte contre Daesh (Mossoul et Rakka) et à
(2) celle contre la Turquie (Baachiqa et Al-Bab) [8].

Ce qui est évident pour tous dans la région, c’est que depuis l’accession au pouvoir à Pékin du président Xi Jinping porteur du projet des deux routes de la soie, Washington a poussé à la création d’un « Sunnistan » à cheval sur l’Irak et la Syrie. Pour ce faire, il a financé, armé et encadré Daesh afin de couper l’axe de communication Beyrouth-Damas-Bagdad-Téhéran-Pékin.

Depuis quatre mois, l’administration Trump étudie et négocie la manière dont elle pourrait modifier cette politique et conclure un partenariat avec Pékin au lieu de la confrontation actuelle [9].

Alors que sur le terrain, s’enchaînent des événements contradictoires, les armées irakienne et syrienne ont subitement avancé depuis le début de la crise autour du Qatar. Elles ont libéré de Daesh leurs territoires frontaliers et sont aujourd’hui sur le point d’établir leur jonction (c’est-à-dire de rétablir la route de la soie). Les deux armées ne sont plus séparées que par deux cent mètres de terrain contrôlés illégalement par l’armée US [10].

Quant aux combats au Sud de la Syrie, ils ont miraculeusement cessé. Un cessez-le-feu a été proclamé unilatéralement par Damas à Deraa. En réalité, Moscou et Washington ont donné l’assurance à Tel-Aviv que la Syrie ne laisserait se déployer à sa frontière que des troupes russes et non pas iraniennes, pas plus que celles du Hezbollah libanais.

Bref, si le Pentagone suit les ordres de la Maison-Blanche, le conflit devrait largement cesser. Il ne resterait que l’occupation turque de l’Irak et de la Syrie, sur le modèle de l’occupation turque de Chypre dont l’Union européenne s’est lâchement accommodée. Les États-Unis et l’Arabie saoudite qui étaient des ennemis de l’Irak et de la Syrie redeviendraient à nouveau leurs alliés.

3— Le conflit yéménite

Les Yéménites pourraient faire les frais de l’évolution actuelle. S’il est clair que l’Arabie saoudite est entrée en guerre pour installer un gouvernement favorable à l’exploitation jointe des champs pétroliers du « Quart vide » et pour la gloire personnelle du prince Mohamed Ben Salman, il semble que l’aide apportée par l’Iran aux Houthis et à l’ancien président Saleh détourne les yeux des pays arabes et de la « communauté internationale » des crimes qui s’y commettent.

Il faut en effet choisir son camp et presque tous ont opté pour l’Arabie saoudite contre le Qatar et ses alliés turc et iranien. Ce qui était positif en Palestine, en Irak et en Syrie, s’avère négatif au Yémen.

Conclusion

Depuis le 5 juin et la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Doha, les chancelleries se préparent toutes à une possible guerre, même si seule l’Allemagne l’a évoquée publiquement. Cette situation est d’autant plus surprenante que c’est le Qatar et non l’Arabie saoudite qui est observateur à l’Otan [11].

Des démissions s’enchaînent à Doha, de l’ambassadrice des États-Unis Dana Shell Smith, au sélectionneur de l’équipe nationale de football Jorge Fossati. Non seulement les États alignés sur Riyad ont coupé leurs relations commerciales avec l’émirat, mais de nombreuses sociétés sans liens particulier avec le Golfe en ont fait de même au vu du risque de guerre. C’est le cas par exemple de COSCO, la plus grande compagnie maritime chinoise.

Quoi qu’il en soit, malgré ses revendications historiques justifiées, il semble impossible que l’Arabie saoudite annexe le Qatar alors qu’elle s’était opposée à l’annexion du Koweït par l’Irak pour les mêmes raisons. Une règle s’est imposée dans le monde depuis la décolonisation britannique : nul n’a le droit de toucher à des frontières conçues par Londres, dans le seul et unique but de maintenir des problèmes insolubles pour les nouveaux États indépendants. De cette manière Londres maintient de facto leur dépendance perpétuelle à son égard. Au demeurant l’arrivée prochaine de 43 000 soldats pakistanais et turcs venus défendre le Qatar devrait renforcer sa position.

 

[1] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

[2] « La Force « arabe » de Défense commune », par Thierry Meyssan,Réseau Voltaire, 20 avril 2015.

[3] « Le Proche-Orient nucléarisé ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 mars 2016.

[4] “Saudi trade talks with Israel are historic first”, Michael Binyon & Gregg Carlstrom, The Times, June 17th, 2017.

[5] « Exclusif : L’Arabie saoudite construit une ambassade en Israël », Réseau Voltaire, 29 mai 2016.

[6] « Le Conseil de sécurité s’apprête à enjoindre à Israël de rompre avec al-Qaïda », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 juillet 2016.

[7] Sous nos Yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, éditions Demi-Lune, 2017.

[8] « Invasion militaire turque de l’Irak », par Ibrahim Al-Jaafari, Réseau Voltaire, 19 octobre 2016.

[9] « Trump : le business contre la guerre », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 février 2017.

[10] « Les USA empêcheront-ils la réouverture de la route de la soie ? »,Réseau Voltaire, 17 juin 2017.

[11] « Israël et des émirs dans l’Otan », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 13 mai 2016.

On the Arrest of Two US Citizens in the DPRK and the Release of One

At the beginning of May 2017, the Korean Central News Agency (KCNA) reported the detention of two US citizens, both of Korean origin.

Initially, on May 3, KCNA announced that on April 22, the country’s “competent authorities” had arrested US citizen Kim Sang-duk because he had systematically committed “a hostile crime to overthrow the state” on more than one occasion. Although such a formulation may mean different things, it mostly serves as a euphemism for the secret distribution of banned anti-communist or Christian literature.

On May 6, another US citizen, Kim Hak-sun, was detained. The reason for the detention was also related to his “hostile acts”.

Both detainees have connections to the Pyongyang University of Science and Technology (PUST), which trains representatives of various engineering specialties. This is the only educational institution in North Korea that is funded by foreign investment. It was opened in 2010 by a Christian entrepreneur of Korean-American descent Professor Kim Chin Kyung. Classes are taught in English based on a European system of education by foreign teachers. Here, we note that a number of anti-Pyongyang propagandists have described this place as the main source of the penetration to the North of forbidden technologies, which should long have been put under wraps. Kim Sang-duk was invited there to teach accounting, and also engaged in charitable activities, providing food assistance to children. As for Kim Hak-sun, there is no information on what he was doing there.

With these developments, South Korean media has immediately gone on to remind the world that to date, four US citizens have been detained in the DPRK. In addition to the two Kims, in October 2015, the North sentenced Pastor Kim Dong Chul to ten years of penal labor for espionage, and Otto-Frederick Warmbier, a student, who is serving a 15-year sentence “for trying to take out a propaganda poster.”

As usual, the West interpreted the arrests as Pyongyang’s attempt to “send a signal” or blackmail Washington with people’s lives in order to lift sanctions. In response, on May 11, in an interview with KCNA, an unnamed spokesperson for the DPRK Foreign Ministry announced that North Korea had the right “to punish” ruthlessly citizens of the United States who were detained for crimes against the state, and there is no reason for political bargaining.

Since then, almost a month has passed, and a curious detail is begging for close attention. According to a US Foreign Ministry representative, as the Yonhap News Agency reports, although Washington is in the know about the detentions, this topic of the detainees is quite low-profile. This flies in the face that in other similar situations, the US State Department has openly stated that “attempts to unlawfully incriminate US citizens in foreign lands will not go unpunished, and in order to save their sons and daughters, the US was prepared to go to incredible lengths.” Perhaps the history of each of these detainees does not quite fit into the framework of the “unlawfully incriminated” paradigm.

In earlier articles, we touched on what happened to the US student. This is why we are not talking about an attempt to “take out a propaganda poster”, but about an unsuccessful theft of a big slogan that hung in the service room, which was stolen as a result of some drunken mischief. And during his last night in Pyongyang, Otto-Frederick tried to snatch the poster off and take it along with him to later hang it as a trophy in his own church. And although his detention was described as “a blatant example of total non-recognition of basic human rights and human dignity,” today, even the US media acknowledges that he was “attempting to take down a large propaganda sign”.

As for Kim Dong Chul, as soon as he was released, he held a press conference. The details of his speech, even with a correction for the love of the northerners of this kind of show, cannot be rejected as completely fabricated. In particular, Kim admitted that he had collected on behalf of the South Korean special services or for some “conservative elements” various information, including information of a military nature (“he took photographs of military secrets and scandalous moments”). To accomplish this goal, he bribed the locals and was caught “red-handed” during a meeting with his informant, a former North Korean soldier, to obtain a flash card that contained information about the military facilities of the country.

By the middle of June, nothing had been cleared up: The only available information was that Kim Sang-duk was being detained in a Pyongyang Airport departure lounge after taking a month-long course on international finance and management. Perhaps a book written by one of the professors from PUST describing how they conducted private worship services and “Bible studies” served as indirect evidence.

However, the news on the front pages was narrating the unexpected release of Otto-Frederick Warmbier on June 13, 2017, and the circumstances that preceded it. According to the Washington Post, referring to the student’s family, the DPRK authorities informed them that soon after the announcement of the verdict, Otto-Frederick became ill with botulism and was found in a coma after taking a sleeping pill. The latter is strange, since the usual symptoms of botulinum toxin poisoning do not include a loss of consciousness. On June 6, 2017, information about the patient’s condition was brought to Special Representative for North Korea Policy Ambassador Joseph Yun, whose efforts resulted in the northerners allowing Swedish diplomats to visit the detained US citizens. And when information about the coma was confirmed, Yun informed Tillerson, Tillerson did Trump, after which Yun was sent to Pyongyang along with some doctors and a special aircraft, and during the negotiations, the parties agreed on a release on humanitarian grounds. United States Secretary of State Chief Rex Tillerson confirmed the information and reiterated, “At the direction of the US President, the State Department has secured the release of Otto Warmbier from North Korea. Mr. Warmbier is en route to the United States, where he will be reunited with his family.”

Here, we will note that no former US President has managed to organize the release of a student, nor were there, say, any sudden indulgences in sanctions or deliveries of humanitarian aid. Therefore, the myth that North Korea “takes hostages” and seizes foreign citizens under fictitious pretexts to use their lives for political bargaining has once again been dispelled.

But one myth is replaced by another: rumors that the American student fell into a coma due to being subjected to sophisticated torture, or worse, medical experiments, began immediately. The media reported that “Warmbier experienced severe brain damage and extensive withering away of its tissues,” and Human Rights Watch demanded that Pyongyang be held accountable: Deputy Director of Human Rights Watch Asian Division Phil Robertson said that the DPRK inflicted irreparable damage on Mr. Warmbier and his relatives, and therefore, it is necessary to find out how Warmbier was treated during his imprisonment and by whom, and also demand that Pyongyang take measures to prevent the likelihood of similar events occurring in the future.

However, the truth is, no matter what North Korea does, with a certain skill, it can be turned into an illustration of how the DPRK is a country of total horror. The fanning of the story of the “medical experiments on prisoners” reinforces the idea that ​​the DPRK is a country ruled by a cruel and irrational regime from which one can expect virtually anything, and, accordingly, adds fuel to the beliefs of those who think that a “preemptive” military operation against such a regime is not only morally just, but also strategically apt.

Konstantin Asmolov

New Eastern Outlook

Direct Link to the source: http://journal-neo.org/2017/06/21/on-the-arrest-of-two-us-citizens-in-the-dprk-and-the-release-of-one/

 

L’Ocean Glider UUV capturé par la marine chinoise remis aux américains

Pékin a décidé de rendre aux américains un drone sous-marin déclassifié que sa marine de guerre a capturé en Mer de Chine Méridionale.

uuv

Cette affaire cache un détail fort intéressant que très peu de médias peuvent évoquer: les chinois traquaient ce drone submersible depuis un bon bout de temps. C’est au moment ou un navire  US,  le USNS Bowditch T-AGS-62 (4838 tonnes), tentait de récupérer le drone qu’une embarcation rapide lancée d’un navire de guerre chinois de classe Dalang III est vite arrivée à proximité de l’appareil automatisé,  à moins de 500 mètres du navire US, avant que l’équipage chinois ne capture l’Ocean Glider.

usns-bowditch
USNS Bowditch

Cette manœuvre calculée avait pour objectif de démontrer les capacités de la marine chinoise en matière de traque et de surveillance en  Mer de Chine Méridionale.

 

Syrie: les bataillons Zapad et Vostok à Alep, les bérets verts de la CIA à Palmyre

Le rôle des redoutables commandos tchétchènes des bataillons ZAPAD et VOSTOK dans les combats de rue pour la capture des derniers carrés de maisons  à Alep-est aurait été déterminant dans la victoire des forces syriennes, iraniennes et russes.

Alep est pratiquement sous le contrôle de Damas mais une nouvelle offensive de l’organisation terroriste connue sous le nom d’Etat Islamique en Irak et au Levant, solidement appuyée par les bérets verts de la CIA a totalement pris au dépourvu l’armée syrienne à Palmyre (Tadmor) où une base logistique gouvernementale a été prise d’assaut par une brigade terroriste. D’après des témoignages convergents, les forces rebelles ont eu recours à une nouvelle tactique: celle des essaims par vagues successives, s’assurant toujours d’une supériorité numérique de 10 contre 1 à un point d’attaque donné.

De toute évidence, russes et américains ne cachent plus l’implication directe de leurs forces spéciales dans les combats au sol en Syrie et on y assiste à une nouvelle course entre les militaires des deux puissances, rappelant étrangement la course endiablée entre américains et soviétiques vers Berlin en 1944-45.

Syrie: des militaires US et britanniques sous les bombes russes…

Des informations assez précises évoquent un raid effectué hier par des avions de combat russes contre des positions de l’organisation terroriste connue sous le nom du Front Al-Nusra près de Tenef (Syrie méridionale)

Cette position secrète a déjà fait l’objet d’un raid aérien russe et syrien en juin 2016, suscitant une très vive tension entre Londres, Moscou et Washington. C’est l’une des causes ayant amené le Département d’Etat US a étendre la liste des sanctions internationales contre la Syrie.

Ce raid aérien contre une position terroriste a failli déclencher ce que l’on redoutait le plus: une confrontation militaire directe entre les Etats-Unis d’Amérique et la Russie.

Il s’est avéré que les bombardiers russes ont visé une position clandestine américaine servant de base logistique à l’organisation terroriste Jabhet Al-Nusra.

Moscou insiste qu’il a avisé à l’avance le centre de commandement de la coalition sis en Jordanie de son intention de cibler les organisations terroristes évoluant dans la zone ciblée. Dans les faits, une vingtaine de militaires britanniques ont quitté cette position à la hâte une journée avant le raid, confirmant que leur commandement avait reçu l’avertissement russe.

L’incident a été assez sérieux pour susciter une très forte réaction US, promptement contrée par le Chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov.

Le Kremlin a annoncé aujourd’hui ne détenir aucune information sur un éventuel raid aérien ayant visé une « base américano-britannique » en Syrie.

En réalité, les russes ne cachent plus leur profonde exaspération vis à vis des comportements totalement irresponsables des pays de la coalition dans la guerre en Syrie, en soulignant l’inconséquence et la précipitation de Paris à mener un raid aérien à Minbej (Nord-Est d’Alep), dans une zone sous contrôle gouvernemental syrien, tuant plus d’une centaine de civils, ou encore le rôle croissant des « instructeurs » britanniques au sein des unités des organistions terroristes Nur-Eddine Zenki et Al-Nusra.

51 Corrupt State Department officials calling for a global war

In a very weird move, 51 corrupt State Department Officials paid by the Kingdom of Saudi Arabia and the State of Israel signed an internal memo calling for what they call « targeted US military strikes » against the legitimate Government of Syria.

Déja vu? Yeah!

This is the continuation of the same old strategy of Regime changes within the framework of Creative Chaos. For the sake of whom? The same players: Ryad and Tel-Aviv.

So we have 51 State Department officials who could be indicted for felony as they are pushing for a global war agenda for the benefit of foreign States.

 

 

 

 

Vers un renversement de situation au Proche-Orient

La période du « Printemps arabe » touche à sa fin. Désormais, la Maison-Blanche et le Kremlin sont en train de redessiner les contours du « Moyen-Orient élargi ». Cependant, leur accord conclu avant l’intervention militaire russe en Syrie pourrait être modifié par le changement de l’équilibre des forces. Rien ne prouve que Moscou acceptera la stabilisation de la Syrie et fermera les yeux sur la partition de la Turquie et de l’Arabie saoudite qui vont commencer. Quoi qu’il en soit, le bouleversement qui s’annonce modifie la donne établie depuis cinq ans. La plupart des puissances impliquées essayent donc de retourner leur veste avant les autres.

La presse, dans quelque pays que ce soit, est tellement occupée à scruter la position de son propre État dans le conflit du Proche-Orient qu’elle ignore les négociations globales entre la Maison-Blanche et le Kremlin [1] et, du coup, interprète de travers les événements secondaires. Pour clarifier l’agitation diplomatique actuelle, nous devons donc revenir à l’accord USA-Russie de septembre dernier.

La partie publique de cet accord a été formulée par la Russie dans un document distribué le 29 septembre au Conseil de sécurité de l’Onu [2]. Il indique que, pour rétablir la paix et la stabilité en Afrique du Nord et au Proche-Orient, il faut et il suffit (1) d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité —ce qui implique notamment le retrait d’Israël sur ses frontières de 1967— et (2) de lutter contre l’idéologie terroriste —c’est-à-dire à la fois contre les Frères musulmans créés par le Royaume-Uni et soutenus par la Turquie, et contre le wahhabisme propagé par l’Arabie saoudite—.

Il avait été initialement prévu que la Russie fasse adopter une résolution en ce sens lors de la réunion du 30 septembre du Conseil de sécurité. Cependant, les États-Unis s’y sont opposés dans l’heure précédente [3]. Sergey Lavrov a alors présidé la séance sans évoquer son projet. Cet événement majeur ne peut s’interpréter que comme un désaccord tactique qui ne doit pas entraver un accord stratégique.

Le 20 octobre, le président Vladimir Poutine recevait au Kremlin son homologue syrien, Bachar el-Assad, en présence de ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères, du secrétaire général du Conseil russe de sécurité nationale et du chef des services secrets. L’entretien portait sur l’application du plan russo-états-unien, incluant celle du Communiqué de Genève du 30 juin 2012 [4]. Le président el-Assad faisait valoir qu’il suit les instructions de ce Communiqué et, notamment, qu’il a intégré dans son gouvernement les partis d’opposition qui en ont fait la demande conformément à la description que le Communiqué fait d’un Organe gouvernemental de transition.

S’étant assuré que les deux pays avaient une même lecture du Communiqué de Genève, la Russie et les États-Unis décidèrent de mettre au pas les États dissidents, à savoir la France, la Turquie et l’Arabie saoudite. Sachant que la position française n’est pas fondée sur des intérêts réalistes, mais s’explique exclusivement par un fantasme colonial et par la corruption de son gouvernement par l’argent turc et saoudien [5], la Maison-Blanche et le Kremlin décidèrent de traiter uniquement la source du problème, à savoir Ankara et Riyad. Le 23 octobre, John Kerry et Sergey Lavrov reçurent donc leurs homologues turc et saoudien à Vienne. Aucun texte final n’a été publié. Cependant, il semble que la Russie ait menacé les deux invités sans que les États-Unis ne prennent leur défense.

Affolé d’une possible entente russo-états-unienne contre la Turquie et l’Arabie saoudite, la France convoqua alors un « dîner de travail », et non un « sommet diplomatique », à Paris. L’Allemagne, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, les États-Unis, l’Italie, la Jordanie, le Qatar, le Royaume-Uni et la Turquie « évoquèrent » et non « décidèrent » le sort de la Syrie. Le format de cette réunion correspond à celui du « Core Group » des « Amis de la Syrie », sauf l’Égypte qui a déjà secrètement rejoint le camp de la Syrie. Le fait d’avoir été contraint d’inviter les États-Unis a plombé la réunion. Là encore, pas de texte final.

Enfin, le 30 octobre, les États-Unis et la Russie réunissaient un plus vaste aréopage comprenant tous les participants aux deux réunions précédentes plus l’Égypte, la Chine, l’Irak, l’Iran, le Liban, Oman, l’Union européenne et les Nations unies. Si la presse s’est esbaudie de la présence de l’Iran qui avait été tenu à l’écart de tout règlement depuis le début du conflit, elle n’a pas relevé le retour de l’Égypte du maréchal al-Sissi qui rentre sur la scène internationale grâce à la découverte de ses nouvelles réserves de pétrole, ni de l’absence persistante de la principale puissance régionale, Israël. Ce dernier point ne peut s’expliquer que dans le cas où l’État hébreu avait obtenu préalablement la garantie de parvenir à un de ses objectifs de guerre, la création d’un État colonial au Nord de la Syrie.

Les participants ont tous été priés de signer une déclaration finale que seuls les Russes et les Iraniens ont prit soin de diffuser [6]. Et pour cause : elle marque la défaite des faucons US. En effet, dans son point 8, il est indiqué que le « processus politique » —et non pas le « processus de transition »— sera conduit par les Syriens, propriété des Syriens, et que le Peuple syrien décidera du futur de la Syrie [7]. Cette formulation lourde invalide le document Feltman qui constitue l’objectif depuis plus de trois ans des faucons US, des Français, des Turcs et des Saoudiens : la capitulation totale et inconditionnelle de la République arabe syrienne [8].

Le projet US se poursuit malgré l’accord avec la Russie

La suite des événements devrait donc logiquement être la mise au pas de la Turquie, de l’Arabie saoudite et de la France, ce qui pourrait être fait tout en poursuivant les objectifs initiaux US.

Pour la Turquie, après le scrutin probablement truqué du 1er novembre et la victoire de l’AKP [9], la guerre civile devrait s’étendre et se développer [10] jusqu’à la partition du pays en deux, puis à la fusion du Kurdistan turc, du Kurdistan irakien et d’un territoire arabe syrien occupé par les Kurdes syriens et les États-Unis. D’ores et déjà, le YPG et les États-Unis conquièrent ensemble un territoire arabe au Nord de la Syrie. Le YPG qui, jusqu’au mois dernier, recevait ses armes et ses soldes de Damas, s’est retourné contre la République arabe syrienne. Ses miliciens envahissent les villages conquis, expulsent les enseignants et décrètent la kurdisation forcée des écoles. Le Kurde, qui était parlé et enseigné à l’école, devient la langue unique et obligatoire. Les milices de la République arabe syrienne, notamment les Assyriens, en sont réduites à défendre leurs écoles par les armes contre leurs compatriotes kurdes [11].

De son côté le roi Salman d’Arabie saoudite doit encaisser sa défaite au Yémen ; un voisin qu’il avait envahi officiellement pour soutenir un président en fuite, en réalité pour exploiter avec Israël le pétrole du « Quart vide » [12]. Coup sur coup, les Émirats arabes unis et l’Égypte se sont retirés de sa Coalition. Les premiers après avoir essuyé de lourdes pertes parmi leurs officiers, les seconds plus discrètement, laissant les opérations militaires aux seules mains des Israéliens. Les Houthis, poussés vers le Nord par les bombardements, ont effectué plusieurs incursions en Arabie saoudite et y ont détruit des bases militaires aériennes et leurs matériels. Les soldats saoudiens, presque tous des étrangers servant sous écusson saoudien, ont déserté en masse contraignant le roi à prendre un décret contre les abandons de poste. Pour éviter un désastre militaire, l’Arabie saoudite a alors sollicité de nouveaux alliés. Contre de l’argent sonnant et trébuchant, le Sénégal a envoyé 6 000 hommes et le Soudan 2 000. La Mauritanie hésite à envoyer un contingent. Le roi, dit-on, aurait également sollicité l’armée privée Academi (ex-Blackwter/Xe) qui recruterait actuellement des mercenaires en Colombie. Ce fiasco est directement imputable au prince Mohammed ben Salmane, qui a revendiqué l’initiative de cette guerre. Ainsi, il affaiblit l’autorité de son père, le roi Salman, et fait gronder la contestation des deux clans exclus du pouvoir, ceux de l’ancien roi Abdallah et du prince Bandar. Logiquement ce conflit devrait aboutir à un partage de leur héritage entre les trois clans et donc à un partage du royaume en trois États.

Ce n’est qu’après ces nouveaux conflits que la paix devrait revenir dans la région, sauf dans la partie arabe colonisée par le nouveau Kurdistan, appelée à devenir le nouveau point de fixation des antagonisme régionaux en lieu et place de la Palestine.

Mais même écrit, le futur est incertain. Le renversement du rapport de forces entre Washington et Moscou [13] pourrait modifier leur accord.

Les rats quittent le navire

Alors que les mauvais joueurs annoncent sans sourciller que l’intervention militaire russe en Syrie n’apporte pas les résultats escomptés par Moscou, les jihadistes en fuite se replient en Irak et en Turquie. Le chef d’état-major US, le général Joseph Dunford, a admis, le 27 octobre lors d’une audition au Sénat, que désormais les armes parlaient en faveur de la République arabe syrienne [14]. Tandis que le Commandeur suprême de l’Otan, le général Philip Breedlove, a déclaré, le 30 octobre lors d’une conférence de presse au Pentagone, que c’est une litote de dire que la situation évolue de jour en jour et menace désormais la sécurité de l’Europe [15].

Force est de constater que l’alliance entre les partisans du chaos et ceux de la recolonisation va non seulement perdre en Syrie, mais que l’Alliance atlantique elle-même ne peut plus prétendre à la domination globale. Du coup, une soudaine agitation traverse les chancelleries, beaucoup affirmant qu’il est temps de parvenir à la paix —ce qui sous-entend qu’ils pensaient jusque là différemment—.

Les « retournements de veste » qui s’annoncent à propos de la Syrie auront comme première conséquence la consécration du rôle international de la République islamique d’Iran et de la Fédération de Russie ; deux acteurs que la presse occidentale présentait, il y a quatre mois encore, comme totalement isolés et voués à de terribles difficultés économiques ; deux puissances qui sont désormais les premières forces militaires, régionale pour l’Iran et globale pour la Russie ; et comme seconde conséquence le maintien au pouvoir du président el-Assad dont on annonce depuis cinq ans qu’« il doit partir ».

Dans ce contexte, la propagande de guerre continue imperturbablement, affirmant que si ce ne sont pas les bombardements russes qui tuent des civils, c’est l’armée syrienne qui les bombarde ; imputation confirmée par la matrice des organisations terroristes, les Frères musulmans, via leur Observatoire syrien des Droits de l’homme. Ou encore que la Russie est pressée de négocier car son intervention lui revient cher —comme si elle ne l’avait pas budgétisée durant sa longue préparation—. Jamais à court d’invention, le directeur de la CIA, John Brennan, prétend quant à lui que la Russie s’apprête à lâcher le président el-Assad, alors même que le président Poutine s’est gaussé de cette auto-persuasion quelques jours plus tôt, au Club de Valdai.

En France, la révolte gagne la classe politique. Les quatre principaux leaders de la droite, Dominique de Villepin, François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ont chacun de leur côté déclaré qu’il est absurde de s’aliéner la Russie et de ne pas reconnaitre la défaite en Syrie. Cependant Alain Juppé, qui joua un rôle central dans le début de la guerre, notamment en signant un traité secret avec la Turquie, persiste à conserver l’objectif de renverser la République arabe syrienne, plus tard. À gauche, plusieurs leaders envisagent de prochains voyages à Damas.

La panique devant les changements prévisibles est en fait générale. Si Nicolas Sarkozy s’est précipité chez le président Poutine, le vice-chancelier allemand, Sigmard Gabriel, également [16]. Il a plaidé pour que l’on referme les contentieux et les aigreurs du passé et que l’on renoue le dialogue avec la Russie. Il était temps.

Thierry Meyssan

Source: Voltairenet

Notes:

[1] « Moscou et Washington entendent refonder les relations internationales », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2015.

[2] « Proposition russe d’un débat au Conseil de sécurité sur le terrorisme », Réseau Voltaire, 1er octobre 2015.

[3] “Lavrov to chair Security Council’s meeting on fighting terrorism”, Tass, September 30, 2015.

[4] « Communiqué final du Groupe d’action pour la Syrie », Réseau Voltaire, 30 juin 2012.

[5] « Pourquoi la France veut-elle renverser la République arabe syrienne ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 octobre 2015.

[6] “Joint Statement on the outcome of the multilateral talks on Syria”, Voltaire Network, 30 October 2015.

[7] “This political process will be Syrian led and Syrian owned, and the Syrian people will decide the future of Syria”.

[8] « Deux épines dans le pied d’Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 août 2015.

[9] « Vers la fin du système Erdoğan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 juin 2015.

[10] « La Turquie en danger », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 juillet 2015.

[11] « Les États-Unis et Israël débutent la colonisation du Nord de la Syrie », Réseau Voltaire, 1er novembre 2015.

[12] « Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan ; « Pourquoi l’Occident est-il silencieux sur la guerre du Yémen ? », par Martha Mundy, Traduction Alasso, Counterpunch, Réseau Voltaire, 22 juin et 4 octobre 2015.

[13] « L’armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 19 octobre 2015.

[14] “Dunford Tells Senate Now is Time to Reinforce Iraqi Success Against ISIL”, Jim Garamone, DoD News, October 27, 2015.

[15] “Department of Defense Press Briefing by General Breedlove in the Pentagon Briefing Room”, October 30, 2015.

[16] « L’Allemagne tente de se sortir du conflit syrien », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 29 octobre 2015.

Direct Intelligence from Syria and Lebanon

America’s 3000 man contingent inside Iraq, is managing combat operations for ISIS and al Nusra in combination with Israeli forces.

CIA trained Chechens
CIA trained Chechens

The report below was received from Syria and Lebanon this morning.  I will bullet point what I believe are the salient points.

  • ISIS chief, al Baghdadi, was removed from his position 4 months ago because the CIA is putting command of ISIS in the hands of Chechen and Russian jihadists who are both trusted and better trained.
  • This move was resisted and the Chechen forces, numbering 15,000, withdrew to Mosul.
  • This is being done to resist Iranian and Russian involvement both directly and through the new Baghdad intelligence coordination center which is threatening to end the war, something the CIA and Mossad cannot allow.
  • US Special Forces, on the ground in both Syria and Iraq, working out of Deir Ezzur, al Mayaden and Ramadi and receiving logistic support from America’s 3000 man contingent inside Iraq, is managing combat operations for ISIS and al Nusra in combination with Israeli forces.
  • The American assault on Deir Ezzur to “capture” an imaginary “oil official” of ISIS was staged to exfiltrate an American field commander who had been identified by Syria and was about to be captured by Syrian Speznatz.
  • All CIA and Mossad operations with al Nusra (the real Free Syrian Army) and ISIS are directly tied at every level to operations, both military and political, in Ukraine.

Original Arabic text by Naheed Al-Hussainy from Damascus, Syria

   

ناهد الحسيني – دمشق

أكد السفير الدكتور هيثم بو سعيد أمين عام المنظمة الأوروبية للأمن والمعلومات انّ الاتحاد الاوروبي بات امام معضلة صعبة في القضية السورية ولا حلّ الا من خلال انتهاج نمط التهدئة في الخطاب السياسي الذي قد يوحي الى رغبة في اعادة الأمور الى طبيعتها تدريجياً مع الحكومة السورية، وهذا ما عَمِلت عليه وتعمل المنظمة الأوروبية للأمن والمعلومات منذ فترة مع الحكومات الاوروبية، نظراً لخطورة الوضع، مشيرا الى أن الغرب بدء بإرسال إشارات في عدّة اتجاهات، خصوصاً بعد دخول اسرائيل على المسرح السوري جراء قصفها لمواقع للجيش بعد بدء العمليات الجوية الروسية ضد تنظيم الإرهابي داعش. والتدخل الاسرائيلي يُعتبر بمثابة رسالة دعم للجماعات التكفيريةً  وخاصة جبهة النصرة ومتفرعاتها التي تلقى دعم علني من اسرائيل وغضب الأخيرة جراء قصف الطيران الروسي لمواقع داعش.

كما أعلن السفير بو سعيد انّ محاولة قصف موكب ابو بكر البغدادي في منطقة بيجي هو ادعاء صحيح، الاّ انّ البغدادي لم يكن من ضمن الأشخاص الذين أصيبوا جراء القصف الجوي للتحالف الدولي. والغرض من هذا السيناريو هو التحضير لإشاعة مقتله بعد ان تمّ الكشف عن إزاحته منذ اكثر من أربعة أشهر بعد ان كانت هناك مجموعة من الموساد الإسرائيلية ومجموعة أمنية تقوم بحمايته على رأسهم مسؤول اللجنة الأمنية للتنظيم أبي سعد الكربولي قبل حوالي خمسة أشهر، حيث مصيره منذ ذلك الحين بات لغزاً عجزه او وفاته لاحقاً.

وأوضح السفير ابو سعيد الى انّ الخلاف الذي أدّى الى إقصاء البغدادي عن منصبه جاء بعد خلاف بينه وبين القيادة الاستخباراتية الاميركية المحلية من اجل دفع الشيشانيين الى واجهة التنظيم الإرهابي الاَّ انه بقيت السيطرة العراقية على رأس هذا التنظيم مما أوجب صدع كبير في منطقة بيجي في حينها أدى الى خروج حوالي خمسة عشرة الف (١٥،٠٠٠) من الشيشانيين الى الموصل. مشيرا الى ان المعلومات المتوفرة تشير الى ان الهدف من تسلم واجهة القيادة لهذا التنظيم المحظور دوليا هو لاستعماله ورقة ضغط

أميركية على روسيا في الاحداث الجارية في أوكرانيا

وأوضح السفير ابو سعيد الى انّ الخلاف الذي أدّى الى إقصاء البغدادي عن منصبه جاء بعد خلاف بينه وبين القيادة الاستخباراتية الاميركية المحلية من اجل دفع الشيشانيين الى واجهة التنظيم الإرهابي الاَّ انه بقيت السيطرة العراقية على رأس هذا التنظيم مما أوجب صدع كبير في منطقة بيجي في حينها أدى الى خروج حوالي خمسة عشرة الف (١٥،٠٠٠) من الشيشانيين الى الموصل. مشيرا الى ان المعلومات المتوفرة تشير الى ان الهدف من تسلم واجهة القيادة لهذا التنظيم المحظور دوليا هو لاستعماله ورقة ضغط أميركية على روسيا في الاحداث الجارية في أوكرانيا.

وهناك معلومات  تفيد بانه يتم تحضير مجموعات من الأصول الاسلامية التكفيرية للقيام بأعمال أمنية وعسكرية ضد الجيش الروسي وحلفائهم بغية تحجيم الامتداد الروسي وهذه المجموعات موجودة حاليا في الموصل

US Baghdadi Scenario is scandalous 

Nahed al Husaini VT Bureau Chief,  Damascus

Secretary General of the European Department for Security and Information Haissam Bou Said stated that the European Union is facing a difficult dilemma visa-a-vie the Syrian issue, noting that there is no solution except through the adoption of a truce in the political discourse pattern which may suggest a desire to restore things to gradual normality with the Syrian government.

“This is what the Department has worked and is working on for a while with the European governments because of the seriousness of the situation,”  Bou Said commented.

He noted that the West begins to send off signals in several directions , especially after Israel entered the Syrian theater by bombing army positions in the wake of Russian air operations against the terrorist organizations, namely ISIS, Al- Nusra and subsidiaries , which are now overtly backed by Israel.

A reliable source told VT that the Israeli element in the Syrian scene was present from the outburst of the Syrian crisis, via aiding the insurgents with logistics to topple the regime of Bashar al Assad.

The Russians are coordinating now with the Israelis to avoid any collusion incidents in Syrian spaces, and the Syrian army moved now from defensive to offensive strategies, benefitting tremendously from the Russian air cover which is protecting the movements of Syrian military.

The European position is still confused on Syria, because of the Israeli lobby leverage exercised on Top-notch European politicians and governments.

Bou Said also said that the bombing attempt of Abu Bakr al-Baghdadi procession in “Baiji” is true , but al-Baghdadi was not among the people who were injured during the aerial bombardment of the international coalition . The purpose of this scenario is to prepare for the rumor of his death after the revelation that he was removed from his position four months ago. A  group of Mossad, together with the security committee head of the organization Abu Saad al-Karbouli were guarding Al Baghdadi, whose fate since then has become a mystery.

Ambassador Bou Saeed explained that al-Baghdadi was excluded after the dispute which erupted between him and the local US intelligence command regarding pushing the Chechens to the forefront of the terrorist organization, but the Iraqi top control remained, leading to a crack in the organization in “Baiji.” About fifteen thousand ( 15,000 ) of Chechens left as a result and headed for Mosul .

Bou Said indicated that that the reason behind giving the Chechens the upper hand in the organization is to use them as a bargain chip against Russia in the ongoing events in Ukraine.  The intelligence available to the DESI clearly indicates that groups of extremists are being prepared now to take military actions against the Russian army and their allies in order to curtail the Russian sprawl . The groups are positioned in Mosul now, waiting for a signal to move ahead.

Source: Veterans Today

Syrie: l’armée syrienne poursuit ses avancées à Hama, Alep et Idlib

La guerre en Syrie a connu sa bataille des Ardennes: l’Armée syrienne soutenue par les unités du Hezbollah libanais et les conseillers militaires des Gardiens de la Révolution iranienne, avançant à très grande vitesse sous un intense soutien aérien tactique assuré par des essaims d’hélicoptères d’attaque russe Mil Mi-24 est parvenue à traverser le  massif forestier de Sahl El-Ghab à l’Est de la province de Lattaquié, dans des combats d’une extrême violence avant de prendre d’assaut la campagne de Hama où plus de 520 éléments des différentes factions rebelles ont été éliminés en moins de six heures. Les blockhaus rebelles sont pilonnés à coups d’obus de 155 mm et de roquettes SMERCH de 300 mm tandis que des Sukhoi Su-34 (Fallback) russes survolaient le champ de bataille à 400 mètres d’altitude en y déversant bombes et obus de 30 mm (Canon GSh 30-1/9A-4071K)

A Alep, les unités de chars de combat des régiments blindés de l’Armée syrienne ont réussi à trouver une parade aux missiles antichar Raytheon TOW de fabrication US en possession des rebelles. Pour la première fois, les missiles Tow massivement utilisés par les rebelles sont devenus inopérants face à une nouvelle tactique de combat statique mise en oeuvre par les unités de blindés syriennes.

Dans un développement inédit, des avions de combat US ont fait irruption au dessus d’Alep avant de cibler des installations de production d’électricité desservant les zones loyalistes avec des missiles Air-Sol.

D’autres avions-cargo US ont pu larguer de grande quantités d’équipements militaires et de munitions dont des missiles antichar sophistiqués au dessus des zones contrôlées par l’Etat Islamique (EI). L’aviation syrienne a ouvert le feu sur les cargaisons larguées par les avions US et des informations crédibles font état de la destruction de plus de 50 tonnes de matériel. Washington a demandé à Moscou des explications sur cet « incident » mais les russes ont répondu qu’ils ne disposaient d’aucune information à ce sujet. Les américains ont lancé à Damas un ultimatum se terminant aujourd’hui à 0000Z pour que ses avions cessent d’harceler les largages américains à destination des organisations terroristes d’Ahrar Al-Sham, l’Armée de la Conquête et du Front Ennosra, récipendiaires officiels de l’aide militaire à ce que Washington appelle « l’opposition modérée ».

A Idlib (un ensemble de 60 agglomérations) le chef des opérations militaires du Hezbollah libanais a été tué au combat durant une opération spéciale menée sur les arrières des forces de Daech dans la région.

L’aviation syrienne a commencé à effectuer des raids sur le nord de la base militaire de Deir Ezzor tandis que l’aviation russes continuaient ses raids avec une déconcertante réactivité sur l’ensemble des positions fortifiées, des centres de commandements et des dépôts d’armes et de carburants de Daech et du Front Ennosra. D’autres missiles de croisières russes ont été lancés sur des cibles de Daech en Syrie  à partir de la Mer Caspienne.

Quels que soient les futurs développements militaires en Syrie avec une implication croissante des forces adverses (on évoque un plan diabolique préparé en Angleterre) il semble bien que le tandem Russo-syrien ait déjà acquis des gains en vue de négocier une paix globale avec le camp adverse  prévue en territoire neutre- La Grèce est de plus en plus citée- avec un éventuel déplacement du président syrien à Athènes sous la protection de Sukhoi Su-35 Flanker E.

Contre-offensive russe au Moyen-Orient

Les déclarations extrêmement bellicistes du Chef de la diplomatie saoudienne à l’égard de la Syrie à l’Assemblée Générale des Nations Unies, relayées dans une version un peu edulcorée par le président français François Hollande (qui jouit de la confiance absolue de Ryad et de Doha, conséquence de la méfiance qu’inspire le style Obama à ces régimes), ont mis fin aux tergiversations des pays hostiles quant à leur intentions. Adel Al-Jubayr, ministre des Affaires étrangères du Royame d’Arabie Saoudite a en effet déclaré que le Président syrien Bashar Al-Assad « devait partir ou subir l’option militaire’.

Le signal n’est même pas codé. Moscou et Damas décident d’agir ou plutôt de réagir très vite. A peine le Parlement russe donne t-il son aval à l’utilisation des forces armées en Syrie que des chasseurs-bombardiers russes procèdent à des frappes dans la province de Homs. Une vingtaine de raids ciblent huit positions de Daech dans une zone difficile d’accès. Consternation à Ryad et rage à peine contenue à Washington.

Les Etats-Unis et la France (Paris agissant pour le compte du Qatar en échange d’une aide financière assez conséquente) sortent une première parade: Au lieu de cibler Daech, les russes auraient bombardé des positions de la rébellion syrienne dite modérée. Les preuves? D’interminables jérémiades de barbus armés jusqu’au dents jurant devant les caméras numériques de la propagande rebelle  qu’ils se sont fait massacrer par les Russes. Devant le peu de consistence de telles assertions relevant plus de la mauvaise foi et confirmant un peu plus les liens troubles entre certaines capitales et les organisations islamistes radicales semant la terreur un peu partout en Orient, des experts préconisent un vieil expédient: le massacre de civils. Les femmes et les enfants en tête. Dommages collatéraux. Problème: les russes n’ont effectué que des frappes limitées en zone semi-montageuse quasiment inhabitée. Reste l’avis des experts. Un relais de l’Otan n’est pas allé par quatre chemins pour estimer que les pilotes russes avaient totalement raté leurs cibles. Et dire que les enragés de Daech se la coulaient douce depuis plus d’un an sous les rares bombes intelligentes US, britanniques, françaises et Arabes, largués le plus près possibles des lignes de l’armée syrienne (sait-on jamais). Cela a changé. Les Russes ne badinent pas: ils canardent à coups de roquettes à basse altitude…C’est pas amusant et l’ennui est que ça peut être mortel.

Les Russes ont mené des frappes dans la province de Homs. Le jour même, des avions de combat US ont procédé à une frappe aérienne dans la province d’Alep. Une sorte de baroud d’honneur. Surtout que le préavis russe aux capitales de la coalition et aux israéliens était très court: à peine une heure. En fin de journée, des avions syriens bombardent les mêmes positions que les avions russes ont arrosé avec des roquettes et des missiles quelques heures auparavant. Un véritable carrousel.

En réalité, jamais la Russie n’aurait envisagé d’employer des avions de combat au Levant dans ce qui semble l’une des plus grandes interventions russes au Moyen-Orient si la bande de Victoria Nulland, composée uniquement de civils ultra-sionistes n’ayant jamais eu la moindre expérience militaire, n’avait pas autant méprisé le haut commandement militaire US et poussé les Etats-Unis et leurs alliés à aller embêter l’Ours Russe tout près de sa tanière en Ukraine.

La crise en Ukraine a été provoquée en réaction à l’échec du plan préconisé en Syrie suite au soutien politique et diplomatique russe à Damas. Ceux qui ont provoqué Moscou n’ont peut-être jamais lu une ligne d’histoire sur ce qui s’est passé sur le Front Oriental de la Seconde guerre mondiale (1939-1945) et son impact décisif sur ce conflit.

Des militaires russes sont en train de débarquer à Baghdad en Irak mais également dans des bases aériennes en Iran (notamment à Hamadan). Un centre de coordination opérationnel regroupant des militaires russes, syriens, irakiens et iraniens à Baghdad? S’agit-il de politique-fiction? Non. Voilà où mène l’ingérence de civils à la loyauté incertaine et agissant pour une idéologie (en l’occurrence le sionisme) et ayant le contrôle des armées les plus onéreuses au monde avec un budget dépassant les 600 milliards de dollars US. George W. Bush doit avoir une belle gueule de bois en ce moment.

Le plus amusant dans cette affaire est que les Russes agissent sous le couvert de la lutte contre le terrorisme. Le même fond de commerce utilisé par l’empire pour justifier ses guerres en dehors du défunt droit international. Il s’agit bien d’une lutte. Certains analystes ont jugé que la Troisième guerre mondiale n’a pas eu lieu ou qu’elle a été évitée de justesse. Nous estimons que nous sommes en plein dedans. Voire vers sa fin. C’est aux historiens d’en délimiter la durée, ainsi que l’année de son début.

Le jeu continue.

TRIDENT C

De l’impossibilité d’être ou comment la guerre froide vient d’être perdue en 2015

Le président russe Vladimir Poutine a clairement laissé entendre qu’il ne laissera jamais tomber son allié syrien. C’était une ligne bleue depuis qu’une rumeur moscovite avait évoqué en 2012 que les dirigeants militaires russes étaient prêts à se battre jusque dans les rues de Moscou afin d’empêcher une chute de la Syrie aux mains de ce qu’ils identifient comme le loup. Cet animal occupe une place à part et primoridial dans l’imaginaire russe.

Les russes ont été les premiers à voir venir le coup de très loin. Une chute de Damas entraînera inévitablement celle de Téhéran et une éventuelle chute de ce dernier ouvrira les portes de l’enfer sur toute la Russie méridionale et l’Asie centrale. L’objectif du Printemps Arabe est clair, net et précis: Moscou et Pékin ainsi que les pays relativement affranchis de la tutelle invisible de l’empire.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Washington vient de se tirer non pas une balle mais une roquette dans le pied en ruinant tous ses efforts au Moyen-Orient et en Europe depuis 1945. A quoi ont servi des trillions de dollars investis dans des guerres hyper-coûteuses comme en Irak en 1991 et en 2003 pour qu’en fin de compte, Moscou s’installe au vu et au su de tout le monde à Baghdad et à Damas? A ce rythme, et il est à cadence élevée puisque des informations concordantes font état de l’arrivée quotidienne de dizaines d’avions cargo militaires russes sur les aérodromes syriens et iraniens, la fameuse Guerre Froide (1947-1991) vient d’être perdue à posteriori par les Etats-Unis.

La guerre en Syrie continuera jusqu’au second semestre de l’année 2016. Et peut-être bien au delà. La coûteuse opération orchestrée par certains services de renseignement de pays de l’Otan visant à inonder l’Europe orientale et centrale de réfugiés Moyen-Orientaux n’aura servi à rien. La partie ayant commandité la guerre en Syrie doit certainement être novice en matière de géostratégie. A trop forcer sur la corde, elle a fini par ruiner ses propres gains.

Les annonces de frappes aériennes par certains pays sur le mini-Etat crée par Daech (une farce pour certains observateurs avertis) ne sont pas plus efficace qu’un effet d’annonce publicitaire pour un dentifrice au milieu d’un village frappé par la sécheresse et où les robinets sont vides. On gère comme on peut le sauve-qui-peut. Encore une fois et c’est probablement la fois de trop, Moscou vient de prouver qu’elle dispose de véritables stratéges. En face, mis à part beaucoup de propagande et de manipulations, le néant.

Restent les pleureuses professionnelles. Encore est-il qu’elles se font plus pudiques en matière de lamentations prébendées: on réclame moins le départ de M. Al-Assad, qui semble désormais inévitable dans l’élaboration de toute ébauche de stratégie de sortie de crise visant à mettre fin à cette guerre interminable et dont l’impact stratégique dépasse de loin les enjeux traditionnels de la région.

Intensification de la guerre financière entre Washington et Pékin

C’est l’escalade entre Washington et Pékin sur fond d’une menace réelle contre la suprématie du Dollar suite à de très habiles manoeuvres chinoises. Dernier rebondissement en date, Washington prépare activement des sanctions économiques contre des compagnies et des personnes physiques chinoises accusées d’avoir un lien avec des cyber-attaques contre des intérêts US.

Première puissance économique mondiale, la Chine supporte de moins en moins l’offensive américaine tout azimuts visant à saboter son économie ou du moins à entraver son développement. La décision US de recourir à des sanctions est d’autant plus risquée qu’elle intervient surtout à quelques semaines de la visite d’Etat à Washington fin septembre du président chinois Xi Jinping.

En réalité, la Chine est accusée de vouloir se débarrasser de centaines de milliards en bons de trésor US détenus par sa Banque centrale dans sa politique d’encadrement du Yuan et cela énerve Washington au plus haut point. La thématique du piratage ou plutôt de l’espionnage informatique, réccurente depuis des années, n’est qu’un piètre paravent. La banque Goldman-Sachs semble particulièrement terrifiée des visées chinoises. Car désormais, même si Pékin n’en dit mot, il est question de mettre fin à la suprématie du Dollar US. Un casus belli pour Washington.

Deux épines dans le pied d’Obama

Quoi qu’il advienne, Washington gagnera en Syrie. Car il n’y a pas une, mais deux politiques états-unienne vis-à-vis de ce pays. Soit ce sera la paix et l’on félicitera le président Obama pour avoir su négocier avec l’Iran ; soit ce sera la destruction de la République arabe syrienne et son occupation par l’Otan, et l’on félicitera quelques généraux états-uniens et l’Onu pour avoir mis fin au bain de sang. Thierry Meyssan révèle ici les dessous de cette double politique, notamment le complot ourdi au sein des Nations unies par le secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques.

L’application de l’accord survenu entre Washington et Téhéran, le 14 juillet dernier, dépend principalement de la capacité du président Obama à le faire accepter par ses concitoyens en général et par le Congrès et sa propre administration en particulier. Or, il rencontre deux obstacles majeurs.

Le groupe de Petraeus

D’une part un courant politique reste favorable au projet Juppé-Wright de création d’un Sunnistan et d’un Kurdistan à cheval sur la Syrie et l’Irak. Il est organisé autour du général David Petraeus, directeur de la CIA jusqu’à la réélection d’Obama en octobre 2012 et actuel analyste en chef pour le fonds d’investissement Kohlberg Kravis Roberts. Il comprend son ancien adjoint, le général John Allen, actuel envoyé présidentiel spécial pour la lutte contre Daesh, et l’ancienne secrétaire d’État et actuelle candidate à la candidature démocrate, Hillary Clinton. Il dispose aussi de soutiens au Parti républicain comme l’actuel président de la Commission sénatoriale des Forces armées, John McCain, et le promoteur immobilier et principal candidat à l’investiture, Donald Trump.

Fin juillet, le général Allen était convié à l’Aspen Security Forum. Il y rencontrait des journalistes du New York Times auxquels il confiait à l’oreille s’être mis d’accord avec la Turquie pour créer une zone de sûreté dans le Nord de la Syrie. Stupéfaits par une décision qui viole la Charte des Nations unies, Eric Schmitt décidait d’y consacrer la « une » de son quotidien [1]. Cependant, à l’issue de quelques jours de déclarations publiques contradictoires, Washington et Ankara démentaient [2]. Dans la foulée, la Maison-Blanche clarifiait sa position : la priorité c’est la lutte contre Daesh, aussi bien avec les « rebelles syriens modérés » qu’avec le YPG (Kurdes marxistes-léninistes). Par conséquent, la Turquie, bien qu’autorisée à frapper chez elle la branche turque de l’organisation, était priée de ne pas les attaquer [3].

Le 29 juillet, « l’armée » des soixante « rebelles syriens modérés » formés par la CIA entraient en territoire syrien pour marquer au sol les cibles de Daesh que la Coalition souhaitait bombarder. Mais al-Qaïda en était informé et les attaquait, faisant vingt prisonniers, dont leur chef, le colonel Nadim Hassan. Seules les armées états-unienne ou turque pouvaient les avoir trahis.

Si dans un premier temps, les soupçons de trahison se sont dirigés vers la Turquie, ils se sont transférés sur les États-Unis après les véhémentes dénégations du Premier ministre intérimaire, Ahmet Davutoğlu [4]. Et qui donc alors dans l’armée US, sinon le groupe du général Allen ?

Les manœuvres du général Allen ont d’abord provoqué un grave incident entre le Pentagone et l’Armée turque. L’officier de liaison de cette dernière au CAOC (Combined Air and Space Operations Center) n’a prévenu que dix minutes à l’avance d’un raid en Irak, menaçant à la fois des élèves-soldats kurdes et leurs instructeurs états-uniens présents sur zone [5]. La voie choisie par Recep Tayyip Erdoğan, si l’AKP reste au pouvoir, pourrait conduire à une rupture partielle des relations entre Washington et Ankara [6].

Surtout ces incidents ont conduit le Pentagone à demander au CentCom de vérifier les allégations généralisées au Proche-Orient selon lesquelles la Coalition ne bombarde pas Daesh, mais au contraire le soutient. C’est le moment que la Defense Intelligence Agency choisit pour dénoncer le trucage des rapports du CentCom [7]. Il apparaît que celui-ci est commandé par un autre ancien collaborateur du général David Petraeus, le général Lloyd James Austin III.

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Le groupe de Feltman

L’autre difficulté d’Obama, c’est le secrétariat général des Nations unies. S’il est difficile de savoir à quel courant appartient Ban Ki-moon, trop occupé à monnayer sa position, il n’en est pas de même de son adjoint aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman.

Avant d’être fonctionnaire international, il était diplomate états-unien. Il s’est progressivement spécialisé sur le Proche-Orient. Il fut notamment en poste en Israël, en Irak (où il administra la partie kurde) et au Liban (où il imposa ses vues au gouvernement Siniora). Il entretenait une rare relation de confiance avec la secrétaire d’État Condoleezza Rice avec laquelle il avait une vidéo-conférence hebdomadaire, puis fut nommé à ses côtés à Washington par la secrétaire d’État Hillary Clinton pour superviser toute la politique proche-orientale. Il avait alors été présenté comme le principal interlocuteur états-unien pour la Syrie [8].

C’est Jeffrey Feltman qui organisa, en 2005, l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, puis la Commission d’enquête de Detlev Mehlis et la création du Tribunal international spécial pour le Liban. Cette structure hybride avait été formée pour condamner les présidents libanais Émile Lahoud et syrien Bachar el-Assad sur la base de faux témoignages rémunérés, mais l’accusation s’effondra devant la vérité. M. Feltman poursuit aujourd’hui son œuvre contre la Syrie et l’Iran dans ses nouvelles fonctions.

Arrivé à l’Onu juste avant la Conférence de Genève 1 sur la Syrie, il s’employa à saboter l’accord entre son pays et la Russie et se joignit au groupe de Petraeus pour pousser la France à relancer la guerre. Il rédigea alors un plan de capitulation totale et inconditionnelle de la République arabe syrienne. La souveraineté du Peuple syrien devait être abolie ; la Constitution devait être abrogée ; le président devait être destitué ; l’Assemblée du Peuple devait être dissoute ; 120 dirigeants syriens devaient être arrêtés, jugés et condamnés ; la Direction du Renseignement militaire, la Direction de la Sécurité politique et la Direction de la Sécurité générale devaient être décapitées ou dissoutes ; les « prisonniers politiques » devaient être libérés et les cours anti-terroristes abrogées.

Après l’échec de la mission de Lakhdar Brahimi, il enjoignit à Ban Ki-moon de désigner l’Italien Stefan De Mistura pour le représenter en Syrie. Il avait connu cet élégant diplomate en Irak et s’était lié avec lui lors de leurs missions au Liban. De Mistura avait également fréquenté Petraeus et Allen durant sa mission de représentant du secrétaire général de l’Onu en Afghanistan.

Dès lors, tout en rencontrant les différentes parties au conflit et en leur souriant, Stefan De Mistura s’attela à imposer par surprise le plan Feltman pour la Syrie. Le 29 juillet dernier, il exposa avec Ban Ki-moon les grandes lignes de son plan « de paix » au Conseil de sécurité, mais les deux compères s’abstinrent de distribuer le moindre document écrit [9]. Ils demandèrent aimablement que le Conseil pousse les protagonistes à signer un Accord intérimaire, puis s’en remette à eux pour son application. Il s’agissait en réalité de dessaisir le Conseil de ses prérogatives, de contraindre la République arabe syrienne à signer un texte vague qui aurait permis à l’Otan d’occuper le pays et autorisé MM. De Mistura, Feltman et Ban à mettre en œuvre la capitulation du pays, selon le processus élaboré en 2012 par Feltman.

Cette habile manœuvre faillit réussir puisque le Conseil de sécurité adopta, le 17 août une étrange déclaration (et non pas une résolution) de soutien à Stefan De Mistura [10]. Contrairement à tous les usages, le texte fut d’abord discuté en aparté par les cinq puissances permanentes. La Russie, inquiète de ce qui se tramait, décida de voter « oui ». Elle craignait que Washington ne prépare une action hors du Conseil de sécurité et du Droit international. Cependant, précautionneux, l’ambassadeur vénézuélien Rafael Ramírez, qui avait été tenu hors de la rédaction de la déclaration, souleva deux objections : d’abord, le Communiqué de Genève 1 [11], que tout le monde soutient, contrevient en réalité à la Charte des Nations unies ; ensuite, il ne suffit pas de dire que l’on lutte contre le terrorisme, il faut encore aider la République arabe syrienne face à al-Qaïda et Daesh et cesser d’approvisionner indirectement ces organisations en armes, en fabriquant et instrumentant de pseudos-groupes rebelles.

C’était l’ancien compagnon d’Hugo Chávez et non les Alliés qui étaient sur la même longueur d’ondes que le président Barack Obama.

Thierry Meyssan

Source directe: Voltairenet

Notes:

[1] « Turkey and U.S. Plan to Create Syria ‘Safe Zone’ Free of ISIS », Anne Barnard, Michael R. Gordon & Eric Schmitt, The New York Times, July 27, 2015.

[2] « Syrie, rhétorique et vérité », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 août 2015.

[3] « Washington interdit à Ankara de frapper les Kurdes de Syrie », Réseau Voltaire, 13 août 2015.

[4] “Turkey Denies Allegations it Tipped Off Al Qaida Abductors”, Mitchell Prothero, McClatchy, August 25, 2015.

[5] « Frictions entre le Pentagone et son allié turc », Réseau Voltaire, 15 août 2015.

[6] “America’s Dangerous Bargain With Turkey”, Eric S. Edelman, The New York Times, August 27, 2015.

[7] “Pentagon Accused of Skewing Intel on War Against ISIS”, Mark Mazzetti and Matt Apuzzo, New York Times, August 25, 2015.

[8] “Tough love for Syria from Obama”, David Kenner, Foreign Policy, March 3, 2009.

[9] « Débat du Conseil de sécurité sur la Syrie (rapport De Mistura) », Réseau Voltaire, 29 juillet 2015.

[10] « Réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie (déclaration présidentielle) », Réseau Voltaire, 17 août 2015.

[11] « Communiqué final du Groupe d’action pour la Syrie », Réseau Voltaire, 30 juin 2012.

Bangkok Blast: Who Has Ax To Grind With Thailand?

The bombing on Monday evening, August 17, 2015, has killed up to 20 people, injured over 100 more, and stands as one of the worst single terrorist attacks in Thailand’s capital of Bangkok in recent memory. The attack targeted a religious shrine popular with Asian tourists – particularly from China – who now comprise the largest demographic group of visitors to Thailand.

It is clear the attack was a precision strike on Thailand’s economy, and specifically against a very precise segment of Thailand’s tourist market. Commentators have admitted that many other targets with higher concentrations of tourists exist throughout Bangkok. Terrorists specifically struck the Erawan Shrine in downtown Bangkok to target Thailand’s Asian tourists.

The Western media has already begun spinning theories as to who carried out the attack – focusing on separatists in Thailand’s southern most provinces who have been waging a low-level insurgency for years. Many note, however, that violence rarely unfolds outside of these provinces, and has never been carried out on this scale – especially in Bangkok.

Deposed dictator Thaksin Shinawatra and his supporters have also been cited as possible suspects. While southern separatists have never visited violence upon Bangkok, Shinawatra’s followers have – and often. They carried out riots that left two shopkeepers dead in 2009. In 2010, they fielded some 300 heavily armed militants on Bangkok’s streets, triggering gun battles that left nearly 100 dead and culminated in city-wide arson. They again fielded these same terrorists throughout 2013-2014 to target protests aimed at Shinawatra’s regime. This latest episode left nearly 30 dead and hundreds injured.

While no single attack by Shinawatra’s followers has rivaled Monday’s blast, the total death toll and carnage carried out by his militants in 2010, and again in 2013-2014 certainly exceeded it.

The foreign media also speculated terrorists linked to either China’s Xinjiang province or even the so-called « Islamic State » (ISIS) may have potentially been involved – perhaps because of the large number of Chinese tourists hit in the attack, and because terrorists from China’s Xinjiang province have been trafficked by NATO to Syria to fight along side ISIS.

It has been previously reported how the US and its allies have supported both Shinawatra’s regime over the past decade Also reported were US-Saudi ties with Thailand’s southern separatists and US-Turkish ties with China’s Uyghur separatists.

With US foreign policy serving as the singular common denominator between all possible suspects, one may be led to ask, « why Thailand? » What ax has the US to grind against Thailand?

Thailand’s Deadly Sins

While Thailand is perceived by many to be a stanch US ally, this originates in Cold War history, not modern reality. During the Vietnam War, Thailand found itself in the middle of a deadly regional conflict and opted to make concessions with the US rather than array itself against it. Thailand had previously used a similar strategy during World War II to mitigate war with Japan at the temporary cost of its sovereignty.

However, recently Thailand has drifted from Washington – and not just in terms of US-Thai relations alone, but within the greater context of US ambitions in Asia and in particular, in regards to its long-laid plans to encircle, contain, and « integrate » China in its American-made « international order. »

In understanding this drift, one can clearly see the means, motivation, and opportunity implicating the US in the recent terrorist attack.

(1.) Thailand’s ruling establishment has steadily resisted, eroded, and finally has ousted the US-backed client regime of Thaksin Shinawatra over a decade of political chaos. 

In the late 1990’s Shinawatra was an adviser to notorious US private equity firm, the Carlyle Group and described himself as a personal friend of the Bush political dynasty. He pledged upon taking political office that he would continue to serve as « matchmaker » between US interests and Thailand’s resources. In 2001 he privatized Thailand’s resources and infrastructure including the nation’s oil conglomerate PTT – which was sold off to foreign interests including Western oil companies, Chevron, Exxon, and Shell.

In 2003, Shinawatra would commit Thai troops to the US invasion of Iraq, despite widespread protests from both the Thai military and the public. Shinawatra would also allow the CIA to use Thailand for its abhorrent rendition program.

In 2004, Shinawatra attempted to ramrod through a US-Thailand Free-Trade Agreement (FTA) without parliamentary approval, backed by the US-ASEAN Business Council who just before the 2011 elections that saw Shinawatra’s sister Yingluck Shinawatra brought into power, hosted the leaders of his « red shirt » « United Front for Democracy against Dictatorship » (UDD) in Washington DC.

Since the first coup in 2006 aimed at his regime, Shinawatra has been represented by US corporate-financier elites via their lobbying firms including, Kenneth Adelman of the Edelman PR firm (Freedom House, International Crisis Group,PNAC), James Baker of Baker Botts (CFR, Carlyle Group), Robert Blackwill (CFR) of Barbour Griffith & Rogers (BGR), Kobre & Kim, Bell Pottinger (and here) and currently Robert Amsterdam of Amsterdam & Partners (Chatham House).
And from 2006 until now, both Western political and media circles have continuously provided favorable spin for Shinawatra and his political proxies. This includes the use of the above mentioned Freedom House and its umbrella organization, the US National Endowment for Democracy (NED) to fund and back nongovernmental organizations (NGOs) and academics in Thailand to provide rhetorical and operation support for Shinawatra and serve as a constant source of sociopolitical subversion aimed at Thailand’s ruling establishment.

Recently, with the appointment of Glyn Davies as US Ambassador to Thailand, a War College graduate specializing in nonmilitary use of force to upturn the sociopolitical order of a targeted nation, it is clear that America is still committed to installing Shinawara into power.

(2.) Thailand’s ruling establishment, in the wake of ousting Shinawatra from power, has pursued its own foreign policy, and in particular is seen as aligning closer to China. 

Since the 2006 coup which sent Shinawatra fleeing, and the 2014 coup which finally began the process of fully uprooting his entire political network, Thailand has moved steadily away from the « American Pacific Century » and toward the rise of China.

In terms of military cooperation, Thailand has invited China to participate for the first time in its long running annual Cobra Gold military exercise. Once solely a joint US-Thai exercise, it has evolved over the years to reflect Thailand’s shifting foreign policy – with China’s inclusion indicating Bangkok’s recognition of Beijing’s growing regional clout.

And while Thailand is often accused of having an all-American made military arsenal, most of its US-made weapons are antiquated, including aging M60 tanks. Before the NATO-backed coup in Ukraine, Thailand had attempted to procure T-84 main battle tanks from Kiev. It also possesses nearly 400 Type-85 armored personal carries from China and over 200 Ukrainian BTR-3 armored personal carriers to complement its aging US-made M113 carriers.

Perhaps most significant of all is Thailand’s plans to procure a small fleet of Chinese Type 039A diesel-electric attack submarines. Defense News in its article, « Thai Chinese Sub Buy Challenges US Pivot, » would claim:

Thailand’s move to purchase Chinese submarines has exacerbated tensions with the US and poses a challenge to Washington’s « pivot » to the Pacific. 

The military junta, which declared a coup in May 2014 and created the National Council for Peace and Order, could turn to China for political and military support and cooperation, analysts said. The junta-led Cabinet approved the purchase of three Type 039A (Yuan) attack submarines in early July.

It is clear that Thailand has been in the process of gradually escaping out from under American hegemony for years, with the recent ousting of Thaksin Shinawatra and his regime, along with strengthening ties with China creating an almost palpable desperation for American hegemony in Asia.

(3.) Thailand’s ruling establishment refuses to take part in America’s South China Sea strategy of tension. 

Part of America’s « pivot toward Asia » was creating conflict in the South China Sea between Beijing and the nations of Southeast Asia. By creating a security crisis Southeast Asia would be unable to solve alone, the US anticipated it would accentuate military and political dependence on the West. Nations including Japan and the Philippines have elected to walk into this conflict fully, expending themselves politically, militarily, and economically to confront and contain China while maintaining America’s current regional hegemony.

Other nations including Vietnam, Malaysia, and Indonesia have asserted themselves amid the conflict, but often with a much more balanced stance between Beijing and Washington. Thailand too has attempted to avoid the conflict. The Nation in their article, « Thailand walks a tightrope on South China Sea, » would report:

The high-power visit from all branches of Thai military top brasses to China recently – first in 15 years – was a show-case sending a strong message to the US and the region, Cambodia in particular, that the Thai-China defense and security ties are rock solid and must not be the [subject] of speculations.  

In essence, Thailand serves as a speed bump within ASEAN preventing the supranational bloc from adopting a more belligerent stance toward China regarding South China Sea tensions. This has forced America’s proxies to act more unilaterally toward China than with the collective US-backed ASEAN front envisioned throughout decades of US policy papers.

Thailand: A Hole in America’s Great ASEAN Wall 

Since the Vietnam War, it was clear that American foreign policy in Asia hinged on containing the rise of China and « integrating » it into an « international order » US policymakers admit is an order created by the West, for the West. It was amid the leaked « Pentagon Papers » that this was unequivocally laid out – setting the stage for decades of foreign policy to come.

The papers contained three important quotes regarding this, the first stating:

…the February decision to bomb North Vietnam and the July approval of Phase I deployments make sense only if they are in support of a long-run United States policy to contain China.

It also claims:

China—like Germany in 1917, like Germany in the West and Japan in the East in the late 30′s, and like the USSR in 1947—looms as a major power threatening to undercut our importance and effectiveness in the world and, more remotely but more menacingly, to organize all of Asia against us.

Finally, it outlines the immense regional theater the US was engaged in against China at the time by stating:

…there are three fronts to a long-run effort to contain China (realizing that the USSR “contains” China on the north and northwest): (a) the Japan-Korea front; (b) the India-Pakistan front; and (c) the Southeast Asia front.

The conspiracy to encircle and contain China originating in the 1967 Pentagon Papers would be reaffirmed throughout the decades within various successive US policy papers.

In 1997, key US policymaker Robert Kagan – co-author of multiple war plans featuring extraterritorial US aggression – would pen a piece in the Weekly Standard titled, « What China Knows That We Don’t: The Case for a New Strategy of Containment. » In it, Kagan reveals the US is still pursuing a China-containment strategy and claims (emphasis added):

The present world order serves the needs of the United States and its allies, which constructed it. And it is poorly suited to the needs of a Chinese dictatorship trying to maintain power at home and increase its clout abroad. Chinese leaders chafe at the constraints on them and worry that they must change the rules of the international system before the international system changes them.

He continues on by explaining how the Chinese correctly perceive America as using Southeast Asia as a united front against Beijing (emphasis added):

But the Chinese understand U.S. interests perfectly well, perhaps better than we do. While they welcome the U.S. presence as a check on Japan, the nation they fear most, they can see clearly that America’s military and diplomatic efforts in the region severely limit their own ability to become the region’s hegemon. According to Thomas J. Christensen, who spent several months interviewing Chinese military and civilian government analysts, Chinese leaders worry that they will « play Gulliver to Southeast Asia’s Lilliputians, with the United States supplying the rope and stakes. »

Indeed, the United States blocks Chinese ambitions merely by supporting what we like to call « international norms » of behavior. Christensen points out that Chinese strategic thinkers consider « complaints about China’s violations of international norms » to be part of « an integrated Western strategy, led by Washington, to prevent China from becoming a great power.

Kagan’s column represented more than merely his own observations. The policy of containing China by projecting American power and influence across China’s peripheries – including Pakistan, India, Myanmar, Thailand, Malaysia, the Philippines, Japan, and Korea would be a reoccurring theme in the 2006 « String of Pearls: Meeting the Challenge of China’s Rising Power across the Asian Littoral, » report put out by the Strategic Studies Institute.

It featured a map indicating China’s « String of Pearls, » a geostrategic corridor the United States would need to disrupt in order to control China’s development.

Beyond Thailand, political subversion funded by the US State Department and low-intensity terrorism can be found throughout this corridor, with NED-funded political fronts and their terrorist wings attempting to disrupt China’s Gwadar Port in Baluchistan, Pakistan, to NED-funded supporters of Myanmar’s Aung San Suu Kyi attempting to overthrow the Sino-aligned government there, to Malaysia and NED-backed street mob Bersih and its leader Anwar Ibrahim, to the South China Sea where US Pacific Command is directly agitating relations across the region.

The most recent affirmation of US designs versus China come in the form of a paper co-authored by the above mentioned Robert Blackwill – a Bush-era administrator and lobbyists of Thaksin Shinawatra. In his CFR paper titled, « Revising U.S. Grand Strategy Toward China, » it states:

Because the American effort to ‘integrate’ China into the liberal international order has now generated new threats to U.S. primacy in Asia—and could result in a consequential challenge to American power globally—Washington needs a new grand strategy toward China that centers on balancing the rise of Chinese power rather than continuing to assist its ascendancy.

It is no coincidence that US policymakers charged with devising containment strategies for China are also serving as « lobbyists » for US client regimes in Southeast Asia meant to assist in the implementation of this « grand strategy. »
Thailand’s Bombing Amid a Larger Struggle 

Thus, the bombing in Bangkok, whether it was carried out by the US-backed regime of Shinawatra itself, US-Saudi linked terrorists from the south, or terrorists the US imported from Chechnya, the Middle East or China’s Xinjiang where the US is currently trying to foment yet another violent insurrection, was an act of coercion to steer Thailand away from its own foreign policy, and back toward serving American foreign policy.

In terms of military cooperation, economic trade, and political ties, Thailand is not the only nation attempting to escape out from under American hegemony. Malaysia and Myanmar have been fighting very visible battles against US-backed proxies. Should one or more of these states fully escape, it will create a cascading effect that will topple all of America’s « Great ASEAN Wall. »

For BRICS – a geopolitical alliance promoting the emergence of a multipolar world – they must recognize ASEAN’s struggle out from under Western hegemony and assist them if even only through the media – exposing to the world the ties between the US and various regional political factions and ties between the US, its allies, and regional terrorist organizations used when staged protests are impossible.

For ASEAN states themselves, they must resist the urge to capitulate in the face of terrorism and support neighboring nations in their bid to preserve national sovereignty.

It is clear who has an « ax to grind » against Thailand. The only question that remains is how big that ax is, and how many times it will fall upon Thailand before those wielding it can be disarmed.

Tony Cartalucci

François Hollande, Israël et la bombe atomique

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté.
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Thierry Meyssan

Lien direct de l’article: Voltairenet

 


 

Notes:

[1] « Entretien de François Hollande pour la fête nationale », par François Hollande, Réseau Voltaire, 14 juillet 2015.

[2] “Revealed : the secrets of Israel’s nuclear arsenal”, The Sunday Times, October 5, 1986.

[3] « C’est parce qu’Israël détient la bombe atomique qu’il peut pratiquer sans crainte l’apartheid », par Silvia Cattori, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 14 octobre 2005.

[4] “The War Game, a controversial view of the current crisis in the Middle East”, Elsevier, 2002, no. 17, p. 52-53, 27 avril 2002.

[5] « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[6] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

TIME Admits ISIS Bringing Arms, Fighters in From NATO Territory

Late last year, Germany’s broadcaster Deutsche Welle (DW) investigated what turned out to be hundreds of trucks a day carrying billions of dollars in supplies, flowing across the Turkish border into Syria and directly into the hands of the so-called “Islamic State” (ISIS).

The border crossing near the Turkish city of Oncupinar, approximately 100km west of the Syrian city of Kobani, is apparently only one of many such crossings where ISIS fighters, weapons, and materiel move directly under the watch and apparent assistance of NATO.

Image: The summation of ISIS' supplies come from NATO and US-allied territory, primarily Turkey and Jordan. Turkey in addition to being a NATO member since the 1950's also hosts a US air base. No efforts have been made, nor any calls even, to secure Turkey's border and deny what is alleged to be an implacable enemy of the West billions in supplies passing through the West's own territory and into the theater of conflict ISIS is operating in.
Image: The summation of ISIS’ supplies come from NATO and US-allied territory, primarily Turkey and Jordan. Turkey in addition to being a NATO member since the 1950’s also hosts a US air base. No efforts have been made, nor any calls even, to secure Turkey’s border and deny what is alleged to be an implacable enemy of the West billions in supplies passing through the West’s own territory and into the theater of conflict ISIS is operating in.

TIME in their recent article titled, « ISIS Fighters Kill 200 Civilians in Syrian Town, » reported that:

The attacks also came after the group [ISIS] suffered a series of setbacks over the past two weeks, including the loss last week of the Syrian border town of Tal Abyad — one of the group’s main points for bringing in foreign fighters and supplies.

Tal Abyad, a Turkish-Syrian border crossing east of Kobani, is now a second, confirmed point of entry into Syria used by ISIS to supply its ongoing campaign within the country.

Reports of confirmed, extensive logistical networks passing through NATO and US-ally territory, into Syria, contradict the current prevailing narrative that ISIS is an « indigenous » terrorist organization, funded and self-sustaining within the territory it currently holds in both Syria and Iraq. The Western media has attempted to claim with little evidence that ISIS’ immense, global operations are somehow underwritten by « ransom payments » and « black market oil » it has seized in eastern Syria.

Clearly, not only are these reports as untenable as they are untrue, the Western media itself has reported precisely how ISIS has been sustaining its impressive fighting capacity – with billions of dollars of state-sponsored aid flowing through NATO territory, directly to their front lines.

Were the supplies flowing over the Syrian-Iraqi border, it may be possible to argue plausible deniability – with the governments of either nation unable to control either side of the border. However, Turkey, a NATO member since 1952 and host of the United States Air Force’s Incirlik Air Base, has full control of its borders meaning that ISIS-bound convoys not only pass over its borders with the apparent approval of Turkish border guards, but are assembled somewhere within Turkey itself before arriving at the edge of Syrian territory.

No effort has been made to stem the flow of supplies to ISIS from NATO territory, with the Turkish government officially denying the trucks DW videotaped and reported on even exist. This indicates clear NATO complicity in the arming and supplying of ISIS and other Al Qaeda affiliates who are in fact invading Syria from NATO-territory, as well as from US-ally Jordan.

For the West, which feigns indignation in the wake of recent ISIS attacks on France, Tunisia, and Kuwait, while posing as the primary force engaged in war with ISIS directly, it would be a simple matter to close the Turkish-Syrian border with NATO troops to ensure ISIS was shut off completely from the supplies it depends on to maintain its fighting capacity. That the borders are intentionally left open for this extensive daily torrent of supplies, weapons, and fighters to pass over unopposed, is proof positive that ISIS is and has been from the beginning a proxy force intentionally created to stoke fear and support at home for unending war abroad.

Without the threat of ISIS and the chaos it is creating across the Middle East and North Africa (MENA) region, the ability for the West to wage war on its enemies and justify extraterritorial meddling would be severely limited. In fact, the very ISIS forces clearly being armed and supplied by NATO directly, are being used as a pretext by US policymakers to execute recently laid plans to incrementally invade and occupy Syria with US military forces.

The Brookings Institute from which these plans originated, recently used an ISIS assault on Kobani to call for « US boots on the ground » in Syria, an assault which would have been logistically impossible were it not for the daily torrent of supplies the US and its NATO-ally Turkey have themselves intentionally enabled for years to cross into Syria.

To defeat ISIS, its supply lines must be cut – a simple matter to perform that requires only Turkish and other NATO troops to move in and disrupt overt ISIS logistical networks running within their own territory. Instead, the US State Department and US-operated NGOs have even gone as far as condemning what little attempts have been made to control Turkey’s border with Syria. The US State Department’s Voice of America in their article, « Turkish Border Crackdown Imperils Syrian Refugees, » used the pretext of « human rights » to condemn Turkey for what meager control measures it has attempted to put in place.

The fact that the US, with a military base in Turkey itself, has elected not to call for or attempt to implement stricter border security to stem the flow of ISIS supplies, and instead has gone as far as bombing Syrian territory in feigned efforts to « fight ISIS, » proves that the terrorist organization is both a proxy and a pretext. No serious military campaign would be launched against an enemy without identifying and cutting off its supply lines, especially when those supply lines run through that military’s own territory.

The general public across the West, if they truly desire an end to ISIS and its atrocities, will demand what least the West can do – shutting the borders of Turkey and Jordan and ending the flow of supplies to ISIS. This will never happen, thanks to both elementary but effective « divide and conquer » rhetoric miring the Western public in endless circular debate, and the fact that the average Westerner’s understanding of modern warfare and military logistics is derived from Hollywood and television, not maps, history, and basic knowledge.

Tony Cartalucci, Bangkok-based geopolitical researcher and writer, especially for the online magazineNew Eastern Outlook”.

Direct link to the article: Land Destroyer

Charleston Shootings Trigger Confederate Lynching Jihad

“One of the saddest lessons of history is this, If we’ve been bamboozled long enough, we tend to reject any evidence of the bamboozle. We’re no longer interested in finding out the truth.” – Dr. Carl Sagan

Time for a true American Revolution against slavery and Zionism...
Time for a true American Revolution against modern day slavery and  Zionism…

Before the bodies of the unfortunate victims in Charleston were cold, the usual “exploiteers” were rushing to use the tragedy to their own advantage, with the political manipulators wanting to rekindle past social divisions in another chapter of divide and conquer as we head into the 2016 election season.

I was beginning to wonder if the Olympics had created a new gold medal competition… Who Can Exploit a Mass Killing the Best and the Quickest. America would certainly vote for such an award expansion, as it would be sure to win.

You all know about the tragic slaughter of the nine praying church members in Charleston by the quite clearly deranged and immature 21-year-old man. The father that bought him the murder weapon is lying low, and for good reason. “Dear Dad, if you have another son, give him a skydiving gift certificate so only one will die.”

We got an early warning that there was a smell to this case when Obama was already milking the tragedy before the bodies were cold. He used these killings to make another run at pushing his gun control pet peeve, which has been rejected at all previous attempts. I can hear the “two bit” staff member whispering in his ear, “Mr. President, you can still go out a winner on this issue if you move fast.”

And mind you, this is the president that is training and arming terrorists in Syria, and backed a Neo-Nazi led coup in Ukraine. “Sorry Mr. President, you are not a legitimate leader of an anti-gun violence crusade in my book. The almost a quarter million dead in Syria would agree with me.”

Once the president waived the green flag, the race was on. We saw the usual Facebook photos with all the stage-managed props for a white supremacist background story, like the ever present Confederate flag. If Mr. Roof had Facebook photos with an American flag, somehow I don’t think he would have been smeared as an American supremacist. The term is used VERY selectively.

Then things took a stranger turn with one particular photo, with the Rhodesia patch on Dylann’s leather jacket that was too new and too bright. The swampy background was in crisp focus, whereas Dylann was in soft focus. We smelled a Photoshopped image, which was quickly confirmed.

The pixel density varies when different parts of photos are used and altered, and even more obvious when an item is “blown up” for proper scaling. Dylann’s photo was cut out from another picture and dropped in, and then the apartheid Rhodesia patch added. The bells and whistles began going off.

Gordon Duff debunked what we concluded was a faked Manifesto in his June 27 NEO article, Church shooter more than an Enigma. The “why I did it” letter is also a traditional psyops ruse, but one used rarely so as not to wear it out. This one was amateurish in its overkill, showing that no major state intelligence operatives were involved. The sloppiness here would embarrass them.

But those of us from the South who fought two decades of culture wars against contrived attacks on Southern heritage were quick to spot a new anti-Confederate Jihad coming, but this one came on at light speed. In the old days, Dylann would have needed some KKK relatives, or maybe to have been a past Klan boy scout, or something to have linked him to an established group and profile.

This ninth grade high school dropout has come up quite bare on his social skills — a loner son freeloading off a father who probably felt bad for not having raised a son with some grounding in reality. If I had not had a job at 21 years of age, my mother would have beaten me to a pulp.

There are countless young kids like this in America today who are fantasy world misfits in a modern time warp, with their anger growing every day. If Dylann had been Black or Hispanic, he could have joined a gang, and then whatever horrible things he did would only be local news. The political spinmeisters have never found the gangs to be exploitable material.

When several Dylann photos with Confederate flags were published, which might have been Photoshopped, too, the jackals were let loose. Collective guilt was brought back in fashion, and Confederate heritage was going to be nailed to a cross and burned, after dangling from a rope for the required entertainment.

The first moves were retailers who had been selling Southern heritage products for decades, and where all past boycotts attempts never took root, not only began taking inventory off the shelves, but doing so with a lot of media coverage which we have not seen in the past. The reason became evident quickly, when other retailers began to follow suit with the herd mentality. No one wanted to be caught with Confederate goods on the shelves and get singled out for the Jihadi’s attention.

We expected there to be calls for removing the historical Confederate flag from the South Carolina Capitol grounds, but that requires the legislature to change the law. In Georgia, Confederate historical markers are protected from exploitative harassment, as are all other historical symbols. I was part of a Georgia Heritage Council team to help lobby for this, along with a descendant of President Jefferson Davis, whose name was really Jeff Davis.

The legislators who worked with us to get it passed were tired of having their time wasted by civil rights hustlers stirring up hatreds to get more public attention for themselves. The new law cooled down the monument heritage attacks, and civil rights politicians had to go back to work serving their constituents’ real needs versus these showboating Confederacy bashing ones.

I never talked to a single media reporter during those battles who was aware that Confederate soldiers were officially American veterans by act of Congress — something done to bury the hatchet and end the second class status for the disproportionate numbers of Southerners who have always served in America’s military.

These include many famous ones like General George Patton, and Medal of Honor recipients Audie Murphy of WWII and Sgt. Alvin York of WWI fame. York’s grandfather was dragged to death behind a horse by Yankee sympathizers during our Civil War. Alvin got over it. To this day, when an unmarked Confederate soldier’s grave is found, he is entitled to a taxpayer-funded standard white CSA marker from the Veterans administration.

Next to join the anti-Confederate lynch mob were some of the state license tag people, who announced they would stop issuing the Confederate specialty tag, one like many other groups have where the extra fees charged are refunded once a year to support their work. The Georgia Sons of Confederate Veterans have used these funds for years to maintain and build new monuments with no controversy whatsoever.

As mass media continued to push the Confederate flag issue, we knew the usual vandalism would begin, and after the reports of those, there would be copycat defacing of monuments and cemeteries. They began all across the South. The next step will be random killings, when some gang kids want to play the big man by whacking a few white southerners for the good of the cause. But the real story on that twist the US media will not touch with a ten foot pole.

That has to do with black on black and black on white violent crime which has long been an epidemic in America — one censored out of our news. Black Americans know by whom they are most likely to be killed, and that certainly is not a white man, but a young brutal black man who has been taught to take what he wants as a way of proving he is a man.

Black on white crimes figures, compiled annually from national statistics, are so shocking that they have been ignored and censored out of mass media, as it casts a shadow on their favorite victim class. I first became aware of the shocking statistics from the 1999 report.

Of 1.7 million interracial crimes involving blacks and whites, 90% were committed by blacks against whites, which comes out to a ratio of blacks being 250 times more likely to commit an interracial crime on a white victim than vice versa. The rape stats were even worse. The black on white rape rate was 100 times higher than white on black. So now you know why these statistics are buried.

I have shared these official statistics in the past with bleeding heart liberal reporters and a lot of black folks. Virtually all were totally unaware of them and had absolutely no interest in cranking up a public campaign to stop black on white crime… no marches, no legislative resolutions nor condemnation from the church pulpits. Their interest in civil rights went down to zero when the victim was not the right color.

Even the Hispanic figures were manipulated. When a Hispanic is a victim of hate crime, he is listed as Hispanic. But when he is a perpetrator, he is listed as White. I will let you think about that for a moment. Are you wondering why? The answer is that trick bumps up the white hate crime statistics (which are not high) by 20%. You just can’t make this stuff up.

Those behind defiling these church victims for their partisan political advantage are Dylann Roofs themselves, a different version of mass murderers. Whereas ISIL Jihadis dress its victims up in orange jumpsuits and force them to kneel before cutting their heads off, these anti-Confederate Jihadis want to execute an entire people and heritage for the terrorism shock value, just like ISIL does. But Confederate heritage kneels to no one and never will. And while many have tried, we have kept our heads and will continue to do so.

The difference in class between us and the heritage haters can be represented by what Georgia media was told when calling the Georgia SCV to get comments on the Charleston shootings. They were told that the Georgia Division would have nothing to say until the victims were buried out of respect for the families. Yes, we are different than some other Americans, and we intend to stay that way.

For full disclosure, I will share with you that from just my Culpepper branch of Southern ancestors, eighteen fought for the South, and were virtually all the men between 16 and 45. They died at Vicksburg, Lookout Mountain, Resaca, and in Point Lookout Prison.

I have not had time to count the Hodges, Yarbroughs and Etheridges who fought. Many innocent victims continue to die unjustly around the world today, where once again we find the Yankee ”commercial interests “ hand involved. So as Robert Frost once wrote, “I have promises to keep, and miles to go before I sleep.” At Veterans Today, we honor our dead, but those who have been targeted to die, get to cut in line.

Jim W. Dean, managing editor for Veterans Today, producer/host of Heritage TV Atlanta
First appeared: http://journal-neo.org/2015/07/04/charleston-shootings-trigger-confederate-lynching-jihad

Exclusif: Voici ce qui s’est réellement passé dans l’espace aérien syrien depuis un mois

D’après des informations très fiables, la Syrie avait accepté via une tierce partie un arrangement secret permettant l’usage par les avions de combat de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis  de trois corridors aériens dédiés pour bombarder les position de « Daech », acronyme arabe de l’organisation terroriste dénommé « Etat Islamique » sur son territoire.

Cependant, en janvier 2015, en violation flagrante des arrangements secrets entre les pays de la coalition et la Syrie, des avions de combat israéliens ont utilisé l’un des corridors désignés et pénétré l’espace aérien syrien. Les avions israéliens avaient procédé au tir de cinq missiles Air-Sol « Popeye » (produits par Rafael Advanced Industries, Lockheed et Turkish Aerospace Industries,  connus également sous la désignation AGM-142 Have Nap aux Etats-Unis) contre des cibles précises dans des zones épargnées par la guerre en Syrie. La défense anti-aérienne syrienne  a réussi à détruire trois des cinq missiles en plein vol. Les deux autres ont atteint leurs cibles.

Après cet incident, des officiels syriens très furieux ont alors demandé à un grand pays tiers d’aviser les pays de la coalition sur l’existence de certaines zones en Syrie où les avions de la coalition seraient systématiquement abattus. Ces zones incluent la Capitale Damas, l’ensemble du littoral méditerranéen et les zones sous contrôle des forces armées syriennes.

Aussitôt, tous les avions de la coalition participant dans la campagne de bombardements aériens visant les positions de Daech dans l’Est et le Nord de la Syrie commencèrent  à être systématiquement  « marqués » ou « illuminés » de manière agressive par les radars de l’armée syrienne ainsi que par ceux, de nouvelle génération, équipant la base de guerre électronique russe sise à Tartous. L’usage de chasseurs F-22 Raptor au dessus de la Syrie cessa après un incident de ce type. Londres, Paris et Ankara relancent alors leurs campagnes et déclarations hostiles à la Syrie.

Le 14 février 2015, dans une manoeuvre inédite et très audacieuse, des chasseurs-bombardiers syriens escortés de chasseurs Mikoyan-Gurevitch MIG-29 pénètrent à très basse altitude l’espace aérien du  Liban avant de bifurquer vers le Sud en direction de la frontière israéliennes pour enfin rebifurquer vers l’est et pénétrer en Syrie au dessus du plateau du Golan et prendre de revers les positions rebelles du front d’Ennosra.

Le 17 mars 2015, un aéronef non-identifié pénètre depuis la Jordanie l’espace aérien syrien. Il est promptement identifié comme étant un drone de type MQ1 B Predator et traqué comme le sont l’ensemble des avions de la coalition. Mais le drone a dévié de son corridor désigné pour se diriger sur Lattaquié en survolant une zone strictement interdite aux aéronefs de la coalition internationale. Après sommation, le drone a commencé à effectuer des cercles au dessus des environs de Lattaquié. Le commandement de la défense aérienne du territoire ordonna alors à une batterie de missiles Sol-Air de type S-125 NEVA/PECHORA 2M d’abattre le drone. Un seul missile fut tiré. Les débris du Predator tombèrent sur un immeuble civil et furent très rapidement récupérés par une unité spéciale de l’armée syrienne.

La question que posent de nombreux analystes est celle relative au comportement assez singulier du drone. Pourquoi ce dernier a t-il persisté à survoler en cercle une zone où les défenses antiaériennes l’ont illuminé? Quel était le but de cette manoeuvre? Quel était l’objectif (humain) de cette mission à Lattaquié? Etait-ce une tentative de pousser les syriens à ouvrir le feu les premiers? Dans quel but? La réponse à la dernière question semble s’inscrire dans le cadre d’un casus belli justifiant l’amorce d’une nouvelle stratégie en préparation. Une thèse confortée par la trés prévisible reconduction du premier ministre israélien ultra-extrémiste Benyamin Netanyahu après un simulacre d’élection alors qu’Israël se considère en guerre totale avec à leur tête un « dictateur » (dans son acception du temps de la République Romaine) non déclaré.

Les Etats-Unis ont reconnus avoir perdu le contact avec un de leurs drones au dessus de la Syrie. Damas n’a pas commenté sur cette annonce mais un média officiel a rendu public l’information selon laquelle un drone US a été abattu par la défense antiaérienne syrienne.

Capture d'image télévision syrienne. débris en feu du drone MQ1 B PREDATOR US abattu par un missile S-125 NEVA/PECHORA au dessus de Lattaquié.
Capture d’image télévision syrienne. débris en feu du drone MQ1 B PREDATOR US abattu le 17 mars 2015 par un missile S-125 NEVA/PECHORA au dessus de Lattaquié, en Syrie.

Film de la semaine: « Shoot » (1976)

ShootFilm américain de Harvey Hart (1976), avec Richard Berg, Ernest Borgnine, Henry Silva et Douglas Fairbairn Ce petit film très réaliste décrit la rencontre tendue d’un groupe de chasseurs formés par d’anciens vétérans de la seconde guerre mondiale et d’un vétéran de la guerre du Viet-Nam avec un autre groupe de chasseurs dans une forêt. Un échange de coups de feu s’ensuit à l’issue duquel il y a mort d’homme. Les deux groupes décrochent et les protagonistes principaux décident de régler cette affaire loin de toute intervention des autorités. Aucun des deux groupes ne tente d’aviser les autorités et l’incident armé est passé sous silence.

L’un des deux  groupes se prépare aux représailles en prétant au groupe adverse les mêmes motivations et en se dotant d’un équipement militaire et d’armes d’assaut dont le fameux pistolet-mitrailleur Ingram. Les préparatifs sont très avancées lorsque certains membres du groupe expriment leurs doutes sur les motivation du groupe adverse.

Ce doute s’accroit lorsque le groupe transformé en véritable petite milice militaire s’enfonce dans la forêt à la recherche de l’autre groupe, quasiment introuvable. C’est au moment où les membres du groupe commencent à croire qu’ils sont les seuls à s’être pris la tête avec cette histoire que l’autre groupe surgit de sous terre utilisant des niches à mitrailleuse et des mortiers, démontrant que l’adversaire a réussi non seulement à mieux se préparer dans le silence absolu mais à avoir l’élément de surprise.

Filmé dans les forêts de l’Ontario, l’histoire basé sur un roman, est un clin d’oeil à la guerre froide et à la course aux armements entre les deux blocs à l’époque (avec une critique conservatrice des limitations du budget militaire)…Ce film presque oublié est celui qu’on a choisi cette semaine pour illustrer l’actualité stratégique en ce mois de mars 2015.

Treize années d’occupation, jusqu’à 130 000 hommes déployés, 50 nations présentes, plus de 4 000 morts… Pour rien!

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Le dimanche 28 Décembre, l’OTAN a fait ses adieux à l’Afghanistan. Enfin, ses adieux, pas tout à fait, puisque 12 500 hommes vont rester sur place pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes. Mais au-delà de la propagande distillée par les Médias occidentaux, la situation sur place n’a guère évoluée.

Lors du lancement de la guerre en Afghanistan par les USA et leurs alliés (en 2001, suite aux attentats du 11 Septembre), l’objectif était de libérer le pays des Talibans. Si le début du conflit a vu des victoires rapides et nombreuses de la part de l’Occident, la suite a été nettement moins glorieuse; et pour cause, l’Afghanistan fait partie de ces pays où les armées extérieures s’y cassent les dents. Les Talibans eux-mêmes n’ont jamais réussi à conquérir l’ensemble du territoire.

D’ailleurs, un peu plus de treize ans après la « reconquête » l’objectif tant recherché n’a toujours pas été atteint. Même si les Talibans ne gouvernent plus, ils font néanmoins régner un régime de terreur sur l’ensemble du territoire. Pire, la sécurisation tant vantée des principales villes n’est qu’une illusion, comme le montre les récents attentats qui ont marqué ces derniers mois. Pour vous donner un ordre d’idées, l’armée afghane et la police ont perdu plus d’homme durant les dix premiers mois de cette année, que la coalition occidentale depuis le début de la guerre.

Certes, les Talibans ne sont plus tout à fait aussi nombreux qu’avant, mais ils ont su modifier leur tactique, et se sont spécialisés dans la guérilla et la résistance armée – comme bon nombre de groupes armés dans le monde lorsqu’ils sont en lutte contre un ennemi plus nombreux et mieux armé.

Quant aux femmes afghanes, dont le sort – interdiction de fréquenter les écoles et les universités, interdiction de travailler, et port de la burka (voile intégral recouvrant tout le corps) avait ému l’ensemble du monde, si elles ont retrouvé un semblant de liberté, elles ne sont pas aussi indépendantes que les médias main stream veulent bien nous le faire croire. Car si les Talibans ne sont plus à la tête du pays, la peur qu’ils ont instillé et qu’ils entretiennent à coup d’attentats n’est pas prête de disparaître.

La doctrine occidentale peut se résumer à ceci: Je suis venu, j’ai vu, j’ai brouillé les cartes et je suis reparti…

Connaissez-vous l’ « Unanimous Consent »?

Non?
Et pourtant, vous devriez vous en inquiéter, puisqu’elle peut permettre le lancement d’une guerre à l’échelle mondiale à la vue de tous, et sans recours possibles… Ceci étant dit, elle n’est que rarement utilisée, puisque les conditions de sa mise aux votes sont assez hasardeuses; en effet, pour que le « Consentement Unanime » soit voté, il faut qu’un représentant en fasse la demande (exemple: « Je soumets au consentement unanime une motion concernant une loi ayant le potentiel de ramener la Russie à l’âge de pierre ») et qu’aucun des autres membres de cette Chambre ne dise: « I object! » (auquel cas la motion est enterrée, définitivement); ce qui, dans la réalité, est assez difficile à mettre en œuvre, vous en conviendrez, surtout au pays des Lobbies tout puissants… Et pourtant, cette semaine, elle est à l’origine du nouveau paquet de sanctions US envers la Russie.

Le Congrès des États-Unis est composé de deux chambres: le Sénat, et la Chambre des représentants. Cette dernière est elle-même composée de 435 membres; je vous ferai grâce des nombres de sièges attribués à chaque partie, cela n’a pas une grande importance ici.
Ce qui nous intéresse c’est passé le 11 décembre dernier, ce jour-là les 425 représentants présents devaient voter le budget alloué à l’administration – 1 100 milliards de $. Une fois le vote entériné, les représentants se sont dispersés, même si la séance n’était pas encore levée. Et voilà que trois petits malins en profite pour retourner dans l’hémicycle déserté; l’un d’eux soumet au vote unanime un projet de loi concernant de nouvelles sanctions envers Moscou. Les deux autres politiciens ne sont pas allés jusqu’à dire « I object », il se sont contentés de parler de la pluie et du beau temps juste histoire de rendre le débat plus « crédible ». Vu qu’aucunes objections n’avaient été formulées, la Chambre des représentants a adopté le projet de loi à l’unanimité… de trois représentants!

Quand je vous disais que certains sont prêts à tout pour faire tomber Moscou…

Nucléaire iranien, une excuse comme une autre…

Une excuse, voilà ce qu’est pour moi la « crise » occidentalo-iranienne à propos du nucléaire. Pour ceux qui auraient raté un épisode, cela fait quelques années que les USA, Israël, et tous leurs alliés (France, Angleterre…) cherchent à tout prix à déposséder Téhéran de son nucléaire civil. La raison invoqué est la possibilité pour l’Iran de parvenir à fabriquer des armes atomiques – remarquez au passage, que pour une fois, l’expression « Arme de destruction massive » n’a pas été utilisée – ce qui selon eux équivaudrait à laisser un enfant jouer avec un AK-47.

Bien que le Guide suprême religieux iranien ( l’Ayatollah Ali Khamenei) se défende de vouloir posséder le feu nucléaire, rien n’y fait, les pays occidentaux ne veulent rien entendre. Les iraniens doivent produire de l’électricité avec du charbon, du pétrole, des éoliennes ou alors en pédalant dans les caves, mais en aucun cas, ils ne doivent avoir de centrales nucléaires sur leur territoire même si elle était commandée à une entreprise occidentale. Par contre, les pays du Golfe, Arabie Saoudite en tête, peuvent en construire autant qu’ils le veulent, nonobstant le fait que ce sont eux qui fournissent les armes aux rebelles de tout poil qui ravagent le Moyen-Orient.

Ce n’est pas tant l’impossibilité pour Téhéran de produire de l’électricité à moindre coût qui pose problème ici, mais bel et bien l’embargo imposé par l’occident. L’interdiction d’exporter du pétrole ou du gaz a mis à genoux l’économie iranienne; la pénurie de médicaments n’arrange pas les choses, non plus; et tout ça pour quoi? Pour rien! Juste pour faire plaisir à Tel-Aviv.

Car depuis quelques mois, des négociations ont lieu, régulièrement, entre l’occident et l’Iran. Ces réunions dites à 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de trouver une solution, mais c’est peine perdue. La Russie et la Chine faisant corps avec l’Iran, les USA, la France et l’Angleterre appliquant les ordres d’Israël, il n’y a guère que l’Allemagne qui tire son épingle du jeu en vendant son armement à chaque participant…

Il y a eu des progrès notables, surtout depuis l’élection du nouveau président iranien, un peu moins matamore que l’ancien, plus réfléchi, et surtout plus posé. Une partie de l’embargo avait été levé, et il semblait que l’on se dirigeait vers une solution. Mais voilà, lors de la dernière réunion, rien de bien intéressant n’est ressorti. Pourtant, les pays occidentaux commençaient à faire du pied à l’Iran, doucement, sous la table afin de compter sur l’appui aérien pour la lutte contre Daech; car il ne faudrait pas oublier que Téhéran a été le premier pays frontalier à bombarder les sites détenus par l’EIIL en Irak, en Syrie aussi, et cela dès le mois de Juillet. Et pourtant, rien…

Heureusement, le fin mot de l’histoire nous vient de Washington où c’est tenu le Saban Forum sur le Proche-Orient. Lors de cette réunion, un enregistrement du premier ministre israélien à été diffusé, et nous en savons donc plus sur ce qui c’est passé là-bas:

Israël a joué un rôle clé pour éviter un mauvais accord entre les grandes puissances et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran le mois dernier.
(…)
(Notre) voix ainsi que nos inquiétudes ont joué un rôle décisif pour éviter un mauvais accord.
(…)
Un tel accord aurait véritablement permis à l’Iran d’être au seuil de devenir une puissance nucléaire.
(…)
Le but d’Israël ést à présent de travailler à un accord qui démantèlerait toute capacité de Téhéran de fabriquer des armes.

Vous noterez qu’il n’est pas fait mention du type d’armes, ce qui laisse une assez grande liberté d’interprétation. Quand on sait que le lancé de caillou est interdit en Israël, les carrières pourraient elles aussi être bombardées…
Mais le problème n’est pas là, non, il se situe aux États-Unis où le Congrès pourrait voter une loi qui imposerait des sanctions conditionnelles contre Téhéran, ce qui aurait pour effet immédiat (je cite l’administration US): « De faire capoter la voie diplomatique… »

Que reste t-il lorsque la voie diplomatique est une impasse?
Une excuse… Une excuse minable pour faire tomber un pays de plus dans le chaos…

Du pétrole, comme s’il en pleuvait

L’information ne vous a certainement pas échappée, le prix du baril de brut (WTI pour les USA et Brent pour la Mer du Nord) est en chute libre. Si cela ne peut que réjouir les consommateurs que nous sommes – même si la répercussion de la baisse à la pompe ne suit pas la même courbe que celle de la bourse – cette donne risque de changer pas mal de choses sur le plan géopolitique/stratégique.

L’effondrement des courts a débuté au mois de juin, en cause une surproduction d’or noir. Si les experts ont pointé du doigt le ralentissement de l’économie mondiale ou la production toujours plus importante de pétrole non conventionnel (schiste aux USA, sables bitumineux au Canada), la cause semble être plus simple: la manipulation des marchés.

Certes l’économie mondiale n’est pas au mieux de sa forme, et un baril à 100$ n’est pas ce qui se fait de mieux pour la relancer; mais cela ne date pas d’hier, d’ailleurs le prix du baril de brent n’est pas descendu sous cette cotation depuis presque quatre ans. D’un autre côté, certains se réjouissaient de ce prix, les pays producteurs de pétrole.

On pense immédiatement à l’OPEP, mais les USA, la Russie et les autres nations non membres de l’Organisation de Pays Exportateurs de Pétrole se frottaient les mains, eux aussi. Les États-Unis y voyaient une aubaine afin de pouvoir produire leur pétrole et gaz de schiste – dont le prix d’extraction se situe aux alentours de 85$/baril – idem pour le Canada et Moscou vendait son gaz à l’Europe.

Les économistes ont retenu leur souffle, la semaine dernière, lorsque l’OPEP s’est réuni pour statuer sur le futur. Et là, coup de théâtre! les pays membres ne toucheront pas à la production, qui restera donc au même niveau qu’elle est en ce moment. Ce qui semblerait signifier que cela arrange tout le monde. Pas si sûr! Alors que l’Arabie Saoudite envisageait, il y a quelques mois, un baril à 200$, elle fait désormais machine arrière et n’est pas loin de vanter les mérites d’un prix avoisinant les 70$. Étonnant, surtout que les pétromonarchies du Golfe ont basé leur politique sur l’Or noir. Elles ont, par la même occasion, acheté la paix sociale – un peuple (tout du moins, une certaine classe sociale) qui vit dans l’opulence ne pense pas à se rebeller… On pourrait presque parler de suicide politique, surtout avec les idées propagées par l’EIIL et qui pourraient trouver un terrain fertile dans les régions désertiques du Golfe.
Et il en va de même dans bon nombre de pays, principalement les pays producteurs qui subventionnent le prix à la pompe (Algérie, Venezuela…). Il est à noter que depuis quelques mois, des pays producteurs ont fait machine arrière et vendent l’essence à son prix, parmi eux, l’Égypte, le Maroc et dernièrement l’Indonésie.

Nous voici donc avec une production égale, une consommation en berne – due au fait que les consommateurs que nous sommes ont modifiés leurs habitudes de déplacement (en cause le prix des carburants et la crise économique de 2008) et surtout à une économie mondiale qui tourne au ralenti – tout en sachant que certains pays ne sont plus en course (l’Irak, la Libye…) et que si leurs productions devaient revenir à leurs anciens niveaux, cela ne ferait qu’accentuer la chute des courts.

D’aucuns pensent que l’on assiste à une attaque en règle du gaz de schiste US par l’Arabie-Saoudite, mais je suis perplexe. Si cela était vrai, ce serait comme de vouloir jouer à la roulette russe (avec un automatique, de surcroit), et je ne connais pas beaucoup de dirigeants qui seraient prêt à sacrifier son pays juste pour enfoncer un concurrent…

Une autre possibilité serait que le pays visé soit la Russie. En plus des sanctions économiques qui l’étranglent déjà, attaquer sa plus grosse richesse reviendrait à la mettre à genoux, mais les contrats juteux nouvellement signés avec la Chine (400 milliards de Dollars pour le dernier, sur 25 ans), et surtout le fait que Moscou se détourne un peu plus de jour en jour de l’Europe pour se focaliser sur l’Asie font que cette possibilité est douteuse.

La possibilité du Peak Oil (pic pétrolier, terme désignant le sommet de la courbe de production d’un puits, d’un champ pétrolier ou d’une région de production) a elle aussi était envisagée. Cependant, même si certains puits se tarissent plus vite que prévu, je ne pense pas que l’on en soit déjà arrivé là.

Reste que la baisse du prix du baril pourrait servir les majors pétrolières; en effet, à la fin du XIXième siècle, aux Etats-Unis, John D. Rockefeller – fondateur de la Standard Oil – avait mis en place une technique économique agressive qui consistait à faire baisser les prix, mettant les petits producteurs sur la paille et assainissant ainsi le marché du pétrole et de son raffinage. D’ailleurs, une majorité des majors pétrolières ont fait machine arrière et ont suspendu, sinon arrêté, les forages les moins rentables ou la prospection si dispendieuse; sans compter les licenciements et les restructurations internes.

Sinon, il est possible que nous assistions à une tentative mondiale afin de relancer ce qu’il reste d’industrie, de commerce, et d’économie…

Burkina Faso: révolution populaire ou « Printemps Africain »?

L’information ne vous a certainement pas échappée, le Burkina Faso traverse une crise politique intense. Entre putsch militaire, ras-le-bol populaire et déstabilisation extérieure, le choix est vaste quant aux causes. Les conséquences sont les mêmes qu’ailleurs, la gouvernance sera assumée par le chef d’état-major de l’armée, le général Nabéré Honoré Traoré, suite à la démission du président Blaise Compaoré.

Revenons un peu en arrière, Blaise Compaoré était à la tête du pays depuis 1987 – à la suite d’un coup d’état – il avait déjà effectué deux septennats (1992-1998 et 1998-2005), et il aurait terminé fin 2015 son deuxième quinquennat (2005-2010 et 2010-2015). Jugeant sûrement qu’il devait être le seul à pouvoir assurer la présidence, il avait parlé en décembre 2013 de modifier la constitution qui ne lui permettait pas de se représenter pour un troisième mandat.

Le 21 octobre dernier, le gouvernement burkinabè avait annoncé la tenue d’un référendum qui devait rendre possible sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Les évènements se sont enchainé à partir de cette date. Deux jours plus tard l’assemblée national burkinabé décide d’étudier le dossier une semaine plus tard, le 30 octobre, dans le même temps, les citoyens (dont les deux tiers ont moins de 25 et n’ont donc connu que le régime de Compaoré).

Le 27 octobre, plusieurs centaines de femmes soutenant l’opposition burkinabè ont marché à Ouagadougou, dans le même temps, la majorité, par la voix de son coordinateur, a demandé au chef de l’Etat à prendre toutes les mesures possibles contre des agressions à l’encontre de ses députés, menacés à leurs domiciles.

Pour faire un peu plus court, jeudi 30 octobre les manifestants ont pris d’assaut le parlement et la télévision nationale ce qui déclencha des représailles côté pouvoir, avec toutes les horreurs que cela suppose. Bref, Compaoré a été poussé vers la sortie, et le chef d’état-major de l’armée à pris la tête du pays.

Petit souci de dernière minute, le n°2 de la garde présidentielle – le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida – a annoncé vendredi la mise en place prochaine d’un nouvel organe de transition pour un retour le plus rapide possible à l’ordre constitutionnel, demandant le soutien de la communauté internationale.

Nous, forces vives de la Nation, (…) à la demande du peuple burkinabè, avons décidé que la Constitution du 2 juin 1991 est suspendue
Un organe de transition sera mis en place en accord avec toutes les forces vives de la Nation en vue d’organiser une transition encadrée pour un retour à une vie constitutionnelle normale.

La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées (…) dans les plus brefs délais possibles.

Les mêmes officiers sollicitent l’accompagnement de la communauté internationale pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, et assurent que les engagements pris par l’Etat burkinabè seront respectés.

Nous appelons l’ensemble des forces vives à rester calmes, à nous faire confiance, souligne le texte, qui appelle également les Forces de défense et de sécurité à prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité des biens et des personnes

Un deuxième texte signé aussi par le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida fait état de la fermeture des frontières aériennes et terrestres du pays.

Pour être tout à fait complet, je dois préciser que le Burkina Faso se trouve en Afrique de l’Ouest, au Sud du Mali, en pleine zone sahélienne. Ses deux principaux partenaires internationaux sont la France (aïe!) et les États-Unis (re-aïe!).

Si on se réfère simplement à la condition humaine, un tel renversement de gouvernement paraît naturel. Si on rajoute à cela les cris d’orfraie poussés par les deux états amis susnommés, et l’envoi, en urgence, du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, M. Mohamed Ibn Chambas à Ouagadougou ainsi que des émissaires de la CEDEAO et de l’Union Africaine; il semblerait que le peuple burkinabé ait voulu redevenir maître de sa destinée.

Ceci étant dit, un coup fourré est toujours possible. Ce qui, si cela s’avérait exact, montrerait un changement de tactique sur la déstabilisation des pays africains du Sahel, car pour un pays majoritairement musulman, les extrémistes n’auraient joué aucuns rôles…

Escalade hindoue

L’élection d’un président ou d’un chef de gouvernement issu de la droite nationaliste, produit toujours les mêmes effets. A savoir une nette propension à remilitariser le pays. C’est le cas, actuellement, de l’Inde. Le premier ministre Narendra Damodardas Modi, élu depuis le 26 mai 2014, vient de lancer un vaste programme de modernisation des armées.

Les premiers à en faire les frais ont été les États-Unis, car si Modi et le président américain Barack Obama ont convenu d’une plus grande coopération de défense lors d’une réunion à Washington, le mois dernier, ce dernier à tout fait pour vendre le système Javelin (missiles anti-char); peine perdue, le Conseil Acquisition de la Défense (CAD) vient de commander à Israël le système Spike.

La commande, d’un montant de 525 millions $, porte sur l’acquisition de 321 lanceurs et plus de 8356 missiles. Rafael Advanced Defense Systems – le concepteur fabricant – n’est pas un inconnu, c’est, entre autres, le fabricant du célèbre « Dôme de Fer ». En espérant pour l’Inde que les missiles anti-char soit un peu plus efficaces…

L’Inde, le plus grand importateur d’armes au monde, est au milieu d’un programme de 100 milliards de dollars de mise à niveau de la défense. Dernière info en date, le CAD a également décidé d’aller de l’avant avec la construction de six sous-marins, en collaboration avec un partenaire étranger, dans un projet de 8,2 milliards de dollars.

La question que je me pose est celle-ci:
L’Inde fait partie des BRICS, mais est-elle liée, pour autant, au bloc « anti-occident »? Ce n’est un secret pour personne que le Pakistan est une pièce maîtresse pour la Chine sur la route de la Soie, mais l’arrivée soudaine de l’EIIL (et ses liens supposées avec les Talibans afghans) déstabilise déjà un peu cet État, mais que se passerait-il si New Delhi basculait ouvertement du côté des États-Unis? Sûr qu’Islamabad commencerait à se faire des cheveux blancs…

Baby Doc est mort, et Kim le troisième est aux abonnés absents

Jean Claude Duvalier, connu sous le diminutif « Baby Doc » est mort d’un arrêt cardiaque. Il fut le dirigeant d’Haïti de 1971 – à la mort de son père François Duvalier (Papa Doc) – à 1986 date à laquelle il fut contraint à l’exil en France…

Si au début de sa dictature il sembla être un peu plus « libéral » que son père, il reprit vite le même chemin. Lors de son départ pour la France sa fortune était estimée à 900 millions de dollars, un peu plus que la dette extérieure d’Haïti. Les exactions commises contre son peuple et l’opposition politique sont innombrables. Les trafics de drogue et d’organes faisaient aussi partie de ses pratiques. Il n’y a guère que l’amitié (plus ou moins bonne selon les différents présidents) qu’il avait su entretenir avec les États-Unis qui lui ont sauvé la mise.

Faisant partie intégrante de cette catégorie de dictateurs qui n’avaient peur de rien, même pas du ridicule, il se représenta sur le sol haïtien en 2011 pour, je cite: « Aider le peuple Haïtien ». Sitôt débarqué, il fut mis en prison dans l’attente de son procès. Procès qui ne verra jamais le jour…

En attendant, Haïti est toujours en tête des pays pauvres d’Amérique. Le tremblement de terre qui a ravagé l’ile le 12 janvier 2010 y a laissé de profondes cicatrices. Car si le monde entier s’était mobilisé pour les rescapés; sachez que beaucoup d’entre-eux dorment encore dans les tentes montées en hâte au lendemain de la catastrophe. Aux dires de certains journalistes et bénévoles, les ONG font un travail qui s’avère inutile puisqu’elles ne se coordonnent pas entre-elles.

La seule chose qui pousse bien en Haïti, ce sont les hôtels de luxe pour touristes occidentaux…

Et pour finir, voici une info qui fait couler beaucoup d’encre en Asie: Kim Jong-un ne s’est plus montré en public depuis plus d’un mois! Certains ont tout de suite pensé à un putsch, voir même à un assassinat. Aux dernières nouvelles, et grâce aux compétences des services de renseignements US et sud-coréens, il semblerait que le leader nord-coréen souffre d’une maladie chronique au niveau des chevilles (?); et cela nous le savons parce que les espions us ont vu que: quelques médecins venant d’Allemagne, de France et de Russie se sont rendus récemment en Corée du Nord. Ce qui conforte l’idée que le jeune leader est très souffrant.

PS. Chuck Hagel, a confirmé l’envoi de troupes US en Afrique de l’Ouest pour lutter contre Ebola, mais lui parle d’envoyer jusqu’à 4 000 hommes, soit 1 000 de plus que ce qu’avait envisagé Barack Obama…

« Pour connaitre les intentions du roi, il faut suivre son fou »

Le titre de cet article n’est pas un proverbe, ni même une astuce pour jouer aux échecs; c’est juste une constatation applicable à la géopolitique moderne. Par roi, il faut comprendre président; et par fou, son ministre de la défense.

En France, Jean-Yves le Drian est un des rares ministres à avoir gardé son poste malgré les différents remaniements ministériels. C’est l’homme à suivre, celui qui jalonne les routes qu’emprunteront les soldats français. Il est le ministre de la défense qui a déployé le plus d’hommes sur le plus grand nombre de théâtres d’opérations depuis la guerre d’Algérie. Il est partout et nulle part à la fois. Certains de ses déplacements sont médiatisés, d’autres se font dans la discrétion.

M. le Drian effectue en ce moment sa quatrième visite aux États-Unis depuis son investiture en Mai 2012. Il a rencontré hier son homologue américain – Chuck Hagel – avant de s’entretenir ce matin avec la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Susan Rice; pour finir par une entrevue avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans l’après-midi.

Suite à la réunion avec Chuck Hagel, une conférence de presse a eu lieu, au cours de laquelle le ministre US a fait quelques déclarations. Notamment celle-ci:

Nous avons discuté des possibilités d’une implication de la France en Syrie pour combattre les jihadistes de l’Etat islamique (…)
La menace représentée par le groupe EI ne s’arrête pas à certaines frontières et à certains pays, et c’est quelque chose dont nous avons discuté…

La déclaration est évasive, mais les possibilités ne sont pas nombreuses. Les services de renseignement français sont déjà sur place – et depuis un bon moment – l’aviation française bombarde déjà des positions de l’EIIL en Irak, le faire en Syrie ne représente pas un problème insurmontable. Il ne reste donc qu’une seule possibilité: l’envoi de troupes au sol.

Certains d’entre-vous doivent penser que c’est aller un peu vite en besogne, et qu’il doit y avoir une autre option. Je ne vois pas laquelle. Pire, il y a quelques semaines de ça, j’ai vu le discours du premier ministre Manuel Valls devant l’assemblée juste avant le vote de confiance du parlement. C’était au moment où la France avait pris la décision d’intégrer la coalition internationale contre l’EIIL. Après son discours, et comme dans les tribunaux, la parole a été donnée à l’accusation (l’opposition), deux partis ont répondu: l’UMP (la droite) et les escrologistes écologistes; deux partis que rien ne semble pouvoir rapprocher. Et pourtant, les deux mouvements ont explicitement donné leur approbation à la mise en place des frappes aériennes en Irak, allant même jusqu’à dire qu’ils voterait pour le déploiement de troupes au sol si le gouvernement venait à le demander. Or, à l’époque, aussi bien François Hollande que Manuel Valls se refusaient à un tel scénario. Étonnant quand on se rappelle avec quelle hargne le président français exhortait ses homologues européens et nord américains à envahir la Syrie, suite à l’utilisation de gaz mortel, il y a de cela un an.

Quelques jours plus tard et après le meurtre du touriste français en Algérie, François Hollande a lui aussi fait un discours, mais à l’ONU. Je vous passe les détails, mais pour faire court voici un résumé de la pensée de notre président: C’est la faute à Bashar al-Assad! Il ne mérite pas d’être sur terre (cette dernière affirmation est de Laurent Fabius, mais l’idée est la même)!

Il y a quelques jours de ça; le ministre de la défense français à dit ceci: « L’hypothèse d’une intervention française en Syrie, qui était au départ écartée par Paris, est désormais posée sur la table. »

Retour à la conférence de presse Hagel-le Drian. Ce dernier a mis en garde contre le risque de connexion entre tous les groupes terroristes qui agissent dans l’ensemble de la zone qui va du Nigeria au Proche-Orient. Ça représente pas mal de monde, non? A ce propos, j’ai eu la réponse à la question que je me posais concernant Boko Haram et le Califat. Le Califat dont parlait Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram, c’est le sien! Donc, il existe à l’heure actuelle deux califats; un dans les étendues désertiques du Moyen-Orient, l’autre au sein des jungles d’Afrique équatorienne…

Ebola, Sida, des bio-armes?

Le plus grand quotidien du Liberia, The Daily Observer, a publié le 09 septembre 2014 un article signé par le Dr Cyril Broderick et intitulé  approximativement comme suit « Le virus d’Ebola et du Sida, crée par les industries pharmaceutiques occidentales et le département US de la défense?  » lançant ainsi un très gros pavé dans une mare déjà putride et relançant les nombreuses spéculations relevant des théories du complot à ce sujet.

Mais à la différence des autres théories, l’argumentaire du Dr Broderick est fort solide et nous y avons trouvé au moins deux corrélations, notamment avec la firme canadienne TEKMIRA, laquelle sous-traite effectivement pour le Pentagone et reçoit des fonds du géant mondial  Monsanto (OGM) et de la fondation Bill Gates. L’un des plus grands lobbyistes de la planète.

Le journal à plus fort tirage du Liberia, un pays gravement touché par la nouvelle épidémie d’Ebola, accuse donc en première page les Etats-Unis d’avoir crée une nouvelle variante du virus d’Ebola et de l’avoir propagé en Afrique occidentale. Le Liberia est l’un des pays dAfrique occidentale connaissant un très fort taux de natalité. et certains en Afrique occidentale n’hésitent plus à évoquer un programme de réduction de population ou de ralentissement de la croissance économique. Les idées de Malthus ont encore de beaux jours.

Le virus d’Ebola y est décrit comme un organisme génétiquement modifié et que l’Afrique est un champ d’expérimentation pour les bio-armes de ce type. Cela rappelle un peu  les vieilles accusations de la Chine puis sa convistion que les multiples virus de la grippe aviaire puis porcine ont été « manufacturés » spécialement pour l’intimider et  faire peser l’épée de Damoclès de la nouvelle guerre biologique sur la tête des dirigeants chinois.

D’autres analystes pointent du doigt le fait que certains grands centres de recherches liés à la défense cachent un éventuel traitement pour le profit et laissent le virus se propagaer parmi les cobayes africains qualifiés de dommages collatéraux (comme pour les civils irakiens et afghans écrasés par les missiles high tech)

Quoi qu’il en soit, il est avéré et documenté que le gouvernement des Etats-Unis a inoculé de manière délibérée la Syphilis à des hommes noirs lors d’une expérience ayant duré des années. Cela déplait au plus haut point à un ami du Département d’Etat mais les faits sont là.

Indubitablement, on sait pas où se situe la vérité, mais même si on admet que la nouvelle variante du virus d’Ebola et le Sida soient des maladies naturelles, la forte implication de Monsanto, du Pentagone et des grands vautours de l’industrie pharmaceutique , ou encore de Bill Gates et des autres lobbyistes devrait nous interpeller et nous faire poser bien des questions à ce sujet.

Nous publions dans le prochain billet l’intégralité de l’article en question en langue Anglaise.

Tu parles d’une excuse!

C’est fait! On sait maintenant pourquoi Israël a mis fin à l’opération bordure protectrice. Enfin, on connait la raison officielle, celle que l’on peut lire dans tous les journaux. Jamais on entendra un dirigeant israélien avouer sa défaite, mais par contre ils ne se gênent pas pour se servir…

Revenons-en à l’excuse. D’après le premier ministre israélien, si Tsahal a mis fin à l’opération « Bordure Protectrice » c’est uniquement à cause des dangereux individus qui hantent les abords de « la seule démocratie du Moyen-Orient ». Sitons – toujours d’après Bibi – les djihadistes de l’EI, les rebelles syriens qui opèrent près du plateau du Golan et enfin (et non le moindre) le Hezbollah qui se serait regroupé au sud du Liban.

C’est étonnant, non? Lors de la proclamation du califat islamique par al-Bagdadhi Israël avait déclaré ne pas s’inquiéter de ce dirigeant, ni de ces troupes. Aujourd’hui, ils sont jugés dangereux, suffisament pour inciter Tsahal à arrêter le massacre à Gaza. Et pourtant, je suis certain que comme moi vous ne n’imaginez pas une seule seconde les hordes de l’EI partir à la conquête de Tel-Aviv pour libérer la Palestine.

Ensuite il y a les rebelles syriens qui font du grabuge sur le plateau du Golan. L’effectif philipin de l’ONU stationné sur place en a fait les frais. Mais là on ne parle pas de l’ASL, mais bien du front Al-Nosra; enfin, d’après les stratèges israéliens et américains. Ahhhh! Al Qaïda! Quelle belle excuse. En plus, ces dangereux terroristes – qui sont en Syrie et donc pas très loin du Golan depuis trois ans, maintenant – s’en sont pris à l’ONU; ce n’est pas rien. Qu’ils s’en prennent à quelques objectifs de seconde zone occidentals passe encore, mais s’en prendre à l’ONU cela mérite une annexion complête du Golan de la part d’Israël, pour le moins; juste pour la sécurité nationale (terme pour le moins galvaudé puisque Israël n’est pas une nation).
D’ailleurs, une dépêche vient de tomber, comme quoi la « seule démocratie du Moyen-Orient » vient d’abattre un drone au-dessus du Golan et venant…de Syrie. Pour la forme, l’engin volant a été abattu à l’aide d’un missile Patriot; ce qui fait cher pour descendre un aéroplane sans pilote. Diable. Al-Nosra et l’armée régulière syrienne qui auraient osé s’en prendre à Israël, cela aussi mérite une intervention; jusqu’à Damas, et plus si affinité…

Enfin, le Hezbollah. La bête noire de Tsahal. Car contrairement aux deux premiers « ennemis » les combattants du Hezbollah ne sont pas pilotés par les USA, les monarchies du Golfe et autres protagonistes. Ils sont les seuls (mais je n’oublie pas les anonymes résistants qu’ils soient palestiniens, syriens, irakiens, kurdes…) a oser se dresser contre les projets de Tel-Aviv. Rien que pour cela, les dirigeants israéliens les utiliseront comme excuse, même si pour le commun des mortels, il est impossible de savoir si le Hezbollah est effectivement massé sur la frontière sud du Liban.

Bref, les excuses fusent, mais elles sont un peu bancales. Sans compter que Tsahal, à la suite du meurtre des trois colons israéliens – qui avait été attribué au Hamas, sans preuves, et qui avait déclanché l’opération « Bordure protectrice » – vient de déclaré qu’il allait s’approprier 400 hectares en Cisjordanie, comme dédomagement. Depuis quand le vaincu réclame t-il des compensations?

La blague du jour nous vient du roi Abdallah d’Arabie saoudite: Si on les (les jihadistes de l’Etat Islamique) néglige, je suis sûr qu’ils parviendront au bout d’un mois en Europe, et un mois plus tard en Amérique.

Du grand art!

Connaissez-vous l’expression: « Couper l’herbe sous le pied« ? C’est ce que vient de faire le régime syrien. Le ministre des Affaires Étrangères, Walid Mouallem, lors d’une conférence de presse a fait cette déclaration:

La Syrie est prête à une coopération et à une coordination sur le plan régional, international et bilatéral pour lutter contre le terrorisme dans le cadre de la résolution 2170 du Conseil de sécurité de l’ONU

La résolution 2170 a été adoptée le 15 août à l’unanimité, elle vise à empêcher le recrutement et le financement des jihadistes en Syrie et en Irak. Le texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, ce qui permet de recourir à des sanctions, voire à la force, pour le faire appliquer mais n’autorise pas pour l’instant d’opération militaire. Les sanctions possibles consistent notamment en un embargo sur les armes, des gels d’avoirs et une interdiction de voyager. Pour ce qui est de l’embargo sur les armes, je ne suis pas certains que les USA, la Grande-Bretagne, la France et tous les autres se sentent visés.

Cette déclaration du ministre syrien est déjà un pied de nez à l’Occident. Celui-ci fait des pieds et des mains depuis plus de trois ans afin de trouver des prétextes – plus ou moins bien ficelés, cf le reportage du Monde d’Août 2013 sur l’utilisation du gaz sarin – pour pouvoir lâcher quelques bombes sur l’armée syrienne; mais la Chine et la Russie veillent et l’Occident se contente de voir ses plans échouer les uns après les autres.

Mais le clou de la conférence de presse est à venir; puisque à la question d’un journaliste « Y compris avec les États-Unis et la Grande-Bretagne ? » la réponse a fusé: « Ils sont les bienvenus! »

« Ils sont les bienvenus! » Diable! En voilà du grand art diplomatique! Inviter son ennemi à lutter dans le même camp…
D’un autre côté, c’est un juste retour des choses, puisqu’il y a quelques jours le chef de la diplomatie française – Laurent Fabius – avait invité tous les pays limitrophes de l’Irak et de la Syrie à lutter contre l’EI y compris…l’Iran! Nous assistons donc à une déclinaison de la maxime « L’ennemi de mon ennemi est mon ami » à toutes les sauces.

Mais cela ne s’arrête pas là. Walid Mouallem a aussi eu cette phrase:

Nous sommes d’ici et savons quand les raids sont utiles ou pas. Nous saluons tout effort dans la lutte contre le Front al-Nosra et contre l’Etat islamique mais la vraie question est: les raids sont-ils efficaces pour les liquider? Je ne le pense pas

Il a prôné l’assèchement des sources du terrorisme, notamment le financement et l’armement avec le contrôle des frontières par les pays limitrophes et un échange de renseignements (ce qui n’est pas le cas actuellement).

Le contrôle des frontières et un échange de renseignements? Rien que ça. Autant dire la fin des djihadistes et des rêves occidentaux.
Pour résumer, la Syrie invite les pays voulant lutter contre al-Nosra et l’EI à former une coalition ayant Damas pour centre, mais elle invite aussi ces mêmes pays à coordonner leurs actions avec l’etat-major syrien afin d’éviter qu’un chasseur américain (ou autre) ne soit abattu par la défense anti-aérienne…

Certains pensent que cette invitation est une façon de faire entrer le loup dans la bergerie. Certes, cela est possible; mais avouons quand même que cette invitation est du grand art…du très grand art diplomatique.

Le début du basculement du monde

L’offensive menée par les Anglos-Saxons (États-Unis, Royaume-Uni et Israël) pour dominer le monde se poursuit sur deux lignes simultanées : à la fois la création du « Moyen-Orient élargi » (Greater Middle East) en attaquant simultanément l’Irak, la Syrie, le Liban et la Palestine, et la séparation de la Russie de l’Union européenne à travers la crise qu’ils ont organisée en Ukraine.

Dans cette course de vitesse, il semble que Washington veuille imposer le dollar comme monnaie unique sur le marché du gaz, la source d’énergie du XXIe siècle, à la manière dont il l’a imposé sur le marché du pétrole [1].

Les médias occidentaux ne couvrent presque pas la guerre du Donbass et leur population ignore l’ampleur des combats, la présence des militaires US, le nombre des victimes civiles, la vague des réfugiés. Les médias occidentaux traitent par contre avec retard les événements au Maghreb et au Levant, mais en les présentant soit comme la résultante d’un prétendu « printemps arabe » (c’est-à-dire, en pratique, d’une prise de pouvoir par les Frères musulmans), soit comme l’effet destructeur d’une civilisation violente en soi. Plus que jamais, il serait nécessaire de venir en aide à des arabes incapables de vivre paisiblement en l’absence de colons occidentaux.

La Russie est aujourd’hui la principale puissance capable de conduire la Résistance à l’impérialisme anglo-saxon. Elle dispose de trois outils : les BRICS, une alliance de rivaux économiques qui savent ne pouvoir grandir qu’avec les autres, l’Organisation de coopération de Shanghai, une alliance stratégique avec la Chine pour stabiliser l’Asie centrale, et enfin l’Organisation du Traité de sécurité collective, une alliance militaire d’anciens États soviétiques.

Au sommet de Fortaleza (Brésil), qui s’est tenu du 14 au 16 juillet, les BRICS ont franchi le pas en annonçant la création d’un Fonds de réserve monétaire (principalement chinois) et d’une Banque BRICS, comme alternatives au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale, donc au système-dollar [2].

Avant même cette annonce, les Anglo-Saxons avaient mis en place leur réponse : la transformation du réseau terroriste Al-Qaïda en un califat afin de préparer des troubles parmi toutes les populations musulmanes de Russie et de Chine [3]. Ils ont poursuivi leur offensive en Syrie et débordé à la fois en Irak et au Liban. Ils ont par contre échoué à expulser une partie des Palestiniens vers l’Égypte et à déstabiliser plus profondément encore la région. Enfin, ils se tiennent à l’écart de l’Iran pour donner au président Hassan Rohani la chance d’affaiblir le courant anti-impérialiste des khomeinistes.

Deux jours après l’annonce des BRICS, les États-Unis ont accusé la Russie d’avoir détruit le vol MH17 de Malaysia Airlines au-dessus du Donbass, tuant 298 personnes. Sur cette base, purement arbitraire, ils ont imposé aux Européens d’entrer en guerre économique contre la Russie. Se plaçant comme un tribunal, le Conseil de l’Union européenne, a jugé et condamné la Russie, sans la moindre preuve et sans lui donner l’occasion de se défendre. Il a promulgué des « sanctions » contre son système financier.

Consciente que les dirigeants européens ne travaillent pas pour les intérêts de leurs peuples, mais pour ceux des Anglo-Saxons, la Russie a rongé son frein et s’est interdite jusqu’à présent d’entrer en guerre en Ukraine. Elle soutient en armes et en renseignements les insurgés, et accueille plus de 500 000 réfugiés, mais s’abstient d’envoyer des troupes et d’entrer dans l’engrenage. Il est probable qu’elle n’interviendra pas avant que la grande majorité des Ukrainiens ne se révolte contre le président Petro Porochenko, quitte à n’entrer dans le pays qu’après la chute de la République populaire de Donetsk.

Face à la guerre économique, Moscou a choisi de répondre par des mesures similaires, mais concernant l’agriculture et non pas les finances. Deux considérations ont guidé ce choix : d’abord, à court terme, les autres BRICS peuvent pallier aux conséquences des prétendues « sanctions » ; d’autre part, à moyen et long terme, la Russie se prépare à la guerre et entend reconstituer complètement son agriculture pour pouvoir vivre en autarcie.

En outre, les Anglo-Saxons ont prévu de paralyser la Russie de l’intérieur. D’abord en activant, via l’Émirat islamique (ÉI), des groupes terroristes au sein de sa population musulmane, puis en organisant une contestation médiatique lors des élections municipales du 14 septembre. Des sommes d’argent considérables ont été apportées à tous les candidats de l’opposition dans la trentaine de grandes villes concernées, tandis qu’au moins 50 000 agitateurs ukrainiens, mêlés aux réfugiés, sont en train de se regrouper à Saint-Petersbourg. La plupart d’entre eux ont la double nationalité russe. Il s’agit à l’évidence de reproduire en province les manifestations qui ont suivi à Moscou les élections de décembre 2011 —la violence en plus— ; et d’engager le pays dans un processus de révolution colorée auquel une partie des fonctionnaires et de la classe dirigeante est favorable.

Pour ce faire, Washington a nommé un nouvel ambassadeur en Russie, John Tefft, qui avait préparé la « révolution des roses » en Géorgie et le coup d’État en Ukraine.

Il importera pour le président Vladimir Poutine de pouvoir faire confiance à son Premier ministre, Dmitry Medvedev, que Washington espérait recruter pour le renverser.

Considérant l’imminence du danger, Moscou serait parvenu à convaincre Pékin d’accepter l’adhésion de l’Inde contre celle de l’Iran (mais aussi celles du Pakistan et de la Mongolie) à l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). La décision devrait être rendue publique lors du sommet prévu à Douchambé (Tajikistan) les 12 et 13 septembre. Elle devrait mettre un terme au conflit qui oppose depuis des siècles l’Inde et la Chine et les engager dans une coopération militaire. Ce retournement, s’il est confirmé, terminerait également la lune de miel entre New Delhi et Washington, qui espérait distancier l’Inde de la Russie en lui donnant accès notamment à des technologies nucléaires. L’adhésion de New Dehli est aussi un pari sur la sincérité de son nouveau Premier ministre, Narendra Modi, alors que pèse sur lui le soupçon d’avoir encouragé des violences anti-musulmanes, en 2002, au Gujarat dont il était le ministre-chef.

En outre, l’adhésion de l’Iran, qui représente une provocation face à Washington, devrait apporter à l’OCS une connaissance précise des mouvements jihadistes et des moyens de les contrer. Là encore, si elle était confirmée, elle réduirait la volonté iranienne de négocier une pause avec le « Grand Satan » qui l’avait conduit à élire cheik Hassan Rohani à la présidence. Ce serait un pari sur l’autorité du Guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei.

De fait ces adhésions marqueraient le début du basculement du monde de l’Occident vers l’Orient [4]. Reste que cette évolution doit être protégée militairement. C’est le rôle de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), constituée autour de la Russie, mais dont la Chine ne fait pas partie. À la différence de l’Otan, cette organisation est une alliance classique, compatible avec la Charte des Nations unies puisque chaque membre conserve le choix d’en sortir s’il le veut. C’est donc en s’appuyant sur cette liberté que Washington a tenté, au cours des derniers mois, d’en acheter certains membres, notamment l’Arménie. Cependant, la situation chaotique en Ukraine semble avoir refroidi ceux qui y rêvaient d’une « protection » états-unienne.

La tension devrait donc s’accroître dans les prochaines semaines.

Thierry Meyssan

Source: Voltairenet

 

Notes:

[1] « Qu’ont en commun les guerres en Ukraine, à Gaza, en Syrie et en Libye ? », par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Arnaud Bréart, La Jornada (Mexique), Réseau Voltaire, 7 août 2014.

[2] « Vers une nouvelle architecture financière », par Ariel Noyola Rodríguez, Réseau Voltaire, 1er juillet 2014. “Sixth BRICS Summit : Fortaleza Declaration and Action Plan”, Voltaire Network, 16 July 2014.

[3] « Un djihad mondial contre les BRICS ? », par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Arnaud Bréart, La Jornada (México), Réseau Voltaire, 18 juillet 2014.

[4] “Russia and China in the Balance of the Middle East : Syria and other countries”, by Imad Fawzi Shueibi, Voltaire Network, 27 January 2012.


 

 

 

Les tortionnaires US sur la liste noire russe…

La Fédération de Russie a répondu aux sanctions américaines en ajoutant douze militaires US impliqués dans des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et usage systématique de la torture sur sa liste noire.

Deux de ces militaires américains sont en relations avec le centre de détention de Guantanamo Bay et dix autres sont directement impliqués dans les violations massives des droits humains et du droit humanitaire international à Abou Ghrib, Irak.

L’initiative russe, très intelligente, a visé là où les milieux russophobes à Washington ne s’y attendaient pas. Car pour les milieux néoconservateurs US, viscéralement anti-russes (avec ou sans Poutine), il est impensable que les Etats-Unis soient une nation coupable des pires violations des droits de l’homme sur terre.

Voici la liste des tortionnaires US interdits d’entrée en Russie:

  1. Contre Amiral Richard W. Butler, commandant du centre de détention de Guantanamo, derrière l’alimentation forcée de détenus après une grève de la faim et soupçonné de superviser un programme secret d’expérimentations biologiques et psychiques sur les détenus.
  2. Gladys K. Kessler, magistrate du district de Columbia, qui a offert la couverture juridique aux techniques de tortures dont celles de l’alimentation forcée de produits OGM expérimentales sur des détenus.
  3. Ricardo Sanchez, général à la retraite qui a commandé les forces terrestres de la coalition en Irak entre 2003 et 2004 et qui a été directement responsable du contrôle  la sinistre prison d’Abu Ghrib où ont lieu une série de très graves violations des droits humains et  des actes de torture.
  4. Steven L. Jordan, Lieutenant-colonel à la retraite, a supervisé les « interrogatoires » de prisonniers. Connu pour ses méthodes expéditives.
  5. Janis Leigh Karpinsky, colonel à la retraite (sanctionnée), commandant de la prison d’Abu Ghrib et d’autres prisons irakienne avec le grade de général de brigade entre 2003 et 2004. Elle a été rétrogradée au grade de colonel et remerciée. A déclaré ne rien savoir sur ce qui se passait dans les prisons qu’elle supervisait et accusé la CIA de lui avoir menti.
  6. Charles Allan Graner, ancien officier, tueur psychopathe, pour torture systématique des prisonniers aboutissant invariablement à la mort des détenus
  7. Sabrina Dawn Harman, ex-officier , a participé à des dizaines de séances de torture de détenus.
  8. Ivan Frederick, ancien sous-officier, a participé personnellement à des dizaines d’homicides et à la torture physique et mentale de détenus irakiens.
  9. Javal Davis, ancien sergeant, tueur sans états d’âme
  10. Israel Rivera, simple soldat, tortionnaire
  11. Lynndie Rana England, est apparue sur des dizaines de photos humiliant des détenus torturés et blessés.
  12. Jeremy Sivits, détraqué mental qui a assassiné « pour tuer le temps »des détenus après les avoir mutilé.

Et cette liste ne serait qu’un début si l’on en croit Moscou. D’autre part, des pays comme l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, Cuba, l’Inde,  le  Nicaragua, la Syrie et le Venezuela ont emboité le pas à la Russie en créant leurs propres listes noires des tortionnaires US.

Toute société a les crimes qu’elle mérite

Alors qu’un suspect a été arrêté en France dans l’affaire de la tuerie du musée juif à Bruxelles, certains commencent à parler de « Merahisation ».

Pour rappel, voici l’itinéraire du suspect: Il est né et a grandi dans une banlieue du Nord de la France, quelques déboires avec la justice lui valurent des séjours en prison. Lors de son dernier séjour derrière les barreaux (dans le Sud de la France) il se radicalisa et à sa sortie, partit en Syrie s’entrainer aux maniements des armes (entre autres). C’est à son retour que tout s’accéléra.

Alors, dans ce contexte, la comparaison avec Mohamed Merah semble toute trouvée. Mais qui sont Mohamed Merah et le suspect?

Les fruits de la politique française. Voire internationale. Un Etat peut-il coloniser d’autres pays, et ne pas se soucier des descendants des colonisés qui se sont installés sur son territoire? Car c’est de ça qu’il s’agit. Il est beaucoup plus aisé, pour un gouvernement, de parquer ses immigrants dans des cités dortoirs et de laisser pourrir la situation; plutôt que d’essayer de les intégrer.

Je sais bien qu’une partie de la population ne veut pas entendre parler d’intégration; mais j’en connais une plus grande qui veut la sécurité, donc, la logique voudrait qu’en intégrant ces hommes et ces femmes la délinquance diminue, puisqu’ils ne seront plus obligé de se débrouiller par eux-même…

Oh, on a droit – une ou deux fois par an – à un reportage sur un jeune ou deux, issus d’un quartier défavorisé, et qui ont réussi leur vie. Facile! Je peux moi-même vous citer les noms de dizaines de « bons français » qui ont raté leur vie. A l’heure du flicage d’Internet, et des caméras de surveillance (pour lutter contre dangereux délinquants, mais qui sont à 95% placées dans les centre-ville et non dans les quartiers dits « chauds »!)la possibilité qu’un individu lambda puisse faire un appel au meurtre sur le Net, acheter des armes et massacrer quelques civils sans qu’aucune officine sécuritaire de la république ne bouge; cela me laisse…sceptique.

Le détail qui tue dans cette affaire, c’est que le suspect, qui a passé quelques mois en Syrie, a décidé à son retour, de s’en prendre à un symbole (et des êtres humains) juif. Si vraiment il voulait faire un carton, pourquoi ne pas aller faire un tour sur le plateau du Golan lorsqu’il était sur place? Cela aurait été plus simple, non?

Mais les choses ne sont pas comme elles devraient être. Si en Europe le suspect à le droit de tuer autant de juifs qu’il le veut, en revanche, il ne doit pas s’attaquer à Israël. Cela ferait mauvais effet. Car, suite à sa tuerie, des dispositions vont pouvoir être prises, et d’ici que Bashar al-Assad soit montré du doigt, il n’y a pas loin; après tout, si l’on en croit Laurent Fabius, le président syrien ne lutte pas contre les terroristes, il fait ami-ami avec eux.

Il ne faudrait pas non-plus sortir cet « attentat » de son contexte. Il a eu lieu quelques jours avant les élections européennes et la montée en puissance de l’extrême droite. Bon, soit les meurtres ont été mal récupérés par la presse et les gouvernements, soit c’était une coïncidence; mais cela n’a pas empêché le parlement européen de revêtir une couleur « Marine ».

Bref, tout ceci tient de la propagande de bas niveau. Comme celle qui a vu la libération d’un soldat américain, détenu depuis presque cinq ans en Afghanistan, et qui a été « échangé » contre cinq prisonniers Talibans. La question est: pourquoi maintenant? Les prisonniers de Guantanamo ont-ils purgé leur peine? Ce sont-ils aperçus qu’il leur manquait un soldat?
Et les libérés, vont-ils vraiment rester un an au Qatar? Il faudrait être saturé d’un rare espoir pour le croire. Pourquoi laisser en paix des chefs de guerre, alors qu’il y a plein théâtre d’opérations qui ont besoin de leur expérience…

Le marteau et les clous

Hier, Barack Obama a fait un discours de politique étrangère devant un parterre de diplômés de l’académie militaire de West Point. En voici quelques extraits.

D’après le président US, la puissance américaine n’a pas reflué sous ses mandats. Et il va même plus loin en avertissant que chaque menace mondiale justifie une intervention militaire des États-Unis. Il s’est également engagé à accélérer le soutien aux rebelles syriens, a promis de tenir tête à la Russie sur l’Ukraine et a promis de faire en sorte que les frappes de drones contre des suspects de terrorisme soient plus transparentes (mais aussi meurtrières, je pense). Il a même tenu à rendre la Chine responsable pour les infractions aux lois internationales dans la mer de Chine du Sud et ailleurs.

Il a cependant teinté son discours, puisqu’il continue ainsi:

« Dire que nous avons un intérêt dans la poursuite de la paix et de la liberté au-delà de nos frontières ne veut pas dire que chaque problème a une solution militaire »
 » Voici ma ligne de fond : l’Amérique doit toujours être en tête sur la scène mondiale. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera… L’armée est, et sera toujours, l’épine dorsale de ce leadership…»

Pire que tout, Obama en est presque venu à regretter la guerre d’Irak:

« Depuis la Seconde Guerre mondiale, certaines de nos erreurs les plus coûteuses ne venait pas de notre retenue, mais de notre volonté de se précipiter dans des aventures militaires – sans penser aux conséquences. »

Bref, voici sa vision de la politique étrangère Nord-américaine:

« Tout simplement parce que nous avons le meilleur marteau ne signifie pas que chaque problème est un clou. »

Êtes-vous rassuré, maintenant?
Cependant, je tiens à vous dire que son problème numéro un dans le monde est, et restera, le terrorisme. A cette occasion il a dévoilé un nouveau fonds de 5 milliards de dollars pour équiper et entraîner les alliés sur les lignes de front de la lutte contre le terrorisme, par exemple en…Afrique! Comme par hasard…

Ah oui. Une dernière chose. Si il a décidé, l’an dernier, de ne pas déployer de troupes en Syrie, ni même de répondre plus fermement à Moscou à propos de l’Ukraine, c’est uniquement par humanité:

«Je trahirais mon devoir envers vous, et envers le pays que nous aimons, si je vous avais envoyé en danger simplement parce que j’ai vu un problème quelque part dans le monde qui a besoin de solution, ou parce que je m’inquiète des critiques qui pensent que l’intervention militaire est le seul moyen pour les USA d’éviter de paraître faibles. »

Pour un peu, on y croirait…

Windows 8 exclu des PC du gouvernement chinois

C’est une bombe. Le comité central du Parti, vient de décider de bannir Windows 8 des ordinateur de bureau, PC portables et autres tablettes destinés aux bureaux du gouvernement.

Officiellement, il s’agit d’assurer la sécurité des ordinateurs après l’arrêt de Windows XP. Mais quelques hauts placés disent que cela tient aux « portes arrières » dissimulées dans le système d’exploitation et qui – d’après Windows – sont réservés par les développeurs pour la mise à niveau du système et l’entretien quotidien.

Seulement, depuis les révélations d’Edward Snowden, la majorité du monde connu est au courant de leurs véritables utilités: l’espionnage et/ou le piratage.

Est-ce là aussi une forme de représailles suite aux accusations de piratage que Washington fait planer sur Pékin? En attendant, c’est Linux qui a repris le flambeau.

Ce qu’il ne faut pas faire pour que les mercenaires fassent leur boulot…

Par mercenaires, j’entends Boko Haram, bien sûr.

Car, pour une organisation qui se veut anti-Occident, la réponse qu’elle vient de donner au monde entier – suite à sa récente mise à l’index – est d’avoir attaqué un camp de travailleurs chinois au Cameroun! Je rappelle à tout hasard que Boko Haram veut dire « L’éducation Occidentale est un pêché »…

Si vous lisez cet article et que vous êtes convaincu que cette organisation est ce qu’elle dit être; à savoir une secte plus ou moins calquée sur les Talibans; alors cette attaque vous semblera normale. Par contre, si vous pensez que Boko Haram  est piloté par l’Occident afin de déstabiliser un peu plus cette région ainsi que pour « bouter » l’ennemi chinois hors d’Afrique, alors vous conviendrez que pour amener ces terroristes à faire leur boulot, il faut dépenser pas mal d’énergie.

Rappelons quand même que John Kerry, himself, s’est déplacé au Nigeria afin de parler en tête à tête avec le président nigérian. Suite à cette conversation, Goodluck Jonathan a accepté l’aide des USA, de la Grande-Bretagne, de la France et d’Israël afin de lutter contre cet ennemi de longue date. Après quoi, le Star-System s’est lui aussi fendu d’une participation en organisant des concerts et autres rassemblements, allant jusqu’à réunir deux anciennes Premières Dames de France sur le même lieu (les mauvaises langues vont jusqu’à dire que si les organisateurs avaient réuni les conquêtes de François Hollande, la scène aurait été trop petite…mais ce sont certainement des mauvaises langues…loin de moi de telles pensées…). Et aujourd’hui, pour clore définitivement le débat, une réunion extraordinaire a été organisée à Paris en présence du président François Hollande, de Goodluck Jonathan, du président du Niger, Mahamadou Issoufou, du président du Bénin, Thomas Boni Yayi, de celui du Tchad Idriss Deby, ainsi que du président camerounais Paul Biya; sans oublier les représentants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Union Européenne.

La synthèse de cette réunion, on la doit au président camerounais: « Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram (…) » Et il semblerait que cela soit chose faite.

Le plan adopté par le sommet prévoit la coordination du renseignement, l’échange d’informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d’intervention en cas de danger. Dixit F. Hollande.

Mais rassurez-vous, il a ajouté:

Il n’est pas besoin pour la France de déployer des unités militaires, elles sont présentes dans la région…

Sans commentaires…

L’Occident vient de s’apercevoir que Boko Haram n’était pas une secte, mais une organisation terroriste…Enfin!

Il aura fallu attendre prés d’un mois, avant que la communauté internationale se penche sur le cas de l’enlèvement massif de lycéennes au Nigeria.

Effectivement, lors de ce rapt – le 15 Avril – cette même communauté avait décrié ces pratiques barbares, et un peu, aussi, soupçonné fortement Boko Haram d’en être l’auteur. Si, en règle générale, la lutte contre le terrorisme (et surtout lorsqu’il rime avec islamisme) donne lieu à des déploiements de forces sur les différents théâtre de leurs méfaits à travers le monde, les agissements de Boko Haram (l’éducation occidentale est un péché, en Haoussa) ne semblaient pas émouvoir les défenseurs des droits de l’homme. Serait-ce parce qu’ils sont assimilés à une secte? Serait-ce différent s’ils s’étaient appelés par leur vrai nom: « Peuple engagé dans la propagation de l’enseignement du prophète Mahomet et du jihad »?

Toujours est-il que ce groupe terroriste n’en est pas à sa période d’essais, loin s’en faut. Boko Haram a été créé en 2002 par Mohammed Yousuf et prône un Islam radical et rigoriste (proche de celui les Talibans) et la stricte application de la Charia sur le territoire nigérian. Cette organisation ferait passer les djihadistes du MUJAO et d’AQMI pour de simples moutons. Ils sont responsables de nombreux massacres, d’attentats et (pour ce qui nous concerne) d’enlèvements.

Ces rapts se font dans les lycées chrétiens et touchent principalement les jeunes filles; jeunes filles qui, d’après leurs préceptes doivent se marier plutôt que d’étudier.
En général, leurs victimes sont mariées de forces à des combattants du groupes.

Ce qui me révolte, ici, c’est qu’il a fallu attendre la déclaration du chef de Boko Haram (Abubakar Shekau): – «J’ai enlevé les filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d’Allah.». – pour que les dirigeants occidentaux s’émeuvent. A commencer par le chef (quasi autoproclamé) de la lutte contre le terrorisme islamiste Barack Obama, himself:

C’est évidemment une situation qui brise le cœur, une situation révoltante (…) Boko Haram est l’une des pires organisations terroristes au niveau local ou régional. (Ses membres) tuent sans pitié depuis des années, et nous cherchions déjà à établir une plus grande coopération avec les Nigérians» pour lutter contre le groupe.

Cet enlèvement de masse «pourrait être l’événement qui aide à mobiliser la communauté internationale toute entière afin de faire enfin quelque chose contre une organisation aussi abjecte, qui a perpétré un crime affreux

Du coup, Washington va envoyer des experts de la police, de l’armée et d’autres agences (sic) afin de retrouver – et dans la mesure du possible, libérer – ces jeunes filles.
Il faut cependant être honnête et préciser que si le gouvernement US propose son aide, c’est parce que le président nigérian le lui a demandé. Certaines mauvaises langues diront aussi que le fait que le Niger soit devenu la première puissance économique du continent africain, ne doit pas être étranger au déploiement de l’aide internationale.

Car les Etats-Unis ne sont pas les seuls à intervenir. La Grande-Bretagne et (c’est étonnant) la France se mobilisent elles aussi.

Le mot de la fin revient au Premier ministre chinois, Mr Li Keqiang, qui a assuré l’Afrique: « …du soutien économique de Pékin, et ce, sans contrepartie politique. »

US won’t allow Israelis visa-free entry amid increased spying on America

While the partnership between the Jewish state and the United States is often characterized as a special relationship, a new report has revealed Israel spies on the US more than any other ally.

In a report by Newsweek, former congressional aides and CIA employees state that Israel’s espionage efforts in the United States date back decades – not only nabbing industrial secrets but also obtaining “key components” for nuclear bombs, according to former CIA national intelligence officer Paul Pillar.

“I don’t think anyone was surprised by these revelations,” a former congressional aide told the magazine.“But when you step back and hear…that there are no other countries taking advantage of our security relationship the way the Israelis are for espionage purposes, it is quite shocking.”

As Israel attempts to gain visa-free entry into the United States for its citizens, closed-door meetings with the House of Representatives’ House Judiciary and Foreign Affairs committees have begun to turn to the country’s spy activities. One congressional staffer told Newsweek that testimony by US counterspies regarding Israel’s behavior is “very sobering… alarming…even terrifying.”

Previously, the reasons for denying Israel the visa exemption it desires were based on other factors, such as its treatment of Arab Americans and US Palestinians looking to enter the country, or its lack of machine-readable passports. Israel has also been criticized for failing to report lost or stolen passports in a timely manner.

Now, however, the US intelligence community has begun raising concerns over espionage activities that greatly exceed that of any other American ally, such as Germany and Japan. Of course, the US National Security Agency has been criticized for eavesdropping on German Chancellor Angela Merkel, but classified briefings state Israel’s spy activity has “crossed red lines.”

“If we give them free rein to send people over here, how are we going to stop that?” a former congressional aide said to Newsweek. They’re incredibly aggressive. They’re aggressive in all aspects of their relationship with the United States. Why would their intelligence relationship with us be any different?”

Currently, the US allows a visa exemption for 38 countries around the world. While Israel has lobbied hard to get its name on the list, aides to lawmakers said the country has not cooperated enough with the Department of Homeland Security to gain approval. Multiple aides said Israel has tried to rely on allies in Congress to push through its waiver request, so far without success.

Responding to the news that “a working group” has been created to move the process forward, several congressional aides dismissed the development – especially if Israel does little to halt its espionage activities.

“The Israelis haven’t done s**t to get themselves into the visa waiver program,” said a former aide who was involved in the issue. He added that it would be beneficial for Israelis to visit the US without visas, but only so far as they’re willing to resolve the concerns of the intelligence community.

“I’m sure it would spur investment and tourist dollars in our economy and so on and so forth,” the aide added. “But … They think that their friends in Congress can get them in, and that’s not the case. Congress can lower one or two of the barriers, but they can’t just legislate the Israelis in.”

Russia Today

Le chef de l’ASL à Washington (prise d’ordres?)

Le général de brigade Abdelilah al-Bachir, dernier chef en date de l’Armée Syrienne Libre, est attendu Mercredi dans la capitale US. Il ne sera pas seul, puisque le chef de la coalition nationale syrienne – Ahmad Jarba – assistera lui aussi à la rencontre.

Pour le représentant de l’opposition syrienne modérée (!) il est avant tout question de parler d’aide non létale et gros sous; ainsi que pour remercier le gouvernement Obama, celui-ci allant donner aux bureaux de l’opposition syrienne aux Etats-Unis le statut de mission diplomatique étrangère, ce qui aura pour effet immédiat de permettre aux employés de bénéficier de l’immunité diplomatique, donc d’être quasi intouchable…

En revanche, le général Abdelilah al-Bachir, lui, ne fait pas le déplacement pour rien. Il doit en effet rencontrer:
– John Kerry (chef de la diplomatie),
– Susan Rice (conseillère à la sécurité nationale),
– Des membres du Congrès,
– Des membres du Sénat,
– Des représentants démocrates et républicains…
Bref, la totalité de la classe politique nord-américaine, excepté le président himself.

Il va surtout discuter de la livraison d’armes sophistiquées afin (comme il est écrit dans la dépêche): « …de lui permettre de changer l’équilibre des forces sur le terrain. »

Je ne vois que trois armes capables d’une telle prouesse:
1- L’armée américaine dans son ensemble.
Mais sans l’aide des compagnies privées de sécurité et avec les coupes budgétaires dont elle fait l’objet, je ne suis pas certain du résultat.
2- L’OTAN.
Mais là, on atteint des sommets dans l’incompétence; sans oublier qu’elle à déjà du mal en Afghanistan, sans même parler de l’Ukraine…
3- Des urnes électorales à double fond.
Procédé qui a fait ses preuves, surtout lorsqu’il est assisté d’une ONG quelconque – au hasard Human Rights Watch – afin de surveiller le bon déroulement des votes.
Il est à noter que ce procédé a aussi été utilisé pour les élections US, notamment celle de Georges W. Bush, avec le résultat qu’on lui connait.

Finalement, le chef de l’ASL risque de repartir avec l’attirail complet du parfait opposant en périodes électorales: des véhicules (General Motors en a rappelé plein pour des défauts de série, ce serait étonnant que l’on n’en trouve pas quelques un pour la bonne cause), des pains de plastic, et des détonateurs; plus des fusils pour snipers…

De l’eau (méditerranéenne) dans le gaz

L’ennui, avec les sanctions, c’est qu’elles ont toujours un revers. Dans le cas de la Russie, l’Occident c’est vite aperçu que sa sévérité potentiel s’arrêtait aux vannes de gaz. Comment punir Moscou pour son support à la frange pro-russe ukrainienne, sans que cela influe trop sur la livraison du précieux gaz à l’Europe? Même si la majorité des pays européens ont donné leur accord pour les sanctions, l’Allemagne, semblerait-il, commence à réfléchir.

C’est donc dans l’optique de réduire leur dépendance au gaz russe, que les ministres de l’énergie des pays membres du G7 vont se réunir Lundi et Mardi à Rome. Trois pistes seront explorées:
1- La possibilité d’acheminer du gaz nord-américain,
2- Le recours au gaz du Proche-Orient,
3- Une aide US pour les pays de l’Europe de l’Est, afin qu’ils puissent puiser dans leurs ressources, riches en gaz de schiste.

Si on regarde de prés, tout ceci ressemble à s’y méprendre à un emplâtre sur une jambe de bois.
– Le gaz nord-américain? Issu de la fracturation hydraulique, sont avenir est des plus incertain. Sans même parler de son prix; quant à son acheminement par méthaniers, le voyage risque d’être long, donc encore plus coûteux.
– Le Proche-Orient. Suite à l’abandon du projet Nabucco, cette solution a du plomb dans l’aile. Il y a une autre solution, qui ravirait Tel-Aviv, et qui serait l’achat de gaz israélien. Le problème étant que l’usine de liquéfaction la plus proche se trouve en Egypte. Chypre est aussi sur la liste, mais sa proximité des côtes syriennes et libanaises ne plait pas à tout le monde.
De plus, la Syrie refusant de tomber entre les mains des rebelles islamistes, la construction d’un gazoduc reliant les pétromonarchies à la Méditerranée n’est pas pour demain.
– Les gaz de schiste d’Europe de l’Est…Beaucoup s’y sont cassé les dents, excepté les Etats-Unis, bien sûr. Pour plus d’informations, je vous renvoie vers le site de Laurent Horvath.

On peut aisément tirer quelques leçons de cette réunion.
Tout d’abord, il n’est fait mention nulle part de l’Afrique du Nord. Si l’Algérie continue ses livraisons, il n’en est rien pour la Libye. On peut facilement en déduire que l’Occident ne voit aucunes améliorations dans l’avenir de Tripoli.
Dans tous les cas, et si une des mesures envisagées venait à être mise en place, le seul gagnant serait l’Amérique du Nord; et éventuellement Israël.
Enfin, l’Occident est bien conscient que ses sanctions ne valent pas grand chose. D’ailleurs, le ministère de l’économie autrichien et OMV (société d’exploration et de production qui intervient principalement en Roumanie et en Autriche) ont rencontré les dirigeants de Gazprom pour envisager un autre itinéraire pour alimenter les consommateurs de gaz européens en gaz Russe.
Gazprom et la Turquie envisagent d’augmenter la capacité du pipe de gaz Blue Steam de 16 à 19 millions de m3 par an.

Comme on peut le voir, la société gazière russe est loin d’avoir peur des représailles…

Mer de Chine du Sud: présence accrue des USA?

La tournée diplomatique en Asie du président américain passera par Manille. Lors de ce passage, il est question de la signature d’un accord portant sur l’utilisation – par l’armée US – des installations militaires aux Philippines près de la zone dans la mer de Chine du Sud.

Les deux pays ont convenu l’an dernier de chercher à signer un nouvel accord pour renforcer la coopération militaire. Les fonctionnaires ont négocié pour l’envoi régulier des forces américaines et de l’utilisation conjointe des bases militaires aux Philippines.

Une source gouvernementale philippine déclare que le nouvel accord comprendra trois zones à usage militaire conjointe avec les États-Unis: La grande base militaire des Philippines Fort Magsaysay, la zone Subic Bay qui permet d’héberger une base de la Marine des États-Unis, et la station navale Ulugan Bay sur l’île de Palawan.

L’utilisation conjointe commencera par Fort Magsaysay tandis que les deux domaines restants (qui font tous les deux faces à la mer de Chine du Sud) seront soumis à une préparation en plusieurs étapes.

Vol MH370: entre non-dits et thèses, l’appareil a t-il été détourné et détruit par l’armée US?

Le mystère du vol MH370 de Malaysian Airlines, disparu depuis le 8 mars 2014 une heure après son décollage de l’aéroport de Kuala Lumpur en Malaisie vers l’aéroport internationale de Pékin en Chine semble plus épais que jamais et suscite un nombre croissant d’interrogations mais aussi de non-dits.

Je ne suis pas partisan des théories du complot. Encore moins d’une éventuelle intervention d’extra-terrestres ou l’établissement d’une sorte de triangle des Bermudes près du Détroit de Malacca. Mais mes discussions avec des membres de think tanks chinois m’ont moins amené à explorer une nouvelle piste qu’à constater le degré de méfiance qu’entretient la Chine vis-à vis des Etats-Unis d’Amérique.

Selon la thèse chinoise non-officielle mais néanmoins propagée par des experts connus pour leur proximité avec les centres de décision du Gouvernement chinois, on ne retrouvera jamais les débris de l’appareil parce qu’il a été détourné de sa trajectoire par une unité de cyber-guerre relevant des armées des Etats-Unis avant d’être dirigée dans une zone précise de l’Océan indien et détruit.

D’après cette thèse, les Talibans d’Afghanistan aurait abattu par hasard au moyen d’un obus de mortier une sorte de drone d’un genre nouveau et inconnu jusque là. Le drone s’autodétruit et des avions de combat US bombardent les lieux où le contact a été interrompu mais les insurgés parviennent à récupérer les débris. Une partie de ces débris attire la curiosité d’agents de trois pays voisins d’Afghanistan. Un morceau du fuselage est revendu à prix d’or à un homme d’affaire Chinois. Un débris est envoyé à un représentant de NORINCO ou China North Industries Corporation, le géant chinois des industries de défense. On arrive pas  à reconnaître le matériau composite dont il est fait.  C’est l’alerte générale. Une délégation formée par des cellules dormantes d’agents en Ouzbékistan, en Afghanistan et au Pakistan contacte des intermédiaires Pachtounes afin d’acquérir les autres débris de l’épave. Un courtier connu dans la région arrive à persuader des chefs de tribus proches des Talibans et l’ensemble de ce qui a subsisté de l’épave est vendu aux chinois.

Des experts chinois sont dépêchés de Pékin en Malaisie afin de récupérer les débris. Une autre équipe est envoyée au Pakistan. Les débris arrivent à Kuala Lumpur où ils sont acheminés dans les locaux d’une filiale d’une grosse multinationale chinoise pour y être inspectés. Les expert évaluent les débris et n’y retiennent que 5 % du total afin de les acheminer à Pékin en cargo à bord du vol MH370 de MAS (Malaysia Airlines) du 8 mars 2014. La cargaison d’une capacité de 8 kilogrammes est accompagné à bord du Boing 777  200ER par cinq experts et une douzaine de spécialistes appartenant à divers instituts de recherche sur les nouveaux matériaux en Chine.

L’avion décolle de Kuala Lumpur pour un vol de 2733 milles, soit 4399 kilomètres. Le contact avec le Boeing est rompu à 2h40 du matin (heure locale), après une heure de vol depuis le décollage. Selon mes interlocuteurs, l’avion a été détourné par l’usage d’une technologie nouvelle avant d’être dirigée à très grande vitesse vers l’Ouest en plein océan indien. Comment? C’est ce que les 13 satellites-espion et sept autres spécialisées dans l’interception de signaux radio électromagnétiques de la République populaire de Chine tentent de déterminer. L’appareil a t-il été détruit au dessus d’une zone déterminée à l’avance dans l’océan indien? Y avait-il des navires ou des submersibles dans cette zone? Comment l’appareil a été détruit? Sinon a t-il été emmené quelque part?

Jamais la Chine n’a mobilisé en secret autant de moyens de recherche pour tenter d’élucider cette disparition. Pour les pontes du Comité central du Parti Communiste Chinois, il ne fait presque aucun doute que c’est un coup tordu et en-dessous de la ceinture de l’Etat profond à Washington. Pour les militaires chinois, ce drame s’inscrit dans l’escalade et l’extension de la lutte souterraine avec le rival US. A Pékin, c’est motus et silence absolu  mais on jure que ce coup bas ne passera pas comme ça…

Il s’agit d’une thèse parmi d’autres. Mais d’une thèse émanant de cercles dirigeants d’un des plus grands pays du monde. Elle s’appuie sur des faits indubitables en Asie centrale et du Sud puisque depuis des années, chaque drone US abattu est une aubaine pour les russes, les chinois et les iraniens. Pour le reste, aucun moyen de vérifier la thèse. Cependant, on parle depuis quelque temps de moyens technologiques pouvant prendre le contrôle total de l’avionique embarquée des aéronefs et même  des véhicules terrestres, y compris nos voitures…

Le mystère demeure entier. Le Grand Jeu aussi!

YouTube ban: How Turkish officials conspired to stage Syria attack to provoke war

“I’ll make up a cause of war by ordering a missile attack on Turkey.” This leaked conversation is coming back to haunt the highest echelons of the Turkish government as it plans a provocation in Syria, while scrambling to contain social media internally.

The leaked audiotapes that reveal Turkey’s highest ministers staging an anti-Assad military intervention in Syria, have already caused YouTube to be shut down in the country, as well as leading to fevered accusations of treachery and betrayal of Turkey’s political interests – “a declaration of war,” as Turkish Foreign Minister Ahmet Davutoğlu put it.

This is of course after intelligence chief Hakan Fidan suggested seizing the opportunity to secure Turkish intervention in the Syrian conflict – a war that has already claimed 140,000 lives, and counting. In the conversation, Davutoğlu is heard saying that Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan sees any attack as an « opportunity » to increase troop presence in Syria, where it has staunchly supported the anti-Assad rebels.
Below is a transcript of that conversation in full.

First Screen

Ahmet Davutoğlu (Ministry of Foreign Affairs):
« Prime Minister said that in current conjuncture, this attack (on Suleiman Shah Tomb) must be seen as an opportunity for us. »

Hakan Fidan (MIT/Intel chief):
« I’ll send 4 men from Syria, if that’s what it takes. I’ll make up a cause of war by ordering a missile attack on Turkey; we can also prepare an attack on Suleiman Shah Tomb if necessary. »

Feridun Sinirlioğlu:
« Our national security has become a common, cheap domestic policy outfit. »

Yaşar Güler:
« It’s a direct cause of war. I mean, what’re going to do is a direct cause of war. »

Ahmet Davutoğlu: I couldn’t entirely understand the other thing; what exactly does our foreign ministry supposed to do? No, I’m not talking about the thing. There are other things we’re supposed to do. If we decide on this, we are to notify the United Nations, the Istanbul Consulate of the Syrian regime, right?

Feridun Sinirlioğlu: But if we decide on an operation in there, it should create a shocking effect. I mean, if we are going to do so. I don’t know what we’re going to do, but regardless of what we decide, I don’t think it’d be appropriate to notify anyone beforehand.

Ahmet Davutoğlu: OK, but we’re gonna have to prepare somehow. To avoid any shorts on regarding international law. I just realised when I was talking to the president (Abdullah Gül), if the Turkish tanks go in there, it means we’re in there in any case, right?

Yaşar Güler: It means we’re in, yes.

Ahmet Davutoğlu: Yeah, but there’s a difference between going in with aircraft and going in with tanks…

SECOND SCREEN:
Yaşar Güler: Maybe we can tell the Syrian consulate general that, ISIL is currently working alongside the regime, and that place is Turkish land. We should definitely…

Ahmet Davutoğlu: But we have already said that, sent them several diplomatic notes.

Yaşar Güler: To Syria…

Feridun Sinirlioğlu: That’s right.

Ahmet Davutoğlu: Yes, we’ve sent them countless times. Therefore, I’d like to know what our Chief of Staff’s expects from our ministry.

Yaşar Güler: Maybe his intent was to say that, I don’t really know, he met with Mr. Fidan.

Hakan Fidan: Well, he did mention that part but we didn’t go into any further details.

Yaşar Güler: Maybe that was what he meant… A diplomatic note to Syria?

Hakan Fidan: Maybe the Foreign Ministry is assigned with coordination…

THIRD SCREEN:
Ahmet Davutoğlu: I mean, I could coordinate the diplomacy but civil war, the military…

Feridun Sinirlioğlu: That’s what I told back there. For one thing, the situation is different. An operation on ISIL has solid ground on international law. We’re going to portray this is Al-Qaeda, there’s no distress there if it’s a matter regarding Al-Qaeda. And if it comes to defending Suleiman Shah Tomb, that’s a matter of protecting our land.

Yaşar Güler: We don’t have any problems with that.

Hakan Fidan: Second after it happens, it’ll cause a great internal commotion (several bombing events is bound to happen within). The border is not under control…

Feridun Sinirlioğlu:I mean, yes, the bombings are of course going to happen. But I remember our talk from 3 years ago…

Yaşar Güler: Mr. Fidan should urgently receive back-up and we need to help him supply guns and ammo to rebels. We need to speak with the minister. Our Interior Minister, our Defense Minister. We need to talk about this and reach a resolution sir.

Ahmet Davutoğlu: How did we get special forces into action when there was a threat in Northern Iraq? We should have done so in there, too. We should have trained those men. We should have sent men. Anyway, we can’t do that, we can only do what diplomacy…

Feridun Sinirlioğlu: I told you back then, for God’s sake, General, you know how we managed to get those tanks in, you were there.

Yaşar Güler: What, you mean our stuff?

Feridun Sinirlioğlu: Yes, how do you think we’ve managed to rally our tanks into Iraq? How? How did we manage to get special forces, the battalions in? I was involved in that. Let me be clear, there was no government decision on that, we have managed that just with a single order.

FOURTH SCREEN:
Yaşar Güler: Well, I agree with you. For one thing, we’re not even discussing that. But there are different things that Syria can do right now.

Ahmet Davutoğlu: General, the reason we’re saying no to this operation is because we know about the capacity of those men.

Yaşar Güler: Look, sir, isn’t MKE (Mechanical and Chemical Industry Corporation) at minister’s bidding? Sir, I mean, Qatar is looking for ammo to buy in cash. Ready cash. So, why don’t they just get it done? It’s at Mr. Minister’s command.

Ahmet Davutoğlu: But there’s the spot we can’t act integratedly, we can’t coordinate.

Yaşar Güler: Then, our Prime Minister can summon both Mr. Defence Minister and Mr. Minister at the same time. Then he can directly talk to them.

Ahmet Davutoğlu: We, Mr. Siniroğlu and I, have literally begged Mr. Prime Minster for a private meeting, we said that things were not looking so bright.

FIFTH SCREEN:
Yaşar Güler: Also, it doesn’t have to be a crowded meeting. Yourself, Mr. Defence Minister, Mr. Interior Minister and our Chief of Staff, the four of you are enough. There’s no need for a crowd. Because, sir, the main need there is guns and ammo. Not even guns, mainly ammo. We’ve just talked about this, sir. Let’s say we’re building an army down there, 1000 strong. If we get them into that war without previously storing a minimum of 6-months’ worth of ammo, these men will return to us after two months.

Ahmet Davutoğlu: They’re back already.

Yaşar Güler: They’ll return to us, sir.

Ahmet Davutoğlu: They’ve came back from… What was it? Çobanbey.

Yaşar Güler: Yes, indeed, sir. This matter can’t be just a burden on Mr. Fidan’s shoulders as it is now. It’s unacceptable. I mean, we can’t understand this. Why?

SIXTH SCREEN:
Ahmet Davutoğlu: That evening we’d reached a resolution. And I thought that things were taking a turn for the good. Our…

Feridun Sinirlioğlu: We issued the MGK (National Security Council) resolution the day after. Then we talked with the general…

Ahmet Davutoğlu: And the other forces really do a good follow up on this weakness of ours. You say that you’re going to capture this place, and that men being there constitutes a risk factor. You pull them back. You capture the place. You reinforce it and send in your troops again.

Yaşar Güler: Exactly, sir. You’re absolutely right.

Ahmet Davutoğlu: Right? That’s how I interpret it. But after the evacuation, this is not a military necessity. It’s a whole other thing.

SEVENTH SCREEN
Feridun Siniroğlu: There are some serious shifts in global and regional geopolitics. It now can spread to other places. You said it yourself today, and others agreed… We’re headed to a different game now. We should be able to see those. That ISIL and all that jazz, all those organisations are extremely open to manipulation. Having a region made up of organisations of similar nature will constitute a vital security risk for us. And when we first went into Northern Iraq, there was always the risk of PKK blowing up the place. If we thoroughly consider the risks and substantiate… As the general just said…

Yaşar Güler: Sir, when you were inside a moment ago, we were discussing just that. Openly. I mean, armed forces are a « tool » necessary for you in every turn.

Ahmet Davutoğlu: Of course. I always tell the Prime Minister, in your absence, the same thing in academic jargon, you can’t stay in those lands without hard power. Without hard power, there can be no soft power.

EIGTH SCREEN
Yaşar Güler: Sir.

Feridun Sinirlioğlu: The national security has been politicised. I don’t remember anything like this in Turkish political history. It has become a matter of domestic policy. All talks we’ve done on defending our lands, our border security, our sovereign lands in there, they’ve all become a common, cheap domestic policy outfit.

Yaşar Güler: Exactly.

Feridun Siniroğlu: That has never happened before. Unfortunately but…

Yaşar Güler: I mean, do even one of the opposition parties support you in such a high point of national security? Sir, is this a justifiable sense of national security?

Feridun Sinirlioğlu: I don’t even remember such a period.

NINTH SCREEN:
Yaşar Güler: In what matter can we be unified, if not a matter of national security of such importance? None.

Ahmet Davutoğlu: The year 2012, we didn’t do it 2011. If only we’d took serious action back then, even in the summer of 2012.

Feridun Sinirlioğlu: They were at their lowest back in 2012.

Ahmet Davutoğlu: Internally, they were just like Libya. Who comes in and goes from power is not of any importance to us. But some things…

Yaşar Güler: Sir, to avoid any confusion, our need in 2011 was guns and ammo. In 2012, 2013 and today also. We’re in the exact same point. We absolutely need to find this and secure that place.

Ahmet Davutoğlu: Guns and ammo are not a big need for that place. Because we couldn’t get the human factor in order…

Source: RT

Parabole de la paille et de la poutre

Le président chinois est actuellement en Europe. Mais le plus remarquable est que dans le même temps, la présidente du FMI – Madame Christine Lagarde – assiste à un colloque économique à Pékin. On pourrait croire que le Fond Monétaire International est venu prendre des cours d’économie, mais il n’en est rien.

Comme à son habitude, l’outil occidental à ramener les finances à l’age de pierre, a, par la bouche de sa présidente, tenté de rabaisser la deuxième économie mondiale.

Le défi est évident: faire que la croissance bénéficie à davantage de monde, en étant davantage soucieuse de l’environnement, et qu’elle soit davantage durable.

L’Occident devrait se remettre en question, avant d’asséner de telles inepties. Pour ne parler que des USA, il ne me semble pas que la croissance profite à tous. Si tant est qu’il y ait une croissance véritable, pas bidouillée à l’aide de graphique et de planche à billets.

Quant à l’environnement, il n’a pas l’air d’être le souci prioritaire de l’administration Obama. Entre les ravages provoqués par la fracturation hydraulique des gaz de schiste, et les fuites constatées sur au moins une centrale nucléaire, le territoire nord-américain risque d’être aussi pollué que le sol des pays ayant subi la libération démocratique US.

Cette manie qu’a l’Occident de reprocher aux autres ce qu’ils sont incapables de faire eux-même…

Israël pratique le nettoyage ethnique de façon systématique (expert ONU)

Le rapporteur de l’ONU pour les territoires palestiniens,  Richard Falk a accusé vendredi Israël de pratiquer une politique de nettoyage ethnique à Jérusalem-Est.

« Les expropriations de biens et les démolitions de maisons palestiniennes, la construction de nouvelles colonies à Jérusalem-Est, l’impossibilité pour les Palestiniens d’y construire équivalent à une discrimination systématique basée sur l’identité ethnique », a  précisé Richard Falk qui subit des pressions multiformes dont des campagnes de diffamation à son encontre de la part des lobbies et des organisations pro-Sionistes à travers le monde.

Arrivé au terme de son mandat de six ans comme rapporteur de l’ONU, Richard Falk a confié son pessimisme et s’est senti plus libre de confier le fond de sa pensée. « Tout au long de ces six années, la situation du peuple palestinien et du droit international dans les territoires occupés n’a pas cessé de se détériorer », a déclaré le professeur juif américain avant de dénoncer  la poursuite de la construction du Mur, déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice en 2004.

Environ 85% du Mur de séparation se trouve sur territoire palestinien en Cisjordanie et plus de 60% des 708 kilomètres prévus sont achevés, a-t-il dit en soulignant qu’Israël profite des crises en Syrie et en Ukraine qui détournent l’attention de la communauté internationale et permettent à l’Etat Sioniste de poursuivre sa « politique annexionniste »

Enfin, Richard Falk a émis une observation très intéressante soulignant  l’idiosyncrasie immuable des pro-sionistes en ce qui concerne leurs attaques ou campagnes de dénigrement à l’égard des personnes morales et physiques qui osent s’opposer à eux ou tout simplement dénoncer les pratiques criminelles des dirigeants israéliens. Falk qui a fait l’objet de diverses campagnes de diffamation a affirmé que ces dernières ont eu pour effet de détourner l’attention du message vers le messager et de parler des biais supposés de l’observateur plutôt que de ses observations.

Le Conseil des droits de l’homme doit nommer la semaine prochaine un nouveau rapporteur pour les territoires palestiniens et on peut supposer que Washington et ses alliés  bataillerons ferme pour que ce poste soit occupé par une personne acquise aux lobbies israéliens.

Sanctions contre Moscou: Premières ripostes Russes

La Russie a diffusé jeudi 20 mars 2014 sa propre liste de sanctions contre des officiels Américains en riposte à l’annonce par le Président Obama de nouvelles sanctions contre Moscou incluant Bank Rossya et vingt officiels russes et ce, dans le concert des cris d’orfraie de l’empire suite au rattachement de la Crimée à la Russie.

Les Russes ont averti à plusieurs reprises qu’ils répondront systématiquement et de manière très appropriée aux sanctions US et européennes.

La liste Russe est étonnante par la précision quasiment chirurgicale quand au choix des officiels américain à sanctionner. Neuf responsables US sont désormais interdits d’entrée en Fédération de Russie. Il s’agit de: 

  1. Benjamin Rhodes, conseiller à la Maison Blanche. Né en 1977. Assistant du Président Obama et Conseiller-adjoint à la Sécurité nationale chargé de la communication stratégique et l’élaboration des discours. Pro-sioniste et fervent partisan d’Israël, proche du Président de CBS News;
  2. Howard Daniel Pfeiffer, conseiller à la Maison Blanche. Né en 1975. Haut conseiller du Président Obama en matière de stratégie de communication. Proche de l’AIPAC. Pro-israélien;
  3. Caroline Atkinson, conseillère à la Maison Blanche. 61 ans. Ancienne fonctionnaire au FMI et du Département du Trésor. Conseillère adjointe à la Sécurité nationale pour l’économie internationale. Ultra-Néoconservatrice.
  4. Harry Mason Reid, Chef de la Majorité Démocrate au Sénat. Né en 1939, sénateur du Névada. Ultra-conservateur. Ignore que l’Union Soviètique a cessé d’exister en 1991.
  5. John Andrew Boehner, Le Chef républicain de la Chambre des Représentants. Né en 1949. 61e président de la chambre des représentants des Etats-Unis. Troublantes collusions avec divers lobbies dont celui du Tabac, Goldman Sachs, Google Inc. et l’Aipac;
  6. Robert « Bob » Menendez, président de la Commission des Affaires étrangères au Sénat. Né en 1954. Proche de la mafia des exilés cubains aux Etats-Unis.
  7. John McCain, Sénateur Archi-sioniste de l’Arizona et détraqué mental souffrant de troubles mentaux, alias John « la Poisse ». Né en 1936. Recherché par la Syrie pour entrée illégale sur son territoire et affiliation avec des groupes terroristes.
  8. Mary Landrieu, Sénatrice Démocrate de la Louisiane. Née en 1955. Incompétente et corrompue. Activités suspectes.
  9. Daniel Coats, Sénateur républicain de l’Indiana. Né en 1943. Intégriste extrémiste. Considère la Russie comme un ennemi à abattre.

Rarement Moscou n’a été aussi précis…

Par ailleurs, à la Douma, la chambre basse du parlement Russe, les députés Russes ont réclamé avant-hier, à l’unanimité, vouloir figurer sur les listes de sanctions US et européennes.

Le Grand Jeu continue!

Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de La Russie en Crimée

Et si la stratégie russe à l’égard de la Crimée était directement issue de « L’art de la guerre », célèbre ouvrage de stratégie militaire écrit par Sun Tzu, général chinois du VIe siècle av. J.-C. ? Jean-Paul Pougala, enseignant en Géostratégie Africaine à l’Institut Supérieur de Management ISMA à Douala, au Cameroun, livre son analyse, que nous reproduisons ici avec son autorisation.

Qu’est-ce qu’on enseigne dans les écoles de stratégie militaire ? Installez-vous bien dans votre fauteuil. Je vais vous amener avec moi dans un voyage sur les bancs d’une école de stratégie militaire comme si vous y étiez. Nous allons étudier la crise ukrainienne en nous servant d’un livre de stratégie militaire largement utilisé dans la formation des militaires russes et chinois. Mais aussi dans certaines écoles de commerce dans le monde. Ce livre s’appelle : « L’art de la guerre » écrit par le penseur et stratège militaire chinois Sun Tzu (544–496 avant notre ère). L’idée centrale du modèle de stratégie militaire de Sun Tzu est d’utiliser la ruse pour amener l’ennemi à déposer les armes et se rendre avant même d’avoir commencé à combattre. En d’autres termes, pour Sun Tzu, le meilleur stratège militaire est celui qui gagne une guerre sans avoir besoin de la combattre, tout simplement en jouant sur la ruse, les bluffs, les fausses informations distillées au bon moment pour désorienter l’ennemi, en donnant de faux espoirs à l’ennemi au début des hostilités avant de le désillusionner complètement à la fin. Analysons maintenant la crise ukrainienne en étude de cas, comme on le fait dans les écoles militaires. Nous allons nous servir des 10 principales stratégies préconisées par Sun Tzu pour gagner une guerre sans combattre, pour savoir, en Ukraine, qui a le plus de chance de gagner le bras de fer en cours entre les Etats Unis d’Amérique et la Russie.

1 – « Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité. » Lorsque vous avez identifié les projets de l’ennemi, pour vous battre, vous devez constamment lui donner l’impression d’aller à contre-courant de l’attitude belliqueuse qu’il attendrait de vous en pareille circonstance. Ainsi, vous devez savoir vous rendre invisible dans votre contre-offensive, savoir mentir et surtout, ne donner à l’ennemi aucune chance de vous situer ou de situer votre vraie réaction face à son intention guerrière, que vous devez constamment feindre de ne pas savoir. Dans ce dossier, l’objectif des Occidentaux est celle de partir d’un Accord d’association entre l’Ukraine et l’Union Européenne pour (…) faire adhérer l’Ukraine à l’OTAN afin de la couper complètement de la Russie et donc, de ne plus renouveler la location de la base marine de Sébastopol en Crimée à l’armée de la marine russe, c’est-à-dire, de priver la Russie de toute possibilité d’intervention rapide en mer Méditerranée en cas de guerre avec l’OTAN, comme lors des récentes opérations d’intimidation dans les ports syriens, lorsque le président français Hollande voulait bombarder le pays et les Egyptiens lorsqu’à la chute du président Morsi, les Etats-Unis d’Amérique menaçaient l’Egypte de sanction sur les fournitures militaires.

Le président Ianoukovitch a feint de ne rien comprendre quant aux conséquences néfastes de la signature de l’Accord d’association. Et s’est arrêté à la dernière minute. Et c’est à ce moment que les Occidentaux entrent en jeu, en inventant la révolution populaire. Selon la télévision Euronews, une conversation interceptée entre le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet et madame Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, les 88 morts de la place de l’indépendance ne sont pas l’œuvre du président Ianoukovitch mais des paramilitaires de l’opposition, commandités par les membres de l’actuelle coalition au pouvoir à Kiev pour porter un coup fatal à la présidence hostile à l’Union Européenne et à l’OTAN. Mais comment en est-on si sûr ? Voici à propos, ce que déclare Euronews : « Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’EuroMaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des douilles correspondantes aux balles retrouvées dans les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes balles qui ont servi pour attaquer les forces de police anti-émeute et les opposants. » Total : 88 morts.

Devant tout cela, la Russie sait tout ce qui se passe, mais fait semblant d’être invisible, inaudible, absente. Et laisse faire. Et pour cela, c’est la deuxième stratégie de Sun Tzu qui va nous apporter plus d’éclaircissement sur le comportement du président Poutine de Russie dans cette crise.

2 – « Une armée victorieuse l’est avant même de livrer bataille. Une armée vaincue se lance d’abord dans la bataille et ensuite recherche la victoire. » Selon ce principe, Sun Tzu nous explique qu’en guerre, on n’attaque que lorsqu’on est certain de gagner. Sinon, on attend le temps qu’il faudra que la situation tourne à notre avantage.

Sur la place Maïdan de Kiev, la capitale de l’Ukraine, ont défilé durant la révolte de nombreux politiciens occidentaux, comme le Sénateur américain MacCain le 15 décembre 2013, pour soutenir et encourager la foule en colère, une colère bien entretenue et guidée. Le 19 février, les manifestants dits pacifistes vont lancer un assaut sur la police. A la fin des émeutes, il y a 26 morts dont neuf policiers. Et voici ce que déclare le président Obama depuis le Mexique où il se trouve en visite officielle : « Je veux être très clair, nous allons observer de près les développements des prochains jours en Ukraine et nous attendons du gouvernement ukrainien qu’il fasse montre de retenue, qu’il n’ait pas recours à la violence face à des manifestants pacifiques ». Plus tard dans l’avion de retour du Mexique, selon une dépêche AP, c’est au tour de Ben Rhodes, conseiller spécial du président Obama de faire un point de presse dans Air Force One pour affirmer ceci : « Nous sommes opposés à la violence, d’où qu’elle vienne, mais c’est le gouvernement qui doit retirer les membres de la police anti-émeute, décréter une trêve et entamer des discussions dignes de foi avec l’opposition (…) Il est évident que les Ukrainiens estiment que leur gouvernement ne répond pas à leurs aspirations légitimes à l’heure actuelle ».

Ces 3 personnalités américaines sont dès lors déjà entrées dans le piège : ils ont clairement choisi leur camp. Par leurs actions et leurs propos, ils ont signé sans se rendre compte la paternité des manifestations sur la place de l’Indépendance à Kiev. Cette signature sera ensuite utilisée par la Russie pour discréditer les interlocuteurs occidentaux dans la suite des évènements qui semblent complètement imprévus par les deux camps, mais jusqu’à quel point ? Nous allons voir dans la prochaine stratégie qui privilégie le résultat final recherché aux multiples pseudos victoires temporaires.

3 – « Pour le bon stratège, l’essentiel est dans la victoire, non pas dans les opérations prolongées ». C’est à dire que pour un bon stratège militaire, ce qui compte ce sont les éléments pris dans leur globalité, c’est le résultat final de l’ensemble des opérations et non des petites victoires sporadiques au quotidien. Nous sommes partis des objectifs des uns et des autres : à terme, l’Occident veut l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, afin de priver la Russie de son accès à la Méditerranée. La Crimée est en effet le seul accès de la Russie en mer chaude.

Ailleurs, au Nord, c’est la mer froide et si l’Occident déclenche une guerre contre la Russie en hiver, tous ses bateaux sont bloqués dans des eaux gelées de la Baltique ou de la mer du Nord. Ce serait donc une défaite même avant de combattre.

Dans les opérations qui vont se succéder à Kiev jusqu’au renversement du président, c’est l’Occident qui semble avoir les meilleures cartes en main, puisque c’est lui qui dicte le tempo des événements, jusqu’au choix des nouveaux dirigeants, reconnus à la vitesse de la lumière. Même s’ils viennent à peine de renverser un gouvernement démocratiquement choisi par le peuple, qu’importe, la démocratie est un gros mensonge qui vit au dépend de ceux qui y croient. Surtout que les élections normales étaient prévues dans un an. Et dans les négociations, le président Ianoukovitch avait accepté d’anticiper ces élections. Et cela n’a pas suffi au tempo occidental qui l’a fait renverser en à peine 24h après la signature de cet accord avec l’opposition. Là, c’est l’Occident qui s’installe dans les opérations prolongées. Moscou est muet.

Le président Poutine est coincé à Sotchi pour les Jeux Olympiques d’hiver. C’est la suite des évènements qui nous fera comprendre que ce mutisme était bien calculé.

4 – « Celui qui pousse l’ennemi à se déplacer en lui faisant miroiter une opportunité s’assure la supériorité. » Pour Sun Tzu, vous devez toujours pousser l’ennemi dans une plus forte mobilité, afin de l’orienter vers là où vous voulez le conduire, pour le finir. Le 6 Février 2014, c’est la secrétaire d’Etat américaine adjointe, Victoria Nuland, qui arrive à Kiev et rencontre les trois principaux dirigeants de l’opposition ukrainienne : Oleg Tiagnibok, Vitali Klitchko et Arseni Iatseniouk, qui deviendra Premier Ministre par la suite. Le lendemain, dans un entretien au quotidien Kommersant Ukraine, le conseiller spécial du président Poutine, Sergueï Glaziev déclare : « Autant que nous sachions, Madame Victoria Nuland a menacé les oligarques ukrainiens de les placer sur une liste noire américaine si le président Ianoukovitch ne cède pas le pouvoir à l’opposition. Cela n’a rien à voir avec le droit international. (…) Il semble que les Etats-Unis misent sur un coup d’Etat. (…) les Américains dépensent 20 millions de dollars par semaine pour financer l’opposition et les rebelles, y compris pour les armer ».

Pour commenter la visite du sénateur américaine McCain sur la place de l’indépendance le 15 décembre 2013, Alexeï Pouchkov, député au Parlement russe (la Douma) déclare au quotidien ukrainien Kievski Telegraf ceci : « Les représentants de l’Union européenne et des Etats-Unis sont directement impliqués dans le bras de fer politique en Ukraine. (…) Veulent-ils y établir un nouveau régime colonial ? » Ayant poussé les Occidentaux à être plus mobiles et à se rendre plusieurs fois à Kiev, alors qu’ils ne bougent pas d’un millimètre depuis Moscou, ils arrivent à contraindre les Américains à choisir une priorité : le changement de pouvoir à Kiev. C’est dans ce piège que les Russes vont les y conduire.

5 – « Le bon stratège est si subtil qu’il n’a plus de forme visible. Le bon stratège est si discret qu’il en est inaudible. Ainsi il se rend maître du destin de l’ennemi. ». Le bon stratège doit être insaisissable pour l’ennemi. Il doit communiquer le moins possible et pratiquer la rétention de l’information. Et lorsqu’il communique, c’est pour transmettre à l’ennemi une information inexploitable ou fausse.

Lorsque le président Poutine fait la seule conférence de presse, le 5 mars, il jure qu’il n’a pas de troupes en Crimée. Vu de l’Occident, il s’agit d’un mensonge. Mais à bien y regarder, le président Poutine leur fournit une information capitale qui n’est pas comprise par les stratèges occidentaux.

A Paris, on a transformé une conférence dédiée au Liban à une conférence de sanctions contre la Russie si elle n’est pas suffisamment gentille et retirer ses militaires de la Crimée pour rentrer dans leur base.

Le lendemain à Rome, on a transformé une conférence pour parler du chaos laissé par l’OTAN en Libye, en un débat pour expliquer à l’opinion publique européenne que l’Europe comptait quand même quelque chose.

On a continué d’organiser des conférences inutiles, à aller et venir entre les capitales européennes et Kiev, alors que le barycentre de la crise s’était déplacé depuis des lustres de Kiev en Crimée. Même un mini-sommet extraordinaire sur l’Ukraine est organisé à Bruxelles le 6 mars 2014. C’est en pleine réunion. La dépêche tombe sur les téléscripteurs à 12h de Bruxelles qui dit que le Parlement de la Crimée a voté à l’unanimité le rattachement de la Crimée à la Russie et qu’un référendum pour valider ce choix sera organisé à peine 10 jours plus tard.

6 – « Remporter 100 victoires après 100 batailles n’est pas le plus habile. Le plus habile consiste à vaincre sans combat. » Un bon stratège n’est pas violent, il n’humilie pas son adversaire. Il amène son adversaire à se transformer pour reconnaître son infériorité. Ainsi, il n’a plus besoin de combattre. En Crimée, les forces spéciales russes sont arrivées dans une tenue sans étiquette et ont encerclé toutes les bases militaires ukrainiennes, mais sans les contraindre à quitter la base. Le problème est que les habituels occupants de ces bases ne pouvaient plus être libres d’entrer et de sortir. Il fallait alors choisir : ou attendre que les événements à Kiev permettent de déloger les russes, ou bien se rendre. Beaucoup ont préféré se rendre sans même tenter de se défendre. De toutes les façons, ils n’étaient pas attaqués. Au même moment, sans même attendre le référendum, à l’aéroport de Simferopol et de Sébastopol, tous les vols pour Kiev ont été dès le vote du parlement de Crimée, programmés comme des vols internationaux. La monnaie ukrainienne a été progressivement sortie de la circulation et remplacée par le rouble russe. C’est la première fois dans l’histoire qu’on assiste à un sans faute dans l’application des théories de Sun Tzu : Gagner sans combattre. Les Etats-Unis n’y ont vu que du feu.

7 – « Jadis, les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis attendaient le moment où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi. »Un vrai stratège joue sur le timing pour gagner toutes ses batailles. Il redouble de ruse pour ne pas être affecté par les menaces ou les actions belliqueuses de l’ennemi. Ainsi, il devient d’abord invincible. Mais cela ne suffit pas. Il faut ensuite gagner. Pour cela, un bon stratège doit savoir attendre le moment où ses ennemis sont affaiblis pour passer à l’action et leur donner le coup de grâce. La Russie sait que l’opération en elle-même va drastiquement affaiblir le coté occidental dans la suite des opérations.

Poutine a déstabilisé pendant longtemps ses adversaires incapables de prendre des initiatives novatrices. Le président Obama a annoncé une série de sanctions d’abord sur les visas.

En réalité, le Président Obama ne peut pas faire grand chose. En ce moment, c’est le président russe qui est le seul maître du jeu. Il a toutes les bonnes cartes en main. Il fait ce qu’il veut, quand il veut et comme il l’entend. Le pire est que les gesticulations des occidentaux trahissent au fond leur impuissance.

D’abord parce qu’ils n’ont pas d’argent pour mener la moindre guerre contre une puissance comme la Russie, mais aussi parce que la moindre sanction économique se retournerait immédiatement contre eux. Par exemple, selon une information publiée par le journal économique français Challenges du 7 mars 2014, à la seule menace du président Obama de geler les avoir russes, la Banque Centrale de Russie a déplacé dans la seule journée du jeudi 6 mars 2014, une somme gigantesque de plusieurs dizaines de milliards de dollars des comptes bancaires détenus aux Etats-Unis vers la Russie et les paradis fiscaux. Ce genre d’opérations, si elle continue dans le moyen terme, peut causer un véritable séisme bancaire et financier aux Etats-Unis. C’est la classique histoire de l’arroseur arrosé.

Toujours vendredi 7 mars 2014, c’est l’Agence Bloomberg qui fait d’autres analyses et prévisions. Selon elle, au 1er septembre 2013, la Russie détenait dans les banques de 44 pays la somme de 160 milliards de dollars, alors qu’à la même date, 24 pays avaient déposé dans les banques russes la somme de 242 milliards de dollars. Les pays occidentaux peuvent geler jusqu’à 160 milliards de dollars d’argent russe. Et la Russie peut geler jusqu’à 242 milliards de dollars d’argent des Occidentaux. Selon Bloomberg, celui qui a plus à y perdre serait la France, dont les banques ont investi 50 milliards de dollars en Russie, suivie par les Etats-Unis, dont les banques ont investi pour 35 milliards de dollars. Le pire nous vient du conseiller du président russe Sergueï Glaziev, rapporté par la même Agence Bloomberg : « En cas de sanctions américaines, la Russie serait obligée de renoncer au dollar au profit d’autres monnaies et de créer son propre système de paiement. (…) Si les Etats-Unis gèlent les avoirs d’entreprises publiques et d’investisseurs privés russes, Moscou recommandera à tout le monde de vendre les titres du Trésor américain. En outre, les sanctions, si elles sont infligées, amèneront la Russie à renoncer au remboursement des prêts octroyés par les banques américaines ». La messe est dite. La Russie est invincible et a même identifié le point de faiblesse de l’ennemi.

Et là nous arrivons à l’autre stratégie de Sun Tzu.

8 – « Pour avancer irrésistiblement, attaquez les points faibles de l’ennemi. Pour battre en retraite sans être rattrapé, soyez plus rapide que votre ennemi. » Pour avancer, il faut éviter le corps à corps avec l’ennemi et se limiter à le toucher uniquement dans ses parties non protégées. Et pour des replis stratégiques, il faut se mettre dans les coins qui échappent au contrôle ou à la connaissance de l’ennemi.

Depuis la guerre éclair du mois d’Août 2008 contre l’allié des Etats-Unis d’Amérique, la Géorgie de Saakachvili, les territoires conquis sont le point faible de l’Occident.

9 – « Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières. ». Il faut toujours adapter les tactiques et les stratégies aux situations nouvelles. Ce n’est pas parce qu’une solution a marché hier qu’elle marchera toujours. Si on répète les tactiques victorieuses du passé, on court le risque de trouver un ennemi plus aguerri, qui aura passé du temps à étudier et à faire face à votre stratégie. Pour un bon stratège, chaque situation est unique et mérite une stratégie unique. Alors que les Américains ont répété en Irak et en Afghanistan les mêmes recettes ruineuses du Vietnam, la Russie a évité de répéter en Ukraine ses tactiques sur la Géorgie. Car il est évident que si en Géorgie, les alliés américains, n’étaient pas préparés, rien ne dit qu’une nouvelle fois, on les trouverait aussi passifs parce que surpris. En effet, on nous annonce que les F16 américains sont partis vers les ciels estoniens et polonais.

Aujourd’hui, personne ne sait quelle stratégie Poutine a préparé pour les régions russophones de l’Est de l’Ukraine.

10 – « Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer 100 batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles. » Le bon stratège doit toujours avoir en tête trois soucis : bien maîtriser l’environnement, le terrain de la bataille, connaître l’ennemi dans ses détails et se connaître lui-même pour surtout desceller avant l’ennemi ses propres faiblesses. Pour faire partie des stratèges des services secrets russes, il faut bien parler plusieurs langues donc l’anglais. Au même moment, tous les textes et communications entre les membres du FSB sont exclusivement codés en russe. A la CIA, il existe un département Russie qui ne peut pas faire le poids face à l’imposante stratégie russe de maîtrise de l’anglais par tous ses espions. Et donc, de connaitre les Américains dans leurs plus petits détails. Il existe aussi un réseau composé par des Russes américains qui, avec le passeport US, accèdent à tous les postes de l’administration américaine.

C’est ce qui explique que pour le président russe, on a l’impression que rien de ce que dit son homologue américain ne le surprend ou ne l’émeut. Sur le plan de l’environnement, la Russie, c’est 17 millions de km2, les USA, la moitié. Alors que les Américains en Russie sont concentrés dans quelques grandes villes de l’Ouest, les Russes aux Etats-Unis d’Amérique sont répartis sur tout son territoire. Ils sont devenus des Américains à tous les effets. Il suffit pour Moscou d’étudier leurs comportements pour savoir tout des Américains. Pour revenir à l’Ukraine, les zones qui intéressent la Russie sont les régions où l’on parle russe, où les populations sont russes, donc avec une parfaite maîtrise même sociologique de la part de la Russie. Ce qui n’est pas le cas des USA qui en Ukraine comme en Afghanistan ou en Irak, donnent toujours l’impression de s’engager sur des éventuels théâtres de guerres sans jamais maîtriser le terrain, n’importe où sur la planète comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo où il suffirait de remplacer une carte par une autre et continuer à appuyer sur la gâchette au maximum. Ce qui a porté à des guerres inutiles qui ont littéralement ruiné les Etats-Unis d’Amérique.

Et le président Poutine a bien compris que de l’autre côté, il y a une véritable navigation à vue, du dossier iranien et syrien hier et à celui ukrainien aujourd’hui. Au final, devant le désarroi du président américain avec ses menaces rhétoriques et sa totale incapacité à placer la moindre initiative dans le dossier ukrainien, s’il y a un maître du monde aujourd’hui sur le plan de stratégie militaire, ce maître s’appelle Vladimir Poutine. Il connait son ennemi, les Etats-Unis d’Amérique, il connait bien le terrain, l’Ukraine et il connait la nouvelle force de son pays, les nouveaux moyens militaires du pays, depuis la guerre en Libye. Le président Obama, de son côté, donne l’impression de ne comprendre ni son homologue russe, de ne pas connaitre la complexité ukrainienne, sinon, il n’aurait pas suggéré à ceux qu’ils ont mis au pouvoir à Kiev comme première action, de supprimer la langue russe. Et pire, il semble ne pas connaitre ses propres faiblesses, d’un pays ruiné et qui ne pourra rien offrir à 47 pays africains qu’on invite à Washington, juste pour mimer les rencontres tous les deux ans entre les dirigeants africains et chinois.

(Texte incomplet)

Olivier Siméon

La Voix de la Russie

Comment la NSA est passée à côté de la Crimée

La « superpuissance de la surveillance » est passée à côté de la Crimée. Les États-Unis, qui, grâce à des programmes de suivi, contrôlent les leaders mondiaux, n’ont pas réussi à comprendre que Vladimir Poutine ferait tout pour ne pas perdre la péninsule. Où les renseignements américains ont-ils échoué ?  

Cette question est soulevée par les experts et les médias occidentaux. Des politologues et des spécialistes du renseignement russes analysent également le manque d’attention de Washington.

Le Conseil suprême de Crimée a voté ce mardi une Déclaration d’indépendance pour permettre le rattachement à la Russie par la suite. Maintenant, il faut attendre le référendum du 16 mars. Et si la majorité des Criméens se prononce en faveur d’un tel développement, les documents nécessaires seront envoyés par Simferopol à Moscou. Cela devrait être régularisé rapidement.

Nul besoin de s’étendre sur la réaction des nouvelles « autorités » de Kiev. C’est la réaction des États-Unis qui est importante. Le président américain Barack Obama fait chaque jour une déclaration du type « nous ne laisserons pas faire, nous allons recourir à des sanctions ». Il est loin de faire l’unanimité au sein de ses partenaires européens. Qui plus est, beaucoup soulèvent une question : que faisait la toute-puissante NSA ? Les États-Unis, pays avec le système de surveillance le plus élaboré au monde, ne savent que faire dans le reste du monde, écrit, entre autres, Michele Zurleni du magazine italien Panorama.

Selon l’exposé de l’auteur de l’article, le 27 février, quelques heures après la création d’un gouvernement provisoire à Kiev, Vladimir Poutine a annoncé un « contrôle inopiné » de l’aptitude opérationnelle des troupes. 150 000 personnes ont effectué des exercices près des frontières occidentales de la Russie.

Le même jour, à Washington, le républicain Mike Rogers, président de la Commission de la sécurité de la Chambre des représentants, a reçu un rapport de la direction de la NSA. Son contenu : les actions de Vladimir Poutine sont du bluff. Le jour suivant, un nouveau pouvoir pro-russe s’installe en Crimée, des formations semi-militaires contrôlent les aéroports et encerclent les bases militaires ukrainiennes. Vladimir Poutine a un coup d’avance. L’auteur conclut qu’il ne reste plus à la Maison-Blanche qu’à courir derrière le dirigeant du Kremlin, qui agit rapidement.

Cinq jours plus tard, l’Amérique commence à se poser une question : pourquoi le gouvernement américain a-t-il été pris au dépourvu ? On parle de la politique molle de Barack Obama envers Vladimir Poutine, on accuse les renseignements américains, la direction des agences, les fonctionnaires et les experts. Vladimir Evseïev, directeur du Centre d’études sociopolitiques, souligne que peu se rappellent qu’il ne s’agit pas de la première erreur de ces tout-puissants services spéciaux.

« Apparemment, cela a été considéré comme du bluff. Le fait que la Russie ne soit pas considérée comme un partenaire à parts égales a eu une grande incidence sur les efforts des renseignements américains. En exagérant le potentiel de ses moyens de surveillance, les États-Unis se retrouvent avec un nouveau scandale. Il y a eu, en ce qui concerne la Russie, une sous-estimation évidente des possibilités de Moscou, une mauvaise estimation du développement de la situation. Les services spéciaux russes ont démontré qu’ils pouvaient fonctionner lors d’une guerre d’informations et dans le contexte d’une surveillance mondiale des Américains. »

Les progrès technologiques des dernières années et les équipements les plus modernes des services spéciaux ont eu un effet secondaire. Pour Andreï Massalovitch, président d’Inforous, les analystes américains ont apparemment oublié les bases du travail de renseignement, qui repose entièrement sur l’électronique.

« Pendant de nombreuses années, une des principales pierres d’achoppement de la pratique du renseignement a été l’accès aux informations primaires : les écoutes de conversations, de messages électroniques, l’accès aux bases de données, la filature. Et, lorsqu’il y a eu la possibilité technique d’atteindre ces objectifs, il y a eu une euphorie. De grandes masses d’informations sont apparues, et le second composant a été négligé : le travail sur de grandes bases, le traitement analytique. L’objectif du renseignement n’est pas seulement de raconter qui a dit quoi, mais aussi de fournir une analyse globale : que se passe-t-il, comment cela va-t-il évoluer, comment nos actions pourraient avoir une influence. C’est ce travail analytique qui a aujourd’hui régressé dans beaucoup de domaines. » 

Robert Bayer, ancien agent de la CIA et auteur d’un livre et d’articles sur Langley, explique que Vladimir Poutine ne discute pas de sa stratégie avec son téléphone portable, ni sur Facebook ou Twitter. L’ancienne CIA aurait essayé de trouver des informateurs dans la direction militaire du Kremlin. Mais c’était une autre époque. Pour Robert Bayer, il est clair que les programmes numériques de surveillance ont été inutiles dans ce cas. L’Occident, en lançant son opération pour changer le pouvoir en Ukraine, a soudainement découvert que Vladimir Poutine avait un plan pour riposter. Et il n’avait aucune idée du contenu de ce plan. C’est un échec de la branche analytique : avec un accès illimité à l’information, les services spéciaux américains ne sont pas devenus tout-puissants. 

Igor Siletski

http://french.ruvr.ru

Commentaire Strategika 51: Souvent une sous-estimation de l’adversaire fait sa plus grande force. Le travail analytique, que ce soit dans le renseignement ou dans tout autre domaine est en nette régression partout dans le monde (est-ce consécutivement à la propagation du mode consumériste US dans le monde?)

 Enfin ce qui semble certain est que le Président Russe Vladimir Poutine a non seulement lu « l’Art de la guerre » de Sun Tzu de bout en bout mais il est en train de l’appliquer  jusqu’au dernier chapitre. 

Ukraine: Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. L’Occident creuse…

La balle est dans le camp occidental. Ne croyez pas que je prends les évènements à la légère, loin de là, mais Vladimir Poutine vient de démontrer – encore une fois – que les actes sont plus utiles que les tergiversations.

Voilà où nous en sommes: Suite au vote par la Haute Chambre de la Fédération de Russie de l’autorisation du déploiement de troupes sur le sol ukrainien; l’Occident balbutie, gesticule, et se prend les pieds dans le tapis. Tout le monde y va de sa déclaration; l’ONU tiendra une séance extraordinaire dans les heures à venir, Catherine Ashton va réunir les Ministres des affaires étrangères de l’Europe; Le secrétaire général de l’OTAN aurait lui aussi convoqué une réunion de crise; la Pologne crie haro sur Moscou, l’ancien boxeur ukrainien reconverti dans la politique – Vitali Klitschko – demande la mobilisation générale*; Ban ki-Moon, quant à lui, essaye désespérément d’appeler au calme et au dialogue.

Hollande et Merkel se disent préoccupés par la tournure des évènements. On le serait à moins, à leur place. Du coup François Hollande s’emmêle les pinceaux et confond  les risques que fait courir l’Union Européenne à l’Ukraine avec ceux de la Russie:

La décision du Conseil de la Fédération de Russie d’autoriser l’envoi de troupes russes en Ukraine fait peser des menaces réelles sur l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine

Moscou vient de prendre la main. Mais ce poker n’est plus vraiment un jeu, et il pourrait bien déboucher sur une remise en question des prétentions atlantico-européennes quant aux anciennes provinces russes. A force de croire que le président russe n’avait plus les moyens de nuire, l’Occident en a perdu tout sens de la modération. Mais l’Ours russe n’est pas mort, loin de là, et il fera tout pour protéger ses intérêts, comme la France le fait en Afrique, les USA en Amérique du Sud, etc…

L’ingérence n’est pas la chasse-gardée de l’Occident, et il vient d’en faire l’expérience.

  • Merci à Ampipeline pour les informations.

Où il est question de Black Hawks, de la Chine, du Japon et des USA…

En me promenant sur la Toile, je suis tombé sur un article de la NHK (télévision nippone) traitant de la possibilité de déploiement de drone de surveillance de haute altitude US Black Hawks.

(…) Le Japon et les Etats-Unis ont accepté de déployer deux avions Global Hawk au Japon, pour la première fois. Ils seront déployés à la base aérienne US de Misawa de Mai à Octobre.

Onodera (ministre de la défense nippon) a dit qu’il s’attend à ce que le déploiement permettra d’accroître la capacité de surveillance dans un environnement de plus en plus tendu.

Il a également déclaré qu’il veut l’armée américaine de prenne toutes les mesures possibles pour assurer la sécurité des vols.

Les Forces d’autodéfense japonaises envisagent l’achat de Global Hawks. Onodera dit que le gouvernement n’a pas encore décidé où il a l’intention de les déployer.

Cette information m’a laissé sur ma faim. J’ai donc décidé de fouiller un peu plus. Et là; Eurêka! Le fin mot de l’histoire est apparu, sous la forme d’un autre article, publié dans le Washington Times.

Selon une revue technique récente, l’armée chinoise possède, maintenant, des contre-mesures pour contrecarrer les vols des drones Global Hawk, affirmant que le drone furtif est déployé près de la côte sud de la Chine « en permanence » et donc « que les contre-mesures contre les Global Hawk sont à prendre en compte. »

Les missions des Global Hawk sont classés. Mais les responsables de la défense disent qu’ils sont inquiets car l’appareil pourrait devenir la cible de l’armée de Chine si ses forces aériennes faisaient respecter une zone, nouvellement créée, d’identification de défense aérienne au-dessus de la mer de Chine orientale.

La Chine a demandé que tous les avions entrant dans la zone, qui s’étend sur près de 100 miles dans l’océan Pacifique, déposent des plans de routage pré-vol.

Les États-Unis ont dit qu’il ne reconnaissent pas la zone, qui empiète sur la zone aérienne du Japon et sur les îles Senkaku.

Je vous laisse lire la suite. Mais pour résumer, la Chine possèderait la technologie nécessaire afin de pirater les signaux GPS, ou bien brouiller les transmissions des commandes de vol; et pourquoi pas hacker les transmissions. Pour finir, je tiens à signaler que les drones US sont actuellement basée sur l’ile de Guam. Et cela donne tout son sens à l’article de la NHK.

Effectivement, si les Global Hawks décollent du Nord du Japon, il ne seront plus assujettis à la déclaration de plan de vol rendu obligatoire par Pékin. D’ailleurs, pour un pays qui ne reconnait pas cette Zone d’Identification Aérienne, je trouve que les USA font tout pour l’éviter. Il faut dire qu’un Global Hawk coûte environ 250 millions de Dollar; de quoi faire réfléchir. Cependant, de tels drones ne servent pas qu’à espionner la Chine, il y a aussi la Corée du Nord, et la Russie.

Les chantiers navals chinois ne chôment pas!

Après la divulgation de la mise en chantier du deuxième porte-avions chinois voici qu’un article, paru dans le journal Beijing Times annonce la mise en chantier d’un navire garde-côtes de 10 000tonnes; ce qui en ferait le plus gros du monde. En comparaison, les deux plus gros navires de cette classe que possède le Japon font 7 175 tonnes, peuvent embarquer deux hélicoptères et sont équipés de canons de 20 et 35mm.

Ce n’est pas tout, Pékin va construire pas moins de vingt navires garde-côtes de plus de 3 000 tonnes – 10 de 3 000t; 4 de 4 000t; 4 de 5 000t et 2 de 10 000t – trente-six d’un tonnage compris entre 600t et 1 500t; et cinquante d’environ 1 000t (prévus pour 2015).

Les observateurs pensent que la Chine possèdera plus de navires que les USA en 2020, et que ce qui différencie Pékin des autres pays limitrophes de la Mer de Chine du Sud, est que la Chine équipera ses garde-côtes d’armements lourds. De quoi donner des sueurs froides aux stratèges US.

Pour voir les photos des navires chinois (ainsi que l’article), c’est ici.

Renseignement US et loi liberticide…

James Clapper, le directeur du renseignement US a encore frappé. Il a déclaré mercredi lors d’une audition de la commission du renseignement au Sénat:

(…) les gouvernements du Japon et des États-Unis seront en mesure de partager plus de renseignements après que la loi sur le secret d’État ait pris effet au Japon*.

Le Japon est en train de devenir un nouveau partenaire important dans la collecte de renseignements sous le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe.

Certains lecteurs pourraient sauter du coq à l’âne et croire que pour avoir la « chance » de devenir un partenaire (à sens unique?) du renseignement Nord-américain, il suffit de voter des lois liberticides. Ce n’est pas faux. Mais mettons-nous à la place de James Clapper quelques instants.

Voilà un homme qui a été nommé à la tête du plus grand et du plus obscur système de renseignement/espionnage. En plus, un employé totalement inconnu de la NSA, a eu l’affront de s’enfuir en URSS Russie, emportant avec lui des documents compromettant. Comble de l’horreur, tous les processus mis en place autour du monde afin d’assoir l’hégémonie US, semblent échapper à son contrôle. Alors, la moindre des choses pour avoir le droit – suprême – de devenir un acteur de l’espionnage à grande échelle, est bien de restreindre la liberté du peuple. Qu’importe s’il n’est pas d’accord, les médias se chargeront de désamorcer les révoltes.

Et pour finir, l’horreur absolue:

Les terroristes, maintenant, en connaissent plus sur la façon dont les services de renseignement américains recueillent des informations et suivent les nouvelles menaces. Lesdits groupes terroristes ont changé leur façon de communiquer entre eux.

Avec l’Etat-Major russe qui a remis au goût du jour les machines à écrire, il ne manquerait plus que les terroristes (terme qui englobe le reste du monde, pour les USA) réutilisent des pigeons voyageurs…

  • Les législateurs japonais ont promulgué la loi, en Décembre, visant à renforcer la protection des secrets d’Etat. Il permettra aux dirigeants des ministères et aux organismes d’état de désigner des renseignements particulièrement sensibles comme étant des secrets spéciaux. Ceux qui révèleront de telles informations seront punis. La loi entrera en vigueur à la mi-Décembre.

Et voici des nouvelles des USA!

Les dépêches. Voici ce qui fait marcher la machine à propagande écrite. Une grosse partie des journalistes se contentent de développer ces minis-articles, plus ou moins véridiques, plus ou moins crédibles. Je ne suis pas journaliste, loin de là, mais je fais comme eux; de temps en temps, je consulte les dépêches des différentes agences, de par le monde, afin de voir ce qui se passe de beau sur cette planète. Et là, à l’instant, je suis tombé sur des ersatz d’informations; que je vais de ce pas vous livrer.

1- Le Pentagone prêt à entraîner des troupes irakiennes dans un pays tiers.

Cette dépêche nous apprend que l’armée américaine est prête à entraîner dans un pays tiers des forces irakiennes pour des missions antiterroristes afin de combattre les insurgés liés à al-Qaïda (…)
Sous réserve d’un accord de la Jordanie pour accueillir soldats américains et irakiens, cette coopération va vraisemblablement être mise en oeuvre, Washington et Bagdad soutenant l’initiative, a ajouté ce responsable, qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.

Et oui, les USA ne veulent pas prendre le risque de renvoyer des soldats sur place pour entrainer l’armée irakienne. Je devrais plutôt dire les risques, car, en plus des attentats qui pourraient les viser, il ne faudrait pas omettre de signaler les problèmes judiciaires. Avouez que cela ferait tâche si les généraux instructeurs se retrouvaient enfermés à double tour pour crimes de guerre…

2- Ukraine: Kerry fustige des lois contraires aux règles démocratiques de l’UE

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a fustigé vendredi les nouvelles lois adoptées par l’Ukraine contre l’opposition, les jugeant contraires aux règles démocratiques de l’Union européenne.
M. Kerry a estimé devant la presse que cette législation était antidémocratique et violait les normes de l’OSCE et de l’UE, des institutions auxquelles l’opposition ukrainienne veut adhérer, au contraire du régime de Kiev qui s’est rapproché de Moscou.

Faut-il que l’Europe soit devenue si transparente sur le plan diplomatique, lobbyiste et subversif; pour qu’elle soit obligée de faire appel au Secrétaire d’Etat américain. Il est vrai que depuis que l’Ukraine a signé des contrats avec la Russie, les chantres de l’ultra-libéralisme de l’Europe de l’Ouest ont eu une certaine tendance à rapatrier leurs troupes, et à faire taire les clameurs politiques qui voyaient en l’Ukraine un pays avec une main d’oeuvre qualifiée, qui ne demande pas grand chose en salaire – ce que les ouvriers auraient obtenus sans difficultés – et aux portes de l’UE. Mais la suite de cette dépêche vaut son pesant d’or…

Nous pensons profondément que le peuple ukrainien veut être affilié, veut être associé avec l’Europe, a affirmé le chef de la diplomatique américaine.
Et, a brocardé M. Kerry, ce genre de manoeuvre antidémocratique est extrêmement troublante et devrait inquiéter tous les pays qui veulent voir le peuple ukrainien pouvoir, non seulement exprimer ses souhaits, mais également les voir exaucés.

Et aux Etats-Unis, les souhaits du peuple sont-ils exaucés? Et peuvent-ils les exprimer?

3- Les Etats-Unis n’espionneront plus les dirigeants alliés

« J’ai été très clair vis-à-vis de la communauté du renseignement: à moins que notre sécurité nationale soit en jeu, nous n’espionnerons pas les communications des dirigeants de nos alliés proches et de nos amis », a déclaré le président américain lors d’un discours consacré à une réforme des opérations de surveillance gouvernementales.

Pour un peu on y croirait! Mais l’indice est ici: « à moins que notre sécurité nationale soit en jeu… » Sachant que la sécurité intérieure des USA est toujours au centre des attentions d’Obama et de ses prédécesseurs, l’espionnage a encore de beaux jours devant lui. N’empêche que Julie Gayet peut s’enorgueillir du fait d’être devenue espionnable par la NSA. Quelle chance! C’est peut-être pour la raison inverse, que l’actuelle première dame a fait une dépression…

4- Obama: des années avant de mesurer les dégâts provoqués par Snowden

WASHINGTON – Barack Obama a affirmé vendredi qu’il faudrait peut-être des années avant de mesurer pleinement les dégâts provoqués par les révélations de l’ancien analyste du renseignement, Edward Snowden, sur les programmes américains de surveillance.

Finies les belles phrases qui fustigeaient les agissements de la NSA. Finies les phrases qui remerciaient Edward Snowden d’avoir révélé les ignobles façons de faire du nid d’espion américain. Non, tout ceci est oublié. Ed. Snowden a fait des dégâts. Des dégâts. Comme un gosse qui casserait le vase de la grand-mère. Comme un djihadiste qui retournerait son arme contre des rebelles sensés être du même bord. Comme un ex-premier ministre israélien qui détournerait la tête pendant que ses troupes investissent un camp de réfugiés. Bref, des dégâts. Mais à quel niveau? Diplomatique ou secret? Si sur le plan diplomatique il y a eu quelques demande de clarifications (mais du bout des lèvres, il ne faudrait pas fâcher Obama), sur le plan de l’espionnage, les tours de passe-passe de la NSA ont été en partie divulgués. Mais je ne m’en fais pas trop, ils ont sûrement plus d’un Prism dans leur sac…

L’avenir des drones US? Plus petits, plus puissants, bref, plus mortels.

Le Pentagone a dévoilé sa «feuille de route » pour les futures générations de véhicules sans pilote offrant un aperçu de drones plus sophistiqués et mortels au cours des 25 prochaines années.

Le Unmanned Systems Integrated Roadmap, publié la semaine dernière, marque plusieurs étapes qui verront les forces armées des États-Unis de plus en plus dépendantes des avions sans pilote ainsi que des robots terrestres et maritimes dans les prochaines décennies.

Le ministère de la Défense cherche à améliorer la navigation de précision, l’essaimage de munitions et l’autonomie des futurs drones, selon le document.

Les signaux satellites du Global Positioning System (GPS) dont les avions sans pilote dépendent actuellement pour la navigation sont souvent faibles et facilement brouillés. Le Pentagone a donc chargé l’Agence des projets de recherche avancée de défense ( DARPA ) pour résoudre le problème et travailler sur les systèmes de guidage inertiels qui sont résistant aux brouillages.

Le Pentagone veut aussi voir les munitions embarquées sur les drones fournir des explosions plus fortes grâce à l’utilisation de munitions à «nano- particules énergétiques « .

Même si les missions basées sur l’utilisation de drone ont prouvé qu’elles étaient moins cher (économiquement parlant) que les autres missions à forte intensité de main-d’œuvre traditionnelle, le Pentagone pensent qu’ils sont encore chers et cherche à réduire encore davantage les coûts par le développement de robots plus autonomes et le déchargement d’autant de tâches humaines que possible sur des machines.

La feuille de route fait également références à des drones  » nano », robots de la taille d’un insecte conçus pour le sol et l’air, ainsi qu’à des aides robotiques pour fournir de l’aide – sans pilote – aux troupes au sol.

Alors que des drones aériens sont plus largement utilisés et familiers, le document dit que les robots terrestres: « ont fait leurs preuves en Irak et en Afghanistan à travers un éventail de missions. »

La feuille de route comprend également un plan de développement des drones maritimes pour la pose/destruction de mines et la sécurité maritime.

Article original: Pentagon ‘roadmap’ unveils deadlier, smarter drone. PressTV.

Crise et nationalisme: le cas du Japon.

Peut-on penser qu’il existe un pays, sur cette planète, qui ne soit pas dévoré par l’ambition et la cupidité.Ils ne sont pas nombreux les pays qui ont eu le courage de faire machine arrière, d’un point de vue militaire, au moins. Citons le Japon, qui décida de rayer le terme de guerre de sa constitution; l’Afrique du Sud qui, elle, décida de se débarrasser de son arsenal nucléaire pour qu’il ne tombe pas aux mains de l’ANC.

Même si on peut supposer, sans trop se tromper, que Pretoria ne reviendra pas sur sa décision, on ne peut pas en dire autant de Tokyo. Les ambitions du gouvernement ne sont plus secrètes. Le nouveau premier ministre, arrivé à la tête du pays il y a un an de cela, semble vouloir relancer le Japon dans la course mondiale. D’un point de vue économique, cela peut se comprendre et la première disposition qu’il a prise était de mettre la Banque Centrale nippone au pas. La suite, on la connait: mise en route des rotatives, et les yens pullulent. Deuxième phase, qui découle logiquement de l’impression massive de billets, lutter contre la déflation; c’est le chantier qu’il vient de mettre en route, en ce début d’année 2014.

Cependant, revenir sur la scène économique ne lui suffit pas. D’autant plus que les centrales nucléaires ayant été arrêtées, Tokyo est obligé d’importer du gaz, du charbon et du pétrole, ruinant ainsi les efforts de la banque centrale. Lors de ces voeux, il a déclaré vouloir modifier la constitution afin de redoter son pays d’une armée digne de ce nom. Petit rappel, voici l’article 9 du chapitre II de la-dite constitution:

« Chapitre II. Renonciation à la guerre

Article 9. Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur la justice et l’ordre, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux.

Pour atteindre le but fixé au paragraphe précédent, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre. Le droit de belligérance de l’État ne sera pas reconnu. »

Officiellement, il s’agit de se prémunir des attaques qui pourraient découler des rivalités territoriales qui opposent le Japon à la Chine, et par extension à la Corée du Nord. Mais il y a aussi, à prendre en compte, le cas de la Corée du Nord et de son arsenal nucléaire; sans omettre les Etats-Unis qui, ne pouvant pas multiplier les forces de défenses – navales, aériennes, terrestres – pour des raisons économiques et géopolitiques (l’incident ayant opposé une flotte chinoise à un navire nord-américain aurait pu sinon dégénéré, au moins avoir de fâcheuses conséquences diplomatiques), doit pouvoir compter sur un allié sûr et bien doté militairement parlant pour sa protection sur le flanc Ouest.

Alors, cette annonce se veut-elle provocatrice, ou bien réelle. De mon point de vue, le Japon est fini. Que ce soit d’un point de vue social (25% de la population a plus de 65 ans), économique (la planche à billets est une aide, mais à courts terme), territoriale (la catastrophe de Fukushima, en plus de priver le pays de la manne nucléaire, a contaminé une vaste zone que les autorités ont bien du mal à cacher). La seule façon de faire relever la tête d’un pays est de relancer le nationalisme. C’est une fuite en avant qui ne mène que dans un mur. Mais voilà, les politiciens sont ainsi fait qu’ils n’avoueront jamais que leurs politiques  ont tout détruit. Quitte à plonger une région dans la tourmente, voire même le monde entier, la militarisation leur semble être la dernière option. Et la Diplomatie, dans tout ça?

PS. Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2014.

China’s nuclear bomber can hit US military bases: Report

China’s new nuclear bomber can launch strategic missile attacks against US military facilities and those of its allies in the Western Pacific, according to Chinese state media.

H-6K strategic bombers have already been deployed with the 8th and 10th air divisions of the People’s Liberation Army’s Air Force, Watch China Times reports.

The strategic bomber can attack the Japanese mainland with CJ-10 cruise missiles without even leaving Chinese airspace.

With a range of between 1,500 and 2,000 kilometers, the CJ-10 meets the requirements of the PLA Air Force to target US military bases and those of its allies in the Western Pacific, according to the report.

The report notes that “the long-range cruise missile has become a crucial part of China’s nuclear arsenal.”

An H-6K would be able to take off from the air base of the PLA’s 10th air division in Anqing, Anhui province and “strike at all US military bases in South Korea.”

In November, Chinese media released a map showing the locations of major US cities and how they would be impacted by a nuclear attack launched from China’s strategic submarine force.

In addition, major cities in India, Russian, Vietnam, Malaysia and the Philippines are within the range of the Chinese nuclear bomber.

The United States is gravely concerned about China’s new long-range nuclear bomber.

The US-China Economic and Security Review Commission warned in its annual report in November that China is « rapidly expanding and diversifying » its ability to strike US bases, ships and aircraft throughout the Pacific, even places like Guam that were previously out of reach.

China’s H-6K strategic bombers can target US military facilities and those of its allies in the Western Pacific.
China’s H-6K strategic bombers can target US military facilities and those of its allies in the Western Pacific.
Press TV

Le temple de la discorde…

Il est des agissements qui en disent plus qu’un long discourt. Le geste que vient de faire le premier ministre japonais Shinzo Abe en fait partie. Le geste en question pourrait paraître anodin, mais sa visite au temple Yasukuni n’est pas sans soulever des questions.

Petit rappel: le temple Yasukuni est un sanctuaire shinto situé en plein coeur de Tokyo, et qui rend hommage aux japonais ayant donné leur vie pour l’Empereur du Japon. Il y a ainsi quelques deux millions d’âmes qui y seraient sanctifiées. Dont celles des soldats de la deuxième guerre mondiale, celles des soldats ayant colonisé une partie de l’Asie (Chine, Corées…), et enfin celles d’hommes ayant été déclaré criminels de guerre soit par les alliés, soit par le Japon lui-même. D’où la polémique.

Plus simplement, la visite de ce temple peut se comprendre d’un point de vue purement religieux, mais faire le geste d’aller prier les âmes des guerriers morts pour le Japon en pleine tourmente avec la Chine sur les rivalités concernant les îles Senkaku/Diaoyu, peut paraître osé, voire provocateur. D’ailleurs, la communauté internationale n’a pas tardé à faire connaitre son incompréhension. La Chine, la Corée du Sud, la Russie et les USA n’ont pas apprécié, c’est le moins que l’on puisse dire.

Imaginez ce que pourrait penser cette même communauté internationale si François Hollande allait se recueillir sur la tombe du maréchal Pétain. Il aurait beau jeu de se justifier en disant vouloir rendre hommage au combattant de la première guerre mondiale, ces détracteurs n’y verraient qu’un hommage à celui qui dirigea la France occupée durant la seconde guerre mondiale.

Alors même si Shinzo Abe tente de se justifier en disant:

(…) qu’il est de pratique courante pour les dirigeants du monde entier de prier pour les âmes des personnes décédées dans des guerres.

Il n’en reste pas moins que cette vision n’est absolument pas partagée. Cette levée de boucliers avait été lancée au début des années 2 000, lorsque l’ancien premier ministre du Parti Libéral-Démocrate (droite) avait décidé d’aller honorer de sa visite le temple de Yasukuni tous les ans.

Est-ce une énième bravade du gouvernement Abe, ou bien s’agit-il d’une réminiscence d’un sentiment nationaliste qui ne dit pas -encore – son nom?

L’ouverture d’un livre scolaire aux USA peut-il apaiser un Typhon géopolitique en Asie?

Je ne peux pas résister à vous livrer cette nouvelle. Je l’ai lue hier, mais il m’a fallu un moment pour la digérer. Mais c’est promis, après ça je redeviens sérieux.

Voici l’info: Un sénateur de Virginie, aux USA, a déposé un projet de loi afin d’imposer l’utilisation de la double appellation – « mer de l’Est » et « mer du Japon » – dans les manuels scolaires des écoles publiques. Ce projet de loi sera examiné en début du mois de Janvier par le Congrès de l’état en question. Le sénateur Richard Black a affirmé qu’il ne voulait pas envenimer la tension entre Séoul et Tokyo et que le texte est important pour les immigrés coréens aux Etats-Unis.

Donc, à moins d’avoir mal compris l’information, les livres de géographie – et donc d’histoire – US vont être modifiés afin de na pas froisser les ressortissants coréens sur le sol américain, et afin de calmer les tensions en Asie…

Les immigrés coréens seraient-ils plus nombreux que les ressortissants nippons? A moins qu’ils représentent une plus grande part du lectorat de ce sénateur? Ou bien le sénateur aurait-il encore une dent contre les japonais? Et en quoi le fait de modifier des livres scolaires en Amérique du Nord va-t-il faire retomber les tensions en mer du Japon? Serait-ce que le battement d’une page d’un livre aux USA peut calmer un typhon en Asie?

Dans tous les cas, l’idée est lancée. Enfin, façon de parler, car l’année dernière aussi, un sénateur avait déposé une proposition identique, mais elle n’avait pas été adoptée.

Mais pourquoi ne pas aller plus loin? Après tout, en Corée du Nord, elle est appelée « mer orientale de Corée ». Pourquoi cette appellation ne figure pas sur le projet de loi? Et en cherchant bien, la Chine et la Russie ont peut-être, elles aussi, leur mot à dire…

En 2006 le président sud-coréen avait fait une proposition au premier ministre japonais de l’époque – Shinzo Abe – afin de l’appeler « Mer de la Paix », mais il n’y a pas eu de suites.

Escalade militaire en Asie.

L’année 2013 aura vu une augmentation du potentiel militaire japonais.

Il est vrai que le Japon est coincé entre la revendication de la Chine sur les îles Senkaku/Diaoyu et la menace que fait peser sur son territoire la Corée du Nord. Jusqu’ici, l’Empire nippon pouvait compter sur les USA et leurs nombreuses bases disséminées à travers le pays pour calmer les ardeurs chinoises. Mais les Etats-Unis ont-ils encore le pouvoir de s’opposer à celui qui risque de devenir la première puissance mondiale, dans les années à venir?

Tout a commencé par la hausse du budget alloué aux Forces d’Auto-Défense. Vint ensuite la mise à l’eau du porte-hélicoptères Izumo.Je ne parle pas des innombrables discours limites nationalistes du premier ministre Shinzo Abe.

On aurait pu croire que l’escalade allait s’arrêter là, mais non! En effet, le Ministère de la Défense du Japon envisage d’acheter de nouveaux équipements afin de mieux défendre les îles éloignées, en réponse à l’augmentation des activités maritimes de la Chine.

Le ministère a établi une liste des achats pour 2014, dans le cadre d’un programme de défense de 5 ans. Le gouvernement prévoit d’approuver ce programme dès mardi prochain.

Les fonctionnaires du ministère disent vouloir acheter 52 véhicules qui peuvent être utilisés à la fois sur terre et sur l’eau.

Ils veulent aussi acheter 17 avions de transport Osprey à rotors basculants pour permettre le déploiement rapide de troupes, et accessoirement équiper le porte-hélicoptères Izumo, le transformant ainsi en le plus petit porte-avions en exercice.

Le ministère de la Défense souhaite également acquérir 3 drones pour renforcer la surveillance des îles éloignées et les eaux territoriales dans le sud-ouest du Japon. Le Global Hawk de l’armée américaine est un choix probable.

Les fonctionnaires proposent de réduire le nombre de chars et d’armes à feu utilisées par les forces terrestres d’autodéfense. Au lieu de cela, ils veulent acheter 99 véhicules de combat nouvellement développés pour accroître la mobilité. Ils sont équipés de canons montés et roulent sur des pneus.

Cette liste ne paraît pas létale, en elle-même, mais la constitution nippone est très claire, l’article 9 de celle-ci aussi: « le Japon renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation ». La frontière entre la défense et la guerre devient de plus en plus mince, de nos jours…

Dernière minute: le croiseur US, Aegis Cowpens, a évité une collision avec un navire de guerre chinois dans les eaux internationales en mer de Chine du Sud. L’incident a eu lieu alors que le bâtiment américain collectait des informations sur le porte-avions Liaoning, en exercice dans la région. Les rapports indiquent qu’un navire chinois a essayé de forcer le Cowpens à s’arrêter, mais le navire américain a continué sur sa lancée, car il était dans les eaux internationales. Dans un deuxième temps, un autre navire chinois a mis le cap face au Cowpens et s’est arrêté. Le croiseur américain a été contraint de virer de bord afin d’éviter une collision.

Centrafrique: la nouvelle FranceAfrique ou la politique du vide

Ce n’est pas un nouveau paradigme mais une curiosité géopolitique que Jacques Foccart, l’éminence grise de la FranceAfrique à l’Élysée est en train de concocter en République Centrafricaine. Pour la deuxième fois en une année, la France intervient dans un pays de sa zone d’influence exclusive africaine sans aucun motif valable. Encore moins cette fois-ci à Bangui où Paris a renversé l’ex-Président Bozizé en soutenant la rébellion du SELEKA sans se concerter avec Sassou N’guesso et Déby pour que maintenant il faille encore intervenir pour mettre fin à un prétendu chaos sur fond de menace islamiste avec une possible ingérence du groupe Nigérian Boko Haram…Bon la consommation de stupéfiants lors de réunions consacrées à la sécurité régionale peut aboutir à ce genre de situations!

Exit les pontes de la FranceAfrique que sont le Congolais Denis Sassou N’guessou, l’Ivoirien Ouattara et le Tchadien Idriss Déby. Exit toute menace islamiste ou encore un chaos dont tout le monde s’en accommode fort bien lorsqu’il sert les intérêts des multinationales. L’intervention de la France en Centrafrique résulte d’une hantise de voir l’influence chinoise se décaler de la Corne de l’Afrique vers l’Afrique Occidentale après que les intérêts chinois ont été mis à mal par les États-Unis en obtenant la scission du Soudan et la perte d’une partie importante de ses gisements énergétiques ainsi que l’OPA israélienne sur des pays comme le Kenya.

Si l’intervention flagrante de Paris au Mali se justifiait par sa volonté de remodeler sa zone d’influence en sécurisant les gisements d’uranium du Niger voisin d’un intérêt croissant de la part de la Chine d’un côté et en dissuadant Alger d’y empiéter après la disparition de la Libye et le cauchemar de son influence  en Afrique subsaharienne durant des années, celle qui se déroule en Centrafrique relève moins d’une politique cohérente que d’un alignement sur les objectifs US en matière de géostratégie africaine et dont l’objectif numéro un est d’y chasser la Chine là où il est encore possible de le faire. On relèvera l’ambigüité, voire le flou qui entoure la politique africaine de la France depuis 2010.

Ce qui est dur dans ce genre d’interventions, c’est qu’il faille inventer de toutes pièces un ennemi à combattre sur place. Or si en Côté d’Ivoire, c’était Gbagbo et au Mali, l’épouvantail d’une narco-Qaïda, contre qui la France va se battre à Bangui? Les rebelles qu’elle a crée elle même…Cocasse cette histoire!