Archives du mot-clé Syria

Damas se prépare à une double offensive sur deux axes

Les forces armées syriennes se préparent à contrer une solide offensive des forces rebelles mercenaires soutenues par les forces US et israéliennes en provenance des confins jordaniens et dont l’objectif serait la province sudiste de Deraa.

Des renforts de troupes et de blindés syriens encombrent depuis un peu plus de deux jours les axes entre Damas et Deraa.

Washington et ses alliés régionaux ont crée deux armées rebelles mercenaires: l’une basée en Jordanie et l’autre en Turquie. Le plan de guerre en élaboration prévoit au moins un scénario dans lequel les unités de l’armée syrienne seraient prises en tenailles par deux axes d’invasion solidement soutenus par un assaut aérien et balistique américain. Le Casus Belli cette fois-ci serait un « bombardement chimique aux conséquences horribles sur une des banlieues Sud de Damas, plus probablement Jobar ou la Ghouta ».

Plus au Nord, les forces syriennes soutenues par des factions armées palestiniennes, continuent d’avancer en territoire rebelle.

A Homs, l’armée syrienne a réussi  à dégager l’axe stratégique Homs-Damas avec l’aide des unités d’élite iraniennes.

Faisant face à une menace d’un double assaut sur deux fronts éloignés et soutenu par une campagne aérienne US, Damas n’a plus le choix que de transférer des milliers de combattants iraniens vers le Sud, dans la province de Deraa mais surtout au Golan. Le cauchemar absolu de Tel-Aviv. Car l’un des éléments du « Plan de la FIN » du haut commandement de l’armée syrienne est un passage en force sur les hauteurs du Golan en cas d’une invasion étrangère de type irakien. Un plan très longuement élaboré par Hafed Al-Assad, le père de l’actuel président syrien au fond d’un bunker de commandement souterrain protégé par 50 mètres d’acier et 200 mètres de rocs.

Les généraux russes en charge des opérations en Syrie rapportent que leurs homologues syriens sont très susceptibles et insistent sur leur autonomie. La première chose que l’on enseigne dans les académies militaires syriennes est la guerre contre l’ennemi sioniste. Après plus de 6 ans de guerre en Syrie, les forces armées syriennes sont dans un piètre état mais Damas a gardé intacte une division qu’elle n’a jamais utilisé jusque là. Economie des moyens ou dernière balle? Nul ne sait exactement ce que cette petite armée d’un pays du tiers-monde forgée par un pilote de chasse Alaouite avec l’aide de conseillers militaires Allemands ayant réussi à fuir l’Allemagne en 1946 est capable de faire.

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Colonel Suhail, brillant commandant de la redoutable Brigade spéciale connue sous le nom du Tigre, pourrait prendre la relève du président Al-Assad dans un gouvernement dit de « la Fin » 

 

 

 

51 Corrupt State Department officials calling for a global war

In a very weird move, 51 corrupt State Department Officials paid by the Kingdom of Saudi Arabia and the State of Israel signed an internal memo calling for what they call « targeted US military strikes » against the legitimate Government of Syria.

Déja vu? Yeah!

This is the continuation of the same old strategy of Regime changes within the framework of Creative Chaos. For the sake of whom? The same players: Ryad and Tel-Aviv.

So we have 51 State Department officials who could be indicted for felony as they are pushing for a global war agenda for the benefit of foreign States.

 

 

 

 

Syrie: l’aviation syrienne vise un camp d’Ennosra au Sud d’Idlib

Des dizaines d’éléments du Front Ennosra, incluant des commandants opérationnels de cette organisation terroriste, ont péri le 30 mai 2016 près d’Idleb sous les bombes thermobariques de l’aviation syrienne lors d’un raid aérien d’une violence inouïe.

Un camp fortifié du Front Ennosra (Jabhet Ennosra), une puissante organisation terroriste protégée par l’Otan,  situé près de la localité de Mastouma au Sud d’Idleb, a subi un très violent bombardement aérien mené par des chasseurs bombardiers des forces aériennes syriennes.

Le Front Ennosra n’a divulgué aucune information relative à ce raid mais de source indépendante, on estime que des dizaines d’éléments armés du mouvement ont été éliminés, incluant deux commandants régionaux. La zone où se trouvait le camp fortifié d’Ennosra a été entièrement dévastée.

Ce raid aérien de l’armée de l’air syrienne inaugure une nouvelle stratégie adoptée par Damas en coordination avec Moscou. Cette stratégie vise à redonner aux forces aériennes syriennes la pré-éminence de l’action tout en renforçant ses capacités opérationnelles, mises à mal par un très violent conflit de plus de 5 années consécutives.

Pour l’histoire, l’aviation militaire syrienne a joué et continue de jouer un rôle de premier plan dans la guerre en Syrie et ce, en dépit des pertes subies et d’un manque flagrant de pièces de rechange et de carburant. On ne compte plus les hauts faits d’armes accomplis par des pilotes entraînés à affronter des F-16 et des F-15 israéliens. Depuis mars 2011, plus de 950 pilotes syriens sont morts au combat.

Mig29SyrianAF

 

Russian Serviceman Killed in Combat Mission in Syria’s Homs

Russian soldier Anton Yerygin died of heavy injuries sustained during an insurgent attack in Syria’s Homs province, a spokesman of the Khmeimim base reported on May 11.

Anton Yerygin was escorting Russia’s Hmeymim reconciliation center vehicles, when the convoy was shelled by terrorists earlier this week.

“Performing tasks to escort vehicles of the Russian center for reconciliation of opposing sides in Syria’s Homs province, Russian soldier Anton Yerygin received serious wounds in shelling opened by militants,” the spokesperson said.

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Russian soldiers in Syria in front of an Arabic tag saying « Syria Al-Assad »

The soldier was rushed to a Russian military hospital. But Russian medics were unable to save his life. Yerygin has been recommended for a state award posthumously.

SOUTHFRONT

 

A little surprise: Syrian NDF will use T-90S against insurgents

Exclusive Strategika 51

According to our sources from Syria, The National Defense Force, a well-equipped paramilitary force fighting alongside the Syrian Army against Nato backed ISIL and Enosra Front will have the opportunity to use the T-90 S main battle tank in combat in Syria.

The Syrian Armour units are still using T-55’s, T-62’s and T-72 S’ MBT while new T-80’s tanks dispatched by Russia are known to be used since December 2014 by the third Syrian Army Brigade in Southern Damascus within the Capital Defence Force.

Initially, Moscow has stationed its first T-90’s at the Syrian Forward Operation Base in Latakia. But many reports NDF are starting to receive first batches of new tanks. In one occasion, one Russian cargo aircraft was hit by rockets launched by rebels and many T-90’s were damaged by the blasts.

Who will operate the T-90’s on the battlefield?

Open sources media outlets are talking about 2,000 Cuban military Advisers being sent to Syria to drive the new Syrian Battle Tanks but some sources claim more and more North Korean and Iranian military ‘advisers’ are already doing the job.

The North Koreans sent to Syria are said to be very enthusiastic to fight since one Mikoyan Mig-29 Fulcrum North Korean pilot managed recently to wreak havoc near the Turkish Airspace, harassing the Turkish Air Force F-16’s.

Direct Intelligence from Syria and Lebanon

America’s 3000 man contingent inside Iraq, is managing combat operations for ISIS and al Nusra in combination with Israeli forces.

CIA trained Chechens
CIA trained Chechens

The report below was received from Syria and Lebanon this morning.  I will bullet point what I believe are the salient points.

  • ISIS chief, al Baghdadi, was removed from his position 4 months ago because the CIA is putting command of ISIS in the hands of Chechen and Russian jihadists who are both trusted and better trained.
  • This move was resisted and the Chechen forces, numbering 15,000, withdrew to Mosul.
  • This is being done to resist Iranian and Russian involvement both directly and through the new Baghdad intelligence coordination center which is threatening to end the war, something the CIA and Mossad cannot allow.
  • US Special Forces, on the ground in both Syria and Iraq, working out of Deir Ezzur, al Mayaden and Ramadi and receiving logistic support from America’s 3000 man contingent inside Iraq, is managing combat operations for ISIS and al Nusra in combination with Israeli forces.
  • The American assault on Deir Ezzur to “capture” an imaginary “oil official” of ISIS was staged to exfiltrate an American field commander who had been identified by Syria and was about to be captured by Syrian Speznatz.
  • All CIA and Mossad operations with al Nusra (the real Free Syrian Army) and ISIS are directly tied at every level to operations, both military and political, in Ukraine.

Original Arabic text by Naheed Al-Hussainy from Damascus, Syria

   

ناهد الحسيني – دمشق

أكد السفير الدكتور هيثم بو سعيد أمين عام المنظمة الأوروبية للأمن والمعلومات انّ الاتحاد الاوروبي بات امام معضلة صعبة في القضية السورية ولا حلّ الا من خلال انتهاج نمط التهدئة في الخطاب السياسي الذي قد يوحي الى رغبة في اعادة الأمور الى طبيعتها تدريجياً مع الحكومة السورية، وهذا ما عَمِلت عليه وتعمل المنظمة الأوروبية للأمن والمعلومات منذ فترة مع الحكومات الاوروبية، نظراً لخطورة الوضع، مشيرا الى أن الغرب بدء بإرسال إشارات في عدّة اتجاهات، خصوصاً بعد دخول اسرائيل على المسرح السوري جراء قصفها لمواقع للجيش بعد بدء العمليات الجوية الروسية ضد تنظيم الإرهابي داعش. والتدخل الاسرائيلي يُعتبر بمثابة رسالة دعم للجماعات التكفيريةً  وخاصة جبهة النصرة ومتفرعاتها التي تلقى دعم علني من اسرائيل وغضب الأخيرة جراء قصف الطيران الروسي لمواقع داعش.

كما أعلن السفير بو سعيد انّ محاولة قصف موكب ابو بكر البغدادي في منطقة بيجي هو ادعاء صحيح، الاّ انّ البغدادي لم يكن من ضمن الأشخاص الذين أصيبوا جراء القصف الجوي للتحالف الدولي. والغرض من هذا السيناريو هو التحضير لإشاعة مقتله بعد ان تمّ الكشف عن إزاحته منذ اكثر من أربعة أشهر بعد ان كانت هناك مجموعة من الموساد الإسرائيلية ومجموعة أمنية تقوم بحمايته على رأسهم مسؤول اللجنة الأمنية للتنظيم أبي سعد الكربولي قبل حوالي خمسة أشهر، حيث مصيره منذ ذلك الحين بات لغزاً عجزه او وفاته لاحقاً.

وأوضح السفير ابو سعيد الى انّ الخلاف الذي أدّى الى إقصاء البغدادي عن منصبه جاء بعد خلاف بينه وبين القيادة الاستخباراتية الاميركية المحلية من اجل دفع الشيشانيين الى واجهة التنظيم الإرهابي الاَّ انه بقيت السيطرة العراقية على رأس هذا التنظيم مما أوجب صدع كبير في منطقة بيجي في حينها أدى الى خروج حوالي خمسة عشرة الف (١٥،٠٠٠) من الشيشانيين الى الموصل. مشيرا الى ان المعلومات المتوفرة تشير الى ان الهدف من تسلم واجهة القيادة لهذا التنظيم المحظور دوليا هو لاستعماله ورقة ضغط

أميركية على روسيا في الاحداث الجارية في أوكرانيا

وأوضح السفير ابو سعيد الى انّ الخلاف الذي أدّى الى إقصاء البغدادي عن منصبه جاء بعد خلاف بينه وبين القيادة الاستخباراتية الاميركية المحلية من اجل دفع الشيشانيين الى واجهة التنظيم الإرهابي الاَّ انه بقيت السيطرة العراقية على رأس هذا التنظيم مما أوجب صدع كبير في منطقة بيجي في حينها أدى الى خروج حوالي خمسة عشرة الف (١٥،٠٠٠) من الشيشانيين الى الموصل. مشيرا الى ان المعلومات المتوفرة تشير الى ان الهدف من تسلم واجهة القيادة لهذا التنظيم المحظور دوليا هو لاستعماله ورقة ضغط أميركية على روسيا في الاحداث الجارية في أوكرانيا.

وهناك معلومات  تفيد بانه يتم تحضير مجموعات من الأصول الاسلامية التكفيرية للقيام بأعمال أمنية وعسكرية ضد الجيش الروسي وحلفائهم بغية تحجيم الامتداد الروسي وهذه المجموعات موجودة حاليا في الموصل

US Baghdadi Scenario is scandalous 

Nahed al Husaini VT Bureau Chief,  Damascus

Secretary General of the European Department for Security and Information Haissam Bou Said stated that the European Union is facing a difficult dilemma visa-a-vie the Syrian issue, noting that there is no solution except through the adoption of a truce in the political discourse pattern which may suggest a desire to restore things to gradual normality with the Syrian government.

“This is what the Department has worked and is working on for a while with the European governments because of the seriousness of the situation,”  Bou Said commented.

He noted that the West begins to send off signals in several directions , especially after Israel entered the Syrian theater by bombing army positions in the wake of Russian air operations against the terrorist organizations, namely ISIS, Al- Nusra and subsidiaries , which are now overtly backed by Israel.

A reliable source told VT that the Israeli element in the Syrian scene was present from the outburst of the Syrian crisis, via aiding the insurgents with logistics to topple the regime of Bashar al Assad.

The Russians are coordinating now with the Israelis to avoid any collusion incidents in Syrian spaces, and the Syrian army moved now from defensive to offensive strategies, benefitting tremendously from the Russian air cover which is protecting the movements of Syrian military.

The European position is still confused on Syria, because of the Israeli lobby leverage exercised on Top-notch European politicians and governments.

Bou Said also said that the bombing attempt of Abu Bakr al-Baghdadi procession in “Baiji” is true , but al-Baghdadi was not among the people who were injured during the aerial bombardment of the international coalition . The purpose of this scenario is to prepare for the rumor of his death after the revelation that he was removed from his position four months ago. A  group of Mossad, together with the security committee head of the organization Abu Saad al-Karbouli were guarding Al Baghdadi, whose fate since then has become a mystery.

Ambassador Bou Saeed explained that al-Baghdadi was excluded after the dispute which erupted between him and the local US intelligence command regarding pushing the Chechens to the forefront of the terrorist organization, but the Iraqi top control remained, leading to a crack in the organization in “Baiji.” About fifteen thousand ( 15,000 ) of Chechens left as a result and headed for Mosul .

Bou Said indicated that that the reason behind giving the Chechens the upper hand in the organization is to use them as a bargain chip against Russia in the ongoing events in Ukraine.  The intelligence available to the DESI clearly indicates that groups of extremists are being prepared now to take military actions against the Russian army and their allies in order to curtail the Russian sprawl . The groups are positioned in Mosul now, waiting for a signal to move ahead.

Source: Veterans Today

TIME Admits ISIS Bringing Arms, Fighters in From NATO Territory

Late last year, Germany’s broadcaster Deutsche Welle (DW) investigated what turned out to be hundreds of trucks a day carrying billions of dollars in supplies, flowing across the Turkish border into Syria and directly into the hands of the so-called “Islamic State” (ISIS).

The border crossing near the Turkish city of Oncupinar, approximately 100km west of the Syrian city of Kobani, is apparently only one of many such crossings where ISIS fighters, weapons, and materiel move directly under the watch and apparent assistance of NATO.

Image: The summation of ISIS' supplies come from NATO and US-allied territory, primarily Turkey and Jordan. Turkey in addition to being a NATO member since the 1950's also hosts a US air base. No efforts have been made, nor any calls even, to secure Turkey's border and deny what is alleged to be an implacable enemy of the West billions in supplies passing through the West's own territory and into the theater of conflict ISIS is operating in.
Image: The summation of ISIS’ supplies come from NATO and US-allied territory, primarily Turkey and Jordan. Turkey in addition to being a NATO member since the 1950’s also hosts a US air base. No efforts have been made, nor any calls even, to secure Turkey’s border and deny what is alleged to be an implacable enemy of the West billions in supplies passing through the West’s own territory and into the theater of conflict ISIS is operating in.

TIME in their recent article titled, « ISIS Fighters Kill 200 Civilians in Syrian Town, » reported that:

The attacks also came after the group [ISIS] suffered a series of setbacks over the past two weeks, including the loss last week of the Syrian border town of Tal Abyad — one of the group’s main points for bringing in foreign fighters and supplies.

Tal Abyad, a Turkish-Syrian border crossing east of Kobani, is now a second, confirmed point of entry into Syria used by ISIS to supply its ongoing campaign within the country.

Reports of confirmed, extensive logistical networks passing through NATO and US-ally territory, into Syria, contradict the current prevailing narrative that ISIS is an « indigenous » terrorist organization, funded and self-sustaining within the territory it currently holds in both Syria and Iraq. The Western media has attempted to claim with little evidence that ISIS’ immense, global operations are somehow underwritten by « ransom payments » and « black market oil » it has seized in eastern Syria.

Clearly, not only are these reports as untenable as they are untrue, the Western media itself has reported precisely how ISIS has been sustaining its impressive fighting capacity – with billions of dollars of state-sponsored aid flowing through NATO territory, directly to their front lines.

Were the supplies flowing over the Syrian-Iraqi border, it may be possible to argue plausible deniability – with the governments of either nation unable to control either side of the border. However, Turkey, a NATO member since 1952 and host of the United States Air Force’s Incirlik Air Base, has full control of its borders meaning that ISIS-bound convoys not only pass over its borders with the apparent approval of Turkish border guards, but are assembled somewhere within Turkey itself before arriving at the edge of Syrian territory.

No effort has been made to stem the flow of supplies to ISIS from NATO territory, with the Turkish government officially denying the trucks DW videotaped and reported on even exist. This indicates clear NATO complicity in the arming and supplying of ISIS and other Al Qaeda affiliates who are in fact invading Syria from NATO-territory, as well as from US-ally Jordan.

For the West, which feigns indignation in the wake of recent ISIS attacks on France, Tunisia, and Kuwait, while posing as the primary force engaged in war with ISIS directly, it would be a simple matter to close the Turkish-Syrian border with NATO troops to ensure ISIS was shut off completely from the supplies it depends on to maintain its fighting capacity. That the borders are intentionally left open for this extensive daily torrent of supplies, weapons, and fighters to pass over unopposed, is proof positive that ISIS is and has been from the beginning a proxy force intentionally created to stoke fear and support at home for unending war abroad.

Without the threat of ISIS and the chaos it is creating across the Middle East and North Africa (MENA) region, the ability for the West to wage war on its enemies and justify extraterritorial meddling would be severely limited. In fact, the very ISIS forces clearly being armed and supplied by NATO directly, are being used as a pretext by US policymakers to execute recently laid plans to incrementally invade and occupy Syria with US military forces.

The Brookings Institute from which these plans originated, recently used an ISIS assault on Kobani to call for « US boots on the ground » in Syria, an assault which would have been logistically impossible were it not for the daily torrent of supplies the US and its NATO-ally Turkey have themselves intentionally enabled for years to cross into Syria.

To defeat ISIS, its supply lines must be cut – a simple matter to perform that requires only Turkish and other NATO troops to move in and disrupt overt ISIS logistical networks running within their own territory. Instead, the US State Department and US-operated NGOs have even gone as far as condemning what little attempts have been made to control Turkey’s border with Syria. The US State Department’s Voice of America in their article, « Turkish Border Crackdown Imperils Syrian Refugees, » used the pretext of « human rights » to condemn Turkey for what meager control measures it has attempted to put in place.

The fact that the US, with a military base in Turkey itself, has elected not to call for or attempt to implement stricter border security to stem the flow of ISIS supplies, and instead has gone as far as bombing Syrian territory in feigned efforts to « fight ISIS, » proves that the terrorist organization is both a proxy and a pretext. No serious military campaign would be launched against an enemy without identifying and cutting off its supply lines, especially when those supply lines run through that military’s own territory.

The general public across the West, if they truly desire an end to ISIS and its atrocities, will demand what least the West can do – shutting the borders of Turkey and Jordan and ending the flow of supplies to ISIS. This will never happen, thanks to both elementary but effective « divide and conquer » rhetoric miring the Western public in endless circular debate, and the fact that the average Westerner’s understanding of modern warfare and military logistics is derived from Hollywood and television, not maps, history, and basic knowledge.

Tony Cartalucci, Bangkok-based geopolitical researcher and writer, especially for the online magazineNew Eastern Outlook”.

Direct link to the article: Land Destroyer

Guerre en Syrie: SITREP du 07/07/2015

Sitrep/Strategika 51/ 07072015/ 0314Z

Syrie/Zabadani———Voir carte.

Adoptant une nouvelle stratégie pour répondre à la révolution tactique des différents groupes rebelles en Syrie, dont la coalition dénommée « Armée de la conquête », les forces armées syriennes continuent à consolider leurs avancées sur l’axe stratégique du Qalamoun, commandant les confins syro-libanais, avec pour enjeu l’interdiction des lignes d’approvisionnement en hommes et matériel rebelles, la sauvegarde des communications avec le Liban et plus particulièrement la logistique et les communications du Hezbollah libanais entre les deux théâtres. Enfin, circonscrire une propagation des combats ou une irruption rebelle au Liban.

La ville de Zabadani, une localité de 40 000 habitants relevant du Gouvernorat de la grande périphérie de Damas, située au Sud-Ouest de la Syrie à la frontière avec le Liban, occupée par l’armée du Front Ennosra (Al-Qaida renforcée et militarisée) depuis janvier 2012, est devenue l’objet d’une solide offensive syrienne.

L’Avancée des unités syriennes, soutenues par les unités spéciales du Hezbollah Libanais à partir des axes Ouest et Sud a été facilitée par l’artillerie et l’aviation. Des troupes de choc syrienne se sont inflitré derrière les lignes rebelles.

Les informations en provenance du terrain confirment l’effondrement des défenses rebelles et repli des principaux groupes.

Les combats se focalisent actuellement au centre de la localité à moins de 200 mètres de l’hôtel de ville sis à une altitude de 1100 mètres au dessus du niveau de la mer. Les forces combinées font face à une guérilla urbaine caractérisée par une présence affirmée de snipers, l’usage intensif de roquettes antichars contre les véhicules blindés d’infanterie mécanisée BMP et l’emploi des forces spéciales lesquelles doivent avancée dans une zone urbanisée difficile parsemée de pièges et de mines.

Quelques temps avant l’avancée des troupes au sol, l’aviation syrienne a procédé à des lâchers de bombes et de roquettes en plein agglomération densément urbanisée.

La recapture de la ville par l’armée syrienne est presque acquise.

La prise de la localité de Zabadani permettra à l’armée syrienne de:

Renforcer le contrôle du Qalamoun et des confins syro-libanais;

Etendre la zone de contrôle sur la plaine de Zabadani donnant sur les plaines de Homs à l’Est en Syrie centrale (selon un axe Nord-Sud) et mettre cette zone à la portée de l’artillerie syrienne;
Fortification du troisième cercle défensif de la région de Damas et l’axe menant de Djebel El-Cheick à Quneïtra.

Gouvernorat de Homs:

Plus à l’Est, dans le gouvernorat de Homs, les unités de l’armée syrienne sont violemment accrochées par une coalition de groupes armées dont les forces d’Ennosra, notamment autour de la localité de Talbissa. Des rebelles ont réussi à saboter un gazoduc alimentant le Sud-Ouest de la Syrie dans la région de Firkliss, à l’Est de Homs. Le feu fait toujours rage et les éléments du Génie de l’armée syrienne ne parviennent toujours pas à investir les lieux.

Idlib:

Des hélicoptères de l’armée syrienne ont lâché des barils thermobariques sur la localité de Kafr-Aouid et de Mozra dans la région de Zaouia ainsi qu’autour de la base militaire aérienne d’Abu-Dhuhur, encerclée par d’importantes forces rebelles.

Derâa (Sud):

Combats continuels sur l’ensemble des axes de la province. Intervention d’unités spéciales syrienne au Nord de Qunaïtra et raids aériens sur Derâa. Information sur l’élimination de conseillers militaires étrangers au sein des troupes de l’armée de la Conquête (armée rebelle constitué par un conglomérat de douze milices rebelles et dont la salle des opérations est sise en Jordanie)

If Damascus falls, Europe won’t be far behind – US senator

As a new report details the devastation wrought upon Syria by four years of rebellion, a Virginia state senator who once thanked the Syrian government for defending Christians is worried about the fate of Damascus, the Middle East and Europe.

“If Damascus falls, the dreaded black and white flag of ISIS will fly” over Syria, Virginia state Senator Richard Black told RT. “Within a period of months after the fall of Damascus, Jordan will fall and Lebanon will fall,” he said, adding that the self-proclaimed Islamic State would then target Europe next.

Black is no stranger to the Syrian crisis. Last year, he wrote a letter thanking the government in Damascus for a “gallant and effective campaign” to liberate Christian villages on the border with Lebanon. Most Americans are not aware that Christianity started in present-day Syria, he pointed out. (Source: RT)

Le moins que l’on puisse dire est que le sénateur Richard Black semble bien optimiste quand il affirme que dans un délai de quelques mois après une éventuelle chute de Damas, la Jordanie et le Liban seront les suivants à tomber. En réalité, quels que soient les cas de figure, le Liban tombera dès la chute de Damas et la Jordanie sera menacée de disparition définitive de la géopolitique du Moyen-Orient.

Ce qui est vraiment intéressant est que ces déclarations semblent coïncider avec des dizaines d’anciennes prophéties ne disant pas autre chose en substance.

D’un point de vue prospectiviste, il est pour le moins terrifiant que de tenter de prévoir ce qui ce passera en cas de défaite de l’armée syrienne et de chute de Damas. Au minimum une grande guerre généralisée sur l’ensemble de l’espace régional pouvant très rapidement déborder sur un conflit planétaire.

Guerre au Moyen-Orient: confusion des genres au dessus de la Syrie

Des Lokheed-Martin F-22 Raptor et des McDonnell Douglas F/A-18 Hornet de l’US Air Force accompagné d’une vingtaine de General Dynamics F-16 de l’armée de l’air jordanienne, soit une bonne moitié de la flotte aérienne de ce pays en état de voler, ont mené des raids sur des positions de Daech dans la province d’Al-Riqqa en Syrie orientale.

Daech est donc à la fois épouvantail et prétexte à une intervention de forces étrangères en Syrie. Pour la bonne cause dira t-on! Maiss suivez donc la flèche!

Le Roi Abdallah II de Jordanie a beau user de phrases à la Clint Eastwood et d’inscrire des versets du Coran sur les bombes et les missiles que ses avions de combat vont déverser sur Daech, il n’en demeure pas que son pays a joué un rôle certain dans l’apparition de cette légion de chiens de guerre qu’est cette organisation terroriste. Le Nord du royaume Hachémite a en effet abrité pour plus de 14 mois des camps d’entraînement de mercenaires et de volontaires étrangers voulant rejoindre le pseudo-Djihad en Syrie.

Quelle situation étrange: alors que près de Damas, des Mikoyan-Gourevitch Mig-29 bombardent la soi-disant « armée de l’Islam », des Lockheed Martin F-22 américains accompagnés d’avions de combat jordaniens survolent une partie du territoire syrien pour bombarder une autre organisation qui lui est affiliée.

Où tout cela va t-il mener? La réponse à cette question ne peut valoir plus d’une poignée de dollars de plus.

L’aviation syrienne va intensifier ses opérations dans la Ghouta Orientale

L’aviation syrienne a mené plus de 72 raids aériens en une journée sur Douma et diverses localités de la Ghouta orientale près de Damas en réponse à des tirs d’obus de mortier sur la capitale, causant plus d’une centaine de morts.

L’armée syrienne a également riposté aux pilonnages rebelles en utilisant des missiles Sol-Sol et des lances-roquettes multitubes.

Jaish Al-Islam, une faction rebelle proche d’Al-Nosra (Al-Qaïda) mais qualifiée de « modérée » par les médias occidentaux a tiré plus de 120 obus sur Damas à partir de la périphérie Est en une journée, poussant la population à se réfugier dans des abris anti-aériens conçus pour faire face à des bombardements aériens israéliens.

C’est la première fois que des pilonnages rebelles rompent la vie quotidienne des habitants de Damas, d’habitude épargnés par la guerre.

Des responsables de l’armée syrienne ont martelé que les terroristes se trompent lourdement s’ils croient qu’ils vont échapper à leurs forfaits en affirmant que l’armée n’allait lésiner sur aucun effort pour les annihiler. Un autre général syrien a indiqué qu’une opération combinée comportant des régiments de chars n’était plus à écarter pour investir encore une fois les bastions rebelles assiégés par les forces armées depuis plus d’une année.

Les raids aériens sur la Ghouta orientale de Damas vont s’intensifier dans les jours qui viennent.

L’aviation syrienne riposte aux tirs d’obus par les rebelles sur Damas

Damas a subi ce matin des tirs d’obus rebelles tirés par l’organisation terroriste Jaish Al-Islam (Armée de l’Islam), l’un des plus puissants groupes armés retranché dans la périphérie de la capitale. A partir de 0730 du matin (heure locale), plus de 50 obus de mortiers sont tombés sur différentes parties de la ville, causant un nombre indéterminés de victimes, toutes civiles.

101011101012101013Moins d’une heure après le pilonnage rebelle sur Damas, l’aviation syrienne est passé à l’action en procédant à une série de raids aériens sur Douma, le bastion rebelle assiégé depuis plus d’une année d’où les combattants de Jaish Al-Islam ont tiré leurs obus sur Damas. D’après l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, une ONG basée à Londres et proche de l’opposition, les raids aériens sur les bastions rebelles auraient causé la mort de plus de 45 personnes.

Des sources militaires syriennes affirment quant à elles que les Mikoyan-Gurevitch Mig-29 de l’armée de l’air syrienne ont détruit les positions de l’artillerie rebelle.

SAAF aircraft over Damascus

101016Ci-dessus, une photographie prise par le téléphone portable d’un habitant du bastion rebelle de Douma peu après le passage d’un chasseur-bombardier des forces aériennes syriennes. Douma est actuellement contrôlée par Jaish Al-Islam, une faction rebelle considérée comme « modérée » pour certains pays de la région et l’OTAN…!

YouTube ban: How Turkish officials conspired to stage Syria attack to provoke war

“I’ll make up a cause of war by ordering a missile attack on Turkey.” This leaked conversation is coming back to haunt the highest echelons of the Turkish government as it plans a provocation in Syria, while scrambling to contain social media internally.

The leaked audiotapes that reveal Turkey’s highest ministers staging an anti-Assad military intervention in Syria, have already caused YouTube to be shut down in the country, as well as leading to fevered accusations of treachery and betrayal of Turkey’s political interests – “a declaration of war,” as Turkish Foreign Minister Ahmet Davutoğlu put it.

This is of course after intelligence chief Hakan Fidan suggested seizing the opportunity to secure Turkish intervention in the Syrian conflict – a war that has already claimed 140,000 lives, and counting. In the conversation, Davutoğlu is heard saying that Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan sees any attack as an « opportunity » to increase troop presence in Syria, where it has staunchly supported the anti-Assad rebels.
Below is a transcript of that conversation in full.

First Screen

Ahmet Davutoğlu (Ministry of Foreign Affairs):
« Prime Minister said that in current conjuncture, this attack (on Suleiman Shah Tomb) must be seen as an opportunity for us. »

Hakan Fidan (MIT/Intel chief):
« I’ll send 4 men from Syria, if that’s what it takes. I’ll make up a cause of war by ordering a missile attack on Turkey; we can also prepare an attack on Suleiman Shah Tomb if necessary. »

Feridun Sinirlioğlu:
« Our national security has become a common, cheap domestic policy outfit. »

Yaşar Güler:
« It’s a direct cause of war. I mean, what’re going to do is a direct cause of war. »

Ahmet Davutoğlu: I couldn’t entirely understand the other thing; what exactly does our foreign ministry supposed to do? No, I’m not talking about the thing. There are other things we’re supposed to do. If we decide on this, we are to notify the United Nations, the Istanbul Consulate of the Syrian regime, right?

Feridun Sinirlioğlu: But if we decide on an operation in there, it should create a shocking effect. I mean, if we are going to do so. I don’t know what we’re going to do, but regardless of what we decide, I don’t think it’d be appropriate to notify anyone beforehand.

Ahmet Davutoğlu: OK, but we’re gonna have to prepare somehow. To avoid any shorts on regarding international law. I just realised when I was talking to the president (Abdullah Gül), if the Turkish tanks go in there, it means we’re in there in any case, right?

Yaşar Güler: It means we’re in, yes.

Ahmet Davutoğlu: Yeah, but there’s a difference between going in with aircraft and going in with tanks…

SECOND SCREEN:
Yaşar Güler: Maybe we can tell the Syrian consulate general that, ISIL is currently working alongside the regime, and that place is Turkish land. We should definitely…

Ahmet Davutoğlu: But we have already said that, sent them several diplomatic notes.

Yaşar Güler: To Syria…

Feridun Sinirlioğlu: That’s right.

Ahmet Davutoğlu: Yes, we’ve sent them countless times. Therefore, I’d like to know what our Chief of Staff’s expects from our ministry.

Yaşar Güler: Maybe his intent was to say that, I don’t really know, he met with Mr. Fidan.

Hakan Fidan: Well, he did mention that part but we didn’t go into any further details.

Yaşar Güler: Maybe that was what he meant… A diplomatic note to Syria?

Hakan Fidan: Maybe the Foreign Ministry is assigned with coordination…

THIRD SCREEN:
Ahmet Davutoğlu: I mean, I could coordinate the diplomacy but civil war, the military…

Feridun Sinirlioğlu: That’s what I told back there. For one thing, the situation is different. An operation on ISIL has solid ground on international law. We’re going to portray this is Al-Qaeda, there’s no distress there if it’s a matter regarding Al-Qaeda. And if it comes to defending Suleiman Shah Tomb, that’s a matter of protecting our land.

Yaşar Güler: We don’t have any problems with that.

Hakan Fidan: Second after it happens, it’ll cause a great internal commotion (several bombing events is bound to happen within). The border is not under control…

Feridun Sinirlioğlu:I mean, yes, the bombings are of course going to happen. But I remember our talk from 3 years ago…

Yaşar Güler: Mr. Fidan should urgently receive back-up and we need to help him supply guns and ammo to rebels. We need to speak with the minister. Our Interior Minister, our Defense Minister. We need to talk about this and reach a resolution sir.

Ahmet Davutoğlu: How did we get special forces into action when there was a threat in Northern Iraq? We should have done so in there, too. We should have trained those men. We should have sent men. Anyway, we can’t do that, we can only do what diplomacy…

Feridun Sinirlioğlu: I told you back then, for God’s sake, General, you know how we managed to get those tanks in, you were there.

Yaşar Güler: What, you mean our stuff?

Feridun Sinirlioğlu: Yes, how do you think we’ve managed to rally our tanks into Iraq? How? How did we manage to get special forces, the battalions in? I was involved in that. Let me be clear, there was no government decision on that, we have managed that just with a single order.

FOURTH SCREEN:
Yaşar Güler: Well, I agree with you. For one thing, we’re not even discussing that. But there are different things that Syria can do right now.

Ahmet Davutoğlu: General, the reason we’re saying no to this operation is because we know about the capacity of those men.

Yaşar Güler: Look, sir, isn’t MKE (Mechanical and Chemical Industry Corporation) at minister’s bidding? Sir, I mean, Qatar is looking for ammo to buy in cash. Ready cash. So, why don’t they just get it done? It’s at Mr. Minister’s command.

Ahmet Davutoğlu: But there’s the spot we can’t act integratedly, we can’t coordinate.

Yaşar Güler: Then, our Prime Minister can summon both Mr. Defence Minister and Mr. Minister at the same time. Then he can directly talk to them.

Ahmet Davutoğlu: We, Mr. Siniroğlu and I, have literally begged Mr. Prime Minster for a private meeting, we said that things were not looking so bright.

FIFTH SCREEN:
Yaşar Güler: Also, it doesn’t have to be a crowded meeting. Yourself, Mr. Defence Minister, Mr. Interior Minister and our Chief of Staff, the four of you are enough. There’s no need for a crowd. Because, sir, the main need there is guns and ammo. Not even guns, mainly ammo. We’ve just talked about this, sir. Let’s say we’re building an army down there, 1000 strong. If we get them into that war without previously storing a minimum of 6-months’ worth of ammo, these men will return to us after two months.

Ahmet Davutoğlu: They’re back already.

Yaşar Güler: They’ll return to us, sir.

Ahmet Davutoğlu: They’ve came back from… What was it? Çobanbey.

Yaşar Güler: Yes, indeed, sir. This matter can’t be just a burden on Mr. Fidan’s shoulders as it is now. It’s unacceptable. I mean, we can’t understand this. Why?

SIXTH SCREEN:
Ahmet Davutoğlu: That evening we’d reached a resolution. And I thought that things were taking a turn for the good. Our…

Feridun Sinirlioğlu: We issued the MGK (National Security Council) resolution the day after. Then we talked with the general…

Ahmet Davutoğlu: And the other forces really do a good follow up on this weakness of ours. You say that you’re going to capture this place, and that men being there constitutes a risk factor. You pull them back. You capture the place. You reinforce it and send in your troops again.

Yaşar Güler: Exactly, sir. You’re absolutely right.

Ahmet Davutoğlu: Right? That’s how I interpret it. But after the evacuation, this is not a military necessity. It’s a whole other thing.

SEVENTH SCREEN
Feridun Siniroğlu: There are some serious shifts in global and regional geopolitics. It now can spread to other places. You said it yourself today, and others agreed… We’re headed to a different game now. We should be able to see those. That ISIL and all that jazz, all those organisations are extremely open to manipulation. Having a region made up of organisations of similar nature will constitute a vital security risk for us. And when we first went into Northern Iraq, there was always the risk of PKK blowing up the place. If we thoroughly consider the risks and substantiate… As the general just said…

Yaşar Güler: Sir, when you were inside a moment ago, we were discussing just that. Openly. I mean, armed forces are a « tool » necessary for you in every turn.

Ahmet Davutoğlu: Of course. I always tell the Prime Minister, in your absence, the same thing in academic jargon, you can’t stay in those lands without hard power. Without hard power, there can be no soft power.

EIGTH SCREEN
Yaşar Güler: Sir.

Feridun Sinirlioğlu: The national security has been politicised. I don’t remember anything like this in Turkish political history. It has become a matter of domestic policy. All talks we’ve done on defending our lands, our border security, our sovereign lands in there, they’ve all become a common, cheap domestic policy outfit.

Yaşar Güler: Exactly.

Feridun Siniroğlu: That has never happened before. Unfortunately but…

Yaşar Güler: I mean, do even one of the opposition parties support you in such a high point of national security? Sir, is this a justifiable sense of national security?

Feridun Sinirlioğlu: I don’t even remember such a period.

NINTH SCREEN:
Yaşar Güler: In what matter can we be unified, if not a matter of national security of such importance? None.

Ahmet Davutoğlu: The year 2012, we didn’t do it 2011. If only we’d took serious action back then, even in the summer of 2012.

Feridun Sinirlioğlu: They were at their lowest back in 2012.

Ahmet Davutoğlu: Internally, they were just like Libya. Who comes in and goes from power is not of any importance to us. But some things…

Yaşar Güler: Sir, to avoid any confusion, our need in 2011 was guns and ammo. In 2012, 2013 and today also. We’re in the exact same point. We absolutely need to find this and secure that place.

Ahmet Davutoğlu: Guns and ammo are not a big need for that place. Because we couldn’t get the human factor in order…

Source: RT

Conflit en Syrie: Un général-major de l’armée syrienne blessé au combat à Deir Ezzor

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Selon des indications recueillies, le général-major Issam Zahreddine, l’un des plus populaires des commandants supérieurs au sein de l’armée syrienne a été blessé au combat à Al-Rushdya à Deir Ezzor. Ce général de la garde républicaine syrienne devait conduire l’assaut visant à libérer Andaan près d’Alep (Nord du pays) mais a été muté à la dernière minute à Deir Ezzor où la situation militaire se dégradait. Le général de la garde a été blessé alors qu’il conduisait une opération de recherche-destruction dans l’un des quartiers les plus chauds de Deir Ezzor.

Ailleurs, les forces syriennes soutenues par des unités du Hezbollah libanais ont complètement investi les localités de Deir Attya et Al-Nabak après de durs combats contre les factions rebelles. L’assaut gouvernemental a été mené par les officiers les plus aguerris en matière de tactique militaire.

Battant en retraite, les extrémistes d’Al-Qaïda ont investi l’hôpital Al-Bassel (du nom du frère ainé décédé du Président syrien) de la ville de Deir Attya et ont systématiquement éliminé à la grenade et au fusil d’assaut l’ensemble des blessés et autres malades s’y trouvant, nonobstant leurs appartenance à l’un ou l’autre camp.

Les unités de l’armée syrienne ayant conduit l’assaut à Deir Attya et Al-Nabak étaient secondées par les milices du parti Baath, les comités de la défense populaire et des éléments du Hezbollah libanais.

Le retrait des rebelles de Al-Nabak a été soudain et s’est déroulé d’une manière désorganisée. Ce retrait a encouragé certains citoyens à prendre les armes contre les rebelles en retraite.

D’autres unités ont pénétré dans la localité voisine de Ain Al-Baydhaa. Des renforts rebelles ont été dépêchés en urgence au Qalamoun depuis Arsaal au Liban. Une décison saoudienne hâtive pour tenter de limiter les dégâts.

La rébellion syrienne a accusé l’armée gouvernementale d’avoir perpétré un massacre à Deir Attya. Elle accuse également Damas d’avoir tiré au moins un missile balistique de type SCUD sur la ville de Qaraa. De fait, un missile a visé un centre de commandement rebelle à Qaraa, provoquant d’immenses dégâts matériels et facilitant l’entrée d’unité de la sécurité intérieure et d’autres relevant des renseignements militaires. Ces dernières ont été freinées par la découvertes de pièges et de bombes artisanales improvisées (Improvised explosive devices ou IED) pesant plus de 80 kilogrammes.

Les combats continuent à Alep où les différentes factions rebelles se battent souvent les unes contre les autres ou font face à l’avancée lente mais progressive des troupes syriennes. Au milieu de ce chaos, les combattants kurdes suscitent l’intérêt de l’ensemble des protagonistes à l’exception des extrémistes islamistes pour lesquels tous ceux qui ne sont pas avec eux sont des hérétiques à éliminer. Les kurdes font l’objet d’un traitement de faveur de la part de Damas mais également de l’Arabie Saoudite. Cette dernière tente de récupérer les kurdes pour les rallier au front anti-pouvoir.

Ce qui se passe en Syrie n’est pas exempt d’un certain déterminisme historique. Aux enjeux géopolitiques contemporains et aux rivalités régionales se superposent d’autres clivages fort anciens.

Les défaites des factions rebelles à Damas et leur situation difficile à Alep n’ont pas eu d’effet notable sur le moral des pays soutenant mordicus et contre vents et marées un changement de régime à Damas. Ryad a déjà ordonné une autre contre-offensive tandis qu’Israël vient de rendre public un rapport sur la situation militaire en Syrie dans lequel il souligne que grâce à l’affaiblissement de l’armée syrienne dans cet interminable conflit, l’armée israélienne peut arriver aux portes de Damas en « quelques heures seulement » alors qu’il fallait plus d’une semaine avant la guerre.

Tel-Aviv estime qu’il est dans son intérêt que la guerre perdure en Syrie car plus le temps passe, plus l’armée syrienne s’affaiblit. Pour les israéliens, la seule force militaire organisée en Syrie n’est plus l’armée syrienne mais le Hezbollah libanais. Une analyse que partagent les Saoudiens.

Sur le terrain, l’ordre initial ordonnant à l’ensemble des personnels des forces armées syriennes de garder l’uniforme ou le treillis de combat, le grade et les insignes pour maintenir la cohésion des troupes et la discipline a été l’une des marques distinctives de ce conflit. L’armée syrienne est certes affaiblie mais l’apport de conscrits du contingents et de volontaires au sein des comités de défense populaires et les milices du parti ont permis de pallier à certaines déficiences comme les défections ou les désertions.

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » selon Clauzewitz . Et cette guerre en Syrie  continue pour obtenir des gains politiques à faire valoir autour d’une table à Genève. En attendant, un des plus beaux pays du Levant subit la destruction sur l’autel d’intérêts géostratégiques n’ayant rien à voir avec le bien-être des populations civiles.

Syrie: une délégation algérienne décerne le Burnous de l’héroïsme à Bashar Al-Assad

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Une délégation algérienne représentant des organisations d’anciens combattants a rencontré à Damas le Président syrien Bashar Al-Assad auquel elle décerné le Burnous de l’héroïsme et rappelé le souvenir du légendaire Emir Abdelkader.

Recrudescence de saisies de produits chimiques à la frontière syro-turque.

Le principal parti d’opposition turc (le Parti Républicain du Peuple CHP) a soulevé des questions sur la saisie de matériel chimique, ainsi que de barils de fret non identifiés, dans des véhicules qui tentaient de franchir illégalement la frontière en direction de la Syrie ce week-end.

« Une personne a été arrêtée. Les barils qui sont suspectés de contenir des matières chimiques étaient à l’intérieur des véhicules. Le trafic va de la Turquie vers la Syrie. Ne soyez pas surpris si une déclaration suggérant que la personne arrêtée est un espion syrien, vient du gouvernement « , à déclaré Farouk Loğoğlu, vice-président du CHP, le 4 novembre.

Les unités frontalières de patrouille turcs ont saisis environ une tonne de souffre en plus de huit barils scellés, dont le contenu était inconnu, à partir d’un convoi tentant d’entrer illégalement dans le pays à partir de la Syrie, le 2 novembre, a annoncé l’état-major général dans un communiqué publié sur son site officiel .

Le convoi de trois véhicules a refusé de s’arrêter alors qu’il tentait de franchir illégalement la frontière près de la ville turque de Reyhanlı, selon le communiqué.

La police para-militaire a été obligée de tirer dans les pneus des véhicules pour les arrêter, et trois chauffeurs ont sauté et se sont enfuis en direction de la Syrie. L’un d’entre-eux a été arrêté, a déclaré l’état-major général, sans préciser la nationalité du suspect. Le butin de souffre et de l’autre substance non identifiée sera examiné par une équipe de spécialistes militaires, indique le communiqué.

Loğoğlu, quant à lui, a également exprimé ses doutes au sujet d’allégations selon lesquelles les groupes rebelles syriens radicaux cherchaient à se procurer des matériaux qui pourraient être utilisés pour produire du gaz sarin hautement toxique avait été découvert.

Par ailleurs, l’adjoint du CHP, Hursit Güneş a critiqué la libération du principal suspect dans la même affaire, après une audience devant un tribunal local à Adana le 30 octobre.

«Nous voulons que cette affaire ne soit pas classée. Si l’affaire à Adana est classée et les terroristes acquittés, alors ce sera une honte pour la Turquie. La Turquie ne peut pas être un endroit où des éléments d’Al-Qaïda peuvent être nourris et se reposer « , a déclaré Güneş .

Le suspect visé par Güneş, un citoyen syrien de 35 ans, identifié comme étant  Hytham Qassap , a été accusé d’établir une connexion avec un réseau en Turquie pour acheminer des matériaux chimiques pour le Front al-Nusra, al- Qaïda et les djihadiste des brigades d’Ahrar al-Sham.

L’acte d’accusation a été basé sur l’enquête concernant les produits chimiques saisis dans la province méridionale de Hatay à la fin Mai. Il contenait également le témoignage de Qassap dans lequel il aurait avoué ses liens avec les Brigades  d’Ahrar al-Sham et son déménagement pour la ville d’Antakya en suivant les instructions de son chef, Abou Walid.

Un article du Financial Times, publié le 1er Novembre depuis la ville de Öncüpınar dans la province d’Anatolie du sud, note que les 78.000 réfugiés de la ville étaient, désormais, plus nombreux que les 60.000 habitants.

 » Les combattants sont en Turquie pour se reposer, récupérer et de se regrouper avant la prochaine attaque en Syrie. Quatre combattants de la ville syrienne de Homs sont assis les jambes croisées sur le sol de leurs dortoirs exigus. Sur le mur à côté d’eux se trouvent les drapeaux de l’opposition syrienne, de la Turquie et le drapeau noir du djihad. Les hommes louent avec effusion Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre de la Turquie, pour le libre passage qu’Ankara leur a accordé pour la traversée de la frontière. «Qui est notre père? Qui est notre père? Demande Abu Mahir, un combattant pour un groupe connu sous le nom des Brigades de Farouk. «Père Erdogan, nous l’adorons », répond l’autre homme, a rapporté le Financial Times.

Article original (en anglais) ici.

Turquie: Davutoğlu nie avoir donné un coup de main à Israël pour les frappes en Syrie, qui, selon lui, ne sont pas encore confirmées!

Voici un article d’Hurriyet sur la conférence de presse donnée le 1° Novembre à Istanbul, par le ministre des affaires étrangères turque Ahmet Davutoğlu.

Le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a rejeté les allégations selon lesquelles la Turquie a donné des renseignements à Israël lors d’une attaque contre une base militaire près de la ville côtière syrienne de Lattaquié tôt le 31 octobre.

« Il s’agit d’une tentative pour donner l’impression que la Turquie a coopéré avec Israël. Nous avons des problèmes avec la Syrie, des problèmes fondés sur un principe. Mais permettez-moi de le dire clairement: le gouvernement turc n’a jamais coopéré avec Israël contre un pays musulman, et il ne le fera jamais « .

Plusieurs rapports, citant des responsables anonymes américains, disaient qu’Israël visait un centre de stockage de missiles de fabrication russe SA125; missiles susceptibles d’être fourni au Hezbollah.

Des rapports relayés par les médias israéliens ont affirmé que la Turquie était derrière l’attaque à Lattaquié, en révélant des informations majeures à Israël.

Davutoğlu a dénoncé ces rapports, les décrivant comme «propagande noire». «Ce [les rapports] sont des tentatives de jeter une ombre sur la lutte légitime du peuple syrien et l’attitude de la Turquie avec ses principes. Il est hors de question pour nous de participer à une opération commune « , a t-il dit.

Davutoğlu a également ajouté que la Turquie s’opposait à une telle opération israélienne, mais a souligné que les informations sur les frappes n’avaient pas encore été confirmées.

Iran-Turquie, aucunes rivalités.

Lors de la conférence de presse , M. Davutoğlu a insisté sur l’amitié et le partenariat turco-iranien.  » Nous avons des relations profondes et historiques. Certains milieux pourraient vouloir nous représenter comme deux voisins rivaux. Certains peuvent même le désirer. Mais au contraire, la Turquie et l’Iran sont amis « , a t-il dit.

Davutoğlu a également défendu son: « zéro problème avec les voisins », en disant qu’il a eu des entretiens très intenses avec presque tous les pays voisins de la Turquie au cours des deux derniers mois. La position de la Turquie concernant la Syrie et l’Egypte étaient basée sur des principes politiques, les relations avec l’Irak se sont améliorées, tandis que des efforts ont été faits pour surmonter les problèmes de relations avec l’Arménie et la partie grecque de Chypre.

Pour sa part, M. Zarif a critiqué les embargos étrangers contre l’Iran, avertissant que ceux-ci sont contreproductifs sauf si ils ont un but précis. « Les embargos ne devraient pas être le but en soi; ils devraient être un chemin vers une solution. Si ils n’atteignent pas leur objectif, ils ne font qu’augmenter la résistance du peuple iranien « .

Dans une conférence de presse plus tôt, les deux ministres des Affaires étrangères ont mentionné des préoccupations similaires quant à la nature sectaire du conflit en Syrie.

Sans commentaires…

Syrie: entre Rendez-vous à OK Corall et Saint-Barthélemy, les rebelles s’entre-tuent!

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La guerre continue en Syrie. Entre l’armée régulière syrienne d’un côté et l’armée syrienne libre (ASL) mais aussi entre cette dernière et les extrémistes pro-Qaïda. Ces derniers sont en guerre contre le gouvernement, la rébellion, les kurdes, les irakiens et le reste du monde. Dans les zones où les rebelles et les radicaux religieux se côtoient, on est revenu à l’époque des duels publics, des ordalies et des règlements de compte. C’est ainsi que 22 rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) et 14 combattants islamistes ont été tués hier,  01 novembre 2013,  dans une localité du Nord de la Syrie après que le chef islamiste local commandant Jabhet Ennosra, un certain Abou Omar, ait été suspecté d’avoir eu des relations intimes avec l’épouse du chef local de l’armée syrienne libre. Un duel public qui s’est transformé en bataille de rue où les deux protagonistes ont utilisé des armes lourdes…

Conflit au Moyen-Orient: des avions israéliens bombardent la province de Lattaquié

Selon des informations partiellement confirmées par un responsable américain via CNN et rapportées par la chaîne libanaise d’information en continu Al-Mayadeen, des chasseurs-bombardiers israéliens ont bombardé des sites de missiles anti navires syriens à Lattaquié, sur le littoral méditerranéen.

Des missiles SS-N de type Yakhont ont été ciblés par des raids de l’aviation israélienne dans ce qui s’apparente à la sixième intervention flagrante d’Israël dans le conflit en cours en Syrie.

L’aviation israélienne a également bombardé des positions de l’armée syrienne pour couvrir le retrait de commandos israéliens infiltrés au sein des rebelles à partir du littoral pour localiser et identifier les sites de lancement de missiles syriens.

L’armée israélienne offre des facilités directes à des factions rebelles en Syrie. C’est le cas notamment au Golan occupé par Israël où les unités israéliennes ont établi des hôpitaux de campagne, des QG de commandement et un feu de soutien au profit des rebelles pseudo-islamistes en guerre contre le régime syrien.

Le Président syrien Bashar Al-Assad a insisté à plusieurs reprises que le conflit ravageant son pays depuis presque trois ans est une guerre régionale à portée universelle dans laquelle Israël et ses alliés jouent un rôle primordial.

Frontière syro-turque: les extrémistes auraient utilisé des armes chimiques contre les Kurdes

Des informations non confirmées rapportent que les factions islamistes extrémistes du chef de guerre français Daech auraient utilisé des gaz de combat contre les forces d’autodéfense kurdes à Hassakeh au Nord-est de la Syrie, près de la frontière turque.

De très durs combats opposent depuis des semaines les extrémistes islamistes relevant d’Al-Qaïda, dirigés par Daech et les comités de la résistance kurde soutenus par le PKK turc et les forces du Kurdistan irakien pour le contrôle des confins frontaliers entre la Turquie et la Syrie.

Suicide saoudien

Lâchée par les États-Unis en Syrie, l’Arabie saoudite va t-elle se suicider à défaut de pouvoir vaincre ? C’est ce que l’on pourrait conclure des événements suivants :

Le 31 juillet 2013, le prince Bandar Ben Sultan s’est rendu en Russie où il n’a pas seulement été reçu par son homologue, le chef des services secrets, mais par le président Vladimir Poutine. Il existe deux versions de cette rencontre. Pour les Saoudiens, Bandar s’est exprimé au nom du royaume et des États-Unis. Il a proposé d’acheter pour 15 milliards de dollars d’armement russe si Moscou laissait tomber la Syrie. Pour les Russes, il s’est exprimé avec arrogance en menaçant d’envoyer des jihadistes perturber les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi si Moscou persistait à soutenir le régime laïque de Damas, puis en cherchant à le corrompre. Quelle que soit la vérité, le président Poutine a ressenti les propos de son interlocuteur comme des insultes à la Russie.

Le 30 septembre, le prince Saoud Al-Faisal avait été inscrit à l’ordre du jour du débat général de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, mais furieux du réchauffement des relations irano-US, le ministre saoudien des Affaires étrangères est parti sans s’excuser. Dans sa colère, il a refusé que son discours, préparé et imprimé à l’avance, soit distribué aux délégations.

Le 11 octobre, le secrétaire général adjoint des Nations Unies et ancien responsable du département d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, recevait une délégation libanaise. Parlant au nom de M. Ban, mais probablement plus encore au nom du président Obama, il n’a pas eu de mots assez durs pour critiquer la politique étrangère saoudienne, faite de « rancunes » et incapable de s’adapter au monde qui change.

Le 18 octobre, l’Assemblée générale des nations Unies élisait, par 176 voix sur 193, l’Arabie saoudite comme membre non-permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2014. L’ambassadeur Abdallah El-Mouallemi se félicitait de cette victoire qui reflète « l’efficacité de la politique saoudienne marquée par la modération » (sic). Cependant quelques heures plus tard, le prince Saoud Al-Faisan publiait un communiqué aux accents nassériens sur l’incapacité du Conseil de sécurité et le refus du royaume d’y siéger. Si le motif officiel principal évoqué était la question syrienne, le ministre s’offrait le luxe de dénoncer également la question palestinienne et celle des armes de destruction massive au Proche-Orient, c’est-à-dire de désigner comme ennemis de la paix à la fois l’Iran et Israël. Sachant que la critique de la politique syrienne des Nations unies est une mise en cause directe de la Russie et de la Chine, qui y firent usage par trois fois de leurs droits de veto, ce communiqué était une insulte faite à Pékin, bien que la Chine soit le principal client actuel du pétrole saoudien. Cette volte-face, qui plongea l’Organisation dans la consternation, fut néanmoins bruyamment saluée par les présidents de la Turquie et de la France qui déclarèrent partager les « frustrations » de l’Arabie saoudite sur la Syrie.

Le 21 octobre, le Wall Street Journal révélait que le prince Bandar Ben Sultan avait invité à son domicile des diplomates européens en poste à Riyad. Le chef des services secrets leur aurait narré la fureur saoudienne face au rapprochement irano-US et au retrait militaire US de Syrie. Devant ses hôtes interloqués, il aurait annoncé que le royaume allait en rétorsion retirer ses investissements d’Amérique. Revenant sur l’épisode du siège au Conseil de sécurité, le quotidien précisa que, selon le prince Bandar, le communiqué n’était pas dirigé contre Pékin, mais contre Washington ; une précision d’autant plus intéressante qu’elle ne correspond pas à la situation.

Face à l’incrédulité suscitée par ces déclarations et aux commentaires apaisants du département d’État, le prince Turki Ben Faisal expliqua à Reuters que les paroles de son ennemi personnel, Bandar, engageaient bien le royaume et que cette nouvelle politique ne serait pas remise en question. Il n’est donc plus question d’une division du pouvoir entre les deux branches rivales de la famille régnante, les Sudairi contre les Shuraim, mais bien de leur vision commune.

En résumé, l’Arabie saoudite insultait la Russie en juillet, la Chine il y a deux semaines, et maintenant les États-Unis. Le royaume annonce qu’il retirera ses investissements d’Amérique pour se tourner probablement vers la Turquie et la France, même si aucun expert ne voit comment cela serait possible. Deux explications de ce comportement sont possibles : soit Riyad feint la colère pour permettre à Washington de continuer la guerre en Syrie sans en prendre la responsabilité, soit la famille des Séoud commet un suicide politique.

La première hypothèse semble infirmée par la sortie du prince Bandar devant les ambassadeurs européens. S’il jouait en sous-main pour les États-Unis, il s’abstiendrait de venir prêcher la révolution auprès de leurs alliés.

La seconde hypothèse rappelle le comportement des chameaux, animaux fétiches des bédouins saoudiens. Ils sont réputés capables de se laisser animer durant des années par leurs rancunes et de ne pas trouver le calme avant d’avoir assouvi leur vengeance, quel qu’en soit le prix à payer.

Or, la survie de l’Arabie saoudite est en jeu depuis la nomination de John O. Brennan à la tête de la CIA, en mars 2013. Jadis en poste en Arabie, c’est un adversaire résolu du dispositif mis en place par ses prédécesseurs avec Riyad : le jihadisme international. M. Brennan considère que si ces combattants ont fait du bon boulot, jadis, en Afghanistan, en Yougoslavie et en Tchétchénie, ils sont devenus à la fois trop nombreux et ingérables. Ce qui était au départ quelques extrémistes arabes partis faire le coup de feu contre l’Armée rouge est devenu une constellation de groupes, présents du Maroc à la Chine, qui se battent en définitive bien plus pour faire triompher le modèle saoudien de société que pour vaincre les adversaires des États-Unis. Déjà, en 2001, les États-Unis avaient pensé éliminer Al-Qaïda en le rendant responsable des attentats du 11-Septembre. Cependant, avec l’assassinat officiel d’Oussama Ben Laden, en mai 2011, ils avaient décidé de réhabiliter ce système et en firent très grand usage en Libye et en Syrie. Jamais sans Al-Qaïda, Mouamar el-Kadhafi aurait pu être renversé comme l’atteste aujourd’hui la présence d’Abdelhakim Belhaj, ex-numéro 2 de l’organisation, comme gouverneur militaire de Tripoli. Quoi qu’il en soit, aux yeux de John O. Brennan, le jihadisme international devrait être ramené à de faibles proportions et n’être conservé que comme force d’appoint de la CIA en certaines occasions.

Le jihadisme est non seulement la seule force effective de l’Arabie saoudite, dont l’armée est divisée en deux unités obéissant aux deux clans de la famille des Séoud, mais c’est aussi son unique raison d’être. Washington n’a plus besoin du royaume pour se fournir en hydrocarbures, ni pour plaider la cause de la paix avec Israël. D’où le retour au Pentagone du vieux plan néoconservateur : « Jeter les Séoud hors d’Arabie », selon le titre d’un Powerpoint projeté en juillet 2002 devant le Conseil politique du département de la Défense. Ce projet prévoit le démantèlement du pays en cinq zones distinctes, dont trois sont appelées à former des États indépendants les uns des autres et deux devraient être rattachés à d’autres États.

En choisissant l’épreuve de force avec les États-Unis, la famille des Séoud ne leur donne pas le choix. Il est improbable que Washington se laisse dicter sa conduite par quelques bédouins fortunés, mais prévisible qu’il va les remettre au pas. En 1975, ils n’hésitèrent pas à faire assassiner le roi Faysal. Cette fois, ils devraient être plus radicaux encore.

Thierry Meyssan

Voltairenet

Photo du jour: un soldat de l’armée syrienne…30 mois de résistance!

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Un soldat des forces armées syriennes sur le bord d’une route reliant Homs à Alep. En 30 mois de conflit, loin de se disloquer, l’armée syrienne a connu un profond remaniement et une véritable révolution tactique: son organisation est devenue plus flexible avec une nette prépondérance des troupes de choc. Les unités de l’armée syrienne se battent sur trois fronts majeurs (Nord, Littoral, Sud) répartis entre 284 lieux d’affrontements. Fait important, les meilleures unités sont gardées en réserve en cas d’affrontement direct avec Israël…

Syrie: l’aviation gouvernementale intervient dans les combats inter-rebelles

Selon des informations publiques, l’aviation syrienne est intervenue à plusieurs reprises dans les combats acharnés opposant les rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) aux phalanges islamistes extrémistes du chef extrémiste  Daesh, de nationalité française.

Sous les yeux étonnées des rebelles de l’ASL, les bombardiers tactiques de l’armée gouvernmentale ont bombardé des convois lourdement armés des islamistes radicaux près de Rif Haska, bien mieux armés et plus puissants sur le terrain.

Les phalanges surarmées de Daesh ont fait irruption en Syrie il y un peu plus d’un mois et se sont caractérisé par leur extrême acharnement à tout détruire et à se battre contre tous les protagonistes. Ils ont mené des combats d’une extrême intensité avec les comités de défense kurde, avant de retourner leurs armes contre les rebelles de l’ASL et d’autres factions d’Al-Qaïda. Ils ont réussi à mettre en échec les forces gouvernementales à plusieurs reprises. Leur extrémisme, leur propension à ne laisser aucun survivant après leur passage et l’absence de tout programme politique a entraîné leur isolement en Syrie. En un mois, ce groupe a réussi non seulement à s’aliéner l’ensemble des protagonistes dans le conflit mais d’autres acteurs régionaux non-étatiques comme le PKK turc.

Le chef de guerre Daesh a été donné pour mort aujourd’hui en début de soirée par des sources gouvernementales. D’après ces informations, il aurait été tué lors d’un bombardement aérien dans la campagne de Lattaquié.

La question qui demeure en suspense est celle de savoir qui a été dernière le phénomène Daesh? Ce groupe inédit dans les annales de la classification des groupes terroristes, dispose des meilleures armes en Syrie. Ses combattants issus de pays dont les populations sont réputés pour leur habileté guerrière continuent leurs déprédations en Syrie sous les regards impuissants des rebelles et des soldats gouvernementaux.

Entretemps, six employés de la Croix Rouge internationale et un membre du Croissant rouge syrien ont été kidnappés en Syrie septentrionale.

Syrie: explosion de deux voitures piégées près des sièges des télévisions d’Etat

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Image de la chaîne d’information continue syrienne Al-Ikhbarya.

Deux explosions ont secoué il y a moins d’une heure la place des Ommeyades à Damas, non loin des sièges des principales chaînes de télévision d’Etat.

Deux voitures piégées ont explosé près de la plus grande place centrale de Damas, provoquant des dégâts matériels et un nombre indéterminé de victimes.

Le modus operandi utilisé porte la trace de Jobhet Ennosra ou de la brigade du Tawhid, deux puissantes organisations terroristes en guerre contre le gouvernement syrien mais également contre d’autres factions de la rébellion.

Cet double attentat intervient une journée après que l’armée syrienne ait réussi à rétablir son contrôle entier sur la principale voie de communication entre Homs (centre) et Alep (Nord) et coîncide avec une grande offensive gouvernementale dans la Ghouta orientale, un fief rebelle où furent découvertes des tranchées sur plus de 5 kilomètres. C’est à Ghouta qu’eut lieu la fameuse attaque à l’arme chimique ayant entraîné un engagement de Damas à abandonner ses armes stratégiques.

Premier résultat du conclave de Ryad: le Conseil National Syrien n’ira pas à Génève

C’était un peu prévisible. Le Conseil National Syrien (CNS) représentant une faction de l’opposition syrienne armée a décidé de boycotter la Conférence de Genève II, prévue en novembre 2013.

Cette décision serait l’un des premiers résultats du conclave de Ryad au cours duquel l’Arabie Saoudite et ses alliés dont en premier lieu la France ont arrêté une nouvelle stratégie visant le torpillage de toute solution négociée et/ou pacifique du conflit syrien.

Le CNS est non seulement à la solde de pays comme l’Arabie Saoudite mais demeure très divisé par un complexe jeu d’influence et de rivalités de chapelles.

Pas question donc d’une Conférence où l’on verra parader les représentants du régime de Damas et leurs alliés régionaux. Pour Ryad aussi bien que Tel-Aviv, seul un changement de régime violentdu type de celui qui a balayé l’ex-régime irakien est à même de représenter la solution idoine. Le jour d’après, on se battra entre bons alliés pour une place au soleil: un régime islamiste pseudo-sunnite et pro-libéral ou un régime doté d’un Premier ministre pro-israélien, c’est selon les desirata des deux plus influents alliés de Washington dans la région.

Une Syrie gouvernée par un Premier ministre aux prérogatives illimitées tournant le dos à la résistance libanaise et à l’Iran tout en acceptant l’occupation d’une partie de son territoire en échange d’une paix en trompe l’oeil avec Israël? Une hérésie à Damas. La guerre continue…

NATO chief rules out launching war on Syria

The chief of the North Atlantic Treaty Organization (NATO) has ruled out yesterday the possibility of a military action against Syria.
What does it means? Rasmussen, the Eldrup empire Guy used to lie all the time since his tricky appointment at the head of the transatlantic Organization. Actually, NATO is already involved in Syria through Turkey and Signal intel.

Conflit au Moyen-Orient: 40 ans après la guerre d’octobre 73, la tension est très vive au Golan

Malgré d’intenses efforts diplomatiques plus ou moins secrets et clandestins menés par Washington et Moscou afin d’éviter l’embrasement du front du Golan, un plateau stratégique occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981 au mépris de la légalité internationale, il semble que la tension entre la Syrie et Israël, techniquement en guerre depuis 1973 ne cesse de s’accroitre.

Lors de la quatrième guerre israélo-arabe d’octobre 1973, les combats les plus durs et les plus acharnés se sont déroulés sur le front du Golan. Un épisode passé relégué au second plan pour des raisons politiques. Les syriens n’ont jamais oublié la trahison du Président égyptien Anouar Sadate lors de ce conflit.

Selon des sources à l’intérieur du renseignement militaire syrien, les israéliens ont déployé depuis des années des armes nucléaires tactiques (de théâtre) au Golan.  La possession de ce plateau stratégique confère non seulement la maîtrise de l’ensemble de la région  mais surtout le contrôle des ressources hydriques disponibles dans une zone où l’eau risque de devenir un enjeu majeur.

A Damas, on estime que si la Syrie n’a pas tiré un seul coup de feu en direction du Golan occupé durant presque 40 ans, cela n’a pas empêché les services secrets syriens-pléthoriques- d’y mener d’intenses opérations de propagande visant à gagner les esprits et les cœurs des populations vivant en zone occupée.

Cependant, les choses ont commencé à changer à partir de juillet 2006 et la victoire relative du Hezbollah libanais sur Israël. La Syrie a joué un rôle de premier plan dans cette guerre de 33 jours et il s’en est fallu de très peu pour qu’elle n’entre pas en guerre de manière ouverte. Tel-Aviv jure alors de se venger de l’axe stratégique formé par l’alliance d’un acteur non-étatique, le Hezbollah avec deux Etats de la région: l’Iran et la Syrie. Conformément aux règles de la stratégie, il fallait commencer par le maillon le plus faible de cet axe ou du moins tel qu’il était perçu par les analystes: la Syrie. L’assassinat du Premier ministre libanais Rafik Hariri servit de point de départ à une intense campagne internationale agressive contre le régime syrien à l’issue de laquelle il finit par retirer ses forces armées du Liban. En 2007, des avions de combat israéliens bombardent un centre de recherches au centre de la Syrie soupçonné d’abriter un réacteur Nord-coréen. Les défenses anti-aériennes syriennes, relativement denses pour un pays arabe furent neutralisées par un brouillage électromagnétique usant de nouvelles technologies. La vieille garde du régime promet un retour de bâton et depuis lors c’est l’escalade. Ce que les syriens ne savaient pas alors est que la Turquie jouait un double rôle en faveur d’Israël. Ce sont les services secrets turcs et non israéliens qui réussirent à piéger Imad Moghnia, le chef militaire du Hezbollah libanais à Damas.

Au début de ce que les analystes israéliens ont ironiquement baptisé le Printemps arabe (la destruction arabe en hébreu), le régime syrien suivit avec détachement ce qui se passait en Tunisie et en Egypte. Après tout ces deux pays sont pro-occidentaux  et un changement de régime y était le bienvenu. En Libye, les médias syriens ironisaient sur la folie du colonel Gaddafi et les informations  selon lesquelles il utilisa l’aviation pour mater un soulèvement populaire. Des informations qui s’avérèrent fausses par la suite. Jusqu’au au jour du 15 mars 2011. Ce jour là trois adolescents appartenant à l’une des plus puissantes tribus du Sud de pays furent arrêtés à Deraa par des éléments d’un service de sécurité pour avoir dessiné des graffitis contre Al-Assad. Les trois jeunes sont passés à tabac. Leur tribu réagit violemment et s’en prend au gouverneur provincial qui gère fort mal et la situation et les négociations avec les notables locaux. Très vite, au milieu des émeutes apparaissent des hommes en civils assez bien armés qui ouvrent le feu sur les populations civiles et les forces de sécurité. La région est sensible de par sa contiguïté avec Israël et la Jordanie. Le gouverneur corrompu est limogé par Damas et les chefs locaux des services de sécurité sont relevés de leurs fonctions. Ironie du sort, le gouverneur, sa clientèle locale composée d’un mélange hétéroclite mêlant des chefs de la police et des barons de la pègre  rejoignent la rébellion. L’armée intervient. Ce sera le début d’une guerre dont personne ne soupçonnait à l’époque qu’elle allait déboucher sur une profonde restructuration des relations internationale et du plus important changement de paradigme des rapports de force au niveau mondiale depuis le découpage de Yalta en 1945.

Israël n’a pas cessé de concentrer ses forces sur le front Nord faisant face au Liban et au Golan. Des informations font état de la présence de près de 70 % des meilleures forces israéliennes sur ce front. De nouvelles brigades Golani sont mises sur pied et des villes comme Haïfa sont entourées de systèmes de défense antibalistiques. Plus encore, Tel-Aviv fit appel à son allié US qui y dépêcha plus de 3000 marines, des missiles antimissile, des avions de combat et des systèmes d’interception. En face, Damas dont les forces étaient activement engagées contre une guérilla soutenue par des acteurs internationaux et régionaux fit face au danger de l’épuisement et de l’over-stretching puisqu’il fallait assurer une dissuasion suffisante contre une Turquie ouvertement hostile et prête à en découdre et une Jordanie dont la position ambigüe ne portait guère à l’optimisme. Les infiltrations d’éléments des forces spéciales de l’OTAN furent endiguées avec succès grâce au soutien technologique fourni par la Russie. Restait le front du Golan, dont la défense ne devait en aucun cas souffrir des aléas de la guerre et de la situation des autres fronts. Une guérilla islamiste radicale s’installa au Golan sous supervision israélienne. Les incidents entre les deux pays se multiplient. Israël alla jusqu’à intervenir directement dans le conflit via des frappes aériennes et de missiles dont une sur Damas où fut utilisée une arme inconnue ayant provoqué une secousse tellurique de 4 sur l’échelle de Richter.

Epuisée par une guerre de plus de deux ans et demi, partagée entre trois fronts,  un afflux massif de combattants étrangers de plus de 82 pays dotés d’un armement de plus en plus sophistiqué fourni par l’Arabie Saoudite et la Turquie, l’effondrement de l’armée syrienne n’était qu’une question de temps pour Tel-Aviv. D’autant plus qu’en parallèle à la guerre, une autre guerre non moins acharnée visait l’effondrement financier et monétaire de la Syrie. Damas fait alors appel à ses alliés. D’abord le Hezbollah dont l’action à Al-Qussayr (près de l’antique site de Megiddo) fut déterminant et porta un coup fatal à la rébellion. Ensuite l’Iran qui intervint d’abord pour sauver le système monétaire syrien puis y envoya des éléments de la fameuse brigade paramilitaire d’Al-Quds (Jérusalem). De son coté, la Russie renforçait sa présence en Méditerranée orientale et déplaçait vers le Sud de son territoire des divisions aéroportées et des avions de combat. Moscou continua à livrer des armes et des munitions à Damas tandis que l’OTAN dont des pays membres juraient n’avoir encore pris aucune décision relative au sujet de l’armement des rebelles procédaient à des opérations clandestines de fournitures d’armes aux rebelles produites dans des pays d’Europe de l’Est  via des intermédiaires du marché noir et des courtiers issus de pays Arabes du golfe arabo-persique.

La situation aurait pu perdurer si l’Arabie Saoudite n’eut recouru à un expédient assez inédit en utilisant la Turquie. Des armes chimiques sont utilisées à une échelle relativement importante à la Ghouta dans la banlieue de Damas, entraînant un retour en force des Etats-Unis sur le thème de R2P (Responsabilité de protéger) et de l’intervention humanitaire musclée. Des pays comme la France dont le gouvernement a une rancune particulière et ancienne avec le clan Al-Assad sauta sur le train et suivit une politique étrangère totalement détachée des réalités et des enjeux. La Syrie se trouvait confronté à l’imminence d’une intervention militaire. Un jeu complexe s’engage alors entre Washington et Moscou à l’exclusion de tous autres acteurs impliqués qualifiés de simples sous-traitants et abouti à la Résolution 2118 du Conseil de sécurité ordonnant le démantèlement de l’arsenal chimique de la Syrie sous peine d’évoquer le chapitre VII de la charte des Nations unies. Texte qui marque à la fois la victoire de la Russie et du Président Bashar Al-Assad pour les uns et un dangereux précédant pour d’autres. Puisque les pays qui ont comploté contre la Syrie ont réussi à imposer un désarmement de son arsenal de dissuasion -certes obsolète- sans l’exiger de son ennemi israélien, infiniment mieux armé en termes d’armes de destruction massive.

Damas fit savoir par divers canaux dès le début du conflit et plus exactement depuis la décapitation de ses services de renseignements en juillet 2012 que le régime ne succombera pas sans déclencher une guerre avec Israël sur le plateau du Golan. Une hantise de Washington et de Ryad dont les compromissions se sont révélées au grand jour dans cette affaire. D’où l’intérêt accordé par les syriens au front du Golan. Un front qui risque d’être le détonateur à une guerre régionale ouverte sur tous les scenarii possibles.

Conflit au Moyen-Orient: d’importants convois blindés syriens en route vers le Golan

20131010-034939.jpgDes informations confirmées en provenance de Syrie rapportent que d’importants convois blindés de l’armée syrienne font actuellement route vers la ville de Qunaïtra au Golan, près de la frontière avec Israël.

Dans un développement inédit, l’armée syrienne a fini par dévoiler ses unités d’élite laissées jusque-là en réserve. Nos informations évoquent avoir aperçu une colonne de plus de 200 chars de bataille de type T-72 S se dirigeant vers le plateau du Golan, territoire syrien occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981.

Ces mouvements surviennent dans un contexte de trés forte tension, notamment en Israël où trois aéronefs militaires (deux avions de combat et un drone) se sont abattus en moins de 48 heures.

S’agit-il de renforts militaires destinés à la province méridionale de Deraa, berceau de la rébellion, ou est-ce un déploiement en prévision d’un conflit avec Israël?

De toute évidence, l’armée syrienne est en train de procéder à un profond remaniement de ses unités combattantes. Le parachutage massif de troupes de choc sur Jobar et les grandes voies périphériques de la région de Damas  illustrent cette nouvelle approche.

Autre nouveauté. D’ordre sémantique cette fois. Le ministère syrien de la défense commence à utiliser officiellement le terme sioniste et pro-sioniste pour qualifier les groupes islamistes radicaux et la rébellion syrienne.

Au Nord du pays, les unités de l’armée syrienne mènent une contre-offensive sur Salaheddine (Alep) et se battent depuis deux jours autour du krak des Chevaliers. A la frontière turque, syriens et turcs s’affrontent à mort par kurdes et islamistes interposés: les comités de la résistance kurde opposent une lutte acharnée aux cohortes islamistes radicales de Daesh, armés et soutenus par la Turquie par peur d’une extension du conflit kurde. Une extension que Damas encourage au plus point.

Les rebelles toutes factions confondues viennent de recevoir une artillerie plus performantes de la part de l’Arabie Saoudite et la Grande-Bretagne. Disposant de roquettes d’un plus grand rayon d’action, ils les ont utilisé contre des objectifs stratégique comme la raffinerie de Homs (centre du pays).

Au Golan, une unité israélienne a ouvert le feu sur une position de l’armée syrienne après qu’un soldat israélien a été blessé par des tirs d’armes légères.  Les syriens ont riposté et un intense échange de tirs s’en ai suivi. Quelques heures plus tard, les israéliens refusent l’entrée dans leur territoire d’une quinzaine de blessés de l’armée syrienne libre (ASL-Rébellion) craignant sans doute un piège. Car en Syrie actuellement, personne ne sait qui est qui.

Sur le plan diplomatique, le Chef d’Etat-major des armées russes vient de confirmer les termes de l’accord secret conclu entre Moscou et Damas en échange d’un désarmement (partiel?) de l’arsenal chimique syrien. La Syrie est officiellement sous la protection de la Russie et de son parapluie nucléaire.

L’aviation syrienne très agressive à la frontière turque…

Réagissant à des informations publiques faisant état d’une relocalisation secrète d’une partie de l’aviation de combat syrienne en Iran septentrional, l’aviation syrienne est réapparue avec force ces derniers jours près de la frontière turques où elle tente de défier les patrouilles de combat des forces aériennes turque dans la province frontalière du Hatay.
Ainsi en l’espace de trois jours, des bombardiers syriens Sukhoi Su-24 (Fencer selon la codification OTAN) ont mené des manoeuvres d’une extrême agressivité en direction de la frontière turque, allant même jusqu’à tenter de provoquer les F-16 de l’armée turque avant de décrocher à moins de trois kilomètres de la ligne frontalière.
Selon certaines statistiques non vérifiées, la Syrie disposerait d’une vingtaine de ces appareils non destinés au combat Air-Air mais spécialisés dans les bombardements tactiques. Le Sukhoi Su-24 a une portée d’action estimée à 2500 kilomètres et peut atteindre des vitesses assez élevées jusqu’à Mach 2.28.
C’est avec ce type d’appareils que la Syrie a tenté, il y a quelques semaines, de sonder le dispositif de défense anti-aérien de l’île de Chypre, essentiellement assuré par des Typhoon de la Royal Air Force.
Dans le même contexte, des hélicoptères syriens, en majorité des MI-17 modifiés, s’approchent de plus en plus des confins syro-turcs.
Avec ses Su-24, Su-22 et Mig-29, l’aviation syrienne n’est pas de poids à s’opposer aux redoutables F-22 Raptor US stationnés en Turquie ou aux F-15 modifiés israéliens mais dispose encore d’une force de frappe suffisante pour faire face aux F-4 turcs. L’armée turque a d’ailleurs remplacé toutes les unités disposant de ces vieux appareils par d’autres dotés d’une variante à l’export du F-16 Fighting Falcon américain.
Engagée dans la lutte contre la rébellion depuis près de deux ans et demi, l’aviation syrienne a utilisé des avions d’entraînement L39 Albatros et des avions de seconde ligne comme les Mig 21 et Mig 23 dans des opérations de bombardements et d’appui tactique aux troupes au sol afin de préserver ses appareils de première ligne et ce, en prévision d’un conflit régional ouvert .

Syrie: début du désarmement partiel, Israël attend au tournant…

La destruction de quelques têtes de missiles balistiques de l’armée syrienne par l’équipe de supervision internationale chargée de mettre en oeuvre à partir du 6 octobre 2013 les modalités d’élimination de l’arsenal chimique syrien est très suivie par les israéliens et leurs alliés US.

Un communiqué de l’ONU et de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques-basée à La Haye) a fait état du début de la première phase de ce programme qui n’est pas sans rappeler l’interminable désarmememnt que subit l’Irak de l’ex-Président Saddam Hussein mais en version très réduite et à portée limitée.

Le haut commandement de l’armée syrienne demeure très sceptique et fermement opposé à cette « idée saugrenue ». L’armée syrienne partage le point de vue de son homologue Nord-coréenne selon lequel tous les pays qui ont eu le malheur de désarmer ont fini par être envahis. L’Irak mais également la Libye offrent des exemples assez édifiants à cet égard.

C’est pour cette raison que les syriens tiennent à ce que les opération de désarmement soient menées par un personnel local sous supervision internationale. En parallèle, des informations crédibles font état d’une demande syrienne de ve nouveaux cteurs balistiques iraniens. Mais pas seulement: Damas s’intéresse de plus en plus aux missiles de croisière indiens et pakistanais.

Le désarmement de l’arsenal chimique de la Syrie, l’un des plus important du monde arabe mais bien loin derrière ceux de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte, a été obtenu par Moscou moyennant des garanties et la mise du pays sous le parapluie nucléaire russe. Mais les syriens savent que cela s’avèrera insuffisant en cas d’une ou de plusieurs opérations de subversions internes. Affaiblie par deux et demi de combats ininterrompus, l’armée syrienne cherche à se renforcer et mettre en échec le plan stratégique du Prince Saoudien Bandar Ben Sultane visant la coupure des communications de l’armée syrienne  entre Alep et Damas.

En attendant, les israéliens attendent Damas au tournant. Après tout ce qui impossible aujourd’hui devient possible demain…

 

Genève II sans l’ASL?

Après l’adoption d’une résolution sur la Syrie à l’ONU, vendredi dernier (27/09),qui contente à la fois les russes et les américains, la prochaine étape serait une table ronde entre les représentants des différentes factions. La fameuse conférence de Genève II que la Russie et la Chine appellent de leurs voeux depuis quelques mois déjà.

Outre le fait que les pays occidentaux n’ont jamais été très chauds pour trouver une solution diplomatique au conflit, l’Armée Syrienne Libre refusait de s’asseoir à la même table que les représentants du gouvernement de Bashar al ASSAD; ce qui ne faisait pas avancer les choses…

Or, suite à l’accord onusien, rien n’empêche plus la tenue de cette conférence, une date aurait été avancée, on parle de la mi-Novembre.

Si la délégation du gouvernement syrien sera présente – avec l’aide de la Russie et plus particulièrement de son ministre des affaires étrangères: Sergueï Lavrov – il semblerait que John Kerry ait plus de mal à rassembler ses « troupes ». Les différentes factions constituant l’ASL (EIIL, Front al-Nusra, tous plus ou moins affiliés à al-Qaïda) commencent à avoir des velléités d’indépendance. On a vu les combats entre l’Armée Syrienne Libre et l’EIIL à Azaz. Depuis, les défections sont de plus en plus nombreuses, et al-Qaïda voudrait bien pouvoir contrôler le Nord du pays, ses champs pétrolifères, et son eau.

Du coup une guerre a lieu au sein des composantes de l’ASL, et si les modérés venaient à perdre, Kerry n’aurait que deux choix possibles:

– inviter les vainqueurs – al-Qaïda en l’occurence – à négocier à Genève,

– reporter, sine die, la conférence.

Choix cornélien, s’il en est!

Cet état de fait n’a pas échappé à Lavrov, qui a déclaré:

Lavrov, stressing that this needs to happen, suggested that getting “rational members” of the opposition on board is a priority, RIA Novosti reports.

He said there is still a lack of clarity regarding who will participate in the anticipated peace talks, « which is a big problem. »

Speaking at a Tuesday press conference in Moscow, Lavrov confirmed that a substantial number of the opposition’s commanders have broken free of Syrian National Coalition control.

“While this whole business drags on, the radical, Jihadist elements of the opposition, like Al-Nusra Front and others, are gaining in strength.” 

Russia Today

Reste encore l’opposition non-violente, mais elle a été vite bâillonnée, idem pour l’opposition extérieure.

Syrie: conclusion d’une trêve précaire à Azaz entre islamistes et l’ASL

Après s'être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l'Emirat d'Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le "capitaine" Abou Rached de l'armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène " Abou Ibrahim" (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid.  A noter la signature en cyrillique du chef  de guerre Tchétchène.
Après s’être entretués durant trois jours jours consécutifs à Azaz, au Nord de la Syrie, le chef Koweitien de l’Emirat d’Irak et de Syrie, le dénommé Abou Abdelrahman Al-Kuwaity a signé une trêve avec le « capitaine » Abou Rached de l’armée syrienne libre (ASL). Le document a été attesté par le Tchetchène  » Abou Ibrahim » (nom de guerre) et le jordanien Abou Toufik de la brigade du Tawhid. A noter la signature en cyrillique du chef de guerre Tchétchène.

Conflit au Moyen-Orient: Damas proposera un cessez-le-feu mais pas question de désarmer

La Syrie proposera un cessez-le-feu non unilatéral en cas de la tenue hypothétique de la Conférence de Genève II. Mais il est hors de question de désarmement alors que les Etats-Unis et leurs alliés ont multiplié par vingt leurs livraisons d’armes et de munitions aux rebelles, toutes factions confondues. 
L’adhésion à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques a été perçue comme une victoire diplomatique par une partie du pouvoir en Syrie. Le ministre de la défense y a été fermement opposé, Quant au démantèlement du vieux stock d’armes chimiques acquis au début des années 80 pour contrer les arsenaux nucléaire, bactériologique et chimique d’Israël, un sujet qu’aurait d’abord refusé le Président Assad avant de l’accepter en échange de garanties russes, il semble très peu probable dans les conditions actuelles.
On dispose de très peu sinon d’aucune donnée précise sur les armes chimiques en possession de la Syrie. Les estimations avancées par les médias dominants paraissent pour le moins exagérées. Ce que l’on sait est que la Syrie dispose de très peu d’usines chimiques en comparaison avec Israël, la Turquie ou l’Arabie Saoudite.
Damas sait que ces armes chimiques constituent un élément de dissuasion moins par leur usage (quasiment d’aucune utilité sur le plan militaire) que par la menace de leur transfert à une tierce partie. Inquiétude numéro un de Washington et Tel-Aviv.
Gardant à l’esprit le lent processus de démantèlement des vecteurs balistiques de l’Irak de Saddam Hussein après la deuxième guerre du Golfe et par dessus tout le résultat de ce processus, les syriens savent qu’un démantèlement d’une partie de leurs stocks chimiques nécessiterait une présence au sol d’une force de combat capable de sécuriser de vastes zones. Cela prendra des années prévient un officiel à Amman. De plus, Damas dispose d’une option « reset »: elle peut livrer ses stocks au Hezbollah libanais en cas d’intervention étrangère, ou encore à l’Iran via l’Irak, élargissant ainsi toute éventuelle intervention étrangère contre la Syrie  à l’ensemble de la région.

 

 

Syrie: les rebelles prennent la localité d’Azaz et s’y entretuent…

Les rebelles syriens  sont parvenus à prendre le contrôle de la localité d’Azaz, située à l’extrême Nord de la Syrie non loin de la frontière turque où ils reçoivent depuis vendredi d’importants renforts en hommes et en matériel.
A peine ont-ils établi leur quartier-général à l’entrée septentrionale de la localité que des combats meurtriers ont éclaté entre les factions extrémistes de l’Emirat d’Irak et de Syrie ( Dawlet Al-Îraq e Al-Sham) et des groupes de l’armée syrienne libre (ASL).
D’après les informations qui viennent de nous parvenir, les islamistes ont réussi à s’imposer, non sans commettre un petit remake de la Saint-Barthélémy: Trois commandants de l’armée syrienne libre (ASL-rébellion) ont été décapités au sabre en pleine place publique. Peu de temps après, 85 rebelles de l’ASL ont été alignés sur la principale place publique de la localité et passés à la mitrailleuse sans autre forme de procès.  Tel un ritual macabre, les combattants islamistes ont procédé à la décapitation des blessés que les balles n’ont pu achever.
A la minute où nous rapportons ces faits, les unités de l’armée syrienne qui n’ont pu bénéficier d’un soutien logistique par voie aérienne, se préparent à reprendre la localité avec l’aide des pechmergas kurdes.

‘A war the Pentagon doesn’t want’ by Robert H. Scales

The tapes tell the tale. Go back and look at images of our nation’s most senior soldier, Gen. Martin Dempsey, and his body language during Tuesday’s Senate Foreign Relations Committee hearings on Syria. It’s pretty obvious that Dempsey, chairman of the Joint Chiefs of Staff, doesn’t want this war. As Secretary of State John Kerry’s thundering voice and arm-waving redounded in rage against Bashar al-Assad’s atrocities, Dempseywas largely (and respectfully) silent.

Dempsey’s unspoken words reflect the opinions of most serving military leaders. By no means do I profess to speak on behalf of all of our men and women in uniform. But I can justifiably share the sentiments of those inside the Pentagon and elsewhere who write the plans and develop strategies for fighting our wars. After personal exchanges with dozens of active and retired soldiers in recent days, I feel confident that what follows represents the overwhelming opinion of serving professionals who have been intimate witnesses to the unfolding events that will lead the United States into its next war.
They are embarrassed to be associated with the amateurism of the Obama administration’s attempts to craft a plan that makes strategic sense. None of the White House staff has any experience in war or understands it. So far, at least, this path to war violates every principle of war, including the element of surprise, achieving mass and having a clearly defined and obtainable objective.

They are repelled by the hypocrisy of a media blitz that warns against the return of Hitlerism but privately acknowledges that the motive for risking American lives is our “responsibility to protect” the world’s innocents. Prospective U.S. action in Syria is not about threats to American security. The U.S. military’s civilian masters privately are proud that they are motivated by guilt over slaughters in Rwanda, Sudan and Kosovo and not by any systemic threat to our country.

They are outraged by the fact that what may happen is an act of war and a willingness to risk American lives to make up for a slip of the tongue about “red lines.” These acts would be for retribution and to restore the reputation of a president. Our serving professionals make the point that killing more Syrians won’t deter Iranian resolve to confront us. The Iranians have already gotten the message.

Our people lament our loneliness. Our senior soldiers take pride in their past commitments to fight alongside allies and within coalitions that shared our strategic goals. This war, however, will be ours alone.

They are tired of wannabe soldiers who remain enamored of the lure of bloodless machine warfare. “Look,” one told me, “if you want to end this decisively, send in the troops and let them defeat the Syrian army. If the nation doesn’t think Syria is worth serious commitment, then leave them alone.” But they also warn that Syria is not Libya or Serbia. Perhaps the United States has become too used to fighting third-rate armies. As the Israelis learned in 1973, the Syrians are tough and mean-spirited killers with nothing to lose.

Our military members understand and take seriously their oath to defend the constitutional authority of their civilian masters. They understand that the United States is the only liberal democracy that has never been ruled by its military. But today’s soldiers know war and resent civilian policymakers who want the military to fight a war that neither they nor their loved ones will experience firsthand.

Civilian control of the armed services doesn’t mean that civilians shouldn’t listen to those who have seen war. Our most respected soldier president, Dwight Eisenhower, possessed the gravitas and courage to say no to war eight times during his presidency. He ended the Korean War and refused to aid the French in Indochina; he said no to his former wartime friends Britain and France when they demanded U.S. participation in the capture of the Suez Canal. And he resisted liberal democrats who wanted to aid the newly formed nation of South Vietnam. We all know what happened after his successor ignored Eisenhower’s advice. My generation got to go to war.

Over the past few days, the opinions of officers confiding in me have changed to some degree. Resignation seems to be creeping into their sense of outrage. One officer told me: “To hell with them. If this guy wants this war, then let him have it. Looks like no one will get hurt anyway.”

Soon the military will salute respectfully and loose the hell of hundreds of cruise missiles in an effort that will, inevitably, kill a few of those we wish to protect. They will do it with all the professionalism and skill we expect from the world’s most proficient military. I wish Kerry would take a moment to look at the images from this week’s hearings before we go to war again.

Robert H. Scales

Washington Post

06 Sept 2013

Conflit au Moyen-Orient: quel impact sur les réacteurs nucléaires de la région?

Officiellement, la Syrie dispose d’un réacteur miniature source de neutrons (Miniature Neutron Source reactor ou MNSR) près de Damas. Il s’agit d’un réacteur compact destiné à la recherche dans le domaine nucléaire fourni par la République populaire de Chine. Ce réacteur fonctionne avec de l’uranium U235 enrichi à près de 90%.

Divers rapports émanant de services de renseignement hostiles au régime syrien actuel avaient évoqué une possible coopération avec la Corée du Nord et l’Iran dans le domaine nucléaire.

le 06 septembre 2007, des avions de guerre israéliens soutenus par l’US Air force avaient effectué un raid via la Turquie sur un prétendu réacteur nucléaire en construction en Syrie.

A l’époque, le Président américain George W. Bush avait déclaré que ce réacteur avait des caractéristiques similaire au réacteur de Yongbyon en Corée du Nord et que par conséquent, cette frappe était un « avertissement  » à la Corée du Nord. De son côté, tout en niant les accusations, Damas avait affirmé que le site visé n’était qu’un simple centre de recherches en agronomie relevant des forces armées.

La Russie a souligné mercredi les conséquences “catastrophiques” que pourrait avoir une attaque occidentale sur la Syrie si un missile venait à frapper un réacteur MNSR de recherche situé près de la capitale Damas.

 

“Si une ogive, volontairement ou par hasard, devait toucher le Réacteur miniature source de neutrons (MNSR) près de Damas, les conséquences pourraient être catastrophiques”, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

Les zones environnantes pourraient être contaminées par de l’uranium hautement enrichi (U235), ajoute le ministère qui craint aussi que du matériel nucléaire tombe entre les mains des rebelles radicaux après une attaque.

Cependant, c’est en Israël où les inquiétudes sur la sécurité des installations nucléaires en cas de conflit sont les plus vives. Plus précisément la vieille centrale nucléaire de Dimona au Néguev.  Ce site qu’ont tenté de survoler à deux reprises des drones du Hezbollah libanais.

Le site est déjà la source d’une contamination radiologique des sols mais que l’Etat s’efforce de passer sous silence par peur de l’opinion publique. En cas de « conflit ouvert » ou de « dérapages » des frappes occidentales sur la Syrie, ce pays ou l’un de ses alliés, plus probablement le Hezbollah pourrait bien cibler Dimona avec des dizaines de missiles disposant d’un faible EPR (Error probability Range).

On peut aisément imaginer l’impact psychologique immense aussi bien au sein de l’opinion publique israélienne que celle des pays Arabes si un ou plusieurs missiles venaient à s’abattre sur  Dimona.

Quoi qu’il en soit, il devient de plus en plus évident que ceux qui parlent de  » frappes sur la Syrie »  ignorent l’inextricable complexité et l’extrême gravité de la situation du Moyen-Orient dans son ensemble.

C’est un front ouvert du plateau iranien jusqu’au au littoral syro-libanais en passant par l’Irak.  Pour celles et ceux qui l’ont oublié, les chapelets de bombes explosant quotidiennement en Irak sont le signe le plus évident du débordement du conflit syrien sur ce pays.

Les États-Unis et Israël testent les fréquences radars syriennes

Deux missiles ballistiques ont été tirés en Méditerranée en direction de la Syrie et se sont abîmés en mer, le 3 septembre.

L’information a d’abord été révélée par le ministère russe de la Défense sans indiquer l’origine des tirs. Puis, après une vingtaine de minutes d’affolement général, Israël et les États-Unis ont reconnu en être les auteurs.

Selon l’état-major syrien, cette manœuvre avait pour but de tester les fréquences radars utilisées par la défense anti-aérienne de la Syrie.

Cette opération confirme le rôle d’Israël dans le dispositif d’attaque états-unien de la Syrie.
Source: Voltairenet

Conflit au Moyen-Orient: Damas déterminé à riposter

Selon des informations recueillies, des satellites militaires américains ont permis au Pentagone de découvrir jusqu’à quel point la Syrie est déterminée à riposter à une éventuelle attaque. L’armée syrienne a ainsi pointé des centaines de missiles sur Israël, la Turquie, la base d’Akrotiri à Chypre, deux bases en Jordanie et une base au Nord de l’Arabie Saoudite.

L’ensemble du système de la défense aérienne du territoire a fait l’objet d’un redéploiement avec l’adoption de méthodes asymétriques telles que celles employées par les Nord-Coréens ou les Serbes.

Une armée populaire a été mobilisée. Dénommée les forces de la défense nationale, ils comptabilisent désormais presque 300 000 hommes en appoint à l’armée régulière.

Le Président Assad a donc ordonné une guerre à outrance à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Plus acharné, son ministre de la défense Fahd Jassem Al-Freij, faucon parmi les faucons,  préconise non moins que de tenter un passage en force au Golan à coups d’armes non-conventionnelles, faire irruption en Galilée et établir une jonction avec les combattants du Hezbollah,  libérer la ville d’Haifa et en faire une tête de pont pour la libération du reste de la Palestine. C’est du moins ce qui a été rapporté des échanges de vues lors d’une réunion secrète du haut conseil de la sécurité syrienne. Ce scénario a peu de chance de se concrétiser car Israël utilisera ses armes nucléaires tactiques  autour du lac de Tibériade, non loin d’Armageddon.

Al-Assad dispose d’une armée bien plus solide et structurée que celle de Saddam Hussein. Malgré une guerre civile de presque trois ans. Un lointain atavisme probable du triple héritage byzantin, Ommeyade et Ayoubbide. Les syriens sont convaincus que leur pays survivra à la tempête comme Damas avait résisté et survécu aux invasions Mongoles au Moyen-Âge (alors que Bagdad avait succombé, déjà à l’époque…)  Ils savent surtout que leur pays n’est pas seul et que son ciblage vise en finalité l’Iran.

Syrie: une armée galvanisée par la menace étrangère et le précédant irakien

« Les forces armées syriennes sont mobilisées et ont le doigt sur la gâchette » a affirmé samedi le Premier ministre syrien Waël Al-Halaki avant de souligner que l’état-major est prêt à faire face à toutes les scenarii.

D’après diverses informations, le gouvernement syrien a ordonné l’accès gratuit aux vivres de première nécessité aux populations tandis que l’armée syrienne a mobilisé 350 000 hommes pour faire face à une agression.

Ces déclarations inhabituelles émanant d’un technocrate intervenaient très peu de temps après le départ des observateurs des Nations Unies  de Syrie en direction de la Haye.

Les chefs militaires syriens s’attendaient depuis des mois à une intervention étrangère doublée d’une guerre sur deux fronts: au Nord contre la Turquie et au Sud contre le tandem Israël-jordanie.

L’objectif prioritaire de l’armée syrienne semble désormais d’encaisser une première vague de frappes balistiques et aériennes.

Les chaînes de télévision syriennes passent en boucle depuis hier des images des bombardements atomiques américains sur les villes d’Hiroshima et de Nagazaki en 1945, les bombardements au Napalm et à l’agent Orange sur le Vietnam, les horreurs commises par les forces d’occupation US à Bagdad, Abou Gharib et Falloudjah en Irak ainsi que la torture à Guantanamo. Le commentaire est assez édifiant.  D’autres images inédites d’atrocités démontrant l’usage d’armes prohibées contre des populations civiles irakiennes à Falloudjah en 2004, prises par d’anciens soldats irakiens réfugiés en Syrie sont diffusés à l’ensemble des troupes syriennes.

Des officiels syriens ne se font aucune illusion et se disent galvanisés par la très longue liste d’horreurs et d’atrocités commises par les américains en Irak voisin et qu’ils s’attendaient désormais à une agression à tout moment. Damas tient à rappeler que cette agression non justifiée et illégitime ne passerait pas sans une riposte.

Téhéran: une agression contre la Syrie permettra la libération de la Palestine

Des doutes subsistaient quant à une éventuelle riposte de l’Iran en cas d’agression étrangère en Syrie. Désormais, cela ne fait plus l’ombre d’un doute: la machine de guerre iranienne est en plein branle-bas de combat.

Un disours mystique et eschatologique domine les débats en Iran: pour la première fois, les iraniens évoquent publiquement « l’ultime guerre, celle qui conduira à la libération de la Palestine et l’anéantissement de l’Etat sioniste ».

De toute évidence et parallèlement aux immenses préparatifs de guerre israéliens, l’Iran s’est bien préparé à une guerre régionale totale. Cette donne chamboule non seulement les calculs de Washington et exlique ses hésitations mais également le recours par Obama à une approbation du Congrès pour déclencher ce qui pourrait être l’un des plus grands conflits du siècle.

Vu de Téhéran, l’approbation du Congrès est acquise d’avance, vu l’influence qu’exerce le  puissant lobby pro-israélien sur le pouvoir législatif US.

D’après des indiscrétions, la délégation du Haut Conseil de la sécurité nationale iranienne en visite depuis hier  à Damas aurait remis aux syriens un message secret ainsi que des plans visant à synchroniser une éventuelle riposte en cas d’agression contre la Syrie.

Quelques heures plus tard, le commandant en chef des Niruyeh Moghavemat Bassij (force de mobilisation de la résistance), la plus grande force  paramilitaire d’Iran (de 3 à 9 millions d’éléments), fondée en 1979 et relevant des forces du Corps des Gardiens de la Révolution a annoncé publiquement que toute « agression contre la Syrie conduira à la libération de la Palestine ».

D’autres généraux iraniens de l’armée régulière et des Gardiens de la Révolution ont martelé qu’une intervention occidentale en Syrie déclencherait un conflit qui ne sera pas circonscrit aux seules frontières syriennes.

Au Liban, des analystes proches du Hezbollah libanais estiment quant à eux qu’une éventuelle attaque américano-sioniste contre la Syrie verra la libération de la Palestine septentrionale. Une allusion à peine voilée à l’existence de plans secrets prévoyant l’intrusion de combattants du Hezbollah en Galilée, voire l’investiture d’agglomérations israéliennes. Ce qui serait une première depuis la création d’Israël en 1948.

Un cauchemar pour Obama.

Conflit au Moyen-Orient: comme Staline en 41, Poutine se mure dans un silence inquiétant…

La situation au Moyen-Orient a atteint un stade d’une extrême gravité. Tous les ingrédients d’une réaction en chaîne pouvant déboucher sur un conflit mondial sont désormais réunis. La fédération de Russie, qui a défendu avec acharnement la Syrie depuis le début du conflit syrien le 15 mars 2011, semble adopter une posture hésitante et son ministre des Affaires étrangères, l’infatigable Sergueï Lavrov, a récemment déclaré lors d’une conférence de presse que son pays n’ira pas jusqu’à une confrontation militaire (avec les Etats-Unis cela s’entend) en cas d’intervention occidentale en Syrie.

Les signaux en provenance de Moscou sont de plus en plus inquiétants et traduisent moins un certain malaise qu’une sourde volonté à ne rien céder: réunions d’urgence du Conseil de la sécurité nationale, mise en alerte des Armées en Russie du Sud, mise en échec du projet britannique d’une nouvelle résolution contre la Syrie au Conseil de sécurité des Nations Unies, envoi de renforts navals en Méditerranée orientale, notamment le croiseur Moskva et contacts permanents avec l’Iran et la Syrie.

Toutefois, le signe le plus inquiétant est le mutisme actuel du Président russe Vladimir Poutine qui rappelle le fameux retrait de Joseph Staline le 28 juin 1941. Ce mutisme est révélateur à lui seul de l’état d’esprit du maître actuel du Kremlin.

La Russie a t-elle conclu un deal avec Washington via le Prince Bandar afin d’accorder aux américains une sortie honorable de ce conflit comme le prétendent plusieurs analystes? En d’autres termes, la Russie laissera les Etats-Unis effectuer des frappes aériennes limitées et ordonnera à Damas de s’abstenir d’attaquer Israël (facteur qui déclenchera systématiquement la troisième guerre mondiale) et revenir aux négociations après…Rien n’est moins sûr. L’expérience irakienne a démontré qu’une fois la machine de guerre US lancée, elle ne s’arrêtera qu’une fois le pays ciblé est totalement détruit et son régime anéanti.

Que fera alors Poutine qui est toujours en colère après son entrevue avec le Prince Bandar (surnommé Bandar-Bush et Prince des ténèbres), l’un des principaux instigateurs des guerres d’Afghanistan et d’Irak, après que ce dernier l’eut menacé d’un enfer terroriste en Tchétchénie et au Daguestan, au Caucase russe?

Conflit du Moyen-Orient: une guerre totale sous couvert de « frappes limitées »

Nos sources diplomatiques à Damas et à Amman affirment que l’état-major syrien s’attend à un assaut aérien et balistique américano-israélien d’envergure utilisant une large palette d’armes nouvelles qui sera présenté par les médias mondiaux comme des frappes aériennes limitées en soutien à une offensive rebelle au sol.

Israël pourrait ne pas participer « ouvertement » à la première vague et se contentera d’attendre la chute des premières roquettes syriennes sur ses bases pour déclencher une riposte disproportionnée. Mais il se pourrait  également que les avions de guerre israéliens puissent participer  à la campagne aérienne sous les couleurs des armées de l’air US, britannique et française.

Néanmoins vu que les israéliens n’ont  pas hésité à bombarder la Syrie à quatre reprises, les syriens jugent fort probable leur implication en première ligne.

Pour Damas, Washington a déjà bombardé la Syrie en envoyant des missiles de croisière sur le Mont Qassioune il y a de cela quelques mois. Une immense boule de feu accompagnée d’un séisme d’une magnitude de 4 sur l’échelle ouverte de Richter ont secoué toute la région de Damas, faisant croire à l’état-major syrien que leur pays faisait l’objet d’une attaque non-conventionnelle. Aucun média n’a évoqué une quelconque participation US: officiellement, c’était une attaque israélienne visant à empêcher un hypothétique transfert d’armes chimiques au Hezbollah libanais.

 

Toujours selon les mêmes sources, le compte à rebours des opérations aériennes aurait commencé il y a deux semaines avec les rencontres entre le Prince Saoudien Bandar Ben Sultan et Obama d’un côté, et du ministre israélien de la défense (la guerre) avec son homologue US de l’autre, soit bien avant  l’affaire chimique.

En Syrie, une directive du haut commandement militaire a ordonné à tous les personnels des forces armées de garder l’uniforme réglementaire quelles que soient les circonstances, y compris en cas de guerre nucléaire susceptible d’anéantir l’État-Nation dans sa totalité. Cette directive, appliquée scrupuleusement depuis le début de la guerre, a été préconisée par l’actuel ministre de la Défense en réaction aux débâcles irakienne et libyenne.

Damas sait surtout qu’il sera presque seul face à la furie des armes US. Seul le Hezbollah et le FPLP (Palestine) se battront à ses côtés.

La Syrie sera un cas d’école sans précédant. Ce n’est pas l’Irak et encore moins la Libye. La route de Damas est en effet un verrou stratégique vers Téhéran et de là vers l’Oural et l’étranglement énergétique assuré d’une Chine qui implosera avec fracas. C’est in fine la logique intrinsèque du capitalisme et son essence: la guerre c’est le profit.

Damas: « Nous n’avons que deux options: soit capituler, soit nous défendre avec les moyens de bord… »

Il semble que la Syrie ne croit pas trop à l’éventualité d’un assaut généralisé mais à des frappes américano-israéliennes limitées comme ce fut déjà le cas à trois reprises lors des derniers mois. Lors d’une conférence de presse à Damas, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem a affirmé que son pays n’avait que deux option en cas d’intervention occidentale: « soit nous rendre, soit nous défendre avec les moyens dont nous disposons. La seconde alternative est la meilleure: nous nous défendrons.  »

Quels sont les moyens dont dispose actuellement la Syrie après trois ans d’une guerre destructrice qui a largement entamé le potentiel de ses forces armées? Mouallem a également dit qu’une intervention étrangère n’affectera pas les opérations de lutte antiterroriste dans lesquels sont engagés les forces armées syriennes. L’allusion est de taille. Elle suggère que Damas sait que Washington et ses alliés régionaux se baseront par dessus tout sur une attaque de mercenaires qu’ils soutiendront par la voie des airs, notamment à l’aide de missiles de croisière et de frappes aériennes. D’ailleurs, depuis un mois, des milliers de combattants de plus d’une cinquantaine de pays affluent en masse en Syrie depuis les camps d’entraînement de la CIA en Jordanie et en Turquie. La route vers Damas serait alors ouverte à coups de Tomahawk à ces légions du chaos.

Cela explique pourquoi l’armée syrienne a lancé son opération « Bouclier » sur 13 axes majeurs autour de Damas et que le succès de cette opération, notamment la reprise en main des banlieues  ait fait paniquer Washington, Ryad, Tel-Aviv et Ankara.

Chose inédite, pour la première fois depuis le début du conflit, des rebelles utilisent des fusils américains M16 A2, des carabines M4 et des fusils de précision autrichiens Steyr Scout.  Des armes quasiment inconnues en Syrie, un pays traditionnellement tributaire de la Russie en matière d’armement. Et certainement pas à la portée financière du premier « révolutionnaire » venu!  Ce fut le cas avant-hier à Homs dans le centre du pays où des groupes d’extrémistes religieux ont été capturés avec ces armes et des missiles antichar russes Kornet.

Que peut faire Damas lorsque ses radars seront désactivés et son aviation clouée au sol? Malgré son affaiblissement et son matériel assez obsolètes si l’on exclue quelques systèmes d’armes comme le S-300 et le Yakhont, l’armée syrienne dispose d’un point fort: sa cohésion et sa très forte structuration. l’ancien président syrien Hafez Al-Assad, un ancien pilote de chasse, a consacré sa vie à bâtir une armée doctrinaire et homogène malgré la diversité confessionnelle de ses éléments (quoique constituée à 80 % de Sunnites). Une armée qui devait se battre sur quatre fronts puisque la Syrie avait quatre ennemis aux quatre points cardinaux: la Turquie au Nord, l’Irak de Saddam Hussein à l’Est, la Jordanie au Sud et Israël au Sud-Ouest avec lequel il est toujours techniquement en guerre. Le Liban était contrôlé.  Deuxième inconnue: Quel est le potentiel balistique réel dont dispose la Syrie et qui n’est pas aussi négligeable qu’on le pense? Quels sont les liens étroits que la Syrie a tissé avec l’Iran et la Corée du Nord ces dernières années? Autant de questions qui nous permettent de dire que la situation reste plus ouverte que ne le laissent penser certains analystes.

Ruses stratégiques: Israël diffuse publiquement de faux plans d’attaque contre la Syrie

Faux_Plan_Israélien

Décidément, non satisfaits de pousser les Etats-Unis outrageusement à la guerre, les israéliens commencent à diffuser publiquement des plans d’attaque contre la Syrie. Sur l’image ci-dessus publiée par le Yediot Aharonot, on y voit les 18 sites supposés de stockages d’armes chimiques syriennes. Le grand journal n’est pas le seul à publier de tels schémas. Selon nos informations, tous ces plans ne serviraient, au mieux, qu’à induire en erreur les syriens en les amenant à changer leur dispositif de défense.

Cependant, ce n’est pas  la Syrie mais un autre acteur régional non-étatique qui risque de créer la surprise dans un éventuel conflit: le Hezbollah libanais. Ce qui intéresse le plus le Hezbollah en ce moment est d’avoir des coordonnées précises des silos israéliens de lancement de missiles à tête (s) nucléaire (s) et les 80 sites où seraient entreposés les armes de destruction massive d’Israël, notamment les fameux cinq sites au Golan occupé.  Il va sans dire que la vieille centrale nucléaire de Dimona, située dans le Neguev, figure parmi les cibles prioritaires de la milice libanaise. Les dispositifs US et israéliens d’interception balistique et anti-missile ont été améliorés et renforcés au dessus des principales bases israéliennes.

A la différence de l’Irak, une attaque contre la Syrie entraînera cette fois-ci Israël dans ce qui pourrait être l’une des guerres les plus violentes depuis sa création en 1948. Si la supériorité technologique et militaire US est écrasante, nul ne sait de combien de missiles et de roquettes disposent réellement le Hezbollah et son allié iranien.

War in the Mideast: Snipers shoot at UN chemical inspectors in Syria – UN spokesman

A UN inspection team vehicle in Syria has been shot at by snipers, a UN spokesman says. The team has currently come back to the government checkpoint to replace the damaged vehicle. There have been no reports of casualties so far.

The inspectors’ car “was deliberately shot at multiple times by unidentified snipers in the buffer zone area, » the spokesman for the UN secretary-general, Martin Nesirky, said.

Iran: « Dures conséquences si Washington franchit la ligne rouge » en Syrie

Une attaque militaire américano-israélienne sur la Syrie serait perçue comme une attaque généralisée contre la République islamique d’Iran. Le Chef adjoint de l’Etat-Major des forces armées iraniennes, le général Messaoud Jezayeri a explicitement averti de dures conséquences si Washington décide de franchir la ligne rouge en Syrie.

Les américains et les israéliens le savent depuis le début mais attendaient patiemment le changement de deux variables: primo, un affaiblissement suffisant des forces armées syriennes et de son économie; secundo, l‘arrivée de nouveaux systèmes d’armes capables de rendre obsolètes les systèmes d’armes russes, chinois et iraniens. Ce qui semble être fait vu les déclarations belliqueuses des Chefs d’Etats alliés des Etats-Unis.

Cependant, nul ne pourra prévoir ce qui adviendra au lendemain de l’incendie. Car, ne vous y trompez pas deux fois: une attaque américano-israélienne sur la Syrie et l’Iran marquera non seulement l’épilogue et l’échec définitif de ce que l’on a appelé « Printemps arabe » (jeu de mot signifiant « destruction arabe » en hébreu) mais également le début de la troisième guerre mondiale. Ironie du sort, celle-ci a toutes les chances de se déclencher à la veille de la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale…

Guerre au Moyen-Orient: Israël impliqué dans l’attaque chimique des environs de Damas

Selon le journal égyptien Al-Chaab et des rapports des services secrets syriens, des éléments des forces spéciales israéliennes, infiltrés depuis les hauteurs stratégiques du Golan dans la grande banlieue de Damas seraient directement impliqués dans l’attaque chimique aux neurotoxiques à Ghouta, au Nord Est de Damas qui a provoqué la mort de près de 700 personnes.

Ces éléments formés essentiellement d’Arabes israéliens et de palestiniens ont rejoint la brigade de Liwaa Al-Islam il y a près d’un mois après un passage dans un camp d’entraînement situé en Turquie.

Photos du jour: le Président Assad de Syrie au front, à Darya!

Image inédite du Président syrien Bashar Assad sur le terrain des opérations, aujourd'hui 01e août 2013, à l'occasion du 68e anniversaire des forces armées syriennes. En visite auprès des unités opérationnelles à Darya, dans la périphérie Sud de Damas, l'une des zones les plus dangereuses en Syrie. Il a fallu sept mois d'assauts ininterrompus à l'armée syrienne sur cette localité pour venir à bout des 6000 insurgés qui y étaient retranchés.
Image inédite du Président syrien Bashar Al- Assad sur le terrain des opérations, aujourd’hui 01e août 2013, à l’occasion du 68e anniversaire des forces armées syriennes. En visite auprès des unités opérationnelles à Darya, dans la périphérie Sud de Damas, l’une des zones les plus dangereuses en Syrie. Il a fallu sept mois d’assauts ininterrompus à l’armée syrienne sur cette localité pour venir à bout des 6000 insurgés qui y étaient retranchés. Sur cette photo diffusée il y a une demi-heure par la chaîne satellitaire syrienne, Al-Assad échange quelques mots avec de simples soldats d’un bataillon d’infanterie mécanisée.
Al-Assad au milieu de la troupe à Darya, il y a quelques moments. "Je suis fier de vous en tant que soldats...L'histoire retiendra que vous avez combattu jusqu'au bout dans l'ordre et la discipline. la Syrie fait face à l'une des plus sauvages agressions de l'histoire contemporaine et vous avez montré au monde entier que vous n'étiez pas une armée fantôche...Nous vaincrons!"
Al-Assad au milieu de la troupe à Darya, il y a quelques moments. « Je suis fier de vous en tant que soldats…L’histoire retiendra que vous avez combattu jusqu’au bout dans l’ordre et la discipline. la Syrie fait face à l’une des plus sauvages agressions de l’histoire contemporaine et vous avez montré au monde entier que vous n’étiez pas une armée fantôche…Nous vaincrons! »
Al-Assad avec un officier de la police militaire dans les rues de Darya. Au même moment, le commandant des forces aéroportées russes a déclaré que ses forces sont prêtes à intervenir en Syrie en soutien à l'armée syrienne en réponse à toute tentative US d'imposer une zone d'exclusion aérienne.
Al-Assad avec un officier de la police militaire dans les rues de Darya. Au même moment, le commandant des forces aéroportées russes a déclaré que ses forces sont prêtes à intervenir en Syrie en soutien à l’armée syrienne en réponse à toute tentative US d’imposer une zone d’exclusion aérienne.

 

Proche et Moyen-Orient ou les enfants de l’anarchie…

Le changement de paradigme opéré en urgence par l’administration US du président Barack Obama dans sa gestion du Proche et Moyen-Orient a non seulement  brouillé des cartes et faussé des grilles d’analyses mais causé des troubles graves dans des pays comme l’ Egypte, la Tunisie et la Libye.

Une partie non-négligeable du monde musulman se retrouve désormais plongée dans l’anarchie.  Si la guerre en Syrie continue de faire rage, la Turquie assiste impuissante à la disparition de ses frontières méridionales tandis que l’Iran peine à faire face à un embargo économique, financier et technologique total.

Depuis le début du Ramadan, mois sacré musulman, des attaques asymétriques  ont visé les armées régulières d’Egypte, d’Irak, du Liban, de Libye, de Syrie et de Tunisie. C’est donc à un véritable Ramadan rouge que sont confrontés la plupart des pays du monde dit arabe.

Syrie

L’axe Damas-Bagdad-Téhéran est de plus en plus visé. Hier, Damas a condamné avec la plus grande fermeté les attaques terroristes massives ayant visé plusieurs villes irakiennes (un bilan officiel irakien évoque 55 morts et plus de 250 blessés).  Une semaine auparavant, une attaque contre la sinistre prison d’Abou Gharib, près de Bagdad, a permis l’évasion spéctaculaire de plus de 1200 détenus. Une grande partie de ces derniers se seraient dirigés en Syrie pour rejoindre les rangs des groupes terroristes se battant contre le gouvernement syrien.

Sur le terrain en Syrie, une vigoureuse contre-offensive en cours de l’armée syrienne à Khan Al-Assal (Alep), prise il y a quelques jours par des groupes liés à al-Qaïda au Levant.  La capture de la localité par une vingtaine de groupes armés a donné lieu à des représailles sanglantes puisque la « brigade du Califat » a passé au fil de l’épée plus de 220 personnes accusées de collaborer ou d’être des sympathisants du gouvernement.

La chute de Khan Al-Assal a été rendue possible par l’usage inédit de nouvelles tactiques et l’intervention directe d’unités militaires de pays voisins  « noyées » au sein des insurgés.  On évoque surtout des éléments de l’armée turque mais également quelques éléments de l’IDF (Israel Defence Forces) au Nord d’Alep où la frontière avec la Turquie a cessé d’exister sur fond de résurgence du nationalisme kurde.  Des sources syriennes indiquent que des unités parachutistes sont parvenus à pénétrer dans les alentours de Khan Al-Assal et sont actuellement en train de se battre à l’entrée de la localité.

D’autres unités mixtes de l’armée syriennes ont lancé une offensive  pour désengager l’aérodrome de Ming et la prison centrale d’Alep. La Prison centrale d’Alep, défendue par l’élite des forces du ministère de l’intérieur, est assiégée depuis avril 2013. Aux unités d’infanterie mécanisée se sont jointes des unités paramilitaires et des comités de la résistance palestinienne. Damas est parvenu à un accord secret avec les Kurdes au Nord pour faire face à l’ennemi commun: la Turquie et ses milliers de combattants étrangers inflitrés.

Plus au Sud, des offensives de l’armée syrienne à Sibina dans la périphérie de Damas ont été signalés.  Une intervention des blindés à Arbin dans la campagne de Damas s’est terminée par la destruction d’un groupe terroriste multinational.

A Hermon, une brigade de Jabhet Ennosra (le Front des Partisans) a été éliminée par des troupes de choc.  Dans le gouvernorat de Homs, des troupes de choc ont réussi à pénétrer dans la ville de Khalidia où les défenses de l’armée syrienne libre (ASL) et des groupes alliés se sont subitement effondrées.  Des tranchées et des blockhaus improvisés ont été découverts en plein centre-ville par les unités de génie de l’armée loyalistes. Ces dernières ont également découvert que des immeubles ont été plastiqués.

Dans le Sud du pays, une unité de la Garde Républicaine syrienne a éliminé la fameuse « brigade de la mort » et son chef Ibrahim Al-Misry. Près du Golan, l’armée syrienne recapture une localité non loin de la ville d’Al-Qunaïtra.

Sur le plan économique, Damas tente par tous les moyens possibles de limiter les effets de la guerre économique à outrance menée à son encontre. Le taux de change officiel est maintenu à 175 lires syriennes contre un dollar US.  De nouvelles lois répressives visant la spéculation et le marché noir viennent d’être promulguées. Ces dernières assimilent désormais les spéculateurs aux terroristes. Malgré la crise et les pénuries, une catégorie de nouvaux riches a émergé du chaos et de la spéculation.

C’est dans ce climat économique marqué par une recrudescence sans précedant du chômage que le ministère de l’intérieur lance une vaste campagne de recrutement afin de renforcer ses structures. Le renforcement de ces forces permettrait l’affectation des forces militaires à d’autres tâches plus urgentes. Selon des sources syriennes, plus de 35% des capacités de l’armée syrienne demeurent en réserve pour faire face à une éventuelle intervention étrangère.

Sur le plan de l’information, Les chaînes de télévision syriennes sont retransmises via le satellite russe AM44 EXPRESS.  La chaîne syrienne d’information en continu Al-Ikhbarya est toujours retransmise sur Eutelsat W2A. Radio Damas émet sur 102.8 FM à Damas et sa périphérie.

Egypte

L’appel du chef des armées égyptiennes, le général Abdul Fattah Al-Sissi, des centaines de milliers de manifestants anti-Morsi sont descendus dans les rues et les avenues des grandes villes égyptiennes. Des heurts sanglants ont opposé deux Egypte, causant près de 200 morts en une semaine. Des armes à feu ont été utilisés aussi bien par les partisans des Frères Musulmans que par des policiers en civils inflitrés parmi les manifestants. Au Sinaï, deux soldats égyptiens tués et plusieurs autres sont blessés dans une attaque à la roquette. Les insurgés islamistes utilisent désormais des armes lourdes.  Des hélicoptères Apache de l’armée égyptienne bombardent des repaires présumés de groupes armés. Si les troubles sanglants du Caire, d’Alexandrie ou de Port-Said peuvent déboucher sur un semblant de brève guerre civile, ceux de la péninsule du Sinaï risquent de durer pendant des années. Avec toutes les conséquences possibles sur la sécurité régionale

Libye

Les répercussions du chaos égyptien en Libye sont très graves. Déjà en plein chaos, le pays fait face à une campagne soutenues et organisée de terreur. La démission de plusieurs ministres du gouvernement a succédé l’évasion spectaculaire de plus d’un millier de détenus de la prison centrale de Bengazi. Des assauts contre des bâtiments officiels et attentats à la bombe contre le palais de justice de la ville ont coincidé avec un assaut contre un hôpital psychiatrique où  plus de 150 internés en fuite ont été armés.  Des dissidences sont signalés  au Sud du pays.  La Libye Occidentale est sous le gouvernement de facto d’une puissante tribu (Zentane) détenant des armes chimiques et des missiles balistiques de courte portée . Prolifération des coupeurs de routes. L’extrême Sud de la Libye, notamment près des confins frontaliers avec le Tchad, le Niger et l’Algérie est quasiment une  zone libre commandée par Mokhtar Belmokhtar.

Tunisie

La poursuite des assassinats politiques en Tunisie et la persistence d’un puissant maquis terroriste au Mont Chaambi dans la localité de Kasserine non loin des frontières algériennes menacent la sécurité nationale tunisienne. Des informations recueillies indiquent qu’une unité d’élite de l’armée tunisienne a été accrochée par des éléments terroristes retranchés au Mont Chaambi, causant la mort de dix militaires et des blessures à trois autres. Selon certaines informations non confirmées, les militaires auraient été égorgés et leur équipement volé. En Algérie, l’état-major de la 5e Région militaire de Constantine est en état d’alerte et des renforts en hélicoptères de combat et d’attaque au sol ont été dépêchés en urgence à Tebessa, face à Kasserine. Des sources parlent d’une opération imminente aux frontières afin de détruire toute éventuelle infiltration ou pour arrêter des secours fournis par des groupes basés en Algérie  aux 170  terroristes retranchés au mont Chaambi.

Conflit au Moyen-Orient: de la révolution 2.0 aux bombardements orbitaux?

1. Malgré un nouvel afflux notable d’hommes et de matériel, la rébellion syrienne peine non seulement à se maintenir en dehors des zones rurales isolées mais accentue ses divisions intrinsèques du fait de profonds clivages idéologiques et politiques.  En réalité, la rébellion syrienne, toutes tendances confondues, ne s’est jamais remise de sa défaite stratégique à Al-Qussayr (non loin de l’antique Meggido). Sur le terrain, les rebelles sont boutés hors des cités périphériques de Damas, écrasés à Homs et à Lattaquié, pourchassés près de la zone de cessez-le-feu au Golan et mis en échec à Alep où le blocus mis en place par des groupes extrémistes armés depuis le début du mois sacré du Ramadan vient d’être percé par les unités d’élite de l’armée syrienne.

Cet ascendant des forces armées syriennes et des milices populaires permet à Damas de focaliser sur un autre aspect non moins dangereux du conflit en cours en Syrie: la guerre économique. Depuis des mois, des campagnes organisées de spéculation monétaire et financière ont grandement nui à l’économie syrienne et à la valeur de la livre syrienne. Cette spéculation est accompagnée par diverses pratiques telles que la contrebande, la fuite massive de capitaux, l’organisation de fausses pénuries, le sabotage d’infrastructures, l’introduction de fausse monnaies, la corruption et une hausse anormale des produits de base. Pour y faire face, le Premier ministre syrien Wael Al-Halaki a mis en place toutes une série de mesures de protection. Cependant fort insuffisantes. Le recours à des experts iraniens, aguerris par le blocus auquel leur pays fait face, a permis d’éluder l’effondrement de la monnaie nationale syrienne.

Le gouvernement syrien a beau mettre en place un système de rationnement en temps de guerre, impossible de stopper les pratiques spéculatives. En vertu du système de rationnement, chaque personne adulte a le droit à 300 grammes de thé par mois mais ce produit s’échange sous le manteau à des prix rédhibitoires et est surtout exporté en masse vers des pays voisins. La situation est telle que l’armée syrienne commence à cibler les milieux de la spéculation. Néanmoins, contre toute logique, l’économie syrienne tient toujours. Les liens commerciaux officieux avec l’Irak et l’Iran (ce dernier ne parvient ou ne veut plus payer ses créances internationales) ainsi que ceux bancaires avec le Liban expliquent en partie mais pas totalement la survie surprenante du système économique d’un pays non producteur d’hydrocarbures dont l’économie est basée essentiellement sur l’agriculture et le textile.

2. Des indications receuillies laissent entendre que les populations civiles et les unités militaires assiégées à Alep ont pu être ravitaillées par l’armée syrienne qui a du intervenir alors que son plan ne préconise pas un mouvement vers le Nord avant le mois de d’octobre afin de parer à toute nouvelle attaque combinée sur Damas comme ce fut le cas en juillet 2012. Le blocus imposé par les groupes les plus extrémistes de la rebéllion n’a pas tenu, moins par la vigueur de l’offensive loyaliste que par l’éclatement de conflits armés entre, d’une part, les groupes liés à Al-Qaïda et des factions de l’armée syrienne libre, et, d’autre part, le front d’Ennosra et les milices kurdes. La situation semble prendre un virage inattendu au Nord de la Syrie et en Turquie méridionale avec l’éventualité de la déclaration d’une entité kurde indépendante. Cette éventualité est fort redoutée par Ankara.

3. Plus au Sud, près du plateau stratégique du Golan, des accrochages ont encore opposé des militaires syriens et israéliens. Des unités de l’armée syrienne pourchassant des groupes armés liés à l’armée du Cham (pays de Sem, autre appellation du Levant regroupant la Grande Syrie, c’est-à-dire, la Syrie, le Liban, la Palestine et la Jordanie) près de la ville de Qunaytra, ont poursuivi les rebelles jusqu’à un poste militaire israélien désaffecté situé à l’intérieur de la zone contrôlée par Israël, provoquant une riposte israélienne. Mais les deux pays, soumis à d’intenses pressions internationales pour éviter toute escalade, n’ont pas donné plus d’information. Ce qui est certain est que du côté israélien, une nouvelle brigade chargée du Golan est en train d’être constituée à la hâte tandis que les meilleures unités de l’armée israélienne se massent en Galilée. Le Liban et les confins syro-jordaniens sont survolés par un nombre impressionnant de drones. Au point que la défense antiaérienne israélienne en a abattu un le prenant pour un appareil du Hezbollah. D’autre part, des information jamais confirmées et non-vérifiables font état du déploiement par Israël de missiles nucléaires tactiques non loin du Lac Tibériade. Si cette information est vraie, cela renseigne sur le degré d’inquiétude que suscite l’évolution-défavorable jusqu’ici pour la stratégie de Tel-Aviv-de la crise syrienne dont le théatre d’opération s’étend désormais de la province irakienne d’Al-Anbar à l’Est jusqu’au littoral libanais sur la Méditerannée à l’Ouest.

4. L’évolution défavorable de la crise syrienne suivant les intérêts géostratégiques américains et par voie de conséquence israéliens à re-évaluer l’ensemble de la stratégie arrêtée jusque là. La rencontre du Chef des services de renseignement israéliens avec ses homologues US aux Etats-Unis a pour principal objet une redéfinition de cette stratégie à la lumière des derniers développements régionaux. Si des officiels US tels que le Secrétaire d’Etat John Kerry martèlent publiquement et sans conviction qu’il est encore impossible d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus d’une partie du territoire syrien, des chefs militaires au Pentagone évoquent pour la première fois la possibilité de recourir à une nouvelle arme: les bombardements orbitaux ou frappes cinétiques. En d’autres termes de lâcher à partir de l’espace ou plus précisément d’une orbite déterminée, une pluie de micro-météorites artificielles qui viendraient s’écraser à très grande vitesse sur une surface déterminée de la planète et, en l’occurrence ici, du territoire syrien. On sait presque rien sur cette nouvelle technique qui rappelle les lancer de fléchettes au dessus des tranchées de la première guerre mondiale  mis à part l’existence d’un programme assez ancien dénommé Thor. La chute d’objets métalliques (matériaux spéciaux) ou autres, lâchés à partir d’une orbite proche et tombant à la vitesse des météores sur le sol syrien serait quasiment impossible à intercepter par les moyens actuels de la défense aérienne ou des des moyens d’interception balistique. Chinois et Russes semblent très inquiets et travaillent d’arrache-pied à des contre-mesures. Un des points faibles de cette technique est son impossibilité à acquérir des cibles précises puisqu’elle dépends de plusieurs variables de la chute libre, de la gravitation et de la rotation terrestre. Ce qui en résulte un phénomène de dispersion plus ou moins important.

La chute de météorites en Russie en février 2013 causant des dégâts dans l’Oural et dans le centre de la Russie a alimenté pas mal d’hypothèses dont la plus tonitruante a été émise publiquement par l’homme politique russe Vladimir Zhirinovsky qui a nommément accusé les Etats-Unis d’avoir testé un système de bombardement cinétique au dessus de l’Eurasie. Une hypothèse que les médias n’ont pas jugé relever et ont classé comme une autre théorie du complot paranoïaque. Ce qui est certain, c’est que l’US Air Force a testé en Irak, durant la période s’étendant de 1998 à 2003, soit l’invasion de ce pays, toute une série de nouvelles armes telles que les bombes à béton (non-explosives), des masses d’acier, des bombes à émission électromagnétiques et d’autres.

Quoi qu’il en soit, les déclarations d’officiels US telles que celles du Secrétaire d’Etat John Kerry sur l’impossibilité d’imposer une zone d’exclusion aérienne sur une partie du territoire syrien ou celles encore plus lénifiantes de responsables européens niant toute volonté d’armer les rebelles cache mal la préparation de plans alternatifs assez novateurs pour tromper la vigilance des alliés de la Syrie. Ce n’est point un hasard si le Chef d’état-major des Armées des Etats-Unis d’Amérique, le général Martin Dempsey, évoque pour la première fois la possibilité d’utiliser des frappes cinétiques (Kinetic strikes) en Syrie.  Si cette éventualité se réalise, le conflit au Moyen-Orient et ses multiples avatars high-tech dénommés sous le nom générique de printemps arabe, auront connu l’usage de l’ensemble des technologies préfigurant le monde de demain (l’arme nucléaire n’en est pas une et figure parmi les techniques du passé) allant des révolutions 2.0, versions plus perfectionnées des premières révolutions colorées aux bombardements orbitaux en passant par de nouvelles techniques d’ingénierie sociales et informationnelles à travers un contrôle total de l’Internet et des moyens de télécommunication. Bien que toutes ces nouvelles techniques soient à leur balbutiement, elles auront un rôle déterminant dans les conflits futurs.

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Le conflit syrien verra t-il l'usage inédit d'armes spatiales?
Le conflit syrien verra t-il l’usage inédit d’armes spatiales?

Conflit au Moyen-Orient: « Eager Lion » en Jordanie, « Ouragan du Nord » en Syrie…

 

Après la victoire stratégique remportée par les forces armées syriennes et les unités du Hezbollah libanais à Al-Qussayr dans la province de Homs, les efforts de l’état-major syrien se dirigent vers la grande ville industrielle d’Alep au Nord du pays près de la frontière avec la Turquie. En parallèle, des exercices militaires conjoints entre les armées des Etats-Unis d’Amérique et de Jordanie se tiennent jusqu’au 20 juin sous le nom de code « Eager Lion ».

L’offensive de l’armée syrienne sur Alep porte le nom de code « Ouragan du Nord ». Des éléments de la milice libanaise du Hezbollah appuyés par des milices locales connues sous le nom de forces de défense nationale accompagnent la quatrième division d’infanterie mécanisée des forces armées syriennes où un assaut est actuellement en cours sur la localité de Marjah. Plus de 18 000 conscrits de l’armée syrienne participent aux opérations visant les localités d’Anaden, Salaheddine et la vieille ville historique d’Alep.

A Marjah, l’armée syrienne et le Hezbollah font face à un acharnement aveugle des groupes armés de volontaires turcs et tchétchènes. Des sources au sein de l’armée syrienne affirment que des volontaires européens se trouvent parmi les rebelles. La localité est très difficile à prendre d’assaut puisque sa topologie ne permet point aux blindés d’y évoluer. Les pilonnages d’artillerie de campagne se sont avérés d’une efficacité très limitée sinon nulle  dans cette zone. D’où le recours au Hezbollah.

Les tactiques de guérilla urbaine du Hezbollah libanais ont déterminé l’issue de la bataille décisive d’Al-Qussayr. Les combattants du mouvement sont très mobiles et accrochent les rebelles de l’armée syrienne libre et ceux des groupes extrémistes tout en laissant le temps aux unités d’élite de la IV Division d’infanterie mécanisée d’encercler les positions ennemies. C’est donc une guerre de mobilité.

En Jordanie, sous couvert d’un exercice annuel, des éléments du 24e Corps expéditionnaire des Marines, des batteries de missiles ABM (missiles anti-balistiques) et des chasseurs bombardiers de type F-16 sont en train d’être déployés.

Au Golan, fait rarissime, Damas a demandé à Tel-Aviv via l’UNDOF (United Nations Disengagement Observer Force) de ne pas cibler ses chars T-72 qui ont pénétré dans la zone démilitarisée près de la ville de Qunaïtra à la poursuite des rebelles. En Israël, on estime du côté officiel que Tel-Aviv ne cherche pas à s’ingérer dans la guerre en Syrie. En réalité les deux pays techniquement en guerre depuis 1973 sont sous la pression de Washington et Moscou afin d’éviter une escalade dangereuse au Moyen-Orient pouvant aboutir à une nouvelle guerre mondiale.

Les missiles S-300 russes et la neutralisation de la suprématie militaire américaine par Valentin Vasilescu

Pourquoi les États-Unis, Israël et l’UE ont-ils réagi si violemment au sujet de la livraison par la Russie des missiles S-300 à la Syrie? En fait, une ou plusieurs batteries de missiles anti-aériens ne peuvent rien changer quant au déroulement de la guerre civile en Syrie. Surtout avec la décision de l’UE, la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays occidentaux membres de l’OTAN de fournir aux rebelles armés syriens des systèmes d’armes similaires. Alors, pourquoi Les Russes ne veulent-ils, en aucun cas, renoncer à armer l’Armée Syrienne avec des S-300 ?

Pour comprendre ce que cette livraison d’armes signifie pour les occidentaux, il faut préciser que le secret du succès des campagnes militaires des États-Unis et d’Israël au cours des 20 dernières années, a été fondée sur la possession et l’utilisation d’un antidote universel appelé ESM / ELINT (électronic Support Measures). Ce type d’équipement permet l’enregistrement et l’analyse des émissions des radars de détection et de contrôle des systèmes d’armes de l’ennemi et de les neutraliser par brouillage. Cela permet ainsi à leur propre aviation un maximum de liberté d’action et la possibilité d’effectuer, sans pertes, toutes les missions de frappes sur des cibles air, mer et terre.

L’élément nouveau dans le scénario classique des occidentaux, c’est que la Russie a fourni à l’armée syrienne les lanceurs de missile S-300 dotés d’un système très complexe intégrant le C4I pouvant détecter les cibles, avec une gestion automatisée de feu. Avant de servir au lancement et au guidage de missiles S-300, le système assure une surveillance efficace de l’espace aérien syrien et au-delà ses frontières par un réseau de radars fixes de basse fréquence de dernière génération, résistant au brouillage et aux attaques de missiles antiradar.  A cela s’ajoute un réseau supplémentaire de radars mobiles, du type 1L119-Nebo, fonctionnant dans la bande de fréquence VHF.

En plus de ces deux réseaux automatisés de surveillance de l’espace aérien, s’ajoute un autre élément destiné à la détection, la poursuite et l’attaque de toute source de brouillage ESM / ELINT des occidentaux (électronic Support Measures) monté sur des avions ou sur des navires de guerre.

En pratique, avec l’exportation croissante ces nouveaux systèmes d’armes dans le monde par la Russie, les Etats-Unis, ses alliés de l’OTAN et Israël ne pourront plus imposer de soi-disant « zone d’exclusion aérienne » comme ils l’ont fait en Yougoslavie, en Irak et en Libye. Ils ne pourront pas plus prendre le risque d’une invasion terrestre avec utilisation de la flotte militaire et de l’infanterie de marines.

Comment les Russes ont-ils réussi à concevoir et à fabriquer ce type de technologie, dans les conditions de l’effondrement de l’URSS et de déclin économique, alors que l’avantage technologique détenue par les États-Unis face à la Russie, a permis à l’Armée américaine de mener avec succès des guerres en Yougoslavie, en Irak, et en Afghanistan contre des armées équipés de matériel de guerre Soviétique? Quel pouvait être l’élément qui conférait à l’armement américain une telle suprématie ? La réponse est : le C4I (Command, Control, Communications, Computers, and Intelligence).

C4I est un concept moderne, le seul moyen actuel pour multiplier jusqu’à 10 fois la mobilité, la vitesse de réaction, l’efficacité et la précision technique dans les guerres conventionnelles, basé sur l’utilisation extensive de la dernière génération de microprocesseur et de matériel de communication, intégrant des capteurs de détection et de guidage des armes. Pour rattraper les Américains, la Russie a mis en place une agence de recherche pour la défense similaire à Defense Advanced Research Projects du Pentagone (DARPA, créé en 1958 suite au lancement du satellite Spoutnik par l’Union soviétique), qui s’occupe de la recherche sur les risques scientifiques, et la recherche et développements sur les dernières découvertes pour l’industrie militaire Russie.

Si on examine attentivement comment, le 27 Mars 1999, a été abattu un avion « furtif » américain F-117 à Budjanovci en Yougoslavie par le système S-125 (Neva / Petchora), on constate que l’Agence russe de recherche pour la Défense a trouvé et mis en œuvre une solution technique de détection et de destruction de ce type d’appareils et des missiles de croisière. Mais pour atteindre les performances technologiques des Etats-Unis, il faudra attendre 2008, lors de la guerre avec la Géorgie. Avant le conflit, l’armée géorgienne avait reçu, de la société américaine L-3 GCS (Leader du marché des équipements électroniques miniaturisés) et des israéliens, les systèmes C4I les plus modernes. Au lendemain de la guerre de 2008, l’armée russe a mis la main sur une grande partie des équipements C4I détenus par l’armée géorgienne, puis les a analysés, copiés et multipliés. Les composants high-tech qui en ont résulté furent largement intégrés dans la production des nouveaux systèmes d’armes ou dans la modernisation de celles déjà existantes.

Le système modulaire C4I permet la création de réseaux tactiques de communication par l’intégration dans une plateforme telle qu’un véhicule militaire en mouvement. Il permet l’affichage et la mise à jour automatiquement de la situation tactique sur consoles avec des cartes numériques, la gestion des contrôles, les rapports de combats et la situation de la logistique (les besoins en munitions, carburant, etc), ou de surveiller l’état de préparation et de fonctionnement des systèmes d’armement. Le système C4I permet, également, d’assurer la collecte, la transmission par satellite et l’analyse des Informations au format standard de l’OTAN en temps réel grâce à des capteurs placés aux avant-postes en première ligne, et grâce aux systèmes AGS (Alliance Ground Surveillance), destinés à l’observation / suivi électronique du terrain par des moyens satellitaires et de drones performant. Toutes les informations sont dirigées vers le poste de commandement mobile au niveau de la compagnie, du bataillon ou de la brigade. Ainsi, il est possible de connaître la situation sur le plan tactique, la gestion du champ de bataille, de faciliter la prise de décision par le commandement.

C4I permet aussi la transmission et la réception audio et vidéo avec un équipement sans fil, dans des conditions sécurisées, une grande quantité de données à haut débit telles que la voix et des données numériques, en présence de brouillage. Ses éléments disposent d’installations de mémoire, accèdent à leurs propres serveurs gérés par de puissants processeurs de dernière génération, et couvrent le spectre entier des fréquences, et sont sécurisés par un cryptage numérique.

Valentin Vasilescu

Ancien commandant-adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni (Roumanie)

Genève II: le président russe ironise sur les rebelles anthropophages

Le Président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine,  n’a pas manqué d’ironiser sur l’éventuelle menace que fait peser la présence de rebelles anthropophages à la Conférence de Genève II, initialement prévue le 05 juin 2013 mais reporté au mois de juillet 2013. Ironisant sur la sécurité des participants russes à la Conférence “Genève II” co-parrainée par Washington et Moscou et dont l’objectif est de mettre fin au conflit en Syrie, Vladimir Poutine met en évidence le dossier syrien qui se trouve piégé en flagrant délit face à des rebelles éventrant et mangeant leurs ennemis.

Des vidéos postées sur Youtube ont montré des rebelles syriens procéder à des mutilations sur des corps de soldats de l’armée régulière. L’un de ses rebelles a été montré en train d’éviscérer le cadavre d’un sous-officier de l’armée syrienne pour en arracher des organes internes et les porter à sa bouche…Ces images insoutenables ont été relayées par des dizaines de chaînes de télévision dans le monde.   Certains spécialistes d’histoire ancienne ont voulu lier ces images à des fresques assyriennes antiques montrant le supplice de prisonniers de guerre aux mains de l’armée assyrienne mais il convient de dire que la sauvagerie moderne a largement dépassé celle de l’antiquité dans le cas précité.

M. Poutine a déclaré J’espère qu’il n’y aura pas de participants comme ça à ‘Genève II’, parce que sinon j’aurai du mal à assurer la sécurité des participants russes, et il sera difficile de prendre part au travail avec eux. On peut le comprendre. Il n’est pas aisé de s’asseoir face à un cannibale…Même s’il bénéficie du soutien de gens aussi raffinés que Hague ou Fabius.

La marine syrienne tente de chasser les submersibles étrangers de son littoral

Alors que l’armée syrienne continue sa reconquête de la province centrale de Homs visant la ruptures des lignes d’approvisionnement de la rébellion à partir du Liban voisin tout en assurant ses propres lignes d’appui logistique entre Damas et le littoral, une autre guerre plus silencieuse a lieu en mer près des côtes entre Chypre et le littoral syro-palestinien.

Au début de la crise syrienne, des unités navales de la marine syrienne, l’arme la plus faiblement dotée des forces armées de ce pays, a harcelé un navire d’écoute allemand qui s’était trop rapproché des côtes syriennes. Avec l’intensification des engagements au sol face à une rébellion de plus en plus féroce et bien orientée, l’armée syrienne, débordée sur plus d’un front, ne put surveiller son littoral sans une aide discrète mais efficace des russes. Notre blog a déjà évoqué la multiplication de navires et de submersibles non identifiés à proximité ou à l’intérieur des eaux territoriales syriennes. Une information gardée secrète jusqu’à hier fait maintenant état de multiples incidents navals depuis des mois dont un impliquant un submersible israélien. Ce dernier aurait été détecté par la marine russe et aurait été pris en chasse à 0230 (heure locale) de la matinée du 02 mai 2013 par deux unités de surface de la marine syrienne appuyées par des hélicoptères de lutte anti sous-marine de type Kamov KA 25 .

D’autres informations émanant de « volontaires » étrangers venus combattre le régime syrien laissent entendre que certains « officiers de liaison » ont été débarqués en Syrie à partir d’un ou de plusieurs sous-marins. Le commandement des forces aériennes syriennes a ordonné il y a plus de trois mois de chasser tout submersible suspect des eaux territoriales après avoir détecté la présence de l’un d’ente-eux près du littoral de Lattaquié à quelques 150 mètres de profondeur.

Ce qui est certain est que la Méditerranée orientale est depuis 18 mois infestée de navires d’écoute et de guerre électronique appartenant à des pays de l’Otan. La marine russe s’y renforce également de manière significative.

Israël dont les activités navales sont en hausse constante, utilise des submersibles perfectionnés et modifiés de fabrication allemande (classe Dolphin). Certains de ces sous-marins font partie du dispositif de « dissuasion » nucléaire de Tel-Aviv.

Des sources proches de la base navale de Tartous évoquent la découverte de « faux rochers maquillés » contenant du matériel d’écoute (information publique rapportée par les médias) près des principaux ports, notamment à Lattaquié. Ils parlent également de drones marins et sous marins de plus en plus nombreux. En parallèle, des centaines de ballons-sonde d’espionnage « piégés » survolent la Syrie depuis Israël.

La Russie, l’un des principaux alliés de Damas, lui fournit des missiles anti-navires 3M55 Yakhont. Une cargaison de systèmes de missiles anti-aériens de type S-300 est en route vers la Syrie. Au Liban, le Hezbollah libanais est accrédité d’une certaine capacité navale, notamment après que ses éléments aient réussi, lors de la guerre de juillet 2006, à atteindre une frégate israélienne au large du Liban à l’aide d’un missile doté d’anti contre-mesures électroniques.

Par ailleurs, le Secrétaire d’Etat US, John Kerry, qui a reconnu les progrès réalisés par l’armée syrienne au sol a bien averti que ces progrès sont « temporaires ». En langage clair, cela signifie qu’après avoir observé et tenté d’identifier les tactiques du Hezbollah libanais à Al-Qussayr, Washington ne restera pas les bras croisés en cas où l’armée syrienne continue sur sa lancée vers Alep pour anéantir les voies d’approvisionnement venant de Turquie. Le Sénat US a d’ailleurs presque achevé les formalités visant à « légaliser » la fourniture massive d’armes à la rébellion syrienne et les groupes radicaux étrangers qui se battent à ses côtés.

 

Image illustrant la bataille pour le contrôle de la localité stratégique d'Al-Qussayr. Les forces loyalistes sont représentées par le drapeau syrien. Celles du Hezbollah libanais sont sous pavillon jaune.
Image illustrant la bataille pour le contrôle de la localité stratégique d’Al-Qussayr. Les forces loyalistes sont représentées par le drapeau syrien. Celles du Hezbollah libanais sont sous pavillon jaune.