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Syrie: des Tomahawk block IV non explosés transmis à la Russie, les débris des missiles de croisière Storm Shadow/Scalp transférés en Chine

Des débris de missiles de croisière MBDA Storm Shadow et Scalp EG qui se sont abattus en Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, ont été tranférés en Chine pour le compte d’une société privée anonyme.

Le ministère russe de la Défense a déjà annoncé que deux missiles BGM-109 Tomahawk block IV tirés sur des cibles en Syrie et n’ayant pas explosé ont été transmis à la Russie par les militaires syriens.

Cependant, c’est le missile BGM-158 JASSM qui semble intéresser au plus haut point Moscou et Pékin.

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Les militaires syriens ont procédé à la récupération de l’ensemble des débris et autres fragments des missiles, des drones et autres projectiles lancés par les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et Israël sur la Syrie depuis des mois.

En Afghanistan et en Irak, des sociétés spécialisées dans la récupération des débris ou des fragments des systèmes d’armes US et/ou de l’OTAN utilisés dans ces deux pays depuis 2001.

Une grande partie de ces débris ont été revendues à des intermédiaires et se retrouvés dans les laboratoires des complexes militaro-industriels iraniens et chinois.

 

Des applications de Smartphone révèlent l’emplacement de bases militaires secrètes

L’usage de profils publics dans des applications de sport embarqués sur smartphone du genre Endomondo, Strava, Runtastic, Mapmyride, Nike+Run et des dizaines d’autres utilisant les données de géolocalisation révèlent depuis longtemps des activités assez bizarres, d’abord sur le littoral occidental de l’Antarctique, puis dans des endroits réputés parmi les plus déserts ou hostiles de la planète. Je n’y avais jamais prêté attention jusqu’à aujourd’hui. 

Un chercheur sur Twitter vient en effet de révéler que le système de géolocalisation utilisé par l’application Strava révèle des emplacements secrets de bases militaires US disséminées dans la province occidentale irakienne d’Al-Anbar, à Tikrit, au nord de Mossoul, à Béji, dans le Kurdistan irakien, dans le sud de la Turquie, au nord-est de la Syrie et pas qu’à Minbej, en Jordanie, en Israël, en péninsule Arabique, au Sahel et dans des endroits où il n’a jamais été question du moindre déploiement militaire US. 

Ironiquement, il n’y a pas que l’usage imprudent de certains paramètres de confidentialité d’applications de sport qui puisse révéler certaines choses. Les application de Dating en ligne, utilisés par le personnel des forces armées US dans les endroits les plus insolites peuvent s’avérer une véritable mine d’information. Entre 2011 et 2013, il n’était pas rare de croiser des femmes militaires US basées en Libye, en Afghanistan ou encore au…Nigéria et en Ouganda, cherchant désespérément une hypothétique rencontre. 

Pour certains « experts », il suffit de rendre son profil en mode privé pour éviter de révéler son parcours quotidien ou hebdomadaire. Cela ne suffit certainement pas. 

On possède tous des mouchards traqueurs dans la poche pour le moment, en attendant les puces implantés sur la fesse gauche…

Syrie: l’interception de missiles israéliens confirme l’existence d’une bulle ABM syro-russe

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Le commandement militaire syrien a affirmé samedi qu’au moins deux missiles Sol-Sol israéliens auraient été interceptés et détruits avant qu’ils ne touchent une installation Radar du dispositif de la défense aérienne protégeant Damas.

L’agence officielle syrienne SANA a diffusé un communiqué selon lequel la défense aérienne syrienne aurait intercepté et détruit deux missiles israéliens ayant visé « une position militaire » près de Damas.

Selon SANA, « l’ennemi israélien a tiré à OO30Z (22H30 GMT-[vendredi 01 décembre 2017]) plusieurs missiles Sol-Sol en direction d’une position militaire dans la province de Damas » avant de poursuivre que « les défenses aériennes syriennes ont pu faire face à l’agression » et de préciser-c’est là le point le plus intéressant-que deux missiles ennemis ont été détruits.

On ne sait pas s’il s’agit de missiles Delilah GL, une version d’une sorte de  missile de croisière tiré à partir d’une installation terrestre, très précis et pouvant atteindre une portée opérationnelle de 250 kilomètres ou d’une autre variante perfectionnée, modernisée ou issue du vieux missile balistique Jericho I (portée: 500km), peu précis mais  pouvant emporter une charge conséquente (à partir de 400 kg).

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Un site d’information proche de la rébellion syrienne a confirmé cette attaque en ajoutant que de puissantes explosions ont été entendues au sud-ouest de Damas dans la nuit du vendredi au samedi 01 décembre 2017. Le très fameux et non moins controversé OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme), une officine des services de renseignement britanniques a, pour sa part, précisé qu’au moins un dépôt d’armement aurait été touché par un missile mais sans pour autant confirmer cette information ou encore fournir des éléments susceptibles de déterminer si la position touchée appartenait à l’Armée syrienne ou au Hezbollah libanais.

Israël est de facto un des belligérants directs de la guerre en Syrie, même si Tel-Aviv dément toute implication explicite dans le déroulement du conflit en répétant à tue-tête qu’il s’agit d’une guerre civile interne affectant un pays avec lequel il est techniquement en guerre depuis 1973. Une version reprise par l’ensemble des médias dits « Mainstream » mais remise en cause par Damas, lequel considère Israël et ses puissants alliés occidentaux et arabes comme les principaux soutiens des groupes terroristes armés activant en Syrie.

Cette nouvelle attaque israélienne au moyen de missiles surface-surface est intéressante à plus d’un titre, dans la mesure où elle confirme en partie la montée en puissance des défenses aériennes de la Syrie et de ses alliés, la mise en place d’un système de détection et d’interception anti-balistique assez efficace pour créer un effet de dissuasion, et, enfin, l’impossibilité de lancer des raids aériens contre des positions militaires syriennes sans une riposte assurée. Cela contraste avec les traditions stratégiques au Moyen-Orient où Israël avait toutes latitudes pour mener des raids aériens au Liban, en Syrie, en Irak jusqu’en Libye sans rencontrer la moindre riposte ou résistance.

Pour le néophyte, il faut rappeler que les israéliens n’hésitent jamais à frapper massivement  quand ils sont certains que le camp adverse ne dispose d’aucun moyen de défense.

L’empreinte russe n’est pas très loin.

En réalité, la guerre en Syrie est en train de redéfinir de nouveaux pôles de puissance avec la confirmation effective de l’existence d’une bulle de défense antiaérienne dotée de moyens ABM que même le nec plus ultra des avions de combat et des moyens de la guerre électronique en usage par les israéliens n’arrivent pas à vraiment percer sans y laisser des plumes. Le cauchemar absolu de Tel-Aviv et du complexe militaro-industriel US qui le soutient serait en effet d’assister à la destruction « publique » d’un avion de combat de type F-35 au dessus de la Syrie par un système SAM de fabrication iranienne ou nord-coréenne.

Voilà où a abouti une guerre qu’on a présenté comme une simple révolution interne en Syrie: une véritable révolution géostratégique affectant l’ensemble de l’équilibre stratégique de la planète!

La Corée du Nord affirme avoir achevé une force nucléaire d’État, qualifiée de grande cause historique

Avec le lancement du Hwasong-15 ( missile balistique intercontinental de type Mars-15), l’ICBM le plus développé de la panoplie balistique de la Seconde Artillerie, la Corée du Nord vient d’affirmer qu’elle vient d’achever la construction d’une force nucléaire d’État, qualifié de grande cause historique du pays.

Selon Pyongyang, « le système d’armes de type ICBM Hwasong-15 est un missile intercontinental équipé d’une ogive lourde extra-large capable de frapper la totalité du territoire continental américain ».

D’après Pyongyang, le missile aurait atteint une altitude record de 4.475 kilomètres dans l’espace suivant une trajectoire verticale en forme de cloche avant de s’abattre en mer à 950 kilomètres du site de lancement. Certains experts attribuent au Hwasong-15 une portée maximale de 13 000 kilomètres.

La Seconde Artillerie de la Corée du Nord dispose désormais de missiles balistiques capables d’atteindre des villes de la côte Est des États-Unis dont la capitale fédérale, Washington D.C.

Cette évolution phénoménale des capacités nucléaires et balistiques de la Coree du Nord depuis l’avènement de Kim Jung un est d’autant plus étonnante quand on sait que les revenus de ce pays sous total embargo sont quasiment dérisoires en comparaison avec ses voisins régionaux et même d’autres pays classés comme défaillants. 


L’assassinat d’un béret vert US à Bamako met en lumière l’indiscipline des forces spéciales US au Sahel

Après la mort, dans des conditions proches de celle d’une embuscade, de quatre éléments des forces spéciales US au Niger, une autre affaire vient de ternir un peu plus la réputation des forces spéciales US au Sahel: l’assassinat par strangulation d’un béret vert US à Bamako, par deux membres des Navy Seals. Une affaire qui remonte à quelques semaines mais qui commence à faire du bruit.

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L’affaire de Bamako, passée sous silence, n’est pas un fait divers ordinaire. Elle ravive déjà les rivalités persistantes entre les différentes branches des forces spéciales US; elle met surtout en avant  l’indiscipline totale qui est devenue la principale caractéristique des Navy Seals depuis quelques années.

D’après des indiscrétions, l’équipe 6 (Team 6) des Navy Seals est totalement hors de contrôle. Au Sahel, la situation n’a pas encore atteint le stade de la véritable mutinerie, telle que celle ayant suivi de très peu l’opération Neptune Spear d’Abottabad au Pakistan, et dont l’évolution dramatique s’est terminé par la mort d’une trentaine de Navy Seals, que le Pentagone a maquillé en crash d’hélicoptère de transport de troupes, mais des indices probants recueillis par des militaires locaux mais aussi d’autres pays de l’Otan pointent du doigt l’indiscipline totale des Navy Seals, circulant en opération à bord de véhicules 4X4 modifiés en teashirts et casquettes de Baseball, faisant très peu cas des instructions et outrepassant toujours les objectifs assignés.

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Des forces spéciales US à Gao, Mali

 

Le nombre des unités spéciales US engagées au Sahel est en nette progression depuis 2004, d’abord dans un cadre de coopération technique (instruction) et depuis 2011 dans des opérations de traque (recherche-destruction) visant des Chefs d’organisations armées transnationales évoluant dans la région.

 

L’USS Ronald Reagan au large de la péninsule coréenne ou la détente toujours tendue…

Malgré leur ton martial et sec, certains communiqués officiels nord-coréens ne manquent pas d’un certain sens de l’humour (cela dépend sous quel angle on le prend mais c’est déjà une question de sensibilité culturelle…): le dernier en date s’insurge contre l’approche du porte-avions USS Ronald Reagan et se demande presque pourquoi Washington leur envoie sous le nez une des cibles prioritaires de leur armée.

On sait de façon quasiment certaine que la Corée du Nord a accordé une priorité absolue aux systèmes d’armes susceptible de tuer un porte-avions. C’est également une des priorités absolues de l’Armée de Libération Populaire de Chine. Quoique les chinois ont réussi à développer et à en produire une quantité non négligeable (Pékin a toujours favorisé les attaques par saturation, on n’est jamais trop prudent). Qu’en est-il de la Corée du Nord?

Mystère et boule de gomme.

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Le porte-avions USS Ronald Reagan (CVN-76) est un gigantesque vaisseau de la classe Nimitz  d’un poids de 104 000 tonnes (métriques) et emportant 90 appareils de combat. Il est équipé de deux réacteurs nucléaires (Westinghouse) et du nec plus ultra de ce qui se fait en matière de blindage, de défense antiaérienne, de guerre électronique et de radars. Son groupe de bataille peut aisément faire face à une salve de missiles balistiques de la famille SCUD (quoique l’expérience a démontré qu’aucun système d’interception ABM n’est sûr à 100%) et même à une salve de missiles Sol-Mer. L’approche d’une telle armada par mer ou sous les flots est quasiment impossible. Que comptent donc faire les nord-coréens en cas d’hostilités face à ce monstre des mers?

Lui balancer une arme nucléaire. Comment?

Oubliez le scénario de la bombe atomique (ou même plusieurs) emportée sur une ou plusieurs embarcations de pêche à l’aspect paisible (quoique cela pourrait marcher!) ou encore une attaque de biplan arraché à l’agriculture. Exclus aussi les obus à charge non conventionnelle (sauf surprise de taille ou plutôt de portée à condition que les batteries survivent suffisamment longtemps au tapis de bombes aériennes).

La Corée du Nord aurait développé avec l’assistance de deux pays asiatique (non il s’agit pas de la Chine ou du Kazakhstan) un missile de croisière à vitesse supersonique. « Ça ne passera pas non plus! »crient la plupart des experts. On en sait rien. Vu la cadence de tir infernale de ses pièces d’artillerie, il est peu probable que la Corée du Nord s’amuse à utiliser un ou deux systèmes d’armes contre la plus grosse, la plus précieuse, le Saint-Graal de toutes les cibles du méchant impérialiste Yankee.

Kim Jong-un doit rêver à cet immense vaisseau à coup d’Onyx (Yakhont ou du moins la variante locale de ce missile de croisière anti-navires).

Or l’USS Ronald Reagan est actuellement à moins de 200 Km à l’est de la péninsule coréenne pour participer (officiellement) à des exercices de « routine » et bomber le torse d’une Amérique sur-puissante selon le bon vieux canevas hollywoodien (faut pas déraper Kim, cette armada à elle seule dispose d’une redoutable puissance de feu dépassant celles de plusieurs pays) et c’est donc une provocation dans la provocation. Pyongyang l’a bien compris d’où son dernier communiqué: ôtez nous cet engin de plus de 100 000 tonnes de notre horizon…c’est trop tentant de lui tirer dessus!

Bon, vous pouvez dormir tranquille,  il n’y aura pas de guerre nucléaire cette nuit (et uniquement cette nuit, je ne garantis rien samedi soir et les jours suivants),

 

 

 

La Syrie et l’Iran finalisent une stratégie de défense régionale dans un Moyen-Orient en guerre

Il semble désormais certain que la décision syrienne d’ouvrir le feu sur des avions de combat israéliens évoluant au dessus du Liban voisin ait été prise en étroite concertation avec Téhéran et l’assentiment de Moscou.

Plus encore, Damas et Téhéran ont décidé d’un commun accord de finaliser une nouvelle stratégie régionale de défense anti-aérienne.

Ce point figure parmi une série de projets ayant été discutés lors de la visite d’une très importante délégation militaire iranienne à Damas et dont le Chef d’état-major des forces armées iraniennes, le Général-Major Mohammed Baqueri, a remis une lettre d’Ali Khamenei,  Guide suprême de la Révolution iranienne, qualifiée d’extrêmement importante,  au président Assad.

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Le président de la République Arabe de Syrie, Bashar Al-Assad (à droite) recevant à Damas le Général-Major Mohammed Baqueri (à gauche), Chef d’état-major des forces armées de la République Islamique d’Iran, le 19 octobre 2017. La Syrie et l’Iran forment une alliance stratégique dans un Moyen-Orient ravagé par un conflit majeur.

Le contenu de cette lettre, qui n’a pas été rendu public, a causé une extrême agitation en Israël.

Les menaces de Washington renforcent la coopération entre Pyongyang et Téhéran

Kim Jong-un n’apprécie nullement le sobriquet de « Rocket man » (homme-fusée) que vient de lui coller Donald Trump. 

Furieux, Kim envisage sérieusement de faire exploser une bombe H d’une puissance supérieure à 500 kilotonnes (0.5 GT) dans l’atmosphère au dessus de l’océan Pacifique, bien loin de son territoire.   

Cette option est prise très au sérieux par Pékin. « Il le fera !  » estiment des officiels chinois. 

Un essai atmosphérique est bien prévu dans le programme de développement des capacités de dissuasion de la Corée du Nord. 

Reste à déterminer le lieu de cet essai périlleux :  au dessus de la fosse des Mariannes ?  Plus au nord, à 1500 ou 2000 kilomètres au large des côtes orientales du Japon ?  Non loin des îles aléoutiennes et donc de l’Alaska ? 

En attendant, Pyongyang est en train d’intensifier et d’élargir ses liens de coopération avec l’Iran et la Syrie, deux autres pays dans le collimateur de Washington. 

Le récent essai par l’Iran d’un missile balistique de portée intermédiaire « Khoramshahr » a vu une présence accrue  de techniciens et de militaires nord-coréens.

Outre un traditionnel « échange de compétences » dans le domaine nucléaire et balistique,  la Corée du Nord et l’Iran tentent actuellement de développer conjointement un missile de croisière supersonique.  

Indubitablement, les pressions US sur Pyongyang ont paradoxalement renforcé la coopération entre les deux pays asiatiques. 

Hassan Rouhani d’Iran recevant à Téhéran Kim Yong-nam, le numéro 2 Nord-coréen, en 2013.

Pyongyang table sur les armes EMP

​Tandis que la Chine accueille un sommet capital des BRICS (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du Sud), Kim Jong-un inspecte une installation militaire nucléaire dans le cadre de préparatifs pour la date symbolique du 09 septembre 2017. 

La KCNA a évoqué cette fois-ci une bombe à hydrogène susceptible d’être utilisée comme une arme EMP (à pulsion électromagnétique) en orbite ou à haute altitude.

Cela confirme nos informations postées ici quant à l’existence d’un programme EMP nord-coréen visant à neutraliser une partie du cyberespace, les satellites militaires adverses, les systèmes électroniques de contrôle et de commande, les grilles électriques et les télécommunications. 

Cependant, nos sources divergent sur le vecteur puisqu’ils parlent de bombes à neutrons et non pas de bombes à fusion thermonucléaire. 

Ce qui semble certain est que d’ici le 10 septembre 2017, Pyongyang procèdera soit à d’autres tirs de missiles balistiques, soit à un essai nucléaire (en toute probabilité, un essai souterrain; possibilité extraordinaire: un essai en orbite basse).

Kim Jong-un inspectant une ogive nucléaire dans une photographie non datée diffusée par la KCNA.

La Corée du Nord révèle la redoutable précision de ses missiles balistiques

Le missile balistique de portée intermédiaire de type Hwasong-12 (Mars-12) lancé hier par la Corée du Nord a démontré la redoutable précision des forces de la seconde artillerie nord-coréenne.

Le missile a parcouru une distance de 2700 kilomètres et à une altitude maximale de 550 kilomètres, suivant avec une précision inégalée une trajectoire passant délibérément au dessus d’un point précis (cible initiale choisie pour cet essai) jouxtant l’extrémité côtière méridionale de l’île nippone d’Hokkaido.

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Ce tir est un message clair et se veut comme une réponse cinglante aux experts US qui doutaient encore des capacités balistiques de la Corée du Nord à atteindre l’île de Guam.

Selon un communiqué de la KCNA, l’agence nord-coréenne officielle d’information, Kim Jong-un était présent lors du tir du Hwasong-12.

« Kim Jong-un, Secrétaire du Parti des Travailleurs de Corée, Secrétaire de la Commission des Affaires de l’Etat et commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, a supervisé sur place un tir de missile balistique stratégique de la force stratégique de l’Armée populaire de Corée…Les forces impliquées dans cet exercice appartiennent aux unités d’artillerie « MARS » (Hwasong) de la force stratégique de l’Armée populaire de Corée et dont la mission consiste à frapper les bases des forces de l’agresseur impérialiste Yankee situées dans le théâtre opérationnel de  l’océan pacifique avec un missile balistique Hwasong-12″

C’est probablement la première fois que Pyongyang révèle ses capacités à atteindre l’objectif avec une CEP (probabilité d’erreur circulaire au point d’impact) aussi réduite.

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Indéniablement, les missiles balistiques nord-coréens sont de loin plus précis que ce que les analystes occidentaux veulent croire selon un expert chinois qui a tenu à garder l’anonymat. Par dessus tout, ajoute-il, Pyongyang vient de démontrer de façon magistrale à Washington qu’il a non seulement la capacité de frapper les bases US d’une importance stratégique capitale à Guam mais de disposer d’une certaine maîtrise que l’on soupçonnait guère jusqu’ici. Il y a 2500 ans, Sun Tzu avait averti qu’il ne fallait jamais sous-estimer un adversaire.

Pyongyang vient d’ailleurs d’affirmer que ce tir était le prélude à une opération visant à contenir Guam, d’où décollent les bombardiers stratégiques US, emportant des dizaines de bombes nucléaires menaçant directement la Corée du Nord depuis plusieurs dizaines d’années.

 

La Corée du Nord se prépare à réagir aux provocations militaires U.S

La Corée du Nord se prépare à réagir face aux provocations militaires U.S. 

Pyongyang a envoyé des émissaires à Pékin pour avertir la Chine d’une trés probable riposte de type militaire face au maintien des exercices militaires US avec la Corée du Sud. 

Le vol de bombardiers stratégiques US de type B-52H Stratoforteress, Rockwell B-1B Lancer et Northrop Grumman B-2A Spirit (block 30) à proximité des frontières de la Corée du Nord est jugée comme un acte hostile insupportable par Pyongyang rappelant les souvenirs traumatisants des bombardements stratégiques de la Guerre de Corée (1950-1952). 

Ces exercices, prévues du 21 au 31 août 2017, verront la participation de 30000 militaires américains et plus de 50000 militaires sud-coréens en plus de dizaines de milliers de civils dans un simulation de guerre contre la Corée du Nord. 

Pyongyang a toujours réagi à ce genre de provocations par des essais nucléaires, des tirs de missiles ou de solides échanges de tirs d’artillerie avec la Corée du Sud. 

Ces exercices provoquent en général de trés violentes manifestations anti-américaines en Corée du Sud. 

La Chine et la Russie ont appelé à la suspension des exercices militaires US en péninsule coréenne en échange de l’arrêt des tirs de missiles balistiques ou de tests nucléaires nord-coréens. Une initiative soutenue par l’Allemagne mais rejetée par Washington.

North Korea to the U.S: ‘We Are Watching Your Moves’

Amazing text from KCNA, the official North Korean News Agency!!!

Here’s a raw English translation of the last North Korean communiqué about the US threats: 

« The U.S. Defense Department on August 11 announced that the U.S.-south Korea joint military drill Ulchi Freedom Guardian would start on August 21 as scheduled.

It declared it would send nuclear carrier strike groups, nuclear strategic submarine and other war hardware to the Korean peninsula in advance and dispatch 12 F-16 fighters and huge armed forces to the U.S. bases in south Korea for the drill.

Shortly ago, the commander-in-chief of the U.S. forces and the south Korean chief executive had phone talks over the joint military drill.

It is clear what does the start of large nuclear war drill mean under the worst situation on the Korean peninsula.

No matter what rhetoric they let out about « annual, regular and defensive drills », they cannot cover up the danger of a war outbreak.

If any accidental case would be sparked, though unwanted, it would never avert a war.

What matters is that when a second Korean war breaks out, it would be a nuclear war.

The DPRK has already declared in the statement of its government that it would not hesitate to use any form of ultimate means.

The U.S. should think twice about the consequences.

The Strategic Force of the Korean People’s Army announced that it would finally complete the plan for enveloping fire at Guam until mid August and report it to the commander-in-chief of the DPRK Nuclear Force and wait for his order.

 

The nuclear force of the DPRK is strong in its guts and no one can guess its muscle as the flight trajectory of medium-to-long ballistic rocket Hwasong-12, firing data and the correct hitting-point are made public at home and abroad.

Within three days after the publication of the statement of the DPRK government, nearly 3.5 million youth and students and working people volunteered to join or rejoin in the Korean People’s Army. This fact clearly shows the will of the Korean people to finally conclude the standoff with U.S.

If the U.S. goes reckless by wielding a nuclear stick before its rival armed with nukes despite the repeated warnings of the DPRK, it would precipitate its self-destruction.

We are watching every move of the U.S.« 

Les missiles balistiques de la Corée du Nord: objectif Washington! 

La Corée du Nord vient d’annoncer la réussite de l’essai d’un module de ré-entrée en atmosphère lancé par un missile balistique à portée intercontinentale.

Selon l’agence officielle KCNA, le vol du missile balistique a duré 47 minutes et 12 secondes, atteignant une altitude de 3724 kilométres.

Si ces chiffres sont corrects et en admettant un charge utile dans les normes admises, ce missile qui a mis 47 minutes pour tracer une longue trajectoire en lob vertical en parcourant près de 1000 kilomètres peut avoir une portée maximale de 10 500 kilomètres et donc frapper le territoire US. 

Il est à noter que la rotation de la terre augmente la portée des fusées et des missiles balistiques lancés vers l’Est. 

Cela veut dire que la Corée du Nord avance bien plus vite que prévu dans le développement de ses vecteurs balistiques et qu’en l’état actuel des choses, un missile balistique KN-20 (Hwasong-14) de la seconde Artillerie stratégique de la petite République populaire de Corée est capable d’atteindre Los Angeles (Californie), Denver (Colorado) et Chicago (Illinois) et ne raterait Washington, la capitale fédérale, ou New York, que de 200 à 300 kilomètres!

En d’autres termes, on assiste à un moment historique rare: celui où acculés par des menaces de destruction totale et littéralement assiégés, isolés, marginalisés et financièrement étranglés depuis 1953, des sans-dents dont le budget annuel ne représente presque rien par rapport aux dépenses quotidiennes de leurs puissants et richissimes adversaires, ont fini par acquérir un moyen de dissuasion susceptible de livrer le feu nucléaire à l’intérieur du sanctuaire US, protégé durant les deux guerres mondiales des forces de l’Allemagne hitlérienne et du Japon militariste par les deux immenses étendues océaniques que sont l’Atlantique et le Pacifique. 

C’est un véritable bouleversement stratégique.

A vrai dire, les nord-coréens n’ont jamais oublié les bombardements stratégiques US, la guerre biologique et les menaces atomiques du Général MacArthur lors de la guerre de Corée.  Ils ont aussi trés peu apprécié les injures de George Bush junior ou ses moqueries sur le physique jugé chétif et la taille « naine » des dirigeants et des populations de la Corée du Nord alors qu’elles venaient de survivre à de terribles famines provoquées après la chute de l’Union Soviètique en exploitant á la fois le chaos russe du temps d’Eltsine et la faiblesse de Pékin durant cette période où les USA se proclamèrent de 1991 jusqu’en 2011 comme l’ultime hyperpuissance. 

Paradoxalement, ce sont ces « nains », utilisant encore de vieux biplans,  qui viennent non seulement d’acquérir la bombe mais également des vecteurs balistiques capables de la délivrer au coeur de l’hinterland US. 

La Corée du Nord évoque donc non sans raison l’usage éventuel d’un »marteau nucléaire » en cas d’agression ou de tentative de changement de régime dont elle pourrait éventuellement faire l’objet. 

Comme prévu, la Corée du Nord lance un nouveau missile dans l’espace

Comme nous l’avons prédit dans notre billet précédant, la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile balistique dans l’espace. D’après la NHK japonaise, le missile Nord-Coréen aurait atteint une altitude de plus de 3000 kilomètres.

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Ce tir était prévu pour le 27 juillet, jour commémorant l’armistice de la guerre de Corée (27 juillet 1953) mais a été retardé de quelques heures pour des raisons inconnues. Des sources chinoises anonymes affirment, sans étayer leurs propos,  que Pyongyang aurait eu des consultations préalables avec des officiels chinois avant le tir.

L’agence de presse Yonhap de la Corée du Sud s’est contentée de rapporter qu’un « missile non identifié » a été tiré à partir de la Corée du Nord.

Selon une source militaire russe, le missile tiré par Pyongyang depuis un site de lancement situé à Tongchang-dong serait un IRBM (Intermediate Range Ballistic Missile) ou missile balistique de portée intermédiaire et il aurait parcouru une distance de 732 kilomètres.

De toute évidence, ce tir constitue la réponse la plus directe de Kim Jong-un à la Chambre des Représentants US qui vient de voter, contre toute logique rationnelle, de nouvelles sanctions visant la Russie, l’Iran et la Corée du Nord.

Quelques heures avant cet énième essai balistique de la Corée du Nord, la République Islamique d’Iran a procédé au tir d’une fusée de type « Simorgh » (Phénix).

 

 

 

Syrie: un gigantesque plan de reconstruction chinois

Pékin est en train de conclure une série de méga-contrats avec Damas portant sur la reconstruction des infrastructures de base de la République Arabe de Syrie.

Outre les aérodromes, les ports, les centrales électriques, la grille énergétique, la Chine reconstruira l’ensemble du réseau routier, autoroutier et ferroviaire de la Syrie selon ses propres standards.

L’armée syrienne et ses alliés ont pu reprendre d’importants gisements d’hydrocarbures à l’est du pays et les techniciens chinois, escortés par des troupes spéciales, n’ont pas attendu la fin des combats pour y débarquer. La Chine compte prendre la majeure partie des contrats relatifs à la prospection dans le domaine des hydrocarbures.

La guerre imposée à la Syrie par ses adversaires traditionnels a causé plus de 226 milliards de dollars US de pertes à ce pays du Levant, le seul à être techniquement en guerre avec l’Etat d’Israël.

L’armée syrienne a tenu le choc initial tant bien que mal du 15 mars 2011 jusqu’en septembre 2015, date à laquelle les unités régulières, laminées et manquant d’équipement,  se trouvaient dans l’impossibilité de repousser les myriades d’armées rebelles mises sur pied par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et leurs alliés. Damas fait alors appel à l’aide militaire russe. Le 30 septembre 2015, la Russie intervient en Syrie et parvient avec peu de moyens à repousser l’ensemble des vagues rebelles et à garantir la survie de la structure de l’Etat syrien. Entre temps, la Chine a commencé dès 2014 à investir en Syrie avec l’Iran pour contrer la guerre économique et financière particulièrement féroce engagée par les ennemis de la Syrie et visant la destruction de son économie.

Pour Pékin, qui suit avec la plus grande minutie l’évolution en temps réel de la situation en Syrie (plus d’une douzaine de satellites-espions chinois sont braqués en permanence sur les zones où opèrent les américains au Nord et au Sud de la Syrie), la guerre en Syrie est presque terminée.

A terme, la Chine aura un port d’attache en Syrie dans le cadre de son gigantesque projet de la « Nouvelle Route de la Soie. » L’un des projets économiques les plus ambitieux du siècle.

Tandis que les commanditaires de la guerre en Syrie cherchent encore, hébétés, à comprendre comment le ciel leur est tombé sur la tête dans cette affaire en s’accrochant à des futilités, la Chine est en train de gagner les contrats du siècle, bien plus intéressants ce que toutes les compagnies US ont pu décrocher dans l’Irak post-Saddam.

 

 

Des T-90 pour l’Irak

L’Irak négocie avec la Russie l’acquisition d’un lot « substantiel » de chars T-90s et T-90sk pour accompagner dans un premier temps puis remplacer les chars M1A1 Abrams dont l’usage sur le champ de bataille s’est révélé désastreux.

Des 140 Abrams (modifiés) fournis par Washington à Baghdad, 89 sont trop endommagés pour pouvoir être réparés, 28 ont été détruits au combat contre Daech et 11 capturés. Enfin, quelques uns ont été revendus à des milices par des militaires corrompus.

Les irakiens, initialement trés enthousiastes à l’idée d’acquérir l’un des symboles icôniques de la chute de Baghdad, ont vite déchanté face au manque de pièces de rechange, les coûts de la maintenance, la consommation jugée excessive en carburant et en huiles, l’autonomie décevante, la fragilité de certains systèmes embarqués et la fiabilité du blindage, incapable de faire face à des charges creuses en situation de combat réel.

Les Abrams utilisés par l’armée irakienne à Mossoul ont connu une série ininterrompue de pannes et d’avaries au point où les équipages en vinrent à regretter les T-62 et les T-72 soviétiques.

De la quadrature du cercle ou comment une crise au Levant a transformé le monde

Ironie du sort, le porte-avion USS George H.W. Bush, un bâtiment de la classe Nimitz propulsé par deux réacteurs nucléaires, haut d’une vingtaine d’étages, ayant 333 mètres de longueur et emportant 80 appareils de combat, se retrouve pour la première fois à la portée des missiles anti-navire (SS-N) du Hezbollah libanais.

Les positions du Hezbollah libanais au Liban-Sud et en Syrie se retrouvent également à la portée de la formidable puissance de frappe de l’armada embarquée à bord du porte-avions US, venu accoster pour la première fois depuis 17 ans à 4 kilomètres au nord du port de Haïfa, l’une des plus grandes villes israéliennes, mais également celle qui est désormais la plus vulnérable à d’éventuelles incursions des forces combinées de ce que l’on appelle l’axe de la résistance.

Le Hezbollah libanais est depuis 1982 sous la menace de la puissance de feu exponentielle de l’État sioniste. C’est d’ailleurs des cendres encore fumantes de la périphérie Sud de Beyrouth, détruite par les obus israéliens en 1982, qu’ont surgi les premiers éléments de ce qui allait être l’un des mouvements militaires non-étatiques les plus disciplinés et les mieux dirigés de la planète.

Nul ne prédisait que le Hezbollah allait forcer le retrait israélien du Liban-Sud en 2000. Encore moins le fait qu’il a pu tenir en échec une armée israélienne déchaînée, trop confiante en l’invincibilité de ses chars de bataille lourds Merkava, dont chaque modèle est un concentré des meilleures technologies US, Allemande et britannique en la matière, en 33 jours de guerre. Un conflit intense et bref durant lequel le Hezbollah avait reçu, presque en plein jour, un soutien logistique et militaire de la part de la Syrie.

Des années plus tard, le Hezbollah accourait prêter main forte à une Syrie aux prise avec l’hydre monstrueuse d’une guerre hybride polymorphique provoquée par ses ennemis traditionnels. C’est sur les champs de bataille syriens, des confins syro-libanais à la Turquie et de la périphérie Sud de Damas à Homs que le Hezbollah s’est transformé d’une petite armée composée essentiellement d’une force d’artillerie soutenue par des éléments d’infanterie et de groupes de commandos pratiquant la guérilla, en une véritable armée non-étatique ayant appris à combattre sur des fronts s’étendant sur des centaines de kilomètres, combinant l’usage de l’artillerie de campagne avec des tactiques d’assaut de plus en plus innovantes, se dotant de moyens antiaériens et de missiles anti-navires de plus en plus sophistiquées.

A Tel-Aviv où l’on se prépare depuis 2006 à une revanche, malgré des coups durs portée au mouvement libanais, notamment à travers l’élimination à Damas de son chef des opérations militaires, on craint au plus haut point la transposition du dispositif défensif du Hezbollah au Liban-Sud, inspiré du modèle asymétrique Nord-Coréen, au Golan. Un plateau stratégique partiellement occupé par Israël et illégalement annexé, dont la possession est devenue une question de survie pour l’État hébreu.

Tel-Aviv a applaudi des deux mains lorsque la Syrie, un pays avec lequel il est techniquement en guerre depuis 1973 a basculé dans la guerre « civile » un certain 15 mars 2011. Ayant d’abord adopté un pofil bas en insistant qu’ils n’avaient rien à voir avec ce qui se passait dans les pays du voisinage, les israéliens se sont rendu compte avec effroi que l’appareil d’État syrien, loin de tomber au premier coup de vent, a non habilement utilisé les liens stratégiques avec des pays amis pour amortir l’assaut mais a intégré le Hezbollah aux côtés de ses forces armées avant de faire appel à l’aide militaire de son allié russe, tout en cherchant à établir un continuum stratégique avec l’Iran à travers le territoire d’un Irak, qui il n’y a pas longtemps était hostile et occupé par les américains.

La Russie est intervenue en Syrie suivant une stratégie nouvelle ayant pris en compte les dures leçons des guerres d’Afghanistan mais également les enseignements de l’immense fiasco de Washington en Irak. Les russes ont réalisé au Levant avec peu de moyens ce que beaucoup n’avaient pu achever avec des moyens colossaux. Pour Moscou, gagner la guerre au Levant est un des gages permettant de mettre en échec les provocations de l’OTAN sur ses marches occidentales. La Russie ne lâchera jamais le morceau au Levant après l’immense affront ukrainien.

Dans les deux cas, ceux qui sont derrière les guerres en Syrie et en Ukraine ont probablement commis les plus grandes erreurs stratégiques du 21e siècle. Leur stratégie douteuse a abouti à ce que l’élite dirigeante israélienne se sente pour la première fois si menacée par la tournure des évènements, qu’elle fasse appel aux groupes aéronavals US. Et comme par hasard, c’est l’USS George H.W. Bush du nom du président ayant une fois déclaré le début d’un nouvel ordre mondial en déclenchant une très longue série de guerres au Moyen-Orient, dont les Etats-Unis ne se remettront jamais, qui vient à la rescousse des israéliens.

Les russes avaient envoyé leur unique porte-avions en Syrie à chaque fois qu’ils avaient senti un danger imminent. Cette fois-ci, c’est e camp d’en face qui vient de le faire. Les israéliens réussiront-ils à persuader les américains de passer directement à l’action en Syrie ? C’est peu sûr avec un président US atypique qui nargue ceux qui l’ont propulsé et critique sans ambages les médias sclérosés et propagandistes de son pays. Une chose est sûre, le choix des options offertes actuellement est des plus limités. La volonté des russes à empêcher des ripostes à la suite de chaque agression américano-israélienne en soutien à leurs groupes terroristes a grandement payé : il a dévoilé au monde entier qui est qui et qui fait quoi. Par dessus tout que le fallacieux prétexte forgé autour de la guerre sans fin contre le terrorisme n’existe pas et que ce terrorisme international n’est qu’un outil des puissances qui se sont longtemps targués d’être des démocraties ou des membres à part entière d’un monde dit libre. Le singe est nu.

Quelle sera d’abord l’utilité d’une intervention directe contre la Syrie après toutes ces années de guerre et trois grands bouleversements géostratégiques ? La carte du gaz de la Méditerranée orientale n’est pas aussi déterminante qu’on le dit. La péninsule arabique est en guerre (et il y a désormais un risque avéré de guerre susceptible de mettre en péril la sécurité et l’indépendance du Qatar), les Balkans sont sur une poudrière, L’Europe orientale est toujours aussi instable qu’avant la seconde guerre mondiale malgré un calme apparent, l’Europe occidentale est en phase d’agonie « douce », les Etats-Unis en net déclin et sont terrifiés par l’idée de quitter l’Afghanistan, la Russie et la Chine appréhendent plus des menaces endogènes induites par le péril démographique ou de récession économique qu’exogènes. Seuls les israéliens auraient intérêt à un changement de régime en Syrie même si celui-ci aboutira à un chaos durable pire que celui prévalant actuellement en Libye car cela servira un obscur plan poussiéreux préconisant une myriade de Bantoustans (après tout Gaza s’est bien détachée de la Ci-Jordanie) dans la périphérie immédiate de Tel-Aviv, assurant ainsi une relative suprématie pour les quelques années à venir. Une idée fixe vouée à l’échec. Paradoxalement, c’est au moment où l’Arabie Saoudite dirige la Ligue Arabe d’où ont été évincés tous les régimes Arabes plus ou moins progressistes qu’Israël a le plus de chances d’intégrer son environnement géopolitique, c’est à dire la zone Arabe ou le Moyen-Orient vu la conjonction parfaite des objectifs entre Ryad et Tel-Aviv. C’est là que l’on se rend compte du poids d’un certain conservatisme basé sur des idées comme celle présentant Israël comme un îlot démocratique entouré d’une mer d’autocraties hostiles est plus un fond de commerce qu’une perception stratégique. Cela en dit long sur la déliquescence de la vie intellectuelle israélienne et la crise dans laquelle se débat actuellement le sionisme, que certains veulent enrayer en revenant à des réactions primaires et chauvinistes favorisant la supériorité éthnique et/ou culturelle comme le concept anachronique de « Judéité ». Cela rappelle certaines notions ayant été derrière certaines catastrophes aussi bien en Afrique (ces dernières années) qu’en Europe.

Le monde change. Il n’y a plus de nouvel ordre mondial. L’histoire retiendra que c’est des terres de l’ancienne Canaan qu’est venu le grand bouleversement que nous vivons actuellement.

Cyberguerre mondiale en cours entre les USA, la Russie et la Chine ou la Première Cyberguerre Mondiale

Si la définition d’une guerre mondiale est du ressort des historiens, il ne fait désormais aucun doute que nous vivons en pleine guerre mondiale non déclarée échappant aux formes usuelles définissant le conflit classique.

Pour certains observateurs, nous sommes en plein milieu d’une troisième guerre mondiale qui aurait débuté en 2011 avec les opérations hybrides de changement de régime dans le monde Arabe.

D’autres estiment qu’elle a commencé en 2003 avec l’invasion de l’Irak.

Nous estimons pour notre part que cette guerre d’un genre nouveau a débuté en 1991 avec la deuxième guerre du Golfe.

Ce qui semble certain est que nous vivons en ce moment même la première cyberguerre mondiale.

Ce premier conflit mondial dans le domaine du cyberespace coïncide avec une guerre économique et financière d’une extrême férocité visant la Russie et l’Iran en premier lieu et une véritable guerre civile américaine 2.0 contenue pour l’instant au sein de l’appareil d’Etat US.

Après la guerre économique totale dont les effets dévastateurs affectent des centaines de millions de personnes , voici venu le temps des offensives cybernétiques globales.

Les capacités de cyberguerre de plus de 70 gouvernements sont actuellement en action dans le cadre d’attaques croisées entre les Etats-Unis d’Amérique, soutenues par ses alliés OTAN et hors-OTAN, la Russie, l’Iran, la Chine et d’autres pays.

Israel blows up Syrian tank and wants World War III again

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If you don’t think Israel is seeking World War III in Syria, if you still can’t come to the conclusion that the regime is a problem child in the Middle East, then consider this: the regime has recently blown up a Syrian tank in the region without even consulting the international community. The attack on the Syrian tank, they said, was “self-defense.”[1]

Russia Today reported: “Following the incident, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu said his country will continue to attack targets in Syria as it sees necessary.”[2]

Now here is the interesting thing: the Times of Israel says that the attack on the Syrian tank occurred because of an “errant fire from Syrian factions fighting each other across the border.” But it doesn’t stop here: “Still, it held the Syrian regime responsible for attacks coming from within its territory.”[3]

Did you catch that? The alleged error occurred because the Syrian army is fighting terrorists in the region, but Israel blames everything on the Syrian government! Does that make any sense at all? And can they explain to us why they are still supporting heart eaters and head choppers in the region? Didn’t the Wall Street Journal say that Israel is sleeping with terrorist cells in Syria?[4] Haaretz declares:

The Syrian army claimed that the Israeli airstrikes coincided with an attack by Islamist militants on the same positions. The Syrian army said it seemed the two attacks were coordinated and that the attack by Israeli military helicopters supported the Nusra Front’s assault on a Quneitra suburb.”[5]

The sarin gas lie didn’t work. Other fabrications didn’t work. Deceiving the international community didn’t work. Trump’s attack in Syria didn’t work, even though he was deliberately deceiving the American people. Now the Israeli regime are taking things into their own hands. They are out to strike. They are out to tell Assad, as they have been saying for at least four years now, that he has to go.[6]

Jonas E. Alexis 

Veterans Today

 

La Fin d’Al-Baghdadi

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Photographie probablement modifiée à l’aide d’un logiciel de traitement d’images (Photoshop) diffusée sur des réseaux sociaux du Moyen-Orient montrant la dépouille présumée du chef terroriste Ibrahim Awad Ibrahim Al-Badri, de nationalité irakienne, connu également sous une vraie fausse identité répondant à Simon Ely’odh ou Elliott (passeport délivré par l’Etat d’Israël) et plus connu sous le nom de guerre d’Al-Baghdadi (le natif de Baghdad, capitale de l’Irak moderne et ex-capitale de l’empire Abasside, mais en réalité il est natif de Samarra où il est né le 28 juillet 1971), « Calife » autoproclamé de l’Organisation terroriste « Etat Islamique » ou Daech.

L’ex-prisonnier de guerre des forces US en Irak et ex-détenu de Guantanamo Bay  est présumé mort à la suite d’un très violent bombardement russe combinant des raids aériens ciblés et des frappes de missiles à tête thermobariques. Cependant, ni Moscou ni Washington ne sont en mesure de confirmer la neutralisation de celui qui fut le chef de la plus puissante organisation terroriste de l’histoire contemporaine.

L’authenticité de la  photographie que nous publions ici a été remise en question par la majorité des observateurs.

Quoi qu’il en soit, il semble que mort ou vif, le sort d’Al-Baghdadi n’aura pas un grand impact sur l’organisation terroriste dont le commandement nébulaire vient de nommer un obscur ancien militaire irakien à sa tête, sans le confirmer toutefois, faute d’un compromis clanique et ethnique sur fond de déroute à Mossoul et d’une menace d’assaut à Al-Riqqa même, la capitale autoproclamée de l’organisation.

La déroute apparente de cette organisation terroriste face aux forces gouvernementales en Irak et en Syrie coïncide avec un engagement militaire de plus en plus direct et flagrant de forces US et alliés dans ces deux pays malgré le refus syrien de toute violation de sa souveraineté par une puissance étrangère sans l’accord de Damas.

Officiellement, Washington et ses alliés prétendent combattre Daech mais dans les faits, ils préparent la conversion de leur outil géopolitique crée en Irak à la suite du plan Petraeus en une nouvelle armée chargée d’envahir de larges portions de la Syrie. A quatre reprises consécutives, les forces US se sont attaqués aux troupes gouvernementales syriennes combattant Daech près d’Al-Riqqa.

 

 

Ajustements au Moyen-Orient

La crise diplomatique autour du Qatar a gelé divers conflits régionaux et a masqué des tentatives de règlements de quelques autres. Nul ne sait quand aura lieu le lever de rideau, mais il devrait faire apparaître une région profondément transformée.

1— Le conflit palestinien

Depuis l’expulsion de la majorité des Palestiniens hors de chez eux (la Nakhba, le 15 mai 1948) et le refus par les peuples arabes de ce nettoyage ethnique, seules la paix séparée israélo-égyptienne des accords de Camp David (1978) et la promesse d’une solution à deux États des accords d’Oslo (1993) ont partiellement modifié la donne.

Cependant lorsque l’on révéla les négociations secrètes entre l’Iran et les États-Unis, l’Arabie saoudite et Israël décidèrent à leur tour de discuter. À l’issue de 17 mois de rencontres secrètes, un accord fut conclu entre le Gardien des deux mosquées et l’État juif [1]. Celui-ci se concrétisa à travers la participation de Tsahal à la guerre du Yémen [2] et le transfert de bombes atomiques tactiques [3].

Rappelons que cet accord prévoyait également de faire évoluer l’Arabie saoudite de sorte que sa société reste salafiste et que ses institutions deviennent laïques. Il prévoyait aussi l’indépendance du Kurdistan irakien (qui tiendra un référendum en septembre) et l’exploitation à la fois des champs gaziers du « quart vide » (qui sont à cheval sur l’Arabie et le Yémen, d’où la guerre actuelle) et de ceux de l’Ogaden (d’où le retrait cette semaine des troupes qataries de la frontière djiboutienne).

En définitive, l’Égypte a décidé de céder les îles de Tiran et de Sanafir à l’Arabie saoudite, comme elle s’y était engagée il y a un an. Ce faisant, Riyad a reconnu de facto les accords de Camp David qui gèrent notamment le statut de ces territoires. Israël a confirmé avoir obtenu des garanties saoudiennes.

Observons que la décision égyptienne n’a pas été prise sous la pression saoudienne (Riyad avait vainement bloqué ses livraisons de pétroles, puis un prêt de 12 milliards de dollars), mais en raison de la crise du Golfe. Les Séoud ont officialisé leur rupture avec les Frères musulmans qui couvait depuis la transmission par le président al-Sissi de documents attestant d’un projet de coup d’État de certains membres de la Confrérie contre eux. Dans un premier temps, l’Arabie avait cru pouvoir discerner entre de bons et de mauvais Frères musulmans. Elle avait déjà accusé le Qatar de soutenir les putschistes, mais les choses avaient évolué pacifiquement cette fois. Désormais Riyad entend combattre toute la Confrérie ce qui le conduit à revoir sa position à propos de la Syrie.

La cession de ces îles, égyptiennes depuis la Convention de Londres de 1840, n’a d’autre sens que de permettre à l’Arabie saoudite de reconnaître implicitement, 39 ans plus tard, les accords de paix égypto-israéliens de Camp David.

De son côté, Téhéran a accueilli la direction politique du Hamas (laquelle est principalement composée de Frères musulmans) à la fois au nom de la solidarité avec la cause palestinienne et parce qu’il partage la même conception de l’islam politique.

La prochaine étape sera l’établissement de relations commerciales publiques entre Riyad et Tel-Aviv ainsi que l’exposeThe Times du 17 juin (des sociétés israéliennes seraient autorisées en Arabie et la compagnie d’aviation El-Al pourrait utiliser l’espace aérien saoudien) [4], puis la reconnaissance de l’initiative de paix du prince Abdallah (Ligue arabe, 2002) et l’établissement de relations diplomatiques (le prince Walid ben Talal deviendrait ambassadeur) [5].

Ce projet pourrait amener à la paix en Palestine (reconnaissance d’un État palestinien et indemnisation des réfugiés), au Liban (retrait des fermes de Shebaa) et en Syrie (arrêt du soutien aux jihadistes et retrait du Golan).

La question du Golan sera particulièrement difficile car l’administration Netanyahu a affirmé —non sans provocation— son annexion tandis que les États-Unis et la Russie ont violemment réagi à l’expulsion de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) et à sa substitution par al-Qaïda [6]. Il n’est cependant pas impossible qu’au cours de la guerre de Syrie, Washington ou Moscou ait pris l’engagement auprès de Tel-Aviv de ne pas modifier le statu quo du Golan.

Ce projet de règlement général reflète la méthode des hommes d’affaire Donald Trump et Jared Kushner : créer une situation économique qui impose un changement politique. Il se heurtera nécessairement à l’opposition des Frères musulmans (Hamas), et du triangle de l’islam politique : l’Iran, le Qatar et la Turquie.

2— Le conflit irako-syrien

La totalité des acteurs de la région s’accordent à considérer qu’aujourd’hui l’Irak et la Syrie forment un unique champ de bataille. Toutefois les Occidentaux, qui s’accrochent aux mensonges de l’administration Bush Jr. (même s’ils admettent l’inanité des armes de destruction massives imputées à Saddam Hussein) et à la narration romantique des « printemps arabes » (même s’ils reconnaissent que ce mouvement n’a jamais tenté d’apporter de liberté mais au contraire d’imposer l’islam politique), s’entêtent à les considérer comme distincts.

Nous renvoyons nos lecteurs à mon livre Sous nos yeux pour ce qui concerne la manière dont la guerre a débuté [7]. Toujours est-il que depuis le début de la crise autour du Qatar, la guerre se limite en Irak et en Syrie à
(1) la lutte contre Daesh (Mossoul et Rakka) et à
(2) celle contre la Turquie (Baachiqa et Al-Bab) [8].

Ce qui est évident pour tous dans la région, c’est que depuis l’accession au pouvoir à Pékin du président Xi Jinping porteur du projet des deux routes de la soie, Washington a poussé à la création d’un « Sunnistan » à cheval sur l’Irak et la Syrie. Pour ce faire, il a financé, armé et encadré Daesh afin de couper l’axe de communication Beyrouth-Damas-Bagdad-Téhéran-Pékin.

Depuis quatre mois, l’administration Trump étudie et négocie la manière dont elle pourrait modifier cette politique et conclure un partenariat avec Pékin au lieu de la confrontation actuelle [9].

Alors que sur le terrain, s’enchaînent des événements contradictoires, les armées irakienne et syrienne ont subitement avancé depuis le début de la crise autour du Qatar. Elles ont libéré de Daesh leurs territoires frontaliers et sont aujourd’hui sur le point d’établir leur jonction (c’est-à-dire de rétablir la route de la soie). Les deux armées ne sont plus séparées que par deux cent mètres de terrain contrôlés illégalement par l’armée US [10].

Quant aux combats au Sud de la Syrie, ils ont miraculeusement cessé. Un cessez-le-feu a été proclamé unilatéralement par Damas à Deraa. En réalité, Moscou et Washington ont donné l’assurance à Tel-Aviv que la Syrie ne laisserait se déployer à sa frontière que des troupes russes et non pas iraniennes, pas plus que celles du Hezbollah libanais.

Bref, si le Pentagone suit les ordres de la Maison-Blanche, le conflit devrait largement cesser. Il ne resterait que l’occupation turque de l’Irak et de la Syrie, sur le modèle de l’occupation turque de Chypre dont l’Union européenne s’est lâchement accommodée. Les États-Unis et l’Arabie saoudite qui étaient des ennemis de l’Irak et de la Syrie redeviendraient à nouveau leurs alliés.

3— Le conflit yéménite

Les Yéménites pourraient faire les frais de l’évolution actuelle. S’il est clair que l’Arabie saoudite est entrée en guerre pour installer un gouvernement favorable à l’exploitation jointe des champs pétroliers du « Quart vide » et pour la gloire personnelle du prince Mohamed Ben Salman, il semble que l’aide apportée par l’Iran aux Houthis et à l’ancien président Saleh détourne les yeux des pays arabes et de la « communauté internationale » des crimes qui s’y commettent.

Il faut en effet choisir son camp et presque tous ont opté pour l’Arabie saoudite contre le Qatar et ses alliés turc et iranien. Ce qui était positif en Palestine, en Irak et en Syrie, s’avère négatif au Yémen.

Conclusion

Depuis le 5 juin et la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Doha, les chancelleries se préparent toutes à une possible guerre, même si seule l’Allemagne l’a évoquée publiquement. Cette situation est d’autant plus surprenante que c’est le Qatar et non l’Arabie saoudite qui est observateur à l’Otan [11].

Des démissions s’enchaînent à Doha, de l’ambassadrice des États-Unis Dana Shell Smith, au sélectionneur de l’équipe nationale de football Jorge Fossati. Non seulement les États alignés sur Riyad ont coupé leurs relations commerciales avec l’émirat, mais de nombreuses sociétés sans liens particulier avec le Golfe en ont fait de même au vu du risque de guerre. C’est le cas par exemple de COSCO, la plus grande compagnie maritime chinoise.

Quoi qu’il en soit, malgré ses revendications historiques justifiées, il semble impossible que l’Arabie saoudite annexe le Qatar alors qu’elle s’était opposée à l’annexion du Koweït par l’Irak pour les mêmes raisons. Une règle s’est imposée dans le monde depuis la décolonisation britannique : nul n’a le droit de toucher à des frontières conçues par Londres, dans le seul et unique but de maintenir des problèmes insolubles pour les nouveaux États indépendants. De cette manière Londres maintient de facto leur dépendance perpétuelle à son égard. Au demeurant l’arrivée prochaine de 43 000 soldats pakistanais et turcs venus défendre le Qatar devrait renforcer sa position.

 

[1] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

[2] « La Force « arabe » de Défense commune », par Thierry Meyssan,Réseau Voltaire, 20 avril 2015.

[3] « Le Proche-Orient nucléarisé ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 mars 2016.

[4] “Saudi trade talks with Israel are historic first”, Michael Binyon & Gregg Carlstrom, The Times, June 17th, 2017.

[5] « Exclusif : L’Arabie saoudite construit une ambassade en Israël », Réseau Voltaire, 29 mai 2016.

[6] « Le Conseil de sécurité s’apprête à enjoindre à Israël de rompre avec al-Qaïda », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 juillet 2016.

[7] Sous nos Yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, éditions Demi-Lune, 2017.

[8] « Invasion militaire turque de l’Irak », par Ibrahim Al-Jaafari, Réseau Voltaire, 19 octobre 2016.

[9] « Trump : le business contre la guerre », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 février 2017.

[10] « Les USA empêcheront-ils la réouverture de la route de la soie ? »,Réseau Voltaire, 17 juin 2017.

[11] « Israël et des émirs dans l’Otan », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 13 mai 2016.

On the Arrest of Two US Citizens in the DPRK and the Release of One

At the beginning of May 2017, the Korean Central News Agency (KCNA) reported the detention of two US citizens, both of Korean origin.

Initially, on May 3, KCNA announced that on April 22, the country’s “competent authorities” had arrested US citizen Kim Sang-duk because he had systematically committed “a hostile crime to overthrow the state” on more than one occasion. Although such a formulation may mean different things, it mostly serves as a euphemism for the secret distribution of banned anti-communist or Christian literature.

On May 6, another US citizen, Kim Hak-sun, was detained. The reason for the detention was also related to his “hostile acts”.

Both detainees have connections to the Pyongyang University of Science and Technology (PUST), which trains representatives of various engineering specialties. This is the only educational institution in North Korea that is funded by foreign investment. It was opened in 2010 by a Christian entrepreneur of Korean-American descent Professor Kim Chin Kyung. Classes are taught in English based on a European system of education by foreign teachers. Here, we note that a number of anti-Pyongyang propagandists have described this place as the main source of the penetration to the North of forbidden technologies, which should long have been put under wraps. Kim Sang-duk was invited there to teach accounting, and also engaged in charitable activities, providing food assistance to children. As for Kim Hak-sun, there is no information on what he was doing there.

With these developments, South Korean media has immediately gone on to remind the world that to date, four US citizens have been detained in the DPRK. In addition to the two Kims, in October 2015, the North sentenced Pastor Kim Dong Chul to ten years of penal labor for espionage, and Otto-Frederick Warmbier, a student, who is serving a 15-year sentence “for trying to take out a propaganda poster.”

As usual, the West interpreted the arrests as Pyongyang’s attempt to “send a signal” or blackmail Washington with people’s lives in order to lift sanctions. In response, on May 11, in an interview with KCNA, an unnamed spokesperson for the DPRK Foreign Ministry announced that North Korea had the right “to punish” ruthlessly citizens of the United States who were detained for crimes against the state, and there is no reason for political bargaining.

Since then, almost a month has passed, and a curious detail is begging for close attention. According to a US Foreign Ministry representative, as the Yonhap News Agency reports, although Washington is in the know about the detentions, this topic of the detainees is quite low-profile. This flies in the face that in other similar situations, the US State Department has openly stated that “attempts to unlawfully incriminate US citizens in foreign lands will not go unpunished, and in order to save their sons and daughters, the US was prepared to go to incredible lengths.” Perhaps the history of each of these detainees does not quite fit into the framework of the “unlawfully incriminated” paradigm.

In earlier articles, we touched on what happened to the US student. This is why we are not talking about an attempt to “take out a propaganda poster”, but about an unsuccessful theft of a big slogan that hung in the service room, which was stolen as a result of some drunken mischief. And during his last night in Pyongyang, Otto-Frederick tried to snatch the poster off and take it along with him to later hang it as a trophy in his own church. And although his detention was described as “a blatant example of total non-recognition of basic human rights and human dignity,” today, even the US media acknowledges that he was “attempting to take down a large propaganda sign”.

As for Kim Dong Chul, as soon as he was released, he held a press conference. The details of his speech, even with a correction for the love of the northerners of this kind of show, cannot be rejected as completely fabricated. In particular, Kim admitted that he had collected on behalf of the South Korean special services or for some “conservative elements” various information, including information of a military nature (“he took photographs of military secrets and scandalous moments”). To accomplish this goal, he bribed the locals and was caught “red-handed” during a meeting with his informant, a former North Korean soldier, to obtain a flash card that contained information about the military facilities of the country.

By the middle of June, nothing had been cleared up: The only available information was that Kim Sang-duk was being detained in a Pyongyang Airport departure lounge after taking a month-long course on international finance and management. Perhaps a book written by one of the professors from PUST describing how they conducted private worship services and “Bible studies” served as indirect evidence.

However, the news on the front pages was narrating the unexpected release of Otto-Frederick Warmbier on June 13, 2017, and the circumstances that preceded it. According to the Washington Post, referring to the student’s family, the DPRK authorities informed them that soon after the announcement of the verdict, Otto-Frederick became ill with botulism and was found in a coma after taking a sleeping pill. The latter is strange, since the usual symptoms of botulinum toxin poisoning do not include a loss of consciousness. On June 6, 2017, information about the patient’s condition was brought to Special Representative for North Korea Policy Ambassador Joseph Yun, whose efforts resulted in the northerners allowing Swedish diplomats to visit the detained US citizens. And when information about the coma was confirmed, Yun informed Tillerson, Tillerson did Trump, after which Yun was sent to Pyongyang along with some doctors and a special aircraft, and during the negotiations, the parties agreed on a release on humanitarian grounds. United States Secretary of State Chief Rex Tillerson confirmed the information and reiterated, “At the direction of the US President, the State Department has secured the release of Otto Warmbier from North Korea. Mr. Warmbier is en route to the United States, where he will be reunited with his family.”

Here, we will note that no former US President has managed to organize the release of a student, nor were there, say, any sudden indulgences in sanctions or deliveries of humanitarian aid. Therefore, the myth that North Korea “takes hostages” and seizes foreign citizens under fictitious pretexts to use their lives for political bargaining has once again been dispelled.

But one myth is replaced by another: rumors that the American student fell into a coma due to being subjected to sophisticated torture, or worse, medical experiments, began immediately. The media reported that “Warmbier experienced severe brain damage and extensive withering away of its tissues,” and Human Rights Watch demanded that Pyongyang be held accountable: Deputy Director of Human Rights Watch Asian Division Phil Robertson said that the DPRK inflicted irreparable damage on Mr. Warmbier and his relatives, and therefore, it is necessary to find out how Warmbier was treated during his imprisonment and by whom, and also demand that Pyongyang take measures to prevent the likelihood of similar events occurring in the future.

However, the truth is, no matter what North Korea does, with a certain skill, it can be turned into an illustration of how the DPRK is a country of total horror. The fanning of the story of the “medical experiments on prisoners” reinforces the idea that ​​the DPRK is a country ruled by a cruel and irrational regime from which one can expect virtually anything, and, accordingly, adds fuel to the beliefs of those who think that a “preemptive” military operation against such a regime is not only morally just, but also strategically apt.

Konstantin Asmolov

New Eastern Outlook

Direct Link to the source: http://journal-neo.org/2017/06/21/on-the-arrest-of-two-us-citizens-in-the-dprk-and-the-release-of-one/

 

Syrie: l’aviation US est intervenue contre un bombardier syrien pour protéger un convoi très spécial de Daech

Le pilote du vieux bombardier léger syrien Sukhoï Su-22 (« Fitter ») abattu par des F/A-18E Super Hornet US pour protéger un convoi spécial d’anciens combattants de Daech (acronyme arabe péjoratif désignant l’organisation terroriste de l’État Islamique) près d’Al-Riqqa, est parvenu à s’éjecter à temps en évitant un premier missile. Il s’appelle Ali Fahd et est père de trois enfants. 

Des forces spéciales de l’armée syrienne ont pénétré en pleine nuit dans la zone où l’appareil s’est abattu pour tenter de le secourir. Une opération SAR du type le plus extrême car les hordes de Daech et des mercenaires kurdes soutenus par des Navy Seals US sont aux trousses du pilote syrien.  

Dans de telles conditions, les chances de survie d’Ali Fahd sont minimes selon des analystes. Cependant, tout demeure possible. Personne ne s’attendait qu’un vieil appareil comme le Su-22, destiné principalement à l’attaque au sol puisse réussir à  esquiver une première salve de missile AA (Air-Air) de dernière génération. 

Photographie non datée du pilote Ali Fahd des forces aériennes syriennes prise dans un endroit indéterminé, diffusée par l’un de ses proches sur Twitter. En arriete plan, le nez d’un Su-22

Le mystère demeure quant à savoir pourquoi des F/A-18E US en provenance du Qatar se sont rués sur l’appareil syrien pour protéger un convoi spécial de Daech évoluant au sud de Tabaqa et fort éloigné des forces démocratiques kurdes (soutenues par les US).  

Washington a justifié cet acte traduisant une extrême frustration par des règles d’engagement destinées à protéger les alliés de la coalition dont les forces démocratiques kurdes. Un prétexte qui ne tient pas du tout la route. 

Selon certaines informations émanant de sources très au fait de la guerre de l’ombre en Syrie, le convoi transportait d’anciens combattants de Daech en phase de reconversion pour servir au sein des Maghawir Al-Thawra (les « commandos de la Révolution », un terme typiquement inventé par Washington) et avec eux se trouvaient deux responsables du département des opérations de la CIA et des agents arabisants du Mossad israélien. 

Le déclin tactique d’Al-Tanf

Ce qui se passe en Syrie méridionale sera non seulement étudié dans les académies militaires mais constitue désormais un cas d’école consacrant moins un bouleversement tactique qu’on basculement majeur marquant le déclin total de la première puissance militaire au monde dans le domaine de la tactique. 

À Al-Tanf, les forces US déployées au sein d’une base servant officiellement à mettre sur pied des troupes rebelles, furent stupéfaites par la célérité et l’efficacité des tactiques d’encerclement utilisées par des unités « allégées » des forces armées syriennes. 

À trois reprises consécutives, les troupes rebelles et des unités US subirent des revers tactiques face aux troupes syriennes et durent battre en retraite en sollicitant un appui aérien. L’intervention, à trois reprises consecutives,  des A-10 et des F-18 permit certes de stopper les manoeuvres d’enveloppement des troupes syriennes mais ne put empêcher la mise en pièces d’une unité d’élite rebelle dénommée Maghawir Al-Sahra (les commandos de choc du désert) par l’armée syrienne.   

Les forces syriennes dépêchées sur les lieux ne disposaient pas de couverture aérienne et manquaient cruellement de DCA, la raison pour laquelle plus de 88 soldats ont été fauchés par les projectiles en uranium appauvri des Warthog US dès le premier passage. 

Cependant, une contre-offensive conduite par les rebelles et les bérets verts de la CIA très peu de temps après les bombardements US a été mise en échec par les syriens.

Certaines unités syriennes, excédées par les pertes subies lors des interventions aériennes US, ont vite débordé sur les flancs rebelles et ont réussi l’une des plus parfaites manoeuvres​ d’encerclement du conflit. Les rebelles et avec eux des forces US et britanniques se sont retrouvés piégés et ne durent leur salut qu’à une très énergique intervention russe auprès des syriens. 

Le Pentagone à reconnu le rôle crucial de la Russie dans « l’apaisement à Al-Tanf ». 

Malgré trois interventions aériennes US, les rebelles ont perdu plus de 1300 hommes lors des tentatives visant à briser le siège ou à contre-attaquer. Les pertes US, jamais reconnues, sont classées secret defense. 

Cette situation dramatique a amené le Pentagone à déployer en urgence des systèmes de lance-roquettes multiples à Al-Tanf. Il s’agit du redoutable HIMARS (High Mobility Multiple Advanced Rocket System). 

A Al-Tanf, les militaires US ont été pratiquement incapables de faire face au sol à des unités syriennes aguerries certes mais ne disposant d’aucun soutien aérien (une politique délibérée de Moscou visant à éviter toute escalade avec Washington). En trois confrontations avec les syriens, les forces spéciales US combattant aux côtés des rebelles, se sont à chaque fois retrouvées encerclées sans autre possibilité d’être sauvées que par l’appui aerien. 

Damas a saisi cette opportunité pour pousser jusqu’à la frontière irakienne tandis que du côté US, on évoque sans trop de bruits des sanctions à l’égard de  certains chefs militaires accusés d’incompétence. 

Les confins de l’Apocalypse

L’installation d’une base d’entraînement de rebelles par les forces spéciales US (et celles de pays alliés comme la Norvège) dans une zone dite de dé-escalade (de repli ou de regroupement) près d’Al-Tenef non loin des frontières de la Syrie avec la Jordanie et l’Irak, a donné lieu jusque là à trois frappes US successives et ciblées visant des convois militaires appartenant à des forces soutenant l’armée syrienne dans un périmètre variant entre 45 et 55 kilomètres.

Cette évolution annonce les prémisses d’une confrontation directe entre les forces US et les unités du Hezbollah libanais. La dernière confrontation directe entre les deux parties remonte à 1983.

Damas tolère très mal cette situation qu’elle qualifie de violation flagrante de sa souveraineté territoriale et d’agression. Le président Al-Assad avait même ordonné à des unités de la Garde Républicaine et de la quatrième division blindée de mettre en échec ce déploiement. Des véhicules tout terrains armés appartenant à des milices pro-gouvernementales ont tenté à plusieurs reprises de tester les limites de la base mais elles subirent un violent bombardement aérien et un déluge de projectiles à l’Uranium appauvri et au Tungstène tirés par le canon rotatif des avions d’attaque au sol Warthog A-10 2, que les irakiens connaissent à la perfection.

L’armée syrienne a reconnu avoir perdu deux de ses soldats et plusieurs véhicules au cours de ces attaques.

Cette situation a amené l’état-major russe à dépêcher sur les lieux des appareils de combat et des forces spéciales et dont le travail d’interposition sur le terrain a évité pour l’instant une escalade.

Le Pentagone a reconnu le rôle de la Russie dans l’évitement d’une escalade à Al-Tenef.

Cependant, les unités du Hezbollah libanais, aguerries par les offensives d’Arsal, de Lattaquié, de Palmyre, d’Alep et des environs de Damas, ont pu observer pour la première fois, les tactiques employées par l’aviation et les forces de frappe kinétique des forces armées US.

Les forces spéciales US ont d’ailleurs abattu un drone armé de reconnaissance appartenant au Hezbollah.

A la lumière de ces derniers développements, il y a lieu de croire que le premier contact entre les forces US (et celles d’autres pays de l’Otan) qui sont en train de mettre pied une nouvelle organisation terroriste (officiellement il s’agit de civils syriens recevant une formation militaire pour combattre …Daech ») et des unités du Hezbollah libanais est désormais une question de temps. Cela confirme également la nouvelle répartition des rôles au sein de la coalition hostile à la Syrie : en dépit de la superioité militaire écrasante d’Israël, et malgré la puissance financière de l’Arabie Saoudite, deux pays directement impliqués dans le conflit en cours en Syrie pour y abattre son gouvernement, c’est aux Etats-Unis de combattre le Hezbollah libanais. Un peu comme aux temps bibliques anciens lorsque les Israélites demandèrent à Moïse d’aller combattre seul et à leur place les Amalécites en lui disant : « Allez y toi et ton Dieu (vous battre) ! Nous, on reste ici (à attendre la fin de la bataille) ».

Aux Etats-Unis, on se prépare à une confrontation directe avec le Hezbollah : un rapport du Congès US a rappelé, encore une fois, que le Hezbollah libanais constituait avec l’Iran, la plus grande menace existentielle à l’État d’Israël. Les membres du Congrès US étant traditionnellement majoritairement acquis à Israël, considèrent donc le Hezbollah libanais comme une menace directe aux intérêts US. C’est un peu retors mais suffisant pour une guerre. D’autant plus qu’elle est déjà intégralement financée par de tierces parties.

Al-Tenef est une région aride et désolé de l’extrême Sud de la Syrie où une armée de mercenaires reçoit en ce moment des armes et une formation militaire de la part de forces US et britanniques (et celles de huit pays de l’Otan). Elle cache aussi une base opérationnelle pour ces forces dans l’objectif affiché de combattre Daech mais qui, en réalité, vise toujours au même objectif initiale de la guerre en Syrie : changer le régime de ce pays et le remplacer par un autre.

Daech n’est qu’un prétexte et un alibi à la fois. Aux dernières nouvelles, cette organisation terroriste s’en prend à l’Iran et l’Arabie Saoudite à la fois tandis qu’aux quatre coins du monde, le moindre pétard est revendiqué en son nom, histoire de maintenir la stratégie de la tension.

Cette stratégie s’est aggravée avec le conflit profond opposant désormais deux factions ennemies au sein du camp atlantico-arabe et qui s’est manifesté de façon spectaculaire au sein du Conseil de Coopération du Golfe. L’Allemagne, la Grande Bretagne, la Turquie et l’État profond US (dont les soutiens d’Obama et d’Hillary Clinton) ont pris position pour le Qatar et les frères musulmans tandis que Trump, l’Arabie Saoudite et ses alliés ont décidé de se débarrasser du système ancien basé sur l’utilisation du terrorisme islamiste tout en tenant, pour le cas de Ryad, de se refaire une virginité après des décennies de soutien à tous les groupes terroristes ayant semé le désordre et le chaos dans le monde musulman. Tous, cependant, considèrent laux côtés de Tel-Aviv le maintien d’Al-Assad à la tête de la Syrie comme un danger mortel.

Et c’est à Al-Tenef que se joue la nouvelle partition où l’Iran est à la fois le soutien militaire et économique de la Syrie et l’un des pays ayant intérêt au maintien des méthodes de l’État profond US car le terrorisme islamiste justifie en quelque sorte sa porsure stratégique.

A Al-Tenef, il fait chaud et il n’y a pratiquement rien à voir mis à part la désolation. C’est des confins frontaliers. Les confins de l’Apocalypse!

En 1967, l’option Samson… Déjà ! 

Des informations déclassifiés à l’occasion de l’anniversaire​ de la guerre de la troisième guerre israélo-arabe de juin 1967 laissent penser que Tel-Aviv avait envisagé l’option nucléaire (l’option Samson) bien avant les combats enragés sur le plateau stratégique du Golan de la guerre suivante (octobre 1973). 

D’après ces informations, les Israéliens auraient opté pour une opération menée par une ou plusieurs unités d’élite opérant derrière les lignes égyptiennes au Sinaï pour déposer un engin nucléaire à 20 kilomètres d’une base aérienne, celle d’Abu Adjeila en l’occurrence…Cela signifie qu’en 1967 Israël possédait déjà la bombe mais pas les vecteurs balistiques pour la delivrer. 

Si les Israéliens pouvaient traîner une bombe atomique au sol (via un véhicule blindé des Sayarat Mitkal, une unité d’élite ) sur une assez longue distance pour la balancer du haut d’une montagne (drôle de scénario qui n’est pas sans rappeler certaines tactiques antiques et plus précisément celles utilisées par les assiégés de Masada), pourquoi n’avaient-ils pas pensé à utiliserla soute d’un  bombardier classique, d’autant plus que l’armée de l’air israélienne avait pu s’assurer de la supériorité aérienne dès les premiers jours du conflit? 

Cela semble incohérent. 

Ce que l’on sait de certain mais jamais reconnu  est que durant la guerre suivante, celle d’octobre 1973 ou la guerre du Kippour, les Israéliens, surpris par l’extrême férocité du front syrien et la réelle détermination de l’armée syrienne à investir la Galilée, avaient planté des mines atomiques au Golan avant de menacer via deux canaux secrets Damas et d’autres capitales Arabes d’un déluge de feu nucléaire. Sous pression des Soviétiques et constatant que l’Egypte ne faisait semblant de se battre que pour négocier en solo (Damas n’a jamais pardonné au Caire ce qu’il qualifie de trahison ultime), les Syriens abandonnèrent à leur sort leurs propres unités blindées en interrompant le soutien logistique et durent céder les hauteurs du Golan.  

Richard Nixon envoya des avions de reconnaissamce  SR-71 Blackbird survoler Israël à la recherche des silos de lancement des premiers missiles balistiques Jéricho et dut peser de tout son poids,  jusqu’à menacer le régime de Tel-Aviv, pour que ce dernier renonce à cette folie furieuse.  Un acte impardonnable car peu de temps plus tard, Nixon fut forcé de démissionner suite à l’affaire du Watergate. 

Le CCG est terminé

Le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) est terminé. Sur instigation de l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unies (UAE), le Bahrein, l’Egypte de Sissi et le gouvernement fantôche mis en place par Ryad au Yémen, en plus des Maldives,  ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar.

L’un des deux gouvernements libyens a exprimé sa solidarité avec Ryad suite à cette action en rappelant le rôle joué par le Qatar dans la déstabilisation de la Libye.

Le Qatar est accusé par ces pays de menacer la stabilité régionale, de soutenir le terrorisme, d’intervenir dans les affaires internes du Bahrein voisin et d’être hostile aux intérêts égyptiens.

Cette évolution extraordinaire est l’aboutissement d’une profonde rivalité géopolitique entre l’Arabie Saoudite et le Qatar, notamment lors des opérations hybrides visant le changement de certains régimes arabes lors du printemps arabe. Une rivalité entretenue par l’Etat profond US et Londres pour contenir un éventuel rapprochement avec l’Iran. Mais l’impact d’une telle décision sera dévastateur pour le projet d’une création d’un OTAN islamique que l’on peut considérer mort et enterré. Le Qatar vient d’être exclu de la coalition militaire menant la guerre au Yémen.

L’isolement du Qatar continuera jusqu’à la survenue d’un putsch, soit un changement de régime favorable à la Maison des Saoud. Dans la foulée, certains pays européens comme la France auront non seulement perdu un marché capital pour leur industrie d’armement mais de substantiels revenus générés par une corruption colossale ayant profité en premier lieu à la majeure partie du personnel politique au pouvoir depuis 2009.

En arrière-plan, le conflit entre Ryad et Doha est tribal et sectaire et concerne en premier lieu la confrérie maçonnique des frères musulmans, longtemps soutenue par le régime Obama et dont le clergé Wahhabite (une secte déviante de l’Islam au pouvoir en Arabie Saoudite) veut s’en débarrasser par tous les moyens possibles.

De tous les pays ayant rompu leurs relations avec Doha, c’est l’Egypte qui risque le plus de préjudices. Transformé en véritable pays vassal de l’Arabie Saoudite, voire en un simple exécutant  de ses  basses oeuvres (Libye, Yémen), Le Caire vient juste de bloquer des dizaines de milliers d’expatriés égyptiens au Qatar et s’aliéner une grande partie de sa population dont les sympathies à l’égard de l’opposition sont encore vivaces.

L’effondrement du Conseil de Coopération du Golfe intervient à un moment crucial dans l’histoire du Moyen-Orient marquée par l’établissement d’un continuum stratégique de l’axe Damas-Téhéran-Moscou s’étandant désormais du plateau iranien jusqu’à Beyrouth. Il intervient également alors qu’une véritable guerre civile feutrée fait rage en Occident entre deux factions rivales au point d’ébranler la vieille et perfide Angleterre.

Londres peut toujours s’agiter et créer de faux attentats terroristes pour appeler au muselement d’Internet sous prétexte de combattre la propagande du terrorisme islamique alors que les revues numériques et les vidéos terroristes publiées sur les réseaux sociaux sont produites par des boites de communication professionnelles proches des services de renseignement de Sa Majesté suivant de juteux marchés de gré à gré…

L’agence de presse officielle Aamaq (Profondeurs) de l’organisation terroriste DAECH publie une revue conçue par des infographistes ayant travaillé pour The Economist ou le Wall Street Journal

En réalité, Londres veut empêcher à tout prix l’émergence de la vérité sur ce qui ce passe réellement dans le monde depuis des décennies.

Il semble bien que les piliers du dôme de la terreur commencent à s’effondrer.

 

 

 

Sans moyens, la stratégie syrienne a brisé la prise en tenailles et changé les règles du jeu

Plus de 9000 projectiles d’artillerie de l’armée syrienne se sont abattus en l’espace de quelques jours sur l’ensemble des groupes armés rebelles occupant le territoire s’étandant des confins septentrionaux d’Alep jusqu’à la frontière turque, mettant fin à ce que Damas appelait « la tenaille du Nord ». Cette nouvelle évolution permettra à Al-Assad de diriger ses efforts militaires vers le Sud et plus précisément la province de Derâa, nouvel objectif d’une énième armée rebelle mise sur pied par les britanniques.

Au sol, des unités des forces armées syriennes soutenues par des unités du Hezbollah libanais et les milices de la nouvelle Garde Nationale Arabe (GNA) investissaient l’un après l’autre les villages séparant Alep de la frontière turque.

L’aviation russe aurait mené une centaine de raids sur des cibles de Daech (acronyme arabe de l’organisation terroriste de l’Etat Islamique) et des avions de combat syriens survolent actuellement les confins syro-turcs sans rencontrer de résistance. Des sources évoquent une nouvelle posture turque, neutre à l’égard de Damas, en réaction à la décision US de favoriser les kurdes dans la bataille d’Al-riqqa, capitale autoproclamée de Daech.

La Syrie affirme que cette opération ayant visé l’Etat Islamique, le Front Ennosra, l’Armée syrienne libre et des dizaines d’autres groupes armés a permis l’élimination de 1200 terroristes.

A l’extrême sud du pays, c’est la IVe  Division de l’armée syrienne, commandée par Maher Al-Assad, le frère du président, qui a été chargée de se déployer au Sud de Derâa et de contrer tout mouvement militaire venant de la Jordanie. Les troupes syriennes soutenues par des milices loyalistes, se heurtent cependant à la résistance acharnée des unités de la nouvelle armée rebelle mise sur pied par Londres. D’ailleurs, des avions de reconnaissance britanniques ont survolé, durant les combat, l’ensemble de la région frontalière.

L’arrivée de renforts syriens, notamment de nouveaux régiments des forces spéciales et de l’artillerie, devrait changer la donne. L’objectif de Damas semble pour l’instant d’instaurer une jonction avec l’Irak et donc ouvrir un corridor terrestre direct entre la Syrie et l’Irak tout en s’efforçant de créer de nouvelles lignes de front s’étandant de Derâa au Golan. Une nouvelle configuration annonçant les prémisses d’un nouvel Moyen-Orient.

Ce scénario tant redouté par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Israël et leurs alliés Arabes consacre l’émergence d’une nouvelle puissance militaire transnationale en Orient, bénéficiant du soutien militaire de la Russie et de la Chine.

Le président Assad a évoqué cette nouvelle phase en affirmant que le plus dur [de cette guerre] était passé. En 2017, l’armée syrienne a pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre en mars 2011, accru ses effectifs de 65 000 hommes dans le cadre d’un plan de refondation mené avec l’assistance active de l’Iran et de la Russie.

A Washington, on prévoit pour 2017-2018 le financement direct et l’armement d’une armée rebelle de 30 000 hommes à travers la Jordanie uniquement puisque la portière turque s’est définitivement refermée, suite aux profondes divergences stratégiques entre Ankara et le reste de l’Otan. Les turcs sont allés jusqu’à interdire leurs bases militaires aux Allemands, ont mis fin à leur coopération avec les services français et ont armé des milices pour contrer les groupes armés kurdes soutenus par Washington.

Quasiment sans moyens notables et sous-estimé par l’ensemble des protagonistes extérieurs comme le maillon faible de l’alliance Syrie-Iran-Hezbollah, Damas a fait preuve d’une maîtrise réelle  de l’art de la stratégie en jouant sur ses alliances passées et en tentant non seulement de survivre à la déferlante mais à prendre l’initative de l’action en divisant ses adversaires sur fond de divergence d’intérêts géopolitiques.

Le printemps arabe a mis fin à tous les équilibres géostratégiques au Moyen-Orient et dans le monde, a permis l’émergence de nouveaux pôles de puissances antagonistes à l’unipolarité du bloc atlantiste, a induit un changement socio-démographique dans une Europe très affaiblie et a gravement fragilisé les pétromonarchies arabes du Golfe, l’un des piliers de l’économie mondiale.

Londres: le retour des chiens de guerre

Un véhicule fonçant sur la foule, des hommes poignardant des passants sans aucune distinction d’âge, de statut ou de sexe. Sans autre objectif apparent que de semer la terreur. Un acte terroriste par excellence. Mais cet acte correspond tellement à la définition la plus limpide du terrorisme qu’il suscite d’étranges interrogations.

Cet acte de folie furieuse n’a évidemment aucune valeur sur le plan militaire. 

C’est un acte primitif mais intellectuellement élaboré. L’utilisation d’un véhicule comme une arme contre une foule de piétons avant de passer à l’arme blanche n’est pas sans évoquer une certaine influence acquise auprès de certains cercles spécialisés dans la contre-insurrection.

D’après leur état nomitatif (sous réserve de confirmation), les fous furieux qui se sont jetés sur la foule à coup de couteau à Londres appartiennent aux casques blancs, une organisation paramilitaire  terroriste soutenue par Londres en Syrie et dont les médias de propagande présentent comme une organisation similaire à celle de l’Armée du Salut, venant en aide aux victimes civiles du conflit en territoire rebelle. Une sorte de conte de fée post-moderne qui tourne présentement au cauchemar de la course d’Amok un peu partout.

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Les chiens de guerre envoyés en Syrie guerroyer contre Bashar Al-Assad n’ont pas réussi à achever leur mission. Lassés par une guerre sans fin, ils sont retournés sur les bords de la Tamise où l’usage de certaines drogues spéciales (dites de combat) en combinaison avec un véhicule motorisé et des armes blanches leur ont donné des idées simplistes de meurtre de masse.

Risible, s’il n’y avait mort d’innocents. Croyez vous qu’il est aisé d’utiliser des armes blanches contre des cibles mobiles sans avoir reçu un minimum d’entraînement de base en ce domaine? L’ombre des SAS n’est jamais loin. 

L’histoire retiendra que la longue histoire entre Londres et son outil de prédilection qu’est le terrorisme islamiste ne cessera pas de sitôt…On ne se débarrasse pas comme cela d’un outil géopolitique.

Le Grand Bouleversement…

La rencontre du président US Donald Trump avec la Chancelière Angela Merkel d’un côté et celle du président russe Vladimir Poutine avec son homologue français Emmanuel Macron de l’autre, a définitivement convaincu Trump et Poutine sur l’impossibilité de négocier avec les représentants de la finance internationale.

Pour Poutine, les choix à faire sont rationnels et relèvent des bases de la stratégie : accélération du rapprochement avec la Chine, élaboration d’une stratégie de riposte en cas d’une révolution de type technologique dans le domaine des armements pouvant conférer à l’adversaire un avantage décisif ou du moins l’effet de surprise, briser l’encerclement de la Russie et, par dessus tout, ne pas lâcher prise au Levant.

Les choses s’annoncent moins claires pour Trump, qui se bat non sans une certaine ironie et une bonne dose de sarcasme contre les très dangereux parasites de ce que l’on appelle l’État profond US et leurs multiples soutiens à travers le monde. Le président américain a réussi un coup de maître en se rendant, pour son premier voyage officiel, en Arabie Saoudite et en Israël, les foyers du bellicisme et du chaos mondial. Le fait que sa femme et sa fille aient défilé les cheveux en l’air à Ryad et que lui même a empêché le très pusillanime premier ministre israélien Benyamin Netanayahu à se rendre avec lui au mur des lamentations dans la vieille ville de Jérusalem en disent plus long que mille discours sur la volonté de Trump (et de ses conseillers secrets dont le génial Steve Bannon qui fait profil bas en ce moment) de jouer sur les symboles et l’imprévisibilité.

En d’autres termes, on se retrouve dans une situation aussi paradoxale qu’inédite où les deux chefs des deux plus grandes puissances militaires au monde doivent faire face, séparement et chacun selon un contexte particulier, à un système universel de prédation basé sur la spéculation, la spoliation et la destruction des valeurs humaines.

Au 13ème siècle, l’Empereur Allemand Frédérick II de Hohenstaufen avait engagé un bras de fer avec la Papauté, laquelle à l’époque n’avait rien à voir avec le Vatican des temps modernes et incarnait plutôt une puissance financière similaire à celle du complexe militaro-industriel occidental. Il était un génie bien en avance sur son temps et put se dégager une marge de manœuvre dans un monde verrouillé allant jusqu’à nouer des complicités avec les souverains musulmans et narguer l’ensemble du système. Et si l’historiographie officielle consacre un grand mythe autour de son échec face au système et celui, avéré de l’un de ces prédécesseurs, notamment à Canossa, dépeints comme d’ultimes humiliations pour les empereurs insoumis au système international établi  (nos médias conditionnés en auraient fait autant sinon bien plus qu’une propagande noire!), Frederick II est néanmoins rentré dans la postérité comme un géant atypique que même ses adversaires acharnés n’ont pu démonter.

Plus trivialement, Trump « se fout de la gueule de ses adversaires » en utilisant des techniques de la télé-réalité et le sensationnel, voire le sarcasme. La manière dont il a lancé une attaque aux missiles de croisière Tomahawk contre une base syrienne sans passer ni par le Congrès ni par les Nations Unies témoigne d’une réelle volonté d’humilier le système US et par dessus tout l’exposer dans toute sa nudité au reste du monde. Encore qu’en dépit de la violation flagrante de l’ensemble des principes de droit international, les alliés traditionnels de Washington ont applaudi comme des automates, s’exposant ainsi pour ce qu’ils sont en réalité : des esclaves sans aucune autonomie de pensée ou d’action.

Poutine s’inscrit dans une autre dynamique. Celle du jeu des Nations, le Grand jeu et l’enjeu de la puissance entre nations. Ses idées sont assez claires et ses opinions sont celles qu’auraient tenu des révolutionnaires anti-impérialistes des années 70. On peut le critiquer sous tous les angles possibles mais il demeure indéniablement constant sur un fait : il défend son pays contre une horde de vautours toujours affamés et connaît qui sont les véritables terroristes internationaux.

Dans cette lutte transcendant la dichotomie de la lutte immémoriale entre le bien et le mal, l’enjeu de la perception devient primordial. Cela échappe à l’analyse traditionnelle parce que la tromperie, telle qu’utilisée par les services clandestins d’antan, est devenue un mécanisme usuel à l’échelle internationale. Ce n’est plus le Kabuki nippon mais plutôt une nouvelle forme de théâtre d’ombres chinoises.

L’intérêt d’un tel bouleversement est la mise à nu définitive du système de prédation qui utilise le terrorisme à divers échelons pour faire perdurer ses intérêts, la division n’étant plus une garantie de survie.

Le roi n’est pas nu. Ses créanciers le sont. C’est un véritable bouleversement Shakespearien.

C’est une révolution! 

Le maquereau de Macron est le même qui a lancé Sarkozy et Hollande

Une chose est certaine: le maquereau attitré du pusillanime Emmanuel Macron, « élu » ou désigné président de la République française lors d’un simulacre élaboré déguisé en scrutin présidentiel classique, est le même ayant propulsé ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande à la tête de l’État. 

À croire que ce faiseur de roi (mais en est-il vraiment un?) semble privilégier des tarés ou plutôt des personnes pusillanimes atteintes du syndrome d’Asperger ou de la maladie de Gilles de La Tourette. 

La France n’a plus de guerriers à sa tête depuis pas mal d’années. Mais aller jusqu’à recourir à un nabot puis un illuminé et les faire suivte par un autre excité de la tête dont on ne connait presque rien mis à part une perversion, ne relève en rien d’une certaine image de la France et encore moins de sa grandeur passée.

Des petits. Voilà ce qu’ils sont. Ces petits minables travaillant pour de tierces parties sans foi ni loi  dont le seul objet de culte se résume  au profit le plus sordide ont piraté mon beau pays pour lequel j’ai sué sang et eau en pataugeant dans la boue au milieu de la jungle ou en usant mes espadrilles au djebel. 

Je suis trop vieux pour aller dans un goulag mais assez expérimenté pour déceler la valeur d’un homme. Ce Macron n’en a point. Encore faut-il qu’il soit homme. Ce dont je doute fort. 

Ils nous emmerdent à longueur de journée. Je les emmerde et je ne salue aucun d’eux. Qu’ils crèvent ! 

Jean, un guerrier oublié d’une France révolue.

Syrie: des unités d’élite de l’armée syrienne mettent en échec un assaut de la nouvelle Armée rebelle près d’Altenef

Le déploiement du 800e bataillon de la Garde Républicaine syrienne à Altenef à l’extrême Sud-Est de la Syrie a permis de mettre en échec un assaut des forces spéciales des fantômes du désert, dénommés les « commandos de la révolution »,  la nouvelle Armée rebelle formée par les forces spéciales US en Jordanie. 

L’armement de ces unités rebelles comporte des drones Switchblade (charge suicide), utilisés exclusivement par certaines forces spéciales US, des fusils ACR (Adaptative Combat Rifle), des missiles antichar de dernière génération, des drones insectes et des illuminateurs laser.

Le déplacement d’unités d’élite de la garde républicaine syrienne aux confins de la Jordanie, de l’Irak et de la Syrie laisse à penser que Damas a décidé de faire face milirairement à une nouvelle intrusion US dans le sud. 

Grande-Bretagne: l’auteur présumé de l’attentat de Manchester était proche des services de renseignement britanniques

Contrairement à ce que rapportent les médias, les parents de Selman Abidi ou Labidi, l’auteur présumé de l’attentat suicide de Manchester, ne sont pas des réfugiés mais des personnes ayant bénéficié d’un des nombreux programmes spéciaux de protection des services des renseignements britanniques. 

Selman este né de parents libyens à Manchester en 1994. 

Son père, Ramadan Abidi, était un officier de rang intermédiaire dans les services de renseignement libyens avant d’être recruté par les britanniques. 

Sa couverture aurait été grillée de façon accidentelle par un proche de sa femme, Samia Tebbal, peu de temps après l’échec d’un vaste complot au sein de l’Armée libyenne visant l’assassinat de Mouammar Gaddafi. 

Cet énième complot visant Gaddafi avait non seulement déclenché l’une des plus vastes purges au sein des services de sécurité mais la dissolution des forces armées libyennes, remplacées par ce que Gaddafi appelait « le peuple armé » ou « le peuple en armes ». Un concept vaguement inspiré des systèmes suisse et suédois en ce qui concerne la logistique de défense qui s’avérera fatal en 2011, lorsque la Libye a été attaquée par l’OTAN.

C’est les services secrets britanniques qui se chargèrent de la fuite ou l’exfiltration de la famille Abidi de Libye. 

Officiellement, les Abidi ont fui la dictature de Gaddafi pour se réfugier en Angleterre. 

Les Abidi ont été d’abord installés à Londres avant de déménager dans une banlieue au sud de Manchester oú il résident toujours depuis plus d’une décennie. 

Comme de nombreux jeunes des banlieues des grandes villes européennes, Selman a grandi sans repères fixes et a affiché un enthousiasme particulier vis à vis de ce que l’on appelle le « Printemps Arabe » au point de vouloir rejoindre les rebelles libyens. Cela a naturellement attiré très vite l’attention des renseignements britanniques chargés de prospecter les banlieues à la recherche de candidats prêts à se sacrifier au combat contre les ennemis de Sa Majesté au nom d’Allah. 

L’attentat suicide ayant frappé un concert de pop à Manchester à fait 22 morts et 50 blessés selon un bilan diffusé ces dernières heures. 

La police britanniques a très vite révélé l’identité de l’auteur présumé de cet attentat. Ce qui laisse à penser que ce dernier était non seulement connu mais sous supervision par des agents traitants issus du même milieu que son entourage immédiat. 

Ces détails n’ont été diffusés par aucun grand media européen et il ne le seront sans doute jamais. Raison d’État oblige.

Les militaires jordaniens s’opposent à toute aventure militaire en Syrie

Des généraux jordaniens ont exprimé pour la première fois leur totale opposition au Roi sur une éventuelle intervention en Syrie aux côtés des forces rebelles soutenues par des forces occidentales et arabes hostiles à la Syrie.

La fronde a débuté lorsque les chefs des divisions blindées ont refusé et c’est un fait rarissime,  de prendre part à des exercices conjoints avec des forces US et britanniques au Nord du Royaume, dans une région adjacente avec le Sud de la Syrie.

Cette opposition est partagée par les chefs des forces aériennes et ceux des redoutables forces spéciales, pour qui il est absolument hors de question que la Jordanie se batte pour Israël.

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« Vous voulez vraiment sacrifier la Syrie pour le bénéfice exclusif d’Israël?! » se serait exclamé le Chef d’état-major des forces royales jordanienne en présence du souverain. Un autre responsable militaire a souligné qu’il lui est impossible d’avaliser l’envoi des unités blindées jordaniennes à l’abattoir en Syrie tandis qu’un autre s’est interrogé sur la finalité de sacrifier la Syrie pour Israël. « Qu’ils y aillent seuls [à propos des Anglo-Américains] dans cette aventure hasardeuse jouer aux Allenby (en référence au général Edmund Allenby) , ils s’enliseront cette fois dans un marécage sans fin! » a lancé le chef des opérations spéciales.

Cette attitude tranchée des chefs militaire du Royaume Hachémite affaiblit un peu plus la position d’un Roi accablé par d’énormes pressions internationales contradictoires, une terrible crise économique et faisant face à de formidables défis géopolitiques marqués par l’effondrement de l’ensemble des équilibres géostratégiques de la Mer Noire à la Mer Rouge et de l’Euphrate à la Méditerranée orientale.

L’affaiblissement du Roi de Jordanie inquiète au plus haut point Washington.

Les experts militaires jordaniens suivent avec attention les efforts israéliens visant à sécuriser la partie du Golan sous occupation israélienne, à travers notamment la construction, à un rythme effréné, d’un mur de défense avec la Syrie dans le but d’empêcher toute attaque du Hezbollah libanais ou de l’armée syrienne qui est en train de reconstituer ses unités décimées par la guerre.

Des informations rendues publiques ont évoqué une concentration inhabituelles de forces rebelles soutenues par des unités militaires US et britanniques à l’extrême Nord de la Jordanie et certains analystes ont interprété ces manœuvres comme le prélude à une nouvelle tentative d’invasion de la Syrie à partir de ses régions méridionales.

Damas a mis en garde Amman contre toute aventurisme militaire non-productif au profit de forces « ennemies » qui sera interprété comme un casus belli légitime susceptible d’entraîner une déclaration de guerre.

 

 

 

Hillary Clinton aka ‘the Butcher of Libya’ is a War Criminal

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Hillary Rodham Clinton Aka the ‘Butcher of Libya’, a very corrupt politician suspected of:

  1. Participation in a conspiracy for the accomplishement of crime against peace;
  2.  International terrorism;
  3. Planning, initiating and waging wars of aggression; 
  4. Crimes against peace; 
  5. War crimes; 
  6. Crimes against Humanity

Une rencontre tournoyante entre Mig-29 syriens et F-16 de l’OTAN

Selon une information rapportée par un média libanais, quatre Mikoyan-Gurevitch Mig-29 des forces aériennes syriennes auraient intercepté deux F-16 appartenant à un pays de l’OTAN au dessus de la province syrienne d’Idlib.

Les syriens crurent que les General Dynamics F-16, très probablement turcs, se dirigeaient plus au Sud vers la province centrale de Hama et décidèrent d’intervenir en force.

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La même source précise que l’un des appareils syriens a engagé avec succès au cours d’un combat tournoyant en visuel, l’un des F-16 Block 52 intrus et a failli l’abattre…au canon comme au bon vieux temps de l’aviation de combat d’avant le BVR.

Les russes ont ordonné, in extremis, aux appareils syriens de cesser le feu tout en contactant la partie turque, laquelle a ordonné aux F-16 de se replier.

Moscou juge en effet que les objectifs réels de la  présence militaire turque à Idlib vise moins à renforcer le dispositif de l’OTAN en Syrie septentrionale qu’à contrecarrer les desseins de l’Etat US profond, lequel tente d’utiliser la carte kurde comme atout stratégique après la fin du conflit.

L’aviation syrienne, véritable fer de lance des efforts de guerre du gouvernement syrien, parvient encore à mener des opérations d’interdiction et d’interception, après un conflit de plus de six années consécutives.

 

 

Syrie: la plus grande bataille du conflit va bientôt commencer…

Informations confirmées :

Au Nord de la Syrie

  1. Des forces militaires turques (infanterie, blindés, artillerie, génie, forces spéciales) commencent à se déployer dans la province syrienne d’Idlib; 
  2. Un nombre croissant de militaires saoudiens présents à Inčirlik en Turquie;

Au Sud de la Syrie

  1. Une spectaculaire concentration de forces US (une brigade interarmes et des bombardiers stratégiques B1B) et britanniques (unités entières de chars Challenger et d’hélicoptères d’attaque au sol Cobra et Apache), soutenues par une armée rebelle hétéroclite, des hollandais, des saoudiens, des jordaniens, des bahreinis, six multinationales de mercenaires issus de divers horizons, se poursuit à l’extrême nord de la Jordanie; 
  • Des forces US et Jordaniennes (agissant sous couvert d’une force rebelle) ont pénétré dans la base syrienne de Tenef, dans le Sud de la province de Derâa; 

  • Rien ne va plus entre la Syrie et l’Etat artificiel de Jordanie à cause de cette force d’invasion; 

  • Les sources du renseignement français dans l’élaboration du faux document de propagande intitulé « Évaluation Nationale » sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun sont les services de renseignement de l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’organisation terroriste de Feth Echam. 

  • L’objectif de changement de régime se poursuit. Damas suit avec minutie la progression simultanée de ces deux armées d’invasion au Nord et au Sud. Ce qui a changé est la présence avérée de brigades americano-britanniques entières, contredisant les informations officielles sur une présence limitée de « soldats ». En réalité il s’agit d’une armée. 

    La plus grande bataille du conflit syrien va commencer. 

    Des Awacs russes en Syrie

    Un Beriev A50U equipé d’un radar Vega Shmel M aux capacités renforcées est opérationnel en Syrie. 

    Un avion Awacs (Air Warning and Control) des forces aérospatiales russes a atterri sur la base Bassel Al-Assad de Hmeimim, trois jours après la salve de missiles de croisière US ayant ciblé une base aérienne syrienne à moitié désaffectée. 
    La présence du A50U en Syrie confirme la mise en place d’un nouveau système de défense aérienne et explique les dernières attaques de missiles menées conjointement par les Américains et les israéliens sur certaines cibles au Golan et près de Damas. 

    Il est à rappeler que des Awacs US sont basés en Arabie Saoudite depuis les années 80. 

    Pyongyang slams Israel as ‘disturber of peace armed with illegal nukes under US patronage’

    ​Comment: For the first time, someone is telling the naked truth!  Israel nuclear arsenal is believed to be huge (over 1860 active warheads)

    North Korea has accused Israel of being the “only illegal possessor” of nukes and threat to peace in the Middle East, and threatened Tel Aviv with a “thousand-fold punishment” after Israeli Defense Minister called Pyongyang’s leadership a “crazy and radical group.”

    In an interview with Hebrew news site Walla this week, Avigdor Lieberman stated that North Korea’s leader Kim Jong-un is a “madman” in charge of a “crazy and radical group” which is “undermining global stability.”

    Pyongyang slams Israel as ‘disturber of peace armed with illegal nukes under US patronage’.

    In an interview with Hebrew news site Walla this week, Avigdor Lieberman stated that North Korea’s leader Kim Jong-un is a “madman” in charge of a “crazy and radical group” which is “undermining global stability.”

    Pyongyang “seems to have crossed the red line with its recent nuclear tests,” the Israeli defense minister said, according to the Times of Israel.

    In response, Pyongyang promised a “thousand-fold punishment to whoever dares hurt the dignity of its supreme leadership,” calling Lieberman’s “sordid and wicked” remarks a part of Israel’s smear campaign to cover up its own crimes.

    Firing back at the perceived hypocrisy, the North Korean Foreign Ministry said that, unlike Israel, which is a “disturber of peace” in its neighborhood, their country is full entitled to seek deterrence against “US aggression.”

    Israel is the only illegal possessor of nukes in the Middle East under the patronage of the US. However, Israel vociferated about the nuclear deterrence of the DPRK, slandering it, whenever an opportunity presented itself,” the Foreign Ministry spokesman said, as cited by state-run agency KCNA.

    While Israel has never publicly confirmed or denied possessing nukes, it is universally believed to have dozens of warheads, and maintains ambiguous policy that it will not be the first to “introduce” them in the Middle East.

    “The DPRK’s access to nuclear weapons is the legitimate exercise of its righteous right for self-defense to cope with the US provocative moves for aggression and the DPRK’s nuclear force is the treasured sword of justice firmly defending peace on the Korean peninsula and in the region,” the North Korean statement added.

    Pyongyang went on to call Israel a “culprit of crimes against humanity” and an “occupier” which seeks to dominate the region and oppress Palestinians.

    Lieberman’s remarks also sparked criticism at home, with some Israeli politicians noting that their country has enough enemies to create even more with such reckless statements.

    “We have enough enemies. Let’s focus on them,” MP Shelly Yachimovich of the Zionist Union said on Twitter.

    “The minister of talk is chattering irresponsibly about North Korea. And there is no prime minister to rein in the babbling and posturing ministers,” former defense minister Moshe Ya’alon wrote on Twitter, Times of Israel reports.

    Already heightened tensions on the Korean Peninsula escalated further on Saturday after the North conducted yet another failed test of its ballistic rocket technology. The test was conducted as US kicked off joint naval exercises with South Korea just after the US aircraft carrier group led by the USS Carl Vinson entered the Sea of Japan.

    For some time now, it has been speculated that Pyongyang is also getting ready to conduct its sixth nuclear test. Speaking about North Korea on Saturday, Trump noted that neither China nor the US would welcome a further North Korean nuclear test.

    “I would not be happy,” Trump said in a CBS interview for Sunday’s Face the Nation. When asked if the sixth Korean nuclear test would prompt American military action, Trump responded: “I don’t know. I mean, we’ll see.”

    Russia Today


    Cinq missiles israéliens visent l’aéroport de Damas

    Cinq missiles israéliens se sont abattus sur un dépôt situé près de l’aéroport international de Damas au lendemain d’une frappe de missile ayant visé trois personnes de nationalité syrienne près de la ville d’Al-Qunaïtra, au Golan. 

    Damas a promptement condamné cet énième soutien militaire israélien à Daech et ses alliés rebelles tandis qu’à Tel-Aviv, on maintient que ces frappes étaient nécessaires pour neutraliser la nouvelle « Armée de libération du Golan« , une milice conjointe créée par le Hezbollah libanais, l’armée syrienne, les Gardiens de la Révolution iranienne et de groupes paramilitaires irakiens.

    Cette allégation semble douteuse puisque d’aucuns jugent que l’axe Damas-Téhéran ne cache pas son soutien à une éventuelle libération du Golan, un plateau stratégique occupé et annexé illégalement par Israël.

    Dans les faits, le bombardement de l’aéroport de Damas a été suivi par une attaque terroriste contre des positions militaires gouvernementales.

    Lavrov: We do not consider Hezbollah a terrorist organization, Iranian forces and Hezbollah present in Syria at government’s request

    Iranian forces and Hezbollah, just as Russia’s aerospace group are in Syria at the invitation of the country’s government, Russian Foreign Minister Sergey Lavrov said after talks with his visiting Saudi counterpart Adel al-Jubeir in Moscow on Wednesday.

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    « As far as the presence of Iran and Hezbollah in Syria is concerned, you know well we do not consider Hezbollah a terrorist organization, » Lavrov said. « We proceed from the understanding that both, just as Russia’s aerospace group, are in Syria at the invitation of the country’s legitimate government.

    « We know Saudi Arabia’s stance and it is clear that our approaches to this are not identical, to put it mildly, » Lavrov said. « But we are unanimous that a settlement of the Syrian crisis requires the involvement of all Syrian parties without any exceptions, and of all foreign actors that can exercise influence on the internal parties. Except for the terrorist organizations declared as such by the UN Security Council, of course. »

    Lavrov recalled that Iran, just as Russia and Saudi Arabia, was a member of the International Syria Support Group. Besides, Iran had declared its commitment to the UN Security Council’s Resolution 2254.

    « Besides, within the framework of the Astana process Iran, alongside Turkey and Russia, is one of the three guarantors of ceasefire, which is of crucial importance at this stage, » Lavrov said.

    Source: http://tass.com/politics/943372

     

    Sasha

    Operation Gotham Shield: U.S. Gov’t To “Simulate Nuke Blast Over Manhattan”

    Ian Greenhalgh on April 24, 2017

    [ Editor’s note: This ‘tabletop exercise’ to plan the response to a nuclear attack on NYC is quite disturbing when one remembers that the US is currently beating the drums of war after allowing relations with nuclear-armed North Korea and Russia to fall to all-time lows. Then there is the prospect of a terrorist attack using a nuke, perhaps a ‘dirty bomb’.We must also recall that most false flag attacks, including 9-11, were drills that went live – they were pre-planned as a fake event designed to test emergency response but ended up being real events. This fact raises the disturbing notion that a nuclear event is being planned for NYC; and doubtless, it would be blamed on someone other than the perpetrators. The finger of blame might be pointed at ISIS in order to justify a US return to war in the Middle East, or perhaps it would point at North Korea to justify Trump’s ‘Armada’ launching a strike on that nation.

    Of course, it is likely that this is nothing more than a simple training exercise, but we think it is always sensible to take note of these events, just in case they later become part of some nefarious false flag event. Ian ]

    *

    Operation Gotham Shield: U.S. Gov’t To “Simulate Nuke Blast Over Manhattan” As Actual War Nears

    False flag watch is now active.

    A general alert is out for something major in the near or immediate future. Hopefully, it is just another false alarm, instead of another false flag. Either way, danger is at hand.

    Given all that is going on in the world, it is downright eerie to discover that the federal government is once again staging mock disasters that draw disturbing parallels with current world events.

    In just a few days, during April 24-26th, Operation Gotham Shield will commence.

    It is a tabletop, joint agency exercise involving FEMA, Homeland Security and a myriad of law enforcement and military agencies. WMD, chemical and biological units will all be on hand as a response is tested for a “simulated” nuclear detonation over the United States’ foremost urban center, in the iconic and densely populated island of Manhattan and nearby shores of New Jersey.

    The potential for a more explosive false flag to spin out of control, by hijacking and ‘converting’ the simulated actions, is all too real.

    This is closely related to the mechanism that many researchers believe was at work on the day of 9/11, nesting a false flag attack inside of a series of large-scale training operations which invoked emergency powers and simulated attacks in locations that were actually hit.

    According to the Voice of Reason:

    On April 18th thru May 5th, 2017, state, local, and federal organizations alike are planning for Operation Gotham Shield 2017 — a major nuclear detonation drill in the New York-New Jersey area, along with the U.S.-Canadian border. During this exercise, 4 nuclear devices, 2 of which are rendered “safe” during the U.S. Department of Defense (DOD) Vital Archer Exercise, and one successful 10kt detonation in the NYC/NJ area, along with one smaller detonation on the U.S./Canadian border are to take place.

    Among the organizations involved are:

    – U.S. Department of Energy (DOE)

    – U.S. Department of Defense (DOD)

    – U.S. Domestic Nuclear Detection Office (DNDO)

    – U.S. Federal Bureau of Investigation (FBI)

    – U.S. Federal Emergency Management Agency (FEMA)

    – U.S. Northern Command (NORTHCOM)

    – State of New Jersey Office of Emergency Management

    – State of New York Office of Emergency Management

    – City of New York Office of Emergency Management

    The following document comes from The Nevada National Security Service. Their primary role with the government is to help ensure the security of the United States and its allies by supporting the stewardship of the nuclear deterrent, providing emergency response capability and training, and contributing to key nonproliferation and arms control initiatives.

    Will anything catastrophic happen during or after that window of time? Will North Korea really attack the U.S. mainland? Will someone else do so, and blame their overseas enemies?

    No one who knows the answers to these questions is willing to talk. For now, all we can do is watch, wait and listen.

    Don’t jump to fear and speculation, but don’t lie down or look away either.

    These will be trying times.

     

    Source:
    http://www.veteranstoday.com/2017/04/24/operation-gotham-shield-u-s-govt-to-simulate-nuke-blast-over-manhattan/

     

    Sasha

    The Problem is Washington, Not North Korea

    Washington has never made any effort to conceal its contempt for North Korea.

    In the 64 years since the war ended, the US has done everything in its power to punish, humiliate and inflict pain on the Communist country.

    Washington has subjected the DPRK to starvation,  prevented its government from accessing foreign capital and markets, strangled its economy with crippling economic sanctions, and installed lethal missile systems and military bases on their doorstep.

    Negotiations aren’t possible because Washington refuses to sit down with a country which it sees as its inferior.

    Instead, the US has strong-armed China to do its bidding by using their diplomats as interlocutors who are expected to convey Washington’s ultimatums as threateningly as possible.  The hope, of course, is that Pyongyang will cave in to Uncle Sam’s bullying and do what they are told.

    But the North has never succumbed to US intimidation and there’s no sign that it will. Instead, they have developed a small arsenal of nuclear weapons to defend themselves in the event that the US tries to assert its dominance by launching another war.
    There’s no country in the world that needs nuclear weapons more than North Korea.

    Brainwashed Americans, who get their news from FOX or CNN, may differ on this point, but if a hostile nation deployed carrier strike-groups off the coast of California while conducting massive war games on the Mexican border (with the express intention of scaring the shit of people) then they might see things differently. They might see the value of having a few nuclear weapons to deter that hostile nation from doing something really stupid.

    And let’s be honest, the only reason Kim Jong Un hasn’t joined Saddam and Gadhafi in the great hereafter, is because

    (a)– The North does not sit on an ocean of oil,

    and (b)– The North has the capacity to reduce Seoul, Okinawa and Tokyo into smoldering debris-fields.

    Absent Kim’s WMDs,  Pyongyang would have faced a preemptive attack long ago and Kim would have faced a fate similar to Gadhafi’s.  Nuclear weapons are the only known antidote to US adventurism.

    The American people –whose grasp of history does not extend beyond the events of 9-11 — have no idea of the way the US fights its wars or the horrific carnage and destruction it unleashed on the North.  Here’s a short  refresher that helps clarify why the North is still wary of the US more than 60 years after the armistice was signed.  The excerpt is from an article titled “Americans have forgotten what we did to North Korea”, at Vox World:

    In the early 1950s, during the Korean War, the US dropped more bombs on North Korea than it had dropped in the entire Pacific theater during World War II.

    This carpet bombing, which included 32,000 tons of napalm, often deliberately targeted civilian as well as military targets, devastating the country far beyond what was necessary to fight the war. Whole cities were destroyed, with many thousands of innocent civilians killed and many more left homeless and hungry….

    According to US journalist Blaine Harden:  “Over a period of three years or so, we killed off — what — 20 percent of the population,” Air Force Gen. Curtis LeMay, head of the Strategic Air Command during the Korean War, told the Office of Air Force History in 1984. Dean Rusk, a supporter of the war and later secretary of state, said the United States bombed “everything that moved in North Korea, every brick standing on top of another.” After running low on urban targets, U.S. bombers destroyed hydroelectric and irrigation dams in the later stages of the war, flooding farmland and destroying crops……

    “On January 3 at 10:30 AM an armada of 82 flying fortresses loosed their death-dealing load on the city of Pyongyang …Hundreds of tons of bombs and incendiary compound were simultaneously dropped throughout the city, causing annihilating fires, the transatlantic barbarians bombed the city with delayed-action high-explosive bombs which exploded at intervals for a whole day making it impossible for the people to come out onto the streets. The entire city has now been burning, enveloped in flames, for two days. By the second day, 7,812 civilians houses had been burnt down. The Americans were well aware that there were no military targets left in Pyongyang

    The number of inhabitants of Pyongyang killed by bomb splinters, burnt alive and suffocated by smoke is incalculable…Some 50,000 inhabitants remain in the city which before the war had a population of 500,000.” (“Americans have forgotten what we did to North Korea“,  Vox World)

    The United States killed over 2 million people in a country that posed no threat to US national security. Like Vietnam, the Korean War was just another  muscle-flexing exercise the US periodically engages in whenever it gets bored or needs some far-flung location to try out its new weapons systems. The US had nothing to gain in its aggression on the Korean peninsula, it was mix of imperial overreach and pure unalloyed viciousness the likes of which we’ve seen many times in the past. According to the Asia-Pacific Journal:

    By the fall of 1952, there were no effective targets left for US planes to hit. Every significant town, city and industrial area in North Korea had already been bombed. In the spring of 1953, the Air Force targeted irrigation dams on the Yalu River, both to destroy the North Korean rice crop and to pressure the Chinese, who would have to supply more food aid to the North. Five reservoirs were hit, flooding thousands of acres of farmland, inundating whole towns and laying waste to the essential food source for millions of North Koreans.10 Only emergency assistance from China, the USSR, and other socialist countries prevented widespread famine.” (“The Destruction and Reconstruction of North Korea, 1950 – 1960”, The Asia-Pacific Journal, Japan Focus)

    Repeat: “Reservoirs, irrigation dams, rice crops,  hydroelectric dams, population centers” all napalmed, all carpet bombed,  all razed to the ground. Nothing was spared. If it moved it was shot, if it didn’t move, it was bombed. The US couldn’t win, so they turned the country into an uninhabitable wastelands.   “Let them starve. Let them freeze.. Let them eat weeds and roots and rodents to survive. Let them sleep in the ditches and find shelter in the rubble. What do we care? We’re the greatest country on earth. God bless America.”

    This is how Washington does business, and it hasn’t changed since the Seventh Cavalry wiped out 150 men, women and children at Wounded Knee more than century ago. The Lakota Sioux at Pine Ridge got the same basic treatment as the North Koreans, or the Vietnamese, or the Nicaraguans, or the Iraqis and on and on and on and on. Anyone else who gets in Uncle Sam’s way, winds up in a world of hurt. End of story.

    The savagery of America’s war against the North left an indelible mark on the psyche of the people.  Whatever the cost, the North cannot allow a similar scenario to take place in the future. Whatever the cost, they must be prepared to defend themselves. If that means nukes, then so be it. Self preservation is the top priority.

    Is there a way to end this pointless standoff between Pyongyang and Washington, a way to mend fences and build trust?

    Of course there is. The US just needs to start treating the DPRK with respect and follow through on their promises. What promises?

    The promise to built the North two light-water reactors to provide heat and light to their people in exchange for an end to its nuclear weapons program. You won’t read about this deal in the media because the media is just the propaganda wing of the Pentagon. They have no interest in promoting peaceful solutions. Their stock-in-trade is war, war and more war.

    The North wants the US to honor its obligations under the 1994 Agreed Framework. That’s it. Just keep up your end of the goddamn deal. How hard can that be?   Here’s how Jimmy Carter summed it up in a Washington Post op-ed (November 24, 2010):

    “…in September 2005, an agreement … reaffirmed the basic premises of the 1994 accord. (The Agreed Framework) Its text included denuclearization of the Korean Peninsula, a pledge of non-aggression by the United States and steps to evolve a permanent peace agreement to replace the U.S.-North Korean-Chinese cease-fire that has been in effect since July 1953. Unfortunately, no substantive progress has been made since 2005…

    “This past July I was invited to return to Pyongyang to secure the release of an American, Aijalon Gomes, with the proviso that my visit would last long enough for substantive talks with top North Korean officials. They spelled out in detail their desire to develop a denuclearized Korean Peninsula and a permanent cease-fire, based on the 1994 agreements and the terms adopted by the six powers in September 2005….

    “North Korean officials have given the same message to other recent American visitors and have permitted access by nuclear experts to an advanced facility for purifying uranium. The same officials had made it clear to me that this array of centrifuges would be ‘on the table’ for discussions with the United States, although uranium purification – a very slow process – was not covered in the 1994 agreements.

    Pyongyang has sent a consistent message that during direct talks with the United States, it is ready to conclude an agreement to end its nuclear programs, put them all under IAEA inspection and conclude a permanent peace treaty to replace the ‘temporary’ cease-fire of 1953. We should consider responding to this offer. The unfortunate alternative is for North Koreans to take whatever actions they consider necessary to defend themselves from what they claim to fear most: a military attack supported by the United States, along with efforts to change the political regime.”

    (“North Korea’s consistent message to the U.S.”, President Jimmy Carter, Washington Post)

    Most people think the problem lies with North Korea, but it doesn’t. The problem lies with the United States; it’s unwillingness to negotiate an end to the war, its unwillingness to provide basic security guarantees to the North, its unwillingness to even sit down with the people who –through Washington’s own stubborn ignorance– are now developing long-range ballistic missiles that will be capable of hitting American cities.

    How dumb is that?

    The Trump team is sticking with a policy that has failed for 63 years and which clearly undermines US national security by putting American citizens directly at risk. AND FOR WHAT?

    To preserve the image of “tough guy”,  to convince people that the US doesn’t negotiate with weaker countries,  to prove to the world that “whatever the US says, goes”?   Is that it?  Is image more important than a potential nuclear disaster?

    Relations with the North can be normalized,  economic ties can be strengthened, trust can be restored, and the nuclear threat can be defused. The situation with the North does not have to be a crisis, it can be fixed. It just takes a change in policy, a bit of give-and-take, and leaders that genuinely want peace more than war.

    MIKE WHITNEY

    Direct Link: http://www.counterpunch.org/2017/04/17/the-problem-is-washington-not-north-korea/

     

    Leçons Arabes pour la Corée du Nord

    Pyongyang sait que l’Irak, la Libye et la Syrie ont été attaqués ou envahis seulement après avoir supprimé leur capacité de dissuasion.

    10
    Troupes Nord-Coréennes lors de la parade militaire du 15 avril 2017. Notez le gilet pare-balles de confection locale ainsi que la variante locale du fusil d’assaut basé sur l’AK et  dotée d’un chargeur tubulaire contenant entre 100 et 150 munitions d’un calibre inconnu.  

    En tant qu’Arabe et musulman, je me suis senti à la fois insulté et blessé lors de la lecture de commentaires dans la presse israélienne qui avertissaient les États-Unis contre l’attaque téméraire de la Corée du Nord [RDPC]. Les donneurs de leçon prévenaient que la RPDC n’était pas un pays arabe à quatre sous, comme la Syrie, qui pouvait être bombardé à tout moment en toute impunité, mais un adversaire sérieux qui possède de vrais moyens de représailles, impliquant des ogives nucléaires et des missiles à longue portée.

    Nous, les Arabes, avons été transformés en sacs à main internationaux et terrains d’expérimentation. Nos terres ainsi que le sang et la vie de nos citoyens, sont devenus des cartes de jeu entre les mains de tous les invités. Un nombre toujours croissant de pays lorgnent sur notre territoire et nos ressources, alors que nous sommes déchirés par le sectarisme et que nos médias ont été réduits à des instruments d’incitation à la haine, sous diverses excuses et prétextes, à l’égard d’autres Arabes et musulmans.

    Le plan concocté commence généralement par le lancement de campagnes de propagande bien coordonnées et orchestrées axées sur les prétendues armes de destruction massive arabes et le besoin vital pour le monde de les éliminer. Toute tentative de refuser peut alors fournir une base juridique et morale pour les sanctions et autres mesures punitives, y compris l’agression militaire, la dévastation pure et simple et le changement de régime forcé.

    Ce n’est pas un hasard si tous les pays arabes qui ont été soumis à une agression dirigée par les États-Unis au cours des dernières années avaient auparavant cédé aux exigences des États-Unis et des Nations Unies en supprimant les «armes de destruction massive», en particulier des munitions chimiques, et en abandonnant toute idée d’acquérir des moyens de dissuasion nucléaire. Mais cette docilité n’a pas garanti leur sécurité. Ils ont ensuite été attaqués ou envahis, ou les deux à la fois.

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    Intense assaut aérien, balistique et aux missiles de croisière US sur le palais présidentiel irakien à Baghdad, mars 2003. C’était alors l’opération Awe and Shock, prélude à l’invasion de ce pays.

    Une fois les États-Unis assurés que ces pays ne possédaient pas d’armes suffisamment puissantes pour se défendre et infliger des pertes sévères à leurs troupes, l’agression et le bombardement pouvaient débuter.

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    Image de l’ex-palais du Colonel Gaddafi  à Tripoli, bombardé une première fois par l’aéronavale US en 1986, transformé en musée de la lutte contre l’agression américaine avant d’être pris d’assaut en 2011 par les forces spéciales turques et jordaniennes déguisées en groupes rebelles libyens avec le soutien aérien de l’OTAN.

    L’Irak, la Libye et la Syrie en sont de clairs exemples. Tous ont abandonné leurs arsenaux chimiques et ont coopéré avec des inspecteurs internationaux des armements – que ce soit volontairement, sous la menace d’une action militaire, après avoir été soumis à des raids aériens dévastateurs ou sous la pression d’un embargo étouffant et inhumain.

    L’administration de George Bush Jr. savait très bien que Saddam Hussein avait coopéré pleinement avec les équipes internationales d’inspection des armements envoyées en Irak pour enquêter sur tous ses programmes, matériels et équipements nucléaires et chimiques. Il a résisté à toutes les provocations des inspecteurs – dont la plupart étaient des espions – y compris leurs recherches dans ses palais et leurs chambres. Une fois Washington assuré que l’Irak avait été débarrassé de toute capacité nucléaire ou chimique, l’invasion pouvait être ordonnée sans délai.

    Le colonel Muammar al-Qadhafi a été victime d’une grande tromperie inventée par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui l’a persuadé d’abandonner volontairement ses stocks d’armes chimiques et de matières nucléaires, en échange d’une garantie d’immunité personnelle et de réintégration de lui-même et son régime dans la communauté internationale. Une fois que Qadhafi ait renoncé aux armes, une révolution contre lui a été inventée de toutes pièces et une résolution du Conseil de sécurité a été promulguée pour protéger les dits révolutionnaires de massacres imminents.

    La conspiration soigneusement scénarisée s’est terminée par le renversement du régime et la transformation de la Libye en un état défaillant dominé par une anarchie sanglante, gouverné par des milices en perpétuel conflit et maintenant au bord de la partition.

    La Syrie fait face au même scénario. L’action militaire a été brandie et les forces aériennes mobilisées pour l’obliger à liquider ses stocks d’armes chimiques dans le cadre de l’accord conclu en 2013. Puis, il y a deux semaines, sa base militaire de Shueirat a été soumise à un bombardement de missiles de croisière américains suite à une effusion d’indignation internationale sur des accusations non vérifiées selon lesquelles le régime syrien aurait utilisé des armes chimiques à Khan Sheykhoun près d’Idlib.

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    Le président syrien Bashar Al-Assad, ici au milieu des officiers généraux de l’Armée Arabe Syrienne peu avant la perte de 40% de son état-major, fait face depuis plus de 6 années à une très violente guerre menée par les Etats-Unis d’Amérique, l’OTAN, Israël et les pays Arabes du Golfe arabo-persique via des armées de mercenaires « islamistes ». L’objectif est le même: opérer un changement de régime en Syrie, pays classé hostile depuis 1964.

    Pourtant, le meurtre cynique de plus de 100 partisans civils syriens du régime, la moitié d’entre eux étant des enfants, alors qu’ils quittaient les villages de Foua et Kafraya dans le cadre d’un accord parrainé par les Nations Unies, n’a suscité aucune indignation. Seul a répondu un écrasant silence en Occident et dans le monde arabe, en particulier dans ces États arabes qui avaient participé à la négociation de l’accord d’évacuation et continuent de financer les auteurs de ce massacre.

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    Un reporter syrien courant avec le cadavre d’un enfant tué dans un attentat à la bombe ayant visé des populations pro-gouvernementales à Kafraya. Cette photo a été ignorée par la très mauvaise comédienne Nikki Nimrata Haley, représentante des USA aux Nations Unies connues pour ses dérives tragico-émotionnelles sur commande.  

    Les dirigeants de la Corée du Nord auront sans doute pris note de ces expériences arabes sans gloire et de leurs conséquences désastreuses, et ils ont appris la leçon. C’est pourquoi ils n’ont pas mordu à l’hameçon américain et n’ont pas arrêté leurs tests de missiles balistiques et nucléaires. Ils savent très bien qu’ils ont besoin d’une force de dissuasion, et leur dangereuse menace de riposter à toute l’attaque américaine peut bien leur fournir une protection. Tout aussi important, ils ont des alliés fiables en Chine et en Russie qui ne poignardent pas leurs amis dans le dos, contrairement aux prétendus amis de l’Irak, de la Syrie et de la Libye dans le monde arabe et surtout dans certains états du Golfe.

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    Missiles balistiques de l’artillerie spéciale nord-coréenne

    Les États-Unis, quant à eux, frappent les Arabes (et les Afghans) pour envoyer des messages à d’autres. La frappe des missiles à Shueyrat et le lâchage de « la mère de toutes les bombes » en Afghanistan étaient dirigées contre la Corée du Nord et l’Iran.

    C’est un état de choses lamentable, un sous-produit de la façon dont le leadership du monde arabe est passé aux mains des États périphériques riches en pétrole qui considèrent les États-Unis comme un allié digne de confiance. Ils risquent d’avoir des raisons d’y réfléchir à nouveau lorsque cet allié les aura réduit à la faillite, comme cela il le fera certainement.

    Abdelbari Atwane/عبد الباري عطوان

    Analyste politique et spécialiste en géopolitique du Moyen-Orient, ancien Rédacteur en Chef du journal londonien Al-Quds Al-Arabi, Rédacteur en Chef du journal indépendant Rai Al-Youm
    Lien source de cette traduction effectuée par Chronique de Palestine: http://www.alterinfo.net/Lecons-arabes-pour-la-Coree-du-Nord_a130092.html#8Lq25s3EkhtLlLjC.99

    Lien original (version Anglaise): ici

    Des forces spéciales qui n’existent pas s’accrochent quelque part en Syrie

    Ce qui suit n’existe officiellement pas. Il s’agit d’informations qui ne seront jamais rendues publiques.

    Il s’agit de trois opérations des forces spéciales US, britanniques et russes dans un périmètre de 50 kilomètres autour d’une base désaffectée de l’armée syrienne près de Deir Ezzor.

    Fait inhabituel, l’armée syrienne a passé sous silence le parachutage en HALO (High Altitude Low Opening) d’une unité des SAS britanniques au dessus de Hamadan où ils auraient rejoint une brigade rebelle mais a adroitement laissé fuir l’information concernant l’action fort mystérieuse des Delta Forces US sur la base désertique T2.

    La base T2 est situé dans une zone désertique dans la province de Deir Ezzor, en Syrie méridionale où pas un civil, aucun rebelle, modéré selon les critères de l’OTAN ou pas, aucune infrastructure opérationnelle n’existe à des dizaines de kilomètres à la ronde. Quel était le but de cette opération spéciale US qui aura duré moins de 35 minutes? Était-ce la récupération d’une importante balise satellite ou un système de brouillage électroniques? La suppression de traces? Une opération de diversion? Une sorte de reconnaissance? L’acquisition d’un objectif ou d’un objet?

    Les Spetsnaz russes ont pénétré dans la base T2 très peu de temps après le départ des forces spéciales US. Au même moment, plus au nord, une opération combinée des forces spéciales russes Alpha et syriennes (on évoque une unité spéciale du renseignement aérien et une autre de la Garde républicaine) prenait d’assaut une position de rebelles dits modérés. La cible: Ibrahim Awad Ibrahim Al-Badri, plus connu sous le nom de guerre de Abu Bakr Al-Baghdadi, alias Eliott Simon, Calife autoproclamé de l’organisation terroriste connue sous le nom de l’Etat Islamique (IS) ou Daech selon son acronyme arabe.

    Les britanniques auraient été très durement accrochés à Hamadan. Par qui? Certainement pas Daech. Encore moins les autres factions rebelles soutenues par les turcs et les jordaniens. Les SAS britanniques tentaient-ils de semer les russes pour parvenir à sauver ou à faire fuir ou encore éliminer Al-Baghdadi? Un commando US est suspecté d’avoir mené un raid visant à détruire des preuves matérielles à T2. Qu’en est-il des rumeurs sur la capture d’Al-Baghdadi par les russes? Si cette information est vérifiée, l’un des agents les plus importants du fameux pseudo Djihad Otanien d’inspiration britannique au Proche-Orient serait entre les mains du redoutable renseignement russe…On en est pas là mais des rumeurs commencent à éclore. Difficile de savoir le faux du vrai. La question demeure ouverte. Qui a si durement accroché les SAS britanniques?

    Ce billet n’existe officiellement pas.

     

    Yémen: un Blackhawk saoudien aurait été abattu par un système Pantsir S-1 capturé

    La chute d’un hélicoptère UH-60 Blackhawk des forces armées royales saoudiennes dans la province de Maarib, à l’est de Sanâa au Yémen serait très probablement du à des tirs hostiles émanant d’un système de défense aérienne Pantsir S1 capturé par les forces alliés aux rebelles Houthis lors d’une attaque ayant visé des forces émiraties.

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    Un UH60 Blackhawk. Ryad aurait passé une commande supplémentaire de ces appareils dans le cadre de ces efforts de guerre au Yémen.

    Selon l’agence officielle saoudienne, 12 militaires saoudiens dont des officiers ont péri dans le crash du Blackhawk de la coalition militaire menée par Ryad « durant des opérations » au Yémen.

    Ni La rébellion Houthie ni leurs alliés, y compris les forces régulières de l’armée yéménite loyalistes à l’ex-président Ali Abdallah Salah, ne détiennent ce système d’arme. Cependant, le Pantsir S-1 fut introduit au Yémen aux côtés des chars Leclerc ainsi que d’autres systèmes d’armes fort onéreux  par le contingent des Emirats Arabes Unies avant son retrait de la coalition. Il s’avère qu’à de multiples occasions, du matériel de guerre sophistiqué ait été abandonné sur le terrain après une attaque à l’artillerie ou à l’infanterie. Un système Pantsir S-1 est ainsi tombé aux mains des rebelles à Maarib.

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    Un système Pantsir S-1 sur un support MAN des forces armées des Emirats Arabes Unies dans la province de Maarib au Yémen. C’est un système similaire qui aurait abattu un Blackhawk saoudien emportant des mercenaires de X (Academy) au dessus de cette province hier. 

     

    The Latest Russian Fighter Jet Blows America’s Away

    Outgunned by the Su-30 family of aircraft and suffering critical design flaws, the American F-35 is staring down the barrel of obsolescence – and punching a gaping hole in western air defences.

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    This article is an excellent read to understand how Russia’s technological level is best in its class in many military sectors, especially with regard to fighter jets.  It originally appeared in Russia & India Report. The SU-30 continues to be the number one choice among global buyers.

    Built to be the deadliest hunter killer aircraft of all time, the F-35 has quite literally become the hunted. In every scenario that the F-35 has been wargamed against Su-30 Flankers, the Russian aircraft have emerged winners. America’s newest stealth aircraft – costing $191 million per unit – is riddled with such critical design flaws that it’s likely to get blown away in a shootout with the super-maneuverable Sukhois.

    Stubby wings (that reduce lift and maneuverability), a bulbous fuselage (that makes it less aerodynamic) low speed and a super hot engine (which a half decent radar can identify) are just a few of the major flaws that will expose its vulnerability during air combat.

    With more than 600 Flankers (Sukhoi-27s and its later iterations such as the Su-30, Su-34 and Su-35 Super Flanker) flying with air forces around the world, the fate of the fifth generation F-35 seems decidedly uncertain. Aerospace experts across the world are veering around to the view that America’s most expensive fighter development program (pegged at $1.5 trillion) will be a sitting duck for the flankers.

    “It’s a turkey,” declares aerospace engineer Pierre Sprey in an interview to Dutch television. Few people are as qualified to speak about fighter aircraft as Sprey. He is the co-designer of the F-16 Falcon jet and the A-10 Warthog tank buster, two of the most successful aircraft in the US Air Force (USAF).Winslow T. Wheeler, Director of the US’ Straus Military Reform Project, Centre for Defense information, agrees. “The F-35 is too heavy and sluggish to be successful as a fighter,” he says. “If we ever face an enemy with a serious air force we will be in deep trouble.”

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    So far the US has been lucky it has never really encountered a “serious” military. Over the skies of war-weary Iraq, tiny Libya and utterly defenseless Afghanistan, the American aircraft operated with impunity. But luck can run out – if they ever come up against the air forces of Russia, China or India the outcome won’t be so one-sided. In particular, the Indian Air Force has beaten the USAF’s fourth generation fighters using both third and fourth generation jets.

    The biggest problem with the F-35 is that its US designers are betting on stealth and long range radar to compensate for its lack of speed and maneuverability. But stealth is not really all that it is cracked up to be; it is not the cloak of invisibility.

    Plus, Russia’s already excellent radars are getting better. Says Defense Industry Daily (DID): “Meanwhile, key radar advances are already deployed in the most advanced Russian surface-to-air missile systems, and existing IRST (infra-red scan and track) systems deployed on advanced Russian and European fighters are extending enemy detection ranges against radar-stealthy aircraft. Fighter radar pick-up capability of up to (46km) by 2020 is proposed against even ultra-stealthy aircraft like the F-22, coupled with IRST ability to identify Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile firings and less infrared-stealthy aircraft at (92km) or more.”

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    At the same time, there is no such thing as one radar in a war. “There are lots of radars,” Sprey explains. “And you can’t be nose-on or dead-level to every radar in the theater. There are always going to be radars that are going to be shining up (from below) or looking from above – they can all see you.”

    Short on firepower

    Another issue is with the American aircraft’s overall shape. “Most great airplanes are beautiful because you are trying to reduce drag,” Sprey says. “But here because of stealth they had to make it very bulbous, very big as they had to carry the weapons inside because as soon as you carry the weapons outside they reflect radar. So this is a huge penalty to the performance of the aircraft which is now big and lumbering like a bomber.”

    Lower internal payload means the designers at Lockheed-Martin have signed the F-35’s death warrant. The aircraft carries just two large bombs and four small ones, and a maximum of four beyond visual range (BVR) air-to-air missiles (AAMs).

    The USAF claims the F-35’s advanced radar will see the enemy aircraft first and be able to take it out with one of its four long-range AAMs. But BVR kills are still the stuff of dreams for fighter pilots and are quite rare.

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    In fact, the reliance on the radar acquisition and AAMS can prove suicidal – as indeed it was once upon a time. During the Vietnam War the USAF was so smitten with the concept of BVR combat that the first F-4 fighters were armed only with missiles. But after the Vietnamese Air Force pilots shot them down by the bucket load, the Americans reintroduced cannons in the F-4.

    In fact, Russia, which has the most advanced and varied range of BVR missiles in the world, arms its Flankers with at least eight missiles for the simple reason that it takes several shots at a fast moving target to score a kill.

    That the Americans ignored this basic lesson of air combat is mind boggling.

    In theory, American pilots would play ‘video games’ and take out enemy aircraft at 1000 km. In practice, air combat is like a knife fight. According to DID, the F-35 is very likely to wind up facing many more “up close and personal” opponents than its proponents suggest, while dealing with effective BVR infrared-guided missiles as an added complication. Unlike the F-22, the F-35 is described as “double inferior” to modern Su-30 family fighters within visual range combat.”

    The much larger and varied inventory of missiles combined with super-maneuverability, therefore, bestows the Flankers with an edge that’s unparalleled in modern air combat.

    Fleet availability

    According to the new philosophy of air combat that is being defined by USAF-Lockheed-Martin careerists, the one-size-fits-all F-35 will replace all other fighters as well as ground support aircraft.

    But here’s the rub. Because the F-35 is such an expensive aircraft, air forces will buy fewer units. For instance, Japan currently has 100 F-15s but it will replace them with just 70 F-35s. Again, because the F-35 will also be expensive to fly and maintain, air forces will limit pilot flying hours. (Already, spending cuts have forced the USAF to eliminate more than 44,000 flying hours and ground 17 combat air squadrons).

    Besides, ‘stealth’ comes with a price. On the F-35 most of the maintenance is on the stealth coating. “It is a ludicrous impediment to combat,” Sprey says. “You are sitting on the ground for 50 hours fiddling on the aircraft trying to make it stealthy when it’s not stealthy anyhow.”

    Plus, 100 per cent fleet availability is a logistical impossibility. The USAF averages around 75 per cent – which is pretty decent – but when it comes to stealth aircraft the figures nosedive. The USAF’s super-secret B2A stealth bomberhas an availability rate of just 46.7 per cent. And America’s most expensive fighter, the F-22, despite its $350 million price tag has a fleet availability rate of only 69 per cent.

    So if you are, say, the Australian air force, just 48 of your planned fleet of 70 F-35s will be battle ready at any given time. Your chances against the Chinese who have 400 Flankers are smaller than small. You can bet the Aussies won’t be joining the knife fight unless escorted by big brother USA.

    Wheeler, who has dealt with US national security issues for over three decades, lays out the implications for western air forces planning to induct the F-35: “The pilots will get worse as they’ll get much less training, which is most important than any technical issue. There’ll be far fewer pilots as the whole force will have to shrink, and you will basically have a showpiece aircraft that can’t do anything. It’s useless, it’s truly monumentally useless, it will ruin any air force that uses it.”

    The dogfight hasn’t yet started and the Flankers are up 1-0.

    Federico Pieraccini

    Russia Insider

    Direct link here: http://russia-insider.com/en/military/2014/10/20/01-11-39pm/why_f-35_sitting_duck_flankers

     

     

     

    Le chasseur iranien Qaher-313 dévoile son nouveau design

    Le chasseur monoplace, numéro de série 08, a effectué un roulage au sol à faible vitesse pendant quelques minutes. Il reprend largement le design de la maquette dévoilée pour la première fois en février 2013, mais avec un certain nombre de modifications.

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    Alors que la maquette de 2013 avait montré un avion mono-réacteur, ce nouvel avion dispose de deux moteurs. Le train d’atterrissage a été renforcé avec une double-roue à l’avant au lieu d’une seule pièce auparavant. Enfin le cockpit offre plus d’espace et permet au pilote… de rentrer ses jambes.

    Néanmoins plusieurs failles demeurent comme les entrées d’air trop petites, et mal positionnées, qui réduiraient vraisemblablement le flux d’air vers les moteurs. Les tuyères sont très enfoncées dans le fuselage ce qui signifie que les gaz d’échappement pourraient tout simplement mettre le feu au chasseur. Le nez est aussi trop petit pour contenir un radar moderne.

    Enfin, la vidéo publiée sur Youtube par IRIBnews ne montre ni le décollage ni l’atterrissage de l’avion. La forme globale n’est pas vraiment furtive et certaines images montrent que le gouvernail n’est pas synchronisé avec la roue avant comme cela devrait normalement être le cas. Bref cet avion serait-il un modèle téléguidé ?

     

    Source: Info-Aviation 

    Lien Direct: http://info-aviation.com/?p=18078

    Au sujet de l’échec d’un tir de missile balistique nord-coréen

    Les médias dominants, ceux de la propagande de guerre de l’OTAN et auxiliaires inclus, ont diffusé au lendemain de la grande parade militaire nord-coréenne marquant le 105e anniversaire de Kim Il-Sung (15 avril 1912-08 juillet 1994), une information selon laquelle un tir d’essai d’un missile balistique nord-coréen se serait soldé par un échec.

    Côté Pyongyang, aucune annonce, ni de confirmation ou d’infirmation et encore moins un commentaire sur cette information.

    Que doit-on conclure?

    On est là en face de deux probabilités:

    • Soit le tir a bien eu lieu et il aurait été mis en échec dès le site de lancement par un nouveau système d’interception dont la technologie est gardée secrète;
    • Soit le tir n’a jamais eu lieu et il s’agit dans ce cas de figure d’un élément classique de guerre psychologique;

    Dans le premier cas, Pyongyang n’aura pas eu froid aux yeux et se serait montré insensible aussi bien aux menaces US qu’aux pressions chinoises et le moins que l’on puisse dire est que Kim Jong Un est téméraire. Il n’a pas reculé!

    Dans le second cas, il s’agit d’un mensonge de guerre à valeur de menace mais dotée d’une composante visant plus à sauvegarder la face devant une opinion mondiale médusée qu’à exercer une nouvelle pression sur Pyongyang.

    Il semble que Washington ignore totalement la dimension psychologique du Confucianisme coréen, lequel est encore aussi extrême que le code de l’honneur nippon.

    Ne pas reculer, ne pas perdre la face et respecter les codes hiérarchiques sont autant de questions sur lesquelles l’ensemble du leadership nord-coréen ne transige jamais. Depuis la fin de la guerre de Corée en 1953 et jusqu’en 2005, il y a eu des centaines d’opérations commando menées par les forces armées des deux Corée l’une contre l’autre. Dans presque 95% des cas, les soldats nord-coréens préféraient se suicider collectivement que de se rendre, et, dans au moins une occasion, un commando nord-coréen pris au piège en plein Séoul a tenu tête avec une très rare ténacité aux forces américaines et sud-coréennes.

    Il est à rappeler que les Etats-Unis menacent la Corée du Nord avec une guerre nucléaire depuis le général Douglas MacArthur, qui a tenté en 1951 d’utiliser l’ensemble des bombes du petit arsenal atomique US d’alors contre la Corée du Nord. Une idée refusée par le président Harry S. Truman car elle mettait en danger les forces US en Europe occidentale face à un Staline qui venait juste d’acquérir la bombe atomique.

     

     

     

    Des conseillers Nord-coréens ont formé des unités d’élite syriennes

    Sujet tabou, on estime que près de 170 conseillers militaires Nord-coréens ont participé aux opérations de formation et d’entraînement au profit des forces spéciales syriennes et des unités d’élite du Hezbollah Libanais depuis le début de la guerre imposée à la Syrie par les forces Atlantistes et Arabes.

    L’expérience des Nord-coréens en matière de guerre asymétrique, notamment sous terre, intéresse au plus haut point les militaires syriens et iraniens.

    Pyongyang n’a cessé de condamner avec une extrême véhémence l’agression militaire US sur la Syrie, un pays souverain membre de l’Organisation des Nations Unies. Pour la Corée du Nord, cette énième agression américaine justifie leurs efforts visant à se doter d’une force de dissuasion nucléaire.

    Kim Jong Un a longuement commenté le sort funeste du président Saddam Hussein d’Irak et l’assassinat du guide Mouammar Gaddafi de Libye après que ces derniers aient abandonné leurs programmes d’armement, entraînant systématiquement l’invasion et la destruction de leurs pays respectifs.

    Engagée dans un bras de fer avec les Etats-Unis d’Amérique, la Corée du Nord a affirmé que son armée se tient prête à riposter à la guerre thermonucléaire par une guerre thermonucléaire « à sa façon ».

     

     

     

     

    La Chine met en alerte ses submersibles nucléaires 

    Sans trop de bruit, les submersibles nucléaires chinois viennent de recevoir le mandat de l’État. En d’autres termes, assurer une seconde frappe de riposte nucléaire en cas d’attaque nucléaire adverse visant les centres vitaux chinois. 

    La force de dissuasion nucléaire chinoise n’est pas la seule à avoir reçu le mandat de l’État ; les forces aérospatiales dont les très mystérieuses unités de lutte contre les objets en orbite auraient déjà reçu cet ordre après l’entrevue du président chinois avec son homologue américain en Floride. À Pékin, on a très peu apprécié les propos insultants de Trump à l’égard du président Xi Jinping, notamment l’allusion au fameux dessert en chocolat. 

    La base de données des cibles visées par la triade chinoise est en train d’être actualisée pour inclure plus de 1355 nouveaux objectifs stratégiques dans le Pacifique et en Amérique du Nord. 

    De son côté, la Russie affirme que 90 % de ses capacités de frappes nucléaires sont opérationnelles. 

    De toutes évidence, Trump joue avec le feu, a souligné une source autorisée anonyme au sein de l’armée chinoise, avant d’affirmer que Washington ne craint pas la guerre mais n’y est jamais prêt tandis que Moscou a une sainte terreur de la guerre mais est toujours prêt. À une question sur la Chine, il s’est contenté d’une sorte de sourire énigmatique (mais en étais-ce vraiment un?) avant de conclure que c’est une erreur fort regrettable que de sous-estimer une civilisation ininterrompue depuis des millénaires. 

    A multi-level analysis of the US cruise missile attack on Syria and its consequences (The Saker)

    The latest US cruise missile attack on the Syrian airbase is an extremely important event in so many ways that it is important to examine it in some detail.  I will try to do this today with the hope to be able to shed some light on a rather bizarre attack which will nevertheless have profound consequences.  But first, let’s begin by looking at what actually happened.

    The pretext:

    I don’t think that anybody seriously believes that Assad or anybody else in the Syrian government really ordered a chemical weapons attack on anybody.  To believe that it would require you to find the following sequence logical: first, Assad pretty much wins the war against Daesh which is in full retreat.  Then, the US declares that overthrowing Assad is not a priority anymore (up to here this is all factual and true).  Then, Assad decides to use weapons he does not have.  He decides to bomb a location with no military value, but with lots of kids and cameras.  Then, when the Russians demand a full investigation, the Americans strike as fast as they can before this idea gets any support.  And now the Americans are probing a possible Russian role in this so-called attack.  Frankly, if you believe any of that, you should immediately stop reading and go back to watching TV.  For the rest of us, there are three options:

    1. a classical US-executed false flag
    2. a Syrian strike on a location which happened to be storing some kind of gas, possibly chlorine, but most definitely not sarin.  This option requires you to believe in coincidences.  I don’t.  Unless,
    3. the US fed bad intelligence to the Syrians and got them to bomb a location where the US knew that toxic gas was stored.

    What is evident is that the Syrians did not drop chemical weapons from their aircraft and that no chemical gas was ever stored at the al-Shayrat airbase.  There is no footage showing any munitions or containers which would have delivered the toxic gas.  As for US and other radar recordings, all they can show is that an aircraft was in the sky, its heading, altitude and speed.  There is no way to distinguish a chemical munition or a chemical attack by means of radar.

    Whatever option you chose, the Syrian government is obviously and self-evidently innocent of the accusation of having used chemical weapons. This is most likely a false flag attack.

    Also, and just for the record, the US had been considering exactly such a false flag attack in the past.  You can read everything about this plan here and here.

    The attack:

    American and Russian sources both agree on the following facts: 2 USN ships launched 59 Tomahawk cruise missiles at the Al Shayrat airfield in Syria.  The US did not consult with the Russians on a political level, but through military channels the US gave Russia 2 hours advance warning.  At this point the accounts begin to differ.

    The Americans say that all missiles hit their targets.  The Russians say that only 23 cruise missiles hit the airfield.  The others are “unaccounted for”.  Here I think that it is indisputable that the Americans are lying and the Russians are saying the truth: the main runway is intact (the Russian reporters provided footage proving this) and only one taxiway was hit.  Furthermore, the Syrian Air Force resumed its operations within 24 hours.  36 cruise missiles have not reached their intended target.  That is a fact.

    It is also indisputable that there were no chemical munitions at this base as nobody, neither the Syrians nor the Russian reporters, had to wear any protective gear.

    The missiles used in the attack, the Tomahawk, can use any combination of three guidance systems: GPS, inertial navigation and terrain mapping.  There is no evidence and even no reports that the Russians shot even a single air-defense missile.  In fact, the Russians had signed a memorandum with the USA which specifically comitting Russia NOT to interfere with any US overflights, manned or not, over Syria (and vice versa).  While the Tomahawk cruise missile was developed in the 1980s, there is no reason to believe that the missiles used had exceeded their shelf live and there is even evidence that they were built in 2014.  The Tomahawk is known to be accurate and reliable.  There is absolutely no basis to suspect that over half of the missiles fired simply spontaneously malfunctioned.  I therefore see only two possible explanations for what happened to the 36 missing cruise missiles:

    Explanation A: Trump never intended to really hit the Syrians hard and this entire attack was just “for show” and the USN deliberately destroyed these missiles over the Mediterranean.  That would make it possible for Trump to appear tough while not inflicting the kind of damage which would truly wreck his plans to collaborate with Russia.  I do not believe in this explanation and I will explain  why in the political analysis below.

    Explanation B: The Russians could not legally shoot down the US missiles.  Furthermore, it is incorrect to assume that these cruise missiles flew a direct course from the Mediterranean to their target (thereby almost overflying the Russian radar positions).  Tomahawk were specifically built to be able to fly tangential courses around some radar types and they also have a very low RCS (radar visibility), especially in the frontal sector.  Some of these missiles were probably flying low enough not to be seen by Russian radars, unless the Russians had an AWACS in the air (I don’t know if they did).  However, since the Russians were warned about the attack they had plenty of time to prepare their electronic warfare stations to “fry” and otherwise disable at least part of the cruise missiles.  I do believe that this is the correct explanation.  I do not know whether the Russian were technically unable to destroy and confuse the 23 missiles which reached the base or whether a political decision was taken to let less than half of the cruise missiles through in order to disguise the Russian role in the destruction of 36 missiles.  What I am sure of is that 36 advanced cruise missile do not “just disappear”.  There are two reasons why the Russians would have decided to use their EW systems and not their missiles: first, it provides them “plausible deninability” (at least for the general public, there is no doubt that  US signal intelligence units did detect the Russian electronic interference (unless it happened at very low power and very high frequency and far away inland), and because by using EW systems it allowed them to keep their  air defense missiles for the protection of their own forces.  Can the Russian really do this?

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    Take a look at this image, taken from a Russian website, which appears to have been made by the company Kret which produces some of the key Russian electronic warfare systems.  Do you notice that on the left hand side, right under the AWACs aircraft you can clearly see a Tomahawk type missile turning around and eventually exploding at sea?

    How this is done is open to conjecture. All that we are told is that the missile is given a “false target” but for our purposes this really does not matter.  What matters is that the Russians have basically leaked the information that they are capable of turning cruise missiles around.  There are other possibilities such as an directed energy beams which basically fries or, at least, confuses the terrain following and or inertial navigation systems.  Some have suggested a “kill switch” which would shut down the entire missile.  Maybe.  Again, this really doesn’t matter for our purposes.  What matters is that the Russian have the means to spoof, redirect or destroy US cruise missiles.  It sure appears to be that for the first time these systems were used in anger.

    I would note that those who say that the Russian air defense systems did not work don’t know what they are talking about.  Not only did Russia sign an agreement with the US not to interfere with US flight operations, the Russian air defenses in Syria are NOT tasked with the protection of the Syrian Air Space.  That is a task for the Syrian air defenses.  The Russians air defenses in Syria are only here to protect Russian personnel and equipment.  This is why the Russians never targeted Israeli warplanes.  And this is hardly surprising as the Russian task force in Syria never had the mission to shut down the Syrian air space or, even less so, to start a war with the USA or Israel.

    However, this might be changing.  Now the Russians have withdrawn from their agreement with the USA and, even more importantly, have have declared that the Syrians urgently need more advanced air defense capabilities.  Currently the Syrians operate very few advanced Russian air defense systems, most of their gear is old.

    Legal aspects of the attack:

    The US attack happened in direct violation of US law, of international law and of the UN charter.  First, I would say that there is strong legal evidence that the US attack violated the US Constitution,  Presidential War Powers Act and the 2001 Authorization of Military Force (AUMF) resolution.  But since I don’t really care about this aspect of Trump’s criminal behavior, I will just refer you to two pretty good analyses of this issue (see here and here) and just simply summarize the argument of those who say that what Trump did was legal.  It boils down to this: “yeah, it’s illegal, but all US Presidents have been doing it for so long that they have thereby created a legal precedent which, uh, makes it legal after all“.  I don’t think this kind of “defense” is worthy of a reply or rebuttal.  So now let’s turn to international law.

    Most people think that crimes against humanity or genocide must be the ultimate crime under international law.  They are wrong.  The ultimate crime is aggression.  This is the conclusion of the Nuremberg Trial on this topic:

    To initiate a war of aggression, therefore, is not only an international crime; it is the supreme international crime differing only from other war crimes in that it contains within itself the accumulated evil of the whole.

    So, following the long and prestigious list of other US Presidents before him, Donald Trump is now a war criminal.  In fact, he is a “supreme war criminal”.  It only took him 77 days to achieve this status, probably some kind of a record.

    As for the UN Charter, at least for articles (1, 2, 33, 39) ban the kind of aggression the USA took against Syria.

    I think that there is no need to dwell on the total illegality of this attack.  I would just underscore the supreme irony of a country basically built by and run by lawyers (just see how many of them there are in Congress) whose general population seems to be totally indifferent to the fact that their elected representatives act in a completely illegal manner.  All that most American people care about is whether the illegal action brings victory or not.  But if it does, absolutely nobody cares.  You disagree?  Tell me, how many peace demonstrations were there in the USA about the totally illegal US aggression on Yugoslavia?  Exactly.  QED.

    Political consequences (internal)

    My son perfectly summed up what Trump’s actions have resulted in: “those who hated him still hate him while those who supported him now also hate him“.  Wow!  How did Trump and his advisors fail to predict that?  Instead of fulfilling his numerous campaign promises (and his own Twitter statements) Trump decided to suddenly make a 180 and totally betray everything he stood for.  I can’t think of a dumber action, I really can’t.  I have to say that Trump now appears to make Dubya look smart.  But there is much, much worse.

    The worst aspect of this clusterf**k is how utterly immoral this makes Trump appear.  Think of it – first Trump abjectly betrayed Flynn.  Then he betrayed Bannon.

    [Sidebar: I mostly liked Flynn.  I had no use for Bannon at all.  But the fact is that they were not my best friends, they were Trump’s best friends.  And instead of standing up for them, he sacrificed them to the always bloodthirsty Neocons in the hope of appeasing them.  This is what I wrote about this stupid and deeply immoral betrayal the day it happened:

    Remember how Obama showed his true face when he hypocritically denounced his friend and pastor Rev. Jeremiah Wright Jr.?  Today, Trump has shown us his true face.  Instead of refusing Flynn’s resignation and instead of firing those who dared cook up these ridiculous accusations against Flynn, Trump accepted the resignation.  This is not only an act of abject cowardice, it is also an amazingly stupid and self-defeating betrayal because now Trump will be alone, completely alone, facing the likes of Mattis and Pence – hard Cold Warrior types, ideological to the core, folks who want war and simply don’t care about reality.

    The worst aspect of that is that by betraying people left and right Trump has now shown that you cannot trust him, that he will backstab you with no hesitation whatsoever.  Would you ever take a risk for a guy like that?  Contrast that with Putin who is “notorious” for standing by his friends and allies even when they do something really wrong!  There is a reason why the AngloZionists could not break Putin and why it only took them one month to neuter Trump: Putin is made of titanium, Trump is just an overcooked noodle]

    And now Trump has betrayed HIMSELF by turning against everything he, himself, stood for.  This is almost Shakespearean in its pathetic and tragic aspects!

    During his campaign Trump made a lot of excellent promises and he did inspire millions of Americans to support him.  I personally believe that he was sincere in his intentions, and I don’t buy the “it was all an act” theory at all.  Just look at the total panic of the Neocons at the prospects of a Trump victory and tell me this was all fake.  No, I think that Trump was sincere.  But when confronted with the ruthless opposition of the Neocons and the US deep state, Trump snapped and instantly broke because he is clearly completely spineless and has the ethics and morals of a trailer park prostitute.

    So what we really have is a sad and pathetic version of Obama. A kind of Obama 2.0 if you want.  The man inspired millions, he promised change you can believe in, and he delivered absolutely nothing except for an abject subservience to the real masters and owners of the United States: the Neocons and the deep state.

    Trump did get what he apparently wanted, though: the very same corporate media which he claimed to despise is now praising him.  And nobody is calling him a “Putin agent” any more.  None of which will prevent the Neocons from impeaching him, by the way.  He chose a quickfix solution which will stop acting in just days.  How totally stupid of him.  He apparently also chose the option of an “attack for show” to begin with, which turned into one of the most pathetic attacks in history, probably courtesy of Russian EW, and now that the USA has wasted something in the range of 100 million dollars, what does Trump have to show?  A few flattering articles from the media which he has always hated and which will return to hate him as soon as ordered to do so by its Neocon masters.  Pathetic if you ask me.

    Ever since he got into the White House, Trump has been acting like your prototypical appeaser (it makes me wonder if his father was an alcoholic).  How a guy like him ever made in business is a mystery to me, but what is now clear is that the Neocons totally submitted him and that they will now turn him into political roadkill.

    I am afraid that the next four years (or less!) will turn into a neverending Purim celebration…

    Political consequences (external)

    Trump has single handedly destroyed any hopes of a US collaboration with Russia of any kind.  Worse, he has also destroyed any hopes of being able to defeat Daesh.  Why?  Because if you really believe that Daesh can be defeated without Russian and Iranian support I want to sell you bridges all over the world.  It ain’t happening.  What is much, much worse is that now we are again on a pre-war situation, just as we were with Obama and would have been with Clinton.  Let me explain.

    The following are the measures with Russia has taken following the US attack on Syria:

    1. Denunciation at UN (to be expected, no big deal)
    2. Decision to strengthen the Syrian air defenses (big deal, that will give the Syrians the means to lock their airspace)
    3. Decision to cancel the Memorandum with the USA (now the Russians in Syria will have the right to decide whether to shoot or not)
    4. Decision to shut down the phone hot line with the US military (now the US won’t be able to call the Russians to ask them to do or not do something)

    The combination of decisions 2, 3 and  4 does not mean that the Russians will shoot the next time, not by itself.  The Russians will still be restricted by their own rules of engagement and by political decisions.  But this will dramatically affect the US decision-making since from now on there will be no guarantee that the Russians will not shoot either.  The Russians basically own the Syrian airspace already.  What they want to do next is to give a similar capability to the Syrians.  Not only will that allow the Syrians to defend themselves against any future US or Israeli attacks, it will provide the Russians plausible deniabilty the day they decide to shoot down a US aircraft or drone.  Finally, the Russians are rushing back some of their most advanced ships towards the Syrian coast.  So after giving Trump the benefit of the doubt, the Russians are now returning to a Obama-times like posture in Syria.  Bravo Trump, well done!

    Yes, I know, Tillerson is expected to meet Lavrov this week.  This was discussed ad nauseam on Russian TV and the consensus is that the only reason why the Russians did not cancel this meeting is because they don’t want, on general principle, to be the ones to refuse to speak to the other side.  Fine.  Considering that we are talking about a potential international thermonuclear war, I can see the point.  Still, I would have preferred to say Lavrov telling Tillerson to go and get lost.  Why?  Because I have come to the conclusion that any and all types of dialog with the United States are simply a meaningless and useless waste of time.  For one thing, there is no US policy on anything.  Over the past week or so we saw both Nikki Haley and Rex Tillerson completely contradict themselves over and over again: “no we don’t want to overthrow Assad.  Yes we do want to overthrow Assad.  Yes we do. No we don’t“.  This is almost painful and embarrassing to watch.  This just goes to show that just like the Obama Administration, the Trump people are “недоговороспособны” or “not agreement capable”.  I explain this term in this analysis (written about Obama!  Not Trump):

    The Russians expressed their total disgust and outrage at this attack and openly began saying that the Americans were “недоговороспособны”.  What that word means is literally “not-agreement-capable” or unable to make and then abide by an agreement.  While polite, this expression is also extremely strong as it implies not so much a deliberate deception as the lack of the very ability to make a deal and abide by it.  For example, the Russians have often said that the Kiev regime is “not-agreement-capable”, and that makes sense considering that the Nazi occupied Ukraine is essentially a failed state.  But to say that a nuclear world superpower is “not-agreement-capable” is a terrible and extreme diagnostic.  It basically means that the Americans have gone crazy and lost the very ability to make any kind of deal.  Again, a government which breaks its promises or tries to deceive but who, at least in theory, remains capable of sticking to an agreement would not be described as “not-agreement-capable”.  That expression is only used to describe an entity which does not even have the skillset needed to negotiate and stick to an agreement in its political toolkit.  This is an absolutely devastating diagnostic.

    This is bad.  Really bad.  This means that the Russians have basically given up on the notion of having an adult, sober and mentally sane partner to have a dialog with.  What this also means is that while remaining very polite and externally poker faced, the Russians have now concluded that they need to simply assume that they need to act either alone or with other partners and basically give up on the United States.

    That applies only to the official Kremlin.  Independent Russian analysts are not shy about expressing their total contempt and disgust for Trump.  Some of them are suggesting that Trump decided to show how “tough” he is in preparation for the Tillerson trip to Moscow.  If that is the case, then he is badly miscalculating.  For one thing, a lot of them as saying that what Trump has engaged in is “показуха” – a totally fake shows of force which really shows nothing.  What is certain is that demonstrations of force are very much frowned upon on the Russian culture which strongly believes that a really tough guy does not have to look the part.

    [Sidebar: if John Wayne is the prototypical American hero, Danilo Bagrov, from the movies “Brother” and its sequel “Brother 2” is the prototypical Russian hero: rather shy, softly spoken, of modest means, a times charmingly clumsy and naive, but in reality “the toughest of us all” (as he is called by another character in the sequel (if you have not seen these two movies, I highly recommend them though I don’t know if they exist with English subtitles (dubbing them would be a crime)).What is sure is that the John Wayne types would never survive in the Russian street, they would be immediately perceived as fake, weak and showing off to try to conceal their lack of strength and they would be crushed and humiliated.  Nowadays when Americans adopt what I call the “Delta Force/Blackwater style” (pointy beard, long hair, dark sunglasses, and a ton of muscles etc.) they look comical by Russian standards,  Russian special forces (and I have met a lot of them) *never* look the part if only because they try hard not to look it].Personally I don’t think that impressing the Russians was Trump’s plan.  Nor do I believe, like some, that launching that attack during the visit of Chinese Premier Xi was a deliberate affront or some kind of “message”.  In fact, I don’t think that there was much of a plan at all beyond showing that Trump is “tough” and no friend of Putin.  That’s it.  I think that the so-called “elites” in charge running the USA are infinitely arrogant, stupid, uneducated, incompetent and irresponsible.  I don’t buy the “managed chaos” theory nor do I buy the notion that if before the Anglo-Zionists imposed their order on others now they impose their dis-order.  Yes, that is the consequence of their actions, but it’s not part of some diabolical plan, it is a sign of terminal degeneracy of an Empire which is clueless, frightened, angry and arrogant.I have already explained in my previous analysis why Trump’s plan to defeat ISIS is a non-starter and I won’t bother repeating it all here.  What I will say is that Erdogan’s endorsement of Trump’s attack is equally stupid and self-defeating.  I really wonder what Erdogan is hoping to achieve.  Not only did the Americans almost kill him in a coup attempt, they are now working on creating a semi-independent Kurdistan right on the border with Turkey.  Yes, I know, Erdogan wants to get rid of Assad, fair enough, but does he really believe that Trump will be able to remove Assad from power?  And what if Assad is removed, will Turkey really be better off once the Emirate of Takfiristan is declared in Syria? I very much hope that after the referendum Erdogan will recover some sense of reality.What about the Israelis, do they really believe that dealing with Assad is worse than dealing with this Caliphate of Takfiristan?!  But then, we can expect anything from folks with such a long history of making really bad decisions.Still, it really looks like the all have gone completely insane!Then there is the embarrassing standing ovation coming out of Europe and the Ukraine.  I really am embarrassed for them.  They are rejoicing at the attempted removal of one of the last mentally sane and secular regimes in the Middle-East.  Don’t these European “leaders” realize that if Syria is replaced by a Caliphate of Takfiristan all hell will really brake loose for Europe?  I am amazed at how blind these people are…Now let’s look at what happened from the point of view of China and the DPRK.  First, as I mentioned, I don’t think that Xi felt that the attack during his visit to the USA was a slap or an affront.  From another civilized country, maybe.  But  not from the USA.  The Chinese are absolutely under no illusion of the total lack of sophistication and even basic manners of US Presidents.  That is not to say that they were not outraged and very concerned.  It goes without saying that they also noticed the “coincidence” that The USN has canceled planned port calls in Australia for the USS Carl Vinson and is instead sending the aircraft carrier and attached group towards the Korean Peninsula.  They also noticed that this move has been given maximal visibility in the US propaganda machine.  One “show of force” in Syria is now followed by another “show of force” in East Asia.Typical, isn’t it?If anything, this move will only strengthen the informal but very strong and deep partnership between China and Russia.  Just like the Russians, the Chinese will keep on smiling and make very nice statements about international peace and security, negotiations, etc.  But everybody who matters in China will understand that the real message of out Washington DC is simple: “now it’s Assad – but you could be next”.Which leaves the DPRK.  I am no mind-reader and no psychologist, but I ask myself the following question: what is worse – if the Americans fail to really scare Kim Jong-un or if they successfully do?  I don’t have the answer, but considering the past behavior of the DPRK leaders I would strongly suggest that both scaring them and failing to scare them are very dangerous options.  The notion of “scare” should not be included in any policies dealing with the DPRK.  But instead of that, the dummies in DC are now leaking a story (whether true or not) that the US intelligence agencies have finalized plans to, I kid you not, “eliminate Kim Jong-un“.  And just to make sure that the message gets through, the latest US harpy at the UNSC threatens the DPRK with war.Have they all really gone totally insane in Washington DC?Do I really need to explain here why war with the DPRK is a terrible idea, even if it had no nuclear weapons?Conclusion: what happens next?Simply reply: I don’t know.  But let me explain why I don’t know.  In all my years of training and work as a military analyst I have always had to assume that everybody involved was what we called a “rational actor”.  The Soviets sure where.  As where the Americans.  Then, starting with Obama more and more often I had to question that assumption as the US engaged in what appeared to be crazy and self-defeating actions.  You tell me – how does deterrence work on a person with no self-preservation instinct (whether as a result of infinite imperial hubris garden variety petty arrogance, crass ignorance or plain stupidity)?  I don’t know.  To answer that question a what is needed is not a military analyst, but some kind of shrink specializing in delusional and suicidal types.Some readers might think that this is hyperbole.  I assure you that this is not.  I am dead serious.  Not only do I find the Trump administration “not agreement capable”, I find it completely detached from reality.  Delusional in other words.  You think Kim Jong-un with nukes is bad?  What about Obama or Trump with nukes?  Ain’t they much, much scarier?So what can the world do?First, the easy answer: the Europeans.  They can do nothing.  They are irrelevant.  They don’t even exist.  At least not in the political sense.Some countries, however, are showing an absolutely amazing level of courage.   Look at what the Bolivian representative at the UNSC dared to do:

    And what a shame for Europe: a small and poor country like Bolivia showed more dignity that the entire European continent.  No wonder the Russians have no respect for the EU whatsoever.

    What Bolivia did is both beautiful and noble.  But the two countries which really need to step up to the plate are Russia and China.  So far, it has been Russia who did all the hard work and, paradoxically, it has been Russia which has been the object of the dumbest and most ungrateful lack of gratitude (especially from armchair warriors).  This needs to change.  China has many more means to pressure the USA back into some semi-sane mental state than Russia.  All Russia has are superb military capabilities.  China, in contrast, has the ability to hurt the USA where it really matters: money.  Russia is in a pickle: she cannot abandon Syria to the Takfiri crazies, but neither can she go to nuclear war with the USA over Syria.  The problem is not Assad.  The problem is that he is the only person capable, at least at this point in time, to protect Syria against Daesh.  If Assad is removed, Syria falls and Iran is next.  Russia absolutely cannot afford to have Iran destroyed by the Anglo-Zionists because after Iran, she will next.  Everybody in Russia understands that.  But, as I said, the problem with military responses is that they can lead to military escalations which then lead to wars which might turn nuclear very fast.  So here is my central thesis:

    You don’t want Russia to stop the USA by purely military means as this places the survival of of mankind at risk.

    I realize that for some this might be counter-intuitive, but remember that deterrences only works with rational actors.  Russia has already done a lot, more than everybody else besides Iran.  And if Russia is not the world’s policeman, neither is she the world savior.  The rest of mankind also needs to stop being a silent bystander and actually do something!

    Russia and China can stop the US, but they need to do that together. And for that, Xi needs to stop acting like a detached smiling little Buddha statue and speak up loud and clear.  That is especially true since the Americans show even less fear of China than of Russia.

    [Sidebar: the Chinese military is still far behind the kind of capabilities Russia has, but the Chinese are catching up really, really fast.  Just 30 years ago the Chinese military used to be outdated and primitive.  This is not the case today.  The Chinese have done some tremendous progress in a record time and their military is now a totally different beast than what it used to be.  I have no doubt at all that the US cannot win a war with China either, especially not anywhere near the Chinese mainland.  Furthermore, I expect the Chinese to go full steam ahead with a very energetic military modernization program which will allow them to close the gap with the USA and Russia in record time.  So any notions of the USA using force against China, be it over Taiwan or the DPRK, is an absolutely terrible idea, sheer madness.  However, and maybe because the Americans believe their own propaganda, it seems to me like the folks in DC think that we are in the 1950s or 1960 and that they can terrify the “Chinese communist peasants” with their carrier battle groups.  What the fail to realize is that with every nautical mile the US carriers make towards China, the bigger and easier target they make for a military which has specialized in US carrier destruction operatons.  The Americans ought to ask themselves a simple question: what will they do if the Chinese either sink or severely damage one (or several) US Navy carriers?  Go to nuclear war with a nuclear China well capable of turning many US cities into nuclear wastelands?  Really? You would trade New York or San Francisco for the Carl Vinson Strike Group?  Think again.]

    So far China has been supporting Russia, but only from behind Russia.  This is very nice and very prudent, but Russia is rapidly running out of resources.  If there was a sane man in the White House, one who would never ever do something which might result in war with Russia, that would not be a problem.  Alas, just like Obama before him, Trump seems to think that he can win a game of nuclear chicken against Russia.  But he can’t.  Let me be clear he: if pushed into a corner the Russian will fight, even if that means nuclear war.  I have said this over and over again, there are two differences between the Americans and the Russians

    1. The Russians are afraid of war.  The Americans are not.
    2. The Russians are ready for war.  The Americans are not.

    The problem is that every sign of Russian caution and every Russian attempt to de-escalate the situation (be it in the Ukraine, with Turkey or in Syria) has always been interpreted by the West as a sign of weakness.  This is what happens when there is a clash between a culture which places a premium on boasting and threatening and one which believes in diplomacy and negotiations.

    [Sidebar.  The profound cultural differences between the USA and Russia are perfectly illustrated with the polar difference the two countries have towards their most advanced weapons systems.  As soon as the Americans declassify one of their weapon systems they engage into a huge marketing campaign to describe it as the “bestest of the bestest” “in the world” (always, “in the world” as if somebody bothered to research this or even compare).  They explain at length how awesome their technology is and how invincible it makes them.  The perfect illustration is all the (now, in retrospect, rather ridiculous) propaganda about stealth and stealth aircraft.  The Russians do the exact opposite.  First, they try to classify it all.  But then, when eventually they declassify a weapons system, they strenuously under-report its real capabilities even when it is quite clear that the entire planet already knows the truth!  There have been any instances when Soviet disarmament negotiators knew less about the real Soviet capabilities than their American counterparts!  Finally, when the Russian export their weapons systems, they always strongly degrade the export model, at least that was the model until the Russians sold the SU-30MKI to India which included thrust vectoring while the Russian SU-30 only acquired later with the SU-30SM model, so this might be changing.  Ask yourself: did you ever hear about the Russian Kalibr cruise missile before their first use in Syria?  Or did you know that Russia has had nuclear underwater missiles since the late 1970s capable of “flying under water” as speeds exceeding 230 miles per hour?]

    Russia is in a very difficult situation and a very bad one.  And she is very much alone.  European are cowards.  Latin Americans have more courage, but no means to put pressure on the USA.  India hopes to play both sides.  Japan and the ROK are US colonies.  Australia and New Zealand belong to the ECHELON/FIVE EYES gang.  Russia has plenty of friends in Africa, but they more or less all live under the American/French boot. Iran has already sacrificed more than any other country and taken the biggest risks.  It would be totally unfair to ask the Iranians to do more.  The only actor out there who can do something in China.  If there is any hopes to avoid four more years of “Obama-style nightmare” it is for China to step in and tell the US to cool it.

    In the meantime Russia will walk a very fine like between various bad options.  Her best hope, and the best hope of the rest of mankind, is that the US elites become so involved into fighting each other that this will leave very little time to do any foreign policy.  Alas, it appears that Trump has “figured out” that one way to be smart (or so he thinks) in internal politics is to do something dumb in external politics (like attack Syria).  That won’t work.

    Maybe an impeachment of Trump could prove to be a blessing in disguise.  If Mike Pence becomes President, he and his Neocons will have total power again and they won’t have to prove that they are tough by doing stupid and dangerous things?  Could President Pence be better than President Trump?  I am afraid that it might.  Especially if that triggers a deep internal crisis inside the USA.

    The next four years will be terrible, I am sorry to say.  Our next hope – however thin – for somebody sane in the White House might be for 2020.  Maybe Tulsi Gabbard will run on a campaign promise of peace and truly draining the swamp?  Maybe “America first” will mean something if Gabbard says it?  Right now she seems to be pretty much the only one refusing the accept the “Assad did it” nonsense.  So maybe she can provide the mix of peace and progressive social policies so many Americans really want?  Maybe she could become the first woman President for all the right, rather then wrong, reasons. I don’t know.  2020 is still very, very far away, let’s just hope we all make it to that date before some imbecile in DC decides that war with Russia is a good idea.

    What is certain is that the Democrat vs. Republican and Conservative vs Liberal dichotomy only serves to perpetuate a system which manages to betray the values of BOTH the Left and the Right.  This is paradoxical because it is pretty darn clear that most Americans want their country to be at peace, to stop being constantly at war, and with civilized social and labor standards.  Sure, the hardcore libertarians still believe that laisser-faire is a great solution, even if that hands all the power to corporations and even if that leaves the individual citizen defenseless against the oligarchy.  But bet you that even hardcore libertarians would prefer “statism” (as they would say) with peace than “statism” with war.  Likewise, many hardcore progressives want to severely limit the freedoms of many Americans (small business entrepreneurs, gun owners), but even they would prefer peace without rules and regulations than war without rules and regulations.  So I think that the possibly unifying platform could be expressed in the notion of “peace and civil rights”.  That is something which the vast majority of Americans can agree upon.  Even the Black Lives Matter folks should agree to that kind of “peace and civil rights platform”.  That, I think, ought to be the priority of the Federal government – dismantle the war machine and dismantle the state repression machine: a full pull-out of US forces deployed worldwide combined with a full restoration of civil and human rights as they were before the 9/11 false flag.  And let the States deal with all the other issues.

    Alas, I am afraid that the plutocracy in power will never allow that.  The way the crushed Trump in one month tells me that they will do that to anybody who is not one of their own.  So while hope is always a good thing, and while I like dreaming of a better future, I am not holding my breath.  I find a sudden and brutal collapse of the Anglo-Zionist Empire followed by a break-up of the USA (as described here) far more likely.

    We better prepare ourselves for some very tough times ahead.

    Our only consolation is that all the dramatic events taking place right now in the USA are signs of weakness.  The US elites are turning on each other and while the Neocons have broken Trump, this will not stop the fratricidal war inside the US plutocracy.   Look at the big picture, at how the empire is cracking at every seam and remember that all this is taking place because we are winning.

    Imperialism will die, discredited and hated by all those who will have to live through the upcoming collapse of the US-based AngloZionist Empire.  Hopefully this time it will be the last empire in history and mankind will have learned its lesson (it would be about time!).

    The Saker

    Direct Link: https://thesaker.is/a-multi-level-analysis-of-the-us-cruise-missile-attack-on-syria-and-its-consequences/

    Damas se prépare à une double offensive sur deux axes

    Les forces armées syriennes se préparent à contrer une solide offensive des forces rebelles mercenaires soutenues par les forces US et israéliennes en provenance des confins jordaniens et dont l’objectif serait la province sudiste de Deraa.

    Des renforts de troupes et de blindés syriens encombrent depuis un peu plus de deux jours les axes entre Damas et Deraa.

    Washington et ses alliés régionaux ont crée deux armées rebelles mercenaires: l’une basée en Jordanie et l’autre en Turquie. Le plan de guerre en élaboration prévoit au moins un scénario dans lequel les unités de l’armée syrienne seraient prises en tenailles par deux axes d’invasion solidement soutenus par un assaut aérien et balistique américain. Le Casus Belli cette fois-ci serait un « bombardement chimique aux conséquences horribles sur une des banlieues Sud de Damas, plus probablement Jobar ou la Ghouta ».

    Plus au Nord, les forces syriennes soutenues par des factions armées palestiniennes, continuent d’avancer en territoire rebelle.

    A Homs, l’armée syrienne a réussi  à dégager l’axe stratégique Homs-Damas avec l’aide des unités d’élite iraniennes.

    Faisant face à une menace d’un double assaut sur deux fronts éloignés et soutenu par une campagne aérienne US, Damas n’a plus le choix que de transférer des milliers de combattants iraniens vers le Sud, dans la province de Deraa mais surtout au Golan. Le cauchemar absolu de Tel-Aviv. Car l’un des éléments du « Plan de la FIN » du haut commandement de l’armée syrienne est un passage en force sur les hauteurs du Golan en cas d’une invasion étrangère de type irakien. Un plan très longuement élaboré par Hafed Al-Assad, le père de l’actuel président syrien au fond d’un bunker de commandement souterrain protégé par 50 mètres d’acier et 200 mètres de rocs.

    Les généraux russes en charge des opérations en Syrie rapportent que leurs homologues syriens sont très susceptibles et insistent sur leur autonomie. La première chose que l’on enseigne dans les académies militaires syriennes est la guerre contre l’ennemi sioniste. Après plus de 6 ans de guerre en Syrie, les forces armées syriennes sont dans un piètre état mais Damas a gardé intacte une division qu’elle n’a jamais utilisé jusque là. Economie des moyens ou dernière balle? Nul ne sait exactement ce que cette petite armée d’un pays du tiers-monde forgée par un pilote de chasse Alaouite avec l’aide de conseillers militaires Allemands ayant réussi à fuir l’Allemagne en 1946 est capable de faire.

    700
    Colonel Suhail, brillant commandant de la redoutable Brigade spéciale connue sous le nom du Tigre, pourrait prendre la relève du président Al-Assad dans un gouvernement dit de « la Fin » 

     

     

     

    La Chine amasse ses troupes avec la Corée du Nord


    Dans un mouvement significatif, la Chine est en train de déployer deux corps d’armée en renfort au niveau de ses frontières avec la Corée du Nord. 

    Près de 150 000 soldats chinois sont en train de se déployer en renfort tout le long de la frontière de la Chine et la Corée du Nord. 

    Ces renforts font suite à la décision US de dépêcher au Pacifique Occidental un groupe aéronaval destiné à menacer Pyongyang. Une mesure irritant au plus point le leadership Nord-coréen, qui n’a pas fait mystère de son intention à faire face à toute forme de guerre avec les États-Unis. 

    Avec les renforts en cours, Pékin amasse plus de 1 100 000 soldats avec la Corée du Nord. 

    Une source anonyme au sein de l’armée populaire de libération de Chine, désignation officielle des forces armées chinoises, estime que si Washington s’aventure à une nouvelle guerre en péninsule coréenne, Pékin pourrait mobiliser en un temps record un peu plus de 12 millions de soldats dans un premier temps, puis près de 55 millions à terme moyen. 

    Les Chinois redoutent une frappe subite US sur la Corée du Nord, ce qui aurait pour conséquence une guerre bien plus dévastatrice que la terrible première guerre de Corée (1950-1952).