L’Ocean Glider UUV capturé par la marine chinoise remis aux américains

Pékin a décidé de rendre aux américains un drone sous-marin déclassifié que sa marine de guerre a capturé en Mer de Chine Méridionale.

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Cette affaire cache un détail fort intéressant que très peu de médias peuvent évoquer: les chinois traquaient ce drone submersible depuis un bon bout de temps. C’est au moment ou un navire  US,  le USNS Bowditch T-AGS-62 (4838 tonnes), tentait de récupérer le drone qu’une embarcation rapide lancée d’un navire de guerre chinois de classe Dalang III est vite arrivée à proximité de l’appareil automatisé,  à moins de 500 mètres du navire US, avant que l’équipage chinois ne capture l’Ocean Glider.

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USNS Bowditch

Cette manœuvre calculée avait pour objectif de démontrer les capacités de la marine chinoise en matière de traque et de surveillance en  Mer de Chine Méridionale.

 

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Montée en puissance de l’aéronavale chinoise

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Dans un éditorial au vitriol du journal chinois Global Times, publié au cours de la semaine dernière, la Chine a rappelé qu’elle a accumulé assez de puissance autour du détroit de Formose pour traiter la menace américaine. Par traiter, il faut entendre mettre en échec. C’était la réponse indirecte de Pékin aux propos du président US élu Donald Trump sur un éventuel marchandage sur le concept d’une Chine unie.

Hasard du calendrier, l’aéronavale chinoise a commencé hier ses premiers exercices à munitions réelles. Les photographies de cet exercice, notamment celles du chasseur Shenyang J-15,  se passent de tout commentaire. Le président Barack Obama peut continuer à qualifier la Russie (et la Chine) de « petits pays ne produisant pas grand chose et n’innovant point ». le déni de réalité est la marque du déclin des empires.

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Les analystes occidentaux estiment que le J-15, dérivé de la technologie russe,  demeure bien inférieur au F/A 18 Hornet américain. La condescendance à l’égard de Pékin est un réflexe constant. Cependant, dans la logique chinoise, laquelle n’a que très peu de chose à voire avec la logique du marché, un porte-avions peut en cacher bien d’autres. Et aux dernières nouvelles, Pékin vient d’approuver la construction de cinq groupes de combat.

Le Brexit redistribue la géopolitique mondiale

Alors que la presse internationale cherche des moyens pour relancer la construction européenne, toujours sans la Russie et désormais sans le Royaume-Uni, Thierry Meyssan considère que rien ne pourra plus éviter l’effondrement du système. Cependant, souligne-t-il, ce qui est en jeu, ce n’est pas l’Union européenne elle-même, mais l’ensemble des institutions qui permettent la domination des États-Unis dans le monde et l’intégrité des États-Unis eux-mêmes.

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Le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, passant en revue la Garde Royale Britannique lors d’une visite officielle à Londres.

Personne ne semble comprendre les conséquences de la décision britannique de quitter l’Union européenne. Les commentateurs, qui interprètent la politique politicienne et ont perdu depuis longtemps la connaissance des enjeux internationaux, se sont focalisés sur les éléments d’une campagne absurde : d’un côté les adversaires d’une immigration sans contrôle et de l’autre des « pères fouettards » menaçant le Royaume-Uni des pires tourments.

Or, les enjeux de cette décision n’ont aucun rapport avec ces thèmes. Le décalage entre la réalité et le discours politico-médiatique illustre la maladie dont souffrent les élites occidentales : leur incompétence.

Alors que le voile se déchire sous nos yeux, nos élites ne comprennent pas plus la situation que le Parti communiste de l’Union soviétique n’envisageait les conséquences de la chute du Mur de Berlin en novembre 1989 : la dissolution l’URSS en décembre 1991, puis du Conseil d’assistance économique mutuelle (Comecon) et du Pacte de Varsovie six mois plus tard, puis encore les tentatives de démantèlement de la Russie elle-même qui faillit perdre la Tchétchènie.

Dans un futur très proche, nous assisterons identiquement à la dissolution de l’Union européenne, puis de l’Otan, et s’ils n’y prennent garde au démantèlement des États-Unis.

Quels intérêts derrière le Brexit ?

Contrairement aux rodomontades de Nigel Farage, l’UKIP n’est pas à l’origine du référendum qu’il vient de gagner. Cette décision a été imposée à David Cameron par des membres du Parti conservateur.

Pour eux, la politique de Londres doit être une adaptation pragmatique aux évolutions du monde. Cette « nation d’épiciers », ainsi que la qualifiait Napoléon, observe que les États-Unis ne sont plus ni la première économie mondiale, ni la première puissance militaire. Ils n’ont donc plus de raison d’en être les partenaires privilégiés.

De même que Margaret Thatcher n’avait pas hésité à détruire l’industrie britannique pour transformer son pays en un centre financier mondial ; de même ces conservateurs n’ont pas hésité à ouvrir la voie à l’indépendance de l’Écosse et de l’Irlande du Nord, et donc à la perte du pétrole de la mer du Nord, pour faire de la City le premier centre financier off shore du yuan.

La campagne pour le Brexit a été largement soutenue par la Gentry et le palais de Buckingham qui ont mobilisé la presse populaire pour appeler à revenir à l’indépendance.

Contrairement à ce qu’explique la presse européenne, le départ des Britanniques de l’UE ne se fera pas lentement parce que l’UE va s’effondrer plus vite que le temps nécessaire aux négociations bureaucratiques de leur sortie. Les États du Comecon n’ont pas eu à négocier leur sortie parce que le Comecon a cessé de fonctionner dès le mouvement centrifuge amorcé. Les États membres de l’UE qui s’accrochent aux branches et persistent à sauver ce qui reste de l’Union vont rater leur adaptation à la nouvelle donne au risque de connaître les douloureuses convulsions des premières années de la nouvelle Russie : chute vertigineuse du niveau de vie et de l’espérance de vie.

Pour la centaine de milliers de fonctionnaires, d’élus et de collaborateurs européens qui perdront inévitablement leur emploi et pour les élites nationales qui sont également tributaires de ce système, il convient d’urgence de réformer les institutions pour les sauver. Tous considèrent à tort que le Brexit ouvre une brèche dans laquelle les Eurosceptiques vont s’engouffrer. Or, le Brexit n’est qu’une réponse au déclin des États-Unis.

Le Pentagone, qui prépare le sommet de l’Otan à Varsovie, n’a pas non plus compris qu’il n’était plus en position d’imposer à ses alliés de développer leur budget de Défense et de soutenir ses aventures militaires. La domination de Washington sur le reste du monde est terminée.

Nous changeons d’ère.

Qu’est-ce-qui va changer ?

La chute du bloc soviétique a d’abord été la mort d’une vision du monde. Les Soviétiques et leurs alliés voulaient construire une société solidaire où l’on mette le plus de choses possible en commun. Ils ont eu une bureaucratie titanesque et des dirigeants nécrosés.

Le Mur de Berlin n’a pas été abattu par des anti-communistes, mais par une coalition des Jeunesses communistes et des Églises luthériennes. Ils entendaient refonder l’idéal communiste débarrassé de la tutelle soviétique, de la police politique et de la bureaucratie. Ils ont été trahis par leurs élites qui, après avoir servi les intérêts des Soviétiques se sont engouffrés avec autant d’ardeur pour servir ceux des États-uniens. Les électeurs du Brexit les plus engagés cherchent d’abord à retrouver leur souveraineté nationale et à faire payer aux dirigeants ouest-européens l’arrogance dont ils ont fait preuve en imposant le Traité de Lisbonne après le rejet populaire de la Constitution européenne (2004-07). Ils pourraient eux aussi être déçus par ce qui va suivre.

Le Brexit marque la fin de la domination idéologique des États-Unis, celle de la démocratie au rabais des « Quatre libertés ». Dans son discours sur l’état de l’union de 1941, le président Roosevelt les avaient définies comme (1) la liberté de parole et d’expression, (2) la liberté de chacun d’honorer Dieu comme il l’entend, (3) la liberté du besoin, (4) la liberté de la peur [d’une agression étrangère]. Si les Anglais vont revenir à leurs traditions, les Européens continentaux vont retrouver les questionnements des révolutions française et russe sur la légitimité du pouvoir, et bouleverser leurs institutions au risque de voir resurgir le conflit franco-allemand.

Le Brexit marque aussi la fin de la domination militaro-économique US ; l’Otan et l’UE n’étant que les deux faces d’une seule et unique pièce, même si la construction de la Politique étrangère et de sécurité commune a été plus longue à mettre en œuvre que celle du libre-échange. Récemment, je rédigeais une note sur cette politique face à la Syrie. J’examinais tous les documents internes de l’UE, qu’ils soient publics ou non publiés, pour arriver à la conclusion qu’ils ont été rédigés sans aucune connaissance de la réalité de terrain, mais à partir des notes du ministère allemand des Affaires étrangères, lui-même reproduisant les instructions du département d’État US. J’avais eu il y a quelques années à effectuer la même démarche pour un autre État et j’étais arrivé à une conclusion similaire (sauf que dans cet autre cas, l’intermédiaire n’était pas le gouvernement allemand, mais le français).

Premières conséquences au sein de l’UE

Actuellement, des syndicats français rejettent le projet de loi sur le Travail qui a été rédigé par le gouvernement Valls sur la base d’un rapport de l’Union européenne, lui-même inspiré par les instructions du département d’État US. Si la mobilisation de la CGT a permis aux Français de découvrir le rôle de l’UE dans cette affaire, ils n’ont toujours pas saisi l’articulation UE-USA. Ils ont compris qu’en inversant les normes et en plaçant les accords d’entreprise au-dessus des accords de branche, le gouvernement remettait en réalité en cause la prééminence de la Loi sur le contrat, mais ils ignorent la stratégie de Joseph Korbel et de ses deux enfants, sa fille naturelle la démocrate Madeleine Albright et sa fille adoptive la républicaine Condoleezza Rice. Le professeur Korbel assurait que pour dominer le monde, il suffisait que Washington impose une réécriture des relations internationales dans des termes juridiques anglo-saxons. En effet, en plaçant le contrat au-dessus de la Loi le droit anglo-saxon privilégie sur le long terme les riches et les puissants par rapport aux pauvres et aux misérables.

Il est probable que les Français, les Hollandais, les Danois et d’autres encore tenteront de se détacher de l’UE. Ils devront pour cela affronter leur classe dirigeante. Si la durée de ce combat est imprévisible, son issue ne fait plus de doute. Quoi qu’il en soit, dans la période de bouleversement qui s’annonce, les ouvriers français seront difficilement manipulables, à la différence de leurs homologues anglais, aujourd’hui désorganisés.

Premières conséquences pour le Royaume-Uni

Le Premier ministre David Cameron a argué des vacances d’été pour remettre sa démission à octobre. Son successeur, en principe Boris Johnson, peut donc préparer le changement pour l’appliquer instantanément à son arrivée à Downing Street. Le Royaume-Uni n’attendra pas sa sortie définitive de l’UE pour mener sa propre politique. À commencer par se dissocier des sanctions prises à l’encontre de la Russie et de la Syrie.

Contrairement à ce qu’écrit la presse européenne, la City de Londres n’est pas directement concernée par le Brexit. Compte tenu de son statut particulier d’État indépendant placé sous l’autorité de la Couronne, elle n’a jamais fait partie de l’Union européenne. Certes, elle ne pourra plus abriter les sièges sociaux de certaines compagnies qui se replieront dans l’Union, mais au contraire elle pourra utiliser la souveraineté de Londres pour développer le marché du yuan. Déjà en avril, elle a obtenu les privilèges nécessaires en signant un accord avec la Banque centrale de Chine. En outre, elle devrait développer ses activités de paradis fiscal pour les Européens.

Si le Brexit va temporairement désorganiser l’économie britannique en attente de nouvelles règles, il est probable que le Royaume-Uni —ou tout au moins l’Angleterre— se réorganisera rapidement pour son plus grand profit. Reste à savoir si les concepteurs de ce tremblement de terre auront la sagesse d’en faire profiter leur peuple : le Brexit est un retour à la souveraineté nationale, il ne garantit pas la souveraineté populaire.

Le paysage international peut évoluer de manière très différente selon les réactions qui vont suivre. Même si cela devait tourner mal pour certains peuples, il vaut toujours mieux coller à la réalité comme le font les Britanniques plutôt que de persister dans un rêve jusqu’à ce qu’il se fracasse.

Thierry Meyssan

Voltairenet

Source directe à l’article: ici

Syrie: un sous-marin Chinois d’attaque à propulsion nucléaire à Tartous

D’une manière encore plus discrète que l’acheminement d’avions de combat russes en Syrie, la Chine continue de renforcer sa présence militaire près des côtes syriennes: quatre bâtiments de surface de la marine chinoise mouillent déjà près du port militaire de Tartous. Deux autres bâtiments de guerre de l’Empire du Milieu croisent au large de Lattaquié.

Cependant la nouvelle la plus surprenante concerne la présence confirmée d’au moins un submersible nucléaire chinois de la classe Jin (Type 094) dans les lieux. Le Type 094 n’est pas très silencieux en comparaison avec les submersibles en possession des autres puissances nucléaires et certains analystes de la région se demandent comment se fait-il que ce submersible armé de douze missiles balistiques (SLMB) JL-2 d’une portée variant entre 7300 et 8000 kilomètres n’ait pas été détecté bien avant par la pléthore de satellites, stations d’écoutes, drones et avions de reconnaissance militaires surveillant la Méditerranée orientale et le Levant.

La Chine ne compte pas s’arrêter là et des informations non encore confirmées indiquent que Pékin envisage d’envoyer son second porte-avions, le Mao Tsé-Tung (théoriquement en cours de construction avec un autre porte-avions), au large de la Syrie pour son voyage inaugural.

Enfin des sources proches du ministère russe de la Défense à Moscou évoquent une éventuelle participation d’avions de combat Chinois à la campagne de raids aériens menés par Moscou contre les différentes organisations terroristes en Syrie.

Intensification de la guerre financière entre Washington et Pékin

C’est l’escalade entre Washington et Pékin sur fond d’une menace réelle contre la suprématie du Dollar suite à de très habiles manoeuvres chinoises. Dernier rebondissement en date, Washington prépare activement des sanctions économiques contre des compagnies et des personnes physiques chinoises accusées d’avoir un lien avec des cyber-attaques contre des intérêts US.

Première puissance économique mondiale, la Chine supporte de moins en moins l’offensive américaine tout azimuts visant à saboter son économie ou du moins à entraver son développement. La décision US de recourir à des sanctions est d’autant plus risquée qu’elle intervient surtout à quelques semaines de la visite d’Etat à Washington fin septembre du président chinois Xi Jinping.

En réalité, la Chine est accusée de vouloir se débarrasser de centaines de milliards en bons de trésor US détenus par sa Banque centrale dans sa politique d’encadrement du Yuan et cela énerve Washington au plus haut point. La thématique du piratage ou plutôt de l’espionnage informatique, réccurente depuis des années, n’est qu’un piètre paravent. La banque Goldman-Sachs semble particulièrement terrifiée des visées chinoises. Car désormais, même si Pékin n’en dit mot, il est question de mettre fin à la suprématie du Dollar US. Un casus belli pour Washington.

L’agent agitateur Bernard Henry Lévy interdit d’entrée dans une douzaine de pays

L’agitateur ultra-sioniste franco-israélien Bernard Henry Lévy, autoproclamé « philosophe » (Sic!) et bouffon du système de la bien-pensance, vient d’être interdit d’entrée en Fédération de Russie et en Chine.

Outre ces deux pays cités ci-dessus, l’agent extrémiste est déclaré persona non grata en Algérie (depuis deux mois), en Biélorussie, en Bolivie, à Cuba, en Iran, en Irak, au Nicaragua, au Soudan, en Syrie, en Tunisie, au Vénézuela et au Yémen.

L’information est confirmée pour la totalité des pays citées supra à l’exception de la Tunisie dont le gouvernement n’a pas officiellement instruit les services concernés de l’interdiction d’entrée de Bernard Henry Lévy sur son territoire mais a pris des dispositions pour qu’il soit refoulé à l’arrivée.

Une dizaine d’autres pays dont l’Afrique du Sud, le Brésil, le Nigéria et le Kazakhstan ont inscrit le nom de celui qui joué un rôle propagandiste va t-en guerre en Libye sur une liste noire de personnes classées très dangereuses pour la sécurité nationale de ces pays.

Une deuxième corvette C28A chinoise pour la marine algérienne

Photographie originaire du site top81.cn,  démontrant le lancement de la seconde corvette C28A par le chantier naval chinois de Hudong-Chonghua en date du 06 février 2015
Photographies originaires du site top81.cn, montrant le lancement de la seconde corvette C28A par le chantier naval chinois de Hudong-Chonghua en date du 06 février 2015. Ce petit bâtiment de surface n’est pas ce qui ce fait de mieux dans le domaine mais est facile à opérer et à maintenir. 

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Guerre au Moyen-Orient: trois combattants chinois exécutés par Daech

Selon des informations diffusées par l’organisation terroriste Daech en Irak et en Syrie, trois combattants chinois ayant rejoins Daech il y a quelques mois ont été exécutés après une « tentative d’évasion ».

Daech est confronté depuis des mois à des désertions des volontaires étrangers, ahuris par les crimes commis par l’organisation terroriste, souvent contre ses propres membres.

La Chine a exprimé sa préoccupation face à l’accroissement de la puissance de Daech au Levant et la menace que cette donne fait peser sur la stabilité et la sécurité de la province occidentale du Xinjiang dont sont originaires les trois ressortissants chinois exécutés.

La Chine développe ses capacités aéronavales avec le Shenyang J-15 Feisha

J-15 Shark Marine ChinaBasé sur un prototype du chasseur russe Sukhoi Su-33, la Chine poursuit le développement d’un chasseur polyvalant pour l’aéronavale. Le Shenyang J-15 Feicha (Requin volant) est developpé en commun par Shenyang Aircraft corporation et l’institut 601 de l’Armée de libération chinoise spécialisé dans l’aéronavale.

Tout a commencé en 2001 lorsque la Chine populaire avait acquis auprès de l’Ukraine un prototype inachevé du Sukhoi Su-33, le T-10 k3, dont la plate-forme deviendra la structure de base du projet J-15 mais avec une avionique de combat empruntée au programme du J11B et des radars, une motorisation et un armement chinois.

D’une portée de 3500 kilomètres, l’appareil chinois dispose de capacités très proches de  celles du F/A 18 C et D Hornet amércain. Mais avec plus d’armement, puisque le Shenyang J-15 est doté de douzes points d’emport externe et peut être armé avec huit missiles chinois Air-Air PL-12 (BVR) ou russes  Vympel R77 et quatre missiles Pi Li 4 (SARH) ou R-73 ou encore emporter des dominos lance-roquettes, des bombes ou encore des missiles anti-navire (Air-surface) ou anti-radar.

J-15 Feisha

Nucléaire iranien, une excuse comme une autre…

Une excuse, voilà ce qu’est pour moi la « crise » occidentalo-iranienne à propos du nucléaire. Pour ceux qui auraient raté un épisode, cela fait quelques années que les USA, Israël, et tous leurs alliés (France, Angleterre…) cherchent à tout prix à déposséder Téhéran de son nucléaire civil. La raison invoqué est la possibilité pour l’Iran de parvenir à fabriquer des armes atomiques – remarquez au passage, que pour une fois, l’expression « Arme de destruction massive » n’a pas été utilisée – ce qui selon eux équivaudrait à laisser un enfant jouer avec un AK-47.

Bien que le Guide suprême religieux iranien ( l’Ayatollah Ali Khamenei) se défende de vouloir posséder le feu nucléaire, rien n’y fait, les pays occidentaux ne veulent rien entendre. Les iraniens doivent produire de l’électricité avec du charbon, du pétrole, des éoliennes ou alors en pédalant dans les caves, mais en aucun cas, ils ne doivent avoir de centrales nucléaires sur leur territoire même si elle était commandée à une entreprise occidentale. Par contre, les pays du Golfe, Arabie Saoudite en tête, peuvent en construire autant qu’ils le veulent, nonobstant le fait que ce sont eux qui fournissent les armes aux rebelles de tout poil qui ravagent le Moyen-Orient.

Ce n’est pas tant l’impossibilité pour Téhéran de produire de l’électricité à moindre coût qui pose problème ici, mais bel et bien l’embargo imposé par l’occident. L’interdiction d’exporter du pétrole ou du gaz a mis à genoux l’économie iranienne; la pénurie de médicaments n’arrange pas les choses, non plus; et tout ça pour quoi? Pour rien! Juste pour faire plaisir à Tel-Aviv.

Car depuis quelques mois, des négociations ont lieu, régulièrement, entre l’occident et l’Iran. Ces réunions dites à 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de trouver une solution, mais c’est peine perdue. La Russie et la Chine faisant corps avec l’Iran, les USA, la France et l’Angleterre appliquant les ordres d’Israël, il n’y a guère que l’Allemagne qui tire son épingle du jeu en vendant son armement à chaque participant…

Il y a eu des progrès notables, surtout depuis l’élection du nouveau président iranien, un peu moins matamore que l’ancien, plus réfléchi, et surtout plus posé. Une partie de l’embargo avait été levé, et il semblait que l’on se dirigeait vers une solution. Mais voilà, lors de la dernière réunion, rien de bien intéressant n’est ressorti. Pourtant, les pays occidentaux commençaient à faire du pied à l’Iran, doucement, sous la table afin de compter sur l’appui aérien pour la lutte contre Daech; car il ne faudrait pas oublier que Téhéran a été le premier pays frontalier à bombarder les sites détenus par l’EIIL en Irak, en Syrie aussi, et cela dès le mois de Juillet. Et pourtant, rien…

Heureusement, le fin mot de l’histoire nous vient de Washington où c’est tenu le Saban Forum sur le Proche-Orient. Lors de cette réunion, un enregistrement du premier ministre israélien à été diffusé, et nous en savons donc plus sur ce qui c’est passé là-bas:

Israël a joué un rôle clé pour éviter un mauvais accord entre les grandes puissances et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran le mois dernier.
(…)
(Notre) voix ainsi que nos inquiétudes ont joué un rôle décisif pour éviter un mauvais accord.
(…)
Un tel accord aurait véritablement permis à l’Iran d’être au seuil de devenir une puissance nucléaire.
(…)
Le but d’Israël ést à présent de travailler à un accord qui démantèlerait toute capacité de Téhéran de fabriquer des armes.

Vous noterez qu’il n’est pas fait mention du type d’armes, ce qui laisse une assez grande liberté d’interprétation. Quand on sait que le lancé de caillou est interdit en Israël, les carrières pourraient elles aussi être bombardées…
Mais le problème n’est pas là, non, il se situe aux États-Unis où le Congrès pourrait voter une loi qui imposerait des sanctions conditionnelles contre Téhéran, ce qui aurait pour effet immédiat (je cite l’administration US): « De faire capoter la voie diplomatique… »

Que reste t-il lorsque la voie diplomatique est une impasse?
Une excuse… Une excuse minable pour faire tomber un pays de plus dans le chaos…

AUX ARMES!!!

« Des armes, des chouettes, des brillantes… »
Comme le disait déjà Léo Ferré en 1969, les armes font rêver une partie non négligeable de la population mondiale. Jusqu’à oublier leur côté létal, qui pourtant est la condition sine qua non à leur fabrication. Voici donc un tour d’horizon de ce qui se passe dans le petit monde des fabricants d’armes et des armées.

En Europe, suite à un accord politique intervenu lors du salon aéronautique de Farnborough, la France et le Royaume-Uni viennent de demander à Dassault et BAE Systèms une étude de faisabilité portant sur la fabrication d’un drone de combat européen, suivi – si possible – par l’étude de réalisation d’un chasseur piloté de nouvelle génération, qui devrait être le successeur unique du Rafale, de l’Eurofighter et du suédois Gripen vers 2040.
L’étude pour le drone est dotée d’une enveloppe de 250 millions d’€. Si tout se passe bien, un vol d’essai est prévu pour 2017 et la dotation aux armées pourraient intervenir en 2020.

La Russie, quand à elle, a testé avec succès un missile balistique intercontinental (Le Sineva, missile à propergol liquide avec une portée maximale de plus de 10000 kilomètres et capable de transporter quatre à 10 ogives nucléaires, est en service depuis Juillet marine russe de 2007, il est le remplaçant du Bulava) tiré depuis un sous-marin.
Le Sineva a été lancé par le sous-marin à propulsion nucléaire Tula dans la mer de Barents, pour tester la fiabilité des forces nucléaires stratégiques marines, selon le ministère de la défense russe.

Forte de ce succès, la Russie va débuter une série de tests ayant pour but de vérifier la performance des véhicules militaires russes dans les conditions climatiques extrêmes de la péninsule de Kola. Les objectifs de l’essai comprennent l’amélioration de la conception des futurs véhicules et acquisition de l’expérience dans la réalisation d’une série de tâches militaires dans des conditions arctiques.
Ces tests font suite à d’autres tests, conduits cet été, dans des conditions montagneuses sèches et désertiques.

La Chine, elle, va accueillir un salon aéronautique international – le Zhuhai Airshow. Il durera six jours, attirant près de 700 exposants venus de 41 pays avec un nombre record de 120 avions. Environ 45% des exposants viennent de l’extérieur de la Chine.
Il sera possible d’y voir, pour la première fois, l’avions de transport militaire Y-20 et le chasseur de combat furtif J-31. Y sera aussi présent, le fleuron de l’aéronautique russe: le Sukhoi SU-35.

Enfin, la Chine et la Russie ont conclu des accords sur une série de projets de coopération militaire importants. Pour le moment, rien n’a filtré quand au contenu de cette coopération. Mais il se pourrait qu’elle ne se contente pas de manœuvres militaires communes, ni d’échanges logistiques. Le défaut principal de l’industrie militaire chinoise, est son manque de technologie de pointe, notamment en ce qui concerne les moteurs aéronautiques, partant de là, il se murmure que ladite coopération importante pourrait porter sur des échanges de technologies, certains rêvant déjà à un J-35 (copié-collé du SU-35) et à des systèmes anti-aériens tels que le S-400 russe.

Je ne sais pas pour vous, mais ces démonstrations militaires me ramènent trente ans en arrière, du temps de l’URSS et de la Guerre Froide. Le Mur de Berlin est tombé il y a vingt-cinq ans, cependant certaines mentalités sont encore bien vivantes…

Comment prendre un gouvernement en otage: le cas HongKong-Chine

Après la révolution des œillets, la révolution orange et les désormais célèbres « Printemps Arabes »; voici que l’automne nous envoie la révolution des parapluies. Même si les médias occidentaux ne font pas leurs gros titres là-dessus, ils ne se gênent pas pour tenter de nous faire croire que HongKong sera le prochain état indépendant.

Petit rappel: Dans le cadre de la rétrocession de 1997 (alors sous mandat britannique), HongKong bénéficie, en vertu du principe « Un pays, deux systèmes » d’un statut spécial avec une large autonomie et la promesse à terme – non spécifié – du « suffrage universel ». En 2017 auront lieu des élections démocratiques en vue de désigner le dirigeant du territoire. La discorde porte sur la désignation des candidats.

Les pro-démocrates de HongKong voudraient pouvoir proposer leur candidature, alors que pour le Parlement chinois, les candidats devront être des « patriotes » préalablement sélectionnés par un comité dont les 1200 membres seront désignés par les autorités; autant dire un membre du Parti Communiste Chinois (PCC).

Pour le lecteur occidental lambda, HongKong doit être sauvé. Le mouvement « Occupy Central with Love and Peace » (OCLP, fondé en début d’année autour d’un universitaire de HongKong, Benny Tai, sur inspiration des pratiques de désobéissance civile de Gandhi) rappelant étrangement le fameux « Occupy Wall Street » né aux États-Unis et sensé lutter contre la dictature financière.

Ce que le lecteur lambda semble oublier, c’est qu’aucun gouvernement de quelque nature qu’il soit, ne laisserait un territoire proche de chez lui passer à l’ennemi. [Soyons bien d’accord, je ne fustige ni la démocratie, ni le communisme; mais ceux qui ont tenté de concilier les deux s’y sont cassés les dents. Car bien plus que deux courants politiques différents, elles représentent deux idéologies opposées: l’Est et l’Ouest. Et si l’antagonisme entre ces deux blocs était en sommeil depuis la chute de l’URSS, les derniers mois ont vu une remise au goût du jour de la guerre froide.]
Pouvez-vous imaginer un instant que Washington donne son aval pour que Staten Island devienne un état indépendant communiste? Ou que la France accepte que la Corse prenne son indépendance et se rallie à la Russie?

De plus, le mouvement Occupy Wall Street si il n’est pas tout à fait mort est bien moribond. Car si l’idée de départ était bonne, il fallait pour que cela fonctionne du soutient (financier, humain, idéologique), mais il n’est pas venu. Le rapprochement (récupération?) d’OWS avec le Tea Party a signifié son arrêt de mort. Il va en être de même pour OCLP, car ici aussi, si l’idée de départ (l’inspiration des pratiques de désobéissance civile) est clair – en atteste leur présentation sur Tweeter: OCLP is a nonviolent direct action movement that demands a fully democratic government in Hong Kong. – les récentes batailles rangées entre pro-démocrates et policiers mettent à mal cette idéologie.

Et Pékin dans tout ça? Le gouvernement de Xi Jinping est devant un casse-tête presque insoluble, un nœud gordien des temps modernes. Laisser faire les manifestations et lâcher la bride aux pro-démocrates pourrait donner des idées d’indépendances aux autres provinces chinoises. A l’inverse, réprimer les manifestations serait très mal vu par les pays démocratiques (cf. les prises de positions suite aux manifestations de Tien’anmen). Cependant, comme pour la Russie, les pays occidentaux n’ont que très peu de moyens de coercition face à la Chine.

L’autre question à se poser est de savoir si Hongkong a encore les moyens de tourner le dos à la Chine? Si lors de la rétrocession, en 1997, l’économie de l’ile pesait pour presque 20% dans l’économie chinoise, avec la croissance effrénée qu’a connu la Chine depuis lors, la part de Hongkong ne représente qu’à peine 3% de nos jours. En fait, les deux seuls ministères que contrôle Pékin sur l’ile sont la défense et les affaires étrangères. Hongkong possède même d’une petite constitution qui dispose que « le système capitaliste et le mode de vie du territoire demeureront inchangés pour les cinquante ans à venir ». Or, si il existe une chose sur terre que le système capitaliste exècre par dessus tout, c’est bien le changement. En cas d’indépendance de l’ile, il y a fort à parier que les investisseurs occidentaux, plutôt que de se ruer sur l’occasion, retirent leurs billes et aillent voir ailleurs…

Le mot de la fin est tiré du discours d’Hassan Rohani devant l’ONU:

Nous avons toujours pensé que la démocratie ne pouvait pas être transplantée de l’extérieur (…) ce n’est pas un produit commercial qui peut être exporté d’ouest en est.

Ebola, Sida, des bio-armes?

Le plus grand quotidien du Liberia, The Daily Observer, a publié le 09 septembre 2014 un article signé par le Dr Cyril Broderick et intitulé  approximativement comme suit « Le virus d’Ebola et du Sida, crée par les industries pharmaceutiques occidentales et le département US de la défense?  » lançant ainsi un très gros pavé dans une mare déjà putride et relançant les nombreuses spéculations relevant des théories du complot à ce sujet.

Mais à la différence des autres théories, l’argumentaire du Dr Broderick est fort solide et nous y avons trouvé au moins deux corrélations, notamment avec la firme canadienne TEKMIRA, laquelle sous-traite effectivement pour le Pentagone et reçoit des fonds du géant mondial  Monsanto (OGM) et de la fondation Bill Gates. L’un des plus grands lobbyistes de la planète.

Le journal à plus fort tirage du Liberia, un pays gravement touché par la nouvelle épidémie d’Ebola, accuse donc en première page les Etats-Unis d’avoir crée une nouvelle variante du virus d’Ebola et de l’avoir propagé en Afrique occidentale. Le Liberia est l’un des pays dAfrique occidentale connaissant un très fort taux de natalité. et certains en Afrique occidentale n’hésitent plus à évoquer un programme de réduction de population ou de ralentissement de la croissance économique. Les idées de Malthus ont encore de beaux jours.

Le virus d’Ebola y est décrit comme un organisme génétiquement modifié et que l’Afrique est un champ d’expérimentation pour les bio-armes de ce type. Cela rappelle un peu  les vieilles accusations de la Chine puis sa convistion que les multiples virus de la grippe aviaire puis porcine ont été « manufacturés » spécialement pour l’intimider et  faire peser l’épée de Damoclès de la nouvelle guerre biologique sur la tête des dirigeants chinois.

D’autres analystes pointent du doigt le fait que certains grands centres de recherches liés à la défense cachent un éventuel traitement pour le profit et laissent le virus se propagaer parmi les cobayes africains qualifiés de dommages collatéraux (comme pour les civils irakiens et afghans écrasés par les missiles high tech)

Quoi qu’il en soit, il est avéré et documenté que le gouvernement des Etats-Unis a inoculé de manière délibérée la Syphilis à des hommes noirs lors d’une expérience ayant duré des années. Cela déplait au plus haut point à un ami du Département d’Etat mais les faits sont là.

Indubitablement, on sait pas où se situe la vérité, mais même si on admet que la nouvelle variante du virus d’Ebola et le Sida soient des maladies naturelles, la forte implication de Monsanto, du Pentagone et des grands vautours de l’industrie pharmaceutique , ou encore de Bill Gates et des autres lobbyistes devrait nous interpeller et nous faire poser bien des questions à ce sujet.

Nous publions dans le prochain billet l’intégralité de l’article en question en langue Anglaise.

Quelques nouvelles de l’Empire du milieu

Voici quelques infos concernant la Chine. Commençons par le militaire, Pékin va conduire un exercice militaire naval conjoint avec Téhéran. La flotte chinoise est arrivée au port de Bandar Abbas le 20 Septembre, elle est constituée de deux navires, un destroyer et une frégate. Cependant, et malgré les déclaration chinoises et iraniennes, un certain flou règne quand à la date de l’exercice.

Seul le programme est connu. Il s’agira pour les deux flottes de se livrer à des exercices visant à «établir la paix, la stabilité, la tranquillité et la coopération multilatérale et mutuelle» entre les deux pays; en s’entrainant pour des exercices de sauvetages, et en testant l’état ​​de préparation technique des flottes respectives; et ceci sur cinq jours. Autre programme, chaque équipages aura le droit à une visite des navires de l’autre partie.

Cette information sur un exercice commun, fait suite à la déclaration de la marine iranienne qui a annoncé avoir déjoué une attaque de pirates sur un navire porte-conteneurs chinois dans le golfe d’Aden. Cette info – assez difficile à vérifier – tendrait à prouver un rapprochement entre la Chine et les pays non-alignés du Moyen-Orient. Mais c’est aussi une forme d’alliance donnant-donnant. Pékin se fournit en gaz et pétrole auprès de Téhéran, et Téhéran protège les navires chinois. Est-ce le prélude à une véritable alliance militaire? Téhéran envisage de commander quatre nouveaux réacteurs nucléaires à Moscou, ce qui ne va pas diminuer le mécontentement occidental. L’exercice naval non plus.

D’un point de vu économique, Pékin vient de livrer une info intéressante: l’assemblage final du C-919 vient de débuter. Le C-919 est l’avion civil de la société COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China). Ce moyen-courrier doté d’une autonomie comprise entre 4 000 et 5 500 km pourra embarquer 168 passagers. D’après le fabricant, biréacteurs est construit aux normes aéronautiques internationales et devrait être plus performant que ses concurrents directs.

L’objectif est clair pour la Chine: proposer une alternative aux deux principaux constructeurs mondiaux que sont Boeing et Airbus. Si les grandes compagnies nationales occidentales ne seront pas forcément intéressées, il n’en va pas de même pour les compagnies low cost et les compagnies aériennes des pays émergents. Un nouveau marché qui, malgré la crise économique de 2008, se porte comme un charme. Quelle sera la réponse des deux intéressés?

Un cadeau empoisonné?

Depuis quelques temps, Pékin se rapproche petit à petit de Séoul. C’est un fait, notamment au niveau de la coopération économique. Mais ces tractations font des jaloux, un surtout, Kim Jong-un, le leader stalinien nord-coréen.

Du coup, le dictateur de Pyongyang semble faire les yeux doux à Moscou. En plus des concessions minières que le gouvernement nord-coréen envisage d’accorder à la Russie, cette dernière lorgne sur l’exploitation de gisements.

Un autre accord est à l’étude quand à la construction d’une ligne de chemin de fer et d’un pont afin de relier les villes de Khassan et Rajin ainsi que la construction d’un gazoduc acheminant le gaz russe vers la Corée du Sud.

Si ces études aboutissent à des réalisations concrètes, nul doute que chaque partie y trouvera son compte. On peut cependant se demander ce qui peut bien motiver Moscou à agir de la sorte? Vladimir Poutine veut développer la région extrême-orientale de son territoire et pour arriver à ses fins il a lancé la « Réunion du comité intergouvernemental sur la coopération dans les domaines du commerce extérieur, de l’économie et des sciences et technologies à Vladivostok » (cette année étant la sixième saison). Lors de cette réunion, les deux pays ont décidé de régler les échanges commerciaux uniquement au moyen de la monnaie russe.

Mais en finalité, que va gagner Moscou dans cette affaire? Sur le plan politique pas grand chose, cela risque même d’enfoncer un peu plus la Russie dans le bourbier de la diplomatie internationale. Et même avec les meilleurs intention du monde, je ne pense pas que Sergueï Lavrov puisse tirer ne serait-ce qu’une once de positivité à cette alliance économique.

Ceci étant, Kim le troisième semble bien décidé à tourner le dos – au moins provisoirement – à la Chine. Il ne digère pas le fait que le président chinois – Xi Jinping – prévoit bientôt un déplacement à Séoul, tandis qu’il n’accepte pas le voyage de Kim Jong-un en Chine. Et pour couronner le tout, le ministre nord-coréen du Commerce a effectué à la mi-mai dernier une visite en Syrie et en Russie à la tête d’une délégation d’officiels responsables de l’économie. Il est rentré hier à Pyongyang.

Surmilitarisation? Vous avez dit surmilitarisation?

En Décembre 2015 l’armée sud-coréenne est censée récupérer le commandement des opérations militaires en temps de guerre.

Quand on pense à une guerre impliquant la Corée du Sud, on visualise quasi immédiatement des hordes de soldats nord-coréens traversant le no-man’s land afin de déferler sur les défenses du Sud. Cependant, même si la Corée du Nord est bien fournie du point de vue matériel militaire (et aussi pour les hommes), il n’en demeure pas moins que l’on peut s’interroger sur l’utilité – pour Séoul – d’acheter:
– 361 armes anti-chars de Textron, pour 190 millions de dollars;
– 36 hélicoptères AH64 Apache Longbow (venant compléter les 36 Apaches D qu’elle possède déjà, sans oublier les Eurocopter Tiger), pour un montant unitaire d’environ 20 millions de dollars;
– Au moins deux drones de surveillance RQ-4B Global Hawk fabriqués par Northrop Grumman.

Coût total estimé: 1,2 milliard de dollar US. LA signature du contrat devrait se faire d’ici à la fin de cette année.

Je ne dis pas que la défense d’un pays n’a pas de prix, mais je pense que les deux Global Hawk ont sûrement une autre fonction que celle citée par les dirigeants sud-coréens et nord-américains.
Car si deux de ces drones de surveillance de haute altitude ont été déplacés de l’île de Guam au Nord du Japon, l’installation, à terme, de ces objets volants parfaitement identifiés sur le continent asiatique, permettra d’éviter le survol de la zone aérienne d’identification unilatéralement déclarée par la Chine au-dessus de la mer de Chine de l’Est.

Windows 8 exclu des PC du gouvernement chinois

C’est une bombe. Le comité central du Parti, vient de décider de bannir Windows 8 des ordinateur de bureau, PC portables et autres tablettes destinés aux bureaux du gouvernement.

Officiellement, il s’agit d’assurer la sécurité des ordinateurs après l’arrêt de Windows XP. Mais quelques hauts placés disent que cela tient aux « portes arrières » dissimulées dans le système d’exploitation et qui – d’après Windows – sont réservés par les développeurs pour la mise à niveau du système et l’entretien quotidien.

Seulement, depuis les révélations d’Edward Snowden, la majorité du monde connu est au courant de leurs véritables utilités: l’espionnage et/ou le piratage.

Est-ce là aussi une forme de représailles suite aux accusations de piratage que Washington fait planer sur Pékin? En attendant, c’est Linux qui a repris le flambeau.

La réponse du berger à la bergère…

Cette semaine a vu la Chine et la Russie conduire un exercice naval grandeur nature en mer de Chine de l’Est. Cet entrainement était basé sur la lutte anti-pirates, mais il comprenait aussi des exercices d’identifications aériennes, de défenses aériennes et d’assauts navals. Pour avoir une idée des forces en présence, je vous recommande d’aller voir les photos ici.

Dans le même temps, les Forces d’Auto-Défense (l’armée japonaise) avaient décidé de conduire des exercices de renseignement et de surveillance dans le même secteur. Pour cela, quoi de mieux que d’utiliser des avions, et plus particulièrement des P-3 Orion. Cependant, ce qui devait arriver arriva, et à trop vouloir espionner les japonais ont bien failli se brûler les ailes.

Les pilotes de l’avion de reconnaissance ont eu la surprise – sinon la frayeur – de voir apparaître, à moins de cinquante mètres d’eux, un SU-27 aux couleurs de l’armée chinoise (PLA). Une heure plus tard, un autre chasseur (le même?) est venu à moins de trente mètres du P-3 Orion.

Bien entendu, les deux pays se condamnent mutuellement. Pour Tokyo, les chinois n’ont pas le droit d’escorter un de leur avion, surtout s’il est armé de missiles; quant à Pékin, ils accusent le Japon d’espionnage, et leur demandent de les laisser faire leurs exercices navals en paix.

Je vous concède que cette info n’est pas primordiale. Mais elle est symptomatique de la lutte entre l’Occident et l’alliance Russo-chinoise.
Autre exemple de cette lutte, la seizième escadre de la flotte navale chinoise vient de faire escale…au Nigeria, pour une visite de quatre jours. Cette flotte comprend environ 660 hommes répartis sur des frégates lance-missiles Luoyang, des frégates de guidage (de missiles) Yancheng à peine sortie du chantier naval, et un navire de ravitaillement.

Le commandant de la flotte – le premier capitaine Li Pengcheng – a déclaré que la visite permettrait d’améliorer les relations entre les deux marines ainsi qu’entre les deux pays. Il a ajouté que la flotte effectuait un voyage de paix, d’amitié et de coopération, avec la promesse solennelle de la Chine de sauvegarder la paix mondiale et la promotion de l’amitié avec le Nigeria.

Lors de la visite, la flotte chinoise devrait procéder à une série de programmes, y compris une réunion avec les officiers nigérians de haut niveau, et réaliser des échanges professionnels ainsi qu’un exercice conjoint.

Bref, si les USA, la Grande-Bretagne et la France sont maintenant présent au Nigeria, Pékin – avec cette escale – avance ses pions et prouve à certains pays d’Afrique qu’ils peuvent aussi être présent militairement…

L’Argentine transformera-t-elle les briques en bariques?

Les pays émergents connus sous le sigle BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) vont étudier la possibilité d’accueillir en leur sein l’Argentine; ce qui les transformerait en BARICS, voire même en CABRIS.

C’est en tout cas ce que trois des cinq pays souhaiteraient. Pour l’instant, Moscou et Pékin n’ont pas fait de déclarations à ce sujet; tout ceci se réglera certainement au cours du sommet prévu le 15 juillet dans la ville brésilienne de Fortaleza.

Toutefois, l’Argentine ne présente pas tout à fait le même profil que les BRICS. L’immensité du territoire de ce pays, la force de son économie et l’importance de sa population sont, selon des experts, un frein à son appartenance aux pays émergents. Sa dette extérieur (héritée du FMI) ne plaide pas en sa faveur, non plus.

Cependant, d’après Vladimir Travkine – rédacteur en chef de la revue « Amérique latine » – « …l’élargissement du BRICS est un pas dans la bonne direction. Si cette question est discutée à la rencontre du BRICS et les pays membres se prononcent ‘pour’, cela profitera à tous. L’entrée de l’Argentine au BRICS va concourir à l’affermissement des rapports entre la Russie et l’Argentine, qui est un grand pays d’Amérique du Sud avec un énorme potentiel économique”

Enfin, notons que L’Iran, le Kazakhstan, l’Indonésie et le Mexique lorgnent eux-aussi du côté des BRICS…

Ce qu’il ne faut pas faire pour que les mercenaires fassent leur boulot…

Par mercenaires, j’entends Boko Haram, bien sûr.

Car, pour une organisation qui se veut anti-Occident, la réponse qu’elle vient de donner au monde entier – suite à sa récente mise à l’index – est d’avoir attaqué un camp de travailleurs chinois au Cameroun! Je rappelle à tout hasard que Boko Haram veut dire « L’éducation Occidentale est un pêché »…

Si vous lisez cet article et que vous êtes convaincu que cette organisation est ce qu’elle dit être; à savoir une secte plus ou moins calquée sur les Talibans; alors cette attaque vous semblera normale. Par contre, si vous pensez que Boko Haram  est piloté par l’Occident afin de déstabiliser un peu plus cette région ainsi que pour « bouter » l’ennemi chinois hors d’Afrique, alors vous conviendrez que pour amener ces terroristes à faire leur boulot, il faut dépenser pas mal d’énergie.

Rappelons quand même que John Kerry, himself, s’est déplacé au Nigeria afin de parler en tête à tête avec le président nigérian. Suite à cette conversation, Goodluck Jonathan a accepté l’aide des USA, de la Grande-Bretagne, de la France et d’Israël afin de lutter contre cet ennemi de longue date. Après quoi, le Star-System s’est lui aussi fendu d’une participation en organisant des concerts et autres rassemblements, allant jusqu’à réunir deux anciennes Premières Dames de France sur le même lieu (les mauvaises langues vont jusqu’à dire que si les organisateurs avaient réuni les conquêtes de François Hollande, la scène aurait été trop petite…mais ce sont certainement des mauvaises langues…loin de moi de telles pensées…). Et aujourd’hui, pour clore définitivement le débat, une réunion extraordinaire a été organisée à Paris en présence du président François Hollande, de Goodluck Jonathan, du président du Niger, Mahamadou Issoufou, du président du Bénin, Thomas Boni Yayi, de celui du Tchad Idriss Deby, ainsi que du président camerounais Paul Biya; sans oublier les représentants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Union Européenne.

La synthèse de cette réunion, on la doit au président camerounais: « Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram (…) » Et il semblerait que cela soit chose faite.

Le plan adopté par le sommet prévoit la coordination du renseignement, l’échange d’informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d’intervention en cas de danger. Dixit F. Hollande.

Mais rassurez-vous, il a ajouté:

Il n’est pas besoin pour la France de déployer des unités militaires, elles sont présentes dans la région…

Sans commentaires…

L’Occident vient de s’apercevoir que Boko Haram n’était pas une secte, mais une organisation terroriste…Enfin!

Il aura fallu attendre prés d’un mois, avant que la communauté internationale se penche sur le cas de l’enlèvement massif de lycéennes au Nigeria.

Effectivement, lors de ce rapt – le 15 Avril – cette même communauté avait décrié ces pratiques barbares, et un peu, aussi, soupçonné fortement Boko Haram d’en être l’auteur. Si, en règle générale, la lutte contre le terrorisme (et surtout lorsqu’il rime avec islamisme) donne lieu à des déploiements de forces sur les différents théâtre de leurs méfaits à travers le monde, les agissements de Boko Haram (l’éducation occidentale est un péché, en Haoussa) ne semblaient pas émouvoir les défenseurs des droits de l’homme. Serait-ce parce qu’ils sont assimilés à une secte? Serait-ce différent s’ils s’étaient appelés par leur vrai nom: « Peuple engagé dans la propagation de l’enseignement du prophète Mahomet et du jihad »?

Toujours est-il que ce groupe terroriste n’en est pas à sa période d’essais, loin s’en faut. Boko Haram a été créé en 2002 par Mohammed Yousuf et prône un Islam radical et rigoriste (proche de celui les Talibans) et la stricte application de la Charia sur le territoire nigérian. Cette organisation ferait passer les djihadistes du MUJAO et d’AQMI pour de simples moutons. Ils sont responsables de nombreux massacres, d’attentats et (pour ce qui nous concerne) d’enlèvements.

Ces rapts se font dans les lycées chrétiens et touchent principalement les jeunes filles; jeunes filles qui, d’après leurs préceptes doivent se marier plutôt que d’étudier.
En général, leurs victimes sont mariées de forces à des combattants du groupes.

Ce qui me révolte, ici, c’est qu’il a fallu attendre la déclaration du chef de Boko Haram (Abubakar Shekau): – «J’ai enlevé les filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d’Allah.». – pour que les dirigeants occidentaux s’émeuvent. A commencer par le chef (quasi autoproclamé) de la lutte contre le terrorisme islamiste Barack Obama, himself:

C’est évidemment une situation qui brise le cœur, une situation révoltante (…) Boko Haram est l’une des pires organisations terroristes au niveau local ou régional. (Ses membres) tuent sans pitié depuis des années, et nous cherchions déjà à établir une plus grande coopération avec les Nigérians» pour lutter contre le groupe.

Cet enlèvement de masse «pourrait être l’événement qui aide à mobiliser la communauté internationale toute entière afin de faire enfin quelque chose contre une organisation aussi abjecte, qui a perpétré un crime affreux

Du coup, Washington va envoyer des experts de la police, de l’armée et d’autres agences (sic) afin de retrouver – et dans la mesure du possible, libérer – ces jeunes filles.
Il faut cependant être honnête et préciser que si le gouvernement US propose son aide, c’est parce que le président nigérian le lui a demandé. Certaines mauvaises langues diront aussi que le fait que le Niger soit devenu la première puissance économique du continent africain, ne doit pas être étranger au déploiement de l’aide internationale.

Car les Etats-Unis ne sont pas les seuls à intervenir. La Grande-Bretagne et (c’est étonnant) la France se mobilisent elles aussi.

Le mot de la fin revient au Premier ministre chinois, Mr Li Keqiang, qui a assuré l’Afrique: « …du soutien économique de Pékin, et ce, sans contrepartie politique. »

Moscou annule 90% de la dette de la Corée du Nord

Prise dans un bras de fer géostratégique de grande ampleur avec les oligarchies restreintes contrôlant les Etats-Unis d’Amérique, Moscou a annoncé l’annulation de 90% de la dette Nord-Coréenne selon les termes d’un accord bilatéral signé le 17 février 2012 et ratifié mardi 29 avril 2014 par le Conseil de la Fédération (Chambre haute du parlement russe).

La dette Nord-Coréenne, d’un montant de 10, 94 milliards de dollars USD date du temps de l’Ex-URSS.

La Russie n’est pas le seul pays voisin de la Corée du Nord à lui offrir quelques facilités. Dans le plus grand secret et souvent en annonçant un durcissement à l’égard de la République démocratique et populaire de Corée, la Chine offre également de grandes facilités économiques à Pyongyang.

Sous pression pour suivre un régime plus pragmatique de la part de son puissant voisin chinois, Pyongyang lorgne vers l’évolution du modèle cubain, lequel a démontré ses preuves. Le niveau de vie s’est nettement amélioré en Corée du Nord mais les autorités redoutent l’impact de ce que l’on appelle la mondialisation dans la réussite éventuelle d’une « révolution colorée ».

Mer de Chine du Sud: présence accrue des USA?

La tournée diplomatique en Asie du président américain passera par Manille. Lors de ce passage, il est question de la signature d’un accord portant sur l’utilisation – par l’armée US – des installations militaires aux Philippines près de la zone dans la mer de Chine du Sud.

Les deux pays ont convenu l’an dernier de chercher à signer un nouvel accord pour renforcer la coopération militaire. Les fonctionnaires ont négocié pour l’envoi régulier des forces américaines et de l’utilisation conjointe des bases militaires aux Philippines.

Une source gouvernementale philippine déclare que le nouvel accord comprendra trois zones à usage militaire conjointe avec les États-Unis: La grande base militaire des Philippines Fort Magsaysay, la zone Subic Bay qui permet d’héberger une base de la Marine des États-Unis, et la station navale Ulugan Bay sur l’île de Palawan.

L’utilisation conjointe commencera par Fort Magsaysay tandis que les deux domaines restants (qui font tous les deux faces à la mer de Chine du Sud) seront soumis à une préparation en plusieurs étapes.

Détente en Asie du Nord-Est?

La géopolitique n’est pas une science exacte, ni même un monde figé. Elle est en constante évolution, au gré des courants politiques, des alliances économiques et des besoins énergétiques. On pense souvent que certaines régions du globe ne verront jamais de changement stratégique majeur, comme au Proche-Orient muselé par Israël et ses alliés.

Depuis quelques temps, je me suis intéressé à l’Asie du Nord-Est et à ses enjeux, ainsi qu’aux différents belligérants. On y trouve la Chine et son dauphin la Corée du Nord, la Corée du Sud et le Japon (parrainés par les Etats-Unis), et pour couronner le tout, la Russie. Les dissensions politiques sont légions, les disputes territoriales aussi et les rancœurs découlant de la deuxième guerre mondiale ne sont pas moins omniprésentes.

Dans cette partie de l’Asie, le vilain petit canard a pour nom Pyongyang. Et l’ennemi numéro un de de la Corée du Nord est Tokyo. Les deux Etats sont dans une impasse diplomatique. Lorsque Kim Jong-Un décide de se livrer à des tests de missiles au-dessus de la mer du Japon, Tokyo réplique à l’aide de sanctions. Tout est figé.

C’est du moins ce que je pensais, jusqu’à ce que je tombe sur une info publiée par le quotidien nippon Sankei Shimbun: Le Japon et la Corée du Nord ont mené des négociations secrètes…en Chine! A Dalian, plus précisément. Cette ville de six millions d’âmes située dans la province du Liaoning est aussi le lieu de construction du second porte-avions chinois; mais bon, ils ne sont pas venus pour visiter les chantiers navals.

Les négociations portaient sur les mesures à prendre avant une rencontre officielle des dirigeants respectifs. La rencontre secrète peut paraître surprenante, mais ce qui l’est le plus – à mes yeux – c’est le lieu de la rencontre: La Chine. Que Pyongyang passe par son allié régional, on peut le comprendre, mais que Tokyo envoie, en Chine, un représentant discuter avec un nord-coréen, cela est proprement ahurissant.

Qu’en pense Washington?

Etats-Unis: Toujours plus loin dans l’indépendance énergétique

Une annonce vient d’être faite par Heather Willauer, une chimiste du NRL (Naval Research Laboratory):

Après neuf ans de travail sur le sujet, pour la première fois, nous avons été capables de mettre au point une technologie pour capturer de façon simultanée le CO2 et l’hydrogène contenue dans l’eau de mer et d’en faire un carburant liquide, c’est une percée importante.

Oui, depuis neuf ans, les USA travaillent à la transformation de l’eau de mer en carburant, et pas n’importe lequel, du kérosène. Les hydrocarbures sont composés de carbone et d’hydrogène (comme leur nom l’indique), et ces deux éléments sont présents en grande quantité dans l’eau de mer. De plus, ce « bio » carburant est utilisable en l’état et ne nécessite ni changement ni réglage des moteurs.

Pour l’instant, les coûts semblent prohibitifs et il n’est produit qu’en petites quantités au sein de laboratoires. Mais à terme – d’ici une dizaine d’années, selon les prévisions – le but serait de pouvoir le transformer directement sur les navires, pour un coût avoisinant les 6$/gallon; soit le double du prix actuel.

Selon le vice-amiral Philip Cullom, chef d’état-major adjoint de l’US Navy, c’est une étape énorme vers le désengagement de la dépendance au pétrole et des variations de son prix.

On pourrait penser que les USA veulent vraiment être cent pour cent autonome en matière de pétrole/carburant, mais il faut se remettre dans le contexte actuel. En effet, le budget de la défense nord-américaine ne cesse de chuter, sans compter le nombre d’escadre qui restent au port. De plus, le recentrage sur la zone Pacifique de l’armée US ne pose pas trop de problèmes du point de vue logistique, les bases y sont nombreuses et les ports permettant de se ravitailler sont légions, eux aussi.

Mais je soupçonne fortement la Navy de chercher « l’effet d’annonce », justement le jour où Chuck Hagel (le secrétaire d’état américain à la défense) est officiellement invité sur le porte-avions chinois Liaoning…Une manière de faire comprendre à Pékin qu’une escadre n’est rien si elle n’a pas de carburant pour avancer.