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Le chasseur iranien Qaher-313 dévoile son nouveau design

Le chasseur monoplace, numéro de série 08, a effectué un roulage au sol à faible vitesse pendant quelques minutes. Il reprend largement le design de la maquette dévoilée pour la première fois en février 2013, mais avec un certain nombre de modifications.

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Alors que la maquette de 2013 avait montré un avion mono-réacteur, ce nouvel avion dispose de deux moteurs. Le train d’atterrissage a été renforcé avec une double-roue à l’avant au lieu d’une seule pièce auparavant. Enfin le cockpit offre plus d’espace et permet au pilote… de rentrer ses jambes.

Néanmoins plusieurs failles demeurent comme les entrées d’air trop petites, et mal positionnées, qui réduiraient vraisemblablement le flux d’air vers les moteurs. Les tuyères sont très enfoncées dans le fuselage ce qui signifie que les gaz d’échappement pourraient tout simplement mettre le feu au chasseur. Le nez est aussi trop petit pour contenir un radar moderne.

Enfin, la vidéo publiée sur Youtube par IRIBnews ne montre ni le décollage ni l’atterrissage de l’avion. La forme globale n’est pas vraiment furtive et certaines images montrent que le gouvernail n’est pas synchronisé avec la roue avant comme cela devrait normalement être le cas. Bref cet avion serait-il un modèle téléguidé ?

 

Source: Info-Aviation 

Lien Direct: http://info-aviation.com/?p=18078

Syrie: des militaires US et britanniques sous les bombes russes…

Des informations assez précises évoquent un raid effectué hier par des avions de combat russes contre des positions de l’organisation terroriste connue sous le nom du Front Al-Nusra près de Tenef (Syrie méridionale)

Cette position secrète a déjà fait l’objet d’un raid aérien russe et syrien en juin 2016, suscitant une très vive tension entre Londres, Moscou et Washington. C’est l’une des causes ayant amené le Département d’Etat US a étendre la liste des sanctions internationales contre la Syrie.

Ce raid aérien contre une position terroriste a failli déclencher ce que l’on redoutait le plus: une confrontation militaire directe entre les Etats-Unis d’Amérique et la Russie.

Il s’est avéré que les bombardiers russes ont visé une position clandestine américaine servant de base logistique à l’organisation terroriste Jabhet Al-Nusra.

Moscou insiste qu’il a avisé à l’avance le centre de commandement de la coalition sis en Jordanie de son intention de cibler les organisations terroristes évoluant dans la zone ciblée. Dans les faits, une vingtaine de militaires britanniques ont quitté cette position à la hâte une journée avant le raid, confirmant que leur commandement avait reçu l’avertissement russe.

L’incident a été assez sérieux pour susciter une très forte réaction US, promptement contrée par le Chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov.

Le Kremlin a annoncé aujourd’hui ne détenir aucune information sur un éventuel raid aérien ayant visé une « base américano-britannique » en Syrie.

En réalité, les russes ne cachent plus leur profonde exaspération vis à vis des comportements totalement irresponsables des pays de la coalition dans la guerre en Syrie, en soulignant l’inconséquence et la précipitation de Paris à mener un raid aérien à Minbej (Nord-Est d’Alep), dans une zone sous contrôle gouvernemental syrien, tuant plus d’une centaine de civils, ou encore le rôle croissant des « instructeurs » britanniques au sein des unités des organistions terroristes Nur-Eddine Zenki et Al-Nusra.

Syrie: l’aviation syrienne vise un camp d’Ennosra au Sud d’Idlib

Des dizaines d’éléments du Front Ennosra, incluant des commandants opérationnels de cette organisation terroriste, ont péri le 30 mai 2016 près d’Idleb sous les bombes thermobariques de l’aviation syrienne lors d’un raid aérien d’une violence inouïe.

Un camp fortifié du Front Ennosra (Jabhet Ennosra), une puissante organisation terroriste protégée par l’Otan,  situé près de la localité de Mastouma au Sud d’Idleb, a subi un très violent bombardement aérien mené par des chasseurs bombardiers des forces aériennes syriennes.

Le Front Ennosra n’a divulgué aucune information relative à ce raid mais de source indépendante, on estime que des dizaines d’éléments armés du mouvement ont été éliminés, incluant deux commandants régionaux. La zone où se trouvait le camp fortifié d’Ennosra a été entièrement dévastée.

Ce raid aérien de l’armée de l’air syrienne inaugure une nouvelle stratégie adoptée par Damas en coordination avec Moscou. Cette stratégie vise à redonner aux forces aériennes syriennes la pré-éminence de l’action tout en renforçant ses capacités opérationnelles, mises à mal par un très violent conflit de plus de 5 années consécutives.

Pour l’histoire, l’aviation militaire syrienne a joué et continue de jouer un rôle de premier plan dans la guerre en Syrie et ce, en dépit des pertes subies et d’un manque flagrant de pièces de rechange et de carburant. On ne compte plus les hauts faits d’armes accomplis par des pilotes entraînés à affronter des F-16 et des F-15 israéliens. Depuis mars 2011, plus de 950 pilotes syriens sont morts au combat.

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L’armée syrienne brise le siège de la base aérienne de Kwairess

L’armée syrienne est parvenue avec l’aide de l’aviation russe à briser l’interminable siège de la base aérienne de Kwairess, la moins importante des dix-sept bases aériennes encore opérationnelle des forces armées syriennes.

Cette base assiégée de toutes part par la rébellion syrienne de décembre 2012 à mai 2015 puis depuis mai 2015 jusqu’à cette semaine par les forces de l’organisation Daech, a non seulement résisté à une multitude d’assauts et un déluge d’obus de mortier mais a continué plus ou moins à être particulièrement active: Les Albatros L.39 ZO et ZA de la base ont pu effectuer des sorties de combat jusqu’en mai 2013 où le manque de pièces de rechange et le rationnement de carburant ont amené les défenseurs de la base à interrompre provisoirement les missions de bombardement avant de reprendre les sorties en 2014.

Le seul lien des défenseurs de la base avec le monde extérieur, bloqués à l’intérieur de la base depuis le début de la guerre en Syrie, a été une escadrille d’hélicoptères Mil MI-8 utilisée pour les réapprovisionnements en nourriture, eau, carburant, pièces de rechanges, munitions et médicaments.

Manquant d’armes lourdes et de blindés, les soldats et pilotes de l’armée syrienne assiégés dans la base ont du s’adapter et faire preuve d’habilité en exploitant au maximum les possibilités tactiques offertes par le terrain et les quatorze batteries d’artillerie antiaérienne de la base, principalement des ZPU-4 de 14.5 mm, l’omniprésent ZU-23 de 23mm  mais aussi quelques AZP S-60 (57mm) et une douzaine d’hélicoptères non équipés pour le combat.

La résistance de ces pilotes et soldats de l’armée syrienne a le mérite d’être connue. Le commandant de la base, le général Mehenna,  tué au combat lors d’un pilonnage au Howitzer M-198 US 155 mm (armement lourd capturé par Daech en Irak) guidé à l’aide de drones durant le siège n’a pas fait fléchir la détermination de ses éléments. Les mécaniciens et le peronnel non-navigant s’organisent en unités de choc et se répartissent entre les batteries antiaériennes judicieusement positionnées, des pilotes et des mécanos se convertissent en snipers en utilisant massivement des fusils Dragunov SVD et des fusils anti-matériel AM50 (12.7mm) de fabrication iranienne. Plus tard, les soldats syriens sont approvisionnés via des Mil Mi-8 de matériel russe de vision nocturne et de systèmes de détection.

Chose étrange, malgré un ballet de Mil Mi-8 quasiment incessant, peu de ces appareils à l’allure peu fine et lourde ont été atteints par la DCA de Daech, active quasiment 24h sur 24.

La base aérienne dispose encore d’un système de missile SAM S-125 et de plus de 57 appareils (sur un total initial de 92) dont de vieux Meteor britanniques déclassés ainsi que deux Mig-23.

Photographie de groupe de soldats syriens armés d'AKM dans un hangar pour avion de la base aérienne assiégée de Kwaires prise en 2014. Notez que quasiment l'ensemble de ces militaires syriens n'a bénéficié d'une permission depuis novembre 2012.
Photographie de groupe de soldats syriens armés d’AKM dans un hangar pour avion de la base aérienne assiégée de Kwairess prise par un journaliste de la télévision syrienne en 2014. Notez que quasiment l’ensemble de ces militaires syriens n’ont pas vu à quoi ressemble le monde extérieur depuis novembre 2012.

Syrie: une guerre de mobilité

En abordant la question fort pertinente de la livraison par les Etats-Unis et leurs alliés de milliers de Pick-up 4X4 de type Toyota à  Daech en Irak et en Syrie, l’analyste militaire Valentin Vasilescu a souligné avec justesse que les bombardiers russes décollant de la base aérienne « Bassel Al-Assad » de Hmimim à Lattaquié mettent en moyenne 10 à 15 minutes pour être à la verticale au dessus des cibles terroristes dans le centre et l’Est de la Syrie, et que pendant ce laps de temps, les combattants de Daech, avec leurs pick-up Toyota (Hilux, Tacoma, Station) peuvent avoir effectué des déplacements de 3 à  6 kilomètres par rapport aux coordonnées Glonass qui ont été communiquées aux pilotes de guerre russes et aux systèmes embarqués de guidage des bombes.

Ce qui explique selon le même analyste que a plupart des frappes aériennes de l’aviation russe portaient sur des cibles fixes ou statique  telles que les dépôts de carburant et de munitions, les centres de commandement et de communication, les centres de fabrication des explosifs relevant de Daech (EIIL) et du Front Ennosra (Al-Qaïda en Syrie, que l’Otan veut sauver à n’importe quel prix)

La campagne aérienne russe de soutien à l’armée syrienne devrait avoir une durée de quatre mois calendaires selon Moscou. Les stratèges russes rejettent totalement le mythe de l’efficacité de la guerre aérienne tel qu’il a été élaboré après la fin de la seconde guerre du Golfe (16 janvier- 02 mars 1991) et estiment en conséquence qu’aucune guerre ne peut être gagnée sans des soldats au sol. C’est l’armée syrienne, notamment la nouvelle Division IV et les forces supplétives et alliées qui mènent l’assaut terrestre avec l’appui aérien tactique russe.

Pour l’instant, avec une telle stratégie, l’armée syrienne a pu recapturer une zone de plus de 70 kilomètres carrés et ce pour la première fois depuis la fin de l’année 2013.

Les blindés syriens font face à un formidable défi formé par la présence massive de missiles antichar Raytheon TOW entre les mains de Daech mais surtout de l’Armée de la Conquête (Jaich Al-Feth) dont le Front Ennosra est l’une des composantes essentielles.

Les forces syriennes en opération sur le front d’Idlib viennent de recevoir plus de 1000 missiles antichar 9M133 Kornet de la part de la Russie mais il semble que les blindés rebelles ne représentent guère une menace sérieuse pour l’armée syrienne. Cependant, l’usage de pick-up à quatre roues motrices modifiés et adaptés pour le combat mobile cause de très sérieux problèmes aux unités gouvernementales dont la mobilité est toujours bien en deça malgré une certaine adaptation, l’apport du Hezbollah en termes de tactiques de combat asymétriques et l’expérience acquise en plus de quatre années de conflit.

Syrie: Du soutien aérien tactique à très basse altitude

Après des mois de posture défensive face à l’avancée des différentes organisations rebelles soutenues par l’Otan, l’Arabie Saoudite, Israël,  le Qatar et la Turquie, l’armée syrienne vient de lancer sa plus grande contre-offensive sur Idlib avec le soutien aérien tactique russe. Objectif immédiat: séparer les fronts Sud d’Idlib de celui du Nord Hama.

Le général Ali Abdallah Ayoub, chef d’état-major des forces armées syriennes, supervise en personne l’offensive gouvernementale contre les positions fortifiées de Daech mais également la redoutable milice dénommée Armée de la Conquête (Front Ennosra, Ahrar Al-Sham et dix autres organisations armées)

Tandis que certains appareils de combat russes continuent à assurer des missions de supériorité aérienne dans l’espace aérien syrien, non sans heurts, notamment avec un F-16 et trois drones Predator US, les avions de combat russes effectuent désormais des frappes aériennes à très basse altitude, souvent en visuel, et certains pilotes réalisent de véritables prouesses en la matière.

C’est dans ce contexte que des hélicoptères d’assaut russes Mil Mi-24 (Code Otan: Hind) mènent d’intenses opérations contre les troupes rebelles.

Guerre au Moyen-Orient: Des pilotes nord-coréens en Syrie

La situation devient très dangereuse au Moyen-Orient où des avions de combat de l’armée de l’air turque (Türk Hava Kuvvetleri) tentant de survoler les zones frontalières avec la Syrie pour assurer le passage des convois de combattants rebelles ont failli se faire abattre par des avions de combat russes de type Sukhoi Su-30 SM, Sukhoi Su-24, lesquels n’ont pas hésité à les pourchasser jusqu’à l’intérieur du territoire turc (5 miles de profondeur selon Ankara; quelques centaines de mètres selon Moscou)

Des médias ont rapporté que Ankara aurait confondu des Sukhoi Su-30 SM russes avec des Mig-29 Fulcrum. En réalité, les Sukhoi Su-30 SM russes volent toujours en tandem avec au moins deux Mig-29 Fulcrum syriens.

Les Mig-29 que les autorités turques accusent d’avoir harcelé deux F-16 Fighting Falcon turcs survolant de manière aggressive la zone frontalière syro-turque appartiennent aux forces aériennes syriennes. Mais il semble certain que les appareils ayant verrouillé leurs systèmes d’armes sur les F-16 turcs durant plus de 5 minutes et 40 secondes soient des Su-30 SM. En d’autres termes, les F-16 turcs n’avaient aucune chance de survie si les russes avaient décidé de les abattre en combat aérien.

Le plus surprenant est que des informations convergentes font état de la présence effective de pilotes nord-coréens en Syrie et ces derniers sont de plus en plus souvent intégrés au sein des escadrilles de Mig-29 encore opérationnelles de l’armée de l’air syrienne.

La virulente réaction officielle nord-coréenne à l’égard de la Turquie (menace de guerre nucléaire et promesse de raser Ankara de la carte) pourrait s’expliquer par le fait qu’au moins un des Mig-29 faisant office de doublure aux Su-30 SM russes était piloté par un officier nord-coréen.

Conséquemment à cet « incident », le Chef de la Mission Diplomatique Russe à Ankara a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères de la République turque.

Sur le terrain, des informations en provenance de Damas confirment l’élargissement du champ d’intervention de l’aviation russe et l’usage de nouvelles munitions.

Afghanistan: les Talibans revendiquent avoir abattu un C-130 US

Le mouvement des Talibans d’Afghanistan a revendiqué le 02 octobre 2015 dans un communiqué avoir abattu un avion-cargo américain de type Lockheed C-130 Hercules près de Jalalabad, capitale de la province orientale du Nangarhar, quelques heures après que des forces afghanes fortement soutenus par des forces US ont difficilement repris le contrôle sur la ville septentrionale de Kunduz.

la perte de cet appareil a causé la mort de onze personnes dont six militaires.

Le Département Américain de la Défense a fortement démenti que l’avion-cargo ait été abattu par les Talibans en invoquant une panne technique tandis que des officiels de l’ANA, l’Armée Nationale Afghane ont affirmé que rien ne laisse supposer que l’appareil US ait été la cible de tirs ennemis.

Connaissant assez bien la région, Strategika 51 est parvenu à joindre des chefs tribaux de la province du Nangarhar pour plus d’information mais l’un de ces derniers s’est contenté de dire que « Depuis la venue des Américains [en Afghanistan], leurs avions et hélicoptères ne cessent de tomber du ciel, Avec ou sans tirs adverses. Nos bergers racontent plein d’histoires à ce sujet.« 

Guerre au Moyen-Orient: Nouvelles frappes aériennes conjointes russes et syriennes

Des avions de combat russes ont mené de nouvelles frappes aériennes en Syrie, en offrant un soutien aérien tactique à des unités de l’armée syrienne engagées dans des combats contre des groupes armés affiliés et/ou alliés à Daech dans plusieurs localités difficiles d’accès.

Les télévisions d’Etat de la Syrie ont rapporté, aujourd’hui 01/10/2015 que le gouvernement syrien a demandé de Moscou une assistance militaire et viennent d’annoncer le début d’une campagne de raids aériens menés conjointement par les aviations des deux pays contre des cibles élargies situés dans les zones de combat sans plus de précision.

En parallèle, des unités de l’armée syrienne soutenues par les milices des Forces de la Défense Nationale (FDN) ont mis en échec une violente offensive rebelle dans la province méridionale de Deraa, fief supposé de la rébellion.

Enfin, des médias syriens proches de Damas ont évoqué pour la première fois un renouvellement exhaustif des systèmes d’armes équipant les unités de la défense aérienne du territoire, laissant entendre que la coopération militaire entre la Russie et la Syrie pourrait réserver bien des surprises en cas d’agression étrangère.

La Russie soutient le gouvernement de Bashar Al-Assad en lui offrant des équipements militaires et désormais un soutien aérien tactique. Des rumeurs de plus en plus croissantes font état de la disponibilité de la Chine à offrir un soutien naval à la Syrie. Une information difficile à confirmer. Pour l’instant, Pékin participe à l’effort de guerre syrien à travers l’Iran et la Corée du Nord.

Un avion de combat israélien abattu par les forces syriennes au dessus du Golan

Des unités de la défense aérienne du territoire relevant de la III division de l’armée syrienne ont ouvert le feu, vendredi 21 août 2015, sur des avions de combat israéliens menant des raids contre des positions militaires et civiles en territoire syrien. D’après des informations publiques, un avion de combat israélien aurait été abattu par un système de la DCA syrienne au dessus du Golan. Les médias israéliens et leurs relais mondiaux demeurent silencieux à ce sujet.

Les avions israéliens ont ciblé à plusieurs reprises consécutives des positions militaires syriennes, dont notamment des unités de la 90e et de la 68e brigades à Qunaïtra et la grande périphérie de Damas mais également des régiments de la III division blindée et de la garde républicaine du dispositif défensif méridional de la capitale syrienne.

Depuis les raids aériens israéliens ayant visé un centre de recherches en agronomie que les israéliens avaient publiquement accusé d’abriter un réacteur nucléaire, l’armée syrienne s’abstenait de riposter aux fréquentes attaques aériennes israéliennes dont les plus spectaculaires ont eu lieu pour venir en aide à des factions de la rebellion syrienne dans le conflit en cours. Il semble que les règles d’engagement de l’armée syrienne aient connu un changement significatif  induit par un apport qualitatif en équipement ou en soutien tactique assuré par de tierces parties.

La Syrie a explicitement laissé entendre qu’elle ripostera à toute nouvelle agression israélienne sur son territoire au lendemain d’un raid aérien israélien sur Damas où des bombes non-conventionnelles de nature inconnue ont été larguées sur le mont Qassioun surplombant la ville, abritant les forces d’élite de l’armée syrienne. Depuis lors la DCA syrienne est systématiquement entrée en action pour abattre des dizaines de drones israéliens soutenant les rebelles au sol.

Guerre au Moyen-Orient: Consécration absolue du Su-25

Deux avions de combat Sukhoi Su-25 des forces aériennes des Pasdarans iraniens en action. Cet avion d'attaque au sol a été la révélation des guerres en cours en Syrie et en Irak. Son efficacité est telle qu'il est devenu l'une des principales hantises des groupes rebelles armés.
Deux avions de combat Sukhoi Su-25 des forces aériennes des Pasdarans iraniens en action. Cet avion d’attaque au sol a été la révélation des guerres en cours en Syrie et en Irak. Son efficacité est telle qu’il est devenu l’une des principales hantises des groupes rebelles armés.

Su-25Vague équivalent du A-10 Warthog de l’US Air Force, le bon vieux Sukhoi Su-25 (Code Otan: Frogfoot) a fini par connaître une véritable consécration dans la guerre en cours au Moyen-Orient du littoral méditerranéen de la Syrie aux confins frontaliers entre l’Irak et l’Iran.

Avion de soutien tactique au sol, le Su-25 a fait ses preuves au combat. Son usage intensif est la cause de la disparition de certains groupuscules armés de la rébellion, notamment en Syrie et l’une des secrets derrière l’avancée des forces combinées iraniennes aux côtés des milices Chiites et des forces sunnites tribales dans la province de Salaheddine en Irak face à Daech.

Cet avion d’attaque au sol a connu un tel succès au Levant que d’autres armées dotés d’armement russe dans le monde sont en train de réhabiliter des escadrilles de bombardement tactique dotées de cet appareil.

En 2014, Damas avait choisi des Su-25 fournis par l’Iran pour aller provoquer les défenses britanniques sur l’île de Chypre et non pas des Mikoyan-Gurevitch Mig-29.

Des experts estiment que l’usage de F-16 égyptiens en Cyrénaïque contre Daech n’a pas atteint les objectifs escomptés tout en soulignant l’efficacité d’un usage éventuel de Su-25 au dessus de la Libye où les belligérants sont en train de se doter d’avions de combat.

Guerre au Moyen-Orient: confusion des genres au dessus de la Syrie

Des Lokheed-Martin F-22 Raptor et des McDonnell Douglas F/A-18 Hornet de l’US Air Force accompagné d’une vingtaine de General Dynamics F-16 de l’armée de l’air jordanienne, soit une bonne moitié de la flotte aérienne de ce pays en état de voler, ont mené des raids sur des positions de Daech dans la province d’Al-Riqqa en Syrie orientale.

Daech est donc à la fois épouvantail et prétexte à une intervention de forces étrangères en Syrie. Pour la bonne cause dira t-on! Maiss suivez donc la flèche!

Le Roi Abdallah II de Jordanie a beau user de phrases à la Clint Eastwood et d’inscrire des versets du Coran sur les bombes et les missiles que ses avions de combat vont déverser sur Daech, il n’en demeure pas que son pays a joué un rôle certain dans l’apparition de cette légion de chiens de guerre qu’est cette organisation terroriste. Le Nord du royaume Hachémite a en effet abrité pour plus de 14 mois des camps d’entraînement de mercenaires et de volontaires étrangers voulant rejoindre le pseudo-Djihad en Syrie.

Quelle situation étrange: alors que près de Damas, des Mikoyan-Gourevitch Mig-29 bombardent la soi-disant « armée de l’Islam », des Lockheed Martin F-22 américains accompagnés d’avions de combat jordaniens survolent une partie du territoire syrien pour bombarder une autre organisation qui lui est affiliée.

Où tout cela va t-il mener? La réponse à cette question ne peut valoir plus d’une poignée de dollars de plus.

L’aviation syrienne va intensifier ses opérations dans la Ghouta Orientale

L’aviation syrienne a mené plus de 72 raids aériens en une journée sur Douma et diverses localités de la Ghouta orientale près de Damas en réponse à des tirs d’obus de mortier sur la capitale, causant plus d’une centaine de morts.

L’armée syrienne a également riposté aux pilonnages rebelles en utilisant des missiles Sol-Sol et des lances-roquettes multitubes.

Jaish Al-Islam, une faction rebelle proche d’Al-Nosra (Al-Qaïda) mais qualifiée de « modérée » par les médias occidentaux a tiré plus de 120 obus sur Damas à partir de la périphérie Est en une journée, poussant la population à se réfugier dans des abris anti-aériens conçus pour faire face à des bombardements aériens israéliens.

C’est la première fois que des pilonnages rebelles rompent la vie quotidienne des habitants de Damas, d’habitude épargnés par la guerre.

Des responsables de l’armée syrienne ont martelé que les terroristes se trompent lourdement s’ils croient qu’ils vont échapper à leurs forfaits en affirmant que l’armée n’allait lésiner sur aucun effort pour les annihiler. Un autre général syrien a indiqué qu’une opération combinée comportant des régiments de chars n’était plus à écarter pour investir encore une fois les bastions rebelles assiégés par les forces armées depuis plus d’une année.

Les raids aériens sur la Ghouta orientale de Damas vont s’intensifier dans les jours qui viennent.

Essai du jour: le Shengdu FC 1 Super 7/ JF 17 Thunder

FC1 Super 7   JF17 Thunder

Chengdu FC 1 Super 7 JF17

Votre serviteur a été entre autres activités convié à un vol de démonstration de l’avion de combat multirôle léger Chinois Shengdu FC 1 Super 7 ainsi qu’à une visite de sa variante co-produite au Pakistan, le JF 17 Thunder.

Le JF 17 Thunder est co-produit par Chengdu Aircraft Industry Corporation (CAC) et Pakistan Aeronautical Complex (PAC). Cet avion de combat doit remplacer les Mig-21, Changdu F7, Nanchan A 5 et les Mirage III et V actuellement en service au sein des forces aériennes pakistanaises.

L’avionique de l’appareil basée initialement sur un processeur Motorola 8800 et son logiciel, développé en C++  en architecture ouverte au lieu de ADA peut intégrer une large gamme d’applications, y compris celles issues du domaine civil.  Le dispositif d’affichage tête haute (Head up Display) est assez intéressant malgré ses dimensions plutôt réduites et quelques problèmes rencontrés. Notamment en milieu tropical. Le siège éjectable de fabrication britannique est utilisable à zéro altitude.

L’appareil est propulsé par un Klimov RD93 Turbofan, une variante du RD 33 équipant le Mig-29. Le Turbofan offre une poussée relative plus conséquente pour une consommation assez réduite en carburant. Son radar de conduite de tir  KLJ7 de fabrication chinoise, offrant des similarités avec les Phazotron russes, peut suivre 10 cibles à la fois et en engager deux simultanément. L’avion est équipé d’un système de brouillage et de contre-mesures électroniques.

 

Performances communiquées:

Vitesses maximale: Mach 1.8

Altitude : 54 000 pieds (16 000 m)

Portée: 3000 kilomètres (1864 milles)

Rapport puissance/poids: 0.99

Armement:

De base: Un canon interne bitube GSh-23-2

Sept points d’attache (4 sous les ailes, deux aux extrémités des ailes et un sous le fuselage) d’une capacité d’emport de 3629 kilogrammes.

Conclusion: Le JF 17 est un avion de combat multirôle léger assez  économique dont la modularité est  susceptible de le rendre  adapté à une large palette de systèmes d’armes de diverses origines.

Il peut aussi servir de plate-forme idéale pour le développement d’autres avions de combat à coût réduit.

Algérie/Défense: et le grand gagnant est…le Mil Mi 28 NE « Night Hunter »!

mi28nighthunterMil-Mi-28NE-«Night-Hunter»

Le suspense aura duré jusqu’au bout. Le remplaçant des hélicoptères d’attaque Mil Mi 24 de l’armée algérienne est désormais connu: c’est l’hélicoptère d’attaque russe  Mil Mi 28 NE surnommé « Night Hunter » qui remporte une rude compétition. Cet appareil était en compétition avec trois modèles concurrents: Le Denel Rooivalk sud-africain, le Turkish Aerospace Industry/Augusta Westland T 129 et le Kamov KA 50 russe.

Par conservatisme ou pour des raisons liées à la logistique, les Algériens semblent donc opter pour le matériel qu’ils connaissent le mieux. D’autant plus que c’est un appareil polyvalent capable de voler de jour comme de nuit. D’ailleurs la première commande préliminaire de cet appareil a été passée en 2010! Soit bien avant que le commandement militaire arrête son choix définitif.

Suisse: l’opposition au Gripen monte au créneau

L’opposition à l’acquisition de l’avion de combat suédois  SAAB JAS 39 Gripen pour remplacer les F/A-18 de fabrication américaine des forces aériennes suisses monte au créneau. Un comité « libéral » soucieux de ne pas paraître anti-armée dénommé « Non au Gripen » considère une telle option comme du gaspillage de deniers publics.

Ce comité tente de rassembler des signatures pour un référendum sur la question. Un autre groupe dénommé « Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) membre du Comité de la gauche a lancé le référendum début octobre.  Outre le GSsA, ce comité regroupe le PS, les Verts et le PCS.

Des observateurs estiment que dans le contexte économique actuel, l’achat d’un autre avion de combat est jugé inutile. Les deux comités antagonistes  ont jusqu’au 16 janvier pour déposer les signatures. Mais derrière cette apparente croisade contre le gaspillage pour les uns ou le militarisme pour les autres se cachent d’autres enjeux mettant en cause des intérêts liés au complexe militaro-industriel américain.

En plus de la Suède, le SAAB JAS39 Gripen est utilisé par  l’Afrique du Sud, la Hongrie; le Royaume-Uni, la Tchéquie et la Thaïlande.  Des pays comme l’Algérie, l’Inde, la Pologne ou la Roumanie se sont intéressés à cet avion de combat avant d’opter pour d’autres modèles russes, européens et américains.

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L’aviation syrienne très agressive à la frontière turque…

Réagissant à des informations publiques faisant état d’une relocalisation secrète d’une partie de l’aviation de combat syrienne en Iran septentrional, l’aviation syrienne est réapparue avec force ces derniers jours près de la frontière turques où elle tente de défier les patrouilles de combat des forces aériennes turque dans la province frontalière du Hatay.
Ainsi en l’espace de trois jours, des bombardiers syriens Sukhoi Su-24 (Fencer selon la codification OTAN) ont mené des manoeuvres d’une extrême agressivité en direction de la frontière turque, allant même jusqu’à tenter de provoquer les F-16 de l’armée turque avant de décrocher à moins de trois kilomètres de la ligne frontalière.
Selon certaines statistiques non vérifiées, la Syrie disposerait d’une vingtaine de ces appareils non destinés au combat Air-Air mais spécialisés dans les bombardements tactiques. Le Sukhoi Su-24 a une portée d’action estimée à 2500 kilomètres et peut atteindre des vitesses assez élevées jusqu’à Mach 2.28.
C’est avec ce type d’appareils que la Syrie a tenté, il y a quelques semaines, de sonder le dispositif de défense anti-aérien de l’île de Chypre, essentiellement assuré par des Typhoon de la Royal Air Force.
Dans le même contexte, des hélicoptères syriens, en majorité des MI-17 modifiés, s’approchent de plus en plus des confins syro-turcs.
Avec ses Su-24, Su-22 et Mig-29, l’aviation syrienne n’est pas de poids à s’opposer aux redoutables F-22 Raptor US stationnés en Turquie ou aux F-15 modifiés israéliens mais dispose encore d’une force de frappe suffisante pour faire face aux F-4 turcs. L’armée turque a d’ailleurs remplacé toutes les unités disposant de ces vieux appareils par d’autres dotés d’une variante à l’export du F-16 Fighting Falcon américain.
Engagée dans la lutte contre la rébellion depuis près de deux ans et demi, l’aviation syrienne a utilisé des avions d’entraînement L39 Albatros et des avions de seconde ligne comme les Mig 21 et Mig 23 dans des opérations de bombardements et d’appui tactique aux troupes au sol afin de préserver ses appareils de première ligne et ce, en prévision d’un conflit régional ouvert .

Dernières nouvelles d’Alep

Les dernières informations en provenance d’Alep, Syrie:

Les rebelles syriens et étrangers sont en possession de chars de combat, de missiles anti-aériens et de lance-roquettes multitubes. Les légions salafistes éliminent à l’arme blanche des civils refusant de cautionner la rébellion.

Des informations font état de la présence de l’élite de l’élite des forces spéciales américaines aux côtés des rebelles. Il s’agit des bérets verts de la CIA. Des éléments des SAS britanniques et du COS français sont signalés au sud de la Turquie.

Le commandement syrien a ordonné à ses bombardiers d’éliminer les blindés et les armes lourdes en possession des rebelles. Cependant, loin de toute exagération, l’armée syrienne n’a utilisé qu’un seul avion de combat durant toute la durée de la contestation.

Dans la bataille d’Alep, le royaume d’Arabie Saoudite conduit sa guerre la plus âpre qu’il n’a jamais eu à entreprendre. A Ryad, c’est la guerre à mort contre ce que les propagandistes saoudiens qualifient de croissant ou de menace chiite, en référence à l’alliance stratégique entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais.

Le Qatar utilise des fonds d’investissement pour garantir aux rebelles un financement sans limites. On le dira jamais assez, le printemps arabe a fait le bonheur des fabricants d’armes légères européens.

150 rebelles armés ont été éliminé ce matin par l’armée syrienne.

Bachar al-Assad a exhorté aujourd’hui l’ensemble des unités de l’armée syrienne à écraser la rébellion pour assurer l’avenir de la Syrie et de son destin. Les unités militaires syriennes bombardent certains quartiers de la ville d’Alep  mais ne parviennent pas à avancer à cause de la configuration des ruelles et par peur des dommages collatéraux au sein de la population civile que les rebelles détiennent en otage et utilisent comme bouclier humain.

« Le sort passé, présent et à venir de notre peuple et de notre nation dépend de cette bataille », affirme Bachar al-Assad dans un message publié par une revue militaire à l’occasion du 67e anniversaire de l’armée syrienne, qui a combattu à cinq reprises contre Israël en 1948, 1967, 1973, 1982 et en 2006 en soutenant le Hezbollah libanais et les autres branches de la résistance libanaise à contrer avec succès un assaut généralisé israélien contre le Liban.

Certains  observateurs ont souligné que le président Al-Assad  ne s’était pas exprimé en public depuis l’attentat du 18 juillet à Damas, qui a tué quatre de ses proches dont le ministre de la Défense.

Provocation turque ou méprise: un F-4 E Phantom II turc abattu au-dessus des eaux territoriales syriennes

Selon plusieurs médias internationaux, un McDonnell Douglas F-4 E Phantom II des Türk Hava Kuwetleri (forces aérienne turques) a été abattu par les défenses anti-aériennes syriennes au large du littoral de la Syrie.

Un F-4 turc au sol.

Selon les premières informations disponibles, l’appareil turc  a décollé de la base militaire d’Erhaç et  aurait été abattu au dessus de  Ras El-Basset près de la ville portuaire de Lattaquié. L’état-major des armées turques s’est contenté quant à lui d’annoncer avoir perdu le contact radar avec un des ses appareils au-dessus de la Méditerranée orientale.

De retour du Brésil où il a assisté à la réunion de Rio, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a convoqué une réunion de crise avec le chef de l’état-major des armées et plusieurs ministres à Ankara après la disparition vendredi d’un avion de chasse turc près de la Syrie, a rapporté l’agence de presse turque Anatolie.

Le premier ministre turc Tayep Reçep Erdogan, l’un des plus fervents adversaires du président syrien Bashar Al-Assad et l’un des meilleurs soutiens de Washington dans la région pourrait exploiter cet incident pour déclencher  une nouvelle escalade et ouvrir la porte devant un scénario dans lequel la Russie et la Chine ne pourraient intervenir sur le plan diplomatique.

Cet incident qui intervient à peine une journée après la défection d’un Mig-21 syrien en Jordanie soulève bien des interrogations.  On sait depuis des mois que des unités militaires turques tentent de sonder les défenses syriennes au niveau des frontières terrestres mais également sur mer et dans les airs.  L’aviation turque a t-elle délibérément sacrifié un F-4 pour tâter les défenses syriennes? On a lieu de le penser. Cet appareil biplace n’est pas le fleuron de l’aviation de combat turque, laquelle compte sur une version récente du F-16; d’un autre côté, il se pourrait qu’Erdogan, qui a fort à faire avec la guérilla kurde  et l’opposition interne, y compris l’armée turque, tente de redorer son blason en provoquant un conflit limité avec la Turquie visant à déverrouiller le Nord syrien devant une incursion « humanitaire » de masse des légions Salafistes originaires de plusieurs pays arabes.

On ignore pour l’instant le type de missile Sol-Air utilisé par l’armée syrienne pour abattre le Phantom II turc. Des sources parlent d’un S-300 ou d’un Pantsyr mais cette hypothèse est à écarter pour l’instant puisque bien que l’appareil turc disposait de contre-mesures récentes de conception israélienne, il n’était pas invulnérable contre un type de missile SA plus ancien. Le sort des deux pilotes turcs du F-4 E demeure inconnu.

La Turquie, membre de l’OTAN,  possède 150 unités de cet avion de combat assez ancien dont une centaine ont été améliorés grâce à la coopération militaire américaine et israélienne.