Une Bérézina oubliée…

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Syrie: Quand la propagande belliciste invente des massacres

La bataille d’Alep s’est terminée par une défaite totale des forces rebelles et terroristes soutenues par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Otan) et les pays arabes du Golfe arabo-persique. Ce fut l’une des batailles hybrides les plus complexes jamais menées en milieu urbain très dense par des forces spéciales, l’artillerie de campagne  et des avions d’attaque au sol.

La perte d’Alep, seconde métropole de Syrie par l’Otan et ses alliés arabes met  fin au projet initial de Washington d’en faire une sorte de tête de pont ou un second Benghazi pour une invasion graduelle de la Syrie en vue d’y renverser le régime actuel et le remplacer par un gouvernement fantoche incapable de survivre à la complexité socio-politique de ce pays.

Sans surprise aucune, les médias occidentaux et arabes acquis à la cause rebelle ont officiellement commencé leurs lamentations orientées en évoquant des exactions contre des civils puis des massacres.  Le ridicule est atteint lorsque la représentante permanente américaine aux Nations Unies est allée jusqu’à  comparer un massacre fictif de civils à Alep avec les massacres de Bosnie et du Rwanda. Au passage elle a bien pris soin de ne pas rappeler les innombrables bavures et les massacres commis en Afghanistan et en Irak.

Tous les états-majors ayant suivi de très près la bataille d’Alep le savent: les tactiques utilisées et le type d’engagement ne permettent pas un ciblage de civils. Ce fut une série de combats hybrides localisés, menés par des forces spéciales professionnelles dotées d’une très grande capacité d’innovation, soutenus par des frappes aériennes et des tirs d’artillerie orientés.

Des civils étaient piégés dans ces combats sporadiques et à intensité variable puisque les rebelles ont abattu  des civils fuyant leurs zones de contrôle.

En réalité, les médias mentionnés ci-dessus se lamentent de la perte de terroristes armés, affiliés à l’organisation terroriste Etat Islamique en Irak et au Levant ou encore à Jeich Fath Sham (Armée de la conquête du Levant).

La propagande se radicalise à chaque fois que les sponsors des rebelles essuient une défaite.  Celle d’Alep est sans appel. On crie au génocide. Pourtant, le terroriste islamiste, cet outil de guerre crée et utilisé à des fins géopolitiques par les services spéciaux de l’Otan a toujours été jetable.

Syrie: les bataillons Zapad et Vostok à Alep, les bérets verts de la CIA à Palmyre

Le rôle des redoutables commandos tchétchènes des bataillons ZAPAD et VOSTOK dans les combats de rue pour la capture des derniers carrés de maisons  à Alep-est aurait été déterminant dans la victoire des forces syriennes, iraniennes et russes.

Alep est pratiquement sous le contrôle de Damas mais une nouvelle offensive de l’organisation terroriste connue sous le nom d’Etat Islamique en Irak et au Levant, solidement appuyée par les bérets verts de la CIA a totalement pris au dépourvu l’armée syrienne à Palmyre (Tadmor) où une base logistique gouvernementale a été prise d’assaut par une brigade terroriste. D’après des témoignages convergents, les forces rebelles ont eu recours à une nouvelle tactique: celle des essaims par vagues successives, s’assurant toujours d’une supériorité numérique de 10 contre 1 à un point d’attaque donné.

De toute évidence, russes et américains ne cachent plus l’implication directe de leurs forces spéciales dans les combats au sol en Syrie et on y assiste à une nouvelle course entre les militaires des deux puissances, rappelant étrangement la course endiablée entre américains et soviétiques vers Berlin en 1944-45.

Mohamed Tamalt : Assassins ? Assassins

Le blog de Mohamed Tamalt est un pamphlet de l’urgence. Il a porté tort à son auteur. Dispersé ses faibles soutiens.  Détourné l’attention de son sort. Devait-il mourir pour cela ?

J’ai découvert Mohamed Tamalt en octobre 2013. Tonitruant, il s’était distingué dans une conférence de presse de lancement du salon international du livre d’Alger en interpellant le commissaire du SILA « pourquoi vous invitez le terroriste Anis Neccache ? », libanais membre du commando de Carlos qui a pris en otage la conférence de l’OPEP à Vienne en 1973.

 J’ai rapporté cette péripétie dans un article de Maghreb Emergent. Deux jours plus tard sa silhouette épaisse déboulait au siège d’Interface Médias, l’agence qui édite Maghreb Emergent et RadioM.

Mohamed Tamalt ne voulait pas tant poursuivre la polémique Naccache que s’informer sur nos conditions de travail. Nous avons donc fait connaissance autour d’un café. Son projet était de rentrer de Londres pour lancer un pure player en arabe à Alger. Il est revenu quelques mois plus tard pour me donner des nouvelles de ses progrès, préciser certains coûts, prendre conseils. Toujours survolté.

 Mohamed Talmat m’a donné l’image d’un écorché vif. Un profil que j’ai beaucoup connu dans l’univers exacerbé du militantisme mais aussi du journalisme. Tout était motif à exaltation. Il se racontait facilement, disait l’indignation contre le régime algérien et répétait qu’à Londres, où il résidait depuis de longues années, il ne passait pas un jour sans qu’il ne tombe sur « les traces de la rapine et du banditisme de nos gouvernants ».

 Il piaffait de faire de cette position de vigie une ligne éditoriale de son pure player en chantier. Mohamed Tamalt paraissait ne doutait de rien. Surtout pas de sa bonne étoile. Jovial, déterminé, amusé de sa capacité à faire trembler son monde : « J’étais comme cela quand je travaillais ici. Ils m’ont donné une bourse de Master à Londres pour se débarrasser de moi. J’ai obtenu mon diplôme mais je n’ai pas changé. Ils ne feront pas taire avec cela. Quand je vois toutes les bourses qu’ils se partagent entre leurs enfants. J’ai continué à faire mon métier de journaliste de la même manière ».

C’est cette manière de faire du journalisme qui a sans doute laissé une distance entre Mohamed Tamalt. J’en étais resté à d’anciens papiers de correspondant de presse international, portant déjà l’empreinte du lanceur d’alerte à côté de celle du reporter. Ce n’est qu’à l’annonce de son arrestation à Alger en juin 2016 que je me suis intéressé à ses derniers blogs sur sa page Facebook. Indéfendable.

 Etait-il écrit dans la trajectoire de Mohamed Talmat de porter la charge dans ce style ? Celui du déballage à 360 degrés qui ne faisait pas la part du public et du privé, du responsable et de sa famille ? On ne le saura pas. Il avait cassé les codes du journalisme.

Emporté par ce qui était devenu visiblement l’obsession d’en découdre avec les puissants d’Alger, qui ne se refusaient rien. Pas même la renversante réhabilitation de Chakib Khellil, une violence faite aux Algériens qui alimente le déchainement de Mohamed Tamalt.

Ses dénonciations des responsables algériens sont bien susceptibles de susciter des plaintes pour diffamation. Car la description du factuel rapporté s’accompagne de «noms d’oiseaux » et d’extrapolations rageuses. Le blog est un pamphlet de l’urgence. Il a porté tort à son auteur. Dispersé ses faibles soutiens.  Détourné l’attention de son sort. Devait-il mourir pour cela ?

 Le pouvoir politique algérien a commis deux erreurs. Infamantes pour l’Histoire. Il a mis Mohamed Tamalt en prison pour un délit qui ne doit pas conduire à la détention, en 2016, dans les pays respectueux de la presse et des journalistes ; Il a persisté à le laisser en prison lorsque sa grève de la faim a clairement mis, dès la fin juillet, sa santé en danger.

 Ces deux procès expéditifs en première instance puis en appel disent la même chose. Affaire Benchicou en moins sophistiqué. Volonté d’embastiller. Représailles discrétionnaires. Les journalistes ne sont pas au-dessus de la loi. Justiciables comme les autres. Nous le demandions pour le général à la retraite Hocine Benhadid, détenu sans procès durant 9 mois.

Justiciable comme les autres. Pas moins. Mais pas plus non plus. L’acharnement judiciaire avec lequel a été traité le cas Tamalt lui a finalement coûté la vie. Il n’a pas renoncé à sa grève de la faim et ses geôliers n’ont pas renoncé à son embastillement. Avec suspicion de maltraitance. Une procédure de plainte est en cours contre le personnel pénitencier de Koléa suite à une blessure à la tête découverte sur Mohamed Tamalt par son frère à sa première visite à l’hôpital Lamine Debaghine (ex Maillot) de Bab El Oued.

Permis de visite, isolement, rejet des requêtes de la défense, jusqu’au bout l’appareil judiciaire a ajouté son zèle à l’injonction de l’appareil de sécurité au profit de l’autocrate vindicatif.  Il hérite pour une postérité des gémonies d’un journaliste mort en détention. Pour avoir porté atteinte au président de la République par ses écrits.

Le pouvoir politique algérien tue. Il sait qu’il ne doit pas puisqu’il aspire à une place dans le concert des nations de droit. Il tente de s’émanciper de ce mélange d’atavisme de « satrapes » et de cynisme d’administration blanche coloniale propre sur elle. Et échoue. Même sous Bouteflika après la guerre civile. Les 126 victimes du printemps noir en Kabylie sont restées impunies. Celles de janvier 2011 et les suivantes tout autant. Combats de rue ?

 Le pouvoir politique peut tuer de sang froid dans le huis clos d’une longue procédure. Mohamed Tamalt n’a pas échappé au sort qui guettait Mohamed Benchicou et Hocine Benhadid, pour ne citer que les plus connus des prisonniers politiques des années Bouteflika.  Bien sûr il n’y a rien de prémédité.  Personne n’a ordonné de laisser mourir Mohamed Tamalt pour des écrits aussi diffamants à l’encontre du président Bouteflika peuvent-ils être. C’est la posture du pouvoir qui est, encore, ainsi faite. Elle répond par la logique brutale des représailles judiciaires au lieu du droit. Elle porte ainsi la survenance de l’homicide en elle. Et s’apprête aussi à passer à autre chose.

Mohamed Tamalt ne viendra plus à Interface Médias me demander comment lancer un journal en ligne. En prison, il a choisi de ne pas plier. L’avenir dira si son geste était désespéré. Ou si à l’inverse il porte une lumière, celle  qui protègera à jamais l’intégrité physique des détenus. Le droit du justiciable. La dignité du pouvoir politique.

Je regrette profondément que, nous, ses confères, n’ayons pas compris dès les premiers jours de sa grève de la faim ce qui se jouait. Pas saisi qu’il fallait dépasser la véritable controverse sur ses blogs indéfendables. Pour se concentrer sur l’urgence. Un rapport de force écrasant qui s’apprêtait à le laminer.

 A 42 ans, la tête tumultueuse de vie. Nous avons été encore moins solidaires avec Mohamed Tamalt que les officiers à la retraite l’ont été avec Hocine Benhadid resté 9 mois sans jugement. Oubliant que la chaîne de pouvoir algérien est faite de politiques, de sécuritaires et de fonctionnaires propres sur eux. Mais qu’elle tue. Nous avons donc subi l’irréparable, laissé mourir un journaliste en prison. Pour que cela ne soit pas totalement absurde, parce que ça l’est. Il reste encore à répéter à ses geôliers ce qu’ils sont: des Assassins. 

Ihsane El Kadi

Maghreb Emergent 

Les attentats simultanés, une technique de guerre psychologique dépassée

La technique des attentats simultanés dans plusieurs endroits à travers le monde ne fonctionne plus. Elle aura vécu. C’est une méthode archaïque utilisée par les caciques de certains services de renseignement dépassés par l’évolution technologique.

Cette fois-ci, on sait que le commanditaire derrière les derniers attentats d’Egypte, de Somalie et de Turquie est aux abois. La recette ne tient plus.

Toujours les mêmes ingrédients: clivage religieux, entre musulmans et coptes en Egypte; ethnique, entre turcs et kurdes en Turquie; ou encore tribal comme en Somalie…Bref, L’abc usuel en matière de subversion et de guerre psychologique expliqué aux nuls…

Pendant ce temps, la CIA a tenté une nouvelle percée à Palmyre où les unités de l’armée syrienne ont été prises au dépourvu. L’aviation russe a brisé l’offensive de cette nouvelle armée surgie du désert avec des armes encore sous emballage. A Alep, les sponsors occidentaux et arabes du terrorisme font maintenant dans le déni de réalité. Leur armée mercenaire criant à tue-tête les slogans de ralliement islamique (faudra bien qu’un jour les musulmans leur fassent un procès en bonne et due forme pour vol de patrimoine cultuel et culturel) est réduite à se rendre ou se faire tailler en pièces. Voilà de quoi faire grincer des dents du côté des lobbyistes prébendés de la guerre. Une bonne nouvelle pour les psychiatres de la coalition. Une petite fortune en vue.

Faudra innover. Les vieilles recettes nous font presque gerber. Carrément.

 

 

 

Algérie: rien ne va plus…

Les premiers soubresauts de la grande messe du Forum africain d’investissement d’Alger commencent: la presse à la solde de l’homme d’affaires louches Ali Haddad a commencé ses attaques frontales contre le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

Sous le fallacieux prétexte du concept d’austérité, un mot en vogue chez les nouveaux oligarques, un rassemblement de nouveaux riches ayant bénéficié de subventions publiques colossales sans aucune contrepartie et sans la moindre intention de les rembourser un jour, un article paru sur un journal électronique de plus en plus zélé dans sa défense des milieux affairistes d’Alger a critiqué l’intention du ministère des Affaires étrangères de créer une nouvelle division chargée de la veille stratégique, l’anticipation et la gestion des crises.

L’Algérie de 2016 ressemble étrangement à la Russie de l’ère de Boris Eltsine, mais la similitude s’arrête à l’émergence intempestive de ce que l’on pourrait appeler d’oligarques même si les oligarques algériens sont loin de rivaliser intellectuellement avec les oligarques russes. La Russie avait réussi à garder intact son système de formation et d’éducation tandis que l’Algérie l’a délibérément et soigneusement détruit par un système de distribution égalitaire excluant tout critère de mérite. Autre grosse différence, l’Algérie n’aura pas de sitôt un homme de la trempe d’un Vladimir Poutine. Ce dernier a su habilement utiliser les oligarques avant de s’en débarrasser pour le bien de la Russie. Rien de tel en Algérie où tous les cadres intègres ont fait l’objet d’une vaste purge qui ne dit pas son nom. Pour être nommé à un poste de responsabilité en Algérie, il suffit de faire preuve de crétinisme et de lâcheté. La compétence même approximative y est très mal vue et peut être un facteur éliminatoire.

Les nominations intempestives par copinage étagé de responsables ne maîtrisant aucun dossier ont conduit le pays à la dérive. C’est également la cause directe de la très mauvaise gestion du cas du journaliste algéro-britannique Mohamed Tamalt, décédé dans d’obscures conditions en détention pour une simple opinion exprimée sur son site personnel.

Une catastrophe majeure pour l’image d’un pays qui a fourni d’immenses efforts afin d’améliorer son image de marque en matière des droits de l’homme. Avec cette affaire, l’Algérie rejoint le club très fermé des régimes où l’on meurt pour avoir osé exprimé une opinion personnelle.

A qui incombe la faute de la mort de Mohamed Tamalt? La gabégie et l’anarchie caractérisant les systèmes exécutif et législatif? La mainmise d’une mafia sur les moyens de l’Etat et leur détournement à des profits ou intérêts personnels. Tamalt a fait les frais d’un réglement de compte de la part de personnes se cachant derrière l’Etat et c’est en cela qu’ils sont de facto les véritables ennemis de l’Algérie. Car c’est eux qui sont en train de détruire la réputation déjà très fragile de ce pays après avoir dépecé son économie et vendu son sous-sol au premier venu. Un drame absolu pour un pays ayant une longue histoire dans la lutte anti-impérialiste.

A cause de crapules cachés dans l’appareil d’Etat, l’Algérie vient de perdre tous ses acquis en matière de droits de l’homme. Ce pays ne pourra plus émettre une seule remarque lors des réunions du Conseil des Droits de l’Homme à Génève ou à New York pour un bon bout de temps.

Le gouvernement français qui continue de protéger les oligarques algériens pour ses intérêts économiques table sur l’armée algérienne pour la stabilité du plus grand pays d’Afrique. Sur le papier, l’armée algérienne a acquis une puissance de feu impressionnante dans le cadre de sa région géostratégique. Mais l’histoire de ce pays est pleine de surprises. Pour l’instant, les oligarques sont occupés à appauvrir les populations en ramenant les prix des produits au niveau européen tout en maintenant des salaires moyens de 150 euros. Le calme perdure car la population est lassée par la guerre civile des années 90 en plus du souvenir vivace de la terrible guerre d’Algérie (1954-1962). Cela n’augure de rien de bon à l’horizon. D’autant plus qu’il n’existe jusqu’à présent aucun homme assez fort et patriote pour faire face aux oligarques et les mettre en prison ou les exiler comme l’a fait Poutine en Russie.

Pépé le Moko*

*Traduit de l’Arabe Algérien

 

 

Vers la fin de guerre au Levant, un autre Printemps Arabe en préparation pour 2017

Le porte-parole du commandement des forces armées syriennes dans leur version 2.0, le général de brigade Samir Suleiman a annoncé que l’armée gouvernementale contrôle 45 à 50% des territoires d’Alep-est. 

L’avancée de l’armée syrienne, soutenue par ses alliés russes et iraniens, dans la province d’Alep, marque le début de la fin d’un long conflit et l’échec définitif de l’une des plus grandes insurrections armées de l’histoire contemporaine.

Les sponsors occidentaux et arabes de la rébellion, y compris dans ses segments classés comme terroristes,  ne veulent toutefois pas accepter la réalité du terrain. Des dizaines de tonnes d’armes et de munitions sont toujours acheminés vers les groupes armés tandis qu’au niveau politique, ils tentent l’impossible pour prolonger le conflit jusqu’au pourrissement total. 

Mais l’Alliance russo-syro-iranienne vient de mettre un terme à l’ensemble de leurs projets. 

C’est la raison pour laquelle on se prépare à une  seconde opération de type printemps arabe, prévue durant le premier trimestre 2017 et visant 5 pays de la région Afrique du Nord et, fait nouveau, du Golfe arabo-persique. 

Syrie: une guerre volante

En Syrie, après une guerre de plus de cinq années, les tankistes sont en train de se reconvertir en pilotes d’hélicoptères d’attaque. 

Amoindrie, usée et réduite par le conflit, l’armée syrienne est en train d’opèrer une mutation: ses unités blindées, pléthoriques avant la guerre, laisseront place à une aviation légère de soutien à l’Armée de terre. Une évolution imposée par la guerre. 

Le frère cadet du président Al-Assad, un tankiste dans la pure tradition de l’esprit de l’arme blindée-cavalerie (ABC) s’est lui même reconverti en pilote. Il aurait mené des raids à bord d’hélicoptères Mi-24 et Mi-35 à Alep. Les syriens notifiaient les Russes à Hmeimim à chaque décollage de son hélicoptère. 

La guerre en Syrie est quasiment terminée. La majeure partie des combats se concentrent désormais à Alep-est où les rebelles sont assiégés ou encore à Idlib, où persistent des bastions. l’EI (Organisation terroriste de l’État Islamique en Irak et au Levant) demeure à Riqqua. Mais ses capacités de manoeuvre sont très limitées. 

Les Russes effectuent des raids aériens limités pour éviter les critiques de ce que l’on appelle la communauté internationale mais le gros de l’oeuvre est mené avec le concours décisif de forces spéciales au sol. 

Damas espère sinon en finir mais du moins avoir le maximum de cartes à jouer avant le 20 janvier 2017. Les rebelles, toutes factions confondues, n’arrivent plus malgré leur supériorité numérique (3/2) à  s’adapter aux techniques de combat très asymétriques employées par les forces syriennes, les unités du Hezbollah libanais, les Iraniens et les Spetsnaz russes.

C’est dans ces conditions que le Qatar vient d’affirmer qu’il continuera à armer et financer jusqu’au bout  les rebelles, y compris ceux classés comme terroristes. Paris suivra la même politique, histoire d’engranger quelques pétrodollars. Mais rien de plus. 

Téhéran vient d’affirmer la perte de 1000 de ses combattants en Syrie, des volontaires des Bassij mais également beaucoup d’éléments des groupes spéciaux du Corps des Gardes Révolutionnaires iraniens, l’élite des forces armées iraniennes. Un signe qui ne trompe pas: la guerre est bientôt finie. 

Séoul: des émeutes gigantesques ignorées…

Plus d’un million de manifestants, des heurts dignes d’une charge parfaitement synchronisée de guerriers antiques entre civils organisés en phalanges et unités de maintien de l’ordre, de véritables batailles de rue, des individus prennent d’assaut toute une escouade de policiers anti-émeutes…Cela se passe à Séoul, en République de Corée (Corée du Sud) mais les médias du système préfèrent regarder ailleurs.

Aucun mot non plus sur Park Geun-hye, l’actuelle présidente du pays, fille de l’ancien dictateur corrompu Park Cheung-hee, de sinistre mémoire.

Motus également quand il s’agit du Traité commercial que Séoul a conclu avec Washington, sujet qui a provoqué une véritable explosion de colère au sein des populations coréennes.

Vous croyez encore au journalisme?  Si c’est le cas, je vous conseille une petite balade ces temps-ci près du City Hall de Séoul. Malheur à vous si les gens vous prennent pour un Yankee…

 

Syrie: Al-Assad aurait rencontré le Chef du Hezbollah sur le terrain…

Selon le journal libanais Al-Dyar, le président syrien Bashar Al-Assad aurait rencontré le Secrétaire Général du Hezbollah libanais sous une tente camouflée dans un lieu ultrasecret en Syrie, à 10 kilomètres d’un site où des forces spéciales syriennes et des unités d’élite du Hezbollah menaient une operation de diversion très élaborée. 

Selon la même source, rien n’a filtré de cette rencontre. 

Les méthodes de combat du Hezbollah dont une unité a réussi à tenir seule à Alep-est alors qu’elle était prise au piège entre le noyau dur de  l’Armée du Levant et d’impressionnants renforts rebelles venus d’Idleb suscitent la curiosité des écoles militaires russes et chinoises.

La marine russe en Syrie jusqu’en 2065

La Fédération Russie est en phase de négociations tres avancée avec la République arabe de Syrie pour l’établissement d’une base navale sur le littoral syrien pour une durée de 49 ans, soit jusqu’en 2065. 

Cette base accueillera de groupes de bâtiments de surface mais surtout des submersibles nucléaires russes. 

Des images satellite ont déjà décelé de grands travaux de réaménagement au niveau de la base navale de Tartous. Les russes évoquent une remise à niveau des installations mais personne n’est en mesure de savoir avec exactitude ce que les militaires russes veulent installer en Syrie.  

De la démocratie en Libye

Les combats enragés ayant ensanglanté la semaine dernière la localité désertique de Sebha, au coeur du grand désert libyen, n’ont pas ému grand monde. Peu de médias s’y sont intéressés et pourtant, l’intensité des combats de rue, l’ampleur des moyens employés par les belligérants et le casus belli auraient dû ameuter un Bernard Henry Lévy en manque de publicité. Il n’en a rien été. 

Que s’est-il passé à Sebha ? 

Une bande de jeunes s’amusait avec un singe près d’une échoppe lorsque ce dernier sauta sur des écolières de passage, enlevant à l’une d’elles son couvre-chef. Cela aurait pu s’arrêter là. 

Un proche de la gamine est allé discuter avec le jeune propriétaire du singe. L’animal est déchiqueté par une rafale de fusil automatique. Son propriétaire aussi. Ainsi que deux de ses amis. Il se trouve que le tireur appartient aux Béni Slimane et les victimes aux Gedadfa, les deux plus puissantes milices armées de la region. Le singe, lui, n’a rien demandé. 

Une expédition punitive pour venger les trois jeunes hommes abattus est montée. Le tireur est touché par un sniper. Des combats à l’arme automatique et à la roquette antichar éclatent un peu partout. En peu de temps, des secteurs entiers de la ville sont sous un déluge d’obus et de roquettes. Les Gedadfa reçoivent des chars en renfort; leur adversaires des pièces d’artillerie…  Au premier jour, les services hospitaliers ont denombré plus de 21 morts et 187 blessés.  Les appels au calme des comités des sages ne sont pas entendus. L’un deux échappe de justesse a un tir de canon sans recul. 

Le bilan s’alourdit. On s’entre-tue dans les confins perdus du désert le plus chaud de la planète. 

Les médias occidentaux passent l’info sous silence. Après tout, c’est ça aussi la démocratie promise aux libyens. 

Personne non plus pour s’émouvoir du sort d’un petit macaque pulvérisé par une cinquantaine de balles de calibre 7.62×39 d’un RPD…

Une belle leçon de démocratie et d’humanité. Pendant ce temps, on pompe bien le brut libyen…

 

Le jour où le monde a basculé…

Dans le mythe Babylonien de Gilgamech, le littoral méditérranéen du Levant y est décrit comme le théâtre d’une guerre continuelle, interminable, longue et complexe. Un mythe est presque toujours fondée sur un semblant de vérité ancienne, déformée par le temps et l’imagination des hommes.

Sans remonter aussi loin dans l’histoire, du moins celle que l’on croit connaître, il n’y a qu’a constater la persistence des conflits dans cette région strategique du monde : le conflit israélo-palestinien entame sa septième décennie ; un peu plus au nord, la guerre civile libanaise a duré de 1975 jusqu’en 1989. Enfin, la guerre en Syrie est en passe de dépasser, de par sa durée, la seconde guerre mondiale (1939-1945)…

Ce n’est pas un hasard si, à Damas, cette guerre a toujours été présentée comme un conflit mondial. Mais toute proportion gardée, cette guerre déclenchée dans le cadre d’une grande opération hybride mêlant l’ingénierie sociale par le chaos à l’action de forces spéciales formant et appuyant une insurrection armée, n’a pas abouti au résultat escompté, lequel aurait plus contribué à un chaos encore plus grand qu’à un semblant de stabilité. C’est par le chemin de Damas que la Russie est revenue en force sur l’arène des grandes puissances, à coup de missiles de croisière Kaliber et Onyx.

C’est sur les décombres des villes syriennes, sous les yeux de soldats terrorisés par la catastrophe irakienne qu’a sombré toute la politique américaine au Proche et Moyen-Orient.

C’est en Syrie que le destin du monde, tel qu’il a été conçu à Yalta en 1945 et non pas après la chute de l’Union Soviétique, a définitivement basculé.

Du déclin de l’art militaire

L’art de la guerre ou la science militaire sont en net déclin. Sinon personne n’aurait jamais pensé à recourir à des systèmes d’armes partiellement ou même totalement autonomes sur un champ de bataille sans réels points de repères. 

L’usage de robots de combat par des forces spéciales US à Mossoul n’a pas forcé le sort des armes. Pis, ces engins à la forme étrange sont passés sous le feu quasiment inapercus. En témoigne l’histoire de ce sniper retranché dans une maison abandonnée. Il aura fallu recourir à des frappes aériennes et d’artillerie pour l’en déloger. 

La lente progression de l’offensive de Mossoul ne peut s’expliquer uniquement par des motivations politiques sous-jacentes tentant d’exploiter l’épouvantail adverse pour de sordides calculs de basse politique. Il faut finir par reconnaître le déclin de l’art militaire. 

La guérilla n’est plus ce qu’elle était. Les armées professionnelles aussi. Il n’y a qu’à voir ce qui ce passe à Mossoul ou à Alep pour s’en convaincre. 

Who’s Afraid of Donald Trump?

« They don’t want Trump as president, because they can’t control him. He’s unpredictable. They’d love to have Pence, an absolutely down-the-line, conservative, controllable Republican. And I’m quite certain Trump will give someone grounds for impeachment, either by doing something that endangers national security or because it helps his pocketbook. »

Allan Lichtman

« Because they can’t control him… »

But wait…Who’s afraid of Donald Trump?

Those who pushed the invasion of Iraq, the progressive Jews, Netanyahu, the hysterical and grotesque Prime minister of Israel, Saudi Arabia royal family, the banksters, those who wanted Libya war, those who helped terrorists in Syria and elswhere, the French socialists, the Israeli ops behind Pegida movements, the fake feminist movements, the Muslim Brotherhood (the Islamic wing of the freemasonry), The eurocrats, Daesh, and the list is open.