Archives pour la catégorie Géopolitique

Russian and EU parliamentarians « could meet in Serbia »

Brussels is considering the possibility of holding a meeting between European Parliament members and Russian legislators « on neutral territory. »

And this territory may be Serbia, according to a report in Russia’s Izvestia newspaper, cited by TASS.

The initiative came from Jiri Mastalka, deputy chairman of the EP Committee on Relations with Russia, the daily said.

« The European Union and Russia need to shift to talking about key issues, we can’t just tackle low-priority ones. For example, the change of experience can contribute a great deal to the global war on terror, » Mastalka told Izvestia, and added:

« Citizens of European countries also expect Brussels and Moscow to enhance cooperation. »

Since Russian deputies cannot come to Brussels due to the European sanctions the proposal is to organize a joint meeting of MPs on neutral ground, for example in Serbia, he said.

According to the report, the response of Russian lawmakers was « quite positive. »

Duma International Affairs Committee Chairman Leonid Slutsky welcomed the initiative, saying that Moscow backs continued work of the committee for parliamentary cooperation between Russia and EU.

« Let’s see who is ready to participate in the EU’s delegation. Theoretically, we can make a positive decision, » he said, adding that « there are no intentions to cut off contacts that were suspended under the initiative of Brussels. »

State Duma Committee for Foreign Affairs Deputy Chairman Alexei Chepa said the meeting should focus on issues such as « terrorism, economic and migration problems. »

Source:
http://www.b92.net/eng/news/world.php?yyyy=2017&mm=04&dd=12&nav_id=101012

 

Sasha

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Poutine met à nu les pays soutenant le terrorisme international

Les pays occidentaux et Arabes ayant propagé  le chaos au Levant adoptent un profil très bas et pour cause: Vladimir Poutine est furieux et il ne cache plus sa voloté d’atomiser le ou les commanditaires de la destruction de l’Airbus A321 russe de la compagnie Metrojet (Kogalymavia) au dessus de la péninsule égyptienne du Sinaï.

Les russes veulent les commanditaires, ceux qui sont derrière l’émergence et la montée en puissance du phénomène dénommé « Daech » et les mêmes qui crient au loup tout en le nourissant.

On sait que Moscou ne badine pas; des missiles de croisières lancées à partir de bâtiments de guerre russes positionnés en Méditerranée se sont abattus sur des dizaines de cibles de rebelles soutenus par l’Otan en Syrie la veille d’un communiqué rendu public faisant état de la découverte par les services spéciaux russes de traces d’explosifs sur les décombres de l’appareil civil détruit au Sinaï.

Le président russe Vladimir Poutine a mis à nu les pays soutenant le terrorisme international à l’occasion de la Réunion du G-20. Presque simultanément, le représentant de la Syrie aux Nations Unis, Bashar Al-DJafari, condamnant les attaques de Paris, rappelait que certains pays du Conseil -et l’allusion était on ne peut plus claire à la France et au Royaume-Uni, avaient obstrué et bloqué neuf résolutions du Conseil de Sécurité condamnant des attaques meurtrières similaires de Daech contre des civils en Syrie.

Poutine a ordonné à ses forces d’intensifier les opérations en Syrie contre Daech, le front Ennosra et les autres organisations terroristes soutenues par certains pays du G-20 et leurs alliés comme l’Arabie Saoudite, Israël et la Turquie. Le message est clair.

Le Front Ennosra (Al-Qaïda en Syrie) semble être le chouchou de Paris et de Londres car c’est l’organisation terroriste la plus activement soutenue par Tel-Aviv. Le 28 janvier 2013, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères a poussé l’excès de zèle à l’égard du sionisme international jusqu’à déclarer que le Front Ennosra faisait du bon boulot en Syrie [contre le gouvernement syrien] Deux ans plus tard, les soldats de l’apocalypse que les services spéciaux européens recrutaient à tour de bras dans les banlieues défavorisées des grandes villes d’Europe avant de leur faciliter les déplacements en Syrie via la complicité active du gouvernement turc de Tayep Reçep Erdogan reviennent à la maison pour continuer le bon boulot.

Retournement de situation contre Daech. Du déjà vu. Real Politik selon certains analystes. De l’aveuglement selon nous.

Le Grand jeu continue.

Somalie: Attaque meurtrière contre une base de l’AMISOM

Une attaque reprenant une tactique utilisé par l’organisation DAECH en Irak et en Syrie a visé le 1er septembre une base de la Force de l’Union Africaine en Somalie, l’AMISOM (African Union Mission In Somalia), causant de très lourdes pertes militaires au sein du contingent Ougandais mais également des forces somaliennes.

Des commandos des Shabab somaliens ont lancé une attaque contre une base de l’AMISOM à Janale en coupant les axes de communication en démolissant deux ponts avant de lancer des véhicules piégés sur l’enceinte de la garnison afin d’y forcer un passage. Deux cent éléments armés soutenus par des Technicals se sont engouffrés dans la brèche. Manquant d’armement lourd, retiré de la base pour y être déployé sur d’autres sites, les soldats de l’AMISOM n’ont pu soutenir l’assaut et le bilan des pertes militaires est particulièrement lourd: 75 soldats ougandais tués et une centaine d’autres probablement capturés.

La garnison attaquée n’a pu bénéficié d’un soutien aérien en raison de l’indisponibilité des appareils des armées de l’air de l’Ethiopie et du Kenya, deux pays voisins dont les troupes participent aux opérations de l’AMISOM.

Les assaillants semblent avoir repris une tactique éprouvée en Irak et en Syrie consistant à lancer des véhicules piégés conduits par des kamikazes contre des installations militaires visant à y créer des brèches. Une tactique similaire menée avec des véhicules blindés piégés a permis aux rebelles syriens de capturer en mai 2015 un complexe militaire à Idlib en Syrie après un siège de plusieurs mois.

Maghreb: le Directeur du Renseignement national US à Alger

Le Directeur du Renseignement National américain (Director of National Intelligence) James Clapper a effectué une visite éclair en Algérie.

Peu médiatisée, cette visite s’inscrit dans un contexte fort tendu marqué au niveau géopolitique par une montée des menaces sécuritaires en provenance de Libye et du Sahel.

James Clapper lors d'une intervention devant le Sénat sur les menaces mondiales auxquelles fait face la sécurité nationale des Etats-Unis d'Amérique (Photograhie: Chip Somodevilla/Getty Images)
James Clapper lors d’une intervention devant le Sénat sur les menaces mondiales auxquelles fait face la sécurité nationale des Etats-Unis d’Amérique (Photograhie: Chip Somodevilla/Getty Images)

La visite de Clapper coincide également avec un nouvel épisode d’une féroce lutte de factions rivales au sein de l’appareil d’Etat et des soupçons de putsch militaire contre l’oligarchie très compradore au pouvoir d’un pays faisant face à une baisse des recettes pétrolières et dont l’économie commence à subir  les conséquences d’un immense gaspillage des ressources.

Mis à part un communiqué fort convenu et très aseptisé, on ne sait rien de la visite de James Clapper à Alger. Mais il y a fort à parier que ce déplacement n’a rien de protocolaire et marque le prélude à une intensification de la crise de succession et une possible recrudescence d’actes terroristes à un moment où les services de renseignement semblent subir une véritable purge vindicative à des fins politiques.

 

Les pitreries de Sarkozy, encore et toujours

Le pouvoir agite toujours un Nicolas Sarkozy plus remuant que jamais. Nous avons déjà évoqué ici les prétentions du personnage à revenir au pouvoir. Au mieux, Nicolas Sarkozy est un personnage de vaudeville bourré de complexes avec un tempérament d’escroc de petite envergure (de celle qui pousse un quidam à faire les poches d’une vieille dame invalide) doublé d’un caractère de fripouille notoire (du genre de celle qui quémande, les yeux humides, un peu d’argent à Gaddafi avant de commanditer personnellement son assassinat)

Ancien président de la République, fonction autrefois auguste qu’il a totalement décrédibilisé, Sarkozy a effectué une petite visite en Tunisie en tant que président du parti des « Républicains » (ex-UMP, bien des gens en France devraient l’ester en justice pour ce choix sémantique douteux), une référence sans doute au parti Républicain US pour lequel Sarkozy est toujours en admiration quasi-religieuse, reste à savoir qui singeront les Démocrates. En Tunisie, il est reçu par ses relais francs-maçons de « Nidha Tunis » après avoir obtenu le soutien du Maroc pour son éventuelle candidature en 2017.

Le problème est que le personnage, habitué à la provocation pure et simple, s’en est pris à l’Algérie (ce qui est fort compréhensible venant de lui) et, tenez-vous bien, à la pauvre Libye. Pays qu’il a fortement contribué à détruire. D’ailleurs on rapporte qu’il n’a pas cessé de s’agiter tout le long de la guerre en Libye jusqu’à l’assassinat du Colonel Gaddafi et surtout l’élimination de toutes preuves matérielles compromettantes mettant en lumière les liens troubles qu’il entretenait avec le clan des Sarkozy.

« La Tunisie est frontalière avec l’Algérie et avec la Libye. Ce n’est pas nouveau. Vous n’avez pas choisi votre emplacement. » dixit Sarkozy qui ne peut s’empêcher d’embarrasser ses hôtes à chaque occasion qui se présente. Continuant sur sa lancée, Sarkozy enfonce un autre petit clou en déterrant son Union pour la Méditerranée, un projet de normalisation à peine cachée des relations des pays de la rive Sud de la Méditerranée avec Israël et considéré comme mort-né. L’idée avait à l’époque reçu l’aval enthousiaste de l’Egypte de Moubarak et du Royaume de Jordanie mais totalement et violamment rejetée par la Libye de Gaddafi, qui n’y a jamais adhéré.  L’Algérie quant à elle s’est opposée diplomatiquement et très prudemment à cette Union en rappelant l’existence d’un mécanisme de concertation au sein du groupe 5+5. Or maintenant pour Sarkozy, le devenir incertain de l’Algérie doit être examiné en urgence au sein de cette instance fantôme. C’est la goutte de trop. Aucune réaction officielle d’Alger mais les esprits des Algériens sont chauffés à blanc. Le choix des soutiens (lesquels impliquent des aides financières ou des promesses d’attribution de marchés ainsi que l’influence du vote de certaines catégories de la population française) pour les présidentielles 2017 en France est bien arrêté.

Si les déclarations de Sarkozy n’ont pas suscité de réactions de la part des autorités officielles à Tunis, pas plus qu’à Alger d’ailleurs, elles ont mis le feu sur les réseaux sociaux où les tunisiens ont virtuellement lynché celui qu’ils surnomment le « Nabot ».

De toute évidence, Sarkozy est culotté. Beaucoup plus qu’un Disraeli, à la différence notoire que ce dernier était infiniment plus honnête, poli, objectif et éduqué que lui.

Sarkozy n’est pas content d’avoir détruit le fragile équilibre de la paix en Méditerranée occidentale qui perdurait depuis plus d’un demi-siècle, d’avoir crée le chaos et le vacuum géopolitique libyen duquel a émergé une sorte de Daech ou encore d’avoir provoqué l’un des plus grands exodes humains sur mer Méditerranée depuis des siècles. Le voilà maintenant qu’il se permet des analyses géostratégiques. Problème, Sarkozy n’a jamais été stratège et encore moins philosophe. Loin s’en faut.

On se rappelle qu’après une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine durant laquelle Nicolas Sarkozy a voulu se mesurer à lui en le provocant d’une façon très désinvolte, on a vu ce dernier à moitié ivre et visiblement abattu lors d’une conférence de presse où il déblatérait des phrases totalement incompréhensibles. La presse a passé sous silence absolu ce qui c’était passé lors du huis-clos mais beaucoup de gens savaient ce qui s’était réellement produit. Exaspéré par le juif hongrois, Poutine lui a finalement ordonné de se taire et de cesser de jouer au pitre (littéralement: Вы всегда делать клоун? Toujours à faire le pitre?) Certains sont allés jusqu’à raconter que Poutine a tacitement laissé entendre que s’il n’était un Chef d’Etat, il aurait personnellement usé de la coercition physique à huis-clos à l’encontre de Sarkozy mais je n’ai jamais pu avoir confirmation de cette information à partir de témoins non russes.

Pour celles et ceux qui l’ont un peu oublié, voici une définition du terme « pitre » telle qu’établie par le Centre National des ressources textuelles et lexicales: « Pitre: Bouffon qui fait la parade pour un spectacle de foire, de cirque, qui est chargé d’attirer par ses plaisanteries, ses facéties le public autour des tréteaux d’un charlatan… »

 

 

The Iran Agreement, More Nuclear Theatre

The planet is saved from the brink of war, we are told today. Everyone is weighing in, broken politicians, the walking dead of the geopolitical world hoping their inane observations on the obvious and meaningless might bring an iota of attention their way.

The whole thing is theatre.

There are the simple and inexorable facts, that Iran had halted its military uranium enrichment program in 2003, a fact long observed by both the IAEA and CIA. There has been nothing but agreement on that fact with two National Security Estimates, the first from 2007. From the New York Times, December 3, 2007:

‘A new assessment by American intelligence agencies made public Monday concludes that Iran halted its nuclear weapons program in 2003 and that the program remains on hold, contradicting an assessment two years ago that Tehran was working inexorably toward building a bomb.

The report seems likely to weaken international support for tougher sanctions against Iran and raise new questions about the credibility of the beleaguered American intelligence agencies, while reshaping the final year of the Bush administration, which has made halting Iran’s nuclear program a cornerstone of its foreign policy.

The assessment, a National Intelligence Estimate that represents the consensus view of all 16 American spy agencies, states that Tehran is most likely keeping its options open with respect to building a weapon, but that intelligence agencies “do not know whether it currently intends to develop nuclear weapons.”’

What we have to understand is that there had been no subsequent report from anywhere, not the CIA, not the IAEA, nothing at all indicating that anything contained in the original 2007 report was wrong, quite to the contrary.

Every piece of evidence presented since then not only backed up this report but indicated increasing openness on the part of Iran to disclose more aspects of a nuclear program that had already been under a very high level of inspection for some time.

What does this mean about the current agreement? Well, for sure there are domestic political issues in the United States. The agreement with Iran to save the world from a nuclear attack by a nation with no nuclear program and no nuclear weapons is certainly quite an accomplishment, right up there with the American and British cleansing of Iraq of their non-existent weapons of mass destruction.

Obama can now ride into the sunset having saved the world from weapons that never existed and for killing Osama bin Laden, long exposed as a prime CIA asset who actually died in 2001 after unsuccessful treatments for kidney disease at the Bethesda Naval Medical Center in Maryland, according to highest level sources.

What is the real aftermath likely to look like? First of all, if you are a hotel owner in Tehran, the already heavy influx of western business executives, Israeli’s included, that have taken Tehran by storm, will be dwarfed by what is to come.

You see, not only will sanctions open the door to oil trading, and in the process collapse world oil and gas markets, unless of course those markets have been rigged all along, but Iran has had assets frozen around the world. Billions will flow into Iran, money long owed to Iran. Being a friend of Iran will become much like being a friend of Saudi Arabia.

Toward this end, ISIS and those standing behind that organization, nominally Qatar, Saudi Arabia, Israel and Turkey, can expect major reverses.

The upcoming S300 air defense deliveries, putting Russia’s prestigious reputation behind securing Iran from Israeli and Saudi attack, should quell what have always been empty threats. Soon, Iran will have the air force it has not possessed since the days of the Shah.

With both Israel, Saudi Arabia and the Gulf states buying in on the F 35 or continuing to upgrade their F 15s, an export version of the Sukhoi T50, even “detuned,” would outperform anything in the region, a plane with range capable of dominating the region. Would Iran put an air umbrella or enforce a no fly zone over Yemen?

Another place to look is Hezbollah. Most experts agree that, were Turkey and Qatar, operating out of Hatay, to have secured a more durable foothold for their al Qaeda forces in Syria and were Saudi efforts to mount an offensive in both Bekaa, Lebanon and the Qalamoun –Zabadani region north of Damascus, Israel would have moved into Lebanon in attempt to avenge their 2006 defeat at the hands of Hezbollah.

With Hezbollah off terrorist lists and Iran capable of even more robust financial support for their chief ally, a number of steps can and likely will be taken that will alter the balance of power in the region. It has always been considered a major security risk for Israel were Hezbollah to have a robust air defense system. There is little question now that this will become a reality and that Israeli attempts to curtail installation of this purely defensive capability will be futile.

This will change everything, ending forever Israel’s “Nile to the Euphrates” dream of a “borderless state.”

Since that first report, back in 2007, 8 years have passed. With the potential power base of BRICs taking on Iran as a full partner and the Silk Road projects increasing economic focus on Iran, the Caspian Basin and the Caucasus regions, an inexorable power shift toward not just Tehran but the region as a whole is well in the works.

This will leave the next looming question the fate of the Kurdish people and how long Turkey as we know it, can continue to exist.

Gordon Duff

First appeared: http://journal-neo.org/2015/07/16/the-iran-agreement-more-nuclear-theatre/

Algérie: danger en vue…

Selon le quotidien algérien El-Khabar, un convoi de véhicules militaires de l’armée algérienne se dirigeant vers un poste d’observation situé à Tifrane, à 40 kilomètres de la localité de Tarik Ibn Ziad dans la province d’Aïn-Defla (l’Ouarsenis) est tombé la nuit dernière dans une terrible embuscade tendue par un groupe terroriste lourdement armé.

D’autres sources ont précisé que les membres du groupe terroriste, en nombre élevé, ont miné la route bordant la forêt menant vers un poste avancé de l’armée. Utilisant des mitrailleuses PKM (7.62X54R) et des lances-roquettes antichar RPG-7 ainsi que des bombes artisanales plantées sur le bord du chemin (semblables aux IED) dans une zone boisée, les assaillants ont cherché à anéantir le convoi. Les militaires algériens ont riposté mais ont enregistré la perte de plus d’une dizaine de soldats.

Le groupe terroriste activant entre Médéa (Titteri) et Aïn Defla s’est replié après l’accrochage, fuyant une force rapide de recherche-destruction et serait à présent encerclé.

A 20 kilomètres du lieu de l’attaque, une bombe actionnée à distance a détruit un véhicule civil empruntant un chemin de montagne. Le chauffeur du véhicule a survécu à l’explosion.

Moins d’une semaine après la diffusion par Daech en Syrie d’un enregistrement vidéo dans lequel deux membres algériens de l’organisation terroriste menacaient de porter la guerre en Algérie, dernière étape selon eux, avant de partir guerroyer en péninsule Ibérique, il semble que certains maquis de la guérilla islamiste des années 90 sont en train d’être réactivés et réapprovisionnés en armes provenant de Libye.

Le message vidéo de Daech à partir de sa “capitale” Al-Riqqa en Syrie orientale, aurait pu passer inaperçu tant il semblait anodin. Cependant, il contenait un message codé à l’attention de cellules dormantes situées en Algérie et ce n’est pas par hasard que les deux terroristes évoquèrent une allégeance à Daech de groupes terroristes à Skikda (ex-Philippeville) et l’un des principaux terminaux pétroliers du pays ainsi que le Sahara, le coeur de l’économie algérienne.

L’armée algérienne semble consciente du danger croissant aggravé par le départ en Irak et en Syrie de milliers de combattants tunisiens et l’effondrement étatique en Libye et au Mali où la situation demeure plus que chaotique. De source officielle, on indique que plus de 60 000 soldats algériens sont actuellement déployés aux frontières avec la Tunisie et la Libye et que plus de 32 000 autres sont déployés à l’extrême-Sud du pays. Pour corser le tout, une situation de tension à Ghardaïa a obligé l’armée de mobiliser une force d’attente de 4 000 hommes répartis dans des bases aériennes autour de la préfécture, objet d’une lutte souterraine très complexe au sommet du pouvoir. A cela s’ajoute l’imposant dispositif défensif stationné depuis des décennies face au Maroc. Tous ces déploiements  drainent les capacités d’un pays de 41 millions d’habitants et dont les ressources exploitées en hydrocarbures semblent en voie d’épuisement.

Mais que faire en cas de réactivation d’une dizaine de maquis dormants dans le Nord du pays, ayant cessé l’action armée grâce à de très importants subsides financiers accordés par l’Etat aux terroristes dans le cadre d’une politique d’amnistie que l’on pourrait qualifier de renoncement aux armes contre la garantie d’une ascension sociale grâce à l’argent?

L’armée semble avoir profondément analysé ce qui ce passe en Libye et en Syrie. Le choix du Yak-130 avec des spécifications sur commande le transformant en chasseur-bombardier léger, pouvant éluder une éventuelle zone d’exclusion aérienne et fort maniable semble loin d’être anodin. Le rôle des Aero L-39 Albatros de l’armée de l’air syrienne dans le conflit en Syrie a fini par peser sur certains choix stratégiques “optimaux”. Le choix des hélicoptères d’attaque également.

Durant les années 90, l’armée algérienne a été forcée de s’adapter à une guérilla qui ne semblait connaître aucun répit. Vers la fin du conflit, les forces aéroportées, les hélicoptères et les avions cargo militaires dominaient la scène et il n’était pas rare que des unités engagées dans des opérations de recherche-destruction (couramment appelées “ratissages” en Algérie) à l’extrême Est du pays, se retrouvaient à plus de 1000 kilomètres plus à l’Ouest dans la même journée ou en l’espace de quelques heures. Cette maîtrise de la projection aérienne fut illustrée des années plus tard par l’organisation en un temps record d’un pont aérien “spontané” reliant des villes algériennes au Soudan pour le transport d’une dizaine de milliers de supporters à l’occasion d’un match de football.

Mais le problème auquel fait face l’armée algérienne n’est pas tant Daech que l’oligarchie politico-financière ayant pu s’implanter et imposer ses vues sur les choix économiques et stratégiques du pays. De caractère compradore, elle a oeuvré pour un ultralibéralisme sauvage de la pire espèce en bradant tout ce qui pouvait l’être et en poursuivant un programme que les grands rapaces de la finance transnationale ne pouvaient désavouer (démantèlement de la marine marchande, encouragement de la corruption, choix politique d’interdire une industrie de constructions mécaniques en dehors du monopole, rapprochement avec le géant Monsanto, choix insensé de l’exploitation du gaz de schiste, substitution de l’économie réelle par une économie super rentière d’import-import au profit d’une oligarchie restreinte et enfin rapprochement simultané avec les milieux sionistes de gauche en France et des milieux d’affaires néoconservateurs ou de droite aux Etats-Unis) et les conséquences des politiques irrationnelles d’un gouvernement paraissant très loin des véritables préoccupations d’un pays de la taille de l’Algérie. C’est sur ce terrain précis que tentera de jouer Daech ou toute force hostile. La colère ou la désillusion  des populations ont toujours été un puissant levier. D’où l’urgence de rebâtir un leadership politique capable et efficace. Ce dont manque cruellement l’Algérie.

Paradoxalement, l’Algérie est le bouclier du Maroc et de la Tunisie face à Daech tel qu’il a été conçu, c’est-à-dire en tant qu’armée non-étatique capable de capturer et de gérer des territoires pris à des Etats-Nations.  Face à cette menace, aucun pays de la zone connue sous le sigle MENA ne semble à l’abri sauf si se forment des axes de résistance telles que ceux de l’axe Damas-Téhéran-Moscou. Pour cela, il faudra transcender L’autisme et l’esprit bunkériste des pays maghrébins ou cela se fera à leurs corps défendant car le danger est désormais en vue.

 

François Hollande, Israël et la bombe atomique

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté.
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Thierry Meyssan

Lien direct de l’article: Voltairenet

 


 

Notes:

[1] « Entretien de François Hollande pour la fête nationale », par François Hollande, Réseau Voltaire, 14 juillet 2015.

[2] “Revealed : the secrets of Israel’s nuclear arsenal”, The Sunday Times, October 5, 1986.

[3] « C’est parce qu’Israël détient la bombe atomique qu’il peut pratiquer sans crainte l’apartheid », par Silvia Cattori, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 14 octobre 2005.

[4] “The War Game, a controversial view of the current crisis in the Middle East”, Elsevier, 2002, no. 17, p. 52-53, 27 avril 2002.

[5] « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[6] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

Invictus

Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan/Le Mollah Omar, chef suprême de l'Emirat Islamique d'Afghanistan.
This is the second known picture of Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan. The new picture was published in Pakistan media outlets three days ago/Ceci est la seconde photographie connue du Mollah Omar, chef suprême de l’Emirat Islamique d’Afghanistan. Publiée il y a trois jours par l’ensemble de la presse pakistanaise.

On ne lui connaissait qu’une seule photographie, un vague cliché en noir et blanc où il apparaissait nettement plus jeune. Or voici que l’ensemble des médias pakistanais publient à la Une une seconde photographie-couleur- du Mollah Omar, chef suprême des Talibans d’Afghanistan et Commandant de la plus redoutable guérilla au monde.

Le moment semble avoir été choisi avec une minutie extrême par l’ISI (Inter Services Intelligence), les fameux renseignements pakistanais, pour la diffusion de cette photographie: de mystérieuses  négociations de paix entre des émissaires des Talibans Afghans et des représentants de la Haute Commission pour la Paix, un organe dédié mandaté par le gouvernement de Kaboul, se tiennent depuis une semaine à Murree, à 50 kilomètres au Nord-Est d’Islamabad. Des émissaires de Washington et de Pékin y assistent en tant qu’observateurs. Le problème est que personne ne savait avec certitude si le Chef suprême des Talibans a oui non donné son accord pour de telles négociations, étant donné que la légitimité des  émissaires se déclarant représenter le mouvement, dépêchés depuis le bureau des Talibans à Doha, Qatar, semblait rejetée par le haut conseil de commandement des Talibans, mettant en péril les efforts des acteurs régionaux en vue d’éviter un effondrement total du pouvoir de Kaboul. En publiant la photographie du chef charismatique et invaincu des Talibans, la presse pakistanaise rapporte que le Mollah Omar adoubait les négociations en cours et estimait que les émissaires présents y sont légitimes. Mais du côté des Talibans, c’est le silence radio ou presque puisque leurs forces se battent avec acharnement de Helmand à Kunduz sans le moindre répit. Nous sommes en face à une complexe opération psychologique de surface, éludant un autre processus de manipulation à double effet bien plus complexe.

La personnalité du Mollah Omar demeure fort mystérieuse. En guerre depuis 14 ans contre les armées des Etats-Unis d’Amérique, celles de l’ensemble des pays de l’Otan et les forces mercenaires de dizaines de pays comme l’Albanie, la Bulgarie, les Emirats Arabes Unies, la Jordanie ou la Turquie, il demeure invaincu et plus assuré que jamais de remporter la lutte. Tout le monde sait ici* que le retrait de proportions limitées des forces combattantes de l’ISAF et de l’OTAN-un remake presque identique au retrait Soviétique de 1989-a permis aux Talibans de capturer l’ensemble des bases évacuées par les forces étrangères, en dépit d’efforts presque surhumains déployés par les unités de l’ANA (Armée Nationale Afghane) pour ralentir l’avancée des rebelles.

Washington qui a perdu plus de 707 milliards de dollars USD dans cette guerre sans aucun objectif (et dont une bonne partie de ce pactole est allée alimenter les méga-circuits de la corruption au sein des opérateurs privés du complexe militaro-industriels et ses affiliés) paraît à court de solution. Le plan britannique prévoyant d’injecter l’Etat Islamique (Daech) près des bases de l’ISAF évacuées pour déclencher un nouveau conflit semble grippé.

Contrairement à Daech, les Talibans d’Afghanistan, bien que Sunnites, n’adhèrent nullement à l’idéologie Wahhabite et ont réussi à avoir des relations cordiales avec les minorités chiites et même à nouer des liens avec l’Iran. Le Mollah Omar a même transmis une lettre à Daech en Irak dans laquelle il rappelle que son mouvement ne s’est jamais ingéré dans les affaires du Levant ou d’Irak, qu’il ne reconnaissait pas les modalités de désignation d’un Calife à Bagdad et  qu’il est la seule puissance souveraine en Afghanistan. A deux reprises, Daech a tenté de se mesurer militairement aux Talibans; d’abord dans la province occidentale de Farah puis à Jalalabad dans l’extrême Est non loin de la ligne Durand. Le résultat fut sans appel: les forces de Daech, équipées d’un materiel flambant neuf, ont failli être anéanties jusqu’au dernier par des Talibans aguerris et ayant déjà subi toute la panoplie de l’armement US, y compris NBC (nucléaire, biologique et chimique)

Depuis les combats de Jalalabad dans le Nungarhar, les éléments de Daech ont remis leurs armes et se sont investis dans l’aide aux villages démunis, dans une nouvelle stratégie visant à conquérir les populations rurales.

Le gouvenement du président Ashraf Ghani est conscient que seule l’intégration des Talibans dans le processus politique et éventuellement son association dans la formation d’un gouvernement d’union nationale pourrait conjurer une effondrement des structures politiques mises en place sous l’occupation. Le Mollah Omar a déjà posé ses conditions: Aucun accord de cessez-le-feu au préalable avant le retrait de l’ensemble des forces militaires étrangères d’Afghanistan ainsi que tous les coopérants techniques.

En dépit d’une armée de 380 000 hommes, Kaboul demeure plus que jamais convaincu que le Mollah Omar est désormais incontournable. La Chine, l’Iran, le Pakistan et la Russie pensent exactement la même chose. Les américains ont fini par s’y résigner, en maudissant ceux qui les ont mis dans la plus grande nasse de leur histoire.

C’est dire qu’ils n’ont absolument rien retenu  de l’histoire de ce pays d’Asie centrale, fossoyeur de tant d’empires…

 


 

*Votre serviteur s’apprête à quitter cette région du monde.

 

 

 

Guerre en Syrie: l’armée syrienne repousse une solide offensive blindée rebelle sur Derâa

Derâa (Syrie méridionale): les unités de l’armée régumière syrienne défendant la ville de Derâa ont pu mettre en échec trois tentatives d’assaut consécutives des forces de  l’armée de la conquête composées de 33 unités évoluant sur cinq axes.

Première bataille de chars: utilisant des chars T-55, T-62 ainsi que quelques T-72 et évoluant en provenance du Nord de la Jordanie, les forces rebelles ont été prises à partie par les chars T-72S des unités blindées syriennes. La bataille de chars qui s’en est suivie a duré plus de trois heures. La plupart des chars rebelles ont été mis hors de combat. 11 chars rebelles ont été détruits par des obus-flèches (APFSDS: Armour Piercing Fin-Stabilized Discarding Sabot) tirés d’une distance à inférieure à 4000 mètres par les canons à âme lisse des chars de l’armée syrienne tandis qu’une vingtaine d’autres chars rebelles ont été déchiquetés par les missiles antichar tirés par des soldats des unités de l’infanterie mécanisée.

Des chars de l’armée régulière ont été détruits par des missiles TOW rebelles.

Il ne fait plus aucun doute que l’opération « Tempête du Sud » déclenchée par l’état-major rebelle installé dans une salle de commandement conjointe sise en Jordanie, s’avère être un fiasco pour Washington et Ryad. Plus de 269 rebelles ont trouvé la mort devant les remparts de Derâa en trois jours.

Berceau présumé de ce que les rebelles et leurs alliés occidentaux et arabes appellent « la révolution syrienne », la ville de Derâa est défendue par l’armée syrienne depuis plus de quatre années consécutives.

Connaissant bien le terrain, l’armée syrienne a pu contrer une dizaine d’assauts majeurs sur cette province-dont les trois offensives rebelles survenus cette semaine. Ce qui a conduit les chefs rebelles à s’accuser mutuellement de trahison et d’intelligence avec les « forces du régime ».  Cet échange d’accusations entre les chefs des groupes rebelles s’est vite transformé en un échange d’obus et autres roquettes. Jusqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, des affrontements féroces opposent des factions rivales de l’armée rebelle en retrait des environs de Derâa.

Le mécontentement des rebelles à l’égard de « ceux qui se cachent dans des bureaux climatisés » en Jordanie tout en les envoyant au casse-pipe, ne cesse de croître. Certains commandants rebelles sont exaspérés de l’attitude des conseillers militaires US et britanniques (et autres de la coalition), préférant gérer le champ de bataille derrière des écrans d’ordinateurs bien au frais en Jordanie sans se soucier des lourdes pertes accusées parmi les rebelles à chaque opération.

Obus-flèche BK-14M avec son sabot.
Obus-flèche BK-14M avec son sabot. Poids du projectile: 19.8 kgs. Vitesse initiale: 905 m/seconde.

Guerre en Syrie: SITREP du 07/07/2015

Sitrep/Strategika 51/ 07072015/ 0314Z

Syrie/Zabadani———Voir carte.

Adoptant une nouvelle stratégie pour répondre à la révolution tactique des différents groupes rebelles en Syrie, dont la coalition dénommée « Armée de la conquête », les forces armées syriennes continuent à consolider leurs avancées sur l’axe stratégique du Qalamoun, commandant les confins syro-libanais, avec pour enjeu l’interdiction des lignes d’approvisionnement en hommes et matériel rebelles, la sauvegarde des communications avec le Liban et plus particulièrement la logistique et les communications du Hezbollah libanais entre les deux théâtres. Enfin, circonscrire une propagation des combats ou une irruption rebelle au Liban.

La ville de Zabadani, une localité de 40 000 habitants relevant du Gouvernorat de la grande périphérie de Damas, située au Sud-Ouest de la Syrie à la frontière avec le Liban, occupée par l’armée du Front Ennosra (Al-Qaida renforcée et militarisée) depuis janvier 2012, est devenue l’objet d’une solide offensive syrienne.

L’Avancée des unités syriennes, soutenues par les unités spéciales du Hezbollah Libanais à partir des axes Ouest et Sud a été facilitée par l’artillerie et l’aviation. Des troupes de choc syrienne se sont inflitré derrière les lignes rebelles.

Les informations en provenance du terrain confirment l’effondrement des défenses rebelles et repli des principaux groupes.

Les combats se focalisent actuellement au centre de la localité à moins de 200 mètres de l’hôtel de ville sis à une altitude de 1100 mètres au dessus du niveau de la mer. Les forces combinées font face à une guérilla urbaine caractérisée par une présence affirmée de snipers, l’usage intensif de roquettes antichars contre les véhicules blindés d’infanterie mécanisée BMP et l’emploi des forces spéciales lesquelles doivent avancée dans une zone urbanisée difficile parsemée de pièges et de mines.

Quelques temps avant l’avancée des troupes au sol, l’aviation syrienne a procédé à des lâchers de bombes et de roquettes en plein agglomération densément urbanisée.

La recapture de la ville par l’armée syrienne est presque acquise.

La prise de la localité de Zabadani permettra à l’armée syrienne de:

Renforcer le contrôle du Qalamoun et des confins syro-libanais;

Etendre la zone de contrôle sur la plaine de Zabadani donnant sur les plaines de Homs à l’Est en Syrie centrale (selon un axe Nord-Sud) et mettre cette zone à la portée de l’artillerie syrienne;
Fortification du troisième cercle défensif de la région de Damas et l’axe menant de Djebel El-Cheick à Quneïtra.

Gouvernorat de Homs:

Plus à l’Est, dans le gouvernorat de Homs, les unités de l’armée syrienne sont violemment accrochées par une coalition de groupes armées dont les forces d’Ennosra, notamment autour de la localité de Talbissa. Des rebelles ont réussi à saboter un gazoduc alimentant le Sud-Ouest de la Syrie dans la région de Firkliss, à l’Est de Homs. Le feu fait toujours rage et les éléments du Génie de l’armée syrienne ne parviennent toujours pas à investir les lieux.

Idlib:

Des hélicoptères de l’armée syrienne ont lâché des barils thermobariques sur la localité de Kafr-Aouid et de Mozra dans la région de Zaouia ainsi qu’autour de la base militaire aérienne d’Abu-Dhuhur, encerclée par d’importantes forces rebelles.

Derâa (Sud):

Combats continuels sur l’ensemble des axes de la province. Intervention d’unités spéciales syrienne au Nord de Qunaïtra et raids aériens sur Derâa. Information sur l’élimination de conseillers militaires étrangers au sein des troupes de l’armée de la Conquête (armée rebelle constitué par un conglomérat de douze milices rebelles et dont la salle des opérations est sise en Jordanie)

Décès de Tarek Aziz, ex-Vice Premier ministre irakien

Une des figures de l’Irak de Saddamm Hussein, Tarek Aziz, de son vrai nom Mikhaïl Yohanna, est décédé le 05 juin 2015 en détention dans un hôpital de la ville d’Al-Naciria en Irak suite à de graves complications cardiaques. Il était âgé de 79 ans.

De confression chrétienne d’Orient, Tarek Aziz s’est rendu aux forces d’occupation américaine fin avril 2003. Il a occupé les postes de ministre de l’information, de Vice-Premier ministre (1979-2003) et ministre des Affaires étrangères (1983-1991) sous les différents gouvernements irakiens durant la présidence de Saddam Hussein.

En mars 2009, il est condamné par un tribunal irakien au terme d’un procès d’opérette à 15 années de réclusion pour « crimes contre l’humanité » sur son rôle présumé dans l’exécution de 42 gros spéculateurs et usuriers de la pègre financière irakienne en 1992. A l’époque, en plein embargo international, le gouvernement irakien menait une guerre sans merci contre les spéculateurs et ceux que l’on qualifiait de « saboteurs de l’économie ».

Le 26 octobre 2010, une autre cour irakienne condamne Tarek Aziz et deux autres ex-hauts responsables irakiens à la peine capitale par pendaison pour leur rôle présumé dans la « suppression de partis religieux » et la répression qui s’était abattue sur un parti Chiite après une tentative d’assassinat de Saddam Hussein à Dijjil en 1982, en pleine guerre avec l’Iran de la Révolution Islamique.

Homme d’une intelligence exceptionnelle, diplomate jusqu’au bout et appartenant à une vieille famille issue d’une des plus anciennes minorités chrétiennes au monde, Tarek Aziz a été livré par les américains aux pires factions extrémistes d’une secte chiite. Son fils Ziad n’a pas été informé de son décès et les nombreuses chaînes de télévion irakiennes ont délibérément ignoré l’information.

Diplomatie: Envoyer l’armée d’abord et réfléchir ensuite…toujours

De par sa situation géographique, le Yémen a une importance non négligeable. Surtout pour l’Arabie Saoudite, mais aussi pour tous les navires empruntant le canal de Suez. Si le pays venait à basculer dans ce que Riyad appelle le côté obscur de l’Islam – le chiisme – sûr que le ciel ne manquerait de tomber sur la tête des princes saoudiens. Pour éviter cela, l’Arabie Saoudite a décidé; de façon quasi unilatérale; d’apporter son soutient au pouvoir en place et de lancer une campagne de bombardements des positions rebelles (auquel s’est allié l’ancien président Salah).

Mais voilà, même si Riyad à relancé et obtenue l’idée d’une force armée des États Arabes, la mise en place de celle-ci ne sera pas opérationnelle avant quelques semaines, au mieux, sinon vers la fin de l’année. Et malgré l’emploi de munitions par wagons entiers, les rebelles Houthis continuent d’avancer et de menacer Aden, la capitale du Sud.

même si l’Arabie Saoudite a envoyé sur le terrain quelques forces spéciales, la tâche est bien trop grande pour un seul pays. Seule solution pour Riyad, demander une assistance militaire, mais pas à n’importe qui, à Islamabad. Le fait que les princes saoudiens fassent une demande aux dirigeants pakistanais n’est pas une action irréfléchie, loin s’en faut. Ce n’est un secret pour personne que l’Arabie Saoudite emploie un nombre assez conséquent de mercenaires pakistanais dans son armée; de plus, Islamabad ne fait pas partie de la Ligue Arabe, ni même des pays observateurs, ce qui pourrait éviter des tergiversations diplomatiques sans fin.

Enfin, le Pakistan est voisin de l’Iran; grand ennemi de l’Arabie Saoudite – et nouvellement auréolé d’une certaine gloire depuis la signature de l’accord sur le nucléaire (accord qui laisse le peuple plus que dubitatif*) – et je suppose qu’Islamabad sert de diplomate non officiel entre Téhéran et Riyad. La Turquie aussi semble faire partie des tractations.

En effet, Mardi, le président turc – Recep Tayyip Erdogan – devrait se rendre à Téhéran pour une visite officielle. Au lendemain de ce déplacement, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, est attendu à Islamabad afin de discuter de la situation au Yémen. Et quelques jours plus tard, Nawaz Sharif (pakistanais) sera en visite à Ankara.

Cependant, si on réfléchit un tant soit peu, cette demande pourrait mettre à mal les tractations entre l’Iran, le Pakistan et la Turquie. Le maillon faible, dans cette histoire étant Téhéran, bien entendu. Surtout que l’assistance demandée ne porte pas que sur des munitions; Riyad demande, ni plus ni moins, que des troupes au sol, des avions et des navires militaires. quand on connait les achats annuels d’armes de l’Arabie Saoudite, une telle demande fait un peu sourire. A moins que la lutte contre les Houthis s’éternise…

*Dans l’accord sur le nucléaire iranien, ce qui étonne le plus les observateurs est le fait que les sanctions économiques pourraient être levées. Bien entendu, si cela venait à arriver Téhéran rouvrirait les vannes des oléoducs, dans un marché où l’offre excède la demande laissant le prix du baril au plus bas depuis presque un an maintenant. Et ça, une partie du peuple iranien l’a bien compris…

La ceinture et les bretelles

Pour certains dirigeants musulmans, notamment au Moyen-Orient, il existe trois risques majeurs d’être renversés:
1- Une intervention étrangère;
2- Des hordes de terroristes qui viendraient camper sous leurs fenêtres (compatible avec le N°1);
3- Le peuple qui se rebelle, pour de bonnes raisons ou pour répondre aux désirs du N°1.

Bashar al-Assad en connait un rayon puisqu’il est lui-même sous le coup de ces trois fléaux. Certains présidents démocratiquement élus (pour reprendre une expression chère aux dirigeant occidentaux) n’ont pas eu le temps de défaire leurs valises et sont passés à la trappe. C’est le cas pour les chefs d’état issus des Frères Musulmans. Tous sauf un, mais il est vrai qu’à l’époque ou ses homologues se faisaient détrôner il n’était que Premier ministre; je veux, bien entendu, parler de Tayyep Recep Erdogan.

Après avoir consciencieusement préparé son élection à la tête de la Turquie – le palais présidentiel n’étant que la partie visible de l’iceberg – le dirigeant turc n’a pas l’intention de lâcher le pouvoir aussi rapidement que ses anciens homologues. A ce titre, il a pris soin de ne froisser personne. Ouvrant ses frontières aux extrémistes sensés libérer la Syrie, il a aussi autorisé l’OTAN à déployer ses missiles Patriot sur son territoire (sous couvert d’une éventuelle attaque syrienne), et laisser les navires US se ravitailler et réparer dans les ports de la mer Noire. Cette liste étant, vous vous en doutez, non exhaustive; puisque je ne parle pas des troupes de renseignements occidentales réparties le long de la frontière avec la Syrie, ni même des coups de main que l’armée turque a donné, de temps en temps, aux rebelles lorsque ceux-ci se trouvaient en fâcheuse posture.

Les deux premiers risques étant momentanément écartés, Erdogan s’attaque donc au peuple. On ne sait jamais, un accident étant vite arrivé, le dirigeant turc juge plus sage de réfréner les velléités de liberté que pourraient avoir ses citoyens. Car les troubles ne sont pas rares en Turquie; les manifestations étudiantes de 2013, celles des mineurs il y a un an; toutes violemment réprimées par le régime ont laissées des traces. Si la guerre en Syrie à permis à l’ancien Premier ministre d’atteindre le pouvoir suprême (en jouant sur la sécurité, mais en ventant aussi le plein emploi; un peu comme le feraient des candidats occidentaux), il n’oublie pas que si une solution venait à être trouvée pour régler ce conflit, le peuple pourrait bien lui demander des comptes. D’autant plus que la question kurde n’est toujours pas réglée…

Pire, la Turquie a un système parlementaire et lorsque l’on veut devenir tout puissant une seule option s’offre à vous: passer à un régime présidentiel, ce qui vous laisse beaucoup plus de libertés. Pour cela, Erdogan doit réformer la constitution. Cependant, avant toute refonte il faudra attendre le résultat des élections législatives du 7 juin prochain et surtout Erdogan et son parti – l’AKP (Parti de la justice et du développement) – devront posséder au moins les deux tiers des 550 sièges du parlement. Mais la rue pourrait ne pas être d’accord avec cette réforme…

Aucun souci, Erdogan a pensé à tout. Il vient de faire voter par les députés turc une version raccourcie du projet de loi très controversé de sécurité intérieure du gouvernement incluant les principales mesures destinées à renforcer les pouvoirs de la police.
Le texte voté permet aux policiers de fouiller domiciles ou véhicules sur la base de simples soupçons ou de retenir des suspects en garde à vue pendant quarante-huit heures, contre vingt-quatre auparavant, sans supervision d’un magistrat. Il punit aussi de quatre ans de prison les manifestants porteurs de cocktails Molotov ou de feux d’artifice.

Il autorise également les policiers à utiliser leurs armes à feu contre les porteurs de cocktail Molotov et interdit aux manifestants de cacher leur visage, sous peine de cinq ans de prison.

Avec ça, les manifestants sont prévenus. Des manifestations oui, à la rigueur; mais la chienlit, non!
Au fond, avec cette loi liberticide, Erdogan rejoint le groupe des dirigeants à la limite de la dictature. Et dire qu’il montre du doigt Bashar al-Assad depuis le début de la guerre syrienne.
Une déclinaison de la parabole de la paille et de la poutre, certainement…

Syrie : Comme un vent nouveau…

Lorsque John Kerry a annoncé, il y a quelques jours, que la fin du conflit en Syrie passait par un dialogue avec Bashar al-Assad; je suis resté dubitatif, pour le moins. Je n’ai pas osé y croire, les coups tordus dans cette guerre ont été si nombreux et si vils que j’y voyais plutôt une sorte de piège. J’attendais donc la suite, l’information qui pourrait me faire espérer… Et aujourd’hui je suis tombé sur deux infos, plus ou moins complémentaires.

La première émane de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) et reprend une nouvelle de la télévision officielle : « Au moins 12 personnes ont été tuées et 30 blessées lundi par des obus tirés par les rebelles sur des zones contrôlées par les forces gouvernementales à Alep. »
Certes, l’OSDH n’est pas ce qui se fait de mieux en matière de pertinence des informations, mais ce qui peut paraître étonnant c’est le fait qu’elle reprenne une info de la chaine de télévision officielle. Plus stupéfiant encore, ladite info tire à boulets rouge sur la rébellion. Bon, l’OSDH ne donne pas de nom. Mais il faut quand même saluer le geste qui consiste à dénoncer la rébellion comme étant responsable d’atrocités et de tirs de roquettes en aveugle; après cinq années à agonir le régime pour les mêmes crimes, c’est une nouveauté.

Plus fort encore, la deuxième dépêche nous vient tout droit de New-York et est signée Human Rights Watch (HRW); ONG présente sur tous les conflits où les USA ont un intérêt quelconque. La voici : « Des groupes d’opposition attaquent sans distinction des civils ». Et, cerise sur le gâteau, parmi les groupe rebelles dénoncés (Front al-Nosra, Daech) figure la très officielle Armée Syrienne Libre (ASL pour les intimes).
Diantre! La rébellion numéro un, celle-là même qui a les faveurs des occidentaux, celle qui – il y a encore quelques mois (avant l’apparition de l’EI) – trustait toutes les aides létales ou non, celle dont les dirigeants passaient leur temps dans avions qui les transportaient aux quatre coins du monde afin de réclamer plus de moyens financiers et surtout humains… Bref, LA Rébellion, avec un « R » majuscule.

Mais au juste, de quoi est accusé l’ASL? D’avoir tué des civils dans le but de créer la terreur, et ce à l’aide de voitures piégées. Mais pas n’importe où, uniquement dans des zones dont l’armée syrienne (la vrai) était absente. Du terrorisme de bas étage…

Je tiens quand même à vous rassurer, HRW n’est pas devenu pro Assad – pas encore, mais si Barack Obama ou John Kerry le leur demandaient, cela pourrait arriver – il n’empêche que la rébellion en prend pour son grade; car d’après l’ONG : « Nous assistons à une véritable course à l’abîme avec des rebelles qui s’alignent sur la cruauté des forces gouvernementales« . Gouvernement coupable (toujours selon HRW) de bombardements aveugles, d’actes de torture et d’utilisation d’armes chimiques, encore et toujours…

Je peux me tromper (des évènements pas toujours heureux m’ont tenu éloignés de mon clavier durant quelques semaines (mois?), j’espère que vous me pardonnerez…), mais je vois une sorte de vent de changement qui passe sur les médias. Car après tout, après avoir soutenu pendant des années que l’homme à abattre était Bashar al-Assad, il faut bien que le citoyen moyen soit au courant – à partir d’aujourd’hui – que le président syrien fait partie du paysage géopolitique, comme Vladimir Poutine, et que même si on ne l’aime pas il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur et négocier avec lui…

PS. En parcourant le site de l’OSDH, je suis tombé sur ceci : « About 2000 including women and children, killed and wounded in 6 months of coalition air strikes » (Environ 2000 personnes, femmes et enfants compris, ont été tués et/ou blessés durant les six mois de frappes aériennes de la coalition)
La question est de savoir si ces victimes sont comptabilisées parmi les plus de deux cent mille morts de la guerre syrienne.

Syrie: la logique rationnelle de Washington contre l’irrationalité de Londres et de Paris

L’annonce par le Secrétaire d’Etat US John Kerry sur la nécessité de dialoguer avec le président syrien Bashar Al-Assad est un aboutissement logique et par dessus tout la consécration des efforts inlassables fournis par des centaines d’officiels américains anonymes et patriotes croyant dur comme fer qu’il est possible de contrer l’influence sioniste et de l’expurger du processus d’élaboration et de prise de décision en matière de politique étrangère US (Decision-Making and Decision-Taking Processes)

Des mois avant l’annonce de John Kerry, la plupart ds analystes US éloignés de l’influence israélienne et travaillant sur la Syrie sont arrivés à la conclusion selon laquelle il serait hautement préférable d’éviter un effondrement des structures de l’Etat syrien afin d’éviter une situation totalement chaotique susceptible d’échapper à tout contrôle. L’arrogance monstrueuse dont ont fait preuve les israéliens envers les Etats-Unis d’Amérique, notamment à travers leur premier ministre Benyamin Netanyahu, le peu de discrétion dont ont fait preuve leurs soldats en s’affichant ouvertement avec les terroristes d’El-Nosra devant les caméras ou encore l’obssession de leurs politiciens à vouloir humilier Washington ont mis à nu un allié « stratégique » fort  instable, peu loyal, ingrat et dangereux.

A l’opposé de l’ouverture d’esprit qui a toujours caractérisé les Américains, Londres et Paris persistent à faire de l’excès de zèle vis à vis du sionisme mondial. Les déclarations officielles des britanniques et des français sont depuis un certain temps totalement illogiques, éloignées des réalités et empreintes d’un certain ridicule concernant des questions comme la Syrie ou l’Ukraine.

Pour la Grande-Bretagne, cela pourrait se comprendre vu l’histoire du démantèlement de l’Etat britannique. Pour la France, le cas semble s’être aggravé par l’arrivée d’un certain Nicolas Sarkozy avant d’être consacré par les errements idéologiques d’une gauche sioniste d’une virulence inouïe en plein déni du principe de réalité. Dans tous les cas, le jeu continue…

Irak: des chasseurs-bombardiers non identifiés bombardent des positions de l’armée irakienne à Al-Anbar

D’après des informations publiques, des chasseurs-bombardiers non identifiés ont bombardé aujourd’hui une dizaine de position de l’armée et des milices irakiennes dans la province d’Al-Anbar (Ouest)  alors qu’une coalition formée par des milices encadrées par l’Iran tente de reprendre les territoires conquis par Daech dans la province de Salaheddine.

Les unités irakiennes visées par des missiles Air-Sol et des roquettes font partie du dispositif offensif géré par les stratéges des Gardes de la Révolution iranienne afin de reprendre Mossoul des mains de Daech et tenter de rompre le continuum de cette organisation en Syrie orientale.

L’espace aérien irakien est survolé ces derniers mois par des dizaines d’appareils de combat appartenant à au moins huit pays. Outre l’aviation iranienne et celles de la coalition internationale menée par les Etats-Unis d’Amérique participant à une campagne de bombardement anti-Daech, des avions de combat syriens, turcs et jordaniens ont fréquemment pénétré en Irak pour y effectuer des raids ponctuels sur des objectifs croisés.

La Syrie utilise des chars T-80 dans sa bataille pour le contrôle du Golan et de la ligne de démarcation avec Israël

Jamais l’armée syrienne n’a jeté tout son poids dans une bataille aussi décisive que celle en cours dans la province de Deraa. Prinicpal enjeu: la reprise des territoires capturés par le Front d’Ennosra dans le Golan syrien et la rupture du soutien israélien aux groupes de la rébellion syrienne.

Les unités de la IIIe et de la Ve Divisions blindées de l’armée syrienne, accompagnées par des unités de la VIIe Division d’infanterie mécanisée et du 100e Régiment d’artillerie de la Garde Républicaine, soutenues par les unités spécialisées du  Hezbollah libanais et des unités d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne tentent d’éliminer de manière définitive le territoire tampon crée par Ennosra entre les territoires sous contrôle syrien et les territoires sous contrôle israélien.

Le front Ennosra issu de l’ancienne Al-Qaïda est fortement soutenu par l’armée israélienne, laquelle n’avait pas hésité à lui fournir un appui feu et un soutien logistique à plusieurs reprises durant les derniers dix-huit mois.

L’Iran dont l’implication militaire s’étend de plus en plus dans la région a clairement mis en garde Tel-Aviv que toute nouvelle tentative de fournir un appui feu direct à El-Nossra pourrait entraîner une intervention plus massive des troupes iraniennes en Syrie.

Sur le terrain, aux côtés des chars T-55 et T-72 M, l’armée syrienne vient d’utiliser des dizaines de chars T-80 B dont l’armée syrienne n’avait jamais fait l’acquisition mais lesquels pourraient avoir été livrés en urgence par la Russie pour remplacer les pertes subies durant le conflit. Cependant, il s’avère que de plus en plus d’unités blindées de l’armée syrienne sont en train de remplacer le T-72 M par le T-80 B, une alternative mieux équipée.

La vaste opération militaire menée par Damas avec l’aide des forces iraniennes dans le Sud de la Syrie coïncide avec l’entrée en force des forces iraniennes en Irak contre Daech, notamment à Tikrit, terre natale de l’ex-Président irakien Saddam Hussein, dans la province de Salaheddine et c’est grâce aux iraniens que les milices irakiennes ont pu reprendre du terrain à Daech.

Israël a commis la plus grave erreur stratégique de toute son histoire

Il semble que Tel-Aviv vient de commettre ce qui s’apparente à la plus grave erreur stratégique de son histoire avec l’attaque perpétrée à Qunaïtra dans la partie du Golan sous contrôle syrien au cours de laquelle ont péri des hauts cadres du Hezbollah et un général iranien.

De manière totalement inattendue, l’attaque israélienne contre des hauts cadres du Hezbollah en Syrie a provoqué un rapprochement historique entre le Hamas et le Hezbollah et la fusion de ce dernier dans la profondeur stratégique syro-iranienne. Soit une unification de l’ensemble des fronts de la frontière égyptienne jusqu’aux monts Taurus et de la mer Méditérranée jusqu’à Téhéran.

La Visite de Fahd Jassem Freij, le ministre syrien de la défense, à Qunaïtra est un fait hautement inhabituel et intervient à un moment crucial dans la guerre en cours dans l’ensemble du Moyen-Orient. Le déplacement d’un faucon parmi les faucons de Damas en plein Golan a suscité une très forte colère en Israël.

Israël a vivement condamné la visite du ministre syrien de la Défense au Golan, que les médias officiels syriens ont décrit comme une visite d’inspection au « FRONT SUD » face à « l’entité terroriste d’Israël ». Le ministre syrien en treillis de combat n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en appelant les troupes syriennes, lesquelles combattent depuis bientôt quatre années des centaines d’organisations terroristes soutenus par des pays étrangers à « redoubler d’efforts pour combattre les groupes takfiristes terroristes et leur principal sponsor et allié, l’Etat terroriste d’Israël ».

De source sûre, Damas est en train de renforcer le dispositif de défense méridional face à son ennemi israélien où ont toujours été positionnées les meilleures unités de l’armée syrienne. Depuis 1973, la Syrie est en guerre technique avec Israël et ce dernier n’a pu arrêter alors une offensive syrienne sur le plateau du Golan qu’en usant de la menace nucléaire.

Fait impensable il y a trois ans, le Hamas palestinien vient de renouer avec le Hezbollah et la Syrie. L’aile militaire du mouvement Hamas, dont les combattants ont pu tenir tête à une très brutale offensive israélienne sur l’enclave assiégée de Gaza en juillet et août 2014, a déclaré non seulement son soutien au Hezbollah mais sa coordination totale avec le mouvement libanais et la Syrie en cas de guerre avec Israël. La reprise des relations entre le Hamas et la Syrie, rompues lors du début de la guerre en Syrie et l’implication de certains combattants palestiniens aux côtés des rebelles syriens a été un des grands objectifs d’Israël.

L’intégration de l’ensemble des forces d’élite du Hezbollah et de l’armée syrienne est achevée et des experts s’accordent à dire que la Syrie et le Liban feront front commun face à toute attaque israélienne. D’ailleurs l’un des objectifs des cadres du Hezbollah et des officiers iraniens au Golan était de former une nouvelle organisation populaire armée à l’instar de celle du mouvement libanais au Sud-Liban au Golan et de forcer les israéliens à évacuer le plateau comme ils ont été forcés d’évacuer le Liban Sud en 2000.

A Téhéran, l’heure est aux représailles intelligentes. L’axe stratégique Damas-Téhéran-Hezbollah semble déterminé à reprendre le plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967 et annexé illégalement en 1981. Le Hamas palestinien a affirmé depuis Gaza qu’il soutiendrait toute action en ce sens.

Les iraniens privilégient à cette fin une approche très assymétrique semblable à celle, réussie, des comités de défense du Donbass en Ukraine ou à celles des milices de défense populaire en Irak et à Kobané en Syrie.

La perte par les israéliens du plateau très stratégique du Golan signifie à terme la fin d’Israël. Une panique soudaine s’est emparée des israéliens et même les américains semblent exaspérés par leurs attitudes jugées puériles et surtout « ingrates ». Les critiques américaines devront s’accroître car le gouvernement de guerre de Netanyahu est en train d’accumuler non seulement des bévues de toutes sortes mais désormais des erreurs stratégiques fatales.

La géopolitique pour les nuls

Aux États-Unis, le peuple peut se reposer sur CNN et Fox News pour se tenir informer, en France, nous avons BFMTV et même si cette chaine n’est pas aussi conséquente que ses consœurs nord-américaines, elle devient incontournable pour ceux qui ont un message à faire passer. Et BFMTV ne recule devant rien pour faire de l’audience, allant même jusqu’à téléphoner aux ennemis publics numéro un du moment – les frères Kouachi, responsables du massacre commis à Charlie Hebdo.

Chérif Kouachi (affilié à Al-Qaïda au Yémen) a pu s’expliquer sur son geste. Ainsi, il a expliqué avoir voulu venger le prophète Mahomet, objet des caricatures de « Charlie Hebdo », et a réfuté avoir tué des « civils », accusant les Occidentaux de tuer des femmes et des enfants en Irak, en Afghanistan et en Syrie.

De son côté, Amedy Coulibaly, auteur de la tuerie commise en même temps que celle du journal satirique, a lui téléphoné à la chaine d’informations – juste avant l’assaut des forces de l’ordre. Il aurait déclaré: « On s’est synchronisé (avec les frères Kouachi) pour faire les opérations. On s’est synchronisé pour le départ, cela veut dire qu’eux ont commencé par ‘Charlie Hebdo’ et moi j’ai commencé par les policiers ».

Il a ajouté avoir pris des otages pour défendre les musulmans opprimés notamment en Palestine, et a justifié le choix d’un magasin casher parce qu’il ciblait des juifs. Selon BFM TV, il a précisé avoir reçu des instructions de l’EI et a affirmé qu’il y avait « quatre morts » dans la supérette, un bilan confirmé après l’assaut.

Donc, si j’ai bien tout compris, l’État Islamique se bat contre les sionistes (c’est sans doute pour endormir la vigilance de Tsahal qu’ils ont envahi l’Irak et la Syrie, et que leur but ultime n’est pas de faire tomber les gouvernements de Bagdad et de Damas, mais bel et bien d’envahir Israël, en passant par le Golan); et Al-Qaïda sa bat contre les Occidentaux qui tuent femmes et enfants au Moyen-Orient (zut! Moi qui pensais que c’était justement les hommes d’Al-Qaïda qui massacraient des civils en Syrie).

Pour ceux d’entre-vous qui connaissent notre vision de la politique internationale, ces propos sont totalement ineptes. Mais dites-vous bien que la majorité de la population n’aura pas d’autre son de cloche, et que la seule information qu’ils retiendront est que les Musulmans sont dangereux, la preuve, non seulement ils s’attaquent à un symbole (!) de la liberté d’expression de la France, mais en plus ils tuent des juifs innocents… Et comme ils se réfèrent à Al-Qaïda, à la Syrie et à l’EI, il n’y a qu’une réponse possible: Il faut libérer Damas!

Treize années d’occupation, jusqu’à 130 000 hommes déployés, 50 nations présentes, plus de 4 000 morts… Pour rien!

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Le dimanche 28 Décembre, l’OTAN a fait ses adieux à l’Afghanistan. Enfin, ses adieux, pas tout à fait, puisque 12 500 hommes vont rester sur place pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes. Mais au-delà de la propagande distillée par les Médias occidentaux, la situation sur place n’a guère évoluée.

Lors du lancement de la guerre en Afghanistan par les USA et leurs alliés (en 2001, suite aux attentats du 11 Septembre), l’objectif était de libérer le pays des Talibans. Si le début du conflit a vu des victoires rapides et nombreuses de la part de l’Occident, la suite a été nettement moins glorieuse; et pour cause, l’Afghanistan fait partie de ces pays où les armées extérieures s’y cassent les dents. Les Talibans eux-mêmes n’ont jamais réussi à conquérir l’ensemble du territoire.

D’ailleurs, un peu plus de treize ans après la « reconquête » l’objectif tant recherché n’a toujours pas été atteint. Même si les Talibans ne gouvernent plus, ils font néanmoins régner un régime de terreur sur l’ensemble du territoire. Pire, la sécurisation tant vantée des principales villes n’est qu’une illusion, comme le montre les récents attentats qui ont marqué ces derniers mois. Pour vous donner un ordre d’idées, l’armée afghane et la police ont perdu plus d’homme durant les dix premiers mois de cette année, que la coalition occidentale depuis le début de la guerre.

Certes, les Talibans ne sont plus tout à fait aussi nombreux qu’avant, mais ils ont su modifier leur tactique, et se sont spécialisés dans la guérilla et la résistance armée – comme bon nombre de groupes armés dans le monde lorsqu’ils sont en lutte contre un ennemi plus nombreux et mieux armé.

Quant aux femmes afghanes, dont le sort – interdiction de fréquenter les écoles et les universités, interdiction de travailler, et port de la burka (voile intégral recouvrant tout le corps) avait ému l’ensemble du monde, si elles ont retrouvé un semblant de liberté, elles ne sont pas aussi indépendantes que les médias main stream veulent bien nous le faire croire. Car si les Talibans ne sont plus à la tête du pays, la peur qu’ils ont instillé et qu’ils entretiennent à coup d’attentats n’est pas prête de disparaître.

La doctrine occidentale peut se résumer à ceci: Je suis venu, j’ai vu, j’ai brouillé les cartes et je suis reparti…

Détente?

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Peut-on, sans crainte du ridicule, vouer aux gémonies une nation toute entière, et dans le même temps se tourner vers cette même nation afin de sauver la sienne? A n’en pas douter, certains philosophes pourraient en écrire tout un chapitre, mais je vais tenter de faire plus court.

L’Ukraine, car il s’agit bien de ce pays, est en proie à une pénurie de charbon. Ce charbon a trois utilités aussi importantes l’une que l’autre:
1- approvisionner les centrales électriques,
2- approvisionner les chauffages urbains,
3- acheter la paix sociale.

Tout est partie d’une loi votée par le parlement de Kiev et qui déclare criminel tout achat de marchandises et/ou de services aux provinces autonomes de Donetsk et Louhansk, petit souci, le charbon utilisé dans les centrales ukrainiennes provient de ces deux régions; donc, impossible d’en acheter. Et l’hiver est là…

Dans un élan de compassion, Moscou vient de proposer aux dirigeants pro-occidental de Kiev de leur vendre la précieuse marchandise. Cette initiative est à mettre au crédit du président russe lui-même. D’après son porte-paroles – Dmitri Peskov – Vladimir Poutine a parlé d’un geste de bonne volonté, ajoutant que la Russie n’exigerait pas de paiement préalable. « Poutine a pris la décision d’entamer les livraisons en raison de l’urgence de la situation (…) et malgré l’absence de pré paiement »

La livraison porte d’ors et déjà sur 500 000T/mois et pourrait doubler en cas d’accord durable. A n’en pas douter les dirigeants ukrainiens vont sauter sur l’occasion – au mois jusqu’au dégel – et lâcheront peut-être un peu de lest. Il est aussi à noter que cette transaction a été officialisée le lendemain d’un échange de prisonniers entre Kiev et les séparatistes de l’Est; 145 militaires ukrainiens ont été échangés contre 222 rebelles, le plus gros échange depuis le début des hostilités.

Lors de la Guerre Froide, deux épisodes ont été qualifiés de « Détente ». Le premier débuta après la crise de Cuba (1963) et prit fin avec les prémices de la guerre d’Afghanistan (1979); le deuxième commença avec l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev à la tête du Kremlin en 1985 et vit la chute de l’URSS (1991).
Vladimir Poutine serait-il en train d’instaurer une troisième « détente » au sein de cette Guerre Froide 2.0? Mais surtout, l’Occident saura-t-il saisir la balle au bond? Pas certain. Quand à Kiev, je ne me fais aucunes illusions; coincé entre le bloc atlantiste et le peuple (qui pourrait demander des comptes aux dirigeants nouvellement élus en cas de pénurie effective de charbon), Porochenko et ses ministres n’ont pas fini de jouer aux girouettes; d’autant plus qu’il y a quelques semaines de ça, le président ukrainien exprimait sa volonté de posséder la plus grande armée d’Europe – en plus d’intégrer l’OTAN…

Nucléaire iranien, une excuse comme une autre…

Une excuse, voilà ce qu’est pour moi la « crise » occidentalo-iranienne à propos du nucléaire. Pour ceux qui auraient raté un épisode, cela fait quelques années que les USA, Israël, et tous leurs alliés (France, Angleterre…) cherchent à tout prix à déposséder Téhéran de son nucléaire civil. La raison invoqué est la possibilité pour l’Iran de parvenir à fabriquer des armes atomiques – remarquez au passage, que pour une fois, l’expression « Arme de destruction massive » n’a pas été utilisée – ce qui selon eux équivaudrait à laisser un enfant jouer avec un AK-47.

Bien que le Guide suprême religieux iranien ( l’Ayatollah Ali Khamenei) se défende de vouloir posséder le feu nucléaire, rien n’y fait, les pays occidentaux ne veulent rien entendre. Les iraniens doivent produire de l’électricité avec du charbon, du pétrole, des éoliennes ou alors en pédalant dans les caves, mais en aucun cas, ils ne doivent avoir de centrales nucléaires sur leur territoire même si elle était commandée à une entreprise occidentale. Par contre, les pays du Golfe, Arabie Saoudite en tête, peuvent en construire autant qu’ils le veulent, nonobstant le fait que ce sont eux qui fournissent les armes aux rebelles de tout poil qui ravagent le Moyen-Orient.

Ce n’est pas tant l’impossibilité pour Téhéran de produire de l’électricité à moindre coût qui pose problème ici, mais bel et bien l’embargo imposé par l’occident. L’interdiction d’exporter du pétrole ou du gaz a mis à genoux l’économie iranienne; la pénurie de médicaments n’arrange pas les choses, non plus; et tout ça pour quoi? Pour rien! Juste pour faire plaisir à Tel-Aviv.

Car depuis quelques mois, des négociations ont lieu, régulièrement, entre l’occident et l’Iran. Ces réunions dites à 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de trouver une solution, mais c’est peine perdue. La Russie et la Chine faisant corps avec l’Iran, les USA, la France et l’Angleterre appliquant les ordres d’Israël, il n’y a guère que l’Allemagne qui tire son épingle du jeu en vendant son armement à chaque participant…

Il y a eu des progrès notables, surtout depuis l’élection du nouveau président iranien, un peu moins matamore que l’ancien, plus réfléchi, et surtout plus posé. Une partie de l’embargo avait été levé, et il semblait que l’on se dirigeait vers une solution. Mais voilà, lors de la dernière réunion, rien de bien intéressant n’est ressorti. Pourtant, les pays occidentaux commençaient à faire du pied à l’Iran, doucement, sous la table afin de compter sur l’appui aérien pour la lutte contre Daech; car il ne faudrait pas oublier que Téhéran a été le premier pays frontalier à bombarder les sites détenus par l’EIIL en Irak, en Syrie aussi, et cela dès le mois de Juillet. Et pourtant, rien…

Heureusement, le fin mot de l’histoire nous vient de Washington où c’est tenu le Saban Forum sur le Proche-Orient. Lors de cette réunion, un enregistrement du premier ministre israélien à été diffusé, et nous en savons donc plus sur ce qui c’est passé là-bas:

Israël a joué un rôle clé pour éviter un mauvais accord entre les grandes puissances et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran le mois dernier.
(…)
(Notre) voix ainsi que nos inquiétudes ont joué un rôle décisif pour éviter un mauvais accord.
(…)
Un tel accord aurait véritablement permis à l’Iran d’être au seuil de devenir une puissance nucléaire.
(…)
Le but d’Israël ést à présent de travailler à un accord qui démantèlerait toute capacité de Téhéran de fabriquer des armes.

Vous noterez qu’il n’est pas fait mention du type d’armes, ce qui laisse une assez grande liberté d’interprétation. Quand on sait que le lancé de caillou est interdit en Israël, les carrières pourraient elles aussi être bombardées…
Mais le problème n’est pas là, non, il se situe aux États-Unis où le Congrès pourrait voter une loi qui imposerait des sanctions conditionnelles contre Téhéran, ce qui aurait pour effet immédiat (je cite l’administration US): « De faire capoter la voie diplomatique… »

Que reste t-il lorsque la voie diplomatique est une impasse?
Une excuse… Une excuse minable pour faire tomber un pays de plus dans le chaos…

Du pétrole, comme s’il en pleuvait

L’information ne vous a certainement pas échappée, le prix du baril de brut (WTI pour les USA et Brent pour la Mer du Nord) est en chute libre. Si cela ne peut que réjouir les consommateurs que nous sommes – même si la répercussion de la baisse à la pompe ne suit pas la même courbe que celle de la bourse – cette donne risque de changer pas mal de choses sur le plan géopolitique/stratégique.

L’effondrement des courts a débuté au mois de juin, en cause une surproduction d’or noir. Si les experts ont pointé du doigt le ralentissement de l’économie mondiale ou la production toujours plus importante de pétrole non conventionnel (schiste aux USA, sables bitumineux au Canada), la cause semble être plus simple: la manipulation des marchés.

Certes l’économie mondiale n’est pas au mieux de sa forme, et un baril à 100$ n’est pas ce qui se fait de mieux pour la relancer; mais cela ne date pas d’hier, d’ailleurs le prix du baril de brent n’est pas descendu sous cette cotation depuis presque quatre ans. D’un autre côté, certains se réjouissaient de ce prix, les pays producteurs de pétrole.

On pense immédiatement à l’OPEP, mais les USA, la Russie et les autres nations non membres de l’Organisation de Pays Exportateurs de Pétrole se frottaient les mains, eux aussi. Les États-Unis y voyaient une aubaine afin de pouvoir produire leur pétrole et gaz de schiste – dont le prix d’extraction se situe aux alentours de 85$/baril – idem pour le Canada et Moscou vendait son gaz à l’Europe.

Les économistes ont retenu leur souffle, la semaine dernière, lorsque l’OPEP s’est réuni pour statuer sur le futur. Et là, coup de théâtre! les pays membres ne toucheront pas à la production, qui restera donc au même niveau qu’elle est en ce moment. Ce qui semblerait signifier que cela arrange tout le monde. Pas si sûr! Alors que l’Arabie Saoudite envisageait, il y a quelques mois, un baril à 200$, elle fait désormais machine arrière et n’est pas loin de vanter les mérites d’un prix avoisinant les 70$. Étonnant, surtout que les pétromonarchies du Golfe ont basé leur politique sur l’Or noir. Elles ont, par la même occasion, acheté la paix sociale – un peuple (tout du moins, une certaine classe sociale) qui vit dans l’opulence ne pense pas à se rebeller… On pourrait presque parler de suicide politique, surtout avec les idées propagées par l’EIIL et qui pourraient trouver un terrain fertile dans les régions désertiques du Golfe.
Et il en va de même dans bon nombre de pays, principalement les pays producteurs qui subventionnent le prix à la pompe (Algérie, Venezuela…). Il est à noter que depuis quelques mois, des pays producteurs ont fait machine arrière et vendent l’essence à son prix, parmi eux, l’Égypte, le Maroc et dernièrement l’Indonésie.

Nous voici donc avec une production égale, une consommation en berne – due au fait que les consommateurs que nous sommes ont modifiés leurs habitudes de déplacement (en cause le prix des carburants et la crise économique de 2008) et surtout à une économie mondiale qui tourne au ralenti – tout en sachant que certains pays ne sont plus en course (l’Irak, la Libye…) et que si leurs productions devaient revenir à leurs anciens niveaux, cela ne ferait qu’accentuer la chute des courts.

D’aucuns pensent que l’on assiste à une attaque en règle du gaz de schiste US par l’Arabie-Saoudite, mais je suis perplexe. Si cela était vrai, ce serait comme de vouloir jouer à la roulette russe (avec un automatique, de surcroit), et je ne connais pas beaucoup de dirigeants qui seraient prêt à sacrifier son pays juste pour enfoncer un concurrent…

Une autre possibilité serait que le pays visé soit la Russie. En plus des sanctions économiques qui l’étranglent déjà, attaquer sa plus grosse richesse reviendrait à la mettre à genoux, mais les contrats juteux nouvellement signés avec la Chine (400 milliards de Dollars pour le dernier, sur 25 ans), et surtout le fait que Moscou se détourne un peu plus de jour en jour de l’Europe pour se focaliser sur l’Asie font que cette possibilité est douteuse.

La possibilité du Peak Oil (pic pétrolier, terme désignant le sommet de la courbe de production d’un puits, d’un champ pétrolier ou d’une région de production) a elle aussi était envisagée. Cependant, même si certains puits se tarissent plus vite que prévu, je ne pense pas que l’on en soit déjà arrivé là.

Reste que la baisse du prix du baril pourrait servir les majors pétrolières; en effet, à la fin du XIXième siècle, aux Etats-Unis, John D. Rockefeller – fondateur de la Standard Oil – avait mis en place une technique économique agressive qui consistait à faire baisser les prix, mettant les petits producteurs sur la paille et assainissant ainsi le marché du pétrole et de son raffinage. D’ailleurs, une majorité des majors pétrolières ont fait machine arrière et ont suspendu, sinon arrêté, les forages les moins rentables ou la prospection si dispendieuse; sans compter les licenciements et les restructurations internes.

Sinon, il est possible que nous assistions à une tentative mondiale afin de relancer ce qu’il reste d’industrie, de commerce, et d’économie…

Des musées de Crimée poursuivent les Pays-Bas pour séquestration illégale de trésors archéologique

Des musées de Crimée ont décidé d’ester en justice un musée d’Amsterdam qui a décidé de ne pas restituer des trésors archéologiques prêtés pour une exposition.

La décision du musée en question, Allard Pierson, est loin d’être neutre ou autonome mais dictée tout en s’inscrivant dans le cadre d’une vaste politique de représailles menée par les Pays-Bas contre la Russie sur fond de guerre de barbouzes et de coups bas plus ou moins ébruités.

Moins hystériques et paranoïaques envers la Russie que les pays baltes, la Pologne ou la Suède, les Pays-Bas sont engagés dans le cadre de l’Otan dans une drôle de confrontation avec la Russie. Passage à tabac de diplomates par des « inconnus », vol à l’arraché visant des officiels, braquages, tentatives d’homicide à la voiture fantôme, espionnage tout azimuts, gel d’avoirs bancaires, expulsion d’enfants d’officiels, sabotages et au final accusations à l’encontre de Moscou d’être derrière le crash du vol MH17 de Malaysian Airlines au dessus de l’Ukraine ont fini par tendre les relations entre les deux pays au plus haut point. Ceci avant la séquestration en plein jour de trésors archéologiques de Crimée, donc techniquement russes. Inutile de dire qu’un retour de manivelle est attendu côté russe. Reste à savoir où et sous quelle forme.

La valse à trois temps continue.

Des organisations terroristes en Libye brouillent les télécommunications en Algérie, en Egypte et en Tunisie

Selon un journal algérien, des organisations terroristes en Libye auraient mis la main sur des des équipements destinés à la guerre électronique et auraient réussi à brouiller les télécommunications civiles et militaires de régions frontalières avec l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie.

La même source cite que des régions adjacentes de la frontière libyenne dans le Sud Algérien auraient connu une très forte perturbation des réseaux de téléphonie mobile ces derniers temps.

Des médias égyptiens rapportent que des perturbations des télécommunications civiles et militaires auraient été signalés dans les régions frontalières avec la Cyrénaïque.

Ces informations paraissent alors que des avions de combat non toujours identifiés bombardent l’aéroport international Mitiga de Tripoli où ils auraient détruit des avions de ligne au sol appartenant à la compagnie aérienne Air Afrique et qu’un avion libyen de type Beechcraft ayant quitté en catastrophe Tripoli vers les frontières algériennes aurait été intercepté par les défenses anti-aériennes algériennes. Peu d’informations sont disponibles sur cette affaire qui soulève de nombreuses interprétations.

Par ailleurs, pour la première fois, les groupes terroristes retranchés au Mont Chaambi en Tunisie occidentale, ont tenté de brouiller les communications militaires de l’armée tunisienne. Preuve s’il en est qu’il reçoivent toujours des équipements malgré un double blocus imposé par l’armée tunisienne et l’armée algérienne de l’autre côté de la frontière.

Grande offensive aérienne syrienne sur Al-Raqqa

Au même moment où dans un geste très fort, le Président Russe Vladimir Poutine recevait pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie Walid Al-Mouallem, le ministre syrien des Affaires étrangères, l’aviation syrienne a déclenché l’une des ses plus grandes opérations de cette guerre en procédant à une véritable offensive aérienne sur Al-Raqqa, capitale de l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (DAECH), y causant des dégâts considérables.

« Nous reviendrons! » C’est pas ses mots que le dernier commandant de la base aérienne d’Al-Raqqa, tombée aux mains des rebelles radicaux avait quitté son quartier général sous un déluge de roquettes et d’obus. La chute de la base aérienne d’Al-Raqqa a coûté la vie à plus de 320 soldats syriens et causé la perte de plus de 17 appareils de combat dont trois chasseurs que l’EIIL a tenté d’utiliser.

Les raids aériens de l’aviation syrienne se sont concentrés sur la périphérie industrielle Nord d’Al-Raqqa où l’organisation de DAECH tente de se constituer une industrie militaire.

Diverses sources dont le très controversé Observatoire syrien des Droits de l’homme (OSDH) basé à Londres ont évoqué la mort de plus de 95 personnes au cours de ces raids.

D’après nos sources, les chasseurs-bombardiers syriens ont utilisé pour la première fois de nouvelles munitions guidées au Laser et ont fait face à des tirs de DCA (canons de 23 et de 30 MM) ainsi qu’à plusieurs salves de missiles Sol-Air de faible portée.

Les frappes ont détruit des anciennes usines d’engrais chimiques et d’ateliers de construction métallique que les combattants de DAECH tentaient de convertir en usines de roquettes ou de missiles.

Sur le plan politique, la rencontre de Poutine avec Al-Mouallem en présence de l’homologue de ce dernier Serguei Lavrov s’est fait à huis clos et rien n’a filtré des discussions entre les deux hommes. Cependant, Damas ne cache pas son souhait de voir Moscou accélérer les livraisons de certains systèmes d’armes et plus particulièrement les missiles SAM de la famille des S-300.

Moscou pour sa part semble contre-attaquer sur tous les fronts et paraît déterminé à soutenir son allié syrien, en guerre contre ses ennemis régionaux, d’autant plus que son principal adversaire, l’Arabie Saoudite, cherche à déséquilibrer les prix du pétrole brut au sein de l’OPEP dans le cadre d’une vieille politique dictée par Washington afin de faire saborder les économies de puissances hostiles ou tout simplement potentiellement rivales.

L’ère de la débilité programmée

Les médias aux ordres semblent avoir reçu un mot d’ordre pour évoquer d’une seule voix et uniformément des thématiques liées à celle que l’on appelle « le genre » ou à la sous-idéologie du féminisme radical déformé à des fins de domination sociale par une certaine élite jusqu’à ressembler au sionisme et au nazisme. Normal diriez-vous, et pourtant cette démarche basée sur des manifestations conjoncturelles ne serait pas du tout innocente et serait en fait une offensive généralisée contre ce qui est perçu comme les valeurs rétrogrades défendues par les « méchants » de ce monde (toujours les mêmes: les Russes de Poutine, les Musulmans non-alignés, les paysans européens récalcitrants, le Vatican, etc.) que le marché « libre » tente d’assujétir à l’idéologie dominante et hégémonique quitte à provoquer une autre guerre mondiale.

Il y a eu l’épisode grotesque et ubuesque de l’utilisation politicienne et idéologique d’une/un « Conchita Würtz » associé à un puissant outil de débilisation des masses qu’est devenu depuis longtemps le divertissement télévisé. Cela aurait pu passer inaperçu. Mais le geste est devenu politique lorsqu’il s’est inscrit dans une logique de confrontation avec la Russie pour la simple raison que son président s’attache encore à quelques concepts étranges aux yeux des nouveaux grands prêtres d’Ammon du marché transnational: les valeurs familiales traditionnelles…Une hérésie que le marché ne pardonne pas depuis qu’il s’est avéré qu’une masse d’individus déculturés, aliénés et isolés constituaient de meilleurs consommateurs soumis et constants qu’une famille. Par ailleurs cette dernière, dans sa configuration patriarcale est toujours susceptible de produire une société guerrière, donc forcément de la résistance au joug invisible sous prétexte de liberté totalitaire. Ce qu’il faut à tout prix éliminer. Après avoir tenté de tuer Dieu pour lui substituer Mammon même sous forme de Bitcoin, voilà qu’ils assassinent le père sans aucune alternative de remplacement fiable.

Même rengaine avec certaines thématique relatives à la situation des femmes dans le monde. Hormis l’histoire naturelle ou pas de l’évolution des fesses de Kim Kardashian, faisant la promotion de la chosification du corps féminin bien mieux que toutes les formes d’oppression réelles ou imaginaires faites aux femmes, on abat en flammes un scientifique pour avoir porté une chemise jugée sexiste et l’on remet du réchauffé sans vraiment étudier sérieusement la situation réelle et on ne peut plus catastrophique des femmes sous le règne du marché dans les pays les plus nantis. Pas la peine d’évoquer celles qui vivent dans le reste du monde mis à part pour outrer un ou deux bons samaritains. Par contre, plein de sujets futiles propices à la polémique stérile. Ce que recherchent par dessus tout les médias aux ordres pour amuser la gallerie et polariser certains. Toujours en ligne de mire, les « méchants » désignés…

A bien des égards, nous vivons en plein scénario d’un roman de Science-fiction de la trempe d’un auteur comme Philip K. Dick avec son « Simulacre ».

Byzantisme pédant et pesant. Pendant ce temps la Chine s’active et sait que le moindre faux pas lui coûtera non pas sa survie mais son existence en tant que nation millénaire. Cela rappelle un précédant historique: Le 29 mai 1453, les troupes ottomanes prenaient d’assaut Constantinople pendant que les faux érudits byzantins se disputaient sur le sexe des anges…

Il y a eu une ère que l’on a baptisé-pompeusement-des lumières. Maintenant une chose est sûre, on est à l’ère des débilités.

Chine: un collier d’îlots portes-avions…

Comme nous l’avons déjà annoncé ici, la République populaire de Chine serait en train de mettre sur pied une armée parallèle bien mieux équipée que son armée régulière, l’Armée de Libération chinoise. Cette dernière n’est pas en reste puisque Pékin a décidé de multiplier le nombre d’unités de montagne ainsi que celles spécialisées dans les opérations amphibies. On évoque également une immense base secrète de sous-marins mais rien ne filtre à ce sujet.

Cependant, le fait le plus étrange dans la démarche chinoise demeure sa capacité à élaborer des solutions alternatives. En manque de porte-avions, Pékin est en train de construire des îlots dotés de pistes d’atterrissage et de radars.

Artificiels ou naturels, une dizaine d’îlots sont déjà de facto de véritables portes-avions chinois en Mer de Chine Méridionale.

Rien ne saurait illustrer mieux la stratégie du collier de perles de Pékin que ces îlots sur lesquels atterrissent et décollent des avions militaires chinois en permanence.

Certains médias occidentaux hostiles à la Chine ont beau avoir une nette et constante tendance à sous-estimer ou à mépriser la puissance militaire chinoise mais le fait demeure que l’empire du milieu a bien plus de ressources qu’il n’en laisse paraître. D’autant plus que Pékin, lequel a fourni des efforts économiques et financiers colossaux afin de rendre l’économie US interdépendante de son économie ne se fait aucune illusion stratégique possible sur les objectifs ultimes du camp va-t-en guerre à Washington.

Mare Nostrum des clandestins ou comment la mer méditerranée est devenue l’enfer bleu

On en parle peu ou pas beaucoup. La plupart des médias évitent d’évoquer le sujet et certains pays comme l’Italie ou la Grèce sont totalement dépassés et tentent avec les moyens de bord de faire face à la déferlante subite qui s’abat sur leurs côtes depuis la disparition de la Libye en tant qu’Etat fin 2011. Il semble que l’impact de ce que l’on appelé pompeusement le printemps arabe risque d’être très chèrement payé par l’Europe.

D’une ampleur inégalée dans l’histoire moderne, des milliers d’immigrants clandestins venus d’Afrique mais surtout d’Asie ont profité du vacuum crée au lendemain de l’effondrement de la Libye sous les coups de l’Otan pour déferler sur la rive méridionale d’une Europe transformée en super-forteresse. C’est du jamais vu selon les gardes côtes italiens qui ne cachent plus leur colère et ras-le-bol.

Le nombre de migrants morts noyés en mer méditerrannée s’est multiplié par un facteur de 23 entre 2010 et 2013 et encore est-il sous-estimé. En moyenne plus de 1700 personnes quittent le littoral libyen par jour en période de beau temps…Avant, la marine libyenne faisait mine d’arrêter le flux au delà d’une certaine limite et parfois allait jusqu’à user de moyens de dissuasion assez spectaculaires. Mais après 2011, rien ne s’oppose aux mafias de passeurs de clandestins en mer, activité érigé en économie parallèle par les milices armées sévissant en Libye.

Par dépit, les autorités italiennnes du Sud de la péninsule ont commencé dès 2012 à libérer les clandestins regroupés dans des centres de détention administrative à condition de quitter l’Italie dans un délai de 72 heures. Un officiel italien en charge du dossier a fini par dire tout haut ce que l’ensemble de ses collègues pensent tout bas: « Après tout, c’est Sarkozy et Cameron qui sont responsables de cette catastrophe, qu’ils aillent [les migrants] chez eux! [en France et en Grande Bretagne] »

Du coup, même si Rome jure par tous les saints du contraire-aide de l’Union Européenne oblige-les services de sécurité italiens se montrent d’un laxisme total envers ces migrants de l’enfer bleu, à condition que ces derniers quittent au plus vite leur territoire vers les autres pays européens.

Un autre flux se déverse sur la Grèce, la Crète et Chypre. Profitant que la crise économique ayant gravement affecté la Grèce, des dizaines milliers de migrants clandestins y ont débarqué non sans provoquer quelques heurts. Chypre pour sa part reçoit un flux nouveau induit par la guerre en Syrie. On notera avec intérêt la réussite du passage sur cette île de petits chalutiers de pêche palestiniens en provenance de l’enclave assiégée de Gaza malgré le blocus maritime israélien.

Face à l’aggravation de ce phénomène, Bruxelles suivie par l’ensemble des capitales européennes ferment les yeux. Dommages collatéraux qu’il faudra assumer. Seul Rome se plaint haut et fort mais accusé d’exagérer la menace à des fins peu avouables, il a fini par laisser faire. Berlin, Londres ou Paris se contentant de durcir jusqu’à l’absurde leurs politique d’octroi de visas d’entrée aux ressortissants hors Union Européenne. Seule exception et elle est notable: les barbus à l’apparence islamiste semblent avoir les faveurs des fonctionnaires de l’Union et surtout de ceux du Foreign Office de Londres ou du ministère Allemand des Affaires étrangères. On ne sait jamais, de la matière première peut toujours servir. D’ailleurs, l’Etat Islamique ou Daech n’aurait jamais été enviseagable sans des années de « bienveillance » britannique.

Il n’en demeure pas moins que des centaines de barques ou d’autres embarcations de fortune coulent quotidiennement en mer méditerranée. Souvent sous le regard impuissant des gardes-côtes espagnols, italiens ou grecs. Ce n’est pas le cas de la Royal Navy laquelle s’est caractérisée par une impassibilité criminelle dans au moins deux cas.

L’européen moyen semble avoir beaucoup de difficultés à imaginer l’ampleur des bouleversements socio-économiques et politiques ayant affecté les périphéries de l’Europe en tant que construction. Il s’attache souvent et mordicus à une vision surannée et dépassée d’une immigration traditionnelle alors que ce n’est plus le cas. On est bien devant un phénomène inédit de nature plus violente. Car si la plupart des migrants fuient la disparition de leurs mondes respectifs, certains tendent à adopter un comportement de survie extrême susceptible d’aboutir à une forme de violence nouvelle. En témoigne cette scène irréaliste survenue il y a une année à Tarente en Italie méridionale: des centaines de clandestins paisiblement établis dans la région depuis des années ont du fuir devant la poussée d’une nouvelle vague d’immigrants clandestins, venus par voie maritime, évoluant en bandes et usant d’une violence extrême. Ces derniers sont vites exploités par des centaines d’organisations criminelles activant en Europe.

Au lieu d’oeuvrer à aboutir à une solution à ce problème, l’Europe se plaît à s’inventer des peurs et à focaliser sur le phénomène (star) hyper-médiatisé de Daech, lequel est à la géopolitique ce que la télé-réalité est au film documentaire. Jusqu’à quand poursuivra t-on cette politique de l’autruche digne d’un roman de science-fiction? Bienvenue dans le mare nostrum de l’enfer bleu!

Des lasers de combat opérationnels ou le syndrome d’Archimède

Après l’annonce faite par la Chine concernant la mise en service d’un système d’arme au Laser capacble de neutraliser des drones ennemis, les Etats-Unis viennent de rendre public le fait qu’ils disposent au Golfe arabo-persique d’un système d’arme Laser opérationnel embarqué à bord d’unité de surface spécialisées dans la guerre amphibie.

Selon les informations que le Pentagone a bien voulu distiller autour de ce système d’arme au Laser, il serait composé de plusieurs émetteurs pouvant focaliser sur une seule cible, besoin faisant…

Ne vous emballez trop vite, on en est pas encore à la guerre des étoiles et bien que les technologies mises en oeuvre dans ces processus soient assez développées, il n’en demeure pas moins que ces deux systèmes n’ont pas encore été éprouvés dans les conditions extrêmes et impondérable d’une combat réel.

La Chine a déjà testé des Lasers à haute énergie sur des satellites US et il n’est pas rare que des satellites-espion US survolant secrètement des parties du territoire de l’empire du Milieu à une altitude de 300 kilomètres soient soudainement aveuglés par une multitude de rayons Laser en provenance du sol.

On soupçonne également que les Etats-Unis aient eu recours à des armes Laser ou à des rayonnements à haute énergie pour neutraliser des tirs de fusées, notamment en Corée du Nord ou pour induire une dizaine d’accidents d’avions. Sans preuve jusqu’à présent.

Dans certains pays comme en Afghanistan, au Pakistan et en Syrie par exemple, des insurgés ou des terroristes utilisent des Lasers commerciaux pour aveugler des avions en cours de décollage ou d’atterrissage.

Au cours de la seconde guerre du Golfe, l’armée US a tenté d’utiliser des Lasers aveuglants causant une cécité plus ou moins irréversibles aux soldats irakiens et de fait, on estime qu’entre 18 000 et 26 000 militaires irakiens auraient perdu la vue à cause de cet usage répréhensible proscrit par le droit de la guerre.

Le Golfe arabo-persique est l’une des régions les plus stratégiques au monde puisque c’est par cette région que transitent l’une des plus grandes routes d’approvisionnement en énergies fossiles. Le golfe est le théâtre d’un affrontement qui ne dit pas son nom entre deux blocs régionaux antagonistes, d’un côté les pays du Conseil de Coopération du Golfe disposant du parapluie US et de l’autre, de l’Iran soutenue par la Russie et la Chine.

La prochaine guerre qui s’annonce aura t-elle lieu à coup de Lasers silencieux? Peu sûr mais ce qui est certain est qu’elle ne se fera pas au lance-pierre…

Grosso modo, l’idée du système d’arme Laser embarqué à bord de l’USS Ponce n’est pourtant pas aussi nouvelle que ça. Vers 213 avant Jésus-Christ, Archimède aurait employé un dispositif thermo-solaire inconnu pour incendier la flotte Romaine durant le siège de Syracuse, un des épisodes de la seconde guerre Punique, le conflit mondial de l’époque.

Faut croire que l’histoire a une fâcheuse tendance à se répéter sous d’autres formes…

Syrie: en attendant le Denarius Auri, l’armée syrienne se prépare au pire

A côté de la réintroduction annoncée par Daech du Denarius Auri ou du Dinar-or à partir d’Irak, l’armée syrienne tente de se préparer à une très mauvaise surprise que pourraient lui réserver l’ONU ou le régime de Washington.

Un communiqué officiel de Damas ne dit pas autre chose et l’on sait depuis un mois que la syrie cherche à multiplier ses approvisionnements en armes et surtout de nouveaux systèmes d’armes aptes à induire un changement tactique majeur.

Sur le terrain, l’armée syrienne fait ce qu’elle peut. En face, les groupes armés se multiplient et l’on arrive plus à les dénombrer. La rébellion classique s’est dissoute dans un océan de milices armées en guerre les unes avec les autres.

Le rapprochement factice entre Daech et la pseudo Al-Qaida vise dans ce contexte à unifier un front de combat et à se réserver l’exclusivité du combat contre le régime syrien.

Cependant, l’armée syrienne ne lâche pas prise. Notamment près du littoral et de la capitale où se concentre le gros de la population du pays.

Des soldats de l'armée syrienne se protégeant derrière un char T-72 lors d'une offensive sur un fief rebelle sis en zone péri-urbaine. La durée de vie des chars de combat dans le conflit syrien est en nette diminution malgré les modifications apportés aux blindages.
Des soldats de l’armée syrien se protégeant derrière un char de bataille lors d’une offensive sur un fief rebelle sis en zone péri-urbaine. La durée de vie des chars de combat dans le conflit syrien est en nette diminution malgré les modifications apportés aux blindages.

Daech ou le syndrome des ciseaux noirs

Les processus de création de nouveaux Etats sont trop nombreux et diversifiés pour que l’on puisse en faire une sorte de taxinomie ici. Cependant, force est constater que les efforts en grande partie exogènes visant à transformer ou à faire muter une organisaton terroriste en Etat, plus précisément au Levant, ne sont pas sans précédants dans la région.

Plus clairement, la tentative et les méthodes usitées pour faire ériger l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech) en Etat ressemble à celles ayant conduit à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

En guerre contre l’Irak, l’Iran et la Syrie sans compter le Hezbollah libanais (notez bien que ce sont les membres du fameux axe géostratégique formée autour de Téhéran), Daech se porterait tellement bien sur le plan financier qu’il envisage de battre sa propre monnaie…

Oubliez les petites frappes aériennes de Washington (85% des raids) et des ses alliés (le reste ou ls restes dont la fameuse petite incursion française pour viser un pick-up Toyota), oubliez les milices gauchistes kurdes lesquelles semblent vivre en plein milieu de 20e siècle, voici venu le temps des milliardaires de Daech. Indubitablement, l’argent n’ayant aucune odeur, appelle l’argent.

On sera point étonné si l’on rendait public le fait que des financiers de cette organisation terroriste hors-normes, classée comme la plus riche des organisations terroristes de tous les temps si l’on exclue les anciennes organisations terroristes de la Hagana et de l’Irgoun, aient des facilités bancaires auprès de banques sises à Frankfürt ou à Londres…

Théorie du complot? C’est plutôt le complot de la théorie. Car les faits eux indiquent que le Moyen-Orient est en train d’être redessiné avec de très grands ciseaux noirs corbeau…Syndrome hors-catégorie susceptible de s’étendre comme une tâche d’huile ou plutôt comme un jeu de dominos vicié…

Libye: des terroristes avec des avions de combat?

Des informations concordantes indiquent que des membres de groupes armés ayant prêté une allégeance formelle à l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et Levant s’entraîneraient sur des avions de combat de fabrication russe dans l’Est de la Libye.

De vieux Mikoyan-Gurevitch Mig-21 (« Fishbed ») et au moins un Mikoyan-Gurevitch Mig-23 (« Flogger ») seraient entre les mains de radicaux extrémistes en Libye.

Les renseignements égyptiens sont pour le moins effarés par de telles informations. Pour rappel, des éléments de l’armée égyptiennes couvert par des avions de combat d’un pays du Golfe arabo-persique ont contribué à la reprise de quatre sites militaires près de Benghazi (Cyrénaïque) au profit des forces du général Khalifa Hefter.

Le Sud de la Libye est entre l’influence de différents groupes armés antagonistes dont le plus résilient semble être celui du chef de guerre algérien Mokhtar Benmokhtar. Celui-ci aurait, selon plusieurs indications, prếté allégeance à Daech après une réunion fort houleuse de chefs terroristes à Derna à l’Est de Benghazi il y a de cela trois mois.

L’usage d’avions de combat même obsolètes par une organisation terroriste menace directement l’ensemble des pays d’Afrique du Nord mais également ceux du pourtour méditerranéen.

Des pays comme l’Algérie, confronté à cette formidable accumulation des menaces, ont décidé d’abattre tout aéronef étranger non identifié en provenance de leur flanc oriental.

Subrepticement, la possession d’une aviation de guerre est en train de cesser d’être un apanage exclusif des Etats-Nation et commence à devenir un outil parmi d’autres entre les mains d’entités non-étatiques et des réseaux criminels. Une hérésie? C’est pourtant une nouvelle tendance inquiétante apparue avec les pseudo-révolutions Arabes et laquelle risque de s’étendre à d’autres régions du monde.

Fin du silence radio et du brouillard de guerre: l’empire vise directement Damas

Après des mois de diversion, la stratégie élaborée par l’empire commence à se préciser. Ne vous y trompez pas: tout le bruit généré autour de Daech (l’Etat Islamique en Irak et au Levant), la question kurde, les thématiques périphériques associées ou encore la partition de l’Irak ne visait en définitive qu’à établir un brouillard de guerre afin d’induire Moscou en erreur par diversion tout en éparpillant l’attention des principaux protagonistes…En d’autres termes, c’est l’art de la guerre revisité sous l’aune de la stratégie du chaos poussé à son paroxysme.

Durant toute cette période, nous nous sommes abstenus de commenter ce qui se passe au Levant tout en insistant sur les véritables enjeux sous-jacents les mouvements des pièces de l’empire. L’objectif demeure inchangé.

Pour un non-initié, les mouvements de l’empire peuvent paraître illogiques puisque le Pentagone estime que pour gagner la bataille contre Daech, il faut abattre le régime de Damas, l’un des derniers remparts contre l’épouvantail islamiste monté de toutes pièces par les officines de l’empire…La messe est dite!

Ce n’est pas pour rien que Damas s’agite ces dernières semaines. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Mouallem doit se rendre en urgence à Moscou pour tenter d’obtenir de Moscou une accélération des livraisons de systèmes de missiles anti-aériens de type S-300. Plus encore, des émissaires syriens se sont rendus en Iran avec pour point de mire l’acquisition d’un important arsenal comprenant des drones et des missiles.

La situation en Syrie est plus que catastrophique. Elle ne correspond à aucun rapport issu des appareils de propagande de guerre de la rébellion ou des médias officiels du gouvernement syrien et encore moins à ce que rapportent les médias internationaux dominants. Nous avons pu le constater à Alep où il est impossible d’établir une cartographie des zones sous contrôle gouvernemental ou rebelle. Des zones urbaines aplaties où les constructions humaines et autres infrastructures ont été rasées au niveau du sol sur des distances de plus de 15 kilomètres se retrouvent sous le contrôle de dizaines de milices différentes et antagonistes tous les 6 ou 7 kilomètres. sur le terrain, personne ne sait qui est qui ou qui fait quoi. C’est au milieu de ce chaos que l’empire a décidé d’agir. Pour le pire cela s’entend. Car même une disparition d’Al-Assad n’altèrera en rien la dynamique complexe et destructrice en cours au Levant.

Syrie: cinq ingénieurs du nucléaire tués dans une opération ciblée

Cinq ingénieurs du nucléaire travaillant pour le commissariat à l’énergie atomique syrienne ont été tués dans une opération ayant ciblé le convoi escorté dans lequel ils se rendaient à leur lieu de travail.

Des factions de la rébellion syrienne auraient revendiqué cette opération très spéciale mais l’ensemble des observateurs écartent une telle implication et lorgnent du côté d’Israël ou de l’un de sous-traitants très actif dans la région.

Les renseignements militaires israéliens s’inquiètent depuis des années d’une éventuelle option nucléaire syrienne, pointant du doigt de très vagues Accords bilatéraux en ce domaine que Damas aurait contracté avec la Corée du Nord. Cette obssession israélienne avait conduit Tel-Aviv à lancer de multiples raids aériens contre des sites de recherches syriens entre 2007 et 2013.

Pour certains faucons de Tel-Aviv, Damas est actuellement dans une course contre la montre pour obtenir une arme de dissuasion capable de modifier le rapport de forces au Moyen-Orient et par dessus tout écarter ce que les syriens perçoivent comme les menaces américaine, israélienne, saoudienne et turque.

Ebola: un régiment de l’armée chinoise en Sierra Leone

La République populaire de Chine a officiellement décidé de l’envoi d’une unité militaire en Sierra Leone mais a déjà effectivement sur site un régiment d’élite spécialisée dans la guerre biologique et doté d’une logistique assez conséquente.

Des officers et des militaires de l’armée chinoise dotés de treillis ressemblant à celui des Marines US ont été filmés en train de construire des hôpitaux et des « laboratoires de recherches » ainsi que d’autres infrastructures près de Freetown.

A la présence chinoise en Afrique occidentale s’ajoute celle des russes. En effet, des unités madicales russes très spéciales se relaient au Sierra Leone. Des Spetsnaz assurent la sécurité des avions-cargo chargés du transport des équipes médicales dans cette région du monde.

Auparavant, le président américain Barack Obama avait annoncé l’envoi de 4000 Marines en Afrique occidentale pour lutter contre l’épidémie d’Ebola. Au moins un navire-hôpital de la Royal Navy est dans les parages.

Il semble que le jeu est bien entamé autour de la thématique Ebola…

Si tu me donnes l’Europe, moi je te fais cadeau de la Syrie

Le 31 octobre dernier, François Hollande, président de la république Française, a reçu son homologue turc nouvellement élu, Recep Tayyip Erdoğan. Suite à leur entrevue, une conférence de presse s’est tenue, au cours de laquelle les deux chefs d’État ont parlé de la situation en Syrie et au Proche-Orient.

Le président turc a fait part de ses doutes concernant la fixation que la Coalition Internationale semble faire à propos de la ville kurde de Kobane. Pour lui, rien ne justifie les frappes quotidiennes sur ce site, puisque: «Comme il n’y a plus de civils dans Kobane, où il n’y a que 2.000 combattants, pourquoi est-ce ce lieu qui est constamment bombardé?»
En gros, les civils sont saufs, les Peshmergas peuvent bien se débrouiller seuls.

D’après Erdogan, la Coalition Internationale pourrait tout aussi bien s’occuper de bombarder Idlib, Hama, Homs ou les 40% de l’Irak sous la coupe de l’EIIL. Hollande a aussitôt répondu du tac au tac: «(…) Kobane n’était pas l’alpha et l’oméga de la mission, la « ville clé » dans la lutte est Alep, la deuxième ville de Syrie».

Nous y voilà! Ce fut long. Cependant, Alep n’est pas une ville aussi facile à bombarder que Kobane. Sa relative proximité avec Damas, et son importance stratégique font en sorte que le gouvernement de Bashar al-Assad ne donnera jamais sont accord pour de tels lâchers de bombes. Il ne reste qu’une solution pour que la Coalition Internationale puisse arriver à ses fins, une zone d’exclusion aérienne, déguisée en couloir humanitaire. Il y a quelques temps de cela, le gouvernement turc avait édité une carte représentant les fameuses zones humanitaires et ce qui en ressortait était les localisations de ces dites zones; les principales étaient dans l’Ouest de la Syrie, sur l’axe de ravitaillement turco-EIIL.

Site original: Hürryiet Daily News
Site original: Hürryiet Daily News

Le président turc a aussi réitéré son appel à faire tomber Bashar al-Assad, coupable selon lui d’utilisation d’armes chimique et de terrorisme d’État. Toujours selon lui: «(…) la lutte anti-ISIL devrait également viser le gouvernement syrien».
On peut être certain que cette déclaration a reçu une oreille attentive chez son homologue français; lui qui martèle depuis deux ans que Bashar al-Assad est le chef des combattants djihadistes éparpillés sur son territoire…

Enfin, le chef de la Turquie s’en est pris aux États-Unis, pour avoir laissé derrière eux leur équipements militaires lourds dont l’EIIL s’est emparé. Cependant, il a tenu à rappeler à la Coalition Internationale qu’il a donné l’autorisation aux Peshmergas irakiens de passer par la Turquie pour aller combattre à Kobane; il a néanmoins oublié de préciser qu’avant de donner son accord, les forces kurdes irakiennes ont rongé leur frein durant quelques jours.

Cependant, la dernière phrase prononcée par Erdogan est assez explicite; elle est adressée directement à François Hollande et ne laisse planer aucun doute sur ses intentions: c’est donnant-donnant.
En effet, le président turc a demandé le soutien de François Hollande à la candidature de la Turquie pour devenir membre de l’UE…

Des drones non identifiés survolent des centrales nucléaires en Angleterre, en Belgique, en France et en Italie

D’après des informations non confirmées et des indications recueillies, des drones non identifiés auraient survolé à plusieurs reprises vers la fin du mois d’octobre 2014 des centrales nucléaires et des sites sensibles en Angleterre, en Belgique, en France et en Italie.

Les mêmes sources évoquent des survols de sites militaires sis en Pologne par des drones non-identifiés.

Ces survols de drones non identifiés en Europe s’ajoutent aux dizaines de drones inconnus survolant des pays d’Afrique du Nord depuis des mois.

Des sources proches de la communauté du renseignement affirment que les drones non identifiés ayant survolé des sites nucléaires en Angleterre, en France et en Italie ne seraient pas le fait de particuliers ou d’amateurs puisque certains de ces drones pourraient être équipés de technologies furtives que même des puissances comme la Russie sont loin de posséder.

Burkina Faso: révolution populaire ou « Printemps Africain »?

L’information ne vous a certainement pas échappée, le Burkina Faso traverse une crise politique intense. Entre putsch militaire, ras-le-bol populaire et déstabilisation extérieure, le choix est vaste quant aux causes. Les conséquences sont les mêmes qu’ailleurs, la gouvernance sera assumée par le chef d’état-major de l’armée, le général Nabéré Honoré Traoré, suite à la démission du président Blaise Compaoré.

Revenons un peu en arrière, Blaise Compaoré était à la tête du pays depuis 1987 – à la suite d’un coup d’état – il avait déjà effectué deux septennats (1992-1998 et 1998-2005), et il aurait terminé fin 2015 son deuxième quinquennat (2005-2010 et 2010-2015). Jugeant sûrement qu’il devait être le seul à pouvoir assurer la présidence, il avait parlé en décembre 2013 de modifier la constitution qui ne lui permettait pas de se représenter pour un troisième mandat.

Le 21 octobre dernier, le gouvernement burkinabè avait annoncé la tenue d’un référendum qui devait rendre possible sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Les évènements se sont enchainé à partir de cette date. Deux jours plus tard l’assemblée national burkinabé décide d’étudier le dossier une semaine plus tard, le 30 octobre, dans le même temps, les citoyens (dont les deux tiers ont moins de 25 et n’ont donc connu que le régime de Compaoré).

Le 27 octobre, plusieurs centaines de femmes soutenant l’opposition burkinabè ont marché à Ouagadougou, dans le même temps, la majorité, par la voix de son coordinateur, a demandé au chef de l’Etat à prendre toutes les mesures possibles contre des agressions à l’encontre de ses députés, menacés à leurs domiciles.

Pour faire un peu plus court, jeudi 30 octobre les manifestants ont pris d’assaut le parlement et la télévision nationale ce qui déclencha des représailles côté pouvoir, avec toutes les horreurs que cela suppose. Bref, Compaoré a été poussé vers la sortie, et le chef d’état-major de l’armée à pris la tête du pays.

Petit souci de dernière minute, le n°2 de la garde présidentielle – le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida – a annoncé vendredi la mise en place prochaine d’un nouvel organe de transition pour un retour le plus rapide possible à l’ordre constitutionnel, demandant le soutien de la communauté internationale.

Nous, forces vives de la Nation, (…) à la demande du peuple burkinabè, avons décidé que la Constitution du 2 juin 1991 est suspendue
Un organe de transition sera mis en place en accord avec toutes les forces vives de la Nation en vue d’organiser une transition encadrée pour un retour à une vie constitutionnelle normale.

La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées (…) dans les plus brefs délais possibles.

Les mêmes officiers sollicitent l’accompagnement de la communauté internationale pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, et assurent que les engagements pris par l’Etat burkinabè seront respectés.

Nous appelons l’ensemble des forces vives à rester calmes, à nous faire confiance, souligne le texte, qui appelle également les Forces de défense et de sécurité à prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité des biens et des personnes

Un deuxième texte signé aussi par le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida fait état de la fermeture des frontières aériennes et terrestres du pays.

Pour être tout à fait complet, je dois préciser que le Burkina Faso se trouve en Afrique de l’Ouest, au Sud du Mali, en pleine zone sahélienne. Ses deux principaux partenaires internationaux sont la France (aïe!) et les États-Unis (re-aïe!).

Si on se réfère simplement à la condition humaine, un tel renversement de gouvernement paraît naturel. Si on rajoute à cela les cris d’orfraie poussés par les deux états amis susnommés, et l’envoi, en urgence, du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, M. Mohamed Ibn Chambas à Ouagadougou ainsi que des émissaires de la CEDEAO et de l’Union Africaine; il semblerait que le peuple burkinabé ait voulu redevenir maître de sa destinée.

Ceci étant dit, un coup fourré est toujours possible. Ce qui, si cela s’avérait exact, montrerait un changement de tactique sur la déstabilisation des pays africains du Sahel, car pour un pays majoritairement musulman, les extrémistes n’auraient joué aucuns rôles…

Intensification des activités des forces aériennes russes…

Depuis une semaine, l’aviation russe a intensifié son activité en Mer Baltique, en Mer du Nord et près du littoral turc et même au large du Portugal. Les avions de combat russes observant un silence radio total semblent se multiplier sur les radars de pays de l’Alliance Atlantique.

Le 29 octobre 2014, les radars de l’Otan ont détecté et suivi sept appareils russes évoluant au dessus de la Baltique: un Sukhoï SU-27, deux Mikoyan Gurevitch Mig-31, deux Sukhoï SU-24 et deux Sukhoï SU-34.

La veille, des avions de combat F-16 des forces aériennes turques ont vainement tenté d’intercepter deux bombardiers russes Tupolev TU-95 H escortés par deux chasseurs Sukhoï SU-27 (Flanker) évoluant au dessus de la Mer Noire.

Deux autres bombardiers Tupolev TU-95 H ont été interceptés par des F-16 de l’armée de l’air portugaise à l’ouest du Portugal.

Le 28 octobre 2014, Des Europfighter Typhoon de l’armée de l’air Allemande relevant de la force de réaction rapide ont été dépêchés en extrême urgence pour tenter d’intercepter des Mikoyan Gurevitch Mig-34 et Mig-31 ainsi que des Sukhoï SU-27 et SU-24 volant silencieusement au dessus de la Mer Baltique sans aucun contact radio avec les autorités civiles ou militaires et sans user de transpondeurs.

Deux autres bombardiers stratégiques russes ont survolé le littoral norvégien avant de se diriger vers le Sud-Ouest et ont été interceptés par des Eurofighter Typhoon.

Six autres appareils russes n’ont pu être interceptés. Mais quatre autres bombardiers russes Tupolev TU-95 et quatre avions-citerne ILyouchine IL-78 ont été rattrapés par des F-16 norvégiens.

Un peu plus avant, un chasseur russe Sukhoï SU-27 a réalisé une série de manoeuvres à un peu plus de 10 mètres d’un avion suédois spécialisé dans la guerre électronique avant d’accélerer et de réaliser un « Cobra de Pugatchev »…

Des Typhoon de la Royal Air Force (RAF) ont intercepté un autre Sukhoï SU-27 armé jusqu’aux dents et des F-15 US tentent de pourchasser des avions espions russes qui semblent avoir envahi l’espace aérien des pays scandinaves.

Cette activité aérienne s’est étendue à l’arctique où des appareils de combat russes jouent au chat et à la souris avec les F-18 canadiens. Des Sukhoï SU-34 et des intercepteurs SU-31 russes ont survolé pour la première fois la région du pôle Nord il y a quelques jours.

Lockheed Martin scientist on deathbed says aliens are real (VIDEO)

Aliens, some as old as 200 years, are real and have visited Earth, a former Lockheed Martin senior scientist has claimed. In his final moments, he provided “photo evidence” while sharing his personal experiences of UFOs and extraterrestrials.

The controversial 33-minute video was made shortly before Boyd Bushman died on August 7, 2014. However, the footage has only recently emerged and is starting to garner widespread attention.

“I do have a top secret clearance,” he affirms at the beginning of the video. He goes on to state that incidents such as Roswell in 1947 – when a military Air Force surveillance balloon crashed – happened at the hands of aliens.

Bushman shared details about aliens, UFOs, and anti-gravity technology – which he says is being developed by US, Russian, and Chinese scientists at Area 51 (the US military facility).

In the video, Bushman is seen holding up second-hand “photo evidence” of aliens while describing them to viewers.

“They were approximately four and a half to five feet tall,” the former top aerospace scientist said. “They have three back bones. They’re actually cartilage,” he added, stating that they had fewer ribs than human beings. These aliens have fingers and toes like human beings.

He went on to state that their eyes and noses are different from humans, and that they are telepathic mind readers.

« They’re able to use their own voice by telepathy to talk to you, » he said. “You walk in the room with one of them, and all of a sudden you find yourself giving the answer to your question in your own voice.”

According to Bushman, there are two different groups of aliens.

“It’s like a cattle ranch,” he stated, adding that some can be up to 230 years old. “One group is wranglers, and the others are rustlers – the stealers of cattle.”

“Wranglers” are “much more friendly and have a better relationship with us.”

Bushman seemed to have known the details of where and how those aliens live.

He claimed the creatures are inhabitants of a planet called Quintumnia. It is located 68 light-years away from Earth, yet it takes them only 45 minutes to travel to our planet. At home, they commute through telepathy, Bushman insisted.

The deceased scientist went on to say that he actually saw their homes because he gave the aliens a camera to take pictures with. It is, however, hard to say what those pictures contain because the images turned out blurry.

In another revelation, Bushman said there is a special flight path from space to Area 51, a mysterious base in central Nevada where it is believed that aliens and their spacecrafts were stored.

He added that there are Americans working on UFOs from outer space 24 hours a day, reported the Metro.

“With respect to the alien craft, we have American citizens who are working on UFOs 24 hours a day,” he stated.

However, the alien seen in Bushman’s photographs is actually available to buy at Walmart, according to an investigation by Quebec station TVQC.

Source: Russia Today

Canada « suffers for turning militaristic » (Ron Paul)…

How come a de facto matriarchal society could turn militaristic? The black magic of Zionist thugs hidden behind the necons!

Excerpts from an article from RT:

« Canada is quickly becoming an aggressive nation, former United States congressman Ron Paul warns in a recent dispatch, and will risk significant blowback if it continues to intervene in matters overseas.

Paul, the longtime member of the US House of Representatives and thrice presidential hopeful, said in a tape-recorded address published on Monday this week that Canada’s recent willingness to join America’s fight against the extremist group calling itself the Islamic State marks a major departure from the anti-war ideologies that made the Great White North a destination for draft dodgers during the Vietnam conflict.

Although Canada distanced itself from other NATO partners that were involved in the US-led campaign in Vietnam only four decades ago, its recent actions, Paul insists, mark a major departure.

“How the world has changed. Canada’s wise caution about military adventurism even at the height of the Cold War has given way to a Canada of the 21st century literally joined at Washington’s hip and eager to participate in any bombing mission initiated by the DC interventionists,” the former congressman says in a message posted to his toll-free “Texas Straight Talk” telephone hotline.

“Considering Canada’s peaceful past, the interventionist Canada that has emerged at the end of the Cold War is a genuine disappointment. Who would doubt that today’s Canada would, should a draft be re-instated in the US, send each and every American resister back home to face prison and worse?” Paul asked.

Full article available here

Canada: une Winchester en perdition

Nous y voilà. Nous y sommes. Un type un peu perdu met la main sur une Winchester Model 1894 et part l’essayer contre le parlement de son pays. Il y eut mort d’homme. L’évènement est vite exploité à des fins purement politiciennes et on lui fait même revêtir le fameux thème sacro-saint du marché: « terrorisme ». La boucle est bouclée. Cela s’est passé au Canada.

Une Winchester model 1894? Pas un C7A2? De quoi faire perdre totalement et définitivement la vocation de n’importe quel apprenti terroriste à travers le monde!

De prime abord, ce n’est pas l’oeuvre d’un sympathisant de l’Etat Islamique en Irak et au Levant où l’on utilise à profusion outre presque toute la gamme des AKM, des fusils d’assaut Steyr AUG ou G-36 C pour ne pas évoquer les AR-15 et autres M-4, voire des HK-416…

Soit le gouvernement canadien est totalement irresponsable, soit il applique très gauchement sa partition dictée par ses suzerains dans le cadre d’une stratégie dépassant de loin les intérêts canadiens.

Un type paumé s’attaque au parlement de son pays où crèchent des hommes politiques corrompus. Cela aurait pu se passer aux Etats-Unis et être considéré comme un simple fait divers. A Columbine, un massacre a été commis et les motivations deux deux jeunes auteurs de la fusillade étaient bien de nature politique et idéologique.

En réalité, Harper est un extrémiste opportuniste. Fort maladroit à la lumière de ses déclarations depuis qu’il est premier ministre. A t-il pu croire à un petit remake du 11 septembre à coups de Winchester?

Occupé à tenter d’explorer les fonds marins quelque part en en mer Méditerranée, votre serviteur a raté l’information.

Je savais que le Canada allait très mal sous la férule d’un Stephen Josef Harper. Mais à en arriver là. C’est vraiment le fond!

Et pas le fond marin!

A quoi ressemble une sortie de l’armée de l’air syrienne? (vidéo)

A quoi ressemble une mission de l’armée de l’air syrienne? Ceci est une vidéo d’une page pro-syrienne montrant une mission complète de bombardement aux roquettes effectuée par un  Mikoyan Gurevitch Mig-23 de l’armée de l’air syrienne contre des convois rebelles attaquant une localité syrienne. Sous-titres en Arabe et en Anglais.

Syrie: l’armée syrienne élimine des commandants de la rébellion au Golan

L’armée syrienne a lancé une violente offensive sur les environs de la ville de Qunaïtra dans le plateau du Golan, visant le front Ennosra et les phalanges de l’armée syrienne libre.

Les combats dans la région d’Al-Hamidia près de Qunaïtra entre les unités de l’armée régulière syrienne et les rebelles ont causé la mort du commandant du 72e bataillon de l’armée syrienne libre (rébellion), Ryad Hazaa Al-Khaldi et du chef opérationnel des brigades Assahaba relevant du front Ennosra, le dénommé Obeida Al-Balhoussi.

Quatre autres commandants opérationnels de l’armée syrienne libre (ASL) ont été tués lors de ces combats.

Des dizaines de combattants rebelles ont péri dans les pilonnages de chars et d’obusiers autotractés de l’armée syrienne. Certains blessés parmi les rebelles ont été évacués par l’armée israélienne à l’hôpital militaire de Nahariya au nord d’Israël.

La radio israélienne a d’ailleurs annoncé que deux rebelles syriens blessés ont été pris en charge dans un hôpital militaire à Nahariya.

l’armée de l’air syrienne détruit deux appareils rebelles

Selon Damas, les forces aériennes syriennes ont détruit  deux des trois avions de combat capturés par l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (Daech) en Syrie septentrionale.

Peu de détails ont filtré de cette opération mais il semble que les deux appareils ont été ciblés par des avions d’attaque au sol de l’armée de l’air syrienne. L’un des appareils, un Mikoyan Gurevitch Mig-23,  a été abattu  alors qu’il était en phase d’atterrissage sur une des pistes d’une base aérienne capturée par les rebelles à l’est d’Alep.

Le troisième appareil fait l’objet de recherches intensives. Un patrouille de chasseurs Mikoyan Gurevitch Mig-29 de l’armée de l’air syrienne est chargée de traquer, localiser et abattre l’appareil rebelle ou tout autre aéronef dont les rebelles pourraient se servir.

L’armée de l’air rebelle a du mal à décoller…Et à atterrir également!

 

 

 

Syrie: l’armée de l’air syrienne effectue 210 raids aériens en moins de 36 heures

Exploitant la situation en Syrie septentrionale, l’armée de l’air syrienne vient d’effectuer 210 raids aériens en moins de 36 heures dans ce qui s’apparente à une véritable course contre la montre visant à affaiblir suffisamment les autres groupes de la rébellion avant que n’apparaisse la nouvelle armée rebelle formée et équipée par Washington et ses alliés arabes.

La plupart de ces raids aériens se sont manifestés par un usage massif de bombes thermobariques et ont visé des positions rebelles dans plusieurs provinces syriennes.

Moyen-Orient: Des cargaisons d’armes larguées par l’aviation US finissent entre les mains de Daech

Des cargeaisons d’armes et de munitions larguées par l’aviation américaine au dessus de Ain-Al-Arab/Kobané en Syrie septentrionale afin d’aider les milices kurdes ont atterri en plein territoire contrôlé par les éléments de Daech (acronyme arabe de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant) lesquels assiègent la ville kurde.

Erreur de largage? Cela reste à démontrer puisque ce cas n’est pas le premier en son genre. Il s’est reproduit plus d’une vingtaine de fois en Irak. Au point où certains militaires irakiens soupçonnent Washington d’armer l’ensemble des protagonistes suivant de sombres desseins.

Jusqu’ici, des avions US ont bombardé à deux reprises des positions de l’armée irakienne alors que cette dernière était engagée contre Daech. Friendly Fire ou Feu ami? Ce n’est plus l’avis de ceux qui ont eu à subir les missiles de leurs supposés alliés dans la « guerre sans fin contre le terrorisme ».

Oyez Braves gens! Ebola, Daech et la politique étrangère russe sont en passe d’être sacrées par Washington et ses alliés comme des épouvantails universels…

Libye: une guerre sous silence

Des milices armées ont pilonné hier au mortier et à la roquette des quartiers périphériques de la ville de Benghazi en Libye, causant un nombre indéterminé de victimes.

Des miliciens se battent à coups de variantes des lointaines « orgues de Staline » en Libye et des aéronefs non identifiés procèdent régulièrement à des frappes aériennes contre des objectifs sis en Tripolitaine et en Cyrénaïque.

On ne compte plus les affrontements armés en Libye où les exécutions extra-judiciaires et les disparitions se comptent désormais par milliers. Ce pays dévasté par une guerre civile qui n’en finit plus n’intéresse plus les médias depuis l’assassinat par l’Otan du Colonel Mouammar Kaddafi en octobre 2011. Objectif recherché par des pays comme la France ou le Royaume-Uni depuis 1979 comme l’a illustré entre autres La très sombre histoire du vol Itavia 870, à bord duquel 82 passagers ont été abattus en plein vol en 1980 par des chasseurs français qui l’ont confondu avec l’avion de Kaddafi…

Obama parie sur une armée aérienne rebelle pour abattre Damas…

Des informations concordantes font état d’une nouvelle armée rebelle en gestation, formée par Washington et ses alliés pendant que le simulacre de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant ou Daech occupe les devants de la scène. Nouveauté cette fois, les nouveaux rebelles seront dotés d’une aviation de combat. En effet, des ex-pilotes des forces aériennes irakiennes ainsi que des instructeurs venus ….d’Ukraine occidentale entraînent les radicaux à piloter des avions de combat de fabrication russe capturées à l’armée régulière syrienne.

Le vol de deux avions de combat (et non trois) capturés et pilotés par des pilotes irakiens à très basse altitude au Nord de la Syrie représente un défi à l’armée de l’air syrienne, laquelle demeure la force de frappe de la Syrie. A Damas, on assure que les avions rebelles n’auront pas l’ombre d’une chance en cas de combats aériens Air-Air avec les chasseurs Mikoyan Gourevitch Mig-29 syriens. Mais la donne risque fort de changer en cas d’intrusion de F-22 Raptor US au sein des petites formations rebelles.

Le nombre d’appareils de combat capturés par Daech et les autres factions rebelles soutenues par Washington et ses alliés arabes demeurent inconnu mais des sources fiables évoquent un chiffre variant entre dix et douze appareils.

Il semble que Washington parie sur une force aérienne rebelle après avoir vainement essayer toutes les solutions possibles pour abattre le pouvoir à Damas. Ce n’est pas la première fois que des rebelles soutenus par Washington et ses alliés arabes tentent d’utiliser des avions de combat dans leur lutte contre les pouvoirs en place. En 2011, lors de la guerre de Libye, des rebelles libyens avaient tenté d’utiliser des Mikoyan Gourevitch Mig-23 à partir de Benghazi mais un appareil avait été abattu au dessus de la ville tandis qu’un autre s’est abîmé en mer.

En attendant, les forces de défense aérienne du territoire de la Syrie recrutent. Une vaste campagne de recrutement a été entamée depuis quelques jours à travers l’ensemble des médias syriens officiels.

Entre procrastination et écran de fumée…

L’observation des faits en Irak et en Syrie démontre que la fameuse coalition formée par Washington (90% US et 10% reste du monde vassalisé) poursuit une stratégie de procrastination au Moyen-Orient et ménage au plus haut point l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech) qu’elle prétend combattre. Il s’agit de gagner du temps. Le temps de préparer la prochaine phase.

Si certains lecteurs trouvent que notre propos frise l’outrecuidance, voici quelques réalités:

Les mortiers et les lances-roquette multitubes de Daech sont à moins de 20 kilomètres de l’aéroport international de Baghdad;

C’est sur la base de ce fait ci-dessus que les renseignements US n’écartent plus une éventuelle « chute » de la capitale irakienne entre les mains de l’organisation terroriste;

Plus de 60% de la province sunnite d’Al-Anbar en Irak est sous le contrôle de Daech; La chute d’Al-Anbar, province à l’occident de l’Irak et dont le territoire est contigü avec ceux de la Syrie et de la Jordanie pourrait changer l’ensemble de la géopolitique de la région.

L’organisation terroriste continue à vendre du pétrole au marché noir:

Des éléments de Daech, blessés lors de combats urbains à Ain-Al-Arab/Kobané en Syrie septentrionale, sont pris en charge médicalement par deux pays de l’Otan;

Certains combattants de Daech venus de pays européens perçoivent toujours et à ce jour des prestations sociales assurés par leurs pays de résidence ou d’adoption.

La moitié de la ville kurde syrienne de Ain-Al-Arab/Kobané est sous le contrôle de Daech; Mais les américains empêchent Daech de s’en emparer en entier…

Cela est le côté visible. Que ce passe t-il derrière cet écran de fumée? Une autre armée est en gestation et l’on évoque de manière réccurente que la nouvelle armée syrienne libre sera directement encadrée par des « contractors » de sociétés de sécurité privées issus des forces spéciales US et britanniques.

Diversion tactique en Syrie septentrionale, une nouvelle baie des cochons en préparation

Il semble de plus en plus certain que la lutte pour le contrôle de la ville kurde syrienne d’Ain Al-Arab ou Kobané en Syrie septentrionale entre les comités de la défense populaire kurde et les combattants de Daech (Etat Islamique en Irak et au Levant) ne soit qu’une tactique de diversion que Washington et ses alliés tentent de prolonger le plus longtemps possible pour masquer d’intenses préparatifs visant à renverser le gouvernement syrien via une opération similaire à celle de la baie des cochons, à Cuba, en avril 1961.

Des centaines de tonnes d’équipements militaires et des dizaines d’instructeurs en guérilla venus d’une dizaine de pays ont afflués ces deux dernières semaines dans trois différents sites du Moyen-Orient pour relancer la rébellion syrienne dite modérée dans le cadre de la création de ce que les stratèges US décrivent comme « la troisième force ».

La mise sur pied et l’entraînement de cette troisième force vise prioritairement à la rendre assez efficace pour affronter Daech et les forces de l’armée régulière syrienne à la fois.

D’après des indiscrétions diplomatiques, l’Arabie Saoudite a cette fois vraiment mis le paquet pour la réussite de ce projet. La nouvelle version de l’ASL devra compter de 50 000  à 70 000 hommes dans un premier temps puis ces effectifs seront portées à environ 140 000 hommes avant de se stabiliser à 300 000 hommes en cas de l’effondrement de l’Etat national syrien. C’est cette armée qui devra remplacer l’armée régulière syrienne, empêcher le pays de sombrer dans le chaos et assurer une transition vers un régime pro-américain lequel aura comme premier objectif de ratifier la paix avec Israël.

L’armée syrienne libre (ASL), dont la plupart des unités combattantes ont été anéanties au cours de la confrontation  avec l’armée syrienne durant les années 2011 et 2013 avant que les résidus de cette organisation rebelle ne soient achevés par des combats fratricides avec leurs alliés d’Al-Qaîda et de Daech pour le contrôle du butin et du racket, sera bientôt de retour sur l’échiquier des forces en présence en Syrie.

Une série de malversations et de détournements de fonds ont eclaboussé la couverture politique de la rébellion dite modérée par Washington et ses alliés. La plupart des représentants politiques de l’ASL ont fui en Turquie et en Europe où ils y ont caché d’énormes sommes d’argent. Souvent investi dans l’immobilier de luxe.

L’ASL a tenté à plusieurs reprises de prendre Damas par surprise mais ses tentatives sont demeurées vaines. C’est pour cette raison que l’instruction des nouvelles troupes de l’ASL a été confiée cette fois directement aux américains.

Ces préparatifs sur lesquels les pays hostiles à la Syrie fondent de très grands espoirs butent cependant sur un problème de taille: l’Iran. Dans une déclaration tonitruante, l’Arabie Saoudite a appelé aujourd’hui l’Iran de « retirer ses forces d’occupation de la Syrie » !! Pour Ryad,  Téhéran  est le grain de sable susceptible de gripper la formidable machine en train d’être mise sur pied.

Officiellement l’Iran ne dispose pas de troupes en Syrie. Techniquement aussi. Mais des unités des milices paramilitaires et notamment la brigade « Al-Quds »(Jérusalem) y ont été détachées au sein de certaines unités de choc de l’armée syrienne.

Il n’en sera pas toujours le cas néanmoins. Une irruption de cette fausse troisième force laquelle n’est qu’une nouvelle variante boostée d’un des protagonistes initiaux du conflit syrien entraînera systématiquement une implication militaire iranienne de plus en plus explicite en Syrie. Le ton a été donné par les iraniens au dessus et au dessous des tables de négociations informelles avec Washington et Londres: l’Iran n’acceptera pas un renversement du régime syrien par des terroristes comme il n’acceptera pas ce qu’il a qualifié comme un affaiblissement, voire une destruction d’une partie de l’axe de la résistance. Et pour une fois, les iraniens ont publiquement mis en garde contre l’établissement d’une zone d’interdiction aérienne au dessus d’une partie de la Syrie. Cet avis est partagé à Moscou, malgré les problèmes crées à la Russie sur les fronts économiques et militaires par les mentors de la fameuse coalition.

Donc on a une diversion via Daech, laquelle a permis à des avions de combat US et arabes hostiles à la Syrie de survoler et d’agir sur une partie de son territoire sous prétexte de lutte contre l’hydre terroriste. Tout en préparant une nouvelle armée mieux structurée et surtout bien équipée, une version de Daech mais acceptables pour la communauté internationale pour renverser le gouvernement de Damas.

En attendant, les combats continuent à Ain-Al-Arab/Kobané où les observateurs militaires syriens sont étonnés par l’incapacité des kurdes à se battre en milieu urbain et par le choix apparament irrationel sur le plan militaire des frappes aériennes US visant sinon à détruire Daech du moins l’amoidrir pour qu’elle soit à la portée des forces rivales dans cette ville.

Un bombardier stratégique B-1 B Lancer en action au dessus de Ain Al-Arab en Syrie

Un bombardier stratégique américain Rockwell B-1 B Lancer est entré en action au dessus de la localité d’Ain Al-Arab/Kobané, la plus grande ville des kurdes de Syrie où il a participé à des raids aériens contre des positions et des véhicules de l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie (Daech). Cette organisation terroriste est aux prises avec les combattants des comités de défense kurde pour le contrôle de la ville.

Selon les informations disponibles, il n’y a pas eu de tapis de bombes au dessus de Ain-Al-Arab, mais l’effet des bombes guidées larguées par le B-1 B est assez spectaculaire et suscite l’intérêt des tankistes turcs observant la ville de l’autre côté de la frontière.

L’armée syrienne est totalement absente de ce théâtre d’opération à la frontière avec la Turquie et Damas n’a pu y dépêcher qu’une petite poignée d’observateurs issus des renseignements de l’armée de l’air (renseignements militaires) et des renseignements généraux (sécurité interne)

D’après des sources kurdes, plus de 60% du matériel roulant de Daech aurait été détruit par les bombardements aériens américains. Mais cela n’a pas empếché les combattants de Daech d’avancer et de prendre le contrôle d’un tiers de la ville. Information démentie jusque là par les comités de défense kurdes et le renseignement US.

Le B-1 B Lancer est un bombardier stratégique à géométrie variable à long rayon d'action. C'est la première fois qu'un avion de ce type intervient en Syrie.
Le B-1 B Lancer est un bombardier stratégique à géométrie variable à long rayon d’action. C’est la première fois qu’un avion de ce type intervient en Syrie.

Syrie: l’enjeu nodal d’Ain Al-Arab

Paradoxalement, le fait d’être près des zones de conflit ne garantit pas un accès privilégié à l’information et il s’est avéré que nous avions bien plus d’éléments d’information au sujet de ce qui se passe actuellement en Syrie ou en Libye lorsque nous étions situés à des milliers de kilomètres du Moyen-Orient que lors de cette courte période où nous avons été amenés dernièrement à survoler ces deux pays en question.

Ce qu’il faut retenir est que la ville de Ain Al-Arab (nomenclature officielle) ou Kobané en Syrie septentrionale, fait actuellement l’objet de très vifs combats entre les forces de la protection kurde de Syrie soutenus par l’ensemble des kurdes de la région et les combattants de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (Daech) et que le sort de la plus grande ville kurde de Syrie déterminera la création ou non d’une zone d’exclusion aérienne visant en premier lieu l’Etat national syrien. Ce n’est pas non plus pour rien que l’armée syrienne est en train de mener une bataille de fin du monde au milieu des usines d’armemement et de munitions dans les environs d’Alep.

La revendication par le Hezbollah libanais d’une action directe contre l’armée israélienne est un fait rarissime d’une extrême importance. Cette revendication a pour objectif de démontrer que le mouvement, pris entre deux feux, dispose encore de la capacité à se battre sur deux fronts à la fois. Attaqué par Daech sur son flanc oriental, le Hezbollah veut signifier à Israël qu’il se tient toujours prêt à une confrontation frontale.

L’aviation US en action au dessus du Nord de la Syrie ne semble aucunement pressée, se contentant de frappes tellement ciblées que les combattants de Daech se permettent le luxe d’avancer sur la ville sur deux axes à partir du sud et de l’est. Ain Al-Arab tombera comme l’exigera la stratégie US.

La Turquie joue son va tout. Elle a exigé des kurdes de Syrie de cesser toute relation avec le gouvernement d’Al-Assad alors que ces derniers n’entretiennent pas vraiment de liens avec Damas. En réalité Ankara cherche à régler ses comptes avec les kurdes de manière définitive.

On est en train d’assister à la création d’une tête de pont en exploitant la plus grave crise auquelle a jamais été confronté le monde kurde. Damas vient d’affirmer que nul n’a le droit de refuser à son aviation le survol d’une quelconque partie de son territoire et Téhéran vient d’annoncer sa disponibilité à envoyer des forces en Syrie.

Ain Al-Arab ou Kobané est devenu l’enjeu nodal de tous les enjeux. Le jeu continue.

« Pour connaitre les intentions du roi, il faut suivre son fou »

Le titre de cet article n’est pas un proverbe, ni même une astuce pour jouer aux échecs; c’est juste une constatation applicable à la géopolitique moderne. Par roi, il faut comprendre président; et par fou, son ministre de la défense.

En France, Jean-Yves le Drian est un des rares ministres à avoir gardé son poste malgré les différents remaniements ministériels. C’est l’homme à suivre, celui qui jalonne les routes qu’emprunteront les soldats français. Il est le ministre de la défense qui a déployé le plus d’hommes sur le plus grand nombre de théâtres d’opérations depuis la guerre d’Algérie. Il est partout et nulle part à la fois. Certains de ses déplacements sont médiatisés, d’autres se font dans la discrétion.

M. le Drian effectue en ce moment sa quatrième visite aux États-Unis depuis son investiture en Mai 2012. Il a rencontré hier son homologue américain – Chuck Hagel – avant de s’entretenir ce matin avec la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Susan Rice; pour finir par une entrevue avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans l’après-midi.

Suite à la réunion avec Chuck Hagel, une conférence de presse a eu lieu, au cours de laquelle le ministre US a fait quelques déclarations. Notamment celle-ci:

Nous avons discuté des possibilités d’une implication de la France en Syrie pour combattre les jihadistes de l’Etat islamique (…)
La menace représentée par le groupe EI ne s’arrête pas à certaines frontières et à certains pays, et c’est quelque chose dont nous avons discuté…

La déclaration est évasive, mais les possibilités ne sont pas nombreuses. Les services de renseignement français sont déjà sur place – et depuis un bon moment – l’aviation française bombarde déjà des positions de l’EIIL en Irak, le faire en Syrie ne représente pas un problème insurmontable. Il ne reste donc qu’une seule possibilité: l’envoi de troupes au sol.

Certains d’entre-vous doivent penser que c’est aller un peu vite en besogne, et qu’il doit y avoir une autre option. Je ne vois pas laquelle. Pire, il y a quelques semaines de ça, j’ai vu le discours du premier ministre Manuel Valls devant l’assemblée juste avant le vote de confiance du parlement. C’était au moment où la France avait pris la décision d’intégrer la coalition internationale contre l’EIIL. Après son discours, et comme dans les tribunaux, la parole a été donnée à l’accusation (l’opposition), deux partis ont répondu: l’UMP (la droite) et les escrologistes écologistes; deux partis que rien ne semble pouvoir rapprocher. Et pourtant, les deux mouvements ont explicitement donné leur approbation à la mise en place des frappes aériennes en Irak, allant même jusqu’à dire qu’ils voterait pour le déploiement de troupes au sol si le gouvernement venait à le demander. Or, à l’époque, aussi bien François Hollande que Manuel Valls se refusaient à un tel scénario. Étonnant quand on se rappelle avec quelle hargne le président français exhortait ses homologues européens et nord américains à envahir la Syrie, suite à l’utilisation de gaz mortel, il y a de cela un an.

Quelques jours plus tard et après le meurtre du touriste français en Algérie, François Hollande a lui aussi fait un discours, mais à l’ONU. Je vous passe les détails, mais pour faire court voici un résumé de la pensée de notre président: C’est la faute à Bashar al-Assad! Il ne mérite pas d’être sur terre (cette dernière affirmation est de Laurent Fabius, mais l’idée est la même)!

Il y a quelques jours de ça; le ministre de la défense français à dit ceci: « L’hypothèse d’une intervention française en Syrie, qui était au départ écartée par Paris, est désormais posée sur la table. »

Retour à la conférence de presse Hagel-le Drian. Ce dernier a mis en garde contre le risque de connexion entre tous les groupes terroristes qui agissent dans l’ensemble de la zone qui va du Nigeria au Proche-Orient. Ça représente pas mal de monde, non? A ce propos, j’ai eu la réponse à la question que je me posais concernant Boko Haram et le Califat. Le Califat dont parlait Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram, c’est le sien! Donc, il existe à l’heure actuelle deux califats; un dans les étendues désertiques du Moyen-Orient, l’autre au sein des jungles d’Afrique équatorienne…

Comment prendre un gouvernement en otage: le cas HongKong-Chine

Après la révolution des œillets, la révolution orange et les désormais célèbres « Printemps Arabes »; voici que l’automne nous envoie la révolution des parapluies. Même si les médias occidentaux ne font pas leurs gros titres là-dessus, ils ne se gênent pas pour tenter de nous faire croire que HongKong sera le prochain état indépendant.

Petit rappel: Dans le cadre de la rétrocession de 1997 (alors sous mandat britannique), HongKong bénéficie, en vertu du principe « Un pays, deux systèmes » d’un statut spécial avec une large autonomie et la promesse à terme – non spécifié – du « suffrage universel ». En 2017 auront lieu des élections démocratiques en vue de désigner le dirigeant du territoire. La discorde porte sur la désignation des candidats.

Les pro-démocrates de HongKong voudraient pouvoir proposer leur candidature, alors que pour le Parlement chinois, les candidats devront être des « patriotes » préalablement sélectionnés par un comité dont les 1200 membres seront désignés par les autorités; autant dire un membre du Parti Communiste Chinois (PCC).

Pour le lecteur occidental lambda, HongKong doit être sauvé. Le mouvement « Occupy Central with Love and Peace » (OCLP, fondé en début d’année autour d’un universitaire de HongKong, Benny Tai, sur inspiration des pratiques de désobéissance civile de Gandhi) rappelant étrangement le fameux « Occupy Wall Street » né aux États-Unis et sensé lutter contre la dictature financière.

Ce que le lecteur lambda semble oublier, c’est qu’aucun gouvernement de quelque nature qu’il soit, ne laisserait un territoire proche de chez lui passer à l’ennemi. [Soyons bien d’accord, je ne fustige ni la démocratie, ni le communisme; mais ceux qui ont tenté de concilier les deux s’y sont cassés les dents. Car bien plus que deux courants politiques différents, elles représentent deux idéologies opposées: l’Est et l’Ouest. Et si l’antagonisme entre ces deux blocs était en sommeil depuis la chute de l’URSS, les derniers mois ont vu une remise au goût du jour de la guerre froide.]
Pouvez-vous imaginer un instant que Washington donne son aval pour que Staten Island devienne un état indépendant communiste? Ou que la France accepte que la Corse prenne son indépendance et se rallie à la Russie?

De plus, le mouvement Occupy Wall Street si il n’est pas tout à fait mort est bien moribond. Car si l’idée de départ était bonne, il fallait pour que cela fonctionne du soutient (financier, humain, idéologique), mais il n’est pas venu. Le rapprochement (récupération?) d’OWS avec le Tea Party a signifié son arrêt de mort. Il va en être de même pour OCLP, car ici aussi, si l’idée de départ (l’inspiration des pratiques de désobéissance civile) est clair – en atteste leur présentation sur Tweeter: OCLP is a nonviolent direct action movement that demands a fully democratic government in Hong Kong. – les récentes batailles rangées entre pro-démocrates et policiers mettent à mal cette idéologie.

Et Pékin dans tout ça? Le gouvernement de Xi Jinping est devant un casse-tête presque insoluble, un nœud gordien des temps modernes. Laisser faire les manifestations et lâcher la bride aux pro-démocrates pourrait donner des idées d’indépendances aux autres provinces chinoises. A l’inverse, réprimer les manifestations serait très mal vu par les pays démocratiques (cf. les prises de positions suite aux manifestations de Tien’anmen). Cependant, comme pour la Russie, les pays occidentaux n’ont que très peu de moyens de coercition face à la Chine.

L’autre question à se poser est de savoir si Hongkong a encore les moyens de tourner le dos à la Chine? Si lors de la rétrocession, en 1997, l’économie de l’ile pesait pour presque 20% dans l’économie chinoise, avec la croissance effrénée qu’a connu la Chine depuis lors, la part de Hongkong ne représente qu’à peine 3% de nos jours. En fait, les deux seuls ministères que contrôle Pékin sur l’ile sont la défense et les affaires étrangères. Hongkong possède même d’une petite constitution qui dispose que « le système capitaliste et le mode de vie du territoire demeureront inchangés pour les cinquante ans à venir ». Or, si il existe une chose sur terre que le système capitaliste exècre par dessus tout, c’est bien le changement. En cas d’indépendance de l’ile, il y a fort à parier que les investisseurs occidentaux, plutôt que de se ruer sur l’occasion, retirent leurs billes et aillent voir ailleurs…

Le mot de la fin est tiré du discours d’Hassan Rohani devant l’ONU:

Nous avons toujours pensé que la démocratie ne pouvait pas être transplantée de l’extérieur (…) ce n’est pas un produit commercial qui peut être exporté d’ouest en est.

Afghanistan: Taliban Counter-attack in the South, a prelude to a new IS franchise?

According to witnesses from Southern Afghanistan, hundreds of Afghan Talibans swept the province of Ghazni and have proclaimed the Islamic state, triggering many fightings with local security forces and armed militias.
For the first time ever, the Taliban have swapped their well known white flag for a new black one similar to those on display in many villages in Northern Iraq and Eastern Syria.
The Afghan National Army units tried to stop the armed groups but they decided to retreat after heavy casualties.

We do not know yet whether Mullah Omar, the Supreme Commander of Taliban who is fighting against the ISAF, NATO and Afghan forces since October 2001, has decided to recognize the ISIS.

Some intel info outlets have evoked in April 2014 tens of unknown flights from improvised airfields in Southern Afghanistan to undisclosed locations in the Mideast in what might be a black op to send fighters from South and Central Asia to the battle fields of Syria and Iraq along side of what we come to know as ISIS (Islamic State in Iraq and Syria). Some of these men landed in Southern Turkey and others were spotted in Northern Jordan.

Some neighboring countries of Afghanistan like Pakistan have denied this info, especially after reports about the existence of some clandestine airfields in the tribal area where the Pakistani army is waging one of its biggest operations to destroy militants strongholds.