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Le chasseur iranien Qaher-313 dévoile son nouveau design

Le chasseur monoplace, numéro de série 08, a effectué un roulage au sol à faible vitesse pendant quelques minutes. Il reprend largement le design de la maquette dévoilée pour la première fois en février 2013, mais avec un certain nombre de modifications.

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Alors que la maquette de 2013 avait montré un avion mono-réacteur, ce nouvel avion dispose de deux moteurs. Le train d’atterrissage a été renforcé avec une double-roue à l’avant au lieu d’une seule pièce auparavant. Enfin le cockpit offre plus d’espace et permet au pilote… de rentrer ses jambes.

Néanmoins plusieurs failles demeurent comme les entrées d’air trop petites, et mal positionnées, qui réduiraient vraisemblablement le flux d’air vers les moteurs. Les tuyères sont très enfoncées dans le fuselage ce qui signifie que les gaz d’échappement pourraient tout simplement mettre le feu au chasseur. Le nez est aussi trop petit pour contenir un radar moderne.

Enfin, la vidéo publiée sur Youtube par IRIBnews ne montre ni le décollage ni l’atterrissage de l’avion. La forme globale n’est pas vraiment furtive et certaines images montrent que le gouvernail n’est pas synchronisé avec la roue avant comme cela devrait normalement être le cas. Bref cet avion serait-il un modèle téléguidé ?

 

Source: Info-Aviation 

Lien Direct: http://info-aviation.com/?p=18078

Des nouvelles d’Ukraine

Suite à la « révolution » et au retour de la Crimée dans le giron russe, le gouvernement de Kiev avait décidé d’une vague de mobilisation sans précédent. Il y en a eu six, à ce jour.

Cependant, tout le monde n’aime pas être appelé de force sous les drapeaux et l’initiative était de moins en moins populaire. Surtout que certains soldats, sitôt démobilisés, étaient réintégrés d’office…

Il fallait donc trouver une issue afin que le gouvernement puisse faire marche arrière, mais sans trop perdre la face. Les spins doctors ukrainiens ont trouvé la solution. Parler économie.
Voici ce que cela donne.

« The servicemen, mobilized in the fifth wave, will return home in June-July. The important point is that they will be replaced with contract soldiers, not newly mobilized. »
[Les militaires, mobilisés pour la cinquième vague, seront de retour à la maison en Juin-Juillet. Le point important est qu’ils seront remplacés par des soldats sous contrat et ne seront pas remobilisés.]

« We are making every effort to minimize the impact of war on society and economy and provide an opportunity for focusing on peaceful building of new Ukraine »
[Nous faisons tous les efforts pour minimiser l’impact de la guerre sur la société et l’économie et l’occasion de se concentrer sur la construction pacifique d’une nouvelle Ukraine.]

Soit les soldats d’Academi ne sont pas chers, soit les soldats ukrainiens coûtent un bras à l’État. Dans tous les cas, je ne suis pas certains des économies réalisées…

Mais heureusement pour le peuple ukrainien, si on en croit le président Poroschenko l’économie va devenir plus que florissante :

« (…) only eight countries in the world possess the technology for manufacturing an entire aircraft and boast a full ownership of the system for training flight personnel. And Ukraine is one of those countries. »
[seuls huit pays dans le monde possèdent la technologie de fabrication d’un avion entier et disposent d’un système pour la formation du personnel de vol. Et l’Ukraine est l’un de ces pays.]

Arrêtez de rire, ce n’est pas drôle ; la suite l’est, en revanche ; puisque le dirigeant ukrainien a noté que l’année 2016 est déclarée « l’Année de l’aviation en Ukraine« et qu’à ce titre une enveloppe de 2,5 milliards de UAH a été affectée à la réparation des aéronefs. Pour info, cela représente une somme d’environ 90 millions d’€. Même pas de quoi s’acheter un moteur de F-35 ! Pire, ce qu’il reste de la flotte militaire est plus qu’obsolète, aucun chasseur ni bombardier n’a été modernisé depuis l’indépendance. Partant de ce constat, on peut se demander si la Russie voudra bien envoyer des pièces détachées et/ou des ingénieurs afin de remettre l’aviation ukrainienne sur les rails…

La « révolution » en Ukraine a cela de bien qu’elle nous permet de voir l’évolution – en accéléré – d’un État, de sa renaissance à sa chute plus que certaine et prochaine. Car au fond, qu’est-ce qui était reproché à l’ancien président ? La corruption ? Sa main mise sur les institutions ? Son amitié avec Moscou ?
J’ai beau chercher, je ne vois aucune différence. A part le fait que Poroschenko préfère l’Occident, le reste est à l’avenant.

Afghanistan: de l’inconstance tactique ou comment l’Armée s’est volatilisée en Uruzgan

Les anomalies dignes d’un film de science-fiction affectant depuis sa création l’organisation et le déploiement de l’ANA (Armée Nationale Afghane), une force armée formée contre vents et marées à coups de milliards de dollars US par Washington ne sont pas une nouveauté.

Ce qui est nouveau est la soudaineté et la rapidité avec laquelle les unités de l’Armée afghane se volatilisent.
Officiellement,  il s’agit d’une évacuation de positions pour un redéploiement.
Cela a débuté dans des zones relevant de la province extrêmement rétive d’Helmand (Sud), fief historique des Talibans, avant de s’étendre cette semaine à la province difficile d’Uruzgan.
Des unités qui fondent sous le soleil glacial d’un début de mois de mars dans les montagnes, voilà ce que le gouvernement local veut sinon passer sous silence, du moins atténuer, car une importante aide militaire externe dépend de l’efficacité perçue d’une  force pléthorique de plus de 300 000 hommes.
Les responsables locaux justifient l’absence avérée de soldats et de policiers dans la province par un « manque d’hommes sur le terrain ». Un euphémisme cachant mal le niveau élevé des désertions et des pertes assez élevées essuyées sur le terrain face à l’une des plus redoutables guérillas au monde.

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A Kaboul, le ministère de la défense ne répond même plus aux innombrables demandes de renforts en hommes reçus des deux tiers des provinces.  De même pour les équipements. Car une partie de ce dernier a une fâcheuse tendance à se retrouver entre les mains du camp adverse.

Il n’est pas rare d’apercevoir des Talibans armés de fusils M-4 (Versions SOCOM) ou utilisant des Accuracy International AWM aux côté du traditionnel Dragunov pour les tirs de précision.

Mais le pays n’en est pas à un paradoxe près. Près de 90% des attentats commis dans les zones les plus sécurisés de la capitale impliquent des …employés des institutions chargées de la protection et de la sécurité de ces sites. Inutile de préciser ce qu’il en est en milieu rural.

C’est peut-être cela ce que l’on pourrait qualifier d’inconstance tactique dont l’origine serait à chercher dans l’inadéquation totale des méthodes de combat occidentales au sein d’une population en guerre permanente depuis bientôt 40 ans.

Somalie: Attaque meurtrière contre une base de l’AMISOM

Une attaque reprenant une tactique utilisé par l’organisation DAECH en Irak et en Syrie a visé le 1er septembre une base de la Force de l’Union Africaine en Somalie, l’AMISOM (African Union Mission In Somalia), causant de très lourdes pertes militaires au sein du contingent Ougandais mais également des forces somaliennes.

Des commandos des Shabab somaliens ont lancé une attaque contre une base de l’AMISOM à Janale en coupant les axes de communication en démolissant deux ponts avant de lancer des véhicules piégés sur l’enceinte de la garnison afin d’y forcer un passage. Deux cent éléments armés soutenus par des Technicals se sont engouffrés dans la brèche. Manquant d’armement lourd, retiré de la base pour y être déployé sur d’autres sites, les soldats de l’AMISOM n’ont pu soutenir l’assaut et le bilan des pertes militaires est particulièrement lourd: 75 soldats ougandais tués et une centaine d’autres probablement capturés.

La garnison attaquée n’a pu bénéficié d’un soutien aérien en raison de l’indisponibilité des appareils des armées de l’air de l’Ethiopie et du Kenya, deux pays voisins dont les troupes participent aux opérations de l’AMISOM.

Les assaillants semblent avoir repris une tactique éprouvée en Irak et en Syrie consistant à lancer des véhicules piégés conduits par des kamikazes contre des installations militaires visant à y créer des brèches. Une tactique similaire menée avec des véhicules blindés piégés a permis aux rebelles syriens de capturer en mai 2015 un complexe militaire à Idlib en Syrie après un siège de plusieurs mois.

Maghreb: le Directeur du Renseignement national US à Alger

Le Directeur du Renseignement National américain (Director of National Intelligence) James Clapper a effectué une visite éclair en Algérie.

Peu médiatisée, cette visite s’inscrit dans un contexte fort tendu marqué au niveau géopolitique par une montée des menaces sécuritaires en provenance de Libye et du Sahel.

James Clapper lors d'une intervention devant le Sénat sur les menaces mondiales auxquelles fait face la sécurité nationale des Etats-Unis d'Amérique (Photograhie: Chip Somodevilla/Getty Images)
James Clapper lors d’une intervention devant le Sénat sur les menaces mondiales auxquelles fait face la sécurité nationale des Etats-Unis d’Amérique (Photograhie: Chip Somodevilla/Getty Images)

La visite de Clapper coincide également avec un nouvel épisode d’une féroce lutte de factions rivales au sein de l’appareil d’Etat et des soupçons de putsch militaire contre l’oligarchie très compradore au pouvoir d’un pays faisant face à une baisse des recettes pétrolières et dont l’économie commence à subir  les conséquences d’un immense gaspillage des ressources.

Mis à part un communiqué fort convenu et très aseptisé, on ne sait rien de la visite de James Clapper à Alger. Mais il y a fort à parier que ce déplacement n’a rien de protocolaire et marque le prélude à une intensification de la crise de succession et une possible recrudescence d’actes terroristes à un moment où les services de renseignement semblent subir une véritable purge vindicative à des fins politiques.

 

De l’Autre Côté du Miroir

« Tout s’écoule ». Héraclite d’Ephèse.

« Dans le monde, il n’y a rien de plus souple et plus faible que l’eau, mais pour attaquer ce qui est dur et fort, rien ne peut la surpasser » Laozi.

Le cours de l’eau se détermine en fonction du contenu ou du territoire. C’est en fonction de l’adversaire que se détermine la victoire si l’acception de ce dernier terme puisse encore avoir un signifiant.

Nous vivons désormais dans un monde où l’on tente de réduire la résistance en n’offrant plus rien de tangible à quoi s’opposer. Gavez vous de McDo, connectez vous en permanence au plus proche réseau WiFi et restez dans l’enclos!

Strategika 51 est de retour.

Nous sommes passés de l’autre côté du miroir. Au delà de la barrière d’un enclos. Clandestinité, dissidence, cavale, peu importe. La forme de l’eau n’est pas dans l’eau, elle provient du relief.

L’eau n’a pas de forme constante. Sans forme fixe. Fuyante. Sa faiblesse est sa force.

Dépité par le fait que ses enseignements étaient si peu suivis, Confucius a bien envisagé de « monter sur un radeau et de prendre le Grand Large » (Entretiens, V, 6).

Strategika 51 est devenu l’un des rares blogs en cavale. Au coeur même du système. Nous utilisons bien AUTOMATTIC.

Notre première préoccupation est de reconstituer nos réseaux d’information. Totalement destructurées depuis juin 2015. Notre signature ou trace sur le Web a été systématiquement traquée et nos comptes mail ont tous été suspendus en une seule journée. Enfin, le réseau Facebook s’est illustré par un message très peu professionnel, aux limites de l’hystérie mégalomaniaque et de la panique, pour nous signifier la suspension définitive d’un ancien compte.

Je suis un clandestin et un rebelle. Les opérateurs de drones pistonnés en quête de gloire ou d’avancement fulgurant pourront repasser. Ils auront que dalle. Quels cons!

Certains seront toujours de simples serfs soumis derrière une console climatisée ou à bord d’un avion de reconnaissance au dessus de la Scandinavie ou de la mer de Chine méridionale.

Je tiens particulièrement à remercier mes fidèles lecteurs. Leurs commentaires m’ont profondément ému. L’aventure continue.

Vive la résistance!

Le retour de la LADA

Mauvais souvenir pour beaucoup, La Lada du constructeur Russe AutoVAZ se renouvelle, 49 ans après sa création
Mauvais souvenir pour beaucoup, La Lada du constructeur Russe AvtoVAZ se renouvelle, 49 ans après sa création.  Pourtant la NIVA était le premier véritable 4X4 malgré ses piètres performances. Conséquence directe des sanctions imposées par Washington et ses vassaux européens, la Russie se relance dans un domaine où elle n’a paradoxalement jamais vraiment brillé: l’automobile. Photo: Lada Vesta, design signé Steve Mattin.

Les pitreries de Sarkozy, encore et toujours

Le pouvoir agite toujours un Nicolas Sarkozy plus remuant que jamais. Nous avons déjà évoqué ici les prétentions du personnage à revenir au pouvoir. Au mieux, Nicolas Sarkozy est un personnage de vaudeville bourré de complexes avec un tempérament d’escroc de petite envergure (de celle qui pousse un quidam à faire les poches d’une vieille dame invalide) doublé d’un caractère de fripouille notoire (du genre de celle qui quémande, les yeux humides, un peu d’argent à Gaddafi avant de commanditer personnellement son assassinat)

Ancien président de la République, fonction autrefois auguste qu’il a totalement décrédibilisé, Sarkozy a effectué une petite visite en Tunisie en tant que président du parti des « Républicains » (ex-UMP, bien des gens en France devraient l’ester en justice pour ce choix sémantique douteux), une référence sans doute au parti Républicain US pour lequel Sarkozy est toujours en admiration quasi-religieuse, reste à savoir qui singeront les Démocrates. En Tunisie, il est reçu par ses relais francs-maçons de « Nidha Tunis » après avoir obtenu le soutien du Maroc pour son éventuelle candidature en 2017.

Le problème est que le personnage, habitué à la provocation pure et simple, s’en est pris à l’Algérie (ce qui est fort compréhensible venant de lui) et, tenez-vous bien, à la pauvre Libye. Pays qu’il a fortement contribué à détruire. D’ailleurs on rapporte qu’il n’a pas cessé de s’agiter tout le long de la guerre en Libye jusqu’à l’assassinat du Colonel Gaddafi et surtout l’élimination de toutes preuves matérielles compromettantes mettant en lumière les liens troubles qu’il entretenait avec le clan des Sarkozy.

« La Tunisie est frontalière avec l’Algérie et avec la Libye. Ce n’est pas nouveau. Vous n’avez pas choisi votre emplacement. » dixit Sarkozy qui ne peut s’empêcher d’embarrasser ses hôtes à chaque occasion qui se présente. Continuant sur sa lancée, Sarkozy enfonce un autre petit clou en déterrant son Union pour la Méditerranée, un projet de normalisation à peine cachée des relations des pays de la rive Sud de la Méditerranée avec Israël et considéré comme mort-né. L’idée avait à l’époque reçu l’aval enthousiaste de l’Egypte de Moubarak et du Royaume de Jordanie mais totalement et violamment rejetée par la Libye de Gaddafi, qui n’y a jamais adhéré.  L’Algérie quant à elle s’est opposée diplomatiquement et très prudemment à cette Union en rappelant l’existence d’un mécanisme de concertation au sein du groupe 5+5. Or maintenant pour Sarkozy, le devenir incertain de l’Algérie doit être examiné en urgence au sein de cette instance fantôme. C’est la goutte de trop. Aucune réaction officielle d’Alger mais les esprits des Algériens sont chauffés à blanc. Le choix des soutiens (lesquels impliquent des aides financières ou des promesses d’attribution de marchés ainsi que l’influence du vote de certaines catégories de la population française) pour les présidentielles 2017 en France est bien arrêté.

Si les déclarations de Sarkozy n’ont pas suscité de réactions de la part des autorités officielles à Tunis, pas plus qu’à Alger d’ailleurs, elles ont mis le feu sur les réseaux sociaux où les tunisiens ont virtuellement lynché celui qu’ils surnomment le « Nabot ».

De toute évidence, Sarkozy est culotté. Beaucoup plus qu’un Disraeli, à la différence notoire que ce dernier était infiniment plus honnête, poli, objectif et éduqué que lui.

Sarkozy n’est pas content d’avoir détruit le fragile équilibre de la paix en Méditerranée occidentale qui perdurait depuis plus d’un demi-siècle, d’avoir crée le chaos et le vacuum géopolitique libyen duquel a émergé une sorte de Daech ou encore d’avoir provoqué l’un des plus grands exodes humains sur mer Méditerranée depuis des siècles. Le voilà maintenant qu’il se permet des analyses géostratégiques. Problème, Sarkozy n’a jamais été stratège et encore moins philosophe. Loin s’en faut.

On se rappelle qu’après une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine durant laquelle Nicolas Sarkozy a voulu se mesurer à lui en le provocant d’une façon très désinvolte, on a vu ce dernier à moitié ivre et visiblement abattu lors d’une conférence de presse où il déblatérait des phrases totalement incompréhensibles. La presse a passé sous silence absolu ce qui c’était passé lors du huis-clos mais beaucoup de gens savaient ce qui s’était réellement produit. Exaspéré par le juif hongrois, Poutine lui a finalement ordonné de se taire et de cesser de jouer au pitre (littéralement: Вы всегда делать клоун? Toujours à faire le pitre?) Certains sont allés jusqu’à raconter que Poutine a tacitement laissé entendre que s’il n’était un Chef d’Etat, il aurait personnellement usé de la coercition physique à huis-clos à l’encontre de Sarkozy mais je n’ai jamais pu avoir confirmation de cette information à partir de témoins non russes.

Pour celles et ceux qui l’ont un peu oublié, voici une définition du terme « pitre » telle qu’établie par le Centre National des ressources textuelles et lexicales: « Pitre: Bouffon qui fait la parade pour un spectacle de foire, de cirque, qui est chargé d’attirer par ses plaisanteries, ses facéties le public autour des tréteaux d’un charlatan… »

 

 

Iran: l’Allemagne en VRP d’Israël

Téhéran a catégoriquement rejeté le très étrange appel du vice-chancelier Allemand Sigmar Gabriel, lui enjoignant de reconnaître l’entité sioniste d’Israël.

Sentiment de culpabilisation porté à son paroxysme en raison de l’histoire récente et sélective de l’Allemagne , lobbying très opportuniste et intérêt personnel motivé par l’ambition personnelle, Sigmar Gabriel croit-il réellement à ce qu’il est en train d’entreprendre ou s’agit-il d’une énième et interminable génuflexion de l’Etat fédéral Allemand à l’endroit des puissants lobbies sionistes et autres « Maîtres chanteurs de Nüremberg » (Die Meistersinger von Nürnberg)?

En attendant, le nouveau chantage est exercé par l’Allemagne. Lors de la visite du vice-chancelier Allemand à Téhéran en date du 19 juillet 2015, Sigmar Gabriel qui détient également le porte-feuille de l’économie a affirmé que si la République Islamique d’Iran veut avoir des relations économiques et commerciales plus importantes avec l’Allemagne et d’autres pays de l’Union Européenne (à croire que c’est l’Allemagne qui domine politiquement cette union), Téhéran n’a qu’a améliorer ses relations avec Tel-Aviv!

Cette visite qui s’inscrit dans la foulée de l’Accord conclu sur le nucléaire iranien et qui ne vise qu’à gagner du temps de part et d’autres et à servir de casus belli le cas échéant, a plus servi les intérêts israéliens que ceux du patronat allemand qui s’est toujours intéressé au plus haut point à l’Est et entre autres le marché iranien « lorsque ou si les sanctions seront un jour levées ».

Un vice-chancelier Allemand en VRP pour le compte du produit « Israël ». Décidément l’Allemagne de Mme Merkel est très loin de celle de Gerhard Shröder et ce n’est pas un hasard si le mandat de ce dernier a tellement affolé les milieux sionistes que ces derniers ont commencé à halluciner sur le procès de Nuremberg à l’envers…!

Le patronat Allemand peut maugréer. On le prive du fabuleux marché russe et on lui interdit l’accès à l’Iran sauf si ce dernier reconnaît officiellement Israël…Il y a quelque chose qui cloche dans cette logique pas très  teutonne. Il faut croire que les révolutions colorées version 2.0 et autres « printemps arabes » ont lamentablement échoué pour en arriver à de telles extrémités.

 

The Iran Agreement, More Nuclear Theatre

The planet is saved from the brink of war, we are told today. Everyone is weighing in, broken politicians, the walking dead of the geopolitical world hoping their inane observations on the obvious and meaningless might bring an iota of attention their way.

The whole thing is theatre.

There are the simple and inexorable facts, that Iran had halted its military uranium enrichment program in 2003, a fact long observed by both the IAEA and CIA. There has been nothing but agreement on that fact with two National Security Estimates, the first from 2007. From the New York Times, December 3, 2007:

‘A new assessment by American intelligence agencies made public Monday concludes that Iran halted its nuclear weapons program in 2003 and that the program remains on hold, contradicting an assessment two years ago that Tehran was working inexorably toward building a bomb.

The report seems likely to weaken international support for tougher sanctions against Iran and raise new questions about the credibility of the beleaguered American intelligence agencies, while reshaping the final year of the Bush administration, which has made halting Iran’s nuclear program a cornerstone of its foreign policy.

The assessment, a National Intelligence Estimate that represents the consensus view of all 16 American spy agencies, states that Tehran is most likely keeping its options open with respect to building a weapon, but that intelligence agencies “do not know whether it currently intends to develop nuclear weapons.”’

What we have to understand is that there had been no subsequent report from anywhere, not the CIA, not the IAEA, nothing at all indicating that anything contained in the original 2007 report was wrong, quite to the contrary.

Every piece of evidence presented since then not only backed up this report but indicated increasing openness on the part of Iran to disclose more aspects of a nuclear program that had already been under a very high level of inspection for some time.

What does this mean about the current agreement? Well, for sure there are domestic political issues in the United States. The agreement with Iran to save the world from a nuclear attack by a nation with no nuclear program and no nuclear weapons is certainly quite an accomplishment, right up there with the American and British cleansing of Iraq of their non-existent weapons of mass destruction.

Obama can now ride into the sunset having saved the world from weapons that never existed and for killing Osama bin Laden, long exposed as a prime CIA asset who actually died in 2001 after unsuccessful treatments for kidney disease at the Bethesda Naval Medical Center in Maryland, according to highest level sources.

What is the real aftermath likely to look like? First of all, if you are a hotel owner in Tehran, the already heavy influx of western business executives, Israeli’s included, that have taken Tehran by storm, will be dwarfed by what is to come.

You see, not only will sanctions open the door to oil trading, and in the process collapse world oil and gas markets, unless of course those markets have been rigged all along, but Iran has had assets frozen around the world. Billions will flow into Iran, money long owed to Iran. Being a friend of Iran will become much like being a friend of Saudi Arabia.

Toward this end, ISIS and those standing behind that organization, nominally Qatar, Saudi Arabia, Israel and Turkey, can expect major reverses.

The upcoming S300 air defense deliveries, putting Russia’s prestigious reputation behind securing Iran from Israeli and Saudi attack, should quell what have always been empty threats. Soon, Iran will have the air force it has not possessed since the days of the Shah.

With both Israel, Saudi Arabia and the Gulf states buying in on the F 35 or continuing to upgrade their F 15s, an export version of the Sukhoi T50, even “detuned,” would outperform anything in the region, a plane with range capable of dominating the region. Would Iran put an air umbrella or enforce a no fly zone over Yemen?

Another place to look is Hezbollah. Most experts agree that, were Turkey and Qatar, operating out of Hatay, to have secured a more durable foothold for their al Qaeda forces in Syria and were Saudi efforts to mount an offensive in both Bekaa, Lebanon and the Qalamoun –Zabadani region north of Damascus, Israel would have moved into Lebanon in attempt to avenge their 2006 defeat at the hands of Hezbollah.

With Hezbollah off terrorist lists and Iran capable of even more robust financial support for their chief ally, a number of steps can and likely will be taken that will alter the balance of power in the region. It has always been considered a major security risk for Israel were Hezbollah to have a robust air defense system. There is little question now that this will become a reality and that Israeli attempts to curtail installation of this purely defensive capability will be futile.

This will change everything, ending forever Israel’s “Nile to the Euphrates” dream of a “borderless state.”

Since that first report, back in 2007, 8 years have passed. With the potential power base of BRICs taking on Iran as a full partner and the Silk Road projects increasing economic focus on Iran, the Caspian Basin and the Caucasus regions, an inexorable power shift toward not just Tehran but the region as a whole is well in the works.

This will leave the next looming question the fate of the Kurdish people and how long Turkey as we know it, can continue to exist.

Gordon Duff

First appeared: http://journal-neo.org/2015/07/16/the-iran-agreement-more-nuclear-theatre/

Algérie: danger en vue…

Selon le quotidien algérien El-Khabar, un convoi de véhicules militaires de l’armée algérienne se dirigeant vers un poste d’observation situé à Tifrane, à 40 kilomètres de la localité de Tarik Ibn Ziad dans la province d’Aïn-Defla (l’Ouarsenis) est tombé la nuit dernière dans une terrible embuscade tendue par un groupe terroriste lourdement armé.

D’autres sources ont précisé que les membres du groupe terroriste, en nombre élevé, ont miné la route bordant la forêt menant vers un poste avancé de l’armée. Utilisant des mitrailleuses PKM (7.62X54R) et des lances-roquettes antichar RPG-7 ainsi que des bombes artisanales plantées sur le bord du chemin (semblables aux IED) dans une zone boisée, les assaillants ont cherché à anéantir le convoi. Les militaires algériens ont riposté mais ont enregistré la perte de plus d’une dizaine de soldats.

Le groupe terroriste activant entre Médéa (Titteri) et Aïn Defla s’est replié après l’accrochage, fuyant une force rapide de recherche-destruction et serait à présent encerclé.

A 20 kilomètres du lieu de l’attaque, une bombe actionnée à distance a détruit un véhicule civil empruntant un chemin de montagne. Le chauffeur du véhicule a survécu à l’explosion.

Moins d’une semaine après la diffusion par Daech en Syrie d’un enregistrement vidéo dans lequel deux membres algériens de l’organisation terroriste menacaient de porter la guerre en Algérie, dernière étape selon eux, avant de partir guerroyer en péninsule Ibérique, il semble que certains maquis de la guérilla islamiste des années 90 sont en train d’être réactivés et réapprovisionnés en armes provenant de Libye.

Le message vidéo de Daech à partir de sa “capitale” Al-Riqqa en Syrie orientale, aurait pu passer inaperçu tant il semblait anodin. Cependant, il contenait un message codé à l’attention de cellules dormantes situées en Algérie et ce n’est pas par hasard que les deux terroristes évoquèrent une allégeance à Daech de groupes terroristes à Skikda (ex-Philippeville) et l’un des principaux terminaux pétroliers du pays ainsi que le Sahara, le coeur de l’économie algérienne.

L’armée algérienne semble consciente du danger croissant aggravé par le départ en Irak et en Syrie de milliers de combattants tunisiens et l’effondrement étatique en Libye et au Mali où la situation demeure plus que chaotique. De source officielle, on indique que plus de 60 000 soldats algériens sont actuellement déployés aux frontières avec la Tunisie et la Libye et que plus de 32 000 autres sont déployés à l’extrême-Sud du pays. Pour corser le tout, une situation de tension à Ghardaïa a obligé l’armée de mobiliser une force d’attente de 4 000 hommes répartis dans des bases aériennes autour de la préfécture, objet d’une lutte souterraine très complexe au sommet du pouvoir. A cela s’ajoute l’imposant dispositif défensif stationné depuis des décennies face au Maroc. Tous ces déploiements  drainent les capacités d’un pays de 41 millions d’habitants et dont les ressources exploitées en hydrocarbures semblent en voie d’épuisement.

Mais que faire en cas de réactivation d’une dizaine de maquis dormants dans le Nord du pays, ayant cessé l’action armée grâce à de très importants subsides financiers accordés par l’Etat aux terroristes dans le cadre d’une politique d’amnistie que l’on pourrait qualifier de renoncement aux armes contre la garantie d’une ascension sociale grâce à l’argent?

L’armée semble avoir profondément analysé ce qui ce passe en Libye et en Syrie. Le choix du Yak-130 avec des spécifications sur commande le transformant en chasseur-bombardier léger, pouvant éluder une éventuelle zone d’exclusion aérienne et fort maniable semble loin d’être anodin. Le rôle des Aero L-39 Albatros de l’armée de l’air syrienne dans le conflit en Syrie a fini par peser sur certains choix stratégiques “optimaux”. Le choix des hélicoptères d’attaque également.

Durant les années 90, l’armée algérienne a été forcée de s’adapter à une guérilla qui ne semblait connaître aucun répit. Vers la fin du conflit, les forces aéroportées, les hélicoptères et les avions cargo militaires dominaient la scène et il n’était pas rare que des unités engagées dans des opérations de recherche-destruction (couramment appelées “ratissages” en Algérie) à l’extrême Est du pays, se retrouvaient à plus de 1000 kilomètres plus à l’Ouest dans la même journée ou en l’espace de quelques heures. Cette maîtrise de la projection aérienne fut illustrée des années plus tard par l’organisation en un temps record d’un pont aérien “spontané” reliant des villes algériennes au Soudan pour le transport d’une dizaine de milliers de supporters à l’occasion d’un match de football.

Mais le problème auquel fait face l’armée algérienne n’est pas tant Daech que l’oligarchie politico-financière ayant pu s’implanter et imposer ses vues sur les choix économiques et stratégiques du pays. De caractère compradore, elle a oeuvré pour un ultralibéralisme sauvage de la pire espèce en bradant tout ce qui pouvait l’être et en poursuivant un programme que les grands rapaces de la finance transnationale ne pouvaient désavouer (démantèlement de la marine marchande, encouragement de la corruption, choix politique d’interdire une industrie de constructions mécaniques en dehors du monopole, rapprochement avec le géant Monsanto, choix insensé de l’exploitation du gaz de schiste, substitution de l’économie réelle par une économie super rentière d’import-import au profit d’une oligarchie restreinte et enfin rapprochement simultané avec les milieux sionistes de gauche en France et des milieux d’affaires néoconservateurs ou de droite aux Etats-Unis) et les conséquences des politiques irrationnelles d’un gouvernement paraissant très loin des véritables préoccupations d’un pays de la taille de l’Algérie. C’est sur ce terrain précis que tentera de jouer Daech ou toute force hostile. La colère ou la désillusion  des populations ont toujours été un puissant levier. D’où l’urgence de rebâtir un leadership politique capable et efficace. Ce dont manque cruellement l’Algérie.

Paradoxalement, l’Algérie est le bouclier du Maroc et de la Tunisie face à Daech tel qu’il a été conçu, c’est-à-dire en tant qu’armée non-étatique capable de capturer et de gérer des territoires pris à des Etats-Nations.  Face à cette menace, aucun pays de la zone connue sous le sigle MENA ne semble à l’abri sauf si se forment des axes de résistance telles que ceux de l’axe Damas-Téhéran-Moscou. Pour cela, il faudra transcender L’autisme et l’esprit bunkériste des pays maghrébins ou cela se fera à leurs corps défendant car le danger est désormais en vue.

 

François Hollande, Israël et la bombe atomique

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté.
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Thierry Meyssan

Lien direct de l’article: Voltairenet

 


 

Notes:

[1] « Entretien de François Hollande pour la fête nationale », par François Hollande, Réseau Voltaire, 14 juillet 2015.

[2] “Revealed : the secrets of Israel’s nuclear arsenal”, The Sunday Times, October 5, 1986.

[3] « C’est parce qu’Israël détient la bombe atomique qu’il peut pratiquer sans crainte l’apartheid », par Silvia Cattori, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 14 octobre 2005.

[4] “The War Game, a controversial view of the current crisis in the Middle East”, Elsevier, 2002, no. 17, p. 52-53, 27 avril 2002.

[5] « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[6] « Déclaration de François Hollande à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv », par François Hollande, Réseau Voltaire, 17 novembre 2013.

Invictus

Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan/Le Mollah Omar, chef suprême de l'Emirat Islamique d'Afghanistan.
This is the second known picture of Mollah Omar of Afghanistan, supreme leader of the Islamic Emirate of Afghanistan. The new picture was published in Pakistan media outlets three days ago/Ceci est la seconde photographie connue du Mollah Omar, chef suprême de l’Emirat Islamique d’Afghanistan. Publiée il y a trois jours par l’ensemble de la presse pakistanaise.

On ne lui connaissait qu’une seule photographie, un vague cliché en noir et blanc où il apparaissait nettement plus jeune. Or voici que l’ensemble des médias pakistanais publient à la Une une seconde photographie-couleur- du Mollah Omar, chef suprême des Talibans d’Afghanistan et Commandant de la plus redoutable guérilla au monde.

Le moment semble avoir été choisi avec une minutie extrême par l’ISI (Inter Services Intelligence), les fameux renseignements pakistanais, pour la diffusion de cette photographie: de mystérieuses  négociations de paix entre des émissaires des Talibans Afghans et des représentants de la Haute Commission pour la Paix, un organe dédié mandaté par le gouvernement de Kaboul, se tiennent depuis une semaine à Murree, à 50 kilomètres au Nord-Est d’Islamabad. Des émissaires de Washington et de Pékin y assistent en tant qu’observateurs. Le problème est que personne ne savait avec certitude si le Chef suprême des Talibans a oui non donné son accord pour de telles négociations, étant donné que la légitimité des  émissaires se déclarant représenter le mouvement, dépêchés depuis le bureau des Talibans à Doha, Qatar, semblait rejetée par le haut conseil de commandement des Talibans, mettant en péril les efforts des acteurs régionaux en vue d’éviter un effondrement total du pouvoir de Kaboul. En publiant la photographie du chef charismatique et invaincu des Talibans, la presse pakistanaise rapporte que le Mollah Omar adoubait les négociations en cours et estimait que les émissaires présents y sont légitimes. Mais du côté des Talibans, c’est le silence radio ou presque puisque leurs forces se battent avec acharnement de Helmand à Kunduz sans le moindre répit. Nous sommes en face à une complexe opération psychologique de surface, éludant un autre processus de manipulation à double effet bien plus complexe.

La personnalité du Mollah Omar demeure fort mystérieuse. En guerre depuis 14 ans contre les armées des Etats-Unis d’Amérique, celles de l’ensemble des pays de l’Otan et les forces mercenaires de dizaines de pays comme l’Albanie, la Bulgarie, les Emirats Arabes Unies, la Jordanie ou la Turquie, il demeure invaincu et plus assuré que jamais de remporter la lutte. Tout le monde sait ici* que le retrait de proportions limitées des forces combattantes de l’ISAF et de l’OTAN-un remake presque identique au retrait Soviétique de 1989-a permis aux Talibans de capturer l’ensemble des bases évacuées par les forces étrangères, en dépit d’efforts presque surhumains déployés par les unités de l’ANA (Armée Nationale Afghane) pour ralentir l’avancée des rebelles.

Washington qui a perdu plus de 707 milliards de dollars USD dans cette guerre sans aucun objectif (et dont une bonne partie de ce pactole est allée alimenter les méga-circuits de la corruption au sein des opérateurs privés du complexe militaro-industriels et ses affiliés) paraît à court de solution. Le plan britannique prévoyant d’injecter l’Etat Islamique (Daech) près des bases de l’ISAF évacuées pour déclencher un nouveau conflit semble grippé.

Contrairement à Daech, les Talibans d’Afghanistan, bien que Sunnites, n’adhèrent nullement à l’idéologie Wahhabite et ont réussi à avoir des relations cordiales avec les minorités chiites et même à nouer des liens avec l’Iran. Le Mollah Omar a même transmis une lettre à Daech en Irak dans laquelle il rappelle que son mouvement ne s’est jamais ingéré dans les affaires du Levant ou d’Irak, qu’il ne reconnaissait pas les modalités de désignation d’un Calife à Bagdad et  qu’il est la seule puissance souveraine en Afghanistan. A deux reprises, Daech a tenté de se mesurer militairement aux Talibans; d’abord dans la province occidentale de Farah puis à Jalalabad dans l’extrême Est non loin de la ligne Durand. Le résultat fut sans appel: les forces de Daech, équipées d’un materiel flambant neuf, ont failli être anéanties jusqu’au dernier par des Talibans aguerris et ayant déjà subi toute la panoplie de l’armement US, y compris NBC (nucléaire, biologique et chimique)

Depuis les combats de Jalalabad dans le Nungarhar, les éléments de Daech ont remis leurs armes et se sont investis dans l’aide aux villages démunis, dans une nouvelle stratégie visant à conquérir les populations rurales.

Le gouvenement du président Ashraf Ghani est conscient que seule l’intégration des Talibans dans le processus politique et éventuellement son association dans la formation d’un gouvernement d’union nationale pourrait conjurer une effondrement des structures politiques mises en place sous l’occupation. Le Mollah Omar a déjà posé ses conditions: Aucun accord de cessez-le-feu au préalable avant le retrait de l’ensemble des forces militaires étrangères d’Afghanistan ainsi que tous les coopérants techniques.

En dépit d’une armée de 380 000 hommes, Kaboul demeure plus que jamais convaincu que le Mollah Omar est désormais incontournable. La Chine, l’Iran, le Pakistan et la Russie pensent exactement la même chose. Les américains ont fini par s’y résigner, en maudissant ceux qui les ont mis dans la plus grande nasse de leur histoire.

C’est dire qu’ils n’ont absolument rien retenu  de l’histoire de ce pays d’Asie centrale, fossoyeur de tant d’empires…

 


 

*Votre serviteur s’apprête à quitter cette région du monde.

 

 

 

Guerre en Syrie: l’armée syrienne repousse une solide offensive blindée rebelle sur Derâa

Derâa (Syrie méridionale): les unités de l’armée régumière syrienne défendant la ville de Derâa ont pu mettre en échec trois tentatives d’assaut consécutives des forces de  l’armée de la conquête composées de 33 unités évoluant sur cinq axes.

Première bataille de chars: utilisant des chars T-55, T-62 ainsi que quelques T-72 et évoluant en provenance du Nord de la Jordanie, les forces rebelles ont été prises à partie par les chars T-72S des unités blindées syriennes. La bataille de chars qui s’en est suivie a duré plus de trois heures. La plupart des chars rebelles ont été mis hors de combat. 11 chars rebelles ont été détruits par des obus-flèches (APFSDS: Armour Piercing Fin-Stabilized Discarding Sabot) tirés d’une distance à inférieure à 4000 mètres par les canons à âme lisse des chars de l’armée syrienne tandis qu’une vingtaine d’autres chars rebelles ont été déchiquetés par les missiles antichar tirés par des soldats des unités de l’infanterie mécanisée.

Des chars de l’armée régulière ont été détruits par des missiles TOW rebelles.

Il ne fait plus aucun doute que l’opération « Tempête du Sud » déclenchée par l’état-major rebelle installé dans une salle de commandement conjointe sise en Jordanie, s’avère être un fiasco pour Washington et Ryad. Plus de 269 rebelles ont trouvé la mort devant les remparts de Derâa en trois jours.

Berceau présumé de ce que les rebelles et leurs alliés occidentaux et arabes appellent « la révolution syrienne », la ville de Derâa est défendue par l’armée syrienne depuis plus de quatre années consécutives.

Connaissant bien le terrain, l’armée syrienne a pu contrer une dizaine d’assauts majeurs sur cette province-dont les trois offensives rebelles survenus cette semaine. Ce qui a conduit les chefs rebelles à s’accuser mutuellement de trahison et d’intelligence avec les « forces du régime ».  Cet échange d’accusations entre les chefs des groupes rebelles s’est vite transformé en un échange d’obus et autres roquettes. Jusqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, des affrontements féroces opposent des factions rivales de l’armée rebelle en retrait des environs de Derâa.

Le mécontentement des rebelles à l’égard de « ceux qui se cachent dans des bureaux climatisés » en Jordanie tout en les envoyant au casse-pipe, ne cesse de croître. Certains commandants rebelles sont exaspérés de l’attitude des conseillers militaires US et britanniques (et autres de la coalition), préférant gérer le champ de bataille derrière des écrans d’ordinateurs bien au frais en Jordanie sans se soucier des lourdes pertes accusées parmi les rebelles à chaque opération.

Obus-flèche BK-14M avec son sabot.
Obus-flèche BK-14M avec son sabot. Poids du projectile: 19.8 kgs. Vitesse initiale: 905 m/seconde.

Décès de Tarek Aziz, ex-Vice Premier ministre irakien

Une des figures de l’Irak de Saddamm Hussein, Tarek Aziz, de son vrai nom Mikhaïl Yohanna, est décédé le 05 juin 2015 en détention dans un hôpital de la ville d’Al-Naciria en Irak suite à de graves complications cardiaques. Il était âgé de 79 ans.

De confression chrétienne d’Orient, Tarek Aziz s’est rendu aux forces d’occupation américaine fin avril 2003. Il a occupé les postes de ministre de l’information, de Vice-Premier ministre (1979-2003) et ministre des Affaires étrangères (1983-1991) sous les différents gouvernements irakiens durant la présidence de Saddam Hussein.

En mars 2009, il est condamné par un tribunal irakien au terme d’un procès d’opérette à 15 années de réclusion pour « crimes contre l’humanité » sur son rôle présumé dans l’exécution de 42 gros spéculateurs et usuriers de la pègre financière irakienne en 1992. A l’époque, en plein embargo international, le gouvernement irakien menait une guerre sans merci contre les spéculateurs et ceux que l’on qualifiait de « saboteurs de l’économie ».

Le 26 octobre 2010, une autre cour irakienne condamne Tarek Aziz et deux autres ex-hauts responsables irakiens à la peine capitale par pendaison pour leur rôle présumé dans la « suppression de partis religieux » et la répression qui s’était abattue sur un parti Chiite après une tentative d’assassinat de Saddam Hussein à Dijjil en 1982, en pleine guerre avec l’Iran de la Révolution Islamique.

Homme d’une intelligence exceptionnelle, diplomate jusqu’au bout et appartenant à une vieille famille issue d’une des plus anciennes minorités chrétiennes au monde, Tarek Aziz a été livré par les américains aux pires factions extrémistes d’une secte chiite. Son fils Ziad n’a pas été informé de son décès et les nombreuses chaînes de télévion irakiennes ont délibérément ignoré l’information.

Guerre au Moyen-Orient: Damas dégaine ses Mig-25…

Après une série de revers sur le terrain face à Daech et à l’armée de la conquête, culminant par la prise de la région de Palmyre par Daech, consacrant ainsi un important changement de paradigme dans le conflit en cours en Syrie mais également l’ensemble des rapports de force entre les grandes puissances impliquées dans la guerre au Moyen-Orient, l’armée syrienne est repassée à l’offensive en adoptant une nouvelle stratégie: celle de la saturation.

L’armée de l’air syrienne a mis le paquet: huit escadrilles de Sukhoï Su-24 et, pour la toute première fois, de lourds Mikoyan-Gurevitch Mig-25 RBS (version bombardier de reconnaissance) ont fait pleuvoir une nuée de bombes thermobariques sur la base aérienne de Tabqa, entre les mains de Daech, causant l’élimination de 152 éléments du groupe terroriste ainsi que la destruction de 13 “Technicals” armés de canons antiaériens de 23 mm.

A Alep, des hélicoptères Mil Mi-17 et Mil Mi-8 emportant des charges thermobariques ont lâché leur cargaison fatale au dessus de positions tenus par Daech et différents groupes rebelles, causant de très importants dégâts. Détail important, s’attendant à des tirs de l’artillerie antiaérienne rebelle, les hélicoptères syriens n’ont rencontré que des tirs d’armes légères.

Des médias internationaux ont critiqué l’absence de frappes de précision de la part de l’aviation syrienne, l’accusant de cibler des zones civiles. En réalité, la plupart des zones sous contrôle de Daech, mis à part quelques bases militaires et des infrastructures industrielles, sont civiles. De plus, on sait par expérience que la notion de frappe chirurgicale, terme spécieux inventé lors de la seconde guerre du Golfe, n’a quasiment aucune existence, d’autant plus que tentant d’éviter l’artillerie antiaérienne (AAA) et les missiles SAM de faible portée, la plupart des bombardiers préfèrent larguer leurs bombes et autres missiles Sol-Air à partir d’une altitude assez élevée.

Des civils ont-ils péris au cours de ces largages de charges thermobariques? Malheureusement oui. C’est inévitable dans les zones où sévit Daech puisque cette organisation terroriste tend à prendre le contrôle de tous les aspects de la vie des populations civiles dans les régions qu’elle investit et occupe, sanctionnant de mort par décapitation ou crucifixion toute personne récalcitrante ou démontrant un enthousiasme “tiède” aux idées de cette armée de l’enfer.

L’usage du Mig-25 par Damas a de quoi surprendre mais renseigne à lui seul moins sur les efforts extrêmes fournis que la volonté d’aller jusqu’au bout animant l’armée syrienne afin de circonscrire l’avancée des groupes armés vers ce que l’on appelle “la Syrie utile”, où s’est replié le gros des forces armées syriennes, des milices paramilitaires loyalistes ainsi que les forces du Hezbollah libanais.

Conçu par les Soviétiques pour contrer le bombardier stratégique US Valkyrie X-70 (projet n’ayant jamais abouti), le Mig-25 est à l’origine un intercepteur lourd d’une agilité très limitée. En 1970, une version RB (Reconnaissance Bomber) de cet avion atypique classé parmi les plus rapides au monde voit le jour. Concernant la variante RB de cet appareil, à distinguer de la variante BM (armée de missiles anti-Radar) non destinée à l’export, peu d’information circule sur ses capacités d’attaque au sol hormis que lors de la guerre d’octobre 1973, des Mig-25 RB russes stationnés en Egypte parvinrent à semer tous les missiles Air-Air tirés par les Phantom israéliens.

Malgré des limitations et des incovénients (faible portée, consommation record de carburant, flexibilité limitée), le Mig-25 a largement démontré sa valeur en tant qu’intercepeur de reconnaissance.

Dans la nuit du 16 au 17 janvier 1991, soit le premier jour de l’offensive aérienne de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis d’Amérique contre l’Irak de Saddam Hussein, un Mig-25 PDS irakien a abattu un F/A 18 “Hornet” américain avec un missile Air-Air R40TD (AA6 “Acrid”). Lors d’un autre engagement au cours du même conflit, un Mig-25 PD irakien a réussi à éviter des McDonell Douglas F-15 “Eagles” américains et s’est attaqué à un avion de guerre électronique EF-111 Raven, le forçant à changer de trajectoire et à se retirer, compromettant ainsi la mission des autres chasseurs-bombardier de l’US Airforce. Cependant, on se rappellera surtout comment deux Mig-25 irakiens pourchassés par des F-15 US parvinrent à les semer grâce à leur capacité à atteindre une très grande vitesse (entre Mach 2.85 et Mach 3) et purent ainsi éviter 10 missiles Air-Air…Enfin très peu de temps avant l’invasion américaine de l’Irak en avril 2003, un Mig-25 irakien a abattu un drone MQ-1 américain, devenant ainsi le premier avion de combat à abattre un drone dans l’histoire.

Pour revenir au conflit en Syrie, Damas semble à la croisée des chemins. L’Etat syrien s’est retranché dans ce que l’on appelle désormais la Syrie utile: le littoral méditerranéen (Lattaquié, Tartous, etc.), fief des Alaouites ainsi que l’axe Hama-Damas-Suwaida, longeant la frontière libanaise (poumon économique et financier) suite à la rupture des communications avec l’Irak dont la profondeur permettait une continuité avec l’allié iranien. On voit bien que les commanditaires des évènements en Syrie gèrent la guerre en stratèges et le choix de transformer la vague nébuleuse d’Al-Qaïda en Irak d’un certain Al-Zarqawi en une armée de zombies dénommé Etat Islamique en Irak et au Levant répondait à des impératifs hautemment stratégiques.

Le chemin de Damas est un chemin de croix. On peut accuser Hafez Al-Assad, père de l’actuel président syrien, d’être un autocrate impitoyable mais force est de lui reconnaître sa profonde vision stratégique. Il a par dessus tout bâti une armée solide pour un petit pays comme la Syrie, au sein de laquelle l’arme aérienne joue un rôle prépondérant. Bien peu d’armées régulières résisteraient à la déferlante qui s’abat chaque jour sur la Syrie depuis 2011.

L’épilogue définitif de ce que certains publicitaires de l’empire ont pompeusement dénommé “Printemps arabe” peut se résumer à une seule image fort symbolique et ce, quelle que soit l’issue de la guerre en Syrie: celle d’avions de combat Mig-25 , et bientôt de Mig-31 syriens, survolant à très grande vitesse une base aérienne tombée entre les mains de Daech avant d’y larguer des bombes thermobariques…

MIG-25 RB_Syrian Air Force

Diplomatie: Envoyer l’armée d’abord et réfléchir ensuite…toujours

De par sa situation géographique, le Yémen a une importance non négligeable. Surtout pour l’Arabie Saoudite, mais aussi pour tous les navires empruntant le canal de Suez. Si le pays venait à basculer dans ce que Riyad appelle le côté obscur de l’Islam – le chiisme – sûr que le ciel ne manquerait de tomber sur la tête des princes saoudiens. Pour éviter cela, l’Arabie Saoudite a décidé; de façon quasi unilatérale; d’apporter son soutient au pouvoir en place et de lancer une campagne de bombardements des positions rebelles (auquel s’est allié l’ancien président Salah).

Mais voilà, même si Riyad à relancé et obtenue l’idée d’une force armée des États Arabes, la mise en place de celle-ci ne sera pas opérationnelle avant quelques semaines, au mieux, sinon vers la fin de l’année. Et malgré l’emploi de munitions par wagons entiers, les rebelles Houthis continuent d’avancer et de menacer Aden, la capitale du Sud.

même si l’Arabie Saoudite a envoyé sur le terrain quelques forces spéciales, la tâche est bien trop grande pour un seul pays. Seule solution pour Riyad, demander une assistance militaire, mais pas à n’importe qui, à Islamabad. Le fait que les princes saoudiens fassent une demande aux dirigeants pakistanais n’est pas une action irréfléchie, loin s’en faut. Ce n’est un secret pour personne que l’Arabie Saoudite emploie un nombre assez conséquent de mercenaires pakistanais dans son armée; de plus, Islamabad ne fait pas partie de la Ligue Arabe, ni même des pays observateurs, ce qui pourrait éviter des tergiversations diplomatiques sans fin.

Enfin, le Pakistan est voisin de l’Iran; grand ennemi de l’Arabie Saoudite – et nouvellement auréolé d’une certaine gloire depuis la signature de l’accord sur le nucléaire (accord qui laisse le peuple plus que dubitatif*) – et je suppose qu’Islamabad sert de diplomate non officiel entre Téhéran et Riyad. La Turquie aussi semble faire partie des tractations.

En effet, Mardi, le président turc – Recep Tayyip Erdogan – devrait se rendre à Téhéran pour une visite officielle. Au lendemain de ce déplacement, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, est attendu à Islamabad afin de discuter de la situation au Yémen. Et quelques jours plus tard, Nawaz Sharif (pakistanais) sera en visite à Ankara.

Cependant, si on réfléchit un tant soit peu, cette demande pourrait mettre à mal les tractations entre l’Iran, le Pakistan et la Turquie. Le maillon faible, dans cette histoire étant Téhéran, bien entendu. Surtout que l’assistance demandée ne porte pas que sur des munitions; Riyad demande, ni plus ni moins, que des troupes au sol, des avions et des navires militaires. quand on connait les achats annuels d’armes de l’Arabie Saoudite, une telle demande fait un peu sourire. A moins que la lutte contre les Houthis s’éternise…

*Dans l’accord sur le nucléaire iranien, ce qui étonne le plus les observateurs est le fait que les sanctions économiques pourraient être levées. Bien entendu, si cela venait à arriver Téhéran rouvrirait les vannes des oléoducs, dans un marché où l’offre excède la demande laissant le prix du baril au plus bas depuis presque un an maintenant. Et ça, une partie du peuple iranien l’a bien compris…

La ceinture et les bretelles

Pour certains dirigeants musulmans, notamment au Moyen-Orient, il existe trois risques majeurs d’être renversés:
1- Une intervention étrangère;
2- Des hordes de terroristes qui viendraient camper sous leurs fenêtres (compatible avec le N°1);
3- Le peuple qui se rebelle, pour de bonnes raisons ou pour répondre aux désirs du N°1.

Bashar al-Assad en connait un rayon puisqu’il est lui-même sous le coup de ces trois fléaux. Certains présidents démocratiquement élus (pour reprendre une expression chère aux dirigeant occidentaux) n’ont pas eu le temps de défaire leurs valises et sont passés à la trappe. C’est le cas pour les chefs d’état issus des Frères Musulmans. Tous sauf un, mais il est vrai qu’à l’époque ou ses homologues se faisaient détrôner il n’était que Premier ministre; je veux, bien entendu, parler de Tayyep Recep Erdogan.

Après avoir consciencieusement préparé son élection à la tête de la Turquie – le palais présidentiel n’étant que la partie visible de l’iceberg – le dirigeant turc n’a pas l’intention de lâcher le pouvoir aussi rapidement que ses anciens homologues. A ce titre, il a pris soin de ne froisser personne. Ouvrant ses frontières aux extrémistes sensés libérer la Syrie, il a aussi autorisé l’OTAN à déployer ses missiles Patriot sur son territoire (sous couvert d’une éventuelle attaque syrienne), et laisser les navires US se ravitailler et réparer dans les ports de la mer Noire. Cette liste étant, vous vous en doutez, non exhaustive; puisque je ne parle pas des troupes de renseignements occidentales réparties le long de la frontière avec la Syrie, ni même des coups de main que l’armée turque a donné, de temps en temps, aux rebelles lorsque ceux-ci se trouvaient en fâcheuse posture.

Les deux premiers risques étant momentanément écartés, Erdogan s’attaque donc au peuple. On ne sait jamais, un accident étant vite arrivé, le dirigeant turc juge plus sage de réfréner les velléités de liberté que pourraient avoir ses citoyens. Car les troubles ne sont pas rares en Turquie; les manifestations étudiantes de 2013, celles des mineurs il y a un an; toutes violemment réprimées par le régime ont laissées des traces. Si la guerre en Syrie à permis à l’ancien Premier ministre d’atteindre le pouvoir suprême (en jouant sur la sécurité, mais en ventant aussi le plein emploi; un peu comme le feraient des candidats occidentaux), il n’oublie pas que si une solution venait à être trouvée pour régler ce conflit, le peuple pourrait bien lui demander des comptes. D’autant plus que la question kurde n’est toujours pas réglée…

Pire, la Turquie a un système parlementaire et lorsque l’on veut devenir tout puissant une seule option s’offre à vous: passer à un régime présidentiel, ce qui vous laisse beaucoup plus de libertés. Pour cela, Erdogan doit réformer la constitution. Cependant, avant toute refonte il faudra attendre le résultat des élections législatives du 7 juin prochain et surtout Erdogan et son parti – l’AKP (Parti de la justice et du développement) – devront posséder au moins les deux tiers des 550 sièges du parlement. Mais la rue pourrait ne pas être d’accord avec cette réforme…

Aucun souci, Erdogan a pensé à tout. Il vient de faire voter par les députés turc une version raccourcie du projet de loi très controversé de sécurité intérieure du gouvernement incluant les principales mesures destinées à renforcer les pouvoirs de la police.
Le texte voté permet aux policiers de fouiller domiciles ou véhicules sur la base de simples soupçons ou de retenir des suspects en garde à vue pendant quarante-huit heures, contre vingt-quatre auparavant, sans supervision d’un magistrat. Il punit aussi de quatre ans de prison les manifestants porteurs de cocktails Molotov ou de feux d’artifice.

Il autorise également les policiers à utiliser leurs armes à feu contre les porteurs de cocktail Molotov et interdit aux manifestants de cacher leur visage, sous peine de cinq ans de prison.

Avec ça, les manifestants sont prévenus. Des manifestations oui, à la rigueur; mais la chienlit, non!
Au fond, avec cette loi liberticide, Erdogan rejoint le groupe des dirigeants à la limite de la dictature. Et dire qu’il montre du doigt Bashar al-Assad depuis le début de la guerre syrienne.
Une déclinaison de la parabole de la paille et de la poutre, certainement…

Arme à double tranchant

Plus que quelques formalités et le projet de force militaire conjointe des pays arabes sera entériné. Pour l’heure, les chefs de diplomatie arabes, réunis jeudi en Egypte, ont réussi à se mettre d’accord sur le principe. Le texte sera présenté au sommet de la Ligue arabe qui s’ouvrira samedi dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh.

Cette force militaire conjointe aura pour but de combattre les groupes terroristes, d’après le patron de l’organisation panarabe – Nabil al-Arabi. De plus, le projet de résolution indique que cette force devra conduire des interventions militaires rapides pour parer aux menaces sécuritaires auxquelles pourraient être confrontés les pays arabes. Champs d’application des plus flous, s’il en est.

Cependant, l’Arabie Saoudite nous a donné un exemple assez frappant de ce que pouvait être une « intervention militaire rapide pour parer aux menaces sécuritaires ». Suite à l’appel à l’aide du président (en exil dans son propre pays) yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, Riyad a envoyé ses chasseurs, de nuit, bombarder les positions des rebelles Houthis (chiites) qui menacent Aden. Mais l’Arabie Saoudite n’était pas seule, une dizaine de pays ont participé aux frappes; parmi eux l’Egypte, le Maroc et les pays du Golfe.

On notera que pour l’instant, seuls les rebelles chiites sont considérés comme étant une menace. D’un autre côté, on n’en attendait pas moins de la part des Pays du Golfe et de l’Arabie Saoudite. Mais tout ceci ressemble à un mauvais film. Car le « problème yéménite » n’est pas nouveau, durant les désormais fameux « Printemps Arabes » le peuple de ce petit pays perdu au Moyen-Orient avait tenté de faire entendre sa voix, mais sa libération n’étant pas à l’ordre du jour, la seule réponse qu’il reçu fut de servir de terrain d’exercices US pour pilotes de drones débutants.

La rébellion chiite a-t-elle profité d’un coup de pouce de l’Iran? Mystère. Mais Téhéran est certainement la seule capitale à avoir condamner les frappes saoudienne au Yémen.

L’action militaire va encore plus compliquer la situation, étendre la crise et faire perdre les chances d’un règlement pacifique des divergences internes au Yémen.
Cette agression ne donnera aucun résultat, sauf qu’elle provoquera une propagation du terrorisme et de l’extrémisme, et une augmentation de l’insécurité à travers la région
, a déclaré la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham.

Le président de la Commission de la sécurité nationale et politique étrangère au Parlement, Alaeddine Boroujerdi qualifie l’Arabie Saoudite d’irresponsable et lui reproche d’avoir attisé les flammes d’une nouvelle guerre dans la région; selon lui « La fumée de ce feu entrera dans les yeux de l’Arabie saoudite car la guerre ne se limite jamais à un seul endroit. »
Il a en outre pointé du doigt les États-Unis et les accuse d’avoir soutenu ces frappes.

Cette force militaire conjointe des pays arabes était un vieux serpent de mer, un peu comme la force de défense européenne. Mais il existe un point commun entre les deux, il y a quelques temps, les USA ont (re)demandé à l’Union Européenne de réfléchir à la création d’une force militaire commune. En attendant, ils ont exhorté les pays membres à augmenter leurs crédit militaire à hauteur de 2% du PIB. Car pour Washington, l’OTAN ne saurait remplacer une force commune.
Tout ceci ressemble à une défection de l’État américain pour ce qui concerne leurs forces militaires basées en Europe et au Moyen-Orient. Dans quel but? Économiser quelques milliards de dollars, où recentrer les troupes et équipements plus près de leurs côtes? Mystère là encore.

Mais la création de la force militaire conjointe des pays arabes risque de devenir une pièce de plus sur l’échiquier – déjà bien garni – du Moyen-Orient. Gageons qu’Israël saura s’en servir à bon escient; un chasseur israélien qui survol la Syrie pour aller bombarder un hypothétique convoi d’armes à destination du Hezbollah est une casus belli. Si c’est un chasseur saoudien qui fait la même chose, c’est de la lutte anti-terroristes…

Syrie : Comme un vent nouveau…

Lorsque John Kerry a annoncé, il y a quelques jours, que la fin du conflit en Syrie passait par un dialogue avec Bashar al-Assad; je suis resté dubitatif, pour le moins. Je n’ai pas osé y croire, les coups tordus dans cette guerre ont été si nombreux et si vils que j’y voyais plutôt une sorte de piège. J’attendais donc la suite, l’information qui pourrait me faire espérer… Et aujourd’hui je suis tombé sur deux infos, plus ou moins complémentaires.

La première émane de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) et reprend une nouvelle de la télévision officielle : « Au moins 12 personnes ont été tuées et 30 blessées lundi par des obus tirés par les rebelles sur des zones contrôlées par les forces gouvernementales à Alep. »
Certes, l’OSDH n’est pas ce qui se fait de mieux en matière de pertinence des informations, mais ce qui peut paraître étonnant c’est le fait qu’elle reprenne une info de la chaine de télévision officielle. Plus stupéfiant encore, ladite info tire à boulets rouge sur la rébellion. Bon, l’OSDH ne donne pas de nom. Mais il faut quand même saluer le geste qui consiste à dénoncer la rébellion comme étant responsable d’atrocités et de tirs de roquettes en aveugle; après cinq années à agonir le régime pour les mêmes crimes, c’est une nouveauté.

Plus fort encore, la deuxième dépêche nous vient tout droit de New-York et est signée Human Rights Watch (HRW); ONG présente sur tous les conflits où les USA ont un intérêt quelconque. La voici : « Des groupes d’opposition attaquent sans distinction des civils ». Et, cerise sur le gâteau, parmi les groupe rebelles dénoncés (Front al-Nosra, Daech) figure la très officielle Armée Syrienne Libre (ASL pour les intimes).
Diantre! La rébellion numéro un, celle-là même qui a les faveurs des occidentaux, celle qui – il y a encore quelques mois (avant l’apparition de l’EI) – trustait toutes les aides létales ou non, celle dont les dirigeants passaient leur temps dans avions qui les transportaient aux quatre coins du monde afin de réclamer plus de moyens financiers et surtout humains… Bref, LA Rébellion, avec un « R » majuscule.

Mais au juste, de quoi est accusé l’ASL? D’avoir tué des civils dans le but de créer la terreur, et ce à l’aide de voitures piégées. Mais pas n’importe où, uniquement dans des zones dont l’armée syrienne (la vrai) était absente. Du terrorisme de bas étage…

Je tiens quand même à vous rassurer, HRW n’est pas devenu pro Assad – pas encore, mais si Barack Obama ou John Kerry le leur demandaient, cela pourrait arriver – il n’empêche que la rébellion en prend pour son grade; car d’après l’ONG : « Nous assistons à une véritable course à l’abîme avec des rebelles qui s’alignent sur la cruauté des forces gouvernementales« . Gouvernement coupable (toujours selon HRW) de bombardements aveugles, d’actes de torture et d’utilisation d’armes chimiques, encore et toujours…

Je peux me tromper (des évènements pas toujours heureux m’ont tenu éloignés de mon clavier durant quelques semaines (mois?), j’espère que vous me pardonnerez…), mais je vois une sorte de vent de changement qui passe sur les médias. Car après tout, après avoir soutenu pendant des années que l’homme à abattre était Bashar al-Assad, il faut bien que le citoyen moyen soit au courant – à partir d’aujourd’hui – que le président syrien fait partie du paysage géopolitique, comme Vladimir Poutine, et que même si on ne l’aime pas il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur et négocier avec lui…

PS. En parcourant le site de l’OSDH, je suis tombé sur ceci : « About 2000 including women and children, killed and wounded in 6 months of coalition air strikes » (Environ 2000 personnes, femmes et enfants compris, ont été tués et/ou blessés durant les six mois de frappes aériennes de la coalition)
La question est de savoir si ces victimes sont comptabilisées parmi les plus de deux cent mille morts de la guerre syrienne.

Syrie: la logique rationnelle de Washington contre l’irrationalité de Londres et de Paris

L’annonce par le Secrétaire d’Etat US John Kerry sur la nécessité de dialoguer avec le président syrien Bashar Al-Assad est un aboutissement logique et par dessus tout la consécration des efforts inlassables fournis par des centaines d’officiels américains anonymes et patriotes croyant dur comme fer qu’il est possible de contrer l’influence sioniste et de l’expurger du processus d’élaboration et de prise de décision en matière de politique étrangère US (Decision-Making and Decision-Taking Processes)

Des mois avant l’annonce de John Kerry, la plupart ds analystes US éloignés de l’influence israélienne et travaillant sur la Syrie sont arrivés à la conclusion selon laquelle il serait hautement préférable d’éviter un effondrement des structures de l’Etat syrien afin d’éviter une situation totalement chaotique susceptible d’échapper à tout contrôle. L’arrogance monstrueuse dont ont fait preuve les israéliens envers les Etats-Unis d’Amérique, notamment à travers leur premier ministre Benyamin Netanyahu, le peu de discrétion dont ont fait preuve leurs soldats en s’affichant ouvertement avec les terroristes d’El-Nosra devant les caméras ou encore l’obssession de leurs politiciens à vouloir humilier Washington ont mis à nu un allié « stratégique » fort  instable, peu loyal, ingrat et dangereux.

A l’opposé de l’ouverture d’esprit qui a toujours caractérisé les Américains, Londres et Paris persistent à faire de l’excès de zèle vis à vis du sionisme mondial. Les déclarations officielles des britanniques et des français sont depuis un certain temps totalement illogiques, éloignées des réalités et empreintes d’un certain ridicule concernant des questions comme la Syrie ou l’Ukraine.

Pour la Grande-Bretagne, cela pourrait se comprendre vu l’histoire du démantèlement de l’Etat britannique. Pour la France, le cas semble s’être aggravé par l’arrivée d’un certain Nicolas Sarkozy avant d’être consacré par les errements idéologiques d’une gauche sioniste d’une virulence inouïe en plein déni du principe de réalité. Dans tous les cas, le jeu continue…

La Syrie utilise des chars T-80 dans sa bataille pour le contrôle du Golan et de la ligne de démarcation avec Israël

Jamais l’armée syrienne n’a jeté tout son poids dans une bataille aussi décisive que celle en cours dans la province de Deraa. Prinicpal enjeu: la reprise des territoires capturés par le Front d’Ennosra dans le Golan syrien et la rupture du soutien israélien aux groupes de la rébellion syrienne.

Les unités de la IIIe et de la Ve Divisions blindées de l’armée syrienne, accompagnées par des unités de la VIIe Division d’infanterie mécanisée et du 100e Régiment d’artillerie de la Garde Républicaine, soutenues par les unités spécialisées du  Hezbollah libanais et des unités d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne tentent d’éliminer de manière définitive le territoire tampon crée par Ennosra entre les territoires sous contrôle syrien et les territoires sous contrôle israélien.

Le front Ennosra issu de l’ancienne Al-Qaïda est fortement soutenu par l’armée israélienne, laquelle n’avait pas hésité à lui fournir un appui feu et un soutien logistique à plusieurs reprises durant les derniers dix-huit mois.

L’Iran dont l’implication militaire s’étend de plus en plus dans la région a clairement mis en garde Tel-Aviv que toute nouvelle tentative de fournir un appui feu direct à El-Nossra pourrait entraîner une intervention plus massive des troupes iraniennes en Syrie.

Sur le terrain, aux côtés des chars T-55 et T-72 M, l’armée syrienne vient d’utiliser des dizaines de chars T-80 B dont l’armée syrienne n’avait jamais fait l’acquisition mais lesquels pourraient avoir été livrés en urgence par la Russie pour remplacer les pertes subies durant le conflit. Cependant, il s’avère que de plus en plus d’unités blindées de l’armée syrienne sont en train de remplacer le T-72 M par le T-80 B, une alternative mieux équipée.

La vaste opération militaire menée par Damas avec l’aide des forces iraniennes dans le Sud de la Syrie coïncide avec l’entrée en force des forces iraniennes en Irak contre Daech, notamment à Tikrit, terre natale de l’ex-Président irakien Saddam Hussein, dans la province de Salaheddine et c’est grâce aux iraniens que les milices irakiennes ont pu reprendre du terrain à Daech.

Israël a commis la plus grave erreur stratégique de toute son histoire

Il semble que Tel-Aviv vient de commettre ce qui s’apparente à la plus grave erreur stratégique de son histoire avec l’attaque perpétrée à Qunaïtra dans la partie du Golan sous contrôle syrien au cours de laquelle ont péri des hauts cadres du Hezbollah et un général iranien.

De manière totalement inattendue, l’attaque israélienne contre des hauts cadres du Hezbollah en Syrie a provoqué un rapprochement historique entre le Hamas et le Hezbollah et la fusion de ce dernier dans la profondeur stratégique syro-iranienne. Soit une unification de l’ensemble des fronts de la frontière égyptienne jusqu’aux monts Taurus et de la mer Méditérranée jusqu’à Téhéran.

La Visite de Fahd Jassem Freij, le ministre syrien de la défense, à Qunaïtra est un fait hautement inhabituel et intervient à un moment crucial dans la guerre en cours dans l’ensemble du Moyen-Orient. Le déplacement d’un faucon parmi les faucons de Damas en plein Golan a suscité une très forte colère en Israël.

Israël a vivement condamné la visite du ministre syrien de la Défense au Golan, que les médias officiels syriens ont décrit comme une visite d’inspection au « FRONT SUD » face à « l’entité terroriste d’Israël ». Le ministre syrien en treillis de combat n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en appelant les troupes syriennes, lesquelles combattent depuis bientôt quatre années des centaines d’organisations terroristes soutenus par des pays étrangers à « redoubler d’efforts pour combattre les groupes takfiristes terroristes et leur principal sponsor et allié, l’Etat terroriste d’Israël ».

De source sûre, Damas est en train de renforcer le dispositif de défense méridional face à son ennemi israélien où ont toujours été positionnées les meilleures unités de l’armée syrienne. Depuis 1973, la Syrie est en guerre technique avec Israël et ce dernier n’a pu arrêter alors une offensive syrienne sur le plateau du Golan qu’en usant de la menace nucléaire.

Fait impensable il y a trois ans, le Hamas palestinien vient de renouer avec le Hezbollah et la Syrie. L’aile militaire du mouvement Hamas, dont les combattants ont pu tenir tête à une très brutale offensive israélienne sur l’enclave assiégée de Gaza en juillet et août 2014, a déclaré non seulement son soutien au Hezbollah mais sa coordination totale avec le mouvement libanais et la Syrie en cas de guerre avec Israël. La reprise des relations entre le Hamas et la Syrie, rompues lors du début de la guerre en Syrie et l’implication de certains combattants palestiniens aux côtés des rebelles syriens a été un des grands objectifs d’Israël.

L’intégration de l’ensemble des forces d’élite du Hezbollah et de l’armée syrienne est achevée et des experts s’accordent à dire que la Syrie et le Liban feront front commun face à toute attaque israélienne. D’ailleurs l’un des objectifs des cadres du Hezbollah et des officiers iraniens au Golan était de former une nouvelle organisation populaire armée à l’instar de celle du mouvement libanais au Sud-Liban au Golan et de forcer les israéliens à évacuer le plateau comme ils ont été forcés d’évacuer le Liban Sud en 2000.

A Téhéran, l’heure est aux représailles intelligentes. L’axe stratégique Damas-Téhéran-Hezbollah semble déterminé à reprendre le plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967 et annexé illégalement en 1981. Le Hamas palestinien a affirmé depuis Gaza qu’il soutiendrait toute action en ce sens.

Les iraniens privilégient à cette fin une approche très assymétrique semblable à celle, réussie, des comités de défense du Donbass en Ukraine ou à celles des milices de défense populaire en Irak et à Kobané en Syrie.

La perte par les israéliens du plateau très stratégique du Golan signifie à terme la fin d’Israël. Une panique soudaine s’est emparée des israéliens et même les américains semblent exaspérés par leurs attitudes jugées puériles et surtout « ingrates ». Les critiques américaines devront s’accroître car le gouvernement de guerre de Netanyahu est en train d’accumuler non seulement des bévues de toutes sortes mais désormais des erreurs stratégiques fatales.

Le mot de la fin

Oui, le mot de la fin en ce qui concerne l’affaire de Charlie Hebdo, enfin pour moi, si d’autres veulent continuer sur cette voie, ils sont libres de s’exprimer.

Car si « Je suis Charlie » fait partie des tweets les plus partagés – jusqu’au prochain attentat, ou bien jusqu’au procès de Nabilla – je ne suis pas certain que tout le monde ait bien compris ce qu’il signifiait. Il est sensé dire non à la violence, oui à la liberté de la presse (largement subventionnée par l’État, en France au moins), oui à la liberté d’expression et non aux extrémismes et autres idéologies sectaires.

Cependant, il existe sur cette planète des hommes et des femmes qui mériteraient, eux aussi, d’avoir un peu de soutient. Par exemple, alors que toute la planète (enfin, ceux que cela intéresse) avaient les yeux braqués sur les évènements parisiens, un blogueur se faisait fouetter en public – en Arabie Saoudite – pour insulte à l’Islam.

Son nom? Raef Badawi.
Sa condamnation? Dix ans de prison et 1 000 coups de fouets (en public) répartis sur 20 semaines…

Alors, si l’ensemble des utilisateurs de Tweeter veulent condamner l’extrémisme, la violence, la liberté d’expression et la liberté de la presse, plutôt que de se focaliser sur la tuerie de Charlie Hebdo, il feraient mieux de se pencher sur se qui se passe à l’étranger.

Pour ma part, étant blogueur et luttant (à mon niveau) contre la pensée dominante propagée par l’ensemble des médias, je n’ai qu’une chose à dire: JE SUIS RAEF!

La géopolitique pour les nuls

Aux États-Unis, le peuple peut se reposer sur CNN et Fox News pour se tenir informer, en France, nous avons BFMTV et même si cette chaine n’est pas aussi conséquente que ses consœurs nord-américaines, elle devient incontournable pour ceux qui ont un message à faire passer. Et BFMTV ne recule devant rien pour faire de l’audience, allant même jusqu’à téléphoner aux ennemis publics numéro un du moment – les frères Kouachi, responsables du massacre commis à Charlie Hebdo.

Chérif Kouachi (affilié à Al-Qaïda au Yémen) a pu s’expliquer sur son geste. Ainsi, il a expliqué avoir voulu venger le prophète Mahomet, objet des caricatures de « Charlie Hebdo », et a réfuté avoir tué des « civils », accusant les Occidentaux de tuer des femmes et des enfants en Irak, en Afghanistan et en Syrie.

De son côté, Amedy Coulibaly, auteur de la tuerie commise en même temps que celle du journal satirique, a lui téléphoné à la chaine d’informations – juste avant l’assaut des forces de l’ordre. Il aurait déclaré: « On s’est synchronisé (avec les frères Kouachi) pour faire les opérations. On s’est synchronisé pour le départ, cela veut dire qu’eux ont commencé par ‘Charlie Hebdo’ et moi j’ai commencé par les policiers ».

Il a ajouté avoir pris des otages pour défendre les musulmans opprimés notamment en Palestine, et a justifié le choix d’un magasin casher parce qu’il ciblait des juifs. Selon BFM TV, il a précisé avoir reçu des instructions de l’EI et a affirmé qu’il y avait « quatre morts » dans la supérette, un bilan confirmé après l’assaut.

Donc, si j’ai bien tout compris, l’État Islamique se bat contre les sionistes (c’est sans doute pour endormir la vigilance de Tsahal qu’ils ont envahi l’Irak et la Syrie, et que leur but ultime n’est pas de faire tomber les gouvernements de Bagdad et de Damas, mais bel et bien d’envahir Israël, en passant par le Golan); et Al-Qaïda sa bat contre les Occidentaux qui tuent femmes et enfants au Moyen-Orient (zut! Moi qui pensais que c’était justement les hommes d’Al-Qaïda qui massacraient des civils en Syrie).

Pour ceux d’entre-vous qui connaissent notre vision de la politique internationale, ces propos sont totalement ineptes. Mais dites-vous bien que la majorité de la population n’aura pas d’autre son de cloche, et que la seule information qu’ils retiendront est que les Musulmans sont dangereux, la preuve, non seulement ils s’attaquent à un symbole (!) de la liberté d’expression de la France, mais en plus ils tuent des juifs innocents… Et comme ils se réfèrent à Al-Qaïda, à la Syrie et à l’EI, il n’y a qu’une réponse possible: Il faut libérer Damas!

Treize années d’occupation, jusqu’à 130 000 hommes déployés, 50 nations présentes, plus de 4 000 morts… Pour rien!

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Le dimanche 28 Décembre, l’OTAN a fait ses adieux à l’Afghanistan. Enfin, ses adieux, pas tout à fait, puisque 12 500 hommes vont rester sur place pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes. Mais au-delà de la propagande distillée par les Médias occidentaux, la situation sur place n’a guère évoluée.

Lors du lancement de la guerre en Afghanistan par les USA et leurs alliés (en 2001, suite aux attentats du 11 Septembre), l’objectif était de libérer le pays des Talibans. Si le début du conflit a vu des victoires rapides et nombreuses de la part de l’Occident, la suite a été nettement moins glorieuse; et pour cause, l’Afghanistan fait partie de ces pays où les armées extérieures s’y cassent les dents. Les Talibans eux-mêmes n’ont jamais réussi à conquérir l’ensemble du territoire.

D’ailleurs, un peu plus de treize ans après la « reconquête » l’objectif tant recherché n’a toujours pas été atteint. Même si les Talibans ne gouvernent plus, ils font néanmoins régner un régime de terreur sur l’ensemble du territoire. Pire, la sécurisation tant vantée des principales villes n’est qu’une illusion, comme le montre les récents attentats qui ont marqué ces derniers mois. Pour vous donner un ordre d’idées, l’armée afghane et la police ont perdu plus d’homme durant les dix premiers mois de cette année, que la coalition occidentale depuis le début de la guerre.

Certes, les Talibans ne sont plus tout à fait aussi nombreux qu’avant, mais ils ont su modifier leur tactique, et se sont spécialisés dans la guérilla et la résistance armée – comme bon nombre de groupes armés dans le monde lorsqu’ils sont en lutte contre un ennemi plus nombreux et mieux armé.

Quant aux femmes afghanes, dont le sort – interdiction de fréquenter les écoles et les universités, interdiction de travailler, et port de la burka (voile intégral recouvrant tout le corps) avait ému l’ensemble du monde, si elles ont retrouvé un semblant de liberté, elles ne sont pas aussi indépendantes que les médias main stream veulent bien nous le faire croire. Car si les Talibans ne sont plus à la tête du pays, la peur qu’ils ont instillé et qu’ils entretiennent à coup d’attentats n’est pas prête de disparaître.

La doctrine occidentale peut se résumer à ceci: Je suis venu, j’ai vu, j’ai brouillé les cartes et je suis reparti…

Détente?

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Peut-on, sans crainte du ridicule, vouer aux gémonies une nation toute entière, et dans le même temps se tourner vers cette même nation afin de sauver la sienne? A n’en pas douter, certains philosophes pourraient en écrire tout un chapitre, mais je vais tenter de faire plus court.

L’Ukraine, car il s’agit bien de ce pays, est en proie à une pénurie de charbon. Ce charbon a trois utilités aussi importantes l’une que l’autre:
1- approvisionner les centrales électriques,
2- approvisionner les chauffages urbains,
3- acheter la paix sociale.

Tout est partie d’une loi votée par le parlement de Kiev et qui déclare criminel tout achat de marchandises et/ou de services aux provinces autonomes de Donetsk et Louhansk, petit souci, le charbon utilisé dans les centrales ukrainiennes provient de ces deux régions; donc, impossible d’en acheter. Et l’hiver est là…

Dans un élan de compassion, Moscou vient de proposer aux dirigeants pro-occidental de Kiev de leur vendre la précieuse marchandise. Cette initiative est à mettre au crédit du président russe lui-même. D’après son porte-paroles – Dmitri Peskov – Vladimir Poutine a parlé d’un geste de bonne volonté, ajoutant que la Russie n’exigerait pas de paiement préalable. « Poutine a pris la décision d’entamer les livraisons en raison de l’urgence de la situation (…) et malgré l’absence de pré paiement »

La livraison porte d’ors et déjà sur 500 000T/mois et pourrait doubler en cas d’accord durable. A n’en pas douter les dirigeants ukrainiens vont sauter sur l’occasion – au mois jusqu’au dégel – et lâcheront peut-être un peu de lest. Il est aussi à noter que cette transaction a été officialisée le lendemain d’un échange de prisonniers entre Kiev et les séparatistes de l’Est; 145 militaires ukrainiens ont été échangés contre 222 rebelles, le plus gros échange depuis le début des hostilités.

Lors de la Guerre Froide, deux épisodes ont été qualifiés de « Détente ». Le premier débuta après la crise de Cuba (1963) et prit fin avec les prémices de la guerre d’Afghanistan (1979); le deuxième commença avec l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev à la tête du Kremlin en 1985 et vit la chute de l’URSS (1991).
Vladimir Poutine serait-il en train d’instaurer une troisième « détente » au sein de cette Guerre Froide 2.0? Mais surtout, l’Occident saura-t-il saisir la balle au bond? Pas certain. Quand à Kiev, je ne me fais aucunes illusions; coincé entre le bloc atlantiste et le peuple (qui pourrait demander des comptes aux dirigeants nouvellement élus en cas de pénurie effective de charbon), Porochenko et ses ministres n’ont pas fini de jouer aux girouettes; d’autant plus qu’il y a quelques semaines de ça, le président ukrainien exprimait sa volonté de posséder la plus grande armée d’Europe – en plus d’intégrer l’OTAN…

C’est un gag, non?

Tout commence comme une blague de potaches, deux réalisateurs US décident de redonner une nouvelle vie à la comédie, ce type de film sensé faire rire les foules (grande nouveauté pour moi, j’ai toujours cru que le cinéma US était une vaste farce…). Le scénario (pauvre, normal c’est une comédie) met en scène deux journalistes qui doivent interviewer le leader nord coréen – Kim Jong-un – mais (et là on touche du doigt la trame comique (!) supposée faire tomber de leurs fauteuils les spectateurs à force de rire) ces derniers sont approchés par la CIA afin de tuer ledit leader…

Qu’est-ce que c’est drôle! A mourir de rire… Bon, je ne suis pas certain que le film aurait été aussi tordant pour les nord-américains, si la cible des journalistes était le président US. Mais passons, là n’est pas le propos.

Donc, cette très mauvaise blague devait sortir en salle dans les jours à venir, petit problème, le distributeur du film, Sony, a été victime de pirates informatiques. Pour ceux qui ne sont pas au courant, il faut rappeler que Sony n’en est pas à son premier piratage, loin de là, c’est une habitude, chez eux. Normal me direz-vous, une grande entreprise comme celle-ci attire forcément tous les desperados du Net; certes, mais ne croyez-vous pas que depuis qu’ils se font pirater ils n’auraient pas pu remédier au problème, après tout la maison mère est japonaise et on pourrait croire que la sécurité électronique fait partie des compétences nippones. C’est certainement vrai, mais les actionnaires ne voient pas les choses de la même manière, pour eux, l’argent dépensé pour sécurisé l’entreprise ne va pas dans leurs poches; alors ils prient en espérant qu’il n’y ait pas de gros piratage…

Suite au piratage, Sony a déclaré qu’un scénario du prochain James Bond avait été copié, ce qui laissait supposer que le ou les pirates étaient novices, car tout le monde connait le prochain James Bond: Un espion compétent et bardé de gadgets, deux ravissantes créatures (une gentille et une méchante, qui de toutes façons finiront dans le lit de Bond), un méchant très méchant, des explosions, des armes et une fin héroïque qui voit le gentil gagner et le méchant mourir – tout le contraire de la CIA…

Mais le lendemain, nouveau son de cloche, les hackers en voulaient au film « comique » et menaçaient les salles obscures, qui auraient le courage de diffuser cette parodie, d’attentats dignes du 11 Septembre. Juste ciel! Des terroristes voudraient imposer leurs lois sur le sol des États-Unis! Branle-bas de combat au Pentagone, tout ceci devient une affaire d’État, et le FBI est chargé d’enquêter – ce qui me surprend, pour une fois que la NSA aurait pu servir à quelque chose…

Après des recherches approfondies, les agents spéciaux déclarent que les pirates sont d’origine nord-coréenne! Quel scoop! Pourtant le nom que se sont donnés les hackers – « Guardians of Peace » (Gardiens de la paix) – pourraient faire penser qu’ils sont nord-américains, mais il n’en est rien, le FBI dit qu’ils sont nord-coréens et vous êtes tenus de le croire sur parole.

Sony décide quelques heures plus tard de ne pas diffuser le film, aussi bien dans les salles de cinéma que sur le Net et se contente de se lamenter sur le manque à gagner (42 millions de dollars pour la réalisation plus les bandes annonces). L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais on ne menace pas impunément une entreprise sur le sol des USA. Chacun y est donc allé de son petit mot. Pour le sénateur John McCain cette attaque informatique est un « acte de guerre » (s’il vous plait, ne riez pas, le zigoto de l’Arizona va présider en janvier la très puissante commission des forces armées du Sénat); pour le directeur du FBI, l’attaque contre Sony n’est « pas un comportement acceptable pour un Etat »; et pour le dirigeant suprême des États-Unis – Barack Obama – il n’y a pas de doutes possibles, la Corée du Nord est seule responsable, aucun autre pays n’a agit avec Pyongyang.

Ils (les hackers nord-coréens) ont provoqué beaucoup de dégâts et nous répondrons. Nous répondrons de manière proportionnée et nous répondrons à un moment, à un endroit et d’une manière que nous choisirons…

Laissez-moi deviner… Lors d’une interview de Kim Jong-un? Avec deux journalistes made in USA? La fiction devient réalité…
C’est quand même étonnant cette manie des USA de désigner un coupable le plus rapidement possible. Personnellement, à la vue des faits et des preuves; le scenario du film, le nom des hackers; j’aurai plutôt pensé que l’attaque venait d’Afghanistan, et plus spécifiquement des sympathisants du commandant Massoud. En plus, je suppose que les nord-coréens ne sont pas forcément plus doués que les afghans (et vice-versa) pour tout ce qui touche au piratage à grande échelle… Et même si c’était le cas, à leur place je choisirai autre chose comme cible de mes attaques, le FBI la CIA ou la NSA, par exemple.

La technique du « gagnant-gagnant »

L’ennui avec les ennemis créés de toutes pièces, c’est qu’en même temps les forces sensées les contrer font – en général – le travail pour lequel ils sont payés; d’autant plus qu’ils reçoivent des dotations en argent, armes, munitions et personnel à la hauteur de la menace. Du coup, les fauteurs de trouble se retrouvent en prison, quand ce n’est pas au cimetière, ce qui n’aide pas les commanditaires. A fortiori si les emprisonnés font partie des leaders, c’est une grande perte d’expérience pour la cause, doublé d’une perte de temps et d’argent, of course…

Dans ce cas-là, il n’y a guère de solutions; soit le groupe rebelle tente une libération par la force (avec les risques que cela comporte), soit on attend bien sagement que le lascar purge sa peine, ce qui risque d’être long, surtout s’il est condamné à la perpétuité. Mais heureusement pour eux, les commanditaires ont inventé un concept – en fait vieux comme le Monde – afin de les libérés, à la vue de tous, et sans soulever la moindre objection, à part chez les victimes et les organisations qui s’en occupent, mais personne ne s’en soucie… Voici donc la Technique du Gagnant-Gagnant.

Pour faciliter la compréhension, inventons un exemple. Imaginons que vous décidiez de déstabiliser un pays quelconque – au hasard, mettons un pays situé au Sahel, le choix est vaste – pour parvenir à vos fins il vous faut des méchants, très méchants, et habitants la région. Le plus simple est de recruter du côté de la pègre ou des laissés pour compte, la demande est forte, en général.

Lorsque vous aurez trouvé un ou plusieurs leaders, vous leur donnerez quelques cours accélérés en maniement d’armes, en technique de guérilla, pour ce qui est de la cruauté ils n’ont généralement pas besoin de cours. Ensuite, libre à eux de trouver des hommes pour étoffer leurs rangs. Mais le plus important vient juste après le recrutement, il faut absolument qu’ils trouvent leur assurance vie sous les traits d’un occidental quelconque (touriste ou travailleur, aucune importance) et qui pullulent dans ces contrées.

Assurance-vie, car en cas de coup dur il servira de monnaie d’échange contre de l’argent (si le commanditaire venait à faire défaut), ou plus sûrement pour assurer la libération du leader ou de ses lieutenants. Cerise sur le gâteau, si vous (le commanditaire) faites partie de la classe dirigeante de votre pays, vous aurez permis la libération d’un otage ce qui pourra redorer votre blason, surtout si vous êtes à 13% de bonne opinion dans les sondages – même si les précédents ont montré que le gain espéré était largement surestimé, il suffit de demander ce qu’en pensent Édouard Balladur, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy…

Vous pensez certainement que c’est de la politique fiction? En êtes-vous si sûr? Cela vient de se répéter cette semaine, et personne n’a rien vu. Le groupe incriminé se nomme AQMI (Al-Qaeda au Maghreb Islamique), l’otage Serge Lazarevic et le président libérateur François Hollande.
Suite à sa libération (après trois ans de privation de liberté) les médias ont parlé d’une rançon énorme payée par la France; rien n’est plus faux, Paris n’a pas versé un centime, par contre, quatre prisonniers ont été libérés; cette info, que certains journaux avaient laissé filtrer vient d’être confirmée par le ministre malien de la Justice, Mohamed Ali Bathily. D’après lui, Mohamed Ag Wassoudene, soupçonné d’être l’un des initiateurs de l’enlèvement, et son complice présumé Haiba Ag Acherif, faisaient partie de l’échange. Cependant le ministre a tenu à préciser que cet échange s’était déroulé dans un « cadre bien précis », précisant que des Maliens faits prisonniers par des djihadistes à Kidal, dans le nord du pays, avaient été également échangés: « Nous l’avons fait pour les Maliens, car ils étaient plus de 38 militaires maliens, préfet malien, policiers et gendarmes maliens qui ont été libérés de la même manière et avec le même type d’échange »

Je ne tiens même pas à spéculer sur le nombre de détenus relâchés, ni sur la possibilité qu’ils puissent cesser leurs activités afin de reprendre une vie dite normale…

Pour ceux qui auraient encore des doutes, voici un autre exemple: Le 27 novembre 2014, le chef de guerre tchado-centrafricain Abdoulaye Miskine a été libéré par les autorités camerounaises, probablement en échanges de 26 otages qui avaient été kidnappés par les hommes de Miskine pour protester contre sa détention au Cameroun depuis septembre 2013. Abdoulaye Miskine de son vrai nom Martin Koumtamadji, chef du groupe armé centrafricain du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) a été libéré par les autorités camerounaises et embarqué dans l’avion du président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso puis reçu par ce dernier à Brazzaville. Abdoulaye Miskine était incarcéré au Cameroun depuis le 16 septembre 2013, étant suspecté d’avoir préparé des attaques contre des villages sur le territoire camerounais. Pour plus d’informations, lisez ceci.

Ainsi ce termine la démonstration de la Technique du Gagnant-Gagnant. Vous noterez au passage que certains rebelles ne semblent pas être intéressés par cette technique, comme ceux de Daech; mais c’est uniquement parce qu’ils n’ont aucun problème pour le recrutement, ni en ce qui concerne le financement, cependant la mise en scène (entendez par là la mise en ligne des tueries) des exécutions a une autre fonction; celle de permettre l’adoption de lois liberticides dans les pays occidentaux afin de lutter contre des intégrismes fabriqués de toutes pièces…

Nucléaire iranien, une excuse comme une autre…

Une excuse, voilà ce qu’est pour moi la « crise » occidentalo-iranienne à propos du nucléaire. Pour ceux qui auraient raté un épisode, cela fait quelques années que les USA, Israël, et tous leurs alliés (France, Angleterre…) cherchent à tout prix à déposséder Téhéran de son nucléaire civil. La raison invoqué est la possibilité pour l’Iran de parvenir à fabriquer des armes atomiques – remarquez au passage, que pour une fois, l’expression « Arme de destruction massive » n’a pas été utilisée – ce qui selon eux équivaudrait à laisser un enfant jouer avec un AK-47.

Bien que le Guide suprême religieux iranien ( l’Ayatollah Ali Khamenei) se défende de vouloir posséder le feu nucléaire, rien n’y fait, les pays occidentaux ne veulent rien entendre. Les iraniens doivent produire de l’électricité avec du charbon, du pétrole, des éoliennes ou alors en pédalant dans les caves, mais en aucun cas, ils ne doivent avoir de centrales nucléaires sur leur territoire même si elle était commandée à une entreprise occidentale. Par contre, les pays du Golfe, Arabie Saoudite en tête, peuvent en construire autant qu’ils le veulent, nonobstant le fait que ce sont eux qui fournissent les armes aux rebelles de tout poil qui ravagent le Moyen-Orient.

Ce n’est pas tant l’impossibilité pour Téhéran de produire de l’électricité à moindre coût qui pose problème ici, mais bel et bien l’embargo imposé par l’occident. L’interdiction d’exporter du pétrole ou du gaz a mis à genoux l’économie iranienne; la pénurie de médicaments n’arrange pas les choses, non plus; et tout ça pour quoi? Pour rien! Juste pour faire plaisir à Tel-Aviv.

Car depuis quelques mois, des négociations ont lieu, régulièrement, entre l’occident et l’Iran. Ces réunions dites à 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de trouver une solution, mais c’est peine perdue. La Russie et la Chine faisant corps avec l’Iran, les USA, la France et l’Angleterre appliquant les ordres d’Israël, il n’y a guère que l’Allemagne qui tire son épingle du jeu en vendant son armement à chaque participant…

Il y a eu des progrès notables, surtout depuis l’élection du nouveau président iranien, un peu moins matamore que l’ancien, plus réfléchi, et surtout plus posé. Une partie de l’embargo avait été levé, et il semblait que l’on se dirigeait vers une solution. Mais voilà, lors de la dernière réunion, rien de bien intéressant n’est ressorti. Pourtant, les pays occidentaux commençaient à faire du pied à l’Iran, doucement, sous la table afin de compter sur l’appui aérien pour la lutte contre Daech; car il ne faudrait pas oublier que Téhéran a été le premier pays frontalier à bombarder les sites détenus par l’EIIL en Irak, en Syrie aussi, et cela dès le mois de Juillet. Et pourtant, rien…

Heureusement, le fin mot de l’histoire nous vient de Washington où c’est tenu le Saban Forum sur le Proche-Orient. Lors de cette réunion, un enregistrement du premier ministre israélien à été diffusé, et nous en savons donc plus sur ce qui c’est passé là-bas:

Israël a joué un rôle clé pour éviter un mauvais accord entre les grandes puissances et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran le mois dernier.
(…)
(Notre) voix ainsi que nos inquiétudes ont joué un rôle décisif pour éviter un mauvais accord.
(…)
Un tel accord aurait véritablement permis à l’Iran d’être au seuil de devenir une puissance nucléaire.
(…)
Le but d’Israël ést à présent de travailler à un accord qui démantèlerait toute capacité de Téhéran de fabriquer des armes.

Vous noterez qu’il n’est pas fait mention du type d’armes, ce qui laisse une assez grande liberté d’interprétation. Quand on sait que le lancé de caillou est interdit en Israël, les carrières pourraient elles aussi être bombardées…
Mais le problème n’est pas là, non, il se situe aux États-Unis où le Congrès pourrait voter une loi qui imposerait des sanctions conditionnelles contre Téhéran, ce qui aurait pour effet immédiat (je cite l’administration US): « De faire capoter la voie diplomatique… »

Que reste t-il lorsque la voie diplomatique est une impasse?
Une excuse… Une excuse minable pour faire tomber un pays de plus dans le chaos…

Divorce consommé?

Ce n’est pas tout à fait officiel, mais comme cette déclaration vient de Vladimir Poutine lui-même, on peut supposer que ce ne sont pas des paroles en l’air: Le gazoduc South Stream est abandonné!

Donc, après l’abandon du projet Nabbuco – soutenu par les États-Unis – voici le tour du projet russe. Le projet (bien plus qu’un projet en fait, puisque sa construction avait déjà débuté) devait relier la Russie à l’Europe en passant par la Mer Noire, histoire de court-circuiter l’Ukraine.

Deux petits problèmes sont venus se greffer là dessus:
1- Une loi européenne de 2007 interdit à une compagnie exploitante de gaz de posséder aussi les principaux pipelines au sein de l’Union. Ce qui aurait été le cas pour Gazprom, mais aussi pour l’italien ENI, instigateur du projet.
2- La Bulgarie (qui devait être le point d’entrée du gazoduc en Europe) a suspendu les permis de construire cet été, sous la pression des USA et de l’UE d’après certains (ce qui n’étonnerait personne).

Du coup, le président russe à dit ceci:

« (…) la Russie ne pouvait pas poursuivre la réalisation du projet compte tenu de la position actuelle de la Commission européenne ». Nous allons dérouter nos ressources énergétiques vers d’autres régions du monde et l’Europe ne recevra plus les mêmes volumes de la Russie, mais c’est le choix de nos amis européens (…) »

Quelle autre solution pour l’Europe?

La semaine dernière, la question d’un gazoduc israélo-européen a été remis sur la table. A ce titre, les ministres de l’énergie israélien, chypriote et grec se réuniront le 9 décembre prochain, avec le vice-président de l’UE pour les questions énergétiques – Maros Sefkovichem. Ce projet, d’un coût avoisinant les 15 milliards de dollars, relierait les sites du « Leviathan » et les exploitations de Chypre en passant par le fond de la Méditerranée, Chypre et l’Italie.

Problème de taille, l’autorité palestinienne refuse d’ores et déjà de signer l’accord avec l’Union Européenne. Mais ce n’est pas tout, le parlement français vient de reconnaitre officiellement l’Etat Palestinien (ce qui n’engage que les parlementaires, le président Hollande ne le reconnaitra jamais, ni le premier Ministre, encore moins le Ministre des affaires étrange(ère)s), et Tel-Aviv traverse une crise politique majeure, Bibi venant de limoger deux de ses ministres (centristes, Tzipi Livni et Yair Lapid) et appelant à des élections anticipées…

Il y a quelques mois, tous les regards étaient tournés vers l’Ukraine et tout le monde se demandait comment Kiev allait bien pouvoir subvenir aux besoins en gaz de ses citoyens. Grâce à l’UE et aux USA, la solidarité a fait son œuvre; maintenant ce sont les citoyens européens dans leur ensemble qui se demande avec quoi ils vont bien pouvoir se chauffer dans les années à venir… Merci!

Du pétrole, comme s’il en pleuvait

L’information ne vous a certainement pas échappée, le prix du baril de brut (WTI pour les USA et Brent pour la Mer du Nord) est en chute libre. Si cela ne peut que réjouir les consommateurs que nous sommes – même si la répercussion de la baisse à la pompe ne suit pas la même courbe que celle de la bourse – cette donne risque de changer pas mal de choses sur le plan géopolitique/stratégique.

L’effondrement des courts a débuté au mois de juin, en cause une surproduction d’or noir. Si les experts ont pointé du doigt le ralentissement de l’économie mondiale ou la production toujours plus importante de pétrole non conventionnel (schiste aux USA, sables bitumineux au Canada), la cause semble être plus simple: la manipulation des marchés.

Certes l’économie mondiale n’est pas au mieux de sa forme, et un baril à 100$ n’est pas ce qui se fait de mieux pour la relancer; mais cela ne date pas d’hier, d’ailleurs le prix du baril de brent n’est pas descendu sous cette cotation depuis presque quatre ans. D’un autre côté, certains se réjouissaient de ce prix, les pays producteurs de pétrole.

On pense immédiatement à l’OPEP, mais les USA, la Russie et les autres nations non membres de l’Organisation de Pays Exportateurs de Pétrole se frottaient les mains, eux aussi. Les États-Unis y voyaient une aubaine afin de pouvoir produire leur pétrole et gaz de schiste – dont le prix d’extraction se situe aux alentours de 85$/baril – idem pour le Canada et Moscou vendait son gaz à l’Europe.

Les économistes ont retenu leur souffle, la semaine dernière, lorsque l’OPEP s’est réuni pour statuer sur le futur. Et là, coup de théâtre! les pays membres ne toucheront pas à la production, qui restera donc au même niveau qu’elle est en ce moment. Ce qui semblerait signifier que cela arrange tout le monde. Pas si sûr! Alors que l’Arabie Saoudite envisageait, il y a quelques mois, un baril à 200$, elle fait désormais machine arrière et n’est pas loin de vanter les mérites d’un prix avoisinant les 70$. Étonnant, surtout que les pétromonarchies du Golfe ont basé leur politique sur l’Or noir. Elles ont, par la même occasion, acheté la paix sociale – un peuple (tout du moins, une certaine classe sociale) qui vit dans l’opulence ne pense pas à se rebeller… On pourrait presque parler de suicide politique, surtout avec les idées propagées par l’EIIL et qui pourraient trouver un terrain fertile dans les régions désertiques du Golfe.
Et il en va de même dans bon nombre de pays, principalement les pays producteurs qui subventionnent le prix à la pompe (Algérie, Venezuela…). Il est à noter que depuis quelques mois, des pays producteurs ont fait machine arrière et vendent l’essence à son prix, parmi eux, l’Égypte, le Maroc et dernièrement l’Indonésie.

Nous voici donc avec une production égale, une consommation en berne – due au fait que les consommateurs que nous sommes ont modifiés leurs habitudes de déplacement (en cause le prix des carburants et la crise économique de 2008) et surtout à une économie mondiale qui tourne au ralenti – tout en sachant que certains pays ne sont plus en course (l’Irak, la Libye…) et que si leurs productions devaient revenir à leurs anciens niveaux, cela ne ferait qu’accentuer la chute des courts.

D’aucuns pensent que l’on assiste à une attaque en règle du gaz de schiste US par l’Arabie-Saoudite, mais je suis perplexe. Si cela était vrai, ce serait comme de vouloir jouer à la roulette russe (avec un automatique, de surcroit), et je ne connais pas beaucoup de dirigeants qui seraient prêt à sacrifier son pays juste pour enfoncer un concurrent…

Une autre possibilité serait que le pays visé soit la Russie. En plus des sanctions économiques qui l’étranglent déjà, attaquer sa plus grosse richesse reviendrait à la mettre à genoux, mais les contrats juteux nouvellement signés avec la Chine (400 milliards de Dollars pour le dernier, sur 25 ans), et surtout le fait que Moscou se détourne un peu plus de jour en jour de l’Europe pour se focaliser sur l’Asie font que cette possibilité est douteuse.

La possibilité du Peak Oil (pic pétrolier, terme désignant le sommet de la courbe de production d’un puits, d’un champ pétrolier ou d’une région de production) a elle aussi était envisagée. Cependant, même si certains puits se tarissent plus vite que prévu, je ne pense pas que l’on en soit déjà arrivé là.

Reste que la baisse du prix du baril pourrait servir les majors pétrolières; en effet, à la fin du XIXième siècle, aux Etats-Unis, John D. Rockefeller – fondateur de la Standard Oil – avait mis en place une technique économique agressive qui consistait à faire baisser les prix, mettant les petits producteurs sur la paille et assainissant ainsi le marché du pétrole et de son raffinage. D’ailleurs, une majorité des majors pétrolières ont fait machine arrière et ont suspendu, sinon arrêté, les forages les moins rentables ou la prospection si dispendieuse; sans compter les licenciements et les restructurations internes.

Sinon, il est possible que nous assistions à une tentative mondiale afin de relancer ce qu’il reste d’industrie, de commerce, et d’économie…

SCOOP! La troisième guerre mondiale n’aura pas lieu!

Lors de son passage à la tribune du parlement afin de rassurer les députés sur la situation interne et externe de son pays, le président ukrainien – Porochenko – a eu cette phrase hautement philosophique:

« Il est inutile de nous intimider avec la troisième guerre mondiale. En fait, personne n’envisage de la lancer… »

Nous voilà donc rassuré!
Ne reste plus qu’à dissoudre l’OTAN…

Les sanctions économiques contre la Russie portent leurs fruits

Effectivement, les sanctions prisent par l’occident à l’encontre de l’Ours russe commencent à devenir tangibles… mais en Europe. Et plus précisément à l’OTAN.

Le 24 novembre a eu lieu, à la Hague aux Pays-Bas, la soixantième session plénière de l’assemblée parlementaire de l’OTAN; à cette occasion, le secrétaire général – Jens Stoltenberg – a fait un discourt portant sur la cheville ouvrière de cette organisation: l’argent.

Selon lui, il existe trois priorités:
1-Garder l’OTAN fort comme une alliance politique et militaire.
2-Travailler avec nos partenaires pour apporter plus de stabilité à cette région.
3-Et garder le lien, solide comme le roc, entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

Toujours d’après lui, chacune de ces priorités exige des ressources financières, soutenues par une volonté politique. Mais sans eux, il ne peut y avoir de sécurité, pas de prospérité, ni de liberté. Donc, une seule solution: des sous! Mais pas qu’un peu, non, plein de sous, comme s’il en pleuvait. Car pour que l’OTAN soit opérationnel face aux menaces (à ce titre le secrétaire n’en voit que deux: l’Est ou le sud (Afrique du Nord et Moyen-Orient)) il faudrait que chaque pays membre fasse augmenter son budget de la Défense à 2% de son PIB! Rien que ça!

Pas certain que tous les citoyens soient heureux de savoir que les ministères de la Défense se taillent la part du lion. Mais d’après Jens Stoltenberg, ceci est réalisable; la preuve quatre membres ont déjà atteint cet objectif: les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Grèce et l’Estonie.
En fait, ce qui lui met les nerfs à vif, c’est que la Russie a augmenté ses dépenses militaires de 50% en cinq ans, alors que dans le même temps les dépenses totales de défense de l’OTAN ont baissé de vingt pour cent.

Bref, c’est bien beau de vouloir à tout prix se trouver un ennemi juré (même si l’actuel à un air de déjà vu), mais encore faut-il s’en donner les moyens. Heureusement le VIP de luxe et accessoirement secrétaire général de l’OTAN est là pour veiller au grain. Au fond, je m’inquièterai vraiment du rôle de l’OTAN lorsque le secrétaire général sera issu des rangs de l’armée…

Des musées de Crimée poursuivent les Pays-Bas pour séquestration illégale de trésors archéologique

Des musées de Crimée ont décidé d’ester en justice un musée d’Amsterdam qui a décidé de ne pas restituer des trésors archéologiques prêtés pour une exposition.

La décision du musée en question, Allard Pierson, est loin d’être neutre ou autonome mais dictée tout en s’inscrivant dans le cadre d’une vaste politique de représailles menée par les Pays-Bas contre la Russie sur fond de guerre de barbouzes et de coups bas plus ou moins ébruités.

Moins hystériques et paranoïaques envers la Russie que les pays baltes, la Pologne ou la Suède, les Pays-Bas sont engagés dans le cadre de l’Otan dans une drôle de confrontation avec la Russie. Passage à tabac de diplomates par des « inconnus », vol à l’arraché visant des officiels, braquages, tentatives d’homicide à la voiture fantôme, espionnage tout azimuts, gel d’avoirs bancaires, expulsion d’enfants d’officiels, sabotages et au final accusations à l’encontre de Moscou d’être derrière le crash du vol MH17 de Malaysian Airlines au dessus de l’Ukraine ont fini par tendre les relations entre les deux pays au plus haut point. Ceci avant la séquestration en plein jour de trésors archéologiques de Crimée, donc techniquement russes. Inutile de dire qu’un retour de manivelle est attendu côté russe. Reste à savoir où et sous quelle forme.

La valse à trois temps continue.

Des organisations terroristes en Libye brouillent les télécommunications en Algérie, en Egypte et en Tunisie

Selon un journal algérien, des organisations terroristes en Libye auraient mis la main sur des des équipements destinés à la guerre électronique et auraient réussi à brouiller les télécommunications civiles et militaires de régions frontalières avec l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie.

La même source cite que des régions adjacentes de la frontière libyenne dans le Sud Algérien auraient connu une très forte perturbation des réseaux de téléphonie mobile ces derniers temps.

Des médias égyptiens rapportent que des perturbations des télécommunications civiles et militaires auraient été signalés dans les régions frontalières avec la Cyrénaïque.

Ces informations paraissent alors que des avions de combat non toujours identifiés bombardent l’aéroport international Mitiga de Tripoli où ils auraient détruit des avions de ligne au sol appartenant à la compagnie aérienne Air Afrique et qu’un avion libyen de type Beechcraft ayant quitté en catastrophe Tripoli vers les frontières algériennes aurait été intercepté par les défenses anti-aériennes algériennes. Peu d’informations sont disponibles sur cette affaire qui soulève de nombreuses interprétations.

Par ailleurs, pour la première fois, les groupes terroristes retranchés au Mont Chaambi en Tunisie occidentale, ont tenté de brouiller les communications militaires de l’armée tunisienne. Preuve s’il en est qu’il reçoivent toujours des équipements malgré un double blocus imposé par l’armée tunisienne et l’armée algérienne de l’autre côté de la frontière.

Grande offensive aérienne syrienne sur Al-Raqqa

Au même moment où dans un geste très fort, le Président Russe Vladimir Poutine recevait pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie Walid Al-Mouallem, le ministre syrien des Affaires étrangères, l’aviation syrienne a déclenché l’une des ses plus grandes opérations de cette guerre en procédant à une véritable offensive aérienne sur Al-Raqqa, capitale de l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (DAECH), y causant des dégâts considérables.

« Nous reviendrons! » C’est pas ses mots que le dernier commandant de la base aérienne d’Al-Raqqa, tombée aux mains des rebelles radicaux avait quitté son quartier général sous un déluge de roquettes et d’obus. La chute de la base aérienne d’Al-Raqqa a coûté la vie à plus de 320 soldats syriens et causé la perte de plus de 17 appareils de combat dont trois chasseurs que l’EIIL a tenté d’utiliser.

Les raids aériens de l’aviation syrienne se sont concentrés sur la périphérie industrielle Nord d’Al-Raqqa où l’organisation de DAECH tente de se constituer une industrie militaire.

Diverses sources dont le très controversé Observatoire syrien des Droits de l’homme (OSDH) basé à Londres ont évoqué la mort de plus de 95 personnes au cours de ces raids.

D’après nos sources, les chasseurs-bombardiers syriens ont utilisé pour la première fois de nouvelles munitions guidées au Laser et ont fait face à des tirs de DCA (canons de 23 et de 30 MM) ainsi qu’à plusieurs salves de missiles Sol-Air de faible portée.

Les frappes ont détruit des anciennes usines d’engrais chimiques et d’ateliers de construction métallique que les combattants de DAECH tentaient de convertir en usines de roquettes ou de missiles.

Sur le plan politique, la rencontre de Poutine avec Al-Mouallem en présence de l’homologue de ce dernier Serguei Lavrov s’est fait à huis clos et rien n’a filtré des discussions entre les deux hommes. Cependant, Damas ne cache pas son souhait de voir Moscou accélérer les livraisons de certains systèmes d’armes et plus particulièrement les missiles SAM de la famille des S-300.

Moscou pour sa part semble contre-attaquer sur tous les fronts et paraît déterminé à soutenir son allié syrien, en guerre contre ses ennemis régionaux, d’autant plus que son principal adversaire, l’Arabie Saoudite, cherche à déséquilibrer les prix du pétrole brut au sein de l’OPEP dans le cadre d’une vieille politique dictée par Washington afin de faire saborder les économies de puissances hostiles ou tout simplement potentiellement rivales.

L’ère de la débilité programmée

Les médias aux ordres semblent avoir reçu un mot d’ordre pour évoquer d’une seule voix et uniformément des thématiques liées à celle que l’on appelle « le genre » ou à la sous-idéologie du féminisme radical déformé à des fins de domination sociale par une certaine élite jusqu’à ressembler au sionisme et au nazisme. Normal diriez-vous, et pourtant cette démarche basée sur des manifestations conjoncturelles ne serait pas du tout innocente et serait en fait une offensive généralisée contre ce qui est perçu comme les valeurs rétrogrades défendues par les « méchants » de ce monde (toujours les mêmes: les Russes de Poutine, les Musulmans non-alignés, les paysans européens récalcitrants, le Vatican, etc.) que le marché « libre » tente d’assujétir à l’idéologie dominante et hégémonique quitte à provoquer une autre guerre mondiale.

Il y a eu l’épisode grotesque et ubuesque de l’utilisation politicienne et idéologique d’une/un « Conchita Würtz » associé à un puissant outil de débilisation des masses qu’est devenu depuis longtemps le divertissement télévisé. Cela aurait pu passer inaperçu. Mais le geste est devenu politique lorsqu’il s’est inscrit dans une logique de confrontation avec la Russie pour la simple raison que son président s’attache encore à quelques concepts étranges aux yeux des nouveaux grands prêtres d’Ammon du marché transnational: les valeurs familiales traditionnelles…Une hérésie que le marché ne pardonne pas depuis qu’il s’est avéré qu’une masse d’individus déculturés, aliénés et isolés constituaient de meilleurs consommateurs soumis et constants qu’une famille. Par ailleurs cette dernière, dans sa configuration patriarcale est toujours susceptible de produire une société guerrière, donc forcément de la résistance au joug invisible sous prétexte de liberté totalitaire. Ce qu’il faut à tout prix éliminer. Après avoir tenté de tuer Dieu pour lui substituer Mammon même sous forme de Bitcoin, voilà qu’ils assassinent le père sans aucune alternative de remplacement fiable.

Même rengaine avec certaines thématique relatives à la situation des femmes dans le monde. Hormis l’histoire naturelle ou pas de l’évolution des fesses de Kim Kardashian, faisant la promotion de la chosification du corps féminin bien mieux que toutes les formes d’oppression réelles ou imaginaires faites aux femmes, on abat en flammes un scientifique pour avoir porté une chemise jugée sexiste et l’on remet du réchauffé sans vraiment étudier sérieusement la situation réelle et on ne peut plus catastrophique des femmes sous le règne du marché dans les pays les plus nantis. Pas la peine d’évoquer celles qui vivent dans le reste du monde mis à part pour outrer un ou deux bons samaritains. Par contre, plein de sujets futiles propices à la polémique stérile. Ce que recherchent par dessus tout les médias aux ordres pour amuser la gallerie et polariser certains. Toujours en ligne de mire, les « méchants » désignés…

A bien des égards, nous vivons en plein scénario d’un roman de Science-fiction de la trempe d’un auteur comme Philip K. Dick avec son « Simulacre ».

Byzantisme pédant et pesant. Pendant ce temps la Chine s’active et sait que le moindre faux pas lui coûtera non pas sa survie mais son existence en tant que nation millénaire. Cela rappelle un précédant historique: Le 29 mai 1453, les troupes ottomanes prenaient d’assaut Constantinople pendant que les faux érudits byzantins se disputaient sur le sexe des anges…

Il y a eu une ère que l’on a baptisé-pompeusement-des lumières. Maintenant une chose est sûre, on est à l’ère des débilités.

Chine: un collier d’îlots portes-avions…

Comme nous l’avons déjà annoncé ici, la République populaire de Chine serait en train de mettre sur pied une armée parallèle bien mieux équipée que son armée régulière, l’Armée de Libération chinoise. Cette dernière n’est pas en reste puisque Pékin a décidé de multiplier le nombre d’unités de montagne ainsi que celles spécialisées dans les opérations amphibies. On évoque également une immense base secrète de sous-marins mais rien ne filtre à ce sujet.

Cependant, le fait le plus étrange dans la démarche chinoise demeure sa capacité à élaborer des solutions alternatives. En manque de porte-avions, Pékin est en train de construire des îlots dotés de pistes d’atterrissage et de radars.

Artificiels ou naturels, une dizaine d’îlots sont déjà de facto de véritables portes-avions chinois en Mer de Chine Méridionale.

Rien ne saurait illustrer mieux la stratégie du collier de perles de Pékin que ces îlots sur lesquels atterrissent et décollent des avions militaires chinois en permanence.

Certains médias occidentaux hostiles à la Chine ont beau avoir une nette et constante tendance à sous-estimer ou à mépriser la puissance militaire chinoise mais le fait demeure que l’empire du milieu a bien plus de ressources qu’il n’en laisse paraître. D’autant plus que Pékin, lequel a fourni des efforts économiques et financiers colossaux afin de rendre l’économie US interdépendante de son économie ne se fait aucune illusion stratégique possible sur les objectifs ultimes du camp va-t-en guerre à Washington.

Mare Nostrum des clandestins ou comment la mer méditerranée est devenue l’enfer bleu

On en parle peu ou pas beaucoup. La plupart des médias évitent d’évoquer le sujet et certains pays comme l’Italie ou la Grèce sont totalement dépassés et tentent avec les moyens de bord de faire face à la déferlante subite qui s’abat sur leurs côtes depuis la disparition de la Libye en tant qu’Etat fin 2011. Il semble que l’impact de ce que l’on appelé pompeusement le printemps arabe risque d’être très chèrement payé par l’Europe.

D’une ampleur inégalée dans l’histoire moderne, des milliers d’immigrants clandestins venus d’Afrique mais surtout d’Asie ont profité du vacuum crée au lendemain de l’effondrement de la Libye sous les coups de l’Otan pour déferler sur la rive méridionale d’une Europe transformée en super-forteresse. C’est du jamais vu selon les gardes côtes italiens qui ne cachent plus leur colère et ras-le-bol.

Le nombre de migrants morts noyés en mer méditerrannée s’est multiplié par un facteur de 23 entre 2010 et 2013 et encore est-il sous-estimé. En moyenne plus de 1700 personnes quittent le littoral libyen par jour en période de beau temps…Avant, la marine libyenne faisait mine d’arrêter le flux au delà d’une certaine limite et parfois allait jusqu’à user de moyens de dissuasion assez spectaculaires. Mais après 2011, rien ne s’oppose aux mafias de passeurs de clandestins en mer, activité érigé en économie parallèle par les milices armées sévissant en Libye.

Par dépit, les autorités italiennnes du Sud de la péninsule ont commencé dès 2012 à libérer les clandestins regroupés dans des centres de détention administrative à condition de quitter l’Italie dans un délai de 72 heures. Un officiel italien en charge du dossier a fini par dire tout haut ce que l’ensemble de ses collègues pensent tout bas: « Après tout, c’est Sarkozy et Cameron qui sont responsables de cette catastrophe, qu’ils aillent [les migrants] chez eux! [en France et en Grande Bretagne] »

Du coup, même si Rome jure par tous les saints du contraire-aide de l’Union Européenne oblige-les services de sécurité italiens se montrent d’un laxisme total envers ces migrants de l’enfer bleu, à condition que ces derniers quittent au plus vite leur territoire vers les autres pays européens.

Un autre flux se déverse sur la Grèce, la Crète et Chypre. Profitant que la crise économique ayant gravement affecté la Grèce, des dizaines milliers de migrants clandestins y ont débarqué non sans provoquer quelques heurts. Chypre pour sa part reçoit un flux nouveau induit par la guerre en Syrie. On notera avec intérêt la réussite du passage sur cette île de petits chalutiers de pêche palestiniens en provenance de l’enclave assiégée de Gaza malgré le blocus maritime israélien.

Face à l’aggravation de ce phénomène, Bruxelles suivie par l’ensemble des capitales européennes ferment les yeux. Dommages collatéraux qu’il faudra assumer. Seul Rome se plaint haut et fort mais accusé d’exagérer la menace à des fins peu avouables, il a fini par laisser faire. Berlin, Londres ou Paris se contentant de durcir jusqu’à l’absurde leurs politique d’octroi de visas d’entrée aux ressortissants hors Union Européenne. Seule exception et elle est notable: les barbus à l’apparence islamiste semblent avoir les faveurs des fonctionnaires de l’Union et surtout de ceux du Foreign Office de Londres ou du ministère Allemand des Affaires étrangères. On ne sait jamais, de la matière première peut toujours servir. D’ailleurs, l’Etat Islamique ou Daech n’aurait jamais été enviseagable sans des années de « bienveillance » britannique.

Il n’en demeure pas moins que des centaines de barques ou d’autres embarcations de fortune coulent quotidiennement en mer méditerranée. Souvent sous le regard impuissant des gardes-côtes espagnols, italiens ou grecs. Ce n’est pas le cas de la Royal Navy laquelle s’est caractérisée par une impassibilité criminelle dans au moins deux cas.

L’européen moyen semble avoir beaucoup de difficultés à imaginer l’ampleur des bouleversements socio-économiques et politiques ayant affecté les périphéries de l’Europe en tant que construction. Il s’attache souvent et mordicus à une vision surannée et dépassée d’une immigration traditionnelle alors que ce n’est plus le cas. On est bien devant un phénomène inédit de nature plus violente. Car si la plupart des migrants fuient la disparition de leurs mondes respectifs, certains tendent à adopter un comportement de survie extrême susceptible d’aboutir à une forme de violence nouvelle. En témoigne cette scène irréaliste survenue il y a une année à Tarente en Italie méridionale: des centaines de clandestins paisiblement établis dans la région depuis des années ont du fuir devant la poussée d’une nouvelle vague d’immigrants clandestins, venus par voie maritime, évoluant en bandes et usant d’une violence extrême. Ces derniers sont vites exploités par des centaines d’organisations criminelles activant en Europe.

Au lieu d’oeuvrer à aboutir à une solution à ce problème, l’Europe se plaît à s’inventer des peurs et à focaliser sur le phénomène (star) hyper-médiatisé de Daech, lequel est à la géopolitique ce que la télé-réalité est au film documentaire. Jusqu’à quand poursuivra t-on cette politique de l’autruche digne d’un roman de science-fiction? Bienvenue dans le mare nostrum de l’enfer bleu!

Des lasers de combat opérationnels ou le syndrome d’Archimède

Après l’annonce faite par la Chine concernant la mise en service d’un système d’arme au Laser capacble de neutraliser des drones ennemis, les Etats-Unis viennent de rendre public le fait qu’ils disposent au Golfe arabo-persique d’un système d’arme Laser opérationnel embarqué à bord d’unité de surface spécialisées dans la guerre amphibie.

Selon les informations que le Pentagone a bien voulu distiller autour de ce système d’arme au Laser, il serait composé de plusieurs émetteurs pouvant focaliser sur une seule cible, besoin faisant…

Ne vous emballez trop vite, on en est pas encore à la guerre des étoiles et bien que les technologies mises en oeuvre dans ces processus soient assez développées, il n’en demeure pas moins que ces deux systèmes n’ont pas encore été éprouvés dans les conditions extrêmes et impondérable d’une combat réel.

La Chine a déjà testé des Lasers à haute énergie sur des satellites US et il n’est pas rare que des satellites-espion US survolant secrètement des parties du territoire de l’empire du Milieu à une altitude de 300 kilomètres soient soudainement aveuglés par une multitude de rayons Laser en provenance du sol.

On soupçonne également que les Etats-Unis aient eu recours à des armes Laser ou à des rayonnements à haute énergie pour neutraliser des tirs de fusées, notamment en Corée du Nord ou pour induire une dizaine d’accidents d’avions. Sans preuve jusqu’à présent.

Dans certains pays comme en Afghanistan, au Pakistan et en Syrie par exemple, des insurgés ou des terroristes utilisent des Lasers commerciaux pour aveugler des avions en cours de décollage ou d’atterrissage.

Au cours de la seconde guerre du Golfe, l’armée US a tenté d’utiliser des Lasers aveuglants causant une cécité plus ou moins irréversibles aux soldats irakiens et de fait, on estime qu’entre 18 000 et 26 000 militaires irakiens auraient perdu la vue à cause de cet usage répréhensible proscrit par le droit de la guerre.

Le Golfe arabo-persique est l’une des régions les plus stratégiques au monde puisque c’est par cette région que transitent l’une des plus grandes routes d’approvisionnement en énergies fossiles. Le golfe est le théâtre d’un affrontement qui ne dit pas son nom entre deux blocs régionaux antagonistes, d’un côté les pays du Conseil de Coopération du Golfe disposant du parapluie US et de l’autre, de l’Iran soutenue par la Russie et la Chine.

La prochaine guerre qui s’annonce aura t-elle lieu à coup de Lasers silencieux? Peu sûr mais ce qui est certain est qu’elle ne se fera pas au lance-pierre…

Grosso modo, l’idée du système d’arme Laser embarqué à bord de l’USS Ponce n’est pourtant pas aussi nouvelle que ça. Vers 213 avant Jésus-Christ, Archimède aurait employé un dispositif thermo-solaire inconnu pour incendier la flotte Romaine durant le siège de Syracuse, un des épisodes de la seconde guerre Punique, le conflit mondial de l’époque.

Faut croire que l’histoire a une fâcheuse tendance à se répéter sous d’autres formes…

Ukraine: le fantasme des chars russes encore et toujours…

Pour la énième fois, des médias aux ordres de qui vous savez ressortent le fantasme de l’invasion russse de l’est de l’Ukraine, la dite invasion ne pouvant être que sous forme d’interminables colonnes blindées dans la pure tradition soviétique avec pour mot d’ordre « Для Берлине! »(Vers Berlin!)…Cela réveille bien des fantasmes dans une Europe conditionnée par près de 45 ans de hantise. Hantise d’une invasion semblable à celle des Huns d’Attila. D’ailleurs il suffit de lire un ouvrage paru en 1985 sous la plume d’un général britannique et adroitement dénommé « la Troisième guerre mondiale » pour constater que l’Otan a toujours misé sur une bataille en Europe centrale et plus spécialement le théâtre de bataille allemand entre d’immenses colonnes de chars soviétiques qu’il fallait arrêter à tout prix, même en usant de missiles nucléaires tactiques (les missiles Pershing ont vécu!)

De fait certains médias anglo-saxons confondent maintenant entre tanks et tankers. Et entre forces spéciales dissimulées parmi les séparatistes russophones et les convois d’aide.

Que l’on soit assez clairs à ce sujet. Il ne fait aucun doute que Moscou aide de manières multiples la rébellion du Donbass et qu’il a établi une stratégie offensive en cas de tentative de récupération de la Crimée par le régime de Kiev et ses mentors occidentaux (lesquels usent des mêmes procédés avec leur protégés), allant jusqu’à brandir la dissuasion nucléaire. On en est pas encore là. Les russes font preuve de plus d’intelligence en focalisant sur des lignes de fractures d’un intérêt stratégique et entravant à long terme toute menace occidentale sur les marches occidentales de la Sainte Russie. D’où le conflit sourd autour des grandes zones indutrielles et minières le long d’un corridor précis incluant le littoral méridional. Mais pour le moment, il n’y a pas eu d’invasion russe.

Si jamais il y aura une invasion russe, une vraie, elle ne s’arrêtera qu’à plusieurs dizaines de kilomètres à l’ouest de Varsovie en Pologne! (Nos amis polonais ne seront pas contents en lisant cela) et sera d’un effet foudroyant.

Il est très peu probable que Moscou se risque à une telle immaturité stratégique. Le monde a un peu changé depuis 1944 et c’est l’ère des guerres d’ingénierie sociale et des rébellions par proxy, inaugurées en grande pompes par Washington.

Pour le reste, les médias dominants peuvent toujours crier « au Leu! » ou « au loup! »…

Syrie: en attendant le Denarius Auri, l’armée syrienne se prépare au pire

A côté de la réintroduction annoncée par Daech du Denarius Auri ou du Dinar-or à partir d’Irak, l’armée syrienne tente de se préparer à une très mauvaise surprise que pourraient lui réserver l’ONU ou le régime de Washington.

Un communiqué officiel de Damas ne dit pas autre chose et l’on sait depuis un mois que la syrie cherche à multiplier ses approvisionnements en armes et surtout de nouveaux systèmes d’armes aptes à induire un changement tactique majeur.

Sur le terrain, l’armée syrienne fait ce qu’elle peut. En face, les groupes armés se multiplient et l’on arrive plus à les dénombrer. La rébellion classique s’est dissoute dans un océan de milices armées en guerre les unes avec les autres.

Le rapprochement factice entre Daech et la pseudo Al-Qaida vise dans ce contexte à unifier un front de combat et à se réserver l’exclusivité du combat contre le régime syrien.

Cependant, l’armée syrienne ne lâche pas prise. Notamment près du littoral et de la capitale où se concentre le gros de la population du pays.

Des soldats de l'armée syrienne se protégeant derrière un char T-72 lors d'une offensive sur un fief rebelle sis en zone péri-urbaine. La durée de vie des chars de combat dans le conflit syrien est en nette diminution malgré les modifications apportés aux blindages.
Des soldats de l’armée syrien se protégeant derrière un char de bataille lors d’une offensive sur un fief rebelle sis en zone péri-urbaine. La durée de vie des chars de combat dans le conflit syrien est en nette diminution malgré les modifications apportés aux blindages.

Daech ou le syndrome des ciseaux noirs

Les processus de création de nouveaux Etats sont trop nombreux et diversifiés pour que l’on puisse en faire une sorte de taxinomie ici. Cependant, force est constater que les efforts en grande partie exogènes visant à transformer ou à faire muter une organisaton terroriste en Etat, plus précisément au Levant, ne sont pas sans précédants dans la région.

Plus clairement, la tentative et les méthodes usitées pour faire ériger l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech) en Etat ressemble à celles ayant conduit à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

En guerre contre l’Irak, l’Iran et la Syrie sans compter le Hezbollah libanais (notez bien que ce sont les membres du fameux axe géostratégique formée autour de Téhéran), Daech se porterait tellement bien sur le plan financier qu’il envisage de battre sa propre monnaie…

Oubliez les petites frappes aériennes de Washington (85% des raids) et des ses alliés (le reste ou ls restes dont la fameuse petite incursion française pour viser un pick-up Toyota), oubliez les milices gauchistes kurdes lesquelles semblent vivre en plein milieu de 20e siècle, voici venu le temps des milliardaires de Daech. Indubitablement, l’argent n’ayant aucune odeur, appelle l’argent.

On sera point étonné si l’on rendait public le fait que des financiers de cette organisation terroriste hors-normes, classée comme la plus riche des organisations terroristes de tous les temps si l’on exclue les anciennes organisations terroristes de la Hagana et de l’Irgoun, aient des facilités bancaires auprès de banques sises à Frankfürt ou à Londres…

Théorie du complot? C’est plutôt le complot de la théorie. Car les faits eux indiquent que le Moyen-Orient est en train d’être redessiné avec de très grands ciseaux noirs corbeau…Syndrome hors-catégorie susceptible de s’étendre comme une tâche d’huile ou plutôt comme un jeu de dominos vicié…

Libye: des terroristes avec des avions de combat?

Des informations concordantes indiquent que des membres de groupes armés ayant prêté une allégeance formelle à l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et Levant s’entraîneraient sur des avions de combat de fabrication russe dans l’Est de la Libye.

De vieux Mikoyan-Gurevitch Mig-21 (« Fishbed ») et au moins un Mikoyan-Gurevitch Mig-23 (« Flogger ») seraient entre les mains de radicaux extrémistes en Libye.

Les renseignements égyptiens sont pour le moins effarés par de telles informations. Pour rappel, des éléments de l’armée égyptiennes couvert par des avions de combat d’un pays du Golfe arabo-persique ont contribué à la reprise de quatre sites militaires près de Benghazi (Cyrénaïque) au profit des forces du général Khalifa Hefter.

Le Sud de la Libye est entre l’influence de différents groupes armés antagonistes dont le plus résilient semble être celui du chef de guerre algérien Mokhtar Benmokhtar. Celui-ci aurait, selon plusieurs indications, prếté allégeance à Daech après une réunion fort houleuse de chefs terroristes à Derna à l’Est de Benghazi il y a de cela trois mois.

L’usage d’avions de combat même obsolètes par une organisation terroriste menace directement l’ensemble des pays d’Afrique du Nord mais également ceux du pourtour méditerranéen.

Des pays comme l’Algérie, confronté à cette formidable accumulation des menaces, ont décidé d’abattre tout aéronef étranger non identifié en provenance de leur flanc oriental.

Subrepticement, la possession d’une aviation de guerre est en train de cesser d’être un apanage exclusif des Etats-Nation et commence à devenir un outil parmi d’autres entre les mains d’entités non-étatiques et des réseaux criminels. Une hérésie? C’est pourtant une nouvelle tendance inquiétante apparue avec les pseudo-révolutions Arabes et laquelle risque de s’étendre à d’autres régions du monde.

Fin du silence radio et du brouillard de guerre: l’empire vise directement Damas

Après des mois de diversion, la stratégie élaborée par l’empire commence à se préciser. Ne vous y trompez pas: tout le bruit généré autour de Daech (l’Etat Islamique en Irak et au Levant), la question kurde, les thématiques périphériques associées ou encore la partition de l’Irak ne visait en définitive qu’à établir un brouillard de guerre afin d’induire Moscou en erreur par diversion tout en éparpillant l’attention des principaux protagonistes…En d’autres termes, c’est l’art de la guerre revisité sous l’aune de la stratégie du chaos poussé à son paroxysme.

Durant toute cette période, nous nous sommes abstenus de commenter ce qui se passe au Levant tout en insistant sur les véritables enjeux sous-jacents les mouvements des pièces de l’empire. L’objectif demeure inchangé.

Pour un non-initié, les mouvements de l’empire peuvent paraître illogiques puisque le Pentagone estime que pour gagner la bataille contre Daech, il faut abattre le régime de Damas, l’un des derniers remparts contre l’épouvantail islamiste monté de toutes pièces par les officines de l’empire…La messe est dite!

Ce n’est pas pour rien que Damas s’agite ces dernières semaines. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Mouallem doit se rendre en urgence à Moscou pour tenter d’obtenir de Moscou une accélération des livraisons de systèmes de missiles anti-aériens de type S-300. Plus encore, des émissaires syriens se sont rendus en Iran avec pour point de mire l’acquisition d’un important arsenal comprenant des drones et des missiles.

La situation en Syrie est plus que catastrophique. Elle ne correspond à aucun rapport issu des appareils de propagande de guerre de la rébellion ou des médias officiels du gouvernement syrien et encore moins à ce que rapportent les médias internationaux dominants. Nous avons pu le constater à Alep où il est impossible d’établir une cartographie des zones sous contrôle gouvernemental ou rebelle. Des zones urbaines aplaties où les constructions humaines et autres infrastructures ont été rasées au niveau du sol sur des distances de plus de 15 kilomètres se retrouvent sous le contrôle de dizaines de milices différentes et antagonistes tous les 6 ou 7 kilomètres. sur le terrain, personne ne sait qui est qui ou qui fait quoi. C’est au milieu de ce chaos que l’empire a décidé d’agir. Pour le pire cela s’entend. Car même une disparition d’Al-Assad n’altèrera en rien la dynamique complexe et destructrice en cours au Levant.

Syrie: cinq ingénieurs du nucléaire tués dans une opération ciblée

Cinq ingénieurs du nucléaire travaillant pour le commissariat à l’énergie atomique syrienne ont été tués dans une opération ayant ciblé le convoi escorté dans lequel ils se rendaient à leur lieu de travail.

Des factions de la rébellion syrienne auraient revendiqué cette opération très spéciale mais l’ensemble des observateurs écartent une telle implication et lorgnent du côté d’Israël ou de l’un de sous-traitants très actif dans la région.

Les renseignements militaires israéliens s’inquiètent depuis des années d’une éventuelle option nucléaire syrienne, pointant du doigt de très vagues Accords bilatéraux en ce domaine que Damas aurait contracté avec la Corée du Nord. Cette obssession israélienne avait conduit Tel-Aviv à lancer de multiples raids aériens contre des sites de recherches syriens entre 2007 et 2013.

Pour certains faucons de Tel-Aviv, Damas est actuellement dans une course contre la montre pour obtenir une arme de dissuasion capable de modifier le rapport de forces au Moyen-Orient et par dessus tout écarter ce que les syriens perçoivent comme les menaces américaine, israélienne, saoudienne et turque.

Passé sous silence…

Les ravages de l’EIIL, la lutte contre le virus Ebola, la garde-à-vue de la bimbo suite à la tentative de meurtre sur son compagnon (pas de chance! Pour une fois qu’elle réussissait à percer…), sans oublier les règlements de compte au sein de l’UMP (la droite française); toutes ces infos qui passent en boucle sur les chaines de télé ont une certaine utilité pour les politiciens et les économistes de l’U-E: détourner l’attention des citoyens européens sur ce qui se passe au sein de cette entité obscure.

Par exemple, les grèves dans les transports ferroviaires en Allemagne n’ont pas fait la une des journaux de ce côté-ci du Rhin. Pourtant elles ont bien eu lieu. La dernière en date – qui devait durer du mercredi 5 Novembre jusqu’au lundi suivant – a été très suivie, d’autant plus qu’elle menaçait l’acheminement des spectateurs pour la commémoration de la chute du Mur à Berlin. Le syndicat (GDL, représentant les conducteurs de train, et minoritaire au sein des salariés de la Deutsche Bahn) à l’origine de cette grève a décidé de lever le dispositif le Samedi.
Leurs revendications portent sur une hausse de salaire (e%) et une diminution du temps de travail hebdomadaire (37 heures). Elles portent aussi sur des questions de représentativité puisque la compagnie ferroviaire refuse de négocier avec le GDL des accords salariaux pour des personnels autres que les conducteurs de train.

Mais bien plus qu’une gène pour les voyageurs, l’État allemand commence à voir d’un mauvais œil ces grèves à répétitions – la sixième depuis début Septembre – qui paralysent aussi l’acheminement des marchandises pour les entreprises (1/5 du transport de marchandises se fait par le rail).
Même la justice a déclaré; suite à une saisi de la justice par Deutsche Bahn (DB); que le mouvement n’est contraire à aucune loi et n’est pas disproportionné.
Pour finir, DB estime le coût de la grève à environ 100 millions d’€ par jours.

Mais il n’y a pas que les conducteurs de trains qui ralentissent le pays, les pilotes de Lufthansa ont également mené une dizaine de grèves successives depuis fin août sur fond de conflit sur les conditions de fin de carrière.

Belgique, si vous ne le savez pas, une grande manifestation a eu lieu cette semaine, rassemblant entre 100 000 et 130 000 personnes (environ 1% de la population). Elle était composée des syndicats, mais aussi des partis socialistes, écologistes et d’extrême gauche, qui tous voulaient dénoncer les mesures d’austérité du nouveau gouvernement de droite, parmi lesquelles:
– le report de l’âge de la retraite à 67 ans à partir de 2030, contre 65 ans actuellement;
– diminution des salaires, des pensions;
Le fait que les grandes entreprises et les détenteurs de capitaux ne participent pas à la solidarité n’arrange pas les choses.

En fait, cette manifestation est un prélude à la contre-offensive annoncée par les syndicats aux réformes économiques et sociales, soit 11 milliards d’euros d’économies, prévus par Charles Michel, à la tête d’une coalition de droite inédite composée d’un seul parti francophone, le Mouvement Réformateur (MR-libéral) et de trois partis néerlandophones de droite, dont la N-VA (prônant l’indépendance de la Flandre au sein de l’Europe). Une grève générale devrait avoir lieu le 15 Décembre. En attendant, la manifestation de jeudi dernier s’est aussi doublé de débrayages dans l’industrie, notamment dans la sidérurgie et aux ports d’Anvers et de Zeebruges, ainsi que dans la fonction publique: à la poste ou encore dans l’enseignement.

Lors de la dispersion de la manifestation, des heurts ont opposé 1 000 à 2 000 manifestants (dont des dockers d’Anvers, mais pas que) aux forces de l’ordre. Selon le maire de Bruxelles (Yvan Mayeur), une centaine de policiers auraient été blessés, une quinzaine d’arrestations aurait été effectuées.

Le maire d’Anvers – par ailleurs président du parti N-VA – s’est fendu d’une déclaration:
«Il n’y a pas d’alternative à notre politique. Nous devons maintenant continuer et créer des perspectives pour le peuple… les pays ayant une représentation syndicale forte, comme la France, sont «infiniment pire » que la Belgique. »
Infiniment pire? Mais non, mais non! En France, nous avons un gouvernement de gôche, du coup, les syndicats ne bougent pas une oreille; contrairement au précédent gouvernement qui, lui, avait pris des décisions moins contestables, mais qui avait eu droit à tout un lot de manifestations/grèves. En fait, en France, les seuls qui défilent dans la rue sont les familles opposées au mariage gay, sinon, pour le reste (la casse sociale, la courbe du chômage qui ne semble pas vouloir s’inverser…) tout va bien!!!

La Catalogne, enfin, vote ce dimanche pour son indépendance. Ce vote n’est que symbolique puisque le tribunal constitutionnel a ordonné sa suspension. Mais le président catalan, Artur Mas, a déclaré que son objectif était d’organiser à terme un referendum en bonne et due forme et définitif sur une sécession, sur le modèle de l’Ecosse et du Québec.
A treize heure, plus de 1 100 000 catalan avaient voté. Cependant, le nombre total de votant n’étant pas connu – puisqu’il n’ y pas de listes électorales préétablies – le taux de participation est donc inconnu. Néanmoins, la vice-président de la Generalitat (organisation politique de la communauté autonome de Catalogne, en Espagne; elle est régie par le statut d’autonomie de la Catalogne, entré en application en 2006), Joana Ortega, estime à environ 5,4 millions de personnes le nombre de résidents de plus de 16 ans, espagnols et étrangers, invités à voter…

Sûr! Entre des velléités d’indépendance et des protestations massives contre les politiques d’austérité (qui touchent maintenant les pays du Nord), les politiciens européens préfèrent regarder ailleurs, les médias aussi, mais ce n’est pas nouveau…

AUX ARMES!!!

« Des armes, des chouettes, des brillantes… »
Comme le disait déjà Léo Ferré en 1969, les armes font rêver une partie non négligeable de la population mondiale. Jusqu’à oublier leur côté létal, qui pourtant est la condition sine qua non à leur fabrication. Voici donc un tour d’horizon de ce qui se passe dans le petit monde des fabricants d’armes et des armées.

En Europe, suite à un accord politique intervenu lors du salon aéronautique de Farnborough, la France et le Royaume-Uni viennent de demander à Dassault et BAE Systèms une étude de faisabilité portant sur la fabrication d’un drone de combat européen, suivi – si possible – par l’étude de réalisation d’un chasseur piloté de nouvelle génération, qui devrait être le successeur unique du Rafale, de l’Eurofighter et du suédois Gripen vers 2040.
L’étude pour le drone est dotée d’une enveloppe de 250 millions d’€. Si tout se passe bien, un vol d’essai est prévu pour 2017 et la dotation aux armées pourraient intervenir en 2020.

La Russie, quand à elle, a testé avec succès un missile balistique intercontinental (Le Sineva, missile à propergol liquide avec une portée maximale de plus de 10000 kilomètres et capable de transporter quatre à 10 ogives nucléaires, est en service depuis Juillet marine russe de 2007, il est le remplaçant du Bulava) tiré depuis un sous-marin.
Le Sineva a été lancé par le sous-marin à propulsion nucléaire Tula dans la mer de Barents, pour tester la fiabilité des forces nucléaires stratégiques marines, selon le ministère de la défense russe.

Forte de ce succès, la Russie va débuter une série de tests ayant pour but de vérifier la performance des véhicules militaires russes dans les conditions climatiques extrêmes de la péninsule de Kola. Les objectifs de l’essai comprennent l’amélioration de la conception des futurs véhicules et acquisition de l’expérience dans la réalisation d’une série de tâches militaires dans des conditions arctiques.
Ces tests font suite à d’autres tests, conduits cet été, dans des conditions montagneuses sèches et désertiques.

La Chine, elle, va accueillir un salon aéronautique international – le Zhuhai Airshow. Il durera six jours, attirant près de 700 exposants venus de 41 pays avec un nombre record de 120 avions. Environ 45% des exposants viennent de l’extérieur de la Chine.
Il sera possible d’y voir, pour la première fois, l’avions de transport militaire Y-20 et le chasseur de combat furtif J-31. Y sera aussi présent, le fleuron de l’aéronautique russe: le Sukhoi SU-35.

Enfin, la Chine et la Russie ont conclu des accords sur une série de projets de coopération militaire importants. Pour le moment, rien n’a filtré quand au contenu de cette coopération. Mais il se pourrait qu’elle ne se contente pas de manœuvres militaires communes, ni d’échanges logistiques. Le défaut principal de l’industrie militaire chinoise, est son manque de technologie de pointe, notamment en ce qui concerne les moteurs aéronautiques, partant de là, il se murmure que ladite coopération importante pourrait porter sur des échanges de technologies, certains rêvant déjà à un J-35 (copié-collé du SU-35) et à des systèmes anti-aériens tels que le S-400 russe.

Je ne sais pas pour vous, mais ces démonstrations militaires me ramènent trente ans en arrière, du temps de l’URSS et de la Guerre Froide. Le Mur de Berlin est tombé il y a vingt-cinq ans, cependant certaines mentalités sont encore bien vivantes…

Ebola: un régiment de l’armée chinoise en Sierra Leone

La République populaire de Chine a officiellement décidé de l’envoi d’une unité militaire en Sierra Leone mais a déjà effectivement sur site un régiment d’élite spécialisée dans la guerre biologique et doté d’une logistique assez conséquente.

Des officers et des militaires de l’armée chinoise dotés de treillis ressemblant à celui des Marines US ont été filmés en train de construire des hôpitaux et des « laboratoires de recherches » ainsi que d’autres infrastructures près de Freetown.

A la présence chinoise en Afrique occidentale s’ajoute celle des russes. En effet, des unités madicales russes très spéciales se relaient au Sierra Leone. Des Spetsnaz assurent la sécurité des avions-cargo chargés du transport des équipes médicales dans cette région du monde.

Auparavant, le président américain Barack Obama avait annoncé l’envoi de 4000 Marines en Afrique occidentale pour lutter contre l’épidémie d’Ebola. Au moins un navire-hôpital de la Royal Navy est dans les parages.

Il semble que le jeu est bien entamé autour de la thématique Ebola…

Un peu de détente en cette fin de semaine

Voici deux infos qui concernent le France et qui pourraient faire en sorte d’alléger un peu notre week-end…

La première fait suite à l’affaire des drones, ceux qui survolent nos belles centrales nucléaires. La ministre de l’écologie – Ségolène Royal – était invitée à l’émission Grand Rendez-vous Le Monde/i Télé/Europe1, et durant sa prestation, elle a dit:

En aucun cas je ne laisserai quiconque, parce que j’entends déjà les déclarations d’un certain nombre d’associations, porter atteinte à la crédibilité et à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires.

Il faut savoir raison garder: ne pas minimiser, mais ne pas dramatiser non plus.

Nous ne dramatisons pas parce que les survols de centrales aujourd’hui ne font peser aucun risque sur ces centrales, qui sont construites pour résister aux secousses sismiques et même aux chutes d’un avion sur une centrale.

Ahhhhh! Quel humour!
La crédibilité et la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires, tout un programme. Je ne sais par où commencer; par mai 2012, ou un militant de l’ONG avait survolé la centrale du Bugey à l’aide d’un parapente à moteur, avant d’atterrir sur le site ou par l’occupation de la centrale de Fessenheim en mars de cette année par des militants de la même organisation… Bref, la sécurité des centrales n’est pas aussi absolue que la ministre veuille bien le dire.

Quant à la résistance des centrales aux chutes d’avions, il faut mettre cette déclaration entre guillemets; car pour ce qui concerne les centrales nucléaires françaises, seuls les dômes résistent à une telle chute, et encore n’est-elle valable que pour les petits avions du type monomoteur. Et les secousses sismiques sont elles aussi à prendre avec des pincettes, puisque si les centrales peuvent – en théorie – résister à un tremblement de terre de moyenne intensité, quid des infrastructures annexes? Surtout que lors de la tempête de 1999, n’était-ce pas la centrale de Blayais (Sud-Ouest) qui avait connue une inondation (mineure d’après EDF)?

Notre ministre de l’écologie parle encore – et toujours – trop vite. C’est une maladie, chez elle; comme lorsqu’il y a quelques semaines elle avait lancé l’idée de la gratuité des autoroute le week-end, idée aussitôt démentie par le premier ministre, himself, qui lui avait gentillement (mais fermement) demandé de s’occuper de ses affaires. La seule fois où on ne l’a pas entendue, c’est lors des échauffourées qui ont coûtées la vie à un militant qui manifestait contre le barrage de Sivens. Elle vient cependant de confesser que le projet avait été une erreur d’appréciation… Mais que pense-t-elle de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes? Pas grand chose, sûrement…

La deuxième info concerne le nec plus ultra des écrivains penseurs français: Bernard Henry Levy (BHL pour les intimes). Lors d’un déplacement en Tunisie, il a eu droit à un comité d’accueil à sa descente d’avion, par pour saluer la fin des représentations de sa pièce de théâtre – faute de spectateurs – mais pour lui rappeler que sa présence n’est pas souhaitable dans tous les pays. C’est aux cris de « BHL dégage! » et « Non aux intérêts sionistes en Tunisie » que certains tunisiens ont accueilli le chantre de la pensée moderne post-apocalyptique. Les manifestants bloquant la sortie de l’aéroport, la police a dû le faire sortir par une porte dérobée.

Les tunisiens auraient-ils tiré des leçons de sa dernière visite en Libye?…
Tout ceci n’est certes pas méchant, mais cela aurait pu très mal tourner, imaginez un peu si un des manifestants était venu avec une tarte à la crème dégoupillée?

Si tu me donnes l’Europe, moi je te fais cadeau de la Syrie

Le 31 octobre dernier, François Hollande, président de la république Française, a reçu son homologue turc nouvellement élu, Recep Tayyip Erdoğan. Suite à leur entrevue, une conférence de presse s’est tenue, au cours de laquelle les deux chefs d’État ont parlé de la situation en Syrie et au Proche-Orient.

Le président turc a fait part de ses doutes concernant la fixation que la Coalition Internationale semble faire à propos de la ville kurde de Kobane. Pour lui, rien ne justifie les frappes quotidiennes sur ce site, puisque: «Comme il n’y a plus de civils dans Kobane, où il n’y a que 2.000 combattants, pourquoi est-ce ce lieu qui est constamment bombardé?»
En gros, les civils sont saufs, les Peshmergas peuvent bien se débrouiller seuls.

D’après Erdogan, la Coalition Internationale pourrait tout aussi bien s’occuper de bombarder Idlib, Hama, Homs ou les 40% de l’Irak sous la coupe de l’EIIL. Hollande a aussitôt répondu du tac au tac: «(…) Kobane n’était pas l’alpha et l’oméga de la mission, la « ville clé » dans la lutte est Alep, la deuxième ville de Syrie».

Nous y voilà! Ce fut long. Cependant, Alep n’est pas une ville aussi facile à bombarder que Kobane. Sa relative proximité avec Damas, et son importance stratégique font en sorte que le gouvernement de Bashar al-Assad ne donnera jamais sont accord pour de tels lâchers de bombes. Il ne reste qu’une solution pour que la Coalition Internationale puisse arriver à ses fins, une zone d’exclusion aérienne, déguisée en couloir humanitaire. Il y a quelques temps de cela, le gouvernement turc avait édité une carte représentant les fameuses zones humanitaires et ce qui en ressortait était les localisations de ces dites zones; les principales étaient dans l’Ouest de la Syrie, sur l’axe de ravitaillement turco-EIIL.

Site original: Hürryiet Daily News
Site original: Hürryiet Daily News

Le président turc a aussi réitéré son appel à faire tomber Bashar al-Assad, coupable selon lui d’utilisation d’armes chimique et de terrorisme d’État. Toujours selon lui: «(…) la lutte anti-ISIL devrait également viser le gouvernement syrien».
On peut être certain que cette déclaration a reçu une oreille attentive chez son homologue français; lui qui martèle depuis deux ans que Bashar al-Assad est le chef des combattants djihadistes éparpillés sur son territoire…

Enfin, le chef de la Turquie s’en est pris aux États-Unis, pour avoir laissé derrière eux leur équipements militaires lourds dont l’EIIL s’est emparé. Cependant, il a tenu à rappeler à la Coalition Internationale qu’il a donné l’autorisation aux Peshmergas irakiens de passer par la Turquie pour aller combattre à Kobane; il a néanmoins oublié de préciser qu’avant de donner son accord, les forces kurdes irakiennes ont rongé leur frein durant quelques jours.

Cependant, la dernière phrase prononcée par Erdogan est assez explicite; elle est adressée directement à François Hollande et ne laisse planer aucun doute sur ses intentions: c’est donnant-donnant.
En effet, le président turc a demandé le soutien de François Hollande à la candidature de la Turquie pour devenir membre de l’UE…

Des drones non identifiés survolent des centrales nucléaires en Angleterre, en Belgique, en France et en Italie

D’après des informations non confirmées et des indications recueillies, des drones non identifiés auraient survolé à plusieurs reprises vers la fin du mois d’octobre 2014 des centrales nucléaires et des sites sensibles en Angleterre, en Belgique, en France et en Italie.

Les mêmes sources évoquent des survols de sites militaires sis en Pologne par des drones non-identifiés.

Ces survols de drones non identifiés en Europe s’ajoutent aux dizaines de drones inconnus survolant des pays d’Afrique du Nord depuis des mois.

Des sources proches de la communauté du renseignement affirment que les drones non identifiés ayant survolé des sites nucléaires en Angleterre, en France et en Italie ne seraient pas le fait de particuliers ou d’amateurs puisque certains de ces drones pourraient être équipés de technologies furtives que même des puissances comme la Russie sont loin de posséder.

Burkina Faso: révolution populaire ou « Printemps Africain »?

L’information ne vous a certainement pas échappée, le Burkina Faso traverse une crise politique intense. Entre putsch militaire, ras-le-bol populaire et déstabilisation extérieure, le choix est vaste quant aux causes. Les conséquences sont les mêmes qu’ailleurs, la gouvernance sera assumée par le chef d’état-major de l’armée, le général Nabéré Honoré Traoré, suite à la démission du président Blaise Compaoré.

Revenons un peu en arrière, Blaise Compaoré était à la tête du pays depuis 1987 – à la suite d’un coup d’état – il avait déjà effectué deux septennats (1992-1998 et 1998-2005), et il aurait terminé fin 2015 son deuxième quinquennat (2005-2010 et 2010-2015). Jugeant sûrement qu’il devait être le seul à pouvoir assurer la présidence, il avait parlé en décembre 2013 de modifier la constitution qui ne lui permettait pas de se représenter pour un troisième mandat.

Le 21 octobre dernier, le gouvernement burkinabè avait annoncé la tenue d’un référendum qui devait rendre possible sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Les évènements se sont enchainé à partir de cette date. Deux jours plus tard l’assemblée national burkinabé décide d’étudier le dossier une semaine plus tard, le 30 octobre, dans le même temps, les citoyens (dont les deux tiers ont moins de 25 et n’ont donc connu que le régime de Compaoré).

Le 27 octobre, plusieurs centaines de femmes soutenant l’opposition burkinabè ont marché à Ouagadougou, dans le même temps, la majorité, par la voix de son coordinateur, a demandé au chef de l’Etat à prendre toutes les mesures possibles contre des agressions à l’encontre de ses députés, menacés à leurs domiciles.

Pour faire un peu plus court, jeudi 30 octobre les manifestants ont pris d’assaut le parlement et la télévision nationale ce qui déclencha des représailles côté pouvoir, avec toutes les horreurs que cela suppose. Bref, Compaoré a été poussé vers la sortie, et le chef d’état-major de l’armée à pris la tête du pays.

Petit souci de dernière minute, le n°2 de la garde présidentielle – le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida – a annoncé vendredi la mise en place prochaine d’un nouvel organe de transition pour un retour le plus rapide possible à l’ordre constitutionnel, demandant le soutien de la communauté internationale.

Nous, forces vives de la Nation, (…) à la demande du peuple burkinabè, avons décidé que la Constitution du 2 juin 1991 est suspendue
Un organe de transition sera mis en place en accord avec toutes les forces vives de la Nation en vue d’organiser une transition encadrée pour un retour à une vie constitutionnelle normale.

La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées (…) dans les plus brefs délais possibles.

Les mêmes officiers sollicitent l’accompagnement de la communauté internationale pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, et assurent que les engagements pris par l’Etat burkinabè seront respectés.

Nous appelons l’ensemble des forces vives à rester calmes, à nous faire confiance, souligne le texte, qui appelle également les Forces de défense et de sécurité à prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité des biens et des personnes

Un deuxième texte signé aussi par le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida fait état de la fermeture des frontières aériennes et terrestres du pays.

Pour être tout à fait complet, je dois préciser que le Burkina Faso se trouve en Afrique de l’Ouest, au Sud du Mali, en pleine zone sahélienne. Ses deux principaux partenaires internationaux sont la France (aïe!) et les États-Unis (re-aïe!).

Si on se réfère simplement à la condition humaine, un tel renversement de gouvernement paraît naturel. Si on rajoute à cela les cris d’orfraie poussés par les deux états amis susnommés, et l’envoi, en urgence, du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, M. Mohamed Ibn Chambas à Ouagadougou ainsi que des émissaires de la CEDEAO et de l’Union Africaine; il semblerait que le peuple burkinabé ait voulu redevenir maître de sa destinée.

Ceci étant dit, un coup fourré est toujours possible. Ce qui, si cela s’avérait exact, montrerait un changement de tactique sur la déstabilisation des pays africains du Sahel, car pour un pays majoritairement musulman, les extrémistes n’auraient joué aucuns rôles…

Intensification des activités des forces aériennes russes…

Depuis une semaine, l’aviation russe a intensifié son activité en Mer Baltique, en Mer du Nord et près du littoral turc et même au large du Portugal. Les avions de combat russes observant un silence radio total semblent se multiplier sur les radars de pays de l’Alliance Atlantique.

Le 29 octobre 2014, les radars de l’Otan ont détecté et suivi sept appareils russes évoluant au dessus de la Baltique: un Sukhoï SU-27, deux Mikoyan Gurevitch Mig-31, deux Sukhoï SU-24 et deux Sukhoï SU-34.

La veille, des avions de combat F-16 des forces aériennes turques ont vainement tenté d’intercepter deux bombardiers russes Tupolev TU-95 H escortés par deux chasseurs Sukhoï SU-27 (Flanker) évoluant au dessus de la Mer Noire.

Deux autres bombardiers Tupolev TU-95 H ont été interceptés par des F-16 de l’armée de l’air portugaise à l’ouest du Portugal.

Le 28 octobre 2014, Des Europfighter Typhoon de l’armée de l’air Allemande relevant de la force de réaction rapide ont été dépêchés en extrême urgence pour tenter d’intercepter des Mikoyan Gurevitch Mig-34 et Mig-31 ainsi que des Sukhoï SU-27 et SU-24 volant silencieusement au dessus de la Mer Baltique sans aucun contact radio avec les autorités civiles ou militaires et sans user de transpondeurs.

Deux autres bombardiers stratégiques russes ont survolé le littoral norvégien avant de se diriger vers le Sud-Ouest et ont été interceptés par des Eurofighter Typhoon.

Six autres appareils russes n’ont pu être interceptés. Mais quatre autres bombardiers russes Tupolev TU-95 et quatre avions-citerne ILyouchine IL-78 ont été rattrapés par des F-16 norvégiens.

Un peu plus avant, un chasseur russe Sukhoï SU-27 a réalisé une série de manoeuvres à un peu plus de 10 mètres d’un avion suédois spécialisé dans la guerre électronique avant d’accélerer et de réaliser un « Cobra de Pugatchev »…

Des Typhoon de la Royal Air Force (RAF) ont intercepté un autre Sukhoï SU-27 armé jusqu’aux dents et des F-15 US tentent de pourchasser des avions espions russes qui semblent avoir envahi l’espace aérien des pays scandinaves.

Cette activité aérienne s’est étendue à l’arctique où des appareils de combat russes jouent au chat et à la souris avec les F-18 canadiens. Des Sukhoï SU-34 et des intercepteurs SU-31 russes ont survolé pour la première fois la région du pôle Nord il y a quelques jours.

Lockheed Martin scientist on deathbed says aliens are real (VIDEO)

Aliens, some as old as 200 years, are real and have visited Earth, a former Lockheed Martin senior scientist has claimed. In his final moments, he provided “photo evidence” while sharing his personal experiences of UFOs and extraterrestrials.

The controversial 33-minute video was made shortly before Boyd Bushman died on August 7, 2014. However, the footage has only recently emerged and is starting to garner widespread attention.

“I do have a top secret clearance,” he affirms at the beginning of the video. He goes on to state that incidents such as Roswell in 1947 – when a military Air Force surveillance balloon crashed – happened at the hands of aliens.

Bushman shared details about aliens, UFOs, and anti-gravity technology – which he says is being developed by US, Russian, and Chinese scientists at Area 51 (the US military facility).

In the video, Bushman is seen holding up second-hand “photo evidence” of aliens while describing them to viewers.

“They were approximately four and a half to five feet tall,” the former top aerospace scientist said. “They have three back bones. They’re actually cartilage,” he added, stating that they had fewer ribs than human beings. These aliens have fingers and toes like human beings.

He went on to state that their eyes and noses are different from humans, and that they are telepathic mind readers.

« They’re able to use their own voice by telepathy to talk to you, » he said. “You walk in the room with one of them, and all of a sudden you find yourself giving the answer to your question in your own voice.”

According to Bushman, there are two different groups of aliens.

“It’s like a cattle ranch,” he stated, adding that some can be up to 230 years old. “One group is wranglers, and the others are rustlers – the stealers of cattle.”

“Wranglers” are “much more friendly and have a better relationship with us.”

Bushman seemed to have known the details of where and how those aliens live.

He claimed the creatures are inhabitants of a planet called Quintumnia. It is located 68 light-years away from Earth, yet it takes them only 45 minutes to travel to our planet. At home, they commute through telepathy, Bushman insisted.

The deceased scientist went on to say that he actually saw their homes because he gave the aliens a camera to take pictures with. It is, however, hard to say what those pictures contain because the images turned out blurry.

In another revelation, Bushman said there is a special flight path from space to Area 51, a mysterious base in central Nevada where it is believed that aliens and their spacecrafts were stored.

He added that there are Americans working on UFOs from outer space 24 hours a day, reported the Metro.

“With respect to the alien craft, we have American citizens who are working on UFOs 24 hours a day,” he stated.

However, the alien seen in Bushman’s photographs is actually available to buy at Walmart, according to an investigation by Quebec station TVQC.

Source: Russia Today

Canada « suffers for turning militaristic » (Ron Paul)…

How come a de facto matriarchal society could turn militaristic? The black magic of Zionist thugs hidden behind the necons!

Excerpts from an article from RT:

« Canada is quickly becoming an aggressive nation, former United States congressman Ron Paul warns in a recent dispatch, and will risk significant blowback if it continues to intervene in matters overseas.

Paul, the longtime member of the US House of Representatives and thrice presidential hopeful, said in a tape-recorded address published on Monday this week that Canada’s recent willingness to join America’s fight against the extremist group calling itself the Islamic State marks a major departure from the anti-war ideologies that made the Great White North a destination for draft dodgers during the Vietnam conflict.

Although Canada distanced itself from other NATO partners that were involved in the US-led campaign in Vietnam only four decades ago, its recent actions, Paul insists, mark a major departure.

“How the world has changed. Canada’s wise caution about military adventurism even at the height of the Cold War has given way to a Canada of the 21st century literally joined at Washington’s hip and eager to participate in any bombing mission initiated by the DC interventionists,” the former congressman says in a message posted to his toll-free “Texas Straight Talk” telephone hotline.

“Considering Canada’s peaceful past, the interventionist Canada that has emerged at the end of the Cold War is a genuine disappointment. Who would doubt that today’s Canada would, should a draft be re-instated in the US, send each and every American resister back home to face prison and worse?” Paul asked.

Full article available here

Canada: une Winchester en perdition

Nous y voilà. Nous y sommes. Un type un peu perdu met la main sur une Winchester Model 1894 et part l’essayer contre le parlement de son pays. Il y eut mort d’homme. L’évènement est vite exploité à des fins purement politiciennes et on lui fait même revêtir le fameux thème sacro-saint du marché: « terrorisme ». La boucle est bouclée. Cela s’est passé au Canada.

Une Winchester model 1894? Pas un C7A2? De quoi faire perdre totalement et définitivement la vocation de n’importe quel apprenti terroriste à travers le monde!

De prime abord, ce n’est pas l’oeuvre d’un sympathisant de l’Etat Islamique en Irak et au Levant où l’on utilise à profusion outre presque toute la gamme des AKM, des fusils d’assaut Steyr AUG ou G-36 C pour ne pas évoquer les AR-15 et autres M-4, voire des HK-416…

Soit le gouvernement canadien est totalement irresponsable, soit il applique très gauchement sa partition dictée par ses suzerains dans le cadre d’une stratégie dépassant de loin les intérêts canadiens.

Un type paumé s’attaque au parlement de son pays où crèchent des hommes politiques corrompus. Cela aurait pu se passer aux Etats-Unis et être considéré comme un simple fait divers. A Columbine, un massacre a été commis et les motivations deux deux jeunes auteurs de la fusillade étaient bien de nature politique et idéologique.

En réalité, Harper est un extrémiste opportuniste. Fort maladroit à la lumière de ses déclarations depuis qu’il est premier ministre. A t-il pu croire à un petit remake du 11 septembre à coups de Winchester?

Occupé à tenter d’explorer les fonds marins quelque part en en mer Méditerranée, votre serviteur a raté l’information.

Je savais que le Canada allait très mal sous la férule d’un Stephen Josef Harper. Mais à en arriver là. C’est vraiment le fond!

Et pas le fond marin!