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Journal of a Crisis Maverick. A Pre-Socratic and a Non-linear Observer of the World. Carnet de bord d'un observateur de crise, pré-socratique, iconoclaste et évoluant en mode non-linéaire. Contact: strategika51link@gmail.com

La Chine accélère la modernisation de son arsenal nucléaire

La Chine compte accélérer la modernisation de son arsenal de dissuasion nucléaire que ses experts jugent insuffisant pour contrer une guerre thermonucléaire globale sur trois fronts majeurs, l’espace extra-atmosphérique et le cyberespace.

Pékin estime que la triade de dissuasion actuelle et le niveau de développement des forces de projection sont loin de pouvoir défendre efficacement les intérêts chinois disséminés le long de l’Eurasie, l’Afrique, les Amériques et l’Océanie à un moment de l’histoire où tout est desormais possible.

Pékin a suivi avec une attention extrême la rencontre Trump-Poutine d’Helsinki et a conclu que l’État profond US ne peut être tenu en respect que par la force militaire brute et absolue.

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Guerre au Levant : rush de rebelles à Idlib, pions bloqués le long de l’Euphrate et retour des militaires syriens au Golan

En vertu d’un accord supervisé par la Russie, des rebelles syriens ont été évacués de la partie syrienne du plateau du Golan, sis au sud-ouest de la Syrie, à la province rebelle d’Idlib, dans l’extrême Nord du pays.

Simultanément à cette évacuation, Israël a évacué les membres des très controversés « Casques Blancs » (‘White Helmets’) présents près d’Al-Qunaïtra, une organisation proche d’Al-Qaïda, soutenue par les pays occidentaux et arabes, vers des localités israéliennes.

Tandis que les troupes syriennes et les unités de la police militaire russe se chargeaient de superviser le déménagement des rebelles syriens du Golan vers la lointaine province septentrionale d’Idlib et que les israéliens récupèrent leurs ouailles perdus mais néanmoins oscarisés, deux pays de la coalition menée par Washington en Syrie s’amusent à mener des raids aériens dans la province orientale de Deir Ezzor, histoire de signifier à Damas que l’encerclement des bases où sont déployés des forces spéciales de l’OTAN a des limites. Même en plein désert perdu et par dessus tout près de l’Euphrate.

La guerre en Syrie est pratiquement terminée. Cependant le grand jeu stratégique au Levant est loin de l’être.

La province septentrionale d’Idlib est devenue aux grès des aléas de cette guerre le réceptacle de tous les groupes rebelles et terroristes venus des quatre coins de la Syrie. Une cohabitation forcée qui ne résiste pas aux clivages régionaux, confessionnels ou claniques des différentes factions. Des frictions ont déjà provoqué des luttes fratricides au sein d’une rébellion plus hétéroclite que jamais. Plus à l’est et toujours sur le même axe, c’est-à-dire la même latitude, se trouvent des forces spéciales de l’OTAN et celles de la Turquie, un membre à part entière de cette alliance militaire datant des débuts de la guerre froide, mais jouant apparament sa propre partition, laquelle ne coïncide nullement avec les plans atlantistes.

A l’Est et plus précisément près de l’Euphrate, aux confins des frontières avec l’Irak, se joue une étrange mise en scène quasiment surréaliste : les forces spéciales americaines, plantées au milieu des Rojava, une force suppletive-Alibi, font face à des groupes loyalistes syriens soutenus par des conseillers iraniens et des irréguliers russes. Le tout dans un décor digne des plus belles scènes de la guerre des étoiles (scènes désertiques filmées en Tunisie méridionale à l’époque).

Seul problème : aucun belligerant n’a les capacités d’avancer le moindre pion. Le jeu en Syrie orientale semble totalement bloqué. Il ne reste donc qu’à déstabiliser l’Irak et plus précisément les régions ayant fournis le plus de combattants aux milices ayant soutenu ce que l’on appelle l’Axe de la Résistance. Une tâche relativement aisée dans un Irak corrompu et où les services de bases souffrent d’un dysfonctionnement structurel. Dans le meilleur des mondes imaginés par les stratèges atlantistes, une déstabilisation de l’Irak méridional à majorité chiite, pourrait embraser l’Iran où les populations semblent usées par une politique économique ayant atteint ses limites extrêmes. Un pari fou mais toujours possible.

Mais la question fondamentale demeure le Golan. Ce plateau stratégique est au coeur de la guerre au Levant. Les troupes syriennes se déploient à nouveau dans la partie sous contrôle syrien du Golan pour la première fois depuis des années et cela provoque des sueurs froides à Tel-Aviv où l’on ne compte plus les renforts militaires envoyés vers le Nord-Est pour renforcer les positions militaires israeliennes au Golan occupé.

L’affaiblissement de la Syrie n’a pas abouti sur un quelconque résultat. Au contraire, les syriens sont de retour sur le plateau, une manière de narguer les israéliens dont le soutien stratégique et tactique à la rebellion syrienne, s’inscrit dans la guerre constante que livre Israël depuis sa création en 1948 à son environnement immédiat jugé hostile.

Stratagème contre stratagème

Les émeutes secouant le sud irakien, provoqués en surface par les délestages électriques fréquents en pleine canicule (températures dépassant les 43 degrés Celsius en moyenne) visent essentiellement à embraser l’Iran voisin, le principal fournisseur en énergie électrique de l’Irak méridional.

La situation économique très difficile que subissent les populations iraniennes sont fort susceptibles d’engendrer de sérieux troubles politiques que les ennemis de la République islamique d’Iran s’empresseront d’exploiter à des fins stratégiques.

Le pouvoir iranien n’en est que trop conscient et pour atténuer la pression interne, marquée par une effroyable inflation et une baisse vertigineuse du pouvoir d’achat du citoyen iranien, Téhéran tente  de sceller un gigantesque partenariat stratégique avec la Fédération de Russie.

Le contexte s’y prête merveilleusement bien: les pays européens se retirent d’Iran et laisse le champ à Moscou et Pékin. On évoque des investissements russes à hauteur de 50 milliards de dollars US dans le domaine des hydrocarbures iraniens.

L’Iran subit les sanctions internationales et une sorte d’embargo non déclaré depuis des années. Son effort de guerre en Syrie a mis à rude épreuve une économie iranienne dynamique mais trop dépendante des fluctuation du prix du baril de brut- L’Iran étant un des principaux producteurs de pétrole dans le monde. Les tentatives de guerres économique et financière menées par l’Empire à l’encontre de l’Iran visaient en priorité l’effondrement monétaire et la ruine du pays. Le stratagème n’a pas marché mais les populations paient un lourd tribut en sacrifices en tous genres. La situation est tellement intenable dans certaines provinces que des analystes hostiles estiment qu’il serait possible d’y induire une sorte de révolution colorée. Le rêve déclaré des néoconservateurs atlantistes et des monarchies du Golfe.

Allumer un feu chez le voisin pour embraser l’autre rive est un vieux stratagème.

En réponse, les iraniens élaborent depuis des mois une stratégie alternative indirecte pour obtenir le départ des forces US du Nord-est syrien qui s’avère aussi originale qu’efficace, observent de près les sables très mouvants de la politique irakienne et suivent la résistance des Houthis sur le littoral occidental du Yémen.

Cela rappelle un peu la guerre des Parthes.

A stratagème, un stratagème et demi.

 

De l’usage de l’arme aérienne pour briser le moral des populations civiles ou comment la coalition est en train d’échouer en Syrie orientale

Les temps changent et ils sont révolutionnaires. Ce qui vient de se passer près de Boukamal, dans la province orientale de Deir Ezzor en Syrie marque l’un des plus grands bouleversements de la guerre au Levant.

Des avions de combat de la coalition menée par Washington ont mené hier des raids aériens visant des villages où la population a refusé l’entrée des unités des forces démocratiques syriennes (FDS), une force supplétive créee, financée et armée par l’OTAN en Syrie orientale.

Les cibles visées cette fois-ci n’ont rien à voire avec une quelconque organisation terroriste de type Daech et encore moins des positions de forces supplétives de l’Armée syrienne: l’objectif est de faire plier des civils et comme à Milan en 1943, c’est les habitations des villageois récalcitrants à toute présence militaire étrangère sur leur terres qui ont fait l’objet de très violents bombardements.

Un premier bilan fait état de plus de 30 civils tués et de centaines de blessés.

Peu avant ces raids, des chefs de village, des notables locaux et des représentants de comités de citoyens s’étaient réunis avec des chefs militaires des forces supplétives soutenues par la coalition en présence d’officiers de l’OTAN et ont clairement affirmé que d’un accord unanime, leurs communautés refusent totalement l’entrée des FDS et des forces spéciales de l’OTAN dans leurs localités et que si une telle éventualité survenait, ils se joindront à l’Armée syrienne en dépit de leurs  divergences avec le pouvoir central à Damas.

Cette résolution a amené l’un des chefs des FDS à menacer d’un déluge de fer de feu les villages récalcitrants dans la plus pure tradition démocratique.

Contraindre des civils à adhérer à une politique par la terreur est la pire des dictatures.

Les avions de combat de la coalition ont ciblé des habitations civiles, plus précisément les domiciles des maires et des chefs communautaires dans ce qui s’apparente à une tentative de briser le moral de ces civils habitant des zones rurales désolées et oubliées d’un petit pays ravagé par la guerre  mais qui ont osé dire non à l’OTAN.

Cela veut dire que les méthodes employées par les services spéciaux de la coalition, à  savoir l’achat et la corruption des chefs de villages et des chefs tribaux, n’a pas fonctionné cette fois. La carotte n’a pas marché; place au gros bâton.

C’est un échec.

Les proches et les compatriotes des civils tués par ces frappes ont déclaré leur soutien au gouvernement de Damas qu’ils n’appréciaient guère il y a très peu de temps.Ironie du sort, la moitié des civils tués appartiennet à des factions qui soutiennent la coalition.

Les bombes des avions de la coalition ont tué des kurdes et des arabes et n’ont pas fait dans la dentelle. Ce qui enrage le plus les habitants de Boukamal est que les cibles visées par la coalition  sont toutes des habitations civiles ne représentant aucun intérêt militaire d’une quelconque nature que ce soit.

Au mépris du temps, la doctrine de l’usage de l’arme aérienne pour briser le moral des populations civiles n’a pas disparu. Que ce soit à Hiroshima, ravagée par l’arme atomique, Tokyo, bombardé par les bombes incendiaires en mars 1945 ou encore Dresde, Milan, Hambourg et bien d’autres villes, cette tactique moralement très répréhensible n’a jamais gagné les coeurs et les esprits.

En Syrie, cette stratégie barbare est en train de  renforcer le soutien des populations au gouvernement syrien.

Avant la guerre, les habitants de ces régions reculées et oubliées par le développement local faisaient face aux représentant corrompus et véreux du pouvoir central, exploitant leur positions à des fins d’enrichissement personnel. A présent, ils font face à d’anciens bandits de grand chemin et de contrebandiers aux méthodes violentes  promus « colonels » d’une force supplétive par l’OTAN qui n’hésitent point à diriger les bombes de la coalition sur leurs paisibles et pauvres masures, tuant des femmes et des enfants. Le choix est vite fait.

Cette évolution expose l’indigence des stratèges de l’OTAN en Syrie et l’échec ineluctable de leurs politiques dans cette région du monde.

 

 

 

 

Libye : Tripoli accuse l’OTAN d’avoir transformé la Libye en dépotoir de déchets nucléaires

Et si toutes ces guerres sans réel casus belli déclenchées contre des pays ayant eu un régime hostile ou rétif au système financier international ou encore une attitude de défiance à l’égard d’Israël comme l’Irak, la Libye ou la Syrie n’étaient qu’un prétexte commode pour se débarrasser de centaines de tonnes de déchets et autres ferrailles radioactifs ou contaminés en les utilisant comme munitions?

C’est ce que suggére le libyen Nouri Drouki, un responsable de l’autorité chargée de l’environnement et de l’énergie atomique dans le gouvernement libyen (version de Tripoli) après l’analyse de débris et des ruines d’une cinquantaine de bâtiments ciblés par des frappes de l’OTAN lors de la guerre de 2011.

L’ancien complexe ayant abrité le ministère libyen de la défense et l’état-major à Tripoli, détruit en avril 2011 par des missiles lancés par des avions de combat danois, hollandais, français et britanniques, demeure contaminé et les niveaux de radiations mesurés sur site sont très élevés.

Des munitions à uranium appauvri et des fragments de bombes contenant des traces de plutonium ont été retrouvés dans l’une des résidences fortifiées détruites du colonel Gaddafi. Les bunkers de l’ancien homme fort de la Libye ont été détruit entre avril et juillet 2011 par des missiles antibunker à très haut taux de pénétration, forçant le guide a adopter la tactique risquée du QG mobile avant son repli final à Syrte, sa ville natale.

Des obus à uranium appauvri ont été utilisés par la marine royale britannique lors du pilonnage naval de Syrte et de Benghazi.

D’autres types de munitions à uranium appauvri ont été utilisés par l’US Air Force et d’autres pays de l’OTAN contre des véhicules et des installations libyennes.

En parallèle, des médias libyens ont pour la premiere fois évoqué les rejets délibérés par des navires étrangers de déchets radioactifs et de produits chimiques hautement toxiques dans les eaux territoriales libyennes en exploitant le chaos régnant dans ce pays d’Afrique du Nord connu pour ses plages et son littoral relativement vierge avant la guerre menée par l’OTAN.

Des officiels libyens comptent saisir l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique pour l’établissement d’une commission d’enquête à ce sujet.

Derrière la médiatisation des flux migratoires partant de la Libye, une des conséquences de l’intervention de l’OTAN dans ce pays, se cache une sombre histoire d’un crime commis contre l’environnement local : des dizaines de multinationales utilisent des sous-traitants pour se débarrasser des déchets nucléaires et autres produits chimiques hautement toxiques dans les eaux territoriales libyennes ou à l’intérieur du territoire.

Les décrivant comme des « vautours » cherchant le moindre recoin de terre où il n’y a plus de gouvernement de la loi, un officiel libyen fustige les milices armées ayant accepté de telles pratiques en échange de subsides financiers.

En ce qui concerne les munitions à uranium appauvri, les libyens cherchent obtenir une aide technique pour identifier les sites contaminés.

Cependant, la Libye n’est pas le pays le plus contaminé par les munitions à uranium appauvri : le sud de l’Irak et le Koweït sont à l’heure actuelle, les deux régions souffrant le plus des conséquences de l’usage massif de ce type de munition (effets teratogènes, apparition de nouveaux types de cancers, disparition de la flore, contamination du sol, etc.)

L’Afghanistan, l’enclave palestinienne de Gaza, la Serbie, la Syrie et le Yémen ont également subi un usage plus ou moins massif de munitions à uranium appauvri.

Panem et Circences version bas de gamme à usage des démagogues de fin des temps

En réponse à quelques messages m’enjoignant d’évoquer le carnaval du football politique, lequel indique plus le désarroi d’une classe politique ayant expiré et un véritable mal-être sociétal que la mainmise de l’argent dans ce domaine, je tiens à préciser que le dernier match de football-truqué, cela va de soi- que j’ai regardé de bout en bout remonte au début des années 90 et que depuis lors, ce sport qui n’en est plus vraiment un puisque c’est devenu du spectacle, ne m’intéresse guère.

Il y a suffisamment de sites et de plates-formes dédiés au foot et à la politique de contrôle des masses par l’abrutissement sur le net et je n’ai aucun intérêt quelconque (politique, commercial ou autre) pour évoquer ici un phénomène de la société spectacle déjà décrit par la littérature d’anticipation dystopique dés les années 30 et 40.

On le faisait à Rome il y à plus de 1700 ans avec les courses de chars et les jeux de l’amphithéâtre…

Les pâtissiers et autres demagogues pourront toujours exploiter l’abrutissement public pour le divertir des problèmes réels et de la catastrophe économique en cours.

Il s’agit d’entretenir la foi…dans le mensonge ! Car tant qu’il y aura des gens qui y croient, le système, aussi peu fiable qu’il puisse être, aura toujours une chance de tenir et de perdurer.

Ave !

La Syrie repousse une énième agression israélienne sur le Golan

La Syrie est parvenue encore une fois à repousser une énième agression israélienne dans le Sud-Ouest de son territoire, où ses troupes ont réussi à progresser avec une rapidité foudroyante.

La plupart des missiles israéliens ont été interceptés et détruits par les systèmes de défense anti-aérienne au dessus du Golan.

Tel-Aviv vit très mal la progression des forces syriennes dans la province méridionale de Deraa et l’effondrement des groupes radicaux rebelles.

En déclenchant une guerre hybride contre la Syrie, Tel-Aviv était loin de se douter un jour qu’il allait créer un formidable adversaire capable non seulement de survivre mais à anéantir l’équilibre stratégique basé sur l’hégémonie militaire israélienne réelle ou mystifiée.

L’armée syrienne a survécu à une guerre longue de presque une décennie et arrive désormais à mettre en échec la moindre tentative israélienne. On imagine la rage des stratèges ayant imaginé la solution supposé être finale du « printemps arabe ».

Quelle misère…stratégique !

Thaïlande : les 13 rescapés de la grotte sauvés

Les treize rescapés, une équipé de très jeunes footballeurs et leur coach, piégés dans une grotte souterraine thaïlandaise ont pu être sauvés par des plongeurs des meilleures unités d’élite des forces spéciales US relevant du Commandement de l’océan Pacifique et l’usage de technologies de pointe fournies par la Chine.

Les Navy Seals de la marine royale thailandaise, accompagnés des meilleurs instructeurs et experts en plongée spéciale des Navy Seals US et d’experts en spéléologie venus de plus de huit pays, ont pu surmonter une épreuve jugée comme impossible.

Certains moyens mis en oeuvre durant cette opération de sauvetage pas comme les autres sont toujours classifiés ultra-secret.

L’ère des gangsters étatiques

Il y a les mafias traditionnelles : la Cosa Nostra, la Camorra, la Ndrangheta, la Solntsevskaya Bratva, Yamagushi-Gumi, les cinq grandes familles, les Triades, le Cartel de Tijuana, les Dai Huan Jai, la mafia juive, les mafias albanaise et turque, etc.

La mafia juive a par exemple réussi à créer un État à partir du néant et en se basant sur un simple mythe issu de quelques légendes. Elle demeure très puissantes aux États-Unis. L’actuel président Donald Trump a longtemps été lié avec les ténors de la mafia juive new yorkaise.

Il existe aussi des cartels ou syndicats du crime organisé qui se présentent comme des organisations légales mais contrôlant le monopole de certaines ressources, de matières premières, des prix de l’alimentation, le foncier, etc.

Il y a également les mafias au sein des structures de l’État-Nation, agissant à la fois comme groupes de pression et acteurs agissant dans le processus de conception et de prise de la decision. Ces guildes tentent de contrôler les revenus générés par narco-trafic ou la traite d’êtres humains, le jeu, la prostitution, la téléphonie mobile, etc. Via les structures sécuritaires des États.

Le nombre d’États tentant de générer des revenus financiers via le narcotrafic, jadis restreint et confinés à certains services de renseignement de puissances cherchant à assurer un financement autonome à leurs opérations clandestines , est en augmentation constante depuis l’effondrement de l’économie spéculative en 2008.

Les États sont devenus les principaux « dealers » , surpassant les principales organisations criminelles.

Pékin de plus en plus conscient du danger

La Chine a bien mené sa propre et véritable révolution militaire asymétrique et alternative.

La Chine poursuit une politique pacifique basée sur le développement économique mais sa montée en puissance mondiale la désigne de facto comme une cible à détruire.

Jugeant les temps fort incertains et qu’une guerre est inévitable à moyen terme, le leadership collégial chinois a jugé opportun de nommer un représentant à vie dans la pure tradition romaine, où un consul était nommé dictateur en temps de guerre (Israël a fait la même chose avec son premier ministre sans avoir le courage de l’affirmer). Cette désignation n’a pas suscité de réactions particulières en Europe ou aux États-Unis.

De combien d’Armées de l’ombre dispose la République populaire de Chine? Nul ne le sait.

Il y a évidemment l’Armée de Libération du Peuple, les forces armées du pays le plus peuplé du monde. Ce ne serait que la partie visible des capacités militaires chinoises.

La Chine accumule l’or, diversifie sa production et developpe les domaines de l’intelligence artificielle en gardant un oeil sur l’espace.

Les statistiques concernant les capacités défensives chinoises sont erronées et au mieux, fort en deça des niveaux réels.

Le nombre de missiles balistiques opérationnels en Chine est en hausse exponentielle depuis 2015.

La priorité est donnée à la guerre dans l’espace, sous la mer et dans le spectre électromagnétique. Et fait tout à fait nouveau, les chinois évoquent pout la première fois l’existence d’une stratégie conçue pour « contenir des conflits et de gagner des guerres ».

Sahel : cette guerre de basse intensité que l’on vous cache

Malgré un black-out médiatique presque total imposé par Paris, les attaques et les attentats se suivent et se diversifient au Mali et au Niger.

Les attaques non revendiquées ayant visé le Quartier général de la force G5 Sahel, non encore (et ne le sera probablement jamais) opérationnelle à Sevaré dans le centre du Mali ou encore l’attaque meurtrière d’un convoi militaire français entre le quartier II de Gao et Bourem dans le bord du pays coïncident avec une recrudescence des activités de Boko Haram dans le Niger voisin.

L’État Islamique dans le Grand Sahara (où ont-ils cherché ce titre bidonné ? Décidément les renseignements occidentaux ne sont plus ce qu’ils étaient jadis ! ) et l’insubmersible Al-Qaïda passe-partout (sous diverses appellations locales) au Nord, Boko Haram qui s’approche du Sud du tandem Mali-Niger, deux États-Nation qui ne faisaient qu’un avec la Mauritanie et le Sénégal du temps du Soudan occidental ou l’Afrique occidentale francaise. Il y aura beaucoup de pain sur la planche à l’horizon 2020-2030 car c’est bien parti pour une instabilité chronique.

Les différentes opérations françaises n’ont pas complètement échoués puisqu’elles ont sauvé les meubles : les États. C’est une gageure de taille vu que le budget militaire français dépend depuis quelques années de l’aide octroyée par certains pays du Golfe. Néanmoins, ces opérations n’ont aucunement réduit la menace dite terroriste, laquelle s’est hyper-développée et s’est étendue du Sud de la Libye au nord du Tchad en englobant l’ensemble du Niger et du Mali. Les américains en ont profité pour s’y installer car le business de l’instabilité semble fort intéressant pour leur complexe militaro-industriel en manque de débouchés et bien entendu contrer l’influence chinoise grandissante en Afrique (et y chasser les dinosaures de la FrançAfrique en passant).

Le Mali s’apprête à des présidentielles à haut risques (fin du mois) tandis qu’au Niger c’est la répression tout azimuts. Il faut bien faire tourner Areva à moindre coût comme du temps de papa. Problème : les groupes armés évoluant au Niger et au Mali ne sont plus des petits groupes mal armés pratiquant une petite guérilla désertique le week-end et reprenant les activités quotidiennes les autres jours de la semaine. La guerre en Libye, provoquée par l’OTAN a transformé à tout jamais la morphologie et l’équipement de ces groupes d’anciens contrebandiers en de véritables petites armées pouvant surprendre des forces spéciales US en pleine brousse ou en plein désert.

Guerre au Levant: Les forces syriennes progressent dans le l’antre de la bête

Le gouvernement syrien désigne officiellement l’organisation des Casques Blancs comme l’un des bras armés de l’organisation terroriste Jabhat (Front) Ennosra ou l’ex-Qaïda au Levant.

Cette organisation que certains lobbies influents en Europe occidentale et en Amérique du Nord tentaient de présenter comme une ONG humanitaire et d’une force de défense civile, est coupable de centaines d’actes de racket, de kidnapping d’enfants, d’assassinats, de participation active aux combats, de fausses mises en scène et d’intimidations.

Ironie du sort, le concept marketing de la guerre sans fin contre le terrorisme,  engagée tambour battant par les néoconservateurs sionistes au lendemain du 11 septembre 2001 visait avant tout Al-Qaïda a abouti à l’attribution d’un Oscar à cette organisation « nobélisable »…

C’est le Front Ennosra qui tente de résister actuellement à la progression des forces armées syriennes et ses alliés dans la province méridonale de Derâa. Cependant, il a été observé qu’à chaque effondrement d’une position défensive des rebelles d’Al-Nossra, des éléments de Daech faisaient leur apparition. Ce qui a conduit nombre d’observateurs militaires à conclure que le Front Ennosra et Daech ne sont qu’une seule et unique organisation.

Hier, l’armée syrienne est parvenue à couper les lignes d’approvisionnements du Front Ennosra au niveau de Lajat, au nord-est du chef-lieu de Derâa. Le rôle de l’aviation d’attaque au sol russe fut prépondérant dans la conduite des combats. Ces derniers,  brefs et précis, visent avant tout à morceler et à isoler les positions défensives ennemies avant d’entamer un début de pourparlers avec les chefs tribaux, une composante sociale incontournable dans le Sud de la Syrie.

Neuf grandes localités de la province ont été investies par les forces syriennes à l’issue de ces pourparlers. A ce jour, plus de la moitié de cette province sudiste, surnommée le « berceau de la révolution » par la propagande arabo-atlantiste, est sous le contrôle de Damas.

L’armée syrienne continue sa progression et certaines de ses unités sont parvenus aujourd’hui à contrôler la localité de Shoumera et progressent sous le feu à l’intérieur de la localité d’Al-Allali à l’extrême nord-ouest d’Al-Souweida.

Les opérations militaires syriennes se concentrent essentiellement dans le Nord-est de Derâa et le Nord-Ouest d’Al-Souweida.

Cette situation indispose au plus haut point Israël dont le soutien actif aux rebelles du Front Ennosra et à certains groupes terroristes au Golan est une priorité sécuritaire absolue.

La « chute de Derâa » mettra fin à la zone tampon rebelle  créée par les israéliens sur le plateau du Golan.

Les diversion à l’Est de la Syrie et surtout le Nord-Est semblent avoir échoué à détourner l’effort de guerre syrien du Sud-Ouest. A Al-Boukamal où eurent lieu des échanges d’artillerie enragées entre forces syriennes d’un côté, et US/OTAN de l’autre, des combats durant lesquels un général iranien spécialiste de l’artillerie de compagne  aurait perdu la vie, la situation est totalement maîtrisée par un blocage total des forces étrangères illégalement déployées dans les confins syro-irakiens. à l’Extrême nord dans la province d’Idleb, les rebelles s’entretuent et la Turquie joue contre l’OTAN. Plus à l’est, le long de l’Euphrate, la situation est bloquée et les 30 camps où les forces étrangères sont déployées pour venir en aide aux forces ROJAVA font face à des infiltrations au sein des forces auxilliaires arabes et kurdes dans un scénario ressemblant à ce qui se passe en Afghanistan. Enfin à Minbej, point de friction entre Washington et Ankara, les populations refusent publiquement toute présence étrangère et les mouvements des forces étrangères deviennent de plus en plus difficile.

Il ne reste qu’à créer une diversion sur la base russe de Hmeimim, protégée par des systèmes S-400 et une bulle de défense ultra-sophistiquée. Ce qui n’est pas à la portée du premier venu. De temps à autre, les adversaires de la Russie sondent les défenses russes en y envoyant des drones plus ou moins rustiques et simples, plus aptes à échapper à la surveillance électronique. Un pari perdu.

La province de Derâa est l’objectif prioritaire de Damas car il lui permet de reprendre le contrôle de la frontière avec la Jordanie et de se redéployer au Golan. Le reste attendra.

 

 

 

 

 

Corée du Nord: hausse de la production militaire et création de nouvelles unités

La collecte de renseignement humain (Humint) en provenance de la Corée du Nord est quasiment impossible. Pour des raisons assez faciles à deviner, les « révélations » de dissidents ou autres déserteurs n’ont jamais été fiables.

Reste le renseignement électronique (Elint) et selon les dernières données collectées, il semblerait que la Corée du Nord est en train d’accélerer ce que l’on pourrait assimiler à une révolution des affaires militaires suivant ses propres moyens.

Le renseignement US affirme, en partie pour des raisons de politique intérieure, que Pyongyang est en train d’augmenter la production de combustible nucléaire à usage militaire dans plusieurs sites secrets à travers son territoire.

Cette information est à priori étonnante, notamment après la rencontre historique du 12 juin 2018 entre le leader nord-coréen Kim Jong-Un et le président américain Donald Trump à Singapour.

L’information pourrait donc émaner d’une faction de l’Etat profond US opposé  à Trump.

Dans le champ impénétrable et verrouillé chinois, deux détails retiennent l’attention: la Corée du Nord a augmenté la production de missiles anti-navire (SS-N) et et a entrepris depuis quelques mois la création de nouvelles unités militaires spécialisées.

Le manque de ressources financières et la rareté des revenus extérieurs devraient limiter la production militaire et la création de nouvelles unités mais les achats iraniens destinés à la Syrie, un allié très proche de Pyongyang,  semblent financer la machine nord-coréenne.

Cela veut dire que malgré sa poignée de main avec Donald Trump, Kim Jong-Un n’a aucunement confiance dans l’Etat profond US.

Décidément, ce petit gars ne cessera jamais de nous étonner.

 

Peu de lecteurs, beaucoup d’acteurs ou le dilemme de tenir un blog clair-obscur sur la stratégie

L’admin du blog Stratégika 51 fait l’objet d’une attention accrue de la part de certaines parties dont les motivations sont loin d’être claires.

Après l’approche classique puis non-conventionnelle, l’une de ses parties est passée à une étape inédite et totalement nouvelle dans le domaine -c’est une méthode révolutionnaire qui n’a jamais été utilisée auparavant- et l’une des offres que j’ai reçu comporte la transformation du blog Stratégika 51 en une sorte de société fictive ou écran légalement enregistrée dans une demi douzaine de pays, spécialisée dans un domaine lié aux services des sociétés militaires privées.

Ironie du sort, ceux qui se proposent de financer et de promouvoir Stratégika 51 sont les mêmes que je n’ai cessé de critiquer dans cet espace.

Cela explique pourquoi j’ai gardé le silence depuis un certain temps.

L’ensemble des moyens que j’utilise pour me connecter à l’internet ou à tout réseaux électromagnétiques fait l’objet d’une traque spécifique très poussées. Je viens juste de découvrir que des notes personnelles confidentielles enregistrées sous encryption via une application asiatique non sensée se connecter à un quelconque réseau ou accéder aux données de localisation viennent d’être piratées. L’appareil que j’utilise est pourtant dépourvu de tout dispositif matériel ou logiciel de connexion réseau.

La plupart de ces notes ne comportent pas de contenu hautement « sensible » puisqu’il s’agit de mes coordonnées ordinaires. Un dossier est toutefois ultra-confidentiel puisque il comporte des mémos et des prises de notes à l’issue de rencontres avec des envoyés de « ces tierces parties » où je porte une appréciation indirecte sur la nature de leurs efforts et les motivations sous-jacentes de leurs démarches.

Le monde est devenu uniforme. Peu importe la nationalité, la religion, l’éthnie ou la langue. La mondialisation a nivelé la planète. L’écrire relève d’une routine. Le vivre et le constater est assez étonnant.

Lorsque j’ai crée ce blog, je ne voulais surtout pas adopter un ton professionnel ou technique et je suis allé jusqu’à manier l’humour dans certains endroits. Force est de constater que tout cela n’a servi à presque rien.

Cela entrave ma capacité à écrire en toute latitude. Je ne parle pas des médias qui reprennent quelques billets ici sans même en mentionner l’origine; Je parle d’Organisations très puissantes et dont l’ampleur des moyens dépasse de loin ceux de quatre pays du G-7 réunis.

Devrais-je me contenter de publier des « conneries » ou de transformer cet espace en site pour adultes pour éviter un tel intérêt dont j’aimerais bien me passer. Si au moins c’était des lecteurs…

Double ironie donc:  au lieu d’attirer des lecteurs, Stratégika 51 attire les acteurs cachés des évènements qu’il aborde.

Cela donne envie de rire jaune. Très jaune.

Dans un passage frappant de Gibbon (Chute et Décadence de l’Empire Romain d’Occident), est décrit le sort de ceux qui ne veulent se soumettre à l’autorité d’un empire s’étendant du Nord de l’Europe au fin fond du Sahara en soulignant que ces derniers n’avaient vraiment pas beaucoup d’options pour fuir.

Situation aussi cocasse que ridicule.

Stratégika 51 n’a donné aucune suite à ces démarches, mais la persistence de ce genre d’initiatives me donne une idée précise sur un possible volet professionnel en solo utilisant le titre de ce blog.

Pour l’instant cela n’affectera pas la ligne suivie jusque là. Il y aura par contre des précautions de langage et une prudence inévitable dans le traitement de certains thèmes.

Merci à vous tous pour votre soutien à ce blog iconoclaste.

 

 

Syrie: la bataille du Sud

Les dispositifs défensifs des groupes rebelles accrochées par l’armée syrienne et ses alliés dans la province méridionale de Derâa s’effondrent les uns après les autres alors que les campagnes de propagande des pays soutenant la guerre en Syrie ne parviennent plus à mobiliser ni à avoir un quelconque impact sur l’opinion et la communauté internationale.

La concentration de l’effort de guerre syrien vers le Sud-Est du pays, un mouvement stratégique pertinent, est cependant fort risqué puisqu’il risque d’aboutir à une confrontation directe avec Israël.

L’Organisation des Nations Unies a appelé à un cessez-le-feu immédiat sous couvert de protection des populations civiles, un argument usé, mais en réalité, diverses puissances cherchent à éviter toute escalade susceptible de porter atteinte aux intérêts israéliens, déjà largement affectés après plus de huit années de conflit au Levant.

il y aura certainement un cessez-le-feu. Reste à savoir combien de temps il pourrait tenir.

En attendant l’armée syrienne utilise des roquettes de très gros calibre de type Golan (calibres de 300, 400, 500mm), fabriquées localement et dont le bruit très caractéristique peut être entendue dans cette vidéo publiée sur Youtube, montrant un pilonnage aux roquettes Golan de positions rebelles dans la province de Derâa.

 

 

 

 

Des missiles israéliens ciblent encore une fois l’aéroport de Damas

Des missiles non identifiés ont ciblé l’aéroport international de Damas et une base militaire limitrophe.

Au moins deux missiles israéliens ont explosé près de l’aéroport.

Selon les premières informations disponibles, il s’agit d’une énième attaque israélienne contre la Syrie.

Tel-Aviv apprécie très mal et c’est un euphémisme, l’avancée des forces loyalistes syrienne dans la province méridionale de Deraa et le déploiement de nouvelles troupes syriennes au Golan.

Les forces rebelles qu’Israël soutient ont subi des pertes effroyables ces deux dernières semaines dans la province méridionale de Deraa, présentée comme le berceau de la « révolution » par la propagande arabe et israélienne.

L’Armée israélienne a réduit l’aide logistique qu’elle fournissait aux rebelles et n’accepte guère plus de 12 % des blessés issus de la rébellion syrienne dans ses hôpitaux militaires.

La DCA syrienne est entrée en action mais il semble qu’aucun aéronef israélien n’ait pénétré l’espace aérien syrien, se contentant de lancer les missiles Air-Sol depuis l’espace aérien libanais ou jordanien.

Des militaires syriens sont sur site pour l’évaluation de cette attaque.

50 000 ogives nucléaires ne sont jamais suffisantes…

Nous sommes en plein science-fiction :  Washington se retire du Conseil des Nations Unies sur les Droits de l’Homme et Donald Trump tance ses généraux sur le nombre d’ogives nucléaires opérationnelles qu’il juge ridiculeusement bas.  

Les responsables du Pentagone, eberlués et qui ne s’attendaient probablement pas à une telle sortie tentèrent d’expliquer au président que les États-Unis ne peuvent gérer un nombre excessif d’ogives nucléaires sans mettre en péril la sécurité nucléaire de la première puissance militaire de la planète. Trump ne voulait rien entendre ;  pour lui, c’est une honte absolue que les États-Unis ne puissent aligner  plus de… 50 000 ogives nucléaires !  

Le nombre total des ogives nucléaires déclarés appartenant aux pays dotés des armes atomiques (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord) ne dépasse pas 25 000 dont plus de 18 000 entre la Russie et les USA . 

Les dernières créatures antédiluviennes qui croient encore à la thématique du désarmement nucléaire peuvent aller se pendre haut et court. 

Trump ne se limite pas à vouloir le plus grand arsenal nucléaire de tous les temps. Il assume son choix de créer une sixième branche des forces armées americaines avec la ou les force(s) spatiales. Une tentative de baisser le caquet à l’US Air Force.  Bienvenue dans la vraie guerre des étoiles. Donald Trump est-il un maître Jedi ?  

Exit la Convention sur l’usage pacifique de l’espace extra-atmospherique. Tout comme le Traité sur l’Antarctique. 

Des satellites emportant des charges atomiques en orbite est une image du passé. Trump vise la lune…en attendant, la vieille NASA est incapable d’envoyer des gens en orbite basse et doit sous-traiter avec des fournisseurs russes…

La Russie et la Chine sont les deux seuls pays qui pourront soutenir une course vers la militarisation de l’espace. 

On laissera au lecteur le soin d’imaginer le reste. L’empire est passé à la contre-offensive universelle à tous les niveaux. 

  

 

La migration artificielle est un outil d’ingénierie du chaos

L’ingénierie des flux migratoires, réels ou stimulés, est devenu un outil du champ géopolitique plus performant que l’ingénierie sociale des révolutions colorées. 

Au delà des grilles de lecture conventionnelles, l’explication économique des nouveaux flux migratoires artificiellement induits, ne suffit nullement à décrire avec exactitude les raisons sous-jacentes de ce phénomène ni son ampleur inégalée depuis le début du haut Moyen-âge.  

Tandis que les chancelleries occidentales ont depuis longtemps définitivement verrouillé les voies à l’immigration légale, d’autres à l’instar de la France ou le Royaume-Uni,  appliquent une politique d’octroi de visas très favorable à certaines catégories comme les islamistes et les salafistes ou encore les individus délinquants et excluent systématiquement toute autre catégorie, les politiques interventionnistes en Libye et au Levant ont provoqué le plus grand flux migratoire de l’histoire contemporaine. 

Depuis 2011, des millions d’individus ont été invités à pénétrer illégalement la forteresse Europe comme des réfugiés, souvent avec l’aide des moyens logistiques de l’OTAN. 

Les statistiques concernant cette nouvelle grande migration mais un pays comme l’Allemagne compte officiellement déjà près de deux millions de nouveaux refugies venus exclusivement des zones kurdes syrienne, irakienne et iranienne ou d’Afghanistan et de Somalie. Les rivages grecs et italiens sont soumis depuis des années à l’arrivée massive de réfugiés et de migrants africains et asiatiques. 

En Italie, pays ayant subi seul sans l’aide d’aucun autre pays de l’Union européenne, l’énorme fardeau, les autorités ont tenté toutes les mesures possibles, la crise s’est aggravée. 

Cette vague migratoire est en train de modifier les rapports de force politiques en Europe :  la question migratoire a pesé sur le référendum ayant avalisé le Brexit britannique et constitue une motivation pour la sécession de certaines régions des États-Nation dont elles sont partie.  La Corse a utilisé l’affaire de l’Acquarius, fort mal gérée par le gouvernement français, pour marquer l’autonomie totale de ses décisions par rapport à Paris ;  en Allemagne, la Bavière n’exclut plus une autonomie plus étendue face à cette crise « voulue » par l’Europe ;  l’Écosse ne veut plus rester dans le Royaume-Uni, la Catalogne veut son indépendance totale et la résurgence de cette  tendance contraste avec la propension intégrationniste des grands ensembles géopolitiques. 

Il n’y aura pas de grand remolacement, lequel demeure un argument électoral porteur mais il y a fort à constater que l’ensemble européen n’est plus viable et ne le sera jamais. 

Lorsque l’UE n’était qu’un simple outil d’asservissement et de contrôle, Washington et Londres y étaient favorables. Cependant, quand cette union erratique commença à chavirer et à vouloir une certaine autonomie, elle fut engloutie par de nouvelles invasions barbares telles que celles des 4e et 5e siècles de notre ère. 
 

Tension croissante au Golan

Le déploiement de la Brigade du Tigre, l’une des meilleures unités des forces armées syriennes dans la province méridionale de Derâa et la poursuite du renforcement des lignes défensives dans le Golan inquiètent au plus haut point le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu. Cette inquiétude est aggravée par l’éclatement des groupes rebelles à Idlib, la province syrienne septentrionale où se sont regroupés plus de 85 %  des rebelles syriens et, fait inexpliqué, la réapparition de Daech près des frontières turques. 

Autre fait,  rare celui-ci, un responsable militaire US a publiquement affirmé que les israéliens auraient mené une frappe aérienne ayant visé des milices irakiennes pro-syrienne à Hari, non loin d’Al-Tanf,  dans les confins frontaliers désertiques syro-irakiens. 

Des rumeurs persistantes laissent entendre que la base US d’Al-Tanf, longtemps clandestine, aurait été utilisée par les israéliens à plusieurs reprises et que son ciblage par des milices pro-syriennes a failli déclencher  une guerre mondiale.  

Des militaires israéliens assurent, entre deux spéculations foncières ou immobilières,  des missions de formation dans le Kurdistan irakien.

Netanyahu s’est donc envolé vers la Jordanie pour tenter de convaincre le Roi de cet État de souscrire à un nouveau plan. La montée en puissance de l’Armée syrienne est mal perçue. Et cette dernière ne risque certainement pas de se battre à coup de cerf-volant artisanal comme le font quelques dizaines de manifestants palestiniens dans l’enclave assiégée de Gaza. 

 

Libye: combat dans le croissant pétrolier

Ras Lanouf, Sidra, Sirte, le croissant pétrolier libyen, délibérément oublié par les médias depuis le début de la guerre de Libye, occupe à nouveau les devants de la scène. Des combats s’y déroulent avec la participation plus ou moins reconnus de sept nations. L’enjeu semble être vital: qui contrôlera les exportations de brut libyen?

Officiellement, les forces du maréchal Khalifa Haftar, autoproclamées Armée Nationale Libyenne, et bénéficiant du soutien militaire des pays du Golfe, de Washington,  de ses alliés de l’OTAN et de l’Egypte voisine, tente de repousser des milices tentant de reprendre  le contrôle des installations pétrolières libyennes. Ces infrastructures étaient  sous le contrôle d’une société de sécurité transformée en milice et dont la plus importante est commandée par Ibrahim Jadhran. 

Des médias soutenant Haftar suggèrent que Al-Qaïda au Maghreb Islamique et même Daech en Afrique soutiennent ces milices pour mieux le discréditer mais que sait-on vraiment sur les gardes des installations énergétiques libyennes? Pas grand chose hormis le fait que cet ancien responsable gouvernemental s’est transformé en un homme fort comme des centaines d’autres en Libye.

Des raids menés par des drones d’attaque US à 80 kilomètres au sud du bastion de Banu Walid, un fief Gaddafiste, renseigne un peu mieux sur qui est qui dans ce vaste chaos qu’est devenu la Libye. Officiellement, la frappe de drone aurait ciblé un haut cadre d’Al-Qaïda, une entité revenante impossible à couler.  Cette frappe succède à une autre menée un peu plus au Sud à Oubari, en plein désert et aurait ciblé un chef militaire d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique sans plus de détails.

Al-Qaïda est un épouvantail. Surtout en Libye où le Wahabbisme n’a que très peu de prise, contrairement à l’idéologie des Frères Musulmans. L’instabilité y est entretenue. L’enjeu est le contrôle des hydrocarbures. La chute du régime de Gaddafi n’a pas permis aux puissances étrangères de profiter pleinement des ressources du pays. Et rien n’indique qu’il en sera autrement.

La destruction de réservoirs de brut en Libye et la suspension de la production au Venezuela auront un impact sur le prix du baril de brut que la hausse de la production, voulue par Washington et Ryad ne pourra pas totalement annuler.

On n’est pas sorti de l’ère du fossile.

 

Le Conte de deux îles

La Corse et la Sicile sont deux îles de la mer Méditerranée dont la nature du régime politique factuel est des plus difficiles à cerner.

Officiellement, la Corse est une collectivité territoriale à statut particulier de France tandis que la Sicile est une région autonome de l’Italie.

Dans les faits, les deux îles sont gouvernées par des dynamiques spécifiques basées exclusivement entre les rapports de force entre factions défendant une série d’intérêts  et l’équilibre de ces derniers avec le représentant symbolique de la métropole.

La nature réelle du régime politique en vigueur sur ces deux îles est d’une extrême complexité socio-politique et n’a pratiquement rien à voir avec les régimes politiques continentaux.

De toute évidence, la nature de ces régimes se rapprochent davantage des régimes politiques nord-africains que ceux d’Europe.

Nous y reviendrons.

 

Vietnam: vers la fin de la stabilité?

43 ans après la fin de la guerre du Vietnam, ce pays semble faire face à de nombreux défis mettant en péril sa stabilité.

En dépit d’avancées économiques et technologiques indéniables et souvent assez performantes, la résurgence de l’esprit « sud-vietnamien » ne relève plus d’une vue de l’esprit de certains nostalgiques d’un pays fantôche disparu mais plutôt d’une sorte de déterminisme historique. Ou d’une malédiction.

Le rapprochement « tactique » de Hanoï avec Washington, l’ennemi d’hier,  pour contrer l’influence de la Chine, ce grand frère et éternel rival, a eu pour effet une certaine ouverture contrôlée à l’économie de marché dans un pays où le régime communiste demeure relativement fermé.

Cet essor économique a réveillé les démons endormi du capitalisme corrompu d’un ancien régime disparu en 1975 et il semble que les questions du foncier industriel fassent l’objet d’un trafic générant des troubles de nature sociales, lesquels viennent de se tranformer en troubles politiques.

Le Vietnam sera donc ajouté à notre base de données des pays susceptibles de connaître des risques de troubles socio-politiques et géopolitiques à l’horizon 2019-2025.

La coalition menée par Washington tente d’enrayer la nouvelle stratégie syrienne à Deir Ezzor au moyen de frappes aériennes

Malgré l’échec patent de leur stratégie en Syrie, et probablement à cause de la faiblesse des résultats obtenus jusqu’ici, les planificateurs de la coalition menée par Washington n’ont d’autres choix que de recourir à des frappes de drones d’attaque contre des positions des forces armées syriennes à Deir Ezzor.

Les dernières frappes de la coalition ont visé des positions militaires pro-gouvernementales syriennes entre les localités d’Al-Tanf et d’Abou Kamal dans la vallée de l’Euphrate où Washington et ses alliés utilisent la milice auxilliaire connue sous le nom de Forces Démocratiques Syriennes (FDS), un regroupement hybride de forces kurdes indépendantistes, d’anciens combattants d’Al-Qaïda, d’éléments de Daech (l’organisation État Islamique) et de groupes radicaux, pour faire perdurer le conflit.

Depuis le mois de mai 2018, les américains ont mené entre 225 et 306 frappes aériennes dans l’Est désertique de la Syrie, afin de protéger leurs alliés de l’OTAN et les milices des Forces Démocratiques syriennes et le nombre de sorties, effectuées par des drones et des chasseurs bombardiers à partir d’Irak ou de Jordanie, est en nette hausse pour ce mois de juin 2018.

La province de Deir Ezzor ne fait pas partie des territoires syriens protégés par les systèmes de défense aérienne russe et les systèmes syriens qui s’y trouvaient ont tous été redéployés autour de l’axe vital Damas-Homs. Cependant, les russes suivent en temps réel l’évolution des aéronefs étrangers au dessus de Deir Ezzor et ont appris comment traquer les avions furtifs US.

Ces frappes cachent mal un changement subtil mais bien concret du champ de bataille dans l’Est syrien: Damas est décidé à reprendre le terrain et par dessus tout à éliminer les FDS ou du moins à les neutraliser et pour ce faire, les syriens, avec l’aide active de leurs alliés russe et iranien, ont commencé à déployer une stratégie nouvelle dérivant directement du jeu de Gomoko en y encerclant au fur et à mesure les bases militaires étrangères fournissant le principal soutien aux FDS puis à neutraliser leur champ d’opération en suivant des cercles concentriques de plus en plus réduits. Une stratégie qui enrage les israéliens dont l’objectif est de créer un contre-feu en Syrie méridionale et septentrionale pour divertir les forces syriennes du Sud et du Sud-Est du pays, en l’occurrence la province de Derâa, « berceau de la guerre » et le plateau stratégique du Golan, partiellement occupé et illégalement annexé par Israël.

Les meilleurs unités de l’armée syrienne demeurent déployées entre le littoral méditerranéen et Damas et depuis un certain temps, des unités sont à nouveau redéployées dans le Sud-est, car Damas tente de maintenir la pression maximale sur le Golan. Une question centrale de la guerre en Syrie.

De son côté, Israël fait tout ce qui est possible pour soutenir la création d’une entité étatique kurde dans le Nord-Est de la Syrie. La dernière de ses cartes à jouer après l’échec de la carte Al-Qaïda, illustré par le Front Ennosra et le délitement de Daech.

Dans l’est syrien, les unités d’action des renseignements de l’armée de l’air accompagnant  des milices pro-gouvernementales, soutenues par deux sociétés de mercenaires dont le Groupe Wagner et une autre société totalement inconnue, des milices irakiennes, des volontaires venant de pays islamiques encadrés par des officiers iraniens, des observateurs de pays alliés de la Syrie tentent tous de sonder et de percer le dispositif défensif des bases militaires étrangères illégalement présentes  dans l’Est et le Nord-Est de la Syrie.

La coalition ne sait plus comment réagir à cette stratégie et les renforts de troupes émanant de pays membres de l’OTAN ou d’autres pays non membres de cette alliance ne semblent pas y changer grand chose.

Ce qui est certain pour le moment est que si les bases étrangères des forces spéciales de l’OTAN n’ont pas été prises d’assaut jusqu’à présent par les forces pro-syriennes, c’est grâce aux raids aériens US.

Une première tentative de prendre d’assaut une base militaire de la coalition en Syrie orientale a failli réussir mais l’intervention de l’ensemble des moyens aériens US déployés au Moyen-Orient ont mis en échec cet assaut meurtrier pour les deux camps. D’après des informations diffusés, plus de 224 combattants pro-syriens dont 188 irréguliers russes ont trouvé la mort dans cette bataille. Une autre source souligne que les pertes militaires pro-syriennes sont probablement bien plus élevées et avoisinent 500 morts dont près de 200 irréguliers russes. Côté coalition US, aucune information n’a filtré mis à part une déclaration du président américain Donald Trump, qui, en faisant référence à cet « incident », le premier choc armé entre russes et américains en Syrie, a évoqué que « beaucoup de gens ont péri des deux côtés ». Une source officieuse syrienne très bien informée de la situation en Syrie méridionale fait cependant état de la mort de plus de 400 combattants des FDS lors de cette bataille dont de nombreux « conseillers armés » des forces spéciales US ou des éléments de sociétés militaires privées, nombreux à opérer au sein des camps de la coalition. Une estimation confidentielle établie par les renseignements turcs de cet incident fait état de plus de 1300 morts et blessés dans les deux camps et recommande à l’armée turque de ne jamais  intervenir en cas de choc frontal entre américains et russes en Syrie.

Cet incident « primordial » aurait radicalement changé l’approche militaire russe en Syrie et l’a rendue plus subtile. S’il n’est pas question d’un affrontement frontal avec les américains, un objectif qui tente au plus haut point les factions les plus extrémistes du Pentagone pour qui-et ils y croient fur comme fer-, il suffit de frapper très durement les russes pour ce que ces derniers se retirent, la nouvelle approche russe s’appuie totalement sur une stratégie assymétrique, fluide et axée sur l’usage de milices et de sous-traitants régionaux convaincus de la nécessité de se débarrasser de toute présence étrangère à cheval entre la Syrie et l’Irak.

Pour le président Assad, la présence illégale de forces militaires de l’OTAN (et désormais hors OTAN) hostiles dans le Nord-Est et l’Est de la Syrie en vue d’un changement de régime est vouée à l’échec.