En 1967, l’option Samson… Déjà ! 

Des informations déclassifiés à l’occasion de l’anniversaire​ de la guerre de la troisième guerre israélo-arabe de juin 1967 laissent penser que Tel-Aviv avait envisagé l’option nucléaire (l’option Samson) bien avant les combats enragés sur le plateau stratégique du Golan de la guerre suivante (octobre 1973). 

D’après ces informations, les Israéliens auraient opté pour une opération menée par une ou plusieurs unités d’élite opérant derrière les lignes égyptiennes au Sinaï pour déposer un engin nucléaire à 20 kilomètres d’une base aérienne, celle d’Abu Adjeila en l’occurrence…Cela signifie qu’en 1967 Israël possédait déjà la bombe mais pas les vecteurs balistiques pour la delivrer. 

Si les Israéliens pouvaient traîner une bombe atomique au sol (via un véhicule blindé des Sayarat Mitkal, une unité d’élite ) sur une assez longue distance pour la balancer du haut d’une montagne (drôle de scénario qui n’est pas sans rappeler certaines tactiques antiques et plus précisément celles utilisées par les assiégés de Masada), pourquoi n’avaient-ils pas pensé à utiliserla soute d’un  bombardier classique, d’autant plus que l’armée de l’air israélienne avait pu s’assurer de la supériorité aérienne dès les premiers jours du conflit? 

Cela semble incohérent. 

Ce que l’on sait de certain mais jamais reconnu  est que durant la guerre suivante, celle d’octobre 1973 ou la guerre du Kippour, les Israéliens, surpris par l’extrême férocité du front syrien et la réelle détermination de l’armée syrienne à investir la Galilée, avaient planté des mines atomiques au Golan avant de menacer via deux canaux secrets Damas et d’autres capitales Arabes d’un déluge de feu nucléaire. Sous pression des Soviétiques et constatant que l’Egypte ne faisait semblant de se battre que pour négocier en solo (Damas n’a jamais pardonné au Caire ce qu’il qualifie de trahison ultime), les Syriens abandonnèrent à leur sort leurs propres unités blindées en interrompant le soutien logistique et durent céder les hauteurs du Golan.  

Richard Nixon envoya des avions de reconnaissamce  SR-71 Blackbird survoler Israël à la recherche des silos de lancement des premiers missiles balistiques Jéricho et dut peser de tout son poids,  jusqu’à menacer le régime de Tel-Aviv, pour que ce dernier renonce à cette folie furieuse.  Un acte impardonnable car peu de temps plus tard, Nixon fut forcé de démissionner suite à l’affaire du Watergate. 

35 réflexions sur « En 1967, l’option Samson… Déjà !  »

  1. En ce double anniversaire du 6 juin (44 et 67) je suis tombé sur un documentaire qui raconte le debriefing des soldats israéliens après la guerre de 67. On en prend pour son grade. Pas de langue de bois.
    Je conseille vivement.

    « Des voix au-delà de la censure ». Arte.

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  2. @strategika51. Dans son livre sur la guerre du Kippour, Pierre Razoux indique qu’il y a eu désaccord sur les opérations entre El-Shazly et Ismail Ali qui était ministre de la guerre. Sadate a arbitré en faveur de Ismail Ali, ce qui lui a ôté la fidélité d’El-Shazly, connu pour s’êtrereplié bien plus vite que ses troupes en 1967, ce qui lui a évité de sérieux avatars au niveau du col de Mitla, les israéliens ont tout fait pour le choper mais il avait déjà filé.

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  3. bonjour je serais curieux de savoir ce que vous pensez de cela si ce qui y est dit est vrais :
    http://www.voltairenet.org/article196593.html
    je vois mal l’Iran, alors qu’il vient de pénétrer en Syrie avec des troupe irakienne fraiche :
    http://www.voltairenet.org/article196596.html
    retourner sa veste et s’enfuir en courant .
    surtout pas les gardiens de la révolution !
    les anglais ne prennent-ils pas leurs désirs pour la réalité .

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      1. Ca recoupe en substance l’article de Mediapart. Il y a des incohérences dans les artivles consultables sur Sputnik. L’un parle d’une bas de l’armée syrienne, l’autre que l’attaque s’est passée sur l’autoroute. Je vois mal une base placée sur une autoroute.

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    1. Si l’article de Mediapart dont j’ai communiqué le lien hier ou avant-hier dit vrai, la colonne blindée qui s’approchait de trop près de la zone des 3 frontières (jordanie-syrie-irak) et qui a été partiellement détruite par l’aviation américaine était pro-Assazd et comportait un certain nombre de miliciens pro-Assad et iraniens. Il semblerait que cette destruction partielle it été un avertissement parfaitement compriis par les iraniens, à savoir que les américains ne les laisseront pas s’étendre en Syrie jusqu’à ce qu’ils soient en face d’Israël dans le coin du Golan. Cela peut se comprendre car si ça pète entre Israël et les milices iraniennes du côté du Golan ,on sait où ça commence, nul ne peut dire où ça se terminera. Si les iraniens ont 2 poils de pragmatisme ils ne sacrifieront pas des troupes d’élite s’il n’y a pas un résultat certain.

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    2. Concenant le Bilderberg, un des représentants français était Benoit Puga, ex- chef d’état-major particulier de Hollande. Ce n’est sans doute pas un hasard si on y envoie un général d’armée.

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  4. « …pour la balancer du haut d’une montagne…  »

    Ils nous l’a refont à chaque fois. Imaginez une bombinette et nucléaire lançée d’une montagne. Gag! En plus venant du New York time, tous la meme merde ces medias occidentaux.

    Pour commencer l’usage de l’arme nucléaire ne peut se concevoir que si la distance est lointaine. Alors dans ce cas de figure, c’était à ce qu’il parait le Sinai. Pour commencer le Sinai est un haut lieu saint du judaisme, au meme titre que leur mur des lamnentations. Deuxieumement il est trés proche d’Israèl, une explosion aurait déclenché un nuage radioactif qui aurait contaminé toute la région et en premier lieu Israèl et la Jordanie. Par ailleurs l’usage de l’arme nucléaire se conçoit avec un minimum d’efficacité stratégique. Or l’armée egyptienne était à l’époque disseminée un peu partout Sinai -superficie plus grande que l’état sionniste-, Egypte, Yemen -dont les meilleurs effectifs étaient stationnées-. Quid d’une efficacité militaire ?
    Je pense qu’il faut comprendre cette histoire à dormir debout comme un avertissement israélo-US à la Syrie, l’Iran et la Russie. Que s’ils ne laissent leur troufions terroristes -dits modérés- s’emparer de Raqqa, Deraa puis de Damas ils n’hésiteront pas.
    Comme quoi on ne peut que louer les vertus de la dissuasion nucléaire pronée par le président Kim face à ces barbares animés d’une cruauté sans égale dans l’histoire.
    Le bon coté des choses c’est le fait que les milices Badr -plusieur dizaines de milliers d’hommes trés bien entrainés, et trés motivés – sont rentrés en Syrie venant en aide au gouvernement légitime de la Syrie qui lui combat réellement les terrorristes.

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    1. Ouais j’ai bien rigolé en prenant linfo. Balancer un engin nucléaire du haut d’une montagne. Digne d’un navet de série Z doublé d’un péplum biblique.
      Israël utilisera tout son arsenal conventionnel, nucléaire, chimique, biologique et radiologique si le Golan lui échappe de quelque façon que ce soit. C’est une question de survie.

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      1. « …Israël utilisera tout son arsenal conventionnel, nucléaire, chimique, biologique et radiologique si le Golan lui échappe… »

        Sincerement je ne le pense pas. Pour plusieur raisons rationnelles. L’entité sionniste est de toute façon condamnée quoiqu’il arrive, qu’ils le veuillent où non. Quand ils avaient demandé à Einstein d’assurer la présidence de l’état hébreux, le seul coups de genie qu’il a eu durant toute sa vie, mise à part à chaparder les travaux des autres vrais scientifiques, il a envoyé bullé les dirigeants sionnistes. Dailleurs ils se gardent bien de nous dire ce qu’il leur a dit. Cependant personne n’est dupe.

        L’usage de l’arme nucléaire aurait pu s’envisager en 1948, à la limitte en 1967, mais c’était du fait des Etats Unis, bien que les gouvernements français de la IV° republique avait donné à Israèl la bombe, des les années 50.
        En 1973, Israèl et les Etats Unis avaient menacé de l’utiliser contre l’Egypte et la Syrie. Rappellez vous que Nixon avait déclenché l’alerte atomique phase 3. Du fait de la situation désespérée d’Israel-c’est pas des choses que vous allez lire dans les ecrits des pseudo experts et historiens occidentaux, tous formatés qu’ils sont, et payé pour pour qu’ils disent des « vérités » conforme à Tel Aviv – Ils se sont aperçus que c’était pas une chose aussi facile, parce que les sovietiques étaient prets à l’utiliser aussi.
        Aujourd’hui qu’en est il ? Certes l’URSS n’existe plus, la Russie est un allié et ami sur d’Israèl, inutile de compter sur le Kremlin pour défendre quique ce soit.
        Chose plus grave, le savoir faire s’est disséminé un peu partout sur la planete, dans presque tous les domaines, pour s’en convaincre il n’y a qu’à regarder l’état de l’industrie iranienne, pakistaniaise, des Philippines, de l’Argentine, l’Afrique du Sud, le Perou etc…Presque tous les pays peuvent fabriquer l’arme nucléaire, à commencer par l’Iran. Surtout qu’aujourd’hui le moyens de production sont miniaturisés, et repandu à peu prés partout.
        De plus les Etats Unis se sont faits rattraper dans presque tous les domaines militaires, et souvent meme dépassés, ce faisant la surive d’Israèl devient de plus en plus précaire. Aujorud’hui l’armée Israèl peut elle se lancer dans une offensive comme en 2006 contre le Liban ? Surement pas. Les américains peuvent ils s’engager dans une campagne comme en 1991 ? Surement pas.

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  5. Si je me rappelle bien le livre de Pierre Razoux sur la guerre des 6 jours, Israël avait une ou 2 bombes A à l’époque. Nasser avait fait monté de façon inconsidérée les enchères, d’autant plus facilement que les israéliens étaient eux-mêmes sur le sentier de la guerre. Il faut savoir qu’à l’époque la stratégie arabe était copiée sur la soviétique : le bouclier et l’épée. Cette stratégie était appliquée partout au Sinaï sauf concernant le groupement blindé commandé par El-Shazly, un des meilleurs généraux égyptiens, qui était placé tout seul, un peu au milieu de nulle part, sans forces jouant le rôle du bouclier avant. Cette position atypique a alerté l’état-major israélien car ce groupement blindé était parfaitement positionné pour attaquer d’une part Eilat dont la valeur stratégique venait de tomber du fait du blocus du détroit de Tiran, d’autre part la centrale de Dimona et donc décidé l’offensive israélienne a défaut de voir les égyptiens prendre les devants. Vu la rouste prise au Sinaï et la défaite honorable jordanienne, la Syrie avait décidé de retirer ses troupes du Golan, une offensive israélienne sur le Golan faisant débat au sein de l’état-major israélien et c’es ce retrait syrien qui a convaincu les israéliens d’y aller, une telle occasion de conquête quasiment sans pertes n’étant pas prête de se reproduire. En 1973, les égyptiens n’ont pas voulu aller vers les cols du Sinaï sans protection anti aérienne. Ce sont les syriens qui ont pris le choc, les réserves israéliennes étant arrivées bien plus vite que prévu par le plan arrabe. Attaquer le jour d’une grande fête était une bonne idée mais tous les réservistes étaient à la synagogue ou en famille donc faciles à trouver. Damas n’est pas tombé d’une part parce qu’Israël savait très bien que cela déclencherait une intervention russe, d’autre part car le front du saillant de Sasa était stabilisé grâce aux renforts blindés irakiens.Une fois le front nord stable, il était possible de s’occuper du front sud, avec une grosse bataille locale du côté de la ferme chinoise pour protéger les flancs de la racine alimentant la tête de pont sur la rive ouest du canal de suez. Sur la rive ouest les israéliens ont liquidé les batteries de Sam 6 mais n’ont pu conquérir Suez.

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      1. Pas de quoi 🙂 J’aime la pr »cision historique quand il n’y a pas de doute et la déformation idéologique n’y ayant pas place. Un des trucs les plus étonnants a été le blocus d’informations des officiers égyptiens sur la rive ouest. Nasser a appris l’existence de la tête de pont israélienne en écoutant le discours de Golda Meir à la Knesset et l’importance de cette tête de pont grâce à Kossyguine et ses photos satellites. A mes yeux, une telle cachotterie relève de la trahison et, à la place de Nasser, un certain nombre d’officiers supérieurs se seraient retrouvés devant le conseil de guerre avant le poteau.

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        1. Quand on a une bonne mémoire il y a peu d’erreurs mais elles sont grosses. En 1973, ce n’était plus Nasser mais Sadate.

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        2. Hosni Mobarak, Sadat et cie. C’est pour cela que le général Shazly s’est réfugié en Algérie après la fin du conflit.
          Il y eut bien trahison au sein du commandement égyptien.

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      1. QUE par 100 ?
        Bande de petits joueurs…
        Je suis désolé de le dire, mais si un gouvernement n’a pas de quoi faire sauter au moins dix fois la planète, ben c’est nul…

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        1. En parlant de chiffres, je viens d’en avoir un et un gros: 1500 milliards …de dollars! C’est le deal promis à Trump par Ryad.
          Des sources parlent de 500 milliards…
          Comparé à la rançon d’un milliard et cent millions de dollars que le Qatar a payé pour la libération de 26 de ses ressortissants kidnappés en Irak…C’est quasiment de l’argent de poche!

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        2. Avec des chiffres pareils, on a l’impression qu’ils comptent en francs CFA…
          Je propose de dévaluer toutes les monnaies internationales. Surtout quand on voit un joueur de foot vendu 150 millions d’€…

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        3. @strategika51
          ce genre de chiffre me semble très très exagérer déjà que 380 milliards de contra ne représente somme toute que 38 milliards par ans sur 10 ans . . .
          je ne suis même pas sur qu’ils disposent du cash nécessaire a Riyad n’oublions pas qu’ils ont du lancer un emprunt de 3 milliards pour finir 2017 alors1500 milliards ? ? ?
          si l’on ajoute ce que valent les promesses des saoudiens, les libanais en savent quelque chose !

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        4. Roc,

          Les saoudiens ne sont pas totalement idiots, ils savent que le pétrole ne sera pas éternel, donc ils font comme les autres pays : un fond souverain. D’ailleurs, à terme, le leur devrait être crédité de plus de 2 000 milliards de dollars.

          Et la petite info en plus : https://www.lesechos.fr/finance-marches/gestion-actifs/030345980732-le-fonds-souverain-saoudien-fait-un-pari-a-20-milliards-dans-les-infrastructures-americaines-2088609.php

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      2. que pourraient ils en espérer ?
        l’utilisation d’une bombe atomique serait non seulement la fin d’israel mais tout les juifs du monde entier se verraient pourchasser dans les rue du monde entier, USA compris !

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        1. A mon avis, la politique de Tel Aviv en matière de nucléaire serait du genre « après nous, le déluge ». En gros ils ne largueraient pas qu’une seule ogive, mais tenteraient de rayer la planète de la carte stellaire…

          C’est con à dire, mais Kim le troisième à plus la tête sur les épaules que les clowns d’extrême droite du gouvernement israélien…

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