Le jour où le monde a basculé…

Dans le mythe Babylonien de Gilgamech, le littoral méditérranéen du Levant y est décrit comme le théâtre d’une guerre continuelle, interminable, longue et complexe. Un mythe est presque toujours fondée sur un semblant de vérité ancienne, déformée par le temps et l’imagination des hommes.

Sans remonter aussi loin dans l’histoire, du moins celle que l’on croit connaître, il n’y a qu’a constater la persistence des conflits dans cette région strategique du monde : le conflit israélo-palestinien entame sa septième décennie ; un peu plus au nord, la guerre civile libanaise a duré de 1975 jusqu’en 1989. Enfin, la guerre en Syrie est en passe de dépasser, de par sa durée, la seconde guerre mondiale (1939-1945)…

Ce n’est pas un hasard si, à Damas, cette guerre a toujours été présentée comme un conflit mondial. Mais toute proportion gardée, cette guerre déclenchée dans le cadre d’une grande opération hybride mêlant l’ingénierie sociale par le chaos à l’action de forces spéciales formant et appuyant une insurrection armée, n’a pas abouti au résultat escompté, lequel aurait plus contribué à un chaos encore plus grand qu’à un semblant de stabilité. C’est par le chemin de Damas que la Russie est revenue en force sur l’arène des grandes puissances, à coup de missiles de croisière Kaliber et Onyx.

C’est sur les décombres des villes syriennes, sous les yeux de soldats terrorisés par la catastrophe irakienne qu’a sombré toute la politique américaine au Proche et Moyen-Orient.

C’est en Syrie que le destin du monde, tel qu’il a été conçu à Yalta en 1945 et non pas après la chute de l’Union Soviétique, a définitivement basculé.

Advertisements

2 commentaires

  1. Je ne suis pas sûr que l’on puisse dire que la politique américaine au MO/PO soit un échec.

    Ce serait vrai si le but avait été la conquête. Mais les moyens nécessaires à cette conquête, et surtout les méthodes de gestion d’après conflit dont certaines avaient déjà largement fait leurs preuves ailleurs, n’ont été que peu utilisés sous l’ère Bush et pas du tout sous l’ère Obama.

    Je garde surtout une impression de vouloir instaurer un chaos permanent qui rend la zone totalement inaccessible à toute puissance étrangère. Et si le chaos a prévalu sur la conquête c’est d’abord parce que les EU n’avaient pas ou peu besoin des pays de cette région. Le pétrole et le gaz de schiste ayant changé la donne.

    PS: mail ?

    Aimé par 1 personne

Vos Réactions (Vous êtes totalement libres de vous exprimer mais les attaques ad hominem sont proscrites)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s