La Syrie accuse la France d’être impliquée dans des attaques terroristes à l’arme chimique

La Syrie a officiellement accusé le renseignement français d’être impliqué dans une attaque aux armes chimiques ayant visé une périphérie de Damas en 2013.

L’attaque meurtrière au gaz Sarin ayant frappé la Ghouta (une périphérie de Damas) en 2013 « a été organisée par le renseignement français » a déclaré l’ambassadeur Bashar Al-Jaafari, Représentant de la République Arabe de Syrie auprès de l’Organisation des Nations Unies.

AlJaafari
Bachar Al-Jaafari, Représentant de la Syrie à l’ONU. Brillant diplomate, Al-Jaafari n’a jamais émis d’accusations sans des preuves probantes.

Cette attaque aurait causé la mort de plus de 1500 personnes s’inscrivait selon le Représentant syrien à l’ONU dans le cadre des efforts visant à détourner l’attention d’une inspection des Nations Unies chargée d’une mission d’enquête sur l’usage d’armes chimiques par les rebelles lors d’un autre incident.

« L’utilisation d’armes chimiques dans la région de Damas était destinée à empêcher Oke Selstrem, chef de la mission onusienne de se rendre à Alep, car la France savait qui avait utilisé des armes chimiques à Alep », a indiqué M. al-Jaafari. « Ils voulaient empêcher Selstrem d’atteindre Alep par tous les moyens, de ce fait, ils ont utilisé des armes chimiques à Damas, avec l’implication du renseignement français », a-t-il poursuivi en soulignant que certains pays comme la France et le Royaume-Uni sont impliqués « jusqu’au cou » dans le soutien actif des factions les plus extrémistes et les plus sanguinaires des groupes terroristes en train de détruire la Syrie.

Le gouvernement français a utilisé des centaines de jeunes issus des banlieues des grandes villes de France pour la création d’un des plus vastes réseaux d’acheminement de combattants étrangers en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Cette armée de l’ombre d’obédience Wahabbite était financée par des pays Arabes du Golfe et bénéficiait d’extraordinaires facilités pour se déplacer ou échapper à la justice. Certaines recrues, une fois revenues en France, ont été impliquées dans des opérations clandestines sur le sol français.

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10 commentaires

  1. Référence de la citation, SVP ?
    Ce que donnent RT, Sputnik, The Independant ou Sana renvoie à une intervention de l’excellent Jaafari, où je ne trouve pas cette précise et confondante accusation de notre régime « socialiste ».
    En 2013, le Parlement britannique n’avait pas été convaincu par les « preuves » d’implication de l’armée syrienne dans l’utilisation du sarin, « preuves » fournies par Le Monde et les services français. Du coup, les bombes préparées par Flamby pour punir Damas avaient été remballées au dernier moment.
    La délégation syrienne à l’ONU avait bien fait remarquer alors à quel point il eût été ridicule de la part de la Syrie d’utiliser une arme chimique – et donc de franchir la « ligne rouge » occidentale – justement quand une commission d’enquête onusienne était à qques kilomètres, à la demande de Damas.
    Mais je ne trouve pas d’accusation spécifiquement contre les français qui aurait été faite par Jaafari devant l’ONU avant-hier. Je crains donc que ce maillon faible de la très agressive coalition occidentale ne soit pas encore suffisamment affaibli.

    Aimé par 2 people

  2. Juste comme ça, les journaux télévisés français avaient fait quelques reportages à l’époque des faits sur le déploiement à la frontière jordanienne du 2ème régiment de dragons, la plus ancienne et la plus prestigieuse des unités de cavalerie française (ils « pressentaient » l’imminence d’une attaque).

    Détail, mais cette unité s’est spécialisée, sous la présidence Sarkozy, dans la lutte contre les menaces nucléaires, bactériologiques, et chimiques. Or, de même qu’un pompier doit apprendre à allumer tous types de feu pour savoir mieux les combattre, de même il est nécessaire de connaître les modalités de fabrication et d’utilisation des armes chimiques pour pouvoir contrer ce type de menace.
    
    On pourra également rappeler la présence tout à fait opportune de ces journalistes du journal Le Monde, qui suivaient depuis des mois les combattants djihadistes, et se sont retrouvés aux premières loges pour couvrir les résultats de ces attaques, avec en plus le bénéfice de pouvoir être les tous premiers à diffuser leur version des faits partout dans le monde.
    
    Quoiqu’il en soit, cela la fiche toujours mal d’apprendre après coup qu’il y avait des pompiers sur le lieu d’un départ de feu…
    

    Aimé par 3 people

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