Syrie, un enjeu mondial

La guerre en Syrie a débuté dans sa version actuelle le 15 mars 2011 sous le fallacieux prétexte d’abattre la dictature syrienne. En réalité, il s’agissait d’y induire un changement de régime par des moyens hybrides en ciblant le maillon le plus faible de ce que l’on appelle l’axe de la résistance au sionisme dans la région et lequel est constitué par l’Iran, le Hezbollah libanais et la Syrie. Selon les calculs occidentaux et arabes hostiles à cet axe, une fois la Syrie abattue et dont le régime sera remplacé par un autre-certes islamiste radical, mais pro-sioniste et pro-américain, il sera facile de prendre le Hezbollah en étau en l’isolant de son puissant sponsor iranien. Le Liban sera ainsi une cible nue. Après, il sera facile de focaliser toutes les ressources d’un Moyen-Orient satellisé pour encercler et isoler l’Iran en vue d’y produire un changement de régime. Une fois l’Iran revenu dans le giron atlantique, le Grand Djihad Otanien pourra exprimer toute sa force de dévastation en Asie centrale musulmane en visant d’une pierre deux coups: le démantèlement progressif des territoires de  la Chine et la Russie.

Si ce plan relevant de la grande stratégie n’a pas marché jusqu’à présent, c’est un peu grâce à l’acharnement dont a fait preuve Damas et ses alliés en combattant des hordes interminables de mercenaires venus de près de 93 pays et et territoires.

L’avènement de Hillary Clinton à la tête de la Maison Blanche, attendu avec impatience par tous les cercles bellicistes du système financier mondial, pourrait étendre ce conflit au delà des proportions admises. Ce n’est pas pour rien que pour la première fois, toutes les grandes corporations capitalistes, l’ensemble de ce que certains appellent « juiverie mondiale » et tous les médias dominants font cause commune avec Hillary Clinton en tentant de dénigrer Donald Trump par tous les moyens possibles.

 

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