Algérie: réunion d’un Conseil de sécurité restreint autour d’un incident lié au narcotrafic

Information quasiment passée inaperçue, la réunion en urgence d’un conseil de sécurité restreint sur la situation sécuritaire des frontières méridionales en Algérie il y près de 48 heures a donné lieu à nombre d’extrapolations, surtout après la diffusion d’un communiqué officiel très laconique et vague.

Selon des indications recueillies, il semble que ce conseil se soit réuni en urgence pour examiner un incident qualifié de sérieux ayant eu lieu dans la préfecture d’Al-Bayadh (Sud-Ouest) et au cours duquel un officier des forces de police, un officier des renseignements militaires et deux autres militaires ont trouvé la mort.

D’après un quotidien algérien, l’officier décédé dans des circonstances troublantes s’était déplacé avec son chauffeur sans autorisation de sa hiérarchie vers le lieu où a eu lieu une embuscade tendue par un groupe armé-assimilé à des trafiquants de drogue ou des contrebandiers par le journal, à un convoi des forces de police. Un officier de police a trouvé la mort dans ce traquenard.

Chose étrange, la majorité des médias algériens, d’habitude prolixes lorsqu’il s’agit de rapporter ce genre d’incidents, ont passé l’information sous silence.

Le miltaire et le policier tués à El-Bayadh seraient tous les deux des proches de hauts officiels dont un député du parlement et un ancien ministre d’Etat proche de la présidence.

Si la situation sécuritaire semble maîtrisée en Algérie, elle n’en demeure pas moins extrêmement préoccupante au regard de nombreux facteurs exogènes comme l’effondrement géopolitique de l’environnement immédiat ou encore des facteurs endogènes induits par une  mauvaise gouvernance basée sur la prébende et la corruption, une conjoncture économique difficile et un véritable délitement social.

La Russie a fourni à l’Algérie au moins un satellite militaire chargé de surveiller les multiples tentatives d’infiltration terroriste en provenance du Sahel ou des confins tuniso-libyens. Mais un autre phénomène inquiète au plus haut point l’état-major algérien: la prolifération systématique de noyaux de maquis locaux que l’armée algérienne détruit à chaque fois dans pratiquement toutes les régions, laisse supposer la mise en place d’une stratégie de subversion à moyen terme.

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2 commentaires

  1. « Le miltaire et le policier tués à El-Bayadh seraient tous les deux des proches de hauts officiels »
    Allez savoir si c’est pas un réglément de compte entre clans mafieux du pouvoir, surtout en cette fin de règne d’un président morribond. Si tant est qu’il préside quelque chose.

    Aimé par 2 people

    1. Je n’ai pas l’impression qu’il préside encore quoi que ce soit. Il est maintenu en vie le temps d’assurer la transition.

      Espérons pour les Algériens que la lutte des clans ne quitte pas les hautes sphères du pouvoir et descende dans les rues.

      Aimé par 1 personne

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