Algérie: Maraboutisme, Grand Capital et Franc-Maçonnerie

La réhabilitation des survivances des puissants réseaux maraboutiques, regroupés sous le terme générique de Zaouias, n’est pas une novation en Algérie. C’est même un atavisme réccurent: la régence ottomane puis, à sa suite, le pouvoir colonial français, en avaient fait un des socles de leur politique de gestion territoriale.

Ce qui est nouveau par contre est la nouvelle convergeance d’intérêt, pour le moins paradoxale, entre certaines Zaouias et l’une des vitrines de la franc-maçonnerie “soft”.

Les relations entre le Soufisme maghrébin et la franc-maçonnerie datent de la seconde moitié du 19e siècle mais c’est la première fois que ces liens sont totalement assumés. Du moins dans la pratique.

Les liens entre la franc-maçonnerie et les régimes maghrébins demeurent peu étudiés et relèvent le plus souvent d’une certaine forme de sensationnalisme plutôt que de faits avérés. Cependant, on dispose de certains éléments d’informations indiquant une influence réelle des réseaux francs-maçons sur l’élaboration ou la ré-adaptation des législations nationales et, fait relativement , sur ce que l’on appelle par euphémisme la “société civile”.

Pour comprendre les enjeux sous-jacents à cette nouvelle configuration inédite, il y a lieu de souligner l’importance que représente l’institution de la Zaouia dans le fait politique réel depuis les années 2000-2001, d’abord en tant qu’outil de lutte contre les idéologies exogènes ayant grandement affecté la pratique de l’Islam maghrébin, notamment par l’intrusion des doctrines religieuses mortifères d’obédiences saoudienne et égyptienne-mais également comme nouveau support auxilliaire d’un pouvoir politique en manque de légitimité et soucieux d’assurer des supports traditionnels en dehors des organisations factices des vestiges d’un socialisme de façade.

Le retour des Zaouias a coincidé avec le retour des ‘Gauloises’, une marque française de cigarettes, que le pouvoir politique algérien a exclu durant des années d’hyper-trophie de l’égo nationaliste. Les Gauloises sont de retour après 1999 mais pas la fonction de Mufti (plus haute autorité religieuse Sunnite relevant de la fonction publique française), abolie en 1962. De fait, la politique de réhabilitation des Zaouia durant les années 2000-2010 a suivi point par point celle pratiquée par les autorités coloniales jusqu’en 1961.

La reprise des projets coloniaux est une constante en Algérie post-coloniale. Houari Boumédienne (1965-1978) avait repris entre autre le Projet de Constantine en le modifiant. Bouteflika fera mieux. Il réhabilite la bourgeoisie “maure” honnie par le socialisme révolutionnaire de la guerre (1954-1962) tout en éliminant ses adversaires. La prépondérance de l’argent a fini par tout emporter. Y compris le très fragile DRS, dont les éléments les plus subalternes versaient dans des combines liées à la spéculation foncière et immobilière en milieu péri-urbain.

Cependant, le profond changement des structures sociales, voire leur délitement, ont grandement isolé les réseaux des Zaouias, à l’exclusion de certaines régions où la composition tribale demeure plus ou moins une réalité en sociologie politique. Ce changement social, rarement ou pas du tout documenté, s’est accéléré tout en se transformant lui-même suite à l’imposition d’un néolibéralisme sauvage que les autorités ont toujours tenté de nier en mettant en avant une politique de subventionnement des produits de base. Cette version du néolibéralisme s’est avérée, il faut bien le dire au Maghreb, assez extrémiste puisque les effets dévastateurs semblent dépasser en amplitude ceux des lois foncières adoptés après 1871.

C’est dans ce contexte de délitement généralisé des repères et des valeurs que le pouvoir, inquiet d’un brusque retournement de Paris malgré les immenses concessions économiques faites au patronat français, tente de recourir à l’adoubement de l’homme providentiel sous l’arbre sacré de la confrérie. C’est au moment où l’opérateur “Orange” s’apprête à être gracieusement “invité” à dominer sur un marché de téléphonie mobile où opèrent déjà trois opérateurs (Mobilis, Oreedo et Djezzy) que l’ex-ministre de l’Energie et des Mines tente de se faire adouber sous l’arbre ayant servi à la reconnaissance de l’Emir Abdelkader en 1832. Plus qu’un symbole, ce geste confirme que l’homme “providentiel” selon le discours des dirigeants du parti de gauche au pouvoir, le FLN (Front de Libération Nationale, à ne pas confondre avec le FLN historique avec lequel il n’a aucun lien) est en réalité un “présidentiable” en puissance. Ce dernier aspect peut constituer un leurre visant à brouiller toutes les conjectures autour d’une succession que des analystes qualifient de “difficile”, “critique” ou “sensible”. En réalité, la mainmise des milieux d’affaires sur la chose politique simutanément à l’accès à des postes -clé de minorités longtemps niées ou cachées en Algérie ont abouti à un choix d’alliances exogènes assez homogène dans l’ensemble pour une transition scellée dans le secret de conclaves éloignés de toute forme de médiatisation.

L’Islam est, en théorie, religion d’Etat, en Algérie. Dans les faits, comme partout à travers le monde, le pouvoir politique, très fortement jacobin dans ce cas de figure, utilise la religiosité maghrébine, laquelle est similaire au fait religieux dans le bassin méditerranéen (culte des Saints, prolifération exponentielle des lieux de culte, superstitions diverses, pudibonderie sociale, etc.) à des fins de contrôle socio-politique mais n’a aucune religion. Il repose sur des réseaux imbriqués les uns aux autres allant des loges maçonniques du Grand Orient de France aux conciliabules des Zaouias historiques d’Algérie.

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8 commentaires

  1. Bonjour,

    Suite du feuilleton algérien où les soubresauts d’un pouvoir fragilisé ne laissent rien présager de bon dans un contexte global qui a tendance à se détériorer. Outre la question de l’indépendance kabyle depuis peu appuyée par Bernard Henry-Levy (et cela ne laisse rien présager de bon) qui refait périodiquement surface il est manifeste que certains groupes jihadistes ont le pays en ligne de mire.

    Que ce soit sur le plan de la spiritualité, celui de l’économie ou de l’ethno-politique le pays semble attaqué de toutes parts.
    Un basculement de l’Algérie dans le chaos aurait des conséquences dramatiques pour une Europe déjà dépassée par la situation en Ukraine.

    Pour preuve cet article qui fait d’ailleurs suite à un autre article posté ici même il y a peu:

    Saisies d’armes : Du jamais vu dans l’histoire de l’Algérie

    Les dernières saisies d’armement dévoilées par le ministère de la Défense montrent que le trafic laisse passer des armes de plus en plus lourdes et en quantités de plus en plus importantes. Elles sont le signe d’une nouvelle stratégie des groupes terroristes pour s’installer dans la région.

    Les faits sont inédits, depuis le début du terrorisme et l’acheminement des premières cargaisons d’armes en 1992, jamais autant d’armes de gros calibre n’ont été saisies en Algérie qu’entre février et aujourd’hui. Même lors de l’attaque terroriste contre la caserne de Boughezoul en mars 1993, quand les djihadistes avaient pu mettre la main sur une importante quantité d’armes après avoir tué 41 militaires, la quantité d’armes, dont le calibre dépasse les 7,65x54mm, n’a jamais été significative.

    Hormis l’apparition d’un canon antiaérien DShK en 2008 aux mains d’un groupe lié à Aqmi lors d’une attaque contre une patrouille des Douanes dans le désert et consécutivement à la création du groupe Djound Al Khilafa en septembre 2014 dans le massif d’Aït Ouabane, les canons antiaériens étaient complètement absents de l’arsenal terroriste. Depuis début février et l’affaire des «faux Stingers», pas moins de 11 canons antiaériens entre DShK de 12,7mm et KPV de 14,5mm ont été saisis, principalement, dans la wilaya d’El Oued et dans l’extrême Sud, dans les wilayas d’Adrar et Tamanrasset.

    Pis encore, ce sont une soixantaine de kalachnikovs, 17 mitrailleuses FMPK et deux mortiers qui sont tombés dans les filets des gendarmes et des militaires dans ces régions frontalières. «De quoi bien équiper une compagnie d’infanterie, surtout si l’on compte les véhicules qui vont avec», déplore une source militaire. Selon lui, il est possible que les armes aient précédé une infiltration d’hommes, toujours plus facile sans équipements lourds.

    Comment interpréter donc cette multiplication d’armes lourdes dans le Sud algérien et quel impact sur la sécurité en Algérie ? Nous avons posé la question à Abelhamid Larbi Cherif, ancien officier supérieur de la lutte antiterroriste. «Les saisies faites dans l’extrême Sud, en particulier celle du 12 avril au sud d’Adrar, sont probablement liées au groupe de Mokhtar Belmokhtar, qui parierait sur un éventuel relâchement de la sécurité au Sud-Ouest pour s’attaquer à des cibles spectaculaires, comme la Minurso ou les humanitaires dans les camps de réfugiés ou même les champs pétroliers d’Adrar.»

    Dissémination sahélienne

    Cette différentiation faite par l’expert s’explique par la nature et la qualité, voire l’origine des armes retrouvées dans l’extrême Sud comparées à celles saisies à El Oued. Les premières venaient probablement du Sahel, avec des équipements usés jusqu’à la corde, dont certains font figure d’armes de collection, comme les fusils Mosin Nagant retrouvés au sud d’Adrar le 12 avril et qui datent d’avant la Seconde Guerre Mondiale.

    Ils correspondent aussi aux armes que saisissent régulièrement l’ANP et la Gendarmerie nationale depuis trois ans, et le renforcement des mesures de sécurité dans le Sud. Ce que beaucoup attribuaient à de la dissémination des arsenaux de Kadhafi n’était en fait que la circulation d’armes des conflits soudanais et tchadiens. Ce qui n’est pas le cas des armes saisies à El Oued qui, en très bon état, font partie des équipements militaires de l’ancienne armée libyenne, ou dans le cas des six lance-roquettes antichars, des armes importées illégalement par la milice Fadjr Libya, via des Etats du Moyen-Orient.

    Pour Abdelhamid Larbi Cherif, le plus alarmant est qu’un réseau de contrebande «ne s’établit dans la durée que quand ses chances de succès sont modérément grandes. Au-delà d’un taux d’échec de 15 ou 20%, le réseau change automatiquement de point de passage». Cela implique donc que les quantités d’armes saisies ne sont qu’une petite partie de l’iceberg et qu’il existerait probablement des caches d’armes déjà bien pourvues. A quoi correspond ce type d’armement ? A deux configurations, nous répond un officier: à la volonté de tenir un siège long ou de lancer des attaques sur des infrastructures militaires importantes pour récupérer encore plus d’armement.

    Petits maquis

    «Si durant la prise d’otages de Tigentourine les terroristes avaient disposé de canons antiaériens en quantité et de mortiers, ils auraient empêché les hélicoptères de l’armée d’intervenir et d’utiliser avec précision leur armement dans un environnement aussi sensible. Ils auraient aussi, en parallèle, mis en difficulté les troupes qui encerclaient la base en élargissant le périmètre de leur présence jusqu’à la limite de portée des mortiers, soit 3 km au moins.» Selon notre interlocuteur, les quantités introduites sont trop importantes pour de simples actions d’éclat. Elles sont plutôt là pour fixer de petits maquis avec une puissance de feu considérable dans le Sud, car il reste très dur d’imaginer qu’autant de matériel puisse être acheminé vers le Nord.

    A qui profiterait le crime ? «Si les organisations terroristes classiques du type Aqmi ou Etat islamique sont en guerre ouverte avec l’Algérie, il est aussi possible que certains acteurs gouvernementaux de la région ou de la sous-région y voient une opportunité pour déstabiliser l’Algérie. Un royaume voisin de l’Algérie, grand pourvoyeur de terroristes en Libye, au Moyen-Orient et même en Europe, qui a récemment distribué de grosses quantités d’armes à la Mauritanie, semble avoir passé un marché avec les organisations djihadistes et demeure étonnamment préservé.

    Des monarchies du Golfe, excédées par l’attitude d’Alger et très impliquées militairement en Libye, seraient aussi intéressées par la fragilisation de l’Algérie et le sabotage de son industrie pétrolière, estime notre source. Et puis il y a les forces qui ont fait basculer la Libye et la Syrie dans le chaos, qui ont compris qu’il serait difficile de parier sur une dislocation de l’Algérie, l’effondrement de son armée et la dispersion de ses armements et qui seraient en train d’y pallier en injectant un important potentiel en puissance de feu en attendant le moment propice.»

    Akram Kharief

    source: http://elwatan.com/actualite/saisies-d-armes-du-jamais-vu-dans-l-histoire-de-l-algerie-15-04-2016-318830_109.php

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    1. Dans le même ordre d’idées que Diablo:
      http://www.france-irak-actualite.com/2016/04/roi-mohammed-vi-on-veut-morceler-nos-pays.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

      Voilà que les laquais du sionisme et de l’impérialisme réalisent qu’ils ont tous été truandés. Ca réflechit! Ca oui! Ca comprend vite, mais faut leur expliquer longtemps!

      « …11 canons antiaériens entre DShK de 12,7mm et KPV de 14,5mm… » ne sont pas des cannons anti aériens, mais classées dans la catégories des mitrailleuses lourdes. Certes ça peut faire de gros dégats, et même trés gros dégats, toutefois il ne faut surtout pas négliger ce genre de choses. A mon avis des cannons anti aériens de 23 mm sont déja position de combat. Quand au splitch qu’on nous a fait sur Ain Amenas, l’armée algérienne n’a rien pu faire d’autres que de massacrer les otages entre les mains des terroristes -un grand nombre de japonais, bilan qui avait irrité Shinzo Abe-. La raison est toute simple, le bilan des pertes étaient si lourdes pour les forces de l’ordre qu’ils ont donné l’assaut. Pas seuleument avec des hélicopteres, mais bien avec de l’artillerie. Il est meme possible qu’il n’y ait plus de forces spéciales algériennes, elles ont du être décimés par ce commando suicide terroriste. Le bilan suffit à lui tout seul. Ain Amenas a prouvé que l’Algérie était extrement vulnérable.

       » Outre la question de l’indépendance kabyle depuis peu appuyée par Bernard Henry-Levy…  »
      Le problème des activistes kabyles ne datent pas d’hier, et dans ce domaine les autorités d’Alger ont toujours su le gérer. Le fait que BHL s’en saisisse, c’est peut être pas ce qu’il y a de pire, parce que pour décridibiliser, et détruire une cause, rien de mieux que poser avec BHL, Finkelkraut, et l’ambassadeur d’Israel…

      Comme on en avait parlé dans un précédent message, la grande menace qui pèse sur l’Algérie ne vient pas de l’exterieur, mais de l’interrieur. Lorsque l’on voit que le seul espoir de la jeunesse -garçons comme filles- depuis des decennies, c’est de quitter le pays. Quel est à ce moment l’interet d’une prétendue indépendance ? A quoi sert la carte d’identité algérienne ? Futur immigré, où clandestin potentiel ?
      Pour défendre un pays, il faut certes une armée, c’est vrai! Mais une armée c’est le peuple à la base! Non ? Quand on voit l’état de la jeunesse algérienne, pensez vous que ces déserités, ces miséreux, iront donner leur vie pour des oligarques mafieux qui s’en mettent plein les poches ? Ces miséreux qui n’ont rien d’autres que l’espoir véhiculé par les télévisions occidentales. Où que ces miséreux ne deviennent algériens juste pour protéger le régime ? Faut pas se foutre de la gueule du monde! Cela fait 60 ans où presque que l’Algérie est independante, un moment, le nombre d’érreurs est si volumineux qu’il est impossible de le rattraper. A ce moment il faut faire comme tout le monde, on passe à la caisse!
      C’est sur que les imperialistes sont aguets, mais la faute à qui ? Hein ?

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  2. Je propose un regard croisé qui offrira quelques éléments de compréhension complémentaires.

    Algérie : l’heure de vérité approche pour le clan Bouteflika

    La visite que le Premier ministre français, M. Manuel Valls, vient d’effectuer à Alger, fut l’occasion de constater ce que les lecteurs de l’Afrique Réelle n’ignoraient pas, à savoir que l’Algérie est « dirigée » par un président moribond.

    Depuis son accident vasculaire cérébral survenu le 27 avril 2013, Abdelaziz Bouteflika, paralysé, sourd et quasiment muet, n’apparaît plus en public que très rarement, et sur un fauteuil roulant. Ses trois frères, sa sœur -tous quatre conseillers à la présidence-, et leurs affidés, savent qu’ils vont vivre des moments difficiles dans les heures qui suivront son trépas. Il ne doit donc pas mourir tant que les clans qui, dans l’ombre, dirigent l’Algérie, ne seront pas parvenus à un accord permettant une succession contrôlée.

    Acculée, l’équipe au pouvoir a épuré l’armée au profit du général Ahmed Gaïd Salah, chef d’Etat-major et vice-ministre de la Défense. Est-ce pour autant un gage de survie ?
    Il est permis d’en douter car, lesquels parmi les généraux, notamment chez les nouvellement promus, voudront en effet apparaître liés aux profiteurs du régime quand la rue grondera dans un dramatique contexte économique et social aggravé par l’effondrement du prix des hydrocarbures[1] ? L’Odjak des janissaires[2] pourrait alors être tenté de se refaire une « vertu » à bon compte en donnant au peuple la tête de Saïd Bouteflika et celles de ses proches, avant de placer l’un des siens aux commandes.

    En Algérie, l’agonie présidentielle avec les mensonges et les tractations qui l’entourent, est ressentie comme une humiliation nationale. De plus en plus nombreux sont donc ceux qui demandent l’application de l’article 88 de la Constitution qui permet de constater la vacance du pouvoir. Pour l’entourage du président Bouteflika, la situation est donc devenue intenable.

    Quant à la France, sorte de vaisseau ivre tanguant entre repentance et ethno-masochisme, son président a soutenu l’aberrant quatrième mandat d’un Bouteflika grabataire, espérant ainsi acheter la paix sociale dans les banlieues. Cette mise en dhimmitude mentale ne l’empêchera cependant pas de subir directement les conséquences des évènements majeurs qui risquent de se produire bientôt en Algérie. Peut-être même à court terme.

    Bernard Lugan
    13/04/2016
    [1] Voir à ce sujet les dossiers consacrés à cette question dans les numéros de mai, de juillet, d’août et d’octobre 2015 ainsi que les numéros de l’année 2016 de l’Afrique Réelle.
    [2] Commandement des Janissaires. Lire ici l’Etat-major de l’armée.

    Ce communiqué peut être repris à la condition d’en citer le lien

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    1. Le soutien très fort de Paris n’a pas pour but l’achat de la paix sociale dans les banlieues mais de fabuleux contrats de gré à gré extrêmement avantageux. C’est une question de très gros sous et une situation de monopole quasi exclusif offerts par l’entourage gravitant autour d’un clan qui a choisi ses soutiens tout en se méfiant de l’Odjak des janissaires.
      Pour les banlieues, elles disposent de leurs propres dynamiques intrinsèques et même un pays comme le Maroc, faisant tout son possible pour contrôler sa diaspora, notamment en Belgique, n’arrive en fin de compte qu’à influencer que moins de 5% de ces ressortissants. Les autres se sentant plus ou moins étrangers avec leurs pays d’origine.
      Le texte a été détruit par l’usage du terme anachronique « mise en dhimmitude » lequel n’a aucune place dans une ébauche d’analyse sociologique moderne.
      A souligner qu’actuellement une petite discorde entre Alger et Paris est en plein montage, histoire de brouiller quelques balises…

      Aimé par 2 people

      1. Si la principale préoccupation de Paris n’est pas la paix des banlieues françaises celle de la stabilité d’une Algérie ébranlée et confrontée au risque d’une déstabilisation me semble lui bien réel.

        Totalement d’accord avec votre réaction au « mise en dhimmitude » qui trahi plus ici un mouvement d’humeur déplacé qu’autre chose.

        Aimé par 2 people

      2. Merci en tout cas pour ces liens.
        Je reviens sur B. Lugan. Jadis j’avais une opinion assez favorable sur lui, -parce que je ne le connaissais pas- jusqu’au jour où j’ai vu que M Lugan est un adepte de D. Venner. Qui est D. Venner y a qu’à voir son site, et les travaux pour ce rendre compte du personnage et en deviner les sinistres orientations. Il est vrai que les travaux scientifiques de B. Lugan sont d’une qualité absolument indiscutable, cependant il est un fervent partisan de « Un peuple une Terre.« . Vous imaginez ce slogan reprit par des cette mouvance ce que ça peut bien vouloir dire. L’exemple des Conquistadors nous en donne la preuve.
        Rien d’étonnant dans l’usage de termes comme « Dhimitudes » aussi anacrhonique que stupide dans ce cas de figure. Mais prennez garde! Dans la tete de M Lugan, ce terme n’est pas usité par hasard, il a une connotation trés précise.
        C’est justement le dilemme auquel je suis confronté. En l’absence de l’URSS, souhaiter la disparition des Etats Unis, c’est permettre à des types, comme Lugan et sa mouvance, d’arriver à leur fins. Soutenir les Etats Unis c’est voir neutraliser des types comme Venner et Lugan. Bon quand je dis Lugan, c’est Venner, L. Ozon -le nouvel excité-, Le Gallou, Le Pen etc…
        Que choisir ?

        Aimé par 2 people

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