Syrie: Du soutien aérien tactique à très basse altitude

Après des mois de posture défensive face à l’avancée des différentes organisations rebelles soutenues par l’Otan, l’Arabie Saoudite, Israël,  le Qatar et la Turquie, l’armée syrienne vient de lancer sa plus grande contre-offensive sur Idlib avec le soutien aérien tactique russe. Objectif immédiat: séparer les fronts Sud d’Idlib de celui du Nord Hama.

Le général Ali Abdallah Ayoub, chef d’état-major des forces armées syriennes, supervise en personne l’offensive gouvernementale contre les positions fortifiées de Daech mais également la redoutable milice dénommée Armée de la Conquête (Front Ennosra, Ahrar Al-Sham et dix autres organisations armées)

Tandis que certains appareils de combat russes continuent à assurer des missions de supériorité aérienne dans l’espace aérien syrien, non sans heurts, notamment avec un F-16 et trois drones Predator US, les avions de combat russes effectuent désormais des frappes aériennes à très basse altitude, souvent en visuel, et certains pilotes réalisent de véritables prouesses en la matière.

C’est dans ce contexte que des hélicoptères d’assaut russes Mil Mi-24 (Code Otan: Hind) mènent d’intenses opérations contre les troupes rebelles.

3 réflexions sur « Syrie: Du soutien aérien tactique à très basse altitude »

  1. Démonstration matérielle:

    L’intervention des Russes en Syrie est aussi une superbe occasion de présenter au monde entier une vitrine du savoir faire russe. Ce qui manque souvent aux fabricants russes est le fameux « combat proven » cher aux Américains qui mieux qu’un faire-valoir agit comme une sorte de sésame lors de la négociation de contrats de matériel militaire. C’est l’avantage indiscutable du matériel américain (et européen dans une bien moindre mesure) sur celui de ses concurrents russes, chinois et autres. Depuis près de 30 ans les nombreux conflits auxquels ont participé l’Occident ont permis de mettre en scène ce savoir-faire.

    Lors de la guerre de Géorgie de 2008 la Russie avait agit de façon soviétique et recourant à la vieille méthode du rouleau compresseur là où les Occidentaux avaient vanté avec un certain succès la guerre high-tech un peu plus tôt au Kosovo et en Irak. Celle qui sauve la vie des innocents pour ne frapper que les bad guys avec une précision chirurgicale.
    Depuis ces conflits finalement assez basiques du point de vue stratégique (on n’avait rien inventé) l’industrie militaire occidentale avait opté pour une surenchère technologique censée écraser toute résistance.

    Ce qui est étonnant et particulièrement dérangeant pour les responsables de l’Otan est de voir qu’une poignée d’appareils russes fait mieux qu’une large coalition occidentale incluant toutes les grandes puissances. La densité et la précision des frappes fut une mauvaise surprise. Le fait de s’implanter au plus près du conflit au lieu de parcourir des milliers de km à chaque vol, la disponibilité du matériel russe sur le théâtre d’opération, le coût et l’efficacité de la méthode en fut une autre. Avec des moyens plutôt réduits les Russes faisaient mieux en une semaine que l’Occident en une année !
    C’était dur à digérer mais jusque là cela restait une guerre de proximité faite par une petite ou moyenne puissance. Le coup de grâce fut apporté le jour de l’anniversaire de Vladimir Poutine. Vingt-six missiles parcourant mille-cinq-cents km, survolant une grande partie de l’Irak sans que les EU en soient avertis, frappèrent en Syrie.
    On assiste au spectacle d’un Occident humilié qui se plaint les bras ballants à la face du monde entier. Les choses n’en resteront pas là, pour l’Amérique c’est une question de survie. Jean Claude Juncker déclarait aujourd’hui* qu’il fallait traiter la Russie d’égale à égale avec l’UE mais aussi qu’il ne voulait plus que Washington nous dicte sa conduite.
    Nous avons du retard mais c’est encore possible. Ne ratez pas la marche Monsieur Juncker, le grand jeu s’accélère.

    10/10/2015
    http://www.demorgen.be/buitenland/juncker-wil-relatie-met-rusland-niet-laten-dicteren-door-washington-a2484775/
    Si ce lien est en flamand c’est parce que la presse internationale est muette sur la relation avec Washington d’où J.C. Juncker revenait d’une négociation portant sur le très controversé TAFTA/TTIP.

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