La dévaluation du yuan teste la montée de la Chine comme puissance mondiale

Après la dévaluation du yuan, les marchés financiers internationaux ont commencé à trembler. Washington accuse Pékin d’un avantage commercial déloyal. Comme la Chine veut intégrer le yuan dans les Droits de tirage spéciaux du FMI, elle n’a pas intérêt à prolonger la dévaluation. En outre, si une guerre des devises éclatait, le gouvernement chinois risquerait d’aggraver les tensions économiques et géopolitiques entre les pays de l’Asie-Pacifique. Ainsi, les États-Unis verraient augmenter leurs possibilités de démanteler les initiatives de coopération régionale et de saper la montée de la Chine comme puissance mondiale.

Les trois dévaluations du yuan, entre les 10 et 12 août, ont des implications clés pour l’économie mondiale et l’équilibre géopolitique en Asie-Pacifique [1]. L’excédent commercial « relativement important » maintient le taux de change effectif « relativement fort » et n’est donc pas « tout à fait conforme aux attentes du marché », a déclaré la Banque populaire de Chine dans un communiqué. La panique des investisseurs sur les marchés financiers a duré quelques jours. L’échange se termine à 6.3306 yuans par dollar, la dévaluation ne dépasse pas 5 %.

Chaque fois que la Chine montre son intérêt à l’intégration du yuan dans les Droits de tirage spéciaux (DTS) [2], le panier de devises créé par le Fonds monétaire international (FMI) en 1969, il est clair que la valeur de sa monnaie doit rester stable, car c’est l’une des exigences qu’une monnaie de réserve mondiale doit satisfaire (le dollar ne respecte pas cette condition, il a chuté de 70 à 60% des réserves de change des banques centrales entre 1999 et 2014) [3].

La campagne médiatique contre le yuan

Cependant, la plupart de la presse occidentale n’a pas hésité à affirmer que la dévaluation de la « monnaie du peuple » (‘renminbi’) vise à soutenir la capacité d’exportation de l’économie en trichant. Donald Trump, le candidat présidentiel favori pour le Parti républicain aux États-Unis, a attaqué toutes les mesures adoptées par la banque centrale chinoise, l’accusant de vouloir « détruire » les industries nord-américaines.

Cette campagne médiatique contre la Chine n’est pas nouvelle. Pendant des années, Washington a accusé Pékin de manipuler le taux de change. Cependant, la vérité est que le yuan ne s’est pas déprécié de façon artificielle, mais qu’il s’est plutôt apprécié par rapport à la devise états-unienne. Depuis 2005 (lorsque le régime de taux de change est devenu plus flexible) jusqu’à ce jour, la monnaie chinoise s’est appréciée d’environ 30 % contre le dollar, il est donc totalement exagéré de prétendre que la dévaluation du yuan, d’un total de 4,6 % au cours de la deuxième semaine d’août, soit le principal responsable de l’effondrement de l’économie états-unienne.

Il est vrai que les produits bon marché fabriqués en Chine sont vendus aux citoyens états-uniens comme jamais auparavant. Cependant, puisque les emplois bien rémunérés brillent par leur absence depuis des décennies, les familles et les entreprises états-uniennes sont plus préoccupées par la résolution de leurs problèmes d’endettement que de mettre en question l’origine des produits qu’ils achètent à bas prix tous les jours dans les supermarchés.

Toutefois, le Washington insiste pour discréditer les politiques de la Banque populaire de Chine. Il n’y a rien d’étrange à ce sujet, les banques centrales ne sont pas caractérisées par leur recherche du compromis. L’histoire montre que dans les moments de crise et de récession mondiale, les institutions responsables des mesures de politique monétaire appliquent unilatéralement leurs décisions pour tirer en avant leurs économies.

La Réserve fédérale des États-Unis est de loin le cas le plus illustratif. Sans consultation avec d’autres banques centrales, sans être soumis à la volonté du Congrès, son ancien président, Ben S. Bernanke, a annoncé en décembre 2013 la diminution des montants du programme de liquidité (‘Quantitative Easing’). Cette mesure a précipité l’effondrement des marchés boursiers et des taux de change des devises des économies émergentes.

Un an plus tard, la nouvelle présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, a annoncé sa décision d’augmenter le taux d’intérêt des fonds fédéraux tout au long de 2015. Bien que Janet Yellen n’ait pas restreint le crédit (‘tightening’), les monnaies du monde entier ont accéléré leur débâcle ces derniers mois.

Cette situation a incité la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon à lancer des programmes d’injection de liquidités similaires à ceux de la Réserve fédérale dans le but de limiter la hausse du dollar contre leur devises. Au lieu de cela, la Banque populaire de Chine n’a déployé aucune action extraordinaire et le yuan est resté très stable. Pourquoi ?

Dans la pratique, la monnaie chinoise reste largement liée à la cotation du dollar US. Ainsi, alors que de mi-2014 au début 2015, le dollar s’est apprécié de 15 % à 20 % contre les monnaies du monde les plus échangées (euro, livre sterling, yen, etc.), il s’est seulement apprécié de 0,6 % contre le yuan [4].

Jonglages chinois avec plusieurs balles

Néanmoins, les obstacles que le géant asiatique doit surmonter ne sont pas simples [5]. Depuis plusieurs années, le gouvernement chinois a mis en œuvre une série de réformes structurelles pour faire évoluer son économie d’un modèle d’accumulation basé sur des investissements massifs vers un autre qui favorise l’expansion de l’investissement sur le marché intérieur.

L’objectif à long terme du Parti communiste chinois est d’augmenter la consommation des habitants (augmentation du pouvoir d’achat par les salaires) et de diminuer la concentration de l’épargne. Ce changement est devenu plus urgent que jamais avec la contraction de l’investissement des entreprises et l’effondrement de la demande extérieure.

Le mois dernier, les exportations de la Chine ont diminué de 8,3 % en termes annuels, tandis que les importations ont reculé de 8,1 %. Cette diminution est en phase avec l’extrême faiblesse du commerce mondial, dont le taux de croissance est à son plus bas niveau depuis les vingt dernières années [6].

« Malgré un taux encore élevé, la croissance du PIB de la Chine a également diminué ; la dévaluation, bien qu’elle ne puisse pas être qualifiée de très radicale, pourrait inverser cette tendance », a déclaré Paulo Nogueira Batista, vice-président de la Banque de développement des BRICS (acronyme pour Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), dans une interview avec l’agence Sputnik [7].

Cependant, il est à noter que les entreprises chinoises ont exporté près de 60 % de leurs produits vers les pays industrialisés, selon les estimations de Jonathan Anderson, un membre d’Emerging Advisors Group [8]. Comme les pays du G-7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) restent embourbés dans une stagnation très proche de la déflation (baisse des prix), la revitalisation de l’économie chinoise via le commerce sera très compliquée.

D’autre part, le secteur de l’immobilier commence à ressentir les effets du surinvestissement. Les organismes responsables des maisons et appartements ne peuvent plus trouver suffisamment de clients sur le marché chinois. La baisse des ventes ne permet pas d’accroître les investissements. Par conséquent, les entreprises engagées dans la production de matériaux de construction (acier, ciment, bois, verre, etc.) ont également été gravement touchées en raison de leurs liens étroits avec le secteur de l’immobilier [9].

Les actions de la banque centrale pour gérer le ralentissement de l’économie sont variées et ne se limitent pas à la dévaluation de la monnaie. L’an dernier la Banque populaire de Chine a abaissé le taux d’intérêt de référence et les exigences de fonds propres du système bancaire stimulant ainsi les prêts à l’activité productive. La Chine a également lancé un plan de relance budgétaire dont les coûts sont estimés à 12 % du PIB.

Le gouvernement chinois se développe en jonglant avec plusieurs balles à la fois [10]. Les Chinois essaient de passer d’une économie axée sur des investissements massifs à une autre tirée par la consommation interne sans sacrifier la croissance économique ; ils cherchent à freiner la spéculation dans l’immobilier et dans d’autres activités spéculatives (actions, matières premières, etc.), mais sans couper les crédits à l’industrie ; ils aspirent à la position de chef de file du secteur financier, mais sans combattre la volatilité financière imposée par le marché mondial des capitaux. Est-il possible que le gouvernement chinois réussisse cet exploit ?

Le risque de déflation mondiale

Le défi n’est pas moindre. Les autorités de Pékin semblent de plus en plus préoccupées par les perspectives mondiales. L’économie mondiale presse le pas vers la déflation (baisse des prix). Il n’y a pas que la faiblesse des prix des matières premières (‘commodities’) et la stagnation économique avec la déflation qui font souffrir des pays comme le Japon depuis les années 1990.

La crise déflationniste s’est consolidée en Grèce et menace de se propager à la plupart des économies de la périphérie européenne. Selon les données publiées par ELSTAT, l’inflation en Grèce a chuté de 2,2% en termes annuels le mois dernier. Ainsi, la déflation s’accumule en Grèce depuis 29 mois consécutifs [11].

Après que la Troïka (composée du FMI, de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne) a imposé à Athènes un nouveau plan de sauvetage qui favorise les politiques d’austérité, il est clair que la déflation se terminera par une catastrophe majeure et, avec elle, entraînera une menace mortelle pour l’Allemagne, le quatrième partenaire commercial de la Chine.

En bref, Pékin ne ménage aucun effort pour contrer les tendances à la récession qui s’approchent progressivement de son économie, et qui, soit dit en passant, ont pris par surprise de plus en plus de pays : l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Mexique et les pays de l’Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Venezuela, etc.).

Washington pointe ses missiles vers Pékin

L’environnement économique régional n’est pas exempt de bouffées de déflation [12]. L’affaiblissement du yuan n’est pas bien accueilli par les pays voisins de la Chine [13]. Les devises de la Corée du Sud, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour et la Thaïlande sont touchées par la dévaluation du ‘renminbi’, tandis que, simultanément, les marchés boursiers clôturent sur des pertes comprises entre 0,5 % et 1,5 %.

Si les banques centrales d’Asie-Pacifique sont tentées d’entreprendre une course à la dévaluation cherchant à « appauvrir son voisin » (‘beggar-thy-neighbour’) [14], les appels, jusque là réussis, mettant en vedette la Chine pour lancer la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (‘Asian Infrastructure Investment Bank’), le Fonds de la Route de la Soie (‘Silk Road Fund’) et la Zone de libre-échange du Pacifique (‘Free Trade Area of the Asia-Pacific’) seraient sérieusement menacés.

En contrepartie, les entreprises états-uniennes ne perdent pas une occasion de demander le soutien de plusieurs dirigeants asiatiques pour élargir le champ d’application de l’accord de Partenariat Trans-Pacifique (‘Trans-Pacific Partnership’) [15]. Le Pentagone, quant à lui, vise à relancer le pivot de la doctrine contre la Chine, maintenant avec le soutien militaire du Japon.

Nul doute qu’il s’agit d’un plan des États-Unis pour saper l’influence croissante de la Chine dans la région Asie-Pacifique. Face à l’offensive impériale des États-Unis, le gouvernement chinois doit rester vigilant, et surtout, prendre en compte les leçons du grand Sun Tzu (auteur de L’Art de la guerre) : obtenir la victoire sur l’ennemi sans entrer dans le combat.

La dévaluation du yuan a mis en évidence que les prochains mois seront décisifs pour la consolidation de la montée de la Chine comme puissance mondiale. Seul le temps finira par révéler si elle est capable de résoudre les contradictions économiques internes sans mettre en péril la cohésion régionale. La monnaie chinoise est dans l’air…

Ariel Noyola Rodríguez

Source: Voltairenet

Notes:

[1] « Un mapa muestra el impacto global de la devaluación del yuan », Russia Today, 18 de agosto de 2015.

[2] « Incorporer le yuan aux Droits de tirage spéciaux », par Ariel Noyola Rodríguez, Traduction Jean-François Rey, Russia Today (Russie), Réseau Voltaire, 12 avril 2015.

[3] « Get ready for yuan in IMF basket », Mike Bastin, China Daily, August 17, 2015.

[4] « China’s exchange-rate policy : Currency peace », The Economist, February 21, 2015.

[5] « Five reasons to be worried about the Chinese economy », Larry Elliott, The Guardian, August 14, 2015.

[6] « World shipping slump deepens as China retreats », Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, August 17, 2015.

[7] « Devaluación del yuan puede acelerar economía china, dice funcionario del BRICS », Sputnik, 12 de agosto de 2015.

[8] « China, the Fed and emerging markets : Yuan thing after another », The Economist, August 13, 2015.

[9] « Devaluation Hints at China’s Rising Distress Over Economy », Neil Gough, The New York Times, August 12, 2015.

[10] « Markets and economics : The curious case of China’s currency », The Economist, August 11, 2015.

[11] « Greek deflation steady in July, prices fall for 29th month », Reuters, August 7, 2015.

[12] « China’s currency devaluation could spark ’tidal wave of deflation’ », Heather Stewart, The Guardian, August 12, 2015.

[13] « Renminbi fallout threatens Asian neighbours », Steve Johnson, The Financial Times, August 14, 2015.

[14] « China’s Renminbi Devaluation May Initiate New Phase in Global Currency War », Peter Eavis, The New York Times, August 13, 2015.

[15] « Currency Devaluation Shows the High Cost of China’s Soft Power », David Francis, Foreign Policy, August 11, 2015.

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24 commentaires

  1. Lorsqu’on parle de la dévaluation d’une monnaie il y a plusieurs façons d’aborder les choses. Sans remettre en question la version dominante, celle d’une dévaluation de bon nombre de monnaies (du rouble, de l’yuan, mais aussi des 30 % de l’euro) face au dollar l’article livre pourtant toute une série d’éléments qui viennent contredire cette vision des choses.
    Les prix de l’or, du pétrole, du cuivre, du fer mais aussi du blé du soja et bien d’autres matières premières toutes cotées en $ se sont littéralement effondrés. Ne serait-il pas alors plus logique de dire que c’est le dollar qui a vu sa valeur s’apprécier face aux autres devises ?
    Pourtant les injections massives de liquidités de la FED dans l’économie américaine aurait du contribuer à une chute du $. Plus de dollar pour un même patrimoine économique = chute de la valeur du dollar.

    Il y a bel et bien une guerre des devises engagée à un niveau mondial. Elle dure maintenant depuis plus de trois ans et oppose principalement deux camps: celui de ceux qui veulent conserver au $ sa position dominante et ceux qui aspirent à la fin de son hégémonie. Au milieu les économies de tout une série de pays subissent les effets collatéraux de cette guerre dont les principales victimes sont les économies émergentes de seconde zone (COBRA), et celles des pays pauvres.

    En réévaluant sa monnaie le dollar conforte son statut de valeur refuge et de devise de réserve dans le monde entier. Tous ceux dont une part importante des réserves de change sont essentiellement constituées en $ voient leur bilan renforcé. Mais la plupart de ces pays ont également effectué des emprunts en dollar, et la valorisation de celui-ci a eu pour effet de faire mécaniquement bondir leur dette extérieure. La Chine et ses énormes réserves de change en $ est dans ce cas.

    Les choses ne sont donc pas simples.

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    1. INTÉRESSANTES VOS REMARQUES, Diabolo, EN EFFET C’EST PAS SIMPLE, MAIS ÇA L’EST AUSSI….LA CHINE POSSÉDANT LE PLUS GRAND NOMBRE DE BILLET VERT ( SANS VALEUR), LA MÉTAMÉRIQUE DE LA DETTE EST SIMPLE (TROUVER L’OR). COMME DANS LE CAS DES SUPPRIMES, LE BIEN EST RÉCUPÉRER PAR LE PRÊTEUR.

      LA QUESTION EST ICI QUAND EST CE QUE LA CHINE VA EXIGER DES ÉTATS DES-UNIS LE REMBOURSEMENT DE CETTE DERNIÈRE, NE PENSEZ-VOUS PAS ?!

      LE CHINE N’EST PAS EN POSITION DE FORCE, ELLE EST LA FORCE TRANQUILLE QUI FERA BASCULER LA SUPRÉMATIE OCCIDENTALE.

      « Tout vient à point à qui sait attendre  » Sagesse populaire universelle

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      1. Bonsoir,

        Puisqu’une amorce de dialogue s’enclenche je tente le coup. On verra bien.

        Ben justement Farida; le billet vert qui selon certains ne vaut rien vaut en fait plus que jamais. Et l’or dont on nous dit que la Chine et la Russie possèdent de grandes réserves a perdu de sa valeur. +/- 20 % je crois. Ce n’est pas rien.
        Maintenant il faut garder raison: les fameuses montagnes d’or chinoises couvrent à peine 4% de ses réserves. Ce n’est pas avec 4 malheureux petits pourcent qu’on sauve une économie.
        Enfin la Chine possède sans doute quelques palettes de billets verts, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de titres papiers genre Treasury Bonds qui sont tous à échéance (souvent lointaine) et qui ne peuvent être vendus qu’à perte. Contrairement à ce qui se dit volontiers la marge de manoeuvre de la Chine est étroite. Et que cela vous plaise ou non vous devrez bien admettre que pour l’instant les EU ont encore la main.
        Bref Meyssan et quelques autres fantasment.

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        1. BONSOIR Diabolo,

          QUEL COURAGE ! RIEN DE BIEN GRAVE NE VOUS ARRIVERA RASSUREZ-VOUS.

          JE NE SAIS PAS COMMENT VOUS POUVEZ EN ARRIVÉ À LA THÉORIE QUE VOUS PROPOSER. POURRIEZ-VOUS EXPLIQUER COMMENT CETTE COLONIE EUROPÉENNE QUE SONT LES ÉTATS DES-UNIS VA BIEN POURVOIR SE SORTIR DU MARASME DANS LEQUEL ELLE S’EST FOURRÉE.
          L’INDUSTRIE U.S EST EN CHINE, (COMME L’EST D’AILLEURS CELLE DE LA FRANCE ) LES PRODUITS DE CONSOMMATION COURANTE AUX U.S SONT CHINOIS ( ALIMEN-TATION INCLUE ). LA DETTE DES ÉTATS DES-UNIS EST ABYSSALE. ENSUITE IL EST SU QUE LA CHINE DÉTIENT LA PLUS GRANDE QUANTITÉ DE BILLET VERT.

          IL N’EST POINT BESOIN D’AVOIR FAIT POLYTECHNIQUE, OU SAINT CYR, POUR RÉALISER QUE LA CHINE EST PLUS QU’EN POSITION DE FORCE. ELLE POSSÈDE LES ÉTATS DES-UNIS.

          VOUS N’ÊTES PAS SANS SAVOIR QUE LES MARCHÉS SONT MANIPULÉS DEPUIS QU’ILS ONT ÉTÉ INVENTÉ, C’EST LA NATURE DE CE SYNTHÈME MONÉTAIRE PERVERS MIS EN PLACE PAR LES BANKSTER JUIFS.

          IMPRIMER PLUS DE BILLETS VERT VA EFFECTIVEMENT DÉVALUER LE DOLLAR, EST SURTOUT LA CRÉDIBILITÉ DU SYSTEME VOYOUS. PARCE QUE UNE MONNAIE PAPIER ADOSSÉE À UNE DETTE AUSSI VERTIGINEUSE SANS AUTRES VALEUR QUE PLUS ENCORE DE PAPIER, ET BIEN C’EST UN SUICIDE PROGRAMMÉ DU DOLLAR. NON ?!

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        2. Bonjour Farida,

          Non, la Chine ne possède pas les EU en détenant une grosse partie de sa dette. Les Chinois ont bien compris la fragilité de ce raisonnement puisqu’ils ont pratiquement arrêté d’acheter des bonds du trésor américain. Ils achètent encore quelques titres à très court terme mais ne s’engagent plus sur l’avenir. Ils sont en fait conscients du fait que tout ce papier n’est qu’une créance comme une autre qui ne vaut que tant que le système tient et que les EU ne se déclarent pas en défaut de paiement comme ils l’ont déjà fait plusieurs fois.
          Si les Chinois investissent quand ils le peuvent dans des actifs tangibles comme des infrastructures portuaires, des sociétés commerciales et d’autres biens (immobiliers par ex.) c’est bien parce qu’ils savent que leur « avantage » n’est que relatif. Et si les pays occidentaux font régulièrement obstacle à ce genre d’acquisitions en brandissant l’excuse de l’intérêt stratégique ce n’est pas pour rien: le papier oui, le tangible non !

          Pour ne rien arranger les quantités phénoménales de liquidités injectées par la FED puis plus récemment par la BCE n’ont profité qu’à la finance. Depuis 2008 le cours des actions s’est envolé effaçant la chute des cours (que moi j’appelle une correction salutaire) et a récréé une nouvelle bulle qui est sur le point de crever. Le ralentissement de l’économie réelle se poursuit. Et donc en Chine aussi.

          Il y a pourtant un point sur lequel nous sommes d’accord: bien sûr que les marchés sont manipulés ! C’est vieux comme le monde et tant que le plus fort écrira les règles il n’y a aucune chance pour que cela change. D’ailleurs vous devriez vous intéresser au marché des produits dérivés. Un marché qui pèse je ne sais combien de fois plus que celui des actions et obligations auxquelles il est adossé et qui ne fait que gonfler la bulle.

          Ne vous réjouissez pas trop vite à l’idée de voir cette bulle exploser parce qu’après cela viendra l’heure des canons. Et à une crise financière mondiale pourrait bien succéder une guerre mondiale comme l’humanité n’en a jamais connu. L’oligarchie estimera sans doute salutaire d’occuper tous ces chômeurs à quelque chose de plus utile que la perception d’un RMI.

          Entre-temps je m’attends à l’effondrement imminent de l’Ukraine avec ses cinq millions de réfugiés qui viendront frapper à notre porte.

          Maintenant, puisqu’en discutant nous finirons peut-être de nous comprendre à défaut de nous entendre je vous demanderai deux choses:
          1- des raisonnements qui ne sont pas une succession de lieux communs.
          2- déverrouiller la touche majuscule de votre clavier.

          Bien à vous,

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        3. DIABOLO,

          OU EST PASSÉE VOTRE VERVE, AVEZ-VOUS PERDU LE COURT DE L’HISTOIRE FOIREUSE QUE VOUS NOUS AVEZ LIVRÉ.

          UN POINT QUE JE N’AI PAS ABORDÉ, DIEU MERCI IL Y A ENCORE QUELQUES LEADERS QU’ON PEUT SANS MAL APPELER DES HOMMES PARMI NOUS ( ET OUI LA FRANCE EN A ASSASSINÉ PAS MAL !). AUSSI IL EST BON QUE VOUS SACHIEZ QUE PUTIN EST EN MESURE DE DÉJOUER L’AGRESSION DE L’OTAN EN UKRAINE, N’EN DÉPLAISE À BHL, FABIUS ET TOUTE LEUR SMALA .

          UN HOMME, UN VRAI QUI A RÉELLEMENT ENVIE DE RÉGLER LES PROBLÈMES DE NOTRE MONDE ET ARRÊTER LE MASSACRES ET LES INJUSTICES, NE SE CONTENTE PAS COMME VOUS LE FAITE DE PROPOSITIONS AUSSI VIDES QUE SCABREUSES !

          POUR RÉGLER UN PROBLÈME IL FAUT ALLER À SA SOURCE !

          VIVE LA RÉSISTANCE !

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      1. DIABOLO,

        VOTRE CONSEILLE FINANCIER EST AUSSI RIDICULE QUE LE LOGO QUE VOUS ARBORÉ ( MAIS C’EST VOTRE CHOIX ET JE LE RESPECTE ) ! LA SPÉCULATION TUE NOTRE MONDE ! JE NE SPÉCULE QUE SUR MON ENDURANCE À L’INSTANT OU J’ENTAME UN MARATHON ET PEUT ÊTRE AUSSI LE TEMPS QUAND LE CIEL N’A PAS ÉTÉ ZÉBRÉE DE PRODUITS CHIMIQUES.

        CONVERSER EST UN ART QUI N’A PAS DE FORMAT, SURTOUT SUR UNE PLATE FORME VIRTUEL INTERNATIONALE. JE NE VOUS DEMANDE RIEN QUE LE RESPECT QUE JE VOUS DONNE PAR AVANCE, N’ATTENDEZ PAS DE MOI DE SUIVRE VOS INSTRUCTIONS, CE BLOG N’A PAS D’ÉTIQUETTE. IL EST OUVERT À TOUS ET TOUTES À CE QUE JE SACHE.

        JE NE CHERCHERAI JAMAIS À VOUS PLAIRE.

        Aimé par 1 personne

    2. BONJOUR Diabolo,

      MERCI D’AVOIR PRIS LE TEMPS DE ME RÉPONDRE.

      JE NE SUIS PAS DE VOTRE AVIS ET JE COMPRENDS BIEN VOTRE CHOIX ET ORIENTATION DANS LA RÉPONSE QUE VOUS ME FAITES, NATIONALISTE.
      JE PRÉFÈRE LES RATIONALISTES.

      UNE AUTRES BULLE FINANCIÈRE EST COMME VOUS LE SAVEZ UNE FOLIE, QUI NE FERA QUE RAPPROCHER L’ALLEMAGNE DE BRICS.

      LA GUERRE EST UNE RÉALITÉ, QUOTIDIEN POUR DE MILLIARD D’INDIVIDUS À TRAVERS LE MONDE DEPUIS DES DÉCENNIES. COURTOISIES DE PAYS OCCIDANTAUX.
      LA TECHNOLOGIE A RENDU REDONDANT LES GUERRES DITES PROPRE.

      DES LIEUX COMMUNS (JOLIE INSULTE), OUI, POUR VOUS PEUT-ÊTRE.
      MON STYLE NE CHANGE POUR PERSONNE, JE NE VOUS DEMANDE PAS DE CHANGER VOTRE PSEUDO QUI ME SEMBLE INFANTILE, ET ENCORE MOINS DE M’EXPLIQUER CE QUE VOUS TROUVEZ DE SI JOUISSIF À PASSER VOTRE TEMPS À DISCUTER D’ARTILLERIE, ALORS QU’A MON HUMBLE AVIS IL Y A DE RÉELLES INFOS À TRANSMETTRE À UN RÉEL PUBLIC (ET PAS UN CLUB D’AFFECTION-ADOS, ET GROUPIES). JE VIENS DE SURFER UN BLOG SUD AMÉRIKAIN QUI LUI ENREGISTRE +4K D’ABONNÉS, JE VOUS LAISSE IMAGINER LE NOMBRES DE VISITEURS.

      NOTE À BÉNÉ: LA MONNAIE PAPIER N’A JAMAIS EU DE VALEUR RÉELLE SAUF QUAND ELLE A ÉTÉ ADOSSÉ À L’OR, MAIS ÇA C’EST UN AUTRE DÉBAT.

      LA CHINE EST MAÎTRESSE DU MONDE NE VOUS DÉPLAISE.

      VIVE LA RÉSISTANCE !

      SALUT.

      Aimé par 1 personne

    1. Ave Farida,

      Vous avez des économies?
      Vous voulez partir?
      Faites donc votre alya…

      Vous m’avez manqué cette semaine. Je vois que vous êtes toujours aussi prolifique. Sinon, j’espère qu’un fantôme n’est pas venu hanter, de son avatar, la Communauté…

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    2. moi je vous conseillerais plutôt d’investir vos économie dans une longue analyse car vu votre état vous me semblez avoir tellement de chose a raconter … que celas ne pourras que vous faire beaucoup de bien !

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      1. ET OUI LE SNOBISME NE M’ATTEINT PAS, MAIS JE PENSE QUE LES JEUNES DE BELGIQUE ET AUTRES CONTRÉS CIVILISÉ QUI SE PRÉSENTENT ICI DANS UN COSTUME DES PLUS MINIMAL ET AUTRES BREBIS ÉGARÉES PRÉFÉRERONT UN FRANÇAIS MOINS SOUTENUE.

        LEUR AVENIR ÉTANT LEURRE AUTANT SE RENDRE ACCESSIBLE ET SIMPLIFIER LES CODES, NE PENSEZ-VOUS PAS ?!

        TRÉS CORDIALEMENT.

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  2. LA DÉFLATION EST ENCLENCHÉ DANS BIEN DES PAYS….C’EST LE JUSTE COURT DES CHOSE. L’INVERSE MENT DE LA TENDANCE, DES POLARITÉS EST UNE BÉNÉDICTION.
    LA SEULE EST UNIQUE OPTION VIABLE DANS LE CONTEXTE ACTUEL.

    Aimé par 1 personne

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