Neutralité du Net : le procureur général de New York lance un procès contre la FCC

La FCC a récemment mis fin à la neutralité du net aux États-Unis. Mais tout n’est pas joué : le procureur général de New York vient de lancer un procès à l’encontre de la FCC et a le support de plusieurs États dans cette procédure.

La sauvegarde de la neutralité du Net est l’un des sujets les plus importants de ces dernières années. Et pour cause : tout le monde devrait avoir un accès libre et sans limites au réseau, qu’importe l’opérateur, fournisseur d’accès ou abonnement.

Elle a toutefois connu un énorme coup dur hier, puisque la FCC a réussi à abroger la loi Obama visant à garantir la neutralité du Net. Sous peu, les opérateurs américains pourraient dès lors limiter l’accès à certains sites en baissant les débits, et offrir un Internet à bouquets comme les chaînes satellites.

Eric Schneiderman s’attaque à la FCC

Une modification qui ne passe bien sûr pas pour tous. Le procureur général de New York, Eric Schneiderman, vient d’annoncer qu’il lancerait un procès à l’encontre de cette décision, afin de « stopper le retour en arrière illégal de la FCC sur la neutralité du Net« . Ce procès sera lancé en collaboration avec plusieurs États.

« Nous allons déposer une réclamation afin de préserver les protections de tous les New-yorkais et tous les Américains. Et nous allons travailler d’arrache-pied pour que les dirigeants de la FCC ne puissent pas faire davantage de dégâts à Internet et à notre économie« .

 

Une affaire de commentaires

La décision de la FCC est d’autant plus injuste pour le procureur général qu’elle a été prise alors que de nombreux faux commentaires ont été découverts lors de l’audit public de cette décision. Eric Schneiderman avait ainsi demandé, en compagnie de plusieurs États, à ce que cette décision soit mise en pause pour mener l’enquête.

La FCC a alors poussé son vote sans que les réclamations de ces États n’aient été prises en compte. Il y a donc fort à parier que ceux-ci rejoignent le procès lancé par New York.

 

http://www.frandroid.com/culture-tech/juridique/477601_neutralite-du-net-le-procureur-general-de-new-york-lance-un-proces-contre-la-fcc

 

Deux bases permanentes russes en Syrie

Le retrait partiel des forces aérospatiales russes de Syrie n’inclut pas les unités relevant du commandement des opérations spéciales et la logistique, dont le réacteur nucléaire alimentant en énergie électrique la base aérienne de Hmemim ou encore les batteries de missiles antinavire SS-N défendant la base maritime de Tartous. 

La Russie maintiendra en Syrie deux bases permanentes en vertu d’Accords bilatéraux avec ce pays. 

Les moyens de production d’énergie électrique pour la base aérienne de Hmeimim ont été transportés dès le debut de l’intervention russe en 2015 par un navire cargo ayant accosté à Tartous. Nos sources évoquent entre autres un réacteur nucléaire d’un type récent. 

L’Otan avait du mal à contenir sa rage en assistant à la proclamation russe d’une victoire sur Daech mais en réalité Washington et ses alliés comme Londres et Paris prennent acte de l’échec de leur approche hybride en Syrie, vu que leur principal outil, le terrorisme pseudo-islamique (prébendé), vient de subir une déroute historique face à l’alliance formée par la Chine, l’Iran, la Russie, la Syrie et le Hezbollah libanais. 

Clap de fin pour l’Internet

La neutralité du net aux États-Unis, clap de la fin. 

Numérique

Le principe de neutralité du net, entériné sous Obama en 2015, devrait être supprimé jeudi prochain…

O. P.-V.

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C’est une décision qui peut sembler porter sur un détail technique, mais ses répercussions sont potentiellement immenses. Jeudi 14 décembre, la Federal Communications Commission (FCC), en charge des télécoms aux Etats-Unis, devrait enterrer le principe de neutralité qui régit l’Internet américain. 

La fin programmée de cette règle outre-Atlantique est un changement majeur. 20 Minutes fait le point sur la question.

Qu’est-ce que la neutralité du net ?

La neutralité du net est une règle longtemps restée tacite garantissant une égalité de traitement des flux de données par les opérateurs des télécommunications. Pour faire simple, les fournisseurs d’accès n’ont pas le droit de privilégier la qualité du trafic en fonction des sites qu’ils veulent que les internautes consultent. Tout le monde doit pouvoir accéder de manière égale à n’importe quel domaine du Web, tant qu’il y a une connexion. C’est expliqué avec beaucoup d’humour ci-dessous par le présentateur américain John Oliver.

 

Que va changer la décision de la FCC aux Etats-Unis ?

La commission souhaite imposer de nouvelles règles à l’issue du vote du 14 décembre permettant la dérégulation du net, afin que les principaux opérateurs américains, comme AT & T, Verizon et Comcast puissent chacun de leur côté privilégier l’accès à leurs services, ou au contraire ralentir le flux sur les sites et contenus concurrents. L’éditorial du New York Times du 3 décembre résume l’esprit : « La FCC veut laisser les télécoms transformer Internet en une version moderne de la télévision par câble, dans laquelle ils décident ce que les clients peuvent regarder et combien ils paient pour ce contenu ».

Les géants du net (Amazon, Facebook, Google, Microsoft, PayPal, Twitter, etc.), à travers leur lobby Internet Association, ont bien tenté de faire pression pour annuler le vote, arguant dans un communiqué que « ce projet de décret ignore les souhaits de dizaines de millions d’Américains qui ont exprimé leur soutien à l’ordonnance de 2015 sur l’Internet ouvert ». Une ordonnance passée sous l’administration Obama, entérinant dans la loi américaine le principe de neutralité du net, et sur laquelle veut revenir le nouveau pouvoir.

Car les opposants au vote de la FCC, y compris la puissante Internet Association donc, se sont cassé les dents sur l’intransigeance de son président, Ajit Pai (sur la photo en tête d’article), nommé par Donald Trump, qui assure vouloir « forcer les fournisseurs d’accès à être transparents pour que les consommateurs puissent choisir les offres qui conviennent le mieux ».

Quelles répercussions cela pourrait avoir en France ?

Ce qui se passe aux Etats-Unis ayant toujours un écho à l’international, ce changement de paradigme pourrait avoir des conséquences au-delà des frontières américaines. Comme l’écrit The Verge, « quel que soit ce que les autorités américaines font du respect de l’internet, cela aura des répercussions sur le reste du monde ».

En France, la neutralité du net est inscrite dans la loi pour une République numérique d’octobre 2016, bien qu’un rapport publié le 31 mai 2017 par la Quadrature du net appelle à faire attention à son respect effectif dans le cadre européen. En dehors de l’Hexagone, il existe un exemple sur le continent de pays proche du modèle que souhaite la FCC aux Etats-Unis : le Portugal, avec l’exemple ci-dessous de la multiplication de package qui permettent d’accéder à l’internet lusitanien.

http://www.20minutes.fr/high-tech/2186015-20171211-neutralite-net-etats-unis-clap-fin

Foxhound

La neutralité du net aux Etats-Unis, clap de fin?

NUMERIQUELe principe de neutralité du net, entériné sous Obama en 2015, devrait être supprimé jeudi prochain…

O. P.-V.

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C’est une décision qui peut sembler porter sur un détail technique, mais ses répercussions sont potentiellement immenses. Jeudi 14 décembre, la Federal Communications Commission (FCC), en charge des télécoms aux Etats-Unis, devraitenterrer le principe de neutralité qui régit l’Internet américain. La fin programmée de cette règle outre-Atlantique est un changement majeur. 20 Minutes fait le point sur la question.

Qu’est-ce que la neutralité du net ?

La neutralité du net est une règle longtemps restée tacite garantissant une égalité de traitement des flux de données par les opérateurs des télécommunications. Pour faire simple, les fournisseurs d’accès n’ont pas le droit de privilégier la qualité du trafic en fonction des sites qu’ils veulent que les internautes consultent. Tout le monde doit pouvoir accéder…

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Vladimir Poutine en Syrie

Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu aujourd’hui en Syrie où il doit annoncer officiellement un retrait partiel des forces aérospatiales russes stationnées à Hmeimim (base aérienne mixte Bassel Assad). 

Vladimir Poutine est en train de visiter en ce moment des installations militaires à Hmeimim dont le fameux centre de commandement du système chargé de la défense ABM ainsi que le centre de coordination des opérations. 

La Syrie entame actuellement la seconde phase de réorganisation de ses forces armées (opération Résurrection) avec la formation de plusieurs brigades allégées et de nouveaux bataillons armés et équipés avec les armements récupérés dans la lutte contre les organisations terroristes armées par les pays hostiles à Damas. 

Russian MoD Reports Incident With US F-22 Fighter Over Syria’s Euphates River

SU-35 Flanker

F-22 Raptor

The Russian Defense Ministry has called the presence of the US air force in Syria illegal.

« An American F-22 fighter actively prevented the Russian pair of Su-25 attack aircraft from carrying out a combat mission to destroy the Daesh stronghold in the suburbs of the city of Mayadin in the airspace over the western bank of the Euphrates River on November 23. The F-22 aircraft fired off heat flares and released brake shields with permanent maneuvering, imitating an air battle, » Major-General Igor Konashenkov, the Russian Defense Ministry’s spokesperson said on Saturday.

The Defense Ministry has commented on the US claims regarding Syria’s airspace, explaining that the majority of near-misses between US and Russian planes in Syria and in the area of the Euphrates were connected with the Washington’s attempts to hinder Daesh’s defeat.

« The statements of the US Army representatives that a part of the Syrian airspace belongs to the US is puzzling, » Konashenkov stated, reminding the Pentagon that « Syria is a sovereign state and a member of the United Nations, therefore, the United States does not own any part of sky. »

At the same time, he noted that « after the appearance of a Russian multifunctional super maneuverable Su-35S fighter, the American fighter stopped dangerous maneuvers and hurried to move into Iraqi airspace. »

he ministry’s representative has also noted that the US has failed to give any answer to the Russian command at the Khmeimim airbase in Syria « concerning this and many other incidents in the Syrian sky, » the general added.

US-Russia Possible Collision in Syrian Sky

The statement was made in the wake of The New York Times newspaper’s Friday’s report, citing US commanders as expressing their concern over a possible collision between Russian and US warplanes over Syria, which might take place because of alleged violations of the deescalation deal by the Russian side a dozen times a day since the agreement had come into force.

« It’s become increasingly tough for our pilots to discern whether Russian pilots are deliberately testing or baiting us into reacting, or if these are just honest mistakes… The greatest concern is that we could shoot down a Russian aircraft because its actions are seen as a threat to our air or ground forces, » Lt. Col. Damien Pickart was quoted as saying by the media.

Col. Jeff Hogan, deputy commander of the air operations center at the Qatar base, told the newspaper that he had daily phone calls with Chief of the Russian General Staff Valery Gerasimov, but because of occasional misunderstandings, he had to make additional calls.

According to the newspaper, the military explained Moscow’s actions by the desire to entrench the positions of the Syrian army and cement its territorial acquisitions ahead of the peace talks aimed at ending the seven-year war.

The report was made in the wake of Putin’s Wednesday’s announcement, saying that that the Daesh terrorist group (banned in Russia) had been completely defeated on both banks of the Euphrates River in Syria, following a similar Gerasimov’s statement on the same day, declaring that the remaining terrorists had been defeated in Deir ez-Zor.

US-Russia Deconfliction Deal

The United States and Russia signed a bilateral memorandum of understanding to ensure flight safety during combat missions over Syria in October 2015, specifying that the deconfliction would be implemented in different ways, with the help of separate telephone lines for air and ground deconfliction, as well as face-to-face meetings.

In November 2017, the Russian Defense Ministry said that the planes of the US-led coalition were trying to impede the Russian Aerospace Forces’ operations in Syria’s Al Bukamal. However, the disagreements were later resolved and the sides agreed to fly on opposite sides of a 45-mile stretch of the Euphrates River to avoid collisions.

The US-led coalition of more than 70 members has been conducting airstrikes, ground-based and rocket-propelled artillery fire against Daesh in Syria and Iraq since 2014. These actions, however, were not authorized in Syria either by the government of President Bashar Assad or the UN Security Council.

Meanwhile, the Russian Aerospace Forces have been present in Syria since September 2015, following an official request from Assad. Since March 2016, following Vladimir Putin’s order to pull out the bulk of the forces from the country, Russia maintains a military presence in Syria to train and assist local troops.

 

https://sputniknews.com/military/201712091059853377-russia-us-army-syria/

 

Libye: la nouvelle carte des Gaddafi

En Libye, l’argent ne fait pas le bonheur et pour certains il a du mal à mobiliser une nouvelle armée. Le fils du colonel Gaddafi fait face à certaines difficultés pour créer le noyau d’une force armée nouvelle avec laquelle il compte revenir à Tripoli.

Cependant, Seif Al-Islam Gaddafi dispose de sérieux atouts et non des moindres dans le soutien de la puissante confédération tribale des Warfalla dont le fief n’a jamais été occupé et arbore toujours le drapeau vert de la Djamahirya libyenne démantelée par l’Otan en 2011. Aux côtés des Warfallah, Seif dispose de l’appui discret mais décisif de certaines factions des Zentene, une puissante force militaire de la Tripolitaine qui le détenait depuis 2011 ainsi que des Touareg et Toubbou du Fezzan.

Seif Al-Islam Gaddafi a réussi pour l’instant à mobiliser des fonds et à rétablir le contact avec ses anciens contacts en Ukraine pour l’approvisionnement en armes dans un pays soumis officiellement à un embargo sur les armes (pas pour tous puisque le Maréchal Haftar semble avoir quelques facilités). Il dispose déjà d’une milice relativement bien armée. Une parmi les milliers qui pullulent en Libye à l’ombre de deux gouvernements rivaux manipulés par des puissances étrangères. Le défi auquel fait face Seif Al-Islam est de transformer cette milice en une force armée assez puissante pour s’imposer et fédérer les autres pôles de puissance ou de les affronter. On pense ici à la République libre de Misrata, un adversaire acharné des ex-loyalistes ou encore aux Islamistes qui tiennent la capitale Tripoli et ses environs. Les relations avec les puissantes unités de l’Armée de Hafter restent à définir et demeurent l’objet d’un immense enjeu pour l’avenir de la Libye.

Autre problème, le soutien de puissances étrangères au projet de Gaddafi fils est loin d’être gagné même si ce dernier lorgne en direction de Moscou et de Pékin. Exit donc la France, la Corée du Sud, le Danemark, les Émirats Arabes Unis, la Grande-Bretagne, le Qatar et la Turquie, pays ayant tous contribué à la destruction et à la propagation du chaos en Libye. « Ces pays n’auront pas un milime (centime) de dinar dans le vaste programme des contrats de reconstruction du pays une fois la paix restaurée » jurent les proches de Seif.

Il est donc tout à fait normal que le retour des Gaddafi sur la scène libyenne  inquiète au plus haut point les pays ayant soutenu la guerre dans ce pays.

 

Kim Jong-un: Israël n’existe pas pour qu’on lui attribue une capitale…

Le leader nord-coréen Kim Jong-un a réagi à la décision unilatérale US de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël en affirmant, non sans un brin d’ironie,  qu’Israël n’existe pas pour que l’on puisse lui attribuer une quelconque capitale.

La Corée du Nord n’a jamais reconnu l’existence d’Israël qu’elle considère comme une simple dépendance impérialiste US basée temporairement au Moyen-Orient.

Pour Kim Jong-un, ce que l’on appelle abusivement Israël n’est qu’une anomalie historique exotique crée et maintenue par l’impérialisme capitaliste pour répandre le chaos et l’instabilité dans la région.

Pour sa part, le gouvernement nord-coréen a réitéré sa reconnaissance de « la souveraineté palestinienne sur l’ensemble de la Palestine historique à l’exception du plateau du Golan, lequel appartient à la Syrie ».

Des avions de combat nord-coréens ont participé à la quatrième guerre israélo-arabe d’octobre 1973 aux côtés des Armées égyptienne et syrienne.

A présent, la Corée du Nord soutient militairement la Syrie dans sa guerre contre des organisations terroristes soutenues par l’Otan et Israël. En 2016, une unité des forces spéciales nord-coréennes, que des analystes ont confondu avec des forces chinoises, ont été déployées à Damas pour protéger les intérêts diplomatiques et commerciaux de la Corée du Nord dans ce pays.

 

 

Corée du Nord: développement avancé de TEL et efforts en vue d’une capacité SLBM

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La Corée du Nord semble se concentrer prioritairement sur le développement et la production de lanceurs mobiles de missiles balistiques (TEL: Transporter Erector Launcher) dont le programme semble très avancé.

D’après des études réalisés par l’Académie des sciences militaires de Pyongyang et basées sur des études des cas irakien (1991) et yéménite (2017), les lanceurs mobiles de missiles balistiques n’ont pas seulement plus de chances de survie à d’éventuelles campagnes aériennes ou terrestres de recherche-suppression mais rendent tout système d’interception ABM (défense anti-balistique) adverse totalement incapable à contenir la menace posée par l’usage de vecteurs balistiques lancés à partir de positions non déterminées et changeantes.

A ce programme s’ajoute l’allocation de ressources de plus en plus consistantes et c’est assez important de le souligner pour un pays aussi pauvre que la Corée du Nord, au développement de submersibles capables d’emporter et de lancer des missiles balistiques (SLBM). La flotte actuelle des submersibles de la marine nord-coréenne est obsolète mais pléthorique. Cependant, des images satellite confirment de plus en plus la construction de nouveaux submersibles plus grands que ceux actuellement en service. La Corée du Nord a déjà procédé à un essai SLBM à partir d’un submersible d’une classe inconnue et l’on sait que Pyongyang tient à posséder une capacité de dissuasion nucléaire basée sur un vecteur SLBM. Un véritable cauchemar pour les adversaires du Royaume ermite sous blocus depuis plus de 60 ans.

La faiblesse des capacités de l’aviation de guerre nord-coréenne, quoique des informations non encore confirmées font état de recherches visant à modifier spécifiquement un  bombardier local dérivé du vieux Ilyouchine Il-28 pour le rendre capable de transporter des bombes non conventionnelles (atomiques) sont de plus en plus insistantes, a forcé les dirigeants nord-coréens à éviter les silos de lancement fixe et à développer une capacité asymétrique de seconde frappe ou du moins de frappe résiduelle en cas de destruction totale du pays (menace explicitement proférée par Washington).

 

La décision de Trump sur Jérusalem équivaut à verser du carburant pour éteindre un incendie…

La décision du président US Donald Trump de déménager la mission diplomatique US à Jérusalem suggère plusieurs grilles d’analyse et de lecture. Il est trop tôt pour le moment de tenter d’expliquer les tenants d’une décision aussi dangereuse qu’irresponsable.

Cette décision  intervient en un mois de décembre 2017, six années après le déclenchement d’une guerre hybride totale ayant visé la région centrale du monde pour sécuriser l’État d’Israël.

Certes le monde musulman n’est plus celui des années 70. A l’époque, les israéliens pensaient réellement qu’une décision sur le statut de la ville de Jérusalem aurait provoqué un soulèvement généralisé dans tous les pays musulmans susceptible d’aboutir au renversement des régimes plus ou moins modérés ou rationnels au profit de juntes militaristes ou religieuses qui n’hésiteront pas à déclarer la guerre totale à Israël. Cette vision correspondait-elle à la réalité ou découlait d’une conjonction d’un syndrome de persécution et d’un fantasme perçu? Nul ne le saura. Ce qui est certain est qu’aujourd’hui, la majorité des pays Arabes, dont la moitié a été emportée par les guerres et les troubles de la décennie en cours,  ne sont plus en mesure de constituer une menace quelconque à Israël et que leurs opinions n’ont plus aucune capacité de réaction, même à un niveau purement symbolique. Le moment choisi pour une telle décision est donc plus qu’optimal.

Donald Trump déroge à tous ces prédécesseurs à la Maison Blanche et reconnaît Jérusalem comme capitale de l’État Sioniste d’Israël en Palestine. Cette déclaration met non seulement une fin définitive à la solution dite des deux États mais élimine ce qui reste de l’initiative de paix saoudienne (2002).

La Jordanie, pays qui est lié par les clauses de l’Accord de Camp David avec Israël et qui demeure un fidèle allié de Washington dans la région, dénonce une violation du Droit International. Cette réaction est celle de 90% des pays de la Ligue Arabe dominée par l’Arabie Saoudite. L’Iran condamne et avertit qu’il y aura de sérieuses répercussions suite à cette décision favorisant le rêve (ou cauchemar c’est selon les points de vue) sionistes mondiaux.

Pour l’autorité palestinienne, les États-Unis d’Amérique ne sont plus un médiateur dans le conflit mais un soutien affiché d’un des deux belligérants. Le vieux président Mahmoud Abbas vient juste de se réveiller d’une longue hibernation pour se retrouver avec la gueule de bois.

Plus au Sud, dans l’enclave palestinienne assiégée de Gaza, le Hamas condamne la décision de Trump en estimant que désormais les portes de l’enfer étaient grandes ouvertes…En attendant les portes de Gaza sont closes.

Même la Grande-Bretagne, ancienne puissance tutélaire de la Palestine, n’est pas d’accord avec la décision de Trump sur Jérusalem. Plus directe, l’Allemagne ne soutient pas cette décision que la Turquie a qualifiée d’irresponsable. Paris regrette, un peu vaguement, en redoutant des violences…inévitables au demeurant.

Bref c’est une escalade.

La question essentielle au delà des apparences est la suivante: Trump a t-il délibérément voulu provoquer des pôles de puissance au sein du monde musulman comme il le fait avec la Corée du Nord? Les USA peuvent-ils s’aliéner le monde musulman au moment où ils entament un très sérieux bras de fer avec la Chine et la Russie?

Cette décision équivaut à verser du carburant sur le feu.

2018 ne sera pas une année de paix. Le reste n’est que bavardage au fond d’un bunker.

 

Expert on North Korea’s New H-15 ICBM: « You Cannot Stop This Thing »

 

 

The United States likely does not have an effective means to counter North Korea’s massive new Hwasong-15 (HS-15) road mobile intercontinental ballistic missile according to analysts. The missile is so large that it could carry a multitude of decoys and countermeasures. It might even be able to carry multiple independently targetable reentry vehicles (MIRVs) in the future.

“This missile potentially has enough throw weight to carry multiple warheads plus decoys, chaff, jammers and other countermeasures to defeat any known missile defense system,” arms-control expert and president of the Ploughshares Fund Joseph Cirincione told the National Interest.

“It could overwhelm, fool and blind the radars, sensors and kill vehicles. You cannot stop this thing.”

Kingston Reif, director for disarmament and threat-reduction policy at the Arms Control Association, agreed with Cirincione’s assessment.

“Video and photographs of the HS-15 released by the North Korean government indicate that it is more than large enough to carry decoys/countermeasures that would be designed to put further strain on the ground based midcourse defense (GMD) system,” Reif told The National Interest.

“The missile might even be big enough to accommodate multiple RVs [reentry vehicles] down the line, if North Korea could develop compact RVs that are compact enough.”

Moreover, the United States’ Ground-Based Midcourse Defense (GMD) is not likely to be particularly effective against the North Korean missile.

“The system is garbage,” Jeffrey Lewis, director of the East Asia Nonproliferation Program at the James Martin Center for Nonproliferation Studies at the Middlebury Institute of International Studies at Monterey, bluntly told The National Interest.

“It is intended to deal with a threat like this, but the test record stinks and the payload is roomy enough that we need to think worry about countermeasures.”

Missile expert Vipin Narang, an associate professor of political science at the Massachusetts Institute of Technology, told The National Interest that policymakers cannot count on the GMD to protect major population centers from a North Korean missile.

I wouldn’t bet New York on GMD working,” Narang said.

Reif explained the fundamental problem with the GMD system. “According to the Defense Department’s independent testing office, GMD has ‘demonstrated capability’ to defend the U.S. homeland against a small number of simple, intercontinental ballistic missile (ICBM) threats that employ ‘simple countermeasures,’” Reif said.

“It’s not clear how DoD defines ‘simple countermeasures.’ The May 30 test of the GMD system against an ICBM target reportedly included simple countermeasures, but an analysis of the information on the test released by DoD appear to indicate that the decoy(s) used in the test had different brightness levels than the actual target.”

Moreover, North Korea might not be using simple decoys—and the GMD has never been tested against more complex countermeasures.

“We do know that the system has never been tested against ‘complex countermeasures,’ which DoD defines as ‘Use of target dynamics and penetration aids,’” Reif said.

“Are such countermeasures beyond the capability of North Korea to develop? I highly doubt it.”

Moreover, the North Koreans—despite the wishful thinking of certain commentators—are not stupid. Pyongyang knows exactly how to exploit the weaknesses of the GMD.

“The fact that North Korea tested the HS-15 at night would pose additional challenges to our defenses,” Reif said.

“First, testing the ability to load and launch with little warning would stress our ability to get an early track on the missile and its trajectory. Second, the GMD system has never been successfully intercept tested at night. In fact, there has been only one intercept test that has taken place at night.”

Indeed, the Pentagon’s Missile Defense Agency seems to take pains to make sure that all of its tests take place where the Sun offers some level of illumination.

“All of the 10 successful intercept tests of the system took place with the target directly illuminated by the sun,” Reif said.

“There’s a reason for this. The sun’s rays help to ‘brighten’ the RV and possible decoys/countermeasures for the GMD system’s infrared kill vehicle.”

The Pentagon states that the GMD does not rely on the sun, but there are indications that darkness poses challenges for the interceptors’ electro-optical sensors.

“The Missile Defense Agency argues that the system does not rely on the sun’s rays and thus the time of the test would not be a factor,” Reif said.

“But the dynamics of a nighttime intercept could cause problems such as by confusing the kill vehicle. The signature of a target at night presents a greater challenge than has been demonstrated through flight-testing to date. All of which means we should do more testing of the GMD system under more realistic and/or expected conditions.”

The GMD is not entirely useless however. Under perfect conditions—and if North Korea or another adversary gave some sort of advanced notice that it might launch an ICBM—the GMD offers some level of protection.

“We may be able to intercept a relatively small number of unsophisticated missiles under favorable conditions but a determined adversary—which North Korea is—is unlikely to present us with such a scenario,” Reif said.

“Missile defense will never provide an impenetrable shield and steps to improve and expand defenses will prompt adversaries to take steps to counter them, which is what North Korea is doing. Missile defense has a role to play as part of a comprehensive effort to counter the North Korean threat but it’s a limited one and its capabilities are often vastly overstated.”

However, even reaching an imperfect level of defense would require realistic testing under real operational conditions. Despite the Pentagon’s assertion to the contrary, that has not happened. Right now, the GMD’s chances of success against the HS-15 are more a matter of prayers than science.

“Overall, flight intercept testing of the system has not demonstrated that GMD is capable of reliably defense the U.S. homeland against even a limited threat,” Reif said.

“The current ‘shot doctrine’ would be to fire four interceptors at each incoming missile and then… Cross our fingers.”

Dave Majumdar is the defense editor for The National Interest. You can follow him on Twitter: @Davemajumdar.

Image: Reuters. 

http://nationalinterest.org/blog/expert-north-koreas-new-hwasong-15-icbm-you-cannot-stop-23476

 

 

Urgent: de nouvelles frappes israéliennes près de Damas, riposte syrienne

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Au moins sept missiles israéliens en provenance de l’espace aérien libanais ont visé aujourd’hui des cibles militaires syriennes près de Damas et au moins quatre missiles auraient atteint leurs objectifs.

Les trois autres missiles ont été abattu par la défense aérienne syrienne au dessus de la Ghouta.

Un premier rapport indique qu’un avant poste militaire situé aux environs de Damas aurait été touché par trois missiles.

C’est la deuxième attaque israélienne sur le même objectif en 72 heures. Cela indique que l’attaque précédente, conduite au moyen de missiles de croisière Delilah a totalement échoué.

Tel-Aviv avait affirmé qu’il aurait visé un avant poste militaire « iranien » sans donner plus de précision.

 

La Désintégration du Yémen

L’assassinat, l’exécution ou l’élimination de l’ex-président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, par des éléments du groupe « Ansar Allah » (les partisans de Dieu/Houthis) après un bref bras de fer à Sanâa est non seulement un évènement majeur dans l’histoire tourmentée de ce pays mais risque sérieusement de l’entraîner dans un processus de désintégration territoriale irréversible.

Ali Abdallah Saleh commandait jusqu’à sa disparition la plus grande force militaire du pays, la fameuse Garde Républicaine. Cette force disposait non seulement des arsenaux de l’Armée yéménite dont les stocks de missiles balistiques, principalement des Scud B (R17) mais offrait aux rebelles Houthis un appui logistique que ces derniers ne pouvaient assurer.

Les Houthis accusent Saleh d’avoir suivi une stratégie visant à sauvegarder les ressources humaines et matérielles de la Garde républicaine au détriment des forces Houthis, toujours en première ligne contre les forces de la coalition Arabe menée par Ryad. A ces griefs nourris par l’ampleur des pertes humaines subies par les Houthis et les autres forces tribales montagnardes et très guerrières se sont ajoutés d’autres rancœurs tenaces liées à la répartition des richesses, le détournement des ressources  et la corruption.

La structure et l’organisation de la Garde républicaine yéménite répond à un schéma très particulier reproduisant un précaire équilibre clanique et tribal au sein duquel l’influence du clan de Saleh et des chefs du Congrès populaire demeure assez importante. L’alliance tactique ou de circonstance de Saleh avec les rebelles Houthis du Nord, qu’il avait combattu de par le passé, a permis aux forces de la résistance yéménite, soutenue par l’Iran, de marquer des points dans sa confrontation avec la coalition Arabe menée par Ryad.

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Ali Abdallah Saleh en compagnie de la Chancelière Allemande Angela Merkel

En ralliant des alliés encombrants dont l’agenda ne correspondait nullement aux objectifs politiques et encore moins à l’idéologie de l’ex-parti au pouvoir, Saleh avait fini par s’apercevoir qu’il ne pouvait lutter indéfiniment contre un ennemi aux moyens largement supérieurs et fort de l’appui sans réserve des puissances occidentales sans mettre en péril ses propres ambitions politiques ou encore celles de ses proches. La relation en dent de scie qu’il entretient avec Abdelmalek Houthi, le leader du mouvement guerrier issus des rudes montagnes du Nord et que l’Iran appuie devait tôt ou tard aboutir à une confrontation ouverte. Rien en effet n’unit les deux hommes, mis à part la nécessité de survivre et riposter à l’agression du grand voisin saoudien, perçu comme un pays infiniment riche et influent qui a non seulement marginalisé et appauvri le Yémen mais qui a fini par le bombarder.

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Ali Abdallah Salah et le Colonel Mouamar Gaddafi. Les deux hommes ont connu une fin quasiment similaire.

C’est en prenant ses distances avec la faction d’Ansar Allah et en proposant d’établir un deal et de tourner une nouvelle page avec les saoudiens que Saleh était subitement devenu l’ennemi à abattre. Accusé de les avoir trompé ou trahi, les forces d’Ansar Allah ont encerclé Sanâa avant de s’accrocher avec les forces régulières de Saleh. En 24 heures, les combats entre les deux camps ont causé la mort de 270 partisans de Saleh (on ignore les pertes du camp opposé). Encerclé dans sa résidence et soumis à un début de pilonnage au mortier et à l’artillerie, Saleh et ses proches partisans tentèrent de sortir en convoi. C’est sur la route de Sehnane qu’ils furent rattrapés par des technicals Houthis. C’est à ce point que les versions divergent: Saleh a t-il succombé à l’échange de tirs ou a t-il été exécuté à la mitrailleuse après avoir été capturé?

D’après les images diffusées sur les réseaux sociaux et montrant la dépouille de Saleh, il semble que l’ex-homme fort du Yémen ait eu le lobe occipital et le cervelet pulvérisés par l’impact d’un projectile balistique de calibre moyen (probablement 7.62X39 mais un projectile de mitrailleuse PKM de 7.62X54R n’est pas à écarter si l’on exclut  l’exécution au moyen d’un pistolet). Il aurait également reçu d’autres balles dans le dos. Dans tous les cas de figure, Saleh aurait été abattu à bout portant par derrière et non de face.

Ironie du sort, Saleh a survécu à deux guerres civiles particulièrement meurtrières, de nombreuses tentatives d’assassinat, une révolution hybride dans le cadre du « printemps Arabe » durant lequel il avait survécu in extremis à l’explosion d’une bombe dans une mosquée et, enfin, deux ans d’une très féroce agression saoudienne soutenue par l’ensemble de l’Occident pour finir abattu par de simples montagnards Houthis avec lesquels il s’était allié.

Le Yémen de l’après-Saleh va connaître une reconfiguration de toutes les alliances tribales et claniques, un affaiblissement de l’influence iranienne car elle n’aura prise que sur les tribus des montagnes du Nord, l’éclatement des forces de la résistance, l’émiettement du pays déjà divisé en trois (la scission traditionnelle entre le Nord et le Sud, la zone tribale et les zones sous occupation), avec comme principaux enjeux l’allégeance des forces régulières encore valides et si les confédérations tribales soutenant le clan Saleh vont rallier le gouvernement fantoche pro-saoudien du président Mansour Hadi ou non.

Cette nouvelle donne sert également de prétexte à Ryad pour accroître sa pression militaire et continuer la destruction d’un pays pauvre où la famine et les épidémies risquent de déclencher un désastre humanitaire sans précédant.

La disparition de Saleh marque donc la fin de la résistance politique au Yémen. Les Houthis auront toutes les peines du monde à faire face à la fois à l’Arabie Saoudite et aux  tribus yéménites et resteront confinées dans leurs fiefs montagneux. C’est pour cette raison que les iraniens feront tout pour s’assurer le contrôle des forces de la Garde républicaine, afin de maintenir les lignes d’approvisionnement et la logistique. Une tâche qui s’annonce ardue sinon impossible vu la complexité extrême des alliances tribales au Yémen et lesquelles n’ont jamais vraiment coïncidé avec les clivages confessionnels.

Un autre État-nation du monde arabe est en train de se désintégrer dans la violence. En face, les saoudiens peuvent jubiler. Ce que leurs bombes surpuissantes et leurs mercenaires n’ont pu réaliser, une simple ruse politique l’a fait: l’unité du Yémen a non seulement volé en éclats mais ce pays risque d’être le théâtre de conflits sans fin pour très longtemps.

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Le 4X4 blindé dans lequel se trouvait Ali Abdallah Saleh lorsqu’il a été rattrapé par 20 Pickups armés des Houthis.

Sur les Smartphones nord-coréens

 

Pour les quelques rares gogos qui doutent encore qu’il n’y a pas de smartphones en Corée du Nord. Fallait faire quelques recherches très simple sur le net.

La Corée du Nord produit ses propres smartphones, tablettes tactiles et laptops.

Je publie ici cette vidéo en réponse à un mail assez virulent et au ton très condescendant, parsemé de connotations anti-asiatiques (carrément racistes) selon lesquelles l’Asiate est génétiquement un individu incapable de se battre ou de produire quoi que ce soit par lui même…(terrible comme certains préjugés ont la peau dure!)  et me critiquant de m’intéresser à « un pays ravagé par une famine terrible causé par le grand méchant Kim Jong un, la seule personne en surpoids dans les parages (il a du tout bouffer) et qui ne possède même pas un seul téléphone portable »(…)

Bon, il faut parfois utiliser un brin de bon sens dans la vie: un pays, certes reclus et en autarcie,  qui fabrique des missiles balistiques à propulsion solide et qui arrive à les envoyer dans l’espace dispose forcément d’une solide base industrielle et technologique.

Je commence un peu à en avoir marre de ce genre d’inepties.

 

Le Grand Jeu se déplace en Afrique

Après avoir sécurisé le grand corridor stratégique reliant le plateau iranien à la mer Méditerranée, afin d’éviter une désintégration de la Syrie en tant qu’État-nation et la propagation du chaos jusqu’aux marches méridionales de la Russie, Moscou s’est à peu près assuré l’usage de bases aériennes et navales en Égypte (Accord) et en Algérie (aucun autre choix possible) afin de contenir le foyer de tension libyen, prétexte à un remake du chaos irakien en Afrique du Nord et au Sahel.

Des compagnies privée spécialisées dans la sécurité et des armées de mercenaires voient dans la Libye un nouvel eldorado doté d’un très riche potentiel pour l’expansion de leurs activités. Il est tout à fait remarquable qu’un président d’un pays européen, en l’occurrence la France, dont le rôle aux côtés des États-Unis et du Royaume-Uni dans la destruction de la Libye n’est plus à démontrer, se mette à évoquer une possible intervention militaire sur les côtes de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque, quelques heures seulement après que la très controversée compagnie Academy (Ex-Blackwater) ait annoncé son intention de s’y installer.

Cette véritable armée privée, la plus puissante dans le domaine, et dont les méthodes très peu orthodoxes en Afghanistan, en Irak, en Somalie et au Yémen lui valent de très nombreuses critiques, vient d’être partiellement acquise par le géant Monsanto. Dans ce contexte, Emmanuel Macron vient de se transformer en simple VRP de corporations multinationales ou transnationales n’ayant aucun intérêt commun avec les populations françaises. Vous l’avez compris. Ce gars là roule pour des intérêts privés extra-français.

Le prétexte avancé pour une possible intervention en Libye est le traitement dégradant réservé aux migrants clandestins africains en transit en Libye par les réseaux de passeurs libyens, le plus souvent liés aux milices que l’OTAN a armé et soutenu lors de la guerre en Libye en 2011. Ces réseaux ont bâti des fortunes colossales en Libye et ailleurs grâce à cette véritable économie informelle.

En réalité, les pays de l’Otan veulent intervenir militairement en Libye pour deux raisons essentielles:

Primo: les deux gouvernements rivaux installés en Libye ne contrôlent, au mieux que 10% du territoire libyen et ne parviennent plus à contenir les puissantes confédérations tribales libyennes que l’Otan a marginalisé après 2011;

Secundo: Le retour des Gaddafi sur la scène politique après la vraie fausse libération de Seif Al-Islam Gaddafi par les Zentène a amorcé une nouvelle dynamique politique et militaire dans une Libye où deux gouvernements s’affrontent sur un terrain dominés par d’autres milices plus ou moins indépendantes, des villes libres, des potentats locaux dotés de forces armées, de mercenaires étrangers et d’aventuriers. Or, il n’est pas question pour l’Otan que la Libye se stabilise à court ou moyen-terme car ce cas de figure aura un impact sur la situation au Sahel, théâtre d’une autre opération de propagation du chaos.

L’instabilité en Libye et au Sahel (toute la bande s’étendant de la corne de l’Afrique à l’Atlantique) sert d’outil géostratégique à Washington et à ses alliés afin de contenir d’éventuelles puissances régionales, même alliées (Algérie, Égypte, à titre d’exemple) mais surtout à éliminer la pénétration chinoise en Afrique.

Après son succès indéniable au Levant, Moscou s’invite sur les plates-bandes de l’empire en Afrique pour contrer la pression de l’Otan en Europe orientale. Un beau match en perspective.

Russian defense minister arrives in Egypt

The Russian defense minister is expected to meet with Egyptian President Abdel Fattah el-Sisi

CAIRO, November 29. /TASS/. Russian Defense Minister Army General Sergey Shoigu has arrived in Cairo, which hosts the fourth meeting of the joint Russian-Egyptian commission for military and technical cooperation on Wednesday, the Defense Ministry said.
During the visit, Shoigu is expected to hold talks with Egyptian Minister of Defense and Military Production Sedki Sobhi to discuss bilateral military and military-technical cooperation.
The Russian defense minister is also due to meet with Egyptian President Abdel Fattah el-Sisi. At the meeting, the sides plan to discuss international and regional security.

http://tass.com/politics/977974

 

 

À l’Onu, l’incapacité US d’admettre la réalité (Voltairenet)

Alors que les présidents Poutine et Trump avancent sur la question syrienne, les hauts fonctionnaires d’origine US à l’Onu ont entamé un bras de fer avec la Russie. Refusant d’enquêter sur un crime qu’ils ont déjà jugé a priori, ils ont provoqué non pas un, mais quatre vétos au Conseil de sécurité. Pour Thierry Meyssan, le comportement schizophrénique des États-Unis sur la scène internationale atteste à la fois de la division de l’administration Trump et du déclin de l’impérialisme US.

Décidément peu de choses ont changé depuis le 11 septembre 2001. Les États-Unis persistent à manipuler l’opinion publique internationale et les outils des Nations unies, certes pour des raisons différentes, mais toujours avec le même mépris de la vérité.

En 2001, les représentants des États-Unis et du Royaume-Uni, John Negroponte et Stewart Eldon, assuraient que leurs deux pays venaient d’attaquer l’Afghanistan en légitime défense après les attentats commis à New York et Washington [1]. Le secrétaire d’État, Colin Powell, promettait de distribuer au Conseil de sécurité un dossier complet présentant les preuves de la responsabilité afghane. 16 ans plus tard, on attend toujours ce document.

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En 2003, le même Colin Powell venait expliquer au Conseil de sécurité, lors d’une intervention relayée par les télévisions du monde entier, que l’Iraq était également impliqué dans les attentats du 11-Septembre et qu’elle préparait une nouvelle agression contre les États-Unis au moyen d’armes de destruction massive [2]. Cependant lorsqu’il eut quitté ses fonctions au sein du gouvernement US, le général Powell admettait sur une chaîne de télévision de son pays que les nombreuses accusations de son discours étaient toutes fausses [3]. 14 ans après ce discours, on attend toujours les excuses des États-Unis devant le Conseil de sécurité.

Tout le monde a oublié les accusations US sur la responsabilité du président Saddam Hussein dans les attentats du 11-Septembre (depuis, Washington a attribué les mêmes attentats à l’Arabie saoudite, puis aujourd’hui à l‘Iran, sans jamais apporter de preuves dans aucun de ces quatre cas). On se souvient par contre du débat, qui dura des mois, sur les armes de destruction massive. À l’époque la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (en anglais UNMOVIC) ne trouva pas la moindre trace de ces armes. Un bras de fer opposa son directeur, le Suédois Hans Blix, d’abord aux États-Unis, puis à l’Onu, et en définitive à l’ensemble du monde occidental. Washington affirmait que M. Blix n’avait pas trouvé ces armes parce qu’il faisait mal son travail, tandis que celui-ci assurait que l’Iraq n’avait jamais eu la capacité de fabriquer de telles armes. Peu importe, les États-Unis bombardèrent Bagdad, envahirent l’Iraq, renversèrent le président Saddam Hussein et le pendirent, occupèrent son pays et le pillèrent.

La méthode US d’après 2001 n’avait aucun rapport avec celle qui avait précédé. En 1991, le président Bush père s’était assuré de placer le Droit international de son côté avant d’attaquer l’Iraq. Il l’avait poussé à envahir le Koweït et le président Saddam Hussein à s’entêter. Il avait donc obtenu le soutien de presque toutes les nations au monde. Au contraire, en 2003, Bush fils se contenta de mentir et de mentir encore. De très nombreux États se distancièrent de Washington, tandis que l’on assistait aux plus grandes manifestations pacifistes de l’Histoire, de Paris à Sydney, de Pékin à Mexico.

En 2012, le Bureau des Affaires politiques de l’Onu rédigea un projet de capitulation totale et inconditionnelle de la Syrie [4]. Son directeur, l’États-unien Jeffrey Feltman, ancien adjoint de la secrétaire d’État Hillary Clinton, utilisa tous les moyens dont il disposait pour constituer la plus vaste coalition de l’Histoire et accuser la Syrie de toutes sortes de crimes dont aucun ne fut jamais prouvé.

Si les États qui détiennent le document Feltman ont décidé de ne pas le publier c’est afin de préserver les Nations Unies. Il est en effet inacceptable que les moyens de l’Onu aient été utilisés pour promouvoir la guerre alors que cette institution a été créée pour préserver la paix. N’étant pas astreint aux mêmes obligations qu’un État, j’ai publié une étude détaillée de cet ignoble document dans Sous nos yeux [5].

En 2017, le Mécanisme d’enquête conjoint Onu-OIAC, créé à la demande de la Syrie pour enquêter sur l’usage d’armes chimiques sur son territoire, fait l’objet du même bras de fer que celui qui opposa Hans Blix à Washington. Sauf que cette fois, les fronts sont renversés. En 2003, l’Onu défendait la paix. Plus aujourd’hui, Jeffrey Feltman ayant été reconduit dans ses fonctions et étant toujours le numéro 2 de l’Onu. C’est la Russie cette fois qui s’oppose à des fonctionnaires internationaux pro-US au nom de la Charte.

Si les travaux du Mécanisme d’enquête ont été normalement débattus durant sa première période, c’est-à-dire de septembre 2015 à mai 2017. Ils sont devenus clivants lorsque le Guatémaltèque Edmond Mulet a remplacé à sa direction l’Argentine Virginia Gamba ; une nomination imputable au nouveau secrétaire général de l’Onu, le Portugais António Guterres.

Le Mécanisme d’enquête mobilise des fonctionnaires internationaux de l’Onu et de l’OIAC. Cette prestigieuse organisation internationale a reçu le Prix Nobel de la Paix, en 2013, notamment pour son travail de surveillance de la destruction par les États-Unis et la Russie des armes chimiques syriennes. Cependant son directeur, le Turc Ahmet Üzümcü, a évolué. En juin 2015, il était invité à Telfs Buchen (Autriche) à la réunion du Groupe de Bilderberg, le club de l’Otan.

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En décembre 2015, Ahmet Üzümcü est décoré de la Légion d’honneur par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, l’homme selon qui le président el-Assad « n’a pas le droit de vivre » et al-Qaïda « fait du bon boulot ».

La question était d’autant plus grave qu’en 2003, le litige opposait d’un côté Hans Blix et de l’autre les États-Unis qui menaçaient d’intervenir contre l’Iraq si l’Onu prouvait l’existence des armes de destruction massive, tandis qu’en 2017 il oppose la Russie à Edmond Mulet qui pourrait valider a posteriori l’intervention états-unienne contre la Syrie. En effet, Washington a déjà tranché, considère la Syrie comme responsable d’une attaque au gaz sarin à Khan Cheikhoun, et a déjà bombardé la base aérienne de Cheyrat [6].

Dans le cas où le Mécanisme d’enquête s’écarterait d’une manière ou d’une autre du discours de Washington, il placerait les États-Unis dans l’obligation de présenter des excuses et d’indemniser la Syrie. Les fonctionnaires internationaux pro-US considèrent donc comme leur mission de conclure que la Syrie a bombardé sa propre population avec du gaz sarin qu’elle aurait détenu illégalement sur la base aérienne de Cheyrat.

Dès le mois d’octobre, le ton a commencé à monter entre certains fonctionnaires de l’Onu et la Russie. Contrairement à ce que la presse occidentale a prétendu, le différent ne portait aucunement sur les conclusions du Mécanisme d’enquête, mais exclusivement sur ses méthodes ; Moscou refusant à l’avance toute conclusion obtenue par des méthodes non-conformes aux principes internationaux établis dans le cadre de la Convention sur les armes chimiques et de l’OIAC [7].

Le gaz sarin est un neurotoxique extrêmement létal pour l’homme. Il existe des variantes de ce produit, le chlorosarin et le cyclosarin, et une version encore plus dangereuse, le VX. Tous ces produits sont absorbés par la peau et passent directement dans le sang. Ils se dégradent en quelques semaines à quelques mois dans l’environnement, non sans conséquences pour les animaux qui entreraient en contact avec eux. Lorsqu’il pénètre dans le sol, en l’absence d’oxygène et de lumière, il peut se conserver très longtemps.

Il suffit de voir les photographies de l’attaque de Khan Cheikhoun, montrant quelques heures plus tard des personnes prélever des échantillons sans porter de combinaison protégeant leur peau, pour savoir avec certitude que s’il y a eu usage de gaz, ce ne pouvait pas être ni du sarin, ni un de ses dérivés. Pour plus de détails, on se reportera à l’étude du professeur Theodore Postol, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui démonte un à un les arguments des prétendus experts de la CIA [8].

Or, contrairement aux principes de la Convention sur les armes chimiques, le Mécanisme d’enquête ne s’est pas rendu sur place pour prélever des échantillons, les analyser et identifier le gaz utilisé, s’il y en avait un.

Interrogée à ce sujet en mai et juin 2017 par la Russie, l’OIAC a déclaré étudier les conditions de sécurité de ce déplacement pour finalement conclure qu’il n’était pas nécessaire puisque, selon elle, « L’utilisation de sarin ne fait aucun doute ».

Le Mécanisme d’enquête s’est par contre rendu sur la base aérienne de Chaïrat où, selon Washington, le gaz sarin avait été illégalement stocké et où il avait été chargé sur des bombardiers. Mais, malgré l’insistance de la Russie, il a refusé d’y prélever des échantillons.

Identiquement, le Mécanisme d’enquête a refusé d’étudier les révélations de la Syrie sur l’approvisionnement des jihadistes en gaz par les sociétés états-uniennes et britannique Federal Laboratories, NonLethal Technologies, et Chemring Defence UK [9].

Les États-Unis et leurs alliés ont eux-mêmes admis dans le projet de résolution qu’ils ont présenté le 16 novembre que les fonctionnaires internationaux devraient mener leurs investigations d’« une manière appropriée à la réalisation de leur mandat » [10].

La Russie a rejeté le rapport du Mécanisme d’enquête au vu de son dilettantisme et a refusé par trois fois de reconduire son mandat. Elle a opposé son veto les 24 octobre [11] et les 16 [12] et 17 novembre, comme elle l’avait fait le 12 avril [13] lorsque les États-Unis et la France [14] tentèrent de condamner la Syrie pour cette prétendue attaque au gaz sarin. C’était la 8ème, la 9ème, la 10ème et la 11ème fois qu’elle en faisait usage sur la question syrienne.

On ignore pour quelle raison Washington a présenté ou fait présenter quatre fois la même assertion au Conseil de sécurité par des biais différents. Ce balbutiement s’était déjà présenté au début de la guerre contre la Syrie, les 4 octobre 2011, 4 février et 19 juillet 2012, lorsque la France et les États-Unis tentèrent de faire condamner par le Conseil ce qu’ils appelaient la répression du printemps syrien. À l’époque la Russie affirmait au contraire qu’il n’y avait pas de guerre civile, mais une agression extérieure. À chaque fois, les Occidentaux répliquèrent qu’ils allaient « convaincre » leur partenaire russe.

Il est intéressant d’observer qu’aujourd’hui la doxa occidentale prétend que la guerre en Syrie a débuté par une révolution démocratique qui a mal tourné et a été finalement récupérée par des jihadistes. Or, contrairement à ce qui fut prétendu, il n’existe aucune preuve de la moindre manifestation en faveur de la démocratie en 2011-12 en Syrie. Toutes les vidéos publiées à l’époque sont soit en faveur du président el-Assad soit contre la République arabe syrienne, jamais pour la démocratie. Aucune vidéo ne comprend de slogan ou de pancarte pro-démocratie. Toutes les vidéos des prétendues « manifestations révolutionnaires » de cette période ont été tournées des vendredis à la sortie de mosquées sunnites, jamais un autre jour et jamais depuis un autre lieu de rendez-vous qu’une mosquée sunnite.

Il est vrai que sur certaines vidéos on entend des phrases comprenant le mot « liberté ». En tendant l’oreille, on constate que les manifestants y exigent non pas la « Liberté » au sens occidental, mais la « liberté d’appliquer la charia ». Si vous trouvez un document traçable qui puisse me contredire d’une manifestation de plus de 50 personnes, merci de me le communiquer, je ne manquerai pas de le publier.

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Bien que pour ne pas donner l’occasion à son opposition de l’accuser d’avoir été chercher ses ordres du KGBiste Vladimir Poutine, le président Trump n’ait pas eu d’entretien privé avec lui, les deux hommes affichent leur entente (Đà Nẵng, 11 novembre 2017).

On pourrait interpréter l’obstination états-unienne à manipuler les faits comme le signe de l’alignement de l’administration Trump sur la politique des quatre mandats précédents. Mais cette hypothèse est contredite par la signature d’un Mémorendum secret à Amman, le 8 novembre, entre la Jordanie [15], la Russie et les États-Unis, et par la Déclaration commune des présidents Poutine et Trump, le 11 novembre, à Đà Nẵng, en marge du sommet de l’Apec [16].

Le premier document n’a pas été publié, mais on sait par des indiscrétions qu’il ne tient pas compte de la demande israélienne de créer une zone neutre, en territoire syrien, à 60 kilomètres au-delà non pas de la frontière israélienne, mais de la ligne de cessez-le-feu de 1967. Ne manquant jamais une occasion de verser de l’huile sur le feu, le gouvernement britannique réagit en faisant publier par la BBC des photographies satellitaires de la base militaire iranienne d’El-Kiswah (à 45 kilomètres de la ligne de cessez-le-feu) [17]. Comme on pouvait l’anticiper, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rejeta immédiatement l’accord entre les Grandes puissances et annonça réserver le droit d’Israël à intervenir militairement en Syrie pour préserver sa sécurité [18] ; ce commentaire constitue une menace et, à ce titre, viole la Charte des Nations unies. Au demeurant, chacun a pu constater depuis sept ans que le prétexte des armes destinées au Liban a bon dos. À titre d’exemple, le 1er novembre, Tsahal bombardait illégalement une zone industrielle à Hassiyé en prétendant détruire des armes destinées au Hezbollah. En réalité, la cible n’était qu’une usine de cuivre indispensable au rétablissement de la distribution d’électricité dans le pays [19].

La Déclaration de Đà Nẵng comporte de nettes avancées. Ainsi établit-elle pour la première fois que tous les Syriens pourront participer à la prochaine élection présidentielle. Or, jusqu’à présent les Syriens exilés ont été interdits de voter par les membres de la Coalition internationale en violation de la Convention de Vienne. Quant à la « Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution », elle boycottait les élections car cette instance était dominée par les Frères musulmans selon qui « Le Coran est notre Loi », et il n’y a pas de place pour des élections dans un régime islamiste.

Le contraste entre d’une part la progression des négociations russo-US sur la Syrie et, d’autre part, l’entêtement des mêmes États-Unis à nier les faits devant le Conseil de sécurité de l’Onu est saisissant.

Il est intéressant d’observer la gêne de la presse européenne aussi bien face au travail des présidents Poutine et Trump que face à l’entêtement enfantin de la délégation US au Conseil de sécurité. Presque aucun média n’a évoqué le Mémorendum d’Amman et tous ont commenté la Déclaration commune avant qu’elle ne soit publiée, sur la seule foi d’une Note de la Maison-Blanche. Quant aux enfantillages de l’ambassadrice Nikki Haley au Conseil de sécurité, les médias européens ont unanimement constaté que les deux Grands n’étaient pas parvenus à un accord et ont fait l’impasse sur les arguments russes, pourtant longuement expliqués par Moscou.

Force est de constater que si le président Trump tente de solder la politique impérialiste de ses prédécesseurs, les fonctionnaires internationaux pro-US de l’Onu sont inaptes à s’adapter au réel. Après 16 ans de mensonges systématiques, il ne sont plus capables de penser en fonction des faits, mais uniquement de leurs fantasmes. Ils ne parviennent plus à ne pas prendre leurs désirs pour la réalité. Ce comportement est caractéristique des Empires en déclin.

Thierry Meyssan

Voltairenet

Le 21 novembre 2017

Lien direct à l’article: http://www.voltairenet.org/article198863.html

 

Never Give Up!

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Often enough, we come across very low life people who are ready to sell their souls to the devil himself for what they perceive as a social promotion. These thugs, commonly referred to as the pleb, Hoi Polloi or la vile populace, la lie, the mob, the populace, managed to seize the power in many countries and corporations all over the world.

I live in one of these territories where drug dealers, pickpockets and thiefs somehow succeeded to get outstanding positions or to have enough influence on the Governement to change laws to meet all their criminal expectations.

From the lowest level of the swamp, they turned up to be referred as petits and grand bourgeois. This new notability is obviously usurped.

A honest individual has nearly no chances to face these thugs. They get richer but their ethics is the same as when they used to racket and steal good people under the threat of a weapon. Their methods have changed though: instead of a knive of a gun, they use the rule of law and other public means, namely the coercition of the State.

I was harassed for months by these mobsters. I was forced to move several times and since september, I found myself unable to get a flat. above all, I found out I was a paperless in my own country and that was the most ridiculous thing one could think about. I was supposed to move to an another country but my passport expires in January 2018 and thus, I was not allowed to travel abroad even though I sold my car and all my belongings (mainly books and some furniture).

I work in an Organization where nepotism and corruption are legion. They keep you in the dark and sometimes they ask you to lie. I opted to tell the truth. You fool they told me. I took a leave. I am not sure whether to resume work.

These sons of bitch do not believe in anything. They hate other people, they hate love, they despise all ethical behaviour, lie all the time even to themselves. They lie everytime they move, they cheat, they kill, they think they are God and they are nothing more than human wastes, garbage, villains.

I succeeded once in 7 out of the eight steps to join the UN but I was told my application was not successful. Years later, I ended to know why: like a lot of other big Organizations, the UN is deeply corrupt and its hiring process is always rigged.

It was not a big deal but my eyes were wide open since.

I survived many natural disasters, remember some military experience within a special unit  and I am divorced since four years.

I traveled to many countries, especially in war-torn countries and I know what the media will never tell you. So, I decided to have a blog.

I am currently harassed by a bunch of ignorant and corrupt thugs who do not hesitate to use any means possible to silence their « targets ».

They tried to get me assassinated and when they failed, they are suing me for « insulting » them.

So, telling the truth is a very dangerous job.

I know nobody would ever help me and that I must rely only on myself. Some friends of mine advised me though to ask for political or social asylum. To whom? Governments do not give a damn about individuals and « freedom » does not exist in real world.

A free mind is not fit to live they say. A free thinker is a threat. Love can get kill you.

Notwithstanding all that harassament and other threat, I won’t give up. I will never surrender to the mediocrity and the mobsters. I will keep on laughing whatever happens so SMILE!

I am Wes!

Keep on smiling, waiting for the Sun…And fuck the bastards!

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Πάντα ῥεῖ (Panta Rhei): "Tout s'écoule"/"Everything flows"-Héraclite/Heraclitus

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