La France aidera la Jordanie à sécuriser sa frontière avec la Syrie

Durant l’été 2012, la France lançait l’opération « Tamour » afin d’apporter un soutien médical aux nombreux civils syriens s’étant réfugiés en Jordanie pour fuir les combats qui ravageaient leur pays. Pendant 15 mois, le Groupement médico-chirurgical [GMC] déployé à Za’taari par le Service de santé des armées [SSA] assura ainsi 350 interventions chirurgicales lourdes, vaccina 38.000 enfants en collaboration avec l’UNICEF et donna 15.000 consultations médicales.

Six ans plus tard, même si l’emprise territoriale de l’État islamique [EI ou Daesh] s’est réduite et que les forces gouvernementales syriennes ont repris l’initiative grâce à l’appui de la Russie et de l’Iran,  la Jordanie est toujours sous la menace d’infiltrations jihadistes et donc d’attentats.

« Du fait de l’intervention de la coalition internationale contre Daesh et des menaces existant à l’encontre de la France et de ses ressortissants, une vigilance accrue est nécessaire », souligne ainsi le site du ministère français des Affaires étrangères.

Le 10 août, une patrouille des forces de sécurité jordaniennes a été la cible d’une attaque à al-Fuhais, une localité située à une dizaine de kilomètres d’Amman. Le lendemain, trois membres de la cellule « terroriste » soupçonnée d’être impliquée dans cette affaire ont été arrêtés à Salt.

Aussi, la France va aider la Jordanie a sécuriser sa frontière avec la Syrie. Telle est l’annonce faite le 15 août par le président Macron, à l’issue d’un entretien téléphonique avec le roi Abdallah II.

Le président de la République « a échangé avec le roi de Jordanie sur la lutte contre le terrorisme, en particulier contre Daesh dans le cadre de la coalition internationale » et « a annoncé une contribution française au maintien de la sécurité le long de la frontière syro-jordanienne », a en effet indiqué l’Élysée, via un communiqué.

« L’entretien a également porté sur les questions régionales, et tout particulièrement la Syrie. La situation dans le sud du pays et dans le gouvernorat d’Idlib a été abordée, ainsi que la question du retour des réfugiés, qui devra être accompagné par la communauté internationale dans des conditions sûres et équitables », poursuit le texte.

Pour le moment, on ignore quelle forme prendra cette « contribution » française au maintien de la sécurité de la frontière jordano-syrienne. S’agira-t-il d’une future mission pour les forces françaises à l’image de l’opération Tamour ou se traduira-t-elle par une aide financière et/ou l’envoi d’équipements de surveillance?

Pour rappel, dans le cadre des opérations contre Daesh en Syrie et en Irak [opération Chammal], la Jordanie acccueille une base aérienne projetée [BAP] française, laquelle met en oeuvre des Rafale, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et, parfois, un C-160 Gabriel.

http://www.opex360.com/2018/08/16/france-aidera-jordanie-a-securiser-frontiere-syrie/

 

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Le canon électromagnétique chinois réussit son 1er test à la mer ?

Après son installation sur un navire d’embarquement transformé en navire banc d’essai en ce début d’année, le nouveau canon électromagnétique développé pour le compte de la marine chinoise aurait déjà réussi son premier test naval, si notre interprétation d’un article paru hier est correcte.

Selon ce texte publié par la marine chinoise, qui parle d’une chercheuse de la PLA Naval University of Engineering (海军工程大学) spécialisée dans le domaine du lancement électromagnétique, un « nouveau système d’arme naval » a réussi (récemment) son essai dès sa première mise en route sur le navire.

La chercheuse en question s’appelle ZHANG Xiao (张晓) et elle est responsable à la fois de la simulation générale et aussi la maintenance des « sources électriques » du dit système. L’article mentionne également ses nombreuses réalisations techniques dans le domaine, dont une « alimentation électrique permettant les tirs multiples » qui est entrée en production de série, et « la plus grande au monde ».

Une recherche plus approfondie sur ZHANG montre qu’elle dirige depuis Janvier 2015 les travaux de développement des technologies de stockage d’énergie hybride pour « le lancement électromagnétique sur rail », un projet financé directement par National Natural Science Foundation of China (NSFC), une fondation attachée au Conseil des affaires de l’État qui finance une partie des recherches civilo-militaires du pays.

Ses dernières publications scientifiques depuis 2012, date à laquelle la chercheuse chinoise a intégré la PLA Naval University of Engineering et que le projet du canon électromagnétique pour la marine chinoise a été officiellement lancé, se focalisent aussi essentiellement autour d’un « système de lancement électromagnétique sur rail ».

Tout porte donc à croire que ZHANG travaille sur un projet de canon électromagnétique naval (de type railgun visiblement), plus précisément sur la partie d’alimentation électrique, et c’est le même canon que l’on voit à Wuhan depuis Octobre l’an dernier.

On ignore pour le moment si la réussite du premier test de ce canon électromagnétique que parle l’article de la marine chinoise concerne uniquement les sous-systèmes d’alimentation et de distribution électrique, ou le système d’arme a déjà procédé à son premier tir à la mer.

On sait uniquement que plus de 200 personnes venantes d’une vingtaine d’institutions chinoises ont participé aux essais, et que le test aurait eu lieu quelques parts entre la mer de Chine orientale et la baie de Bohai, puisqu’un expert qui se trouvait sur place au moment du test et cité par l’article a évoqué un endroit « où la flotte de Beiyang avait été humiliée mais maintenant c’est ici même que l’on voit l’espoir… » ¹.

A suivre.

Henri K.

 

¹ – La flotte de Beiyang, l’une des quatre flottes régionales chinoises à la fin de la dynastie des Qing, a été anéantie par la flotte impériale japonaise durant la première guerre sino-japonaise (1er août 1894 – 17 avril 1895).

http://www.eastpendulum.com/le-canon-electromagnetique-chinois-reussit-son-1er-test-a-la-mer

 

 

Severe Shortcomings of the United States’ Most Advanced Fighter Emerge During Operations in Syria

F-22 Raptors May Not be Able to Overcome the Su-35 After All;Severe Shortcomings of the United States’ Most Advanced Fighter Emerge During Operations in Syria

http://militarywatchmagazine.com/article/70256

Since the Russian Air Force began its military operations in Syria in September 2015 the country had deployed some of its most advanced fighters to bases in the Middle Eastern country. These have included the Su-30 and Su-35 air superiority platforms, heavy fighters based on the airframe of the renowned Soviet Su-27 with formidable air to air combat capabilities. Since the Turkish downing of a Russian Su-24 strike fighter in November 2015, a dated Russian platform with negligible air to air capabilities, the Air Force has equipped its advanced Sukhoi platforms with air to air missiles to guard against the threat of Western bloc fighters operating in the country.

With heavily armed Su-30 and Su-35 fighters flying regular sorties over Syria, combined with the deployment of Russia’s most sophisticated air defence systems to the country, the balance of power in the skies was strongly in Russia’s favour. U.S. military reports indicate that the Russian Su-35 is more capable in air to air combat than any fighter in the world – with the sole exception of the F-22 Raptor. These reports notably predate the induction of the Chinese J-20, which could potentially challenge both the Raptor and the Sukhoi. As a result, with tensions with Russian forces growing, the United States began to deploy its most advanced air superiority platform to Syria. The F-22 was expected to shift the balance of power firmly in the Americans’ favour – a much needed asset in the Middle Eastern theatre and perhaps the only one capable of counterbalancing the deployment of cutting edge Russian assets in the country. Raptors deployed from a U.S. airbase in the United Arab Emirates, also a base of operations for strikes on Afghanistan.

While it is by far the most capable Western fighter in service, the emergence of several significant flaws have effected the Raptor’s performance and severely compromising the fighter’s ability to project power and over Syrian skies. Foremost among these are the F-22’s extremely high maintenance requirements, which make sorties more than once a week impossible – and when operating as far as Syria makes sorties more than twice a month extremely difficult. This only exacerbates the numerical disadvantage the Raptor faces, with fighters stretched across the world and few available for deployment to the Middle East. Flaws have also emerged with the Raptor’s combat performance, particularly relative to the relatively low maintenance Sukhoi platform.

The Su-35 carries 175% of the F-22’s payload and is far more maneuverable, incorporating three dimensional thrust vectoring. The Su-35 also has the advantage of fielding 130km range R-27 missiles, potentially giving it an advantage in beyond visual range combat against the F-22’s 105km range AIM-120C. With both fighters having similarly sophisticated avionics and electronic warfare systems, the F-22’s primary advantage is considered to be its stealth capabilities. This allows the Raptors to use their extremely low radar cross section to evade the Su-35’s radar in beyond visual range engagements, potentially compensating for the Raptor’s shorter missile range by allowing it to close the 25km gap undetected. The F-22’s recent performance in Syria has however brought its ability to successfully engage Russian platforms at a distance into question.

While Russian Sukhoi fighters currently in service do not operate with minimised radar cross sections, they have managed to evade some of the most advanced radars in the U.S. Air Force – the F-22’s AN/APG-77. According to a report from the commander of the U.S. 95th Reconnaissance Squadron commander stationed at UAE Al-Dhafra airbase, Raptors are unable to effectively track Russian Su-30 and Su-35 fighters in Syria. The F-22’s inability to detect the Sukhoi fighters at range effectively annuls the advantage of its stealth capabilities. In beyond visual range combat this leaves neither fighter able detect the other, a significant advantage for the Sukhoi as it guarantees combat will occur at short ranges where it retains several advantages. This of course assumes the Sukhoi does not coordinate with ground based radars, such as those at Russia’s Khmeimim airbase in Syria, which are more sophisticated and capable of detecting stealth fighters.

According to the Al-Dhafra airbase commander, the F-22 fighters have other significant drawbacks which have hindered their operational capabilities including a lack of infrared and optic capabilities to allow for night time tracking, a lack of helmet-mounted displays forcing pilots to actively look around to find other aircraft, and an inability to transfer data through the Link 16 tactical data exchange network and a resulting reliance on radio communication. The result is that, though it lacks ‘next generation’ stealth capabilities, the Su-35 may well overall exceed the capabilities of the F-22 – particularly when accounting for the Raptor’s extensive maintenance requirements and resulting long absences from the frontline. While there is no doubt that the F-22 is one of the world’s most capable combat platforms, it’s position as the world’s foremost air superiority fighter may well not be guaranteed in light of recent Russian technological developments and the Raptor’s demonstrated failures when operating in Syria in proximity to advanced Sukhoi platforms.

Afghanistan : les Talibans s’essaient à l’assaut des capitales provinciales

En dépit du blocus médiatique, la guerre d’Afghanistan ressemble de plus en plus à la débâcle de Saigon d’avril 1975. Le symbolisme est fort, les Talibans, une guérilla médiévale en lutte contre les forces des États-Unis et l’ensemble de l’OTAN depuis plus de dix-sept ans, courent les rues de Ghazni, une ancienne capitale d’où a surgi un redoutable empire, et ne se privent plus a partir à l’assaut des capitales provinciales, après avoir dominé la totalité du monde rural de ce pays montagneux et rude, devenu un véritable cimetière des empires.

Dans le district de Ghazni, à deux heures de route de Kaboul, l’ensemble des unités des forces spéciales, représentant moins de 8 % des effectifs pléthoriques de l’Armée Nationale Afghane (ANA) ont été mises en déroute par les Talibans, ce qui a nécessité l’intervention énergique d’unités aériennes de la 101 ème division aéroportée US, d’unités de bérets verts, d’unités spéciales d’hélicoptères d’attaque avancés (AH 64 Apache) aux côtés du 203ème Corps de l’Armée afghane et de seize unités spéciales relevant des renseignements pour empêcher la chute du centre urbain de Ghazni, laissant aux Talibans le contrôle absolu des périphéries rurales et des routes d’approvisionnement.

Des drones MQ-9 Reapers, des avions d’attaque A-10 Warthog et des hélicoptères Ah64 tentent de contenir l’assaut des Talibans comme à Farah dans l’ouest du pays mais les Talibans ont manifestement appris à s’adapter et ont réussi à pénétrer les zones urbaines sans se faire repérer. Si les officiels afghans continuent à se rassurer en répétant que les Talibans sont repoussés, les populations plient bagage et un exode a commencé vers la capitale Kaboul.

L’Afghanistan est une guerre perdue d’avance.

U.S. Air Force F-22 Raptor stealth fighter jets lose radar-absorbing coating in Syria

The U.S. Air Force (USAF) F-22 Raptor stealth fighters, which are taking part in military operation in Syria, have started to lose their radar-absorbing coating.

As reported by Aviation Week in fact the radar-absorbing coating, that hides the Raptor from radars, warped and started to peel off. According to the USAF one of the reasons of this problem are climatic conditions affecting the area of operations.

A claim confirmed by John Cottam, head of the F-22 program of Lockheed Martin, who noted that external factors, such as rain and sand dust, not only wrinkle and peel off the coating but also turn it into its original liquid state.

Indeed this is not the first problem experienced by the F-22’s radar-absorbing coating: according to Southfront.org in 2009 US pilots complained that the coating easily erased from Raptor’s body during contact with fuel and lubricating oil.

However Lockheed Martin claims that has developed a new, more resistant coating which will be applied to all F-22s during maintenance operations. According to preliminary estimates, this process will take at least three years.

Noteworthy this is not the first issue that compromises the Raptor’s stealthiness: as we have recently reported in fact a re-occurring weapon’s system issue that affected the radar cross-section of an F-22 Raptor belonging to 43rd Fighter Squadron from Tyndall Air Force Base (AFB), Florida, has been fixed last month by means of cost-effective solution developed a 23-year-old Airman.

A cost effective solution on which the U.S. Air Force will rely very unlikely to overcome this new problem.

Photo credit: U.S. Air Force

https://theaviationgeekclub.com/u-s-air-force-f-22-raptor-stealth-fighter-jets-lose-radar-absorbing-coating-in-syria/

 

Face au verrouillage de l’espace aérien en Syrie occidentale, les israéliens optent pour l’usage de missiles balistiques lancés depuis les airs

Les défenses anti aériennes syriennes ont intercepté et abattu un second aéronef autonome de reconnaissance israélien ayant pénétré l’espace aérien syrien à partir du Liban.

Depuis l’échec flagrant de l’agression tripartite menée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni en Syrie, les israéliens semblent avoir un choix très limité en ce qui concerne les plateformes de lancement de missiles à utiliser en Syrie où l’espace aérien est verrouillé et quasiment interdit: des missiles de croisière « Popeye » lancés à partir de chasseurs-bombardiers (Air Launched Cruise Missiles); des missiles Sol-Sol ; et depuis peu des missiles balistiques « Rampage » lancés à partir d’avions évoluant loin de l’espace aérien syrien.

Les missiles de croisière « Popeye » évoluent à une vitesse subsonique et sont désormais faciles à intercepter par certains systèmes de missiles Sol-Air et même la DCA syriennes. C’est l’arme ayant été la plus utilisée par les israéliens en Syrie.

Les missiles de croisière ayant demontré leurs limites, les israéliens se sont rabattus sur un vieil expédient : le missile balistique. Plus difficile à intercepter et d’une portée supérieure au missile de croisière, cette arme pouvait constituer la panacée au verrouillage de l’espace aérien syrien. Les israéliens ont utilisé des missiles balistiques « Rampage » emporté par des F-15 (un ou deux unités par appareil) à l’état de prototype à trois reprises en Syrie. Le résultat est plus que mitigé : avec une charge conventionnelle au poids réduit, le Rampage n’avait qu’une efficacité très limitée.

Les analystes militaires syriens affirment que les effets d’une charge conventionnelle du « Rampage » israélien ne diffèrent guère de ceux d’un attentat à l’explosif à l’aide d’une charge moyenne, soit moins que les effets d’un véhicule de tourisme piégé.

Cette limitation pousse les israéliens à priviliegier les charges non-conventionnelles pour le « Rampage » et cela inclut non seulement les armes spéciales connues (atomiques, chimiques ou bactériologiques) mais surtout les armes à impulsion électromagnétique, les bombes à micro-ondes et ce que l’on appelle depuis peu, les armes météorologiques.

Dans les faits, il est devenu impossible à Israël de mettre en péril la réputation des ses avions de combat modifiés (F-35, F-15 et F-16) sur le théâtre d’operations syrien et se contente pour l’instant à sonder les défenses anti- aériennes syriennes à l’aide de drones et de ballons. Les frappes sont effectués à partir de l’extérieur de l’espace aérien syrien sauf au dessus des confins Syrie-irakiens où il n’y a aucune bulle de protection et où l’aviation de la coalition opère. Les appareils israéliens opèrent le plus souvent sous les couleurs d’un pays de l’OTAN. Cependant, la nature et le nombre des cibles en Syrie orientale, un territoire désertique et très peu peuplé et où les cibles gouvernemenales syriennes sont inexistantes, ne permettent point d’achever un objectif militaire, politique ou même symbolique.

Le jeu au Moyen-Orient étant verrouillé en Syrie, il ne reste que des options fort hasardeuses comme un ciblage direct de l’Iran où la crise économique extrême et le ras-le-bol des populations laissent prévoir un soulèvement généralisé et un changement de régime violent. Un pari fort risqué car le potentiel iranien en matière d’absorption des chocs pourrait résulter sur des effets inversés susceptibles de bloquer momentanément les approvisionnements énergétiques fossiles mondiaux.

Après l’échec des révolutions colorées, la guerre économique menée par les forces spéciales du taux de change

De nouvelles techniques de guerre économique, pour l’instant quasiment imparables, agissant sur les taux d’intérêt des banques centrales, la surtaxation des importations, la masse monétaire et les taux de change des monnaies, font rage en Iran, en Turquie, en Syrie, en Irak, en Biélorussie, en Ukraine, en Russie, au Vénézuela et visent désormais la Chine.

Des équipes spécialisés infiltrés (Iran) et se basant sur des opérateurs locaux et influents, souvent issus de l’économie parallèle sont le fer de lance de cette nouvelle forme d’offensive en règle.

Algérie : mort d’un héros ayant fait face au racket généralisé

La mort d’un vacancier ayant eu le courage de dire non au diktat des malfrats ayant squatté par la violence la quasi totalité des espaces publics en Algérie a profondément choqué un pays ou l’inversion des valeurs et la lâcheté ont neutralisé tout sursaut moral.

Aissa Zoubir est un citoyen algérien originaire d’une commune de la préfecture de Oued Souf dans le Sud-est du pays ayant décidé de passer ses vacances en compagnie de sa famille dans une commune côtière de la préfecture de Bejaia (ex-Bougie) en bordure de la Méditerranée. L’homme est assassiné à l’arme blanche devant sa famille pour avoir courageusement refusé le racket d’une bande de voyous extrêmement dangereux qui ont squatté l’accès aux plages publiques.

L’homme meurt à l’hôpital et rentre chez lui dans un cercueil mais il est accueilli par les populations comme un véritable héros national.

Cet incident n’est pas un fait divers ordinaire. Pour la première fois, un simple particulier ose faire face au racket généralisé imposé par des dizaines de milliers de malfrats, de fripouilles et de délinquants que l’État algérien, avec ses appareils sécuritaires pléthoriques, n’a pu affronter pour préserver une paix sociale basée sur le contentement des délinquants et des criminels au détriment des gens honnêtes.

C’est une question de principe. En Algérie, la loi garantit la gratuité des espaces publics dont les plages et la voirie.

Aissa n’est pas mort pour les 200 dinars algériens (environs 2 Euros) mais pour défendre sa liberté et son droit de citoyen à évoluer dans un espace public à la disposition de l’ensemble de la communauté tels que garantis par les lois de la République et le bon sens.

Depuis quelques années, le phénomène du racket sauvage sous la menace explicite de la violence meurtrière a pris une ampleur telle en Algérie qu’il n’est pas sans rappeler l’anarchie des milices libyennes. A l’exception notable qu’en Algérie les services de sécurité, très structurés et bien équipés, peuvent enrayer cette menace.

Le racket des rues et des plages en Algérie est une activité illégale qui génère beaucoup d’argent sans aucun effort pour les malfrats. Ces derniers bénéficient souvent de la complicité d’agents de l’État ou d’élus locaux corrompus comme à Skikda ou Tipaza.

Les citoyens et les travailleurs, eux, n’ont d’autre choix que de subir le diktat des petits voyous sans envergure des quartiers ou de refuser cet état inadmissible, le plus souvent au péril de leurs vies et sans aucun secours des autorités.

Ce racket sauvage nuit totalement à l’image d’un pays longtemps boudé et qui cherche désespérément à relancer des activités touristiques.

L’État dispose des moyens nécessaires pour éradiquer en un temps record ce fléau, d’autant plus que ces malfrats sont d’une extrême lâcheté face à la force, mais sous prétexte de lutter contre des menaces autrement plus importantes comme le terrorisme, officiellement « résiduel » ou les menaces géostratégiques et par dessus tout énergétiques, l’autorité publique a abandonné l’espace public et ménage la petite délinquance. Cette politique montre clairement ses limites dans le contexte actuel, marqué par l’émergence du grand péril du Sud.

Aissa Zoubir est probablement le martyr de cette nouvelle Algérie marginalisée qui refuse de mourir par le pourrissement et qui veut renaître et combattre pour sa survie.

La guerre à outrance

La situation devient fort instable et aurait atteint le seuil critique. C’est la fuite totale en avant.

La dissuasion, même nucléaire, ne fonctionne plus.

Le nombre de pays risquant de subir des attaques hybrides inclut désormais des pays alliés ou inféodés au système financier dominant.

C’est au chacun pour soi même au sein de l’OTAN.

La liste des pays déclarés ouvertement « hostile » et par conséquent à abattre par tous les moyens possibles inclut la République populaire de Chine, la Fédération de Russie, la République islamique d’Iran, le Venezuela et la Corée du Nord.

Une autre liste incluant 35 pays d’Afrique et d’Asie ainsi que trois grands pays d’Europe, serait finalisée à des fins de ciblage économique et financier.

C’est la guerre à outrance. Nul n’est à l’abri.

La blogosphère dite alternative est quasiment contrôlée.

Aucune forme de cyber-guérilla n’est possible sur une matrice conçue pour asservir les populations.

La réussite militaire russe

par Pierre 
mardi 31 juillet 2018

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-reussite-militaire-russe-206527

 

La Russie a réussi à rattraper et même à dépasser les puissances occidentales dans la conception de nouveaux types d’armements en un peu moins qu’une vingtaine d’années.

Les experts occidentaux relayés par la classe politique et les médias avaient pris l’habitude de parler de la Russie postcommuniste comme d’un pays incapable de s’en sortir sans l’aide occidentale. Ils sont à présent très décontenancés quand les Russes imposent leur vision stratégique avec leurs forces militaires en Syrie ou en Crimée par exemple et ils expriment ensuite leur frustration avec de grossières provocations.

Mais comment expliquer cette sous-évaluation de la puissance militaire russe et pourquoi n’a-t-elle pas été anticipée ?

Les deux principales raisons de cet aveuglement tiennent à l’effondrement économique, industriel et aussi sociétal des années quatre-vingt-dix qu’on pensait être définitif et surtout à la comparaison des budgets de la Défense.

Le budget de la Défense de la Russie exprimé en dollars est dix fois inférieur à celui des États-Unis !

Combien de fois n’a-t-on pas entendu cette assertion y compris par des médias russes comme RT ou Sputnik ou même par le président Poutine en personne ?

Les deux pays consacrent entre 4 et 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) à la Défense et cette assertion est basée sur le montant du PIB en dollars consacré à la Défense.

Le budget des États-Unis est d’origine en dollars alors que celui de la Russie est en roubles.

Les experts convertissent donc le budget de la Défense russe en dollars suivant le cours du rouble du jour pour le comparer à la hauteur des dépenses militaires étasuniennes.

Le PIB n’est pourtant pas un outil pertinent pour faire cette comparaison.

Il serait beaucoup plus judicieux se baser sur le produit intérieur brut à parité de pouvoir d’achat (PPA) [i] pour faire cette évaluation si on veut avoir un ordre de grandeur comparable.

L’industrie de l’armement en Russie est quasi totalement indépendante de toute importation et les taux de change n’ont aucune incidence sur la politique militaire russe.

 

Un exemple pour être clair : la chute du rouble en 2014-2015 a vu en quelques mois la valeur du rouble diminuer de moitié par rapport au dollar. Cela a eu un impact sur l’économie russe vu que le coût des importations en devises, dollars ou euros, avait doublé [ii] mais cela n’a eu qu’un très faible impact sur l’industrie militaire qui n’importe rien à part peut-être des machines-outils. L’industrie militaire a continué à produire le même nombre d’armes, la recherche a continué comme avant et le fonctionnement de l’armée est resté identique pendant que le ratio comparatif en dollars du PIB avec les États-Unis était passé de 8:1 en 2014 à 14:1 en 2015.

 

Il est difficile de faire des calculs précis parce que le PPA et le pourcentage du budget consacré à la Défense évoluent d’une année à l’autre de manière différente aux États-Unis et en Russie et qu’il y a des montants liés à la Défense, comme par exemple la recherche, qui peuvent être pris en charge par d’autres budgets mais on peut quand-même davantage s’approcher de la réalité sans entrer dans des calculs complexes.

 

En se basant sur le PPA, le ratio devient alors de 5:1, ce qui est encore énorme, mais il y a d’autres correctifs à apporter.

 

  • En tant qu’empire, les États-Unis consacrent une grande partie de leur budget de la Défense à leurs forces de projection dans toutes les parties du monde. La Russie n’a des intérêts à défendre que dans son étranger proche et n’a pas besoin de force de projection au-delà, d’où une considérable économie.
  • Les États-Unis entretiennent onze porte-avions lourds avec chaque fois une flottille d’escorte d’une dizaine de navires tandis que la Russie n’a qu’un porte-avions qui sort rarement de sa base. Encore une économie non négligeable.
  • Les États-Unis ont plus de 800 bases militaires hors de leur territoire national : la Russie, une petite dizaine (21 si on compte les centres d’appui logistique).
    • Les États-Unis se sont lancés dans des programmes militaires extrêmement complexes et coûteux comme le système antibalistique THAAD dont le développement et la fabrication a coûté plus de 886 milliards de dollars selon l’Agence Reuter. [iii] La réponse asymétrique russe a simplement été de produire à faible coût des missiles et des torpilles de nouveaux types qui contournent le système THAAD et qui rétablissent la MAD. [iv]
    • Le F-35-JSF, un chasseur-bombardier dit de cinquième génération, est un échec malgré son coût estimé à 1000 milliards de dollars.

    Une explication de cet échec est qu’il y a un déficit de scientifiques étasuniens de souche parce que l’enseignement secondaire est une catastrophe aux États-Unis entre autres à cause du coût des études.

    • La plupart des meilleurs étudiants se dirigent vers des facultés de droit ou vers la médecine, les branches aux perspectives les plus rémunératrices, qui leur permettront de rembourser plus facilement leurs emprunts. La science n’a pas la cote chez les étudiants et seuls les plus motivés choisissent cette voie et finissent leurs études au MIT. [v]

    Pour des raisons évidentes liées à la sécurité et au secret militaire, seuls des Américains de souche [vi] sont admis au développement des programmes militaires et comme il y a un déficit de scientifiques nationaux, cela a des conséquences sur les résultats des recherches liées à la défense.

    • Les sciences, les mathématiques et la physique en particulier ont toujours été des points forts de la Russie depuis l’époque soviétique. Cela permet à la Russie d’avoir de très nombreux spécialistes pour développer son armement.
    • La production militaire aux États-Unis est répartie dans tout le pays pour des raisons politiques et des raisons liées à la concurrence libérale, d’où un gaspillage d’argent. La production militaire russe est centralisée, d’où de substantielles économies.
    • Quinze ans de guerres en Afghanistan et en Irak ont épuisé les forces terrestres étasuniennes et ont usé le matériel déployé. Cela a aussi permis à la Russie, à la Chine et à l’Iran de se renforcer sans attirer l’attention des experts militaires occidentaux.
    • Ces quinze ans de guerre ont aussi détourné l’attention des États-Unis de ses adversaires stratégiques pour concentrer la recherche sur la lutte contre des adversaires plus faibles qui pratiquaient des guerres asymétriques.
    •  Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense, a mis bon ordre dans son ministère et il a mis fin aux gabegies de son prédécesseur.
    • La Défense étasunienne est un centre de gaspillage monstrueux notamment à cause des surfacturations ou pour payer les soldes des milices locales dans les pays occupés qui garantissent la sécurité des troupes étasuniennes.
    • La conscription est encore obligatoire en Russie. Le service militaire dure 12 mois. Cela permet d’avoir une réserve d’hommes de troupe de plus de 2 millions d’individus à un coût très réduit.

Cette liste non exhaustive permet d’expliquer le rééquilibrage militaire russe malgré l’apparente grande différence de budget. Globalement, les forces armées étasuniennes restent encore largement supérieures mais la Russie a développé un arsenal dissuasif dont une frappe en riposte provoquerait des dommages inacceptables pour n’importe quel agresseur.

Il faut aussi noter que même durant la période Eltsine, la recherche dans le domaine militaire n’a pas été interrompue malgré le manque de moyens financiers.

 

 

Conclusion.

 

Que de chemin parcouru depuis la première guerre de Tchétchénie de 1994 à 1996 quand l’ex-Armée rouge se faisait étriller par quelques milliers de djihadistes !

Que de chemin aussi parcouru depuis 2012 quand le journal Le Monde titrait que la Russie n’a pas les moyens de s’opposer à l’Occident sur le dossier syrien et qu’elle devra se plier à la volonté des autres membres du G8 par simple contrainte économique !

Aujourd’hui, grâce aux sanctions occidentales et aux contre-mesures russes, l’économie russe est de moins en moins dépendante du capitalisme néolibéral occidental et l’Armée russe est devenue une redoutable force qui va encore se renforcer dans les prochaines années.

Les recherches ont fait des percées dans les armes hypersoniques, la guerre électronique, les charges nucléaires semi orbitales (missiles Sarmat), les drones terrestres, aériens et sous-marins, les missiles anti-aériens et antibalistiques divers, les sous-marins de dernière génération (furtivité), les armes laser et dans les domaines des armements classiques et nucléaires.

Vladimir Poutine a demandé que 79% de l’équipement de l’Armée russe soit renouvelé d’ici 2020 (65% actuellement).

Seul les États-Unis de Donald Trump ont pris conscience du danger (pour eux) mais il est trop tard, il faudra des années, voire des dizaines d’années, aux États-Unis pour retrouver une invincibilité militaire et ils devraient pour cela mobiliser d’énormes moyens financiers.

Sauf à envisager la destruction totale de l’humanité, une guerre contre la Russie n’est plus envisageable et c’est pour cela que capitalisme néolibéral globalisé a lancé une stratégie pour affaiblir l’économie russe.

Sous la présidence d’Obama et même déjà bien avant, le système s’est attaqué aux alliés stratégiques de la Russie comme la Syrie, l’Ukraine ou les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale dans l’espoir de réduire la zone d’influence russe.

Dans un deuxième temps, le système s’en est directement pris à l’économie russe avec des sanctions et en cherchant à affaiblir l’économie grâce à l’effondrement des cours du pétrole.

Tentatives vaines, le Russie a fait preuve d’une remarquable résilience et le PIB est reparti à la hausse depuis plus d’un an.

L’administration Trump a encore fait plus de pression en s’en prenant directement aux exportations russes : les hydrocarbures avec le défi Nord Stream-2 ou l’industrie de l’armement en sanctionnant les entreprises ou les pays qui collaborent avec Rosoboronexport.

Je ne vois pas pourquoi ces nouvelles tentatives auraient plus de succès ; bien au contraire, elles vont affaiblir les « alliés-vassaux » des États-Unis et semer la zizanie dans leurs rangs.

Il restera une dernière option : l’exclusion de la Russie du réseau SWIFT mais il s’agirait alors d’une véritable déclaration de guerre qui nécessiterait l’assentiment des pays européens et la Russie a de toute façon préparé un système de substitution avec la Chine.

Cette stratégie n’a pas échappé à l’attention du président Poutine et à son proche entourage. La Russie se prépare militairement à une guerre pour s’assurer de ne pas avoir à la faire. [vii]

Le paradoxe pour les puissances européennes est que la Russie est un adversaire stratégique mais en même temps un marché important pour les exportations et un indispensable fournisseur d’hydrocarbures.

La prochaine décennie verra un bouleversement drastique de l’ordre mondial dans lequel l’Union européenne aura difficile de trouver sa place vu sa faiblesse militaire et sa dépendance de l’OTAN et donc des États-Unis pour sa Défense. Il est sans doute trop tard pour elle d’éviter une marginalisation partielle ou totale et être un des pôles du monde de demain.

En se réarmant, la Russie a pris le bon virage et elle fait désormais partie des grandes puissances du monde.

Qu’on l’approuve ou qu’on le regrette, dans cette première moitié de siècle, il faut être militairement fort pour être souverain et pour pouvoir mener une politique indépendante.

 


[i] Le produit intérieur brut (PIB) est un bon outil pour évaluer l’évolution de l’économie d’un pays mais le produit intérieur brut à parité de pouvoir d’achat (PPA) est mieux adapté pour comparer les économies de deux pays.

 

[ii] Nous voyons que le ratio entre les États-Unis et la Russie en 2014 est de 10:1 pour le PIB et de 5:1 pour le PPA.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)

 

 

[iv] MAD : acronyme pour Mutual Assured Destruction. En français : Destruction Mutuelle Assurée.

 

[v] MIT : Massachusetts Institude of Technology. Cette université est considérée comme une des meilleures universités mondiales. Soixante-dix-huit prix Nobel y ont été formés.

 

[vi] La réussite scientifique civile des États-Unis est en grande partie due à des scientifiques étrangers ayant fait leurs études dans les universités étasuniennes et qui ont ensuite trouvé un job dans le pays. 50 % des start-up de la Silicon Valley ont été créées par des étrangers.

« … on parle une autre langue que l’anglais dans 48 % des foyers de Silicon Valley, et 55 % des employés dans les domaines des sciences et des technologies sont nés en dehors des États-Unis (l’Inde et la Chine représentant les viviers de cerveaux les plus importants). »

Extrait de Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Silicon_Valley

 

[vii] Si vis pacen, para bellum . Si tu veux la paix, prépare la guerre.

De Tonga Tonga à Bissi, de la difficulté à réduire militairement le terrorisme africain

Le commandement militaire US en Afrique tente de tirer des leçons de l’embuscade meurtriere ayant ciblé des forces spéciale à US au Niger.

L’Africom préconise l’usage de plus de drones-armés et/ou de reconnaissance- ainsi que de vehicules blindés adaptés au combat dans des conditions de mobilité et d’exposition extrêmes.

A Tonga Tonga, les forces speciales US périrent sous le feu des redoutables RPK, utilisés par un groupe armé dont les membres aguerris fondent dans l’environnement local avant même la fin de l’assaut.

Les États-Unis ne sont pas les seuls à être confrontés aux dures réalités des nouvelles formes du terrorisme en Afrique.

Au courant de cette semaine, deux opérations militaires, la première menée par l’Armée du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, contre des éléments de l’organisation terroriste Boko Haram, et la seconde menée par un détachement militaire en Algérie, pays le plus vaste d’Afrique, contre ce que Alger qualifie de résidus de groupes terroristes, ont tourné au fiasco.

Dans le premier cas, les troupes nigérianes se sont fait surprendre par une embuscade élaborée tendue par des éléments de Boko Haram. Plus de 25 militaires ont été mis hors combat.

Dans le second, un détachement d’infanterie de l’Armée de terre algerienne, l’une des armées les mieux équipées du continent, en opération de recherche-destruction dans une zone extrêmement dangereuse, se sont accrochés avec plus d’une centaine d’hommes lourdement armés. Le lieu de l’accrochage a eu lieu non loin d’un important complexe pétrochimique côtier distant de 20 kilomètres.

Dans les trois cas, les militaires réguliers ont eu à subir un taux de perte relativement élevé sans appui aérien rapproché (CAS).

A Tonga Tonga, quatre soldats d’élite US ont été tués aux côtés d’un nombre indeterminés de soldats du Niger et le commandement US a eu à déploré le retard innacceptable accusé par le soutien aérien d’appoint, devant être assuré par les français.

Au Nigeria, des militaires aux aguets et dotés d’une puissance de feu supérieure sont tombés dans un traquenard suite à de faux renseignements. Les unités militaires de ce pays pétrolier ne peuvent compter sur aucun soutien aérien rapproché faute de moyens financiers.

Enfin, en Algérie orientale, de très jeunes militaires inexpérimentés ont accroché un groupe terroriste où se trouvaient aussi bien des vétérans des maquis des années 90 que des rescapés d’autres théâtres de guerre dans la région.

Dans le dernier cas, l’appui aérien, essentiellement des hélicoptères d’attaque au sol, est intervenu bien après l’accrochage et ce, malgré près de 25 ans d’expérience dans le domaine de la lutte anti-guérilla que l’Armée algérienne a rudement accumulé, le plus souvent de façon empirique, donc coûteuse en vies humaines. D’ailleurs l’opération du lieu-dit Bissi, un coupe-gorge isolé en temps de paix aurait été particulièrement meurtrière avec huit soldats tombés sur place et plus de 52 blessés dont plus d’une douzaine a succombé aux blessures. Un autre bilan non officiel fait état de 25 morts parmi les militaires. En face, plus de 50 terroristes auraient été anéantis par des roquettes et des bombes thermobariques mais les autorités militaires algériennes sont silencieuses et émettent des communiqués laconiques au bilan trés minimaliste, communication de guerre oblige.

Tout cela démontre l’extrême difficulté des Armées modernes à s’adapter aux nouveaux défis posés par les nouvelles morphologies extrêmes des guérillas radicales en Afrique, de plus en plus aptes à soutenir le choc initial d’une attaque et à survivre.

Les americains et les français au Sahel, les algériens sur leur propre territoire, les égyptiens au Sinaï, les nigerians et les camerounais en Afrique de l’Ouest en font l’amère experience.

Barbouzeries mortelles en Centrafrique

La guerre de l’ombre ou celle des barbouzes, d’habitude fort discrète et sans trace, prend une tournure très bruyante en Centrafrique.

La percée russe en Centrafrique a choqué Paris et Washington et on s’attendait à un drame inévitable.

Trois russes portant des cartes de presse comme des dizaines d’occidentaux présents dans ce pays ont été tués en une seule journée. « Plombés » pour les connaisseurs…

Jusqu’ici, les services spéciaux de l’OTAN en Afrique, usés par l’alcool , l’appât du gain et la pédophilie, se contentaient de monter les africains les uns contre les autres, de préférence à coups de machette en exploitant ou en aggravant des clivages existants (tribaux, confessionnels, ethniques, etc.) ou en créant de nouveaux. Après tout, ce ne sont au fond que des primitifs. La propagande médiatique s’occupe du reste.

Et puis vinrent les chinois, discrets, secrets, travailleurs forcenés et, comble du malheur pour nos barbouzes, pacifiques. On a tenté de les faire déguerpir par d’extorsion, les kidnappings et autres procédés peu recommandables entre gens civilisés via la pègre locale, des groupes armés ou de vrais faux rebelles, rien n’y fit. Les chinois sont patients. Ils ne répondent jamais aux provocs. Ils branchent rarement. Les barbouzeries, ça ne marche jamais avec eux.

Les russes c’est un autre style. Plus proche du notre avec l’efficacité en plus car les notres ne cherchent que l’oseille et se soucient peu de ce qui arrive aux populations locales. La guerre en Centrafrique, nous l’avons créé de toutes pièces, c’est le « Front Central » et puis voila que ces satanés russes s’en mêlent. Ils sont parvenus à rétablir des liens communautaires que nos services se sont ingeniés à détruire. Ils ont tenté de ramener la paix, vous imaginez l’horreur de la paix pour les intérêts de nos multinationales ?

On passe donc aux vitesses supérieures comme au bon vieux temps : plomber et dézinguer le rival sans autre forme de procès.

Seul problème, à l’inverse du chinois patient et endurant l’adversité, le russe lui va certainement répliquer et de façon plus expéditive. Nos barbouzes embourgoisés et ayant pris goût au luxe grâce aux malheurs des africains, ne supportent plus la pression et la menace d’un dégommage fortuit ou collatéral.

Des morts suspectes, il y en aura encore en Centrafrique. L’Eldorado africain n’est plus ce qu’il était.

Amnésie politique

L’ancien ministre Laurent Fabius, ex-chef de la diplomatie de la compagnie France du temps de Hollande est toujours frappé d’amnésie chronique à géométrie variable. Depuis l’affaire du sang contaminé par le HIV, Fabius ne cesse de démentir avoir su quelque chose. Maintenant il nie avoir su que Lafarge en Syrie finançait et aidait Daech à construire d’immenses tunnels et bunkers souterrains.

Fabius, c’est ce petit gus au rictus toujours jaune citron qui parle en ricanant, uniquement pout nier avoir un jour su quelquechose. Il y eut une exception à ce syndrome: un jour, Fabius a manqué de peu de faire l’éloge de l’organisation terroriste de Djebhat (Front) Ennosra, une émanation d’Al-Qaïda au Levant, en soulignant non sans un brin de mauvaise foi que « ses amis d’Al-Nosra font du bon boulot en Syrie »…Ce gars là, aussi antipathique soit-il a donc des potes en Syrie, et ce sont des égorgeurs d’enfants.

Le déni de ce vampire ne tient pas la première analyse superficielle. Fabius savait non seulement ce que Lafarge faisait en Syrie mais soutenait avec force toute tentative ou initiative visant à faire tomber le président Bashar Al-Assad pour la simple raison que ce dernier ne plaît pas du tout à l’État-Nation du peuple « élu ».

Fabius se présente comme un socialiste-caviar en teinte Likoud, tendance escroquerie et néolibérale pro-guerres. Toujours amnésique.

Il a du oublier également que Al-Assad est toujours à la Syrie et que les centaines de kilomètres de galleries souterraines qu’utilisaient les terroristes dans ce pays, financés par Paris, ont été anéanties par les bombes russes ou investies par les troupes syriennes. Mais de cela, Fabius n’en a cure, il compte le pognon encaissé dans des paradis fiscaux.

Vents d’Est

Après avoir reconquis militairement ses territoire du sud-ouest, réduit l’antre de la bête ; placé ses troupes faces aux unités d’élite israéliennes au Golan et encerclé les bases étrangères au nord-est, Damas vise désormais la province rebelle septentrionale d’Idleb sous un protectorat turc qui ne dit pas son nom.

A cet effet, la restructuration des forces armées syriennes en une force nouvelle, compacte, plus mobile et plus flexible de termes d’intégration et de coordination interarmes et/ou avec les forces auxilliaires, supplétives ou amies, menée en partenariat avec les russes,  les iraniens et le Hezbollah libanais, devrait permettre à Damas de poursuivre sa série d’offensives ciblées et par dessus tout d’éviter toute  confrontation armée directe avec la Turquie.

La guerre en Syrie a transformé la topographie stratégique du monde. Elle a divisé les pays du Golfe qui ont dépensé presque 4% du PIB mondial pour financer ce que l’on appelle le printemps Arabe, une opération de guerre hybride à grande échelle menée par les néoconservateurs pro-sionistes influançant la politique étrangère de Washington et de ses alliés,  avec un résultat égal à zéro. Pire, Israël se retrouve non seulement plus isolé que jamais mais son obssession à semer le chaos dans ses environnements proches et immédiats pour assurer sa supériorité stratégique a grandement renforcé ce que l’on appelle l’Axe de la résistance et si les avions de combat israéliens pouvaient en 2007 pénétrer en profondeur dans l’espace aérien syrien pour bombarder un réacteur nucléaire situé en plein Deir Ezzor, ils ne peuvent plus envoyer le moindre drone dans le ciel syrien et se contentent de mener des raids aériens à partir de l’espace aérien libanais voisin.

Certaines puissances qui ont allumé et entretenu le feu en Syrie ont tenté de faire du business avec ce conflit. D’autres ont en profité pour écouler leur vieux stocks d’armes ou de créer des besoins à partir du néant.

La guerre en Syrie a mis fin au cycle du mensonge. La propagande atlantiste n’a plus les moyens de son influence. Ce discrédit est total. Au point où le président US Donald Trump lui même qualifie des médias comme le Washington Post, le New York Times ou encore CNN de « Fake News ».

A quoi ont servi tous ces troubles au Proche et Moyen-Orient ayant hanté nos journaux télévisés depuis huit années?

Le maintien et la survie de la suprématie israélienne dans la région au delà du centenaire de sa création en 2048? Avec le vote sur le caractère juif raciste, exclusif  et fasciste de l’Etat d’Israël, la survie de cette entité est désormais une chimère qu’aucune force au monde ne pourra réaliser.

L’affaiblissement de la région MENA? Cette région du monde n’est pas du tout affaiblie puisque certains pays de cette région se sont totalement sanctuarisés d’un point de vue militaire. Les cas irakien, libyen et syrien ont servi de leçon mais l’éclatante  leçon nord-coréenne a fini par mettre fin à la perception d’une hégémonie basée sur le mythe de la surpuissance.

Par contre, une grande migration humaine s’est déclenchée: des millions d’individus fuyant les zones de guerre et d’instabilité se ruent sur l’Europe. Au point où des centaines de personnes débarquent sur les plages et les rivages tous les jours sans aucune solution en perspective.

Tandis qu’à Washington on se chamaille comme de vulgaires chiffoniers au sein même de l’Etat profond alors que certains Etats de l’Union s’écroulent et  alors que l’Europe se noie sous le poids d’une nouvelle grande migration humaine, la Chine tisse en toute quiétude ses liens de coopération avec l’Eurasie, l’Afrique et les Amériques. C’est d’ailleurs les chinois qui vont reconstruire la Syrie comme ils le font en Irak.

Les anciennes puissances peuvent toujours menacer. Le monde a profondément changé. Le soleil se lève à l’Est.

 

 

 

Des casques blancs kamikazes…encore un Oscar !

Les attentats kamikazes sanglants ayant frappé la ville d’Al-Suwaida en Syrie ont été menés par au moins quatre kamikazes dont deux « casques blancs ».

Le bilan est très lourd : plus de 189 victimes selon un bilan temporaire.

Des groupes se réclamant de Daech ont attaqué au même moment une dizaine de villages près de cette localité. Parmi les assaillants, des éléments des Casques Blancs. Ce qui confirme définitivement leur vocation : des unités de combat qu’Israël soutient et protège, en les évacuant à travers son territoire si besoin est.

Le recours aux opérations kamikazes d’envergure revendiquées par un Daech fantomatique de service marque le désarroi des pays voulant faire perdurer le conflit armé en Syrie.

Daech mérite un second oscar pour ce nouveau rôle macabre.

Certains viennent de Vénus, d’autres veulent aller sur Mars, la majorité reste sur Terre…

Vénus est la planète ayant fasciné le plus l’ensemble des empires et des civilisations depuis le commencement de l’histoire. Cet intérêt a perduré jusqu’aux heures de gloire de l’aventure spatiale soviétique.

Il doit bien y avoir une raison valable derrière cet intérêt soutenu.

Cependant, c’est la planète Mars qui attire l’attention à notre époque et ce, depuis au moins 150 ans. On se rappelle des fameux canaux martiens.

Mars est un monde ou l’eau liquide existe.

La science aseptisée et politiquement correcte de notre époque a déclassé Venus comme un monde infernal impossible à explorer et donc à oublier. Pourtant, en dépit des rarissimes images des missions Venera, on ne sait rien sur Vénus, que des partisans de la théorie du réchauffement climatique présentent comme une ancienne Terre ayant mal tournée en oubliant que c’est la seule planète du système solaire à avoir une rotation inversée autour du soleil.

Reste la quatrième planète du système Sol : Mars. Une planète dont on ne connait presque rien en dépit des sondes et des robots d’exploration.

Notre époque est fascinée par l’épée de Mars et a délaissé l’amour.

Notre système économique entrave au plus haut point tout développement technologique qualitatif et favorise un esprit anti-scientifique défavorable à un réel épanouissement de la race humaine en dehors des limites de la biosphère.

Notre misérable monde a peu changé depuis l’époque d’Attila le Hun.

Un Su-22 syrien abattu par des missiles Patriot israéliens au dessus du Golan syrien

En dépit de son usure, son âge avancé, son obsolescence et un manque flagrant de ses pièces de rechange, le Sukhoï Su-22 (variantes UM-4K) demeure avec le Sukhoï Su-24, l’un des principaux avions d’attaque au sol ayant connu un usage intensif lors de la guerre en Syrie.

Cet appareil usé a connu une nouvelle vie en 2015 lorsque la Syrie s’était retrouvée à court de bombes et de munitions : avec l’assistance de Téhéran, le Su-22 Fitter fut modifié pour emporter des pods ou dominos lance-roquettes de type B8M (80mm), des bombes thermobariques ODAB-500ShL, des bombes FAB-500ShN (retardés par parachute), des bombes incendiaires OFZAB-500 ou des roquettes non guidées de 240 mm.

L’un de ces appareils a été abattu au dessus du plateau stratégique du Golan par deux missiles Patriot israéliens alors qu’ils menait une mission visant des positions terroristes.

Le pilote du vieux Su-22 est un vieux de la vieille. Originaire de la ville portuaire de Tartous, le colonel Amran Marii n’a pas survécu à la destruction de son appareil.

Cet incident délibéré intervient très peu de temps apres la visite secrète du Chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, en Israël où il aurait remis au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, une lettre du Président russe Vladimir Poutine remettant en cause certaines clauses de deux accords secrets conclus entre Moscou et Tel-Aviv.

Les israéliens prétendent que l’appareil syrien a violé son espace aérien en survolant le plateau du Golan, un territoire stratégique occupé par Israël en 1973 et illégalement annexé en 1981. La communauté internationale ne reconnaît pas ce fait accompli et le considère comme une violation du Droit international.

Côté syrien, on estime que l’appareil, armé de roquettes non guidées de 240 mm menait une mission de combat dans l’espace aérien syrien contre une position terroriste au Golan.

Paradoxalement, le coût de l’opération de la batterie Patriot et des deux missiles tirés dépasse de loin le coût unitaire du Su-22 syrien abattu.

Damas est furax après que des militaires israéliens aient évacué du Sud-Ouest syrien à travers leur territoire plus de 970 membres de l’organisation terroriste connue sous le nom de « Casques Blancs » en compagnie de leurs proches, présentés par les médias de la propagande dominante comme des « secouristes » bénévoles.

Israël a tout fait pour garder un profil bas dans la guerre syrienne, alors que c’est le principal protagoniste de ce conflit. Les forces israéliennes ont fini par intervenir directement en soutien aux rebelles les plus radicaux dont Daech sans grand résultat.

Israël évacue ses casques blancs du sud de la Syrie

Que faisaient les Casques Blancs, une pseudo ONG de la « défense civile » intimement liée à Al-Qaïda près de la ville d’Al-Qunaïtra, dans le Golan syrien, dans une zone stratégiquement très chaude mais qui n’a pas connu de grands engagements militaires au cours de la guerre de Syrie ?

L’évacuation par l’Armée israélienne de près d’un millier des éléments de cette organisation terroriste car il faut bien nommer les choses par leur nom, intervient au moment où Damas reprend le contrôle sur cette zone longtemps livrée aux rebelles.

Le jeu est clair. Les médias de la propagande atlantiste, relayées par les médias arabes hostiles à la Syrie n’ont cessé de porter aux nues les Casques Blancs au point de leur établir une hagiographie consacrée.

Les puissants relais sionistes en Amérique du Nord et en Europe occidentale ont mobilisé jusqu’aux milieux artistiques et Hollywood pour leur faire une promotion mondiale. Du déjà vu dans le domaine de la géopolitique à géométrie variable : on se souvient des inepties et autres promotions vidéo d’un outrage créé de toutes pièces autour d’un hypothétique génocide au Soudan. Opérations similaires à celles des pleureuses antiques largement stipendiées qui se sont interrompue comme par magie dès que le président soudanais accepta toutes les conditions de l’empire dont la partition de son pays.

Les israéliens affirment que l’évacuation des pauvres ouailles des Casques Blancs par leur soin est intervenue à la requête des États-Unis et du Canada.

Les Casques Blancs sont-ils des Frères Musulmans ? Oui et non puisque ils font également la promotion des droits des communautés dites LGBT dans leurs milieux respectifs et là on a affaire à une sorte de Conchita Würz hybride, se réclamant d’un Islam politisé à la sauce Trudeau, maniant aussi bien le couteau contre de pauvres enfants contraints de jouer la nouvelle comédie du siècle et fort avide d’argent contrefait.

Une sorte d’Al-Qaïda à la mode LGBT luttant contre un régime souverainiste, ultime avatar en terre arabe du National-Socialisme et des idées de Hegel. Voilà bien des ingrédients susceptibles d’intéresser Hollywood et surtout Trudeau.

Les éléments des Casques Blancs évacués par le Mossad sont leurs agents, des clones semblables physiquement à un Alexandre Benalla militant pour la gestation payante par autrui , ayant appris à crier à tue-tête le slogan « Allah Akbar » à n’importe quelle occasion et montant de fausses mises en scènes avec ou sans commande.

Au final ces demeurés vont bénéficier d’une résidence permanente et de la citoyenneté du Canada, du Royaume-Uni et de l’Allemagne.

Plutôt pas mal pour des gens payés à vociférer et à mentir.

Bref un rêve perturbé des Kibboutzim d’un futur proche et de poulaillers d’Aldous Huxley dans un monde prétendument libre.

L’évacuation par Israël de « ses » Casques Blancs du Sud de la Syrie marque la fin du mythe de cet epiphenomene monstrueux.

Quel monde !

L’État privé

Quel lien peut-il exister entre un conseiller à l’Élysée, Bnai Brith, une obscure compagnie de sécurité privée, les rebelles islamistes, certains milieux financiers et des Républiques en carton pâte ?

Le fond a été atteint depuis longtemps. Un scandale en cache d’autres bien plus graves.

On assiste véritablement à la fin du concept d’État-Nation. Nous sommes dans l’ère de l’État privatisé, simple succursale d’un Consortium hétéroclite et intégré.

Jadis, un Roi de France pouvait bien affirmer que « L’État, c’est moi ! « . Absolutisme conforme à l’esprit d’une certaine époque historique révolue.

Aujourd’hui, l’État n’est même plus un VRP comme l’est sa déclinaison en France ou en Grande-Bretagne.

C’est une propriété privée dans un autre domaine privé. Nuance de taille, le fermier général faisant figure de chef de l’exécutif n’est que de passage dans un rôle de figuration avec des petites marges de pillage.

On a longtemps ri de certaines républiques bananières dont les citoyens ne pouvaient s’offrir le luxe de s’offrir une banane. Ce produit faisant l’objet d’un monopole horizontal. Maintenant, les favoris de la cour républicaine poussent le bouchon jusqu’à tabasser les sans-dents disposant d’un forfait de téléphonie mobile sur du vent à qui on impose le joug du crédit. De véritables serfs post-modernes.

2018 est assurément une année de progrès.

La féodalité était quand même plus distinguée que ces parvenus…

La Chine accélère la modernisation de son arsenal nucléaire

La Chine compte accélérer la modernisation de son arsenal de dissuasion nucléaire que ses experts jugent insuffisant pour contrer une guerre thermonucléaire globale sur trois fronts majeurs, l’espace extra-atmosphérique et le cyberespace.

Pékin estime que la triade de dissuasion actuelle et le niveau de développement des forces de projection sont loin de pouvoir défendre efficacement les intérêts chinois disséminés le long de l’Eurasie, l’Afrique, les Amériques et l’Océanie à un moment de l’histoire où tout est desormais possible.

Pékin a suivi avec une attention extrême la rencontre Trump-Poutine d’Helsinki et a conclu que l’État profond US ne peut être tenu en respect que par la force militaire brute et absolue.

Guerre au Levant : rush de rebelles à Idlib, pions bloqués le long de l’Euphrate et retour des militaires syriens au Golan

En vertu d’un accord supervisé par la Russie, des rebelles syriens ont été évacués de la partie syrienne du plateau du Golan, sis au sud-ouest de la Syrie, à la province rebelle d’Idlib, dans l’extrême Nord du pays.

Simultanément à cette évacuation, Israël a évacué les membres des très controversés « Casques Blancs » (‘White Helmets’) présents près d’Al-Qunaïtra, une organisation proche d’Al-Qaïda, soutenue par les pays occidentaux et arabes, vers des localités israéliennes.

Tandis que les troupes syriennes et les unités de la police militaire russe se chargeaient de superviser le déménagement des rebelles syriens du Golan vers la lointaine province septentrionale d’Idlib et que les israéliens récupèrent leurs ouailles perdus mais néanmoins oscarisés, deux pays de la coalition menée par Washington en Syrie s’amusent à mener des raids aériens dans la province orientale de Deir Ezzor, histoire de signifier à Damas que l’encerclement des bases où sont déployés des forces spéciales de l’OTAN a des limites. Même en plein désert perdu et par dessus tout près de l’Euphrate.

La guerre en Syrie est pratiquement terminée. Cependant le grand jeu stratégique au Levant est loin de l’être.

La province septentrionale d’Idlib est devenue aux grès des aléas de cette guerre le réceptacle de tous les groupes rebelles et terroristes venus des quatre coins de la Syrie. Une cohabitation forcée qui ne résiste pas aux clivages régionaux, confessionnels ou claniques des différentes factions. Des frictions ont déjà provoqué des luttes fratricides au sein d’une rébellion plus hétéroclite que jamais. Plus à l’est et toujours sur le même axe, c’est-à-dire la même latitude, se trouvent des forces spéciales de l’OTAN et celles de la Turquie, un membre à part entière de cette alliance militaire datant des débuts de la guerre froide, mais jouant apparament sa propre partition, laquelle ne coïncide nullement avec les plans atlantistes.

A l’Est et plus précisément près de l’Euphrate, aux confins des frontières avec l’Irak, se joue une étrange mise en scène quasiment surréaliste : les forces spéciales americaines, plantées au milieu des Rojava, une force suppletive-Alibi, font face à des groupes loyalistes syriens soutenus par des conseillers iraniens et des irréguliers russes. Le tout dans un décor digne des plus belles scènes de la guerre des étoiles (scènes désertiques filmées en Tunisie méridionale à l’époque).

Seul problème : aucun belligerant n’a les capacités d’avancer le moindre pion. Le jeu en Syrie orientale semble totalement bloqué. Il ne reste donc qu’à déstabiliser l’Irak et plus précisément les régions ayant fournis le plus de combattants aux milices ayant soutenu ce que l’on appelle l’Axe de la Résistance. Une tâche relativement aisée dans un Irak corrompu et où les services de bases souffrent d’un dysfonctionnement structurel. Dans le meilleur des mondes imaginés par les stratèges atlantistes, une déstabilisation de l’Irak méridional à majorité chiite, pourrait embraser l’Iran où les populations semblent usées par une politique économique ayant atteint ses limites extrêmes. Un pari fou mais toujours possible.

Mais la question fondamentale demeure le Golan. Ce plateau stratégique est au coeur de la guerre au Levant. Les troupes syriennes se déploient à nouveau dans la partie sous contrôle syrien du Golan pour la première fois depuis des années et cela provoque des sueurs froides à Tel-Aviv où l’on ne compte plus les renforts militaires envoyés vers le Nord-Est pour renforcer les positions militaires israeliennes au Golan occupé.

L’affaiblissement de la Syrie n’a pas abouti sur un quelconque résultat. Au contraire, les syriens sont de retour sur le plateau, une manière de narguer les israéliens dont le soutien stratégique et tactique à la rebellion syrienne, s’inscrit dans la guerre constante que livre Israël depuis sa création en 1948 à son environnement immédiat jugé hostile.

Stratagème contre stratagème

Les émeutes secouant le sud irakien, provoqués en surface par les délestages électriques fréquents en pleine canicule (températures dépassant les 43 degrés Celsius en moyenne) visent essentiellement à embraser l’Iran voisin, le principal fournisseur en énergie électrique de l’Irak méridional.

La situation économique très difficile que subissent les populations iraniennes sont fort susceptibles d’engendrer de sérieux troubles politiques que les ennemis de la République islamique d’Iran s’empresseront d’exploiter à des fins stratégiques.

Le pouvoir iranien n’en est que trop conscient et pour atténuer la pression interne, marquée par une effroyable inflation et une baisse vertigineuse du pouvoir d’achat du citoyen iranien, Téhéran tente  de sceller un gigantesque partenariat stratégique avec la Fédération de Russie.

Le contexte s’y prête merveilleusement bien: les pays européens se retirent d’Iran et laisse le champ à Moscou et Pékin. On évoque des investissements russes à hauteur de 50 milliards de dollars US dans le domaine des hydrocarbures iraniens.

L’Iran subit les sanctions internationales et une sorte d’embargo non déclaré depuis des années. Son effort de guerre en Syrie a mis à rude épreuve une économie iranienne dynamique mais trop dépendante des fluctuation du prix du baril de brut- L’Iran étant un des principaux producteurs de pétrole dans le monde. Les tentatives de guerres économique et financière menées par l’Empire à l’encontre de l’Iran visaient en priorité l’effondrement monétaire et la ruine du pays. Le stratagème n’a pas marché mais les populations paient un lourd tribut en sacrifices en tous genres. La situation est tellement intenable dans certaines provinces que des analystes hostiles estiment qu’il serait possible d’y induire une sorte de révolution colorée. Le rêve déclaré des néoconservateurs atlantistes et des monarchies du Golfe.

Allumer un feu chez le voisin pour embraser l’autre rive est un vieux stratagème.

En réponse, les iraniens élaborent depuis des mois une stratégie alternative indirecte pour obtenir le départ des forces US du Nord-est syrien qui s’avère aussi originale qu’efficace, observent de près les sables très mouvants de la politique irakienne et suivent la résistance des Houthis sur le littoral occidental du Yémen.

Cela rappelle un peu la guerre des Parthes.

A stratagème, un stratagème et demi.

 

De l’usage de l’arme aérienne pour briser le moral des populations civiles ou comment la coalition est en train d’échouer en Syrie orientale

Les temps changent et ils sont révolutionnaires. Ce qui vient de se passer près de Boukamal, dans la province orientale de Deir Ezzor en Syrie marque l’un des plus grands bouleversements de la guerre au Levant.

Des avions de combat de la coalition menée par Washington ont mené hier des raids aériens visant des villages où la population a refusé l’entrée des unités des forces démocratiques syriennes (FDS), une force supplétive créee, financée et armée par l’OTAN en Syrie orientale.

Les cibles visées cette fois-ci n’ont rien à voire avec une quelconque organisation terroriste de type Daech et encore moins des positions de forces supplétives de l’Armée syrienne: l’objectif est de faire plier des civils et comme à Milan en 1943, c’est les habitations des villageois récalcitrants à toute présence militaire étrangère sur leur terres qui ont fait l’objet de très violents bombardements.

Un premier bilan fait état de plus de 30 civils tués et de centaines de blessés.

Peu avant ces raids, des chefs de village, des notables locaux et des représentants de comités de citoyens s’étaient réunis avec des chefs militaires des forces supplétives soutenues par la coalition en présence d’officiers de l’OTAN et ont clairement affirmé que d’un accord unanime, leurs communautés refusent totalement l’entrée des FDS et des forces spéciales de l’OTAN dans leurs localités et que si une telle éventualité survenait, ils se joindront à l’Armée syrienne en dépit de leurs  divergences avec le pouvoir central à Damas.

Cette résolution a amené l’un des chefs des FDS à menacer d’un déluge de fer de feu les villages récalcitrants dans la plus pure tradition démocratique.

Contraindre des civils à adhérer à une politique par la terreur est la pire des dictatures.

Les avions de combat de la coalition ont ciblé des habitations civiles, plus précisément les domiciles des maires et des chefs communautaires dans ce qui s’apparente à une tentative de briser le moral de ces civils habitant des zones rurales désolées et oubliées d’un petit pays ravagé par la guerre  mais qui ont osé dire non à l’OTAN.

Cela veut dire que les méthodes employées par les services spéciaux de la coalition, à  savoir l’achat et la corruption des chefs de villages et des chefs tribaux, n’a pas fonctionné cette fois. La carotte n’a pas marché; place au gros bâton.

C’est un échec.

Les proches et les compatriotes des civils tués par ces frappes ont déclaré leur soutien au gouvernement de Damas qu’ils n’appréciaient guère il y a très peu de temps.Ironie du sort, la moitié des civils tués appartiennet à des factions qui soutiennent la coalition.

Les bombes des avions de la coalition ont tué des kurdes et des arabes et n’ont pas fait dans la dentelle. Ce qui enrage le plus les habitants de Boukamal est que les cibles visées par la coalition  sont toutes des habitations civiles ne représentant aucun intérêt militaire d’une quelconque nature que ce soit.

Au mépris du temps, la doctrine de l’usage de l’arme aérienne pour briser le moral des populations civiles n’a pas disparu. Que ce soit à Hiroshima, ravagée par l’arme atomique, Tokyo, bombardé par les bombes incendiaires en mars 1945 ou encore Dresde, Milan, Hambourg et bien d’autres villes, cette tactique moralement très répréhensible n’a jamais gagné les coeurs et les esprits.

En Syrie, cette stratégie barbare est en train de  renforcer le soutien des populations au gouvernement syrien.

Avant la guerre, les habitants de ces régions reculées et oubliées par le développement local faisaient face aux représentant corrompus et véreux du pouvoir central, exploitant leur positions à des fins d’enrichissement personnel. A présent, ils font face à d’anciens bandits de grand chemin et de contrebandiers aux méthodes violentes  promus « colonels » d’une force supplétive par l’OTAN qui n’hésitent point à diriger les bombes de la coalition sur leurs paisibles et pauvres masures, tuant des femmes et des enfants. Le choix est vite fait.

Cette évolution expose l’indigence des stratèges de l’OTAN en Syrie et l’échec ineluctable de leurs politiques dans cette région du monde.

 

 

 

 

Libye : Tripoli accuse l’OTAN d’avoir transformé la Libye en dépotoir de déchets nucléaires

Et si toutes ces guerres sans réel casus belli déclenchées contre des pays ayant eu un régime hostile ou rétif au système financier international ou encore une attitude de défiance à l’égard d’Israël comme l’Irak, la Libye ou la Syrie n’étaient qu’un prétexte commode pour se débarrasser de centaines de tonnes de déchets et autres ferrailles radioactifs ou contaminés en les utilisant comme munitions?

C’est ce que suggére le libyen Nouri Drouki, un responsable de l’autorité chargée de l’environnement et de l’énergie atomique dans le gouvernement libyen (version de Tripoli) après l’analyse de débris et des ruines d’une cinquantaine de bâtiments ciblés par des frappes de l’OTAN lors de la guerre de 2011.

L’ancien complexe ayant abrité le ministère libyen de la défense et l’état-major à Tripoli, détruit en avril 2011 par des missiles lancés par des avions de combat danois, hollandais, français et britanniques, demeure contaminé et les niveaux de radiations mesurés sur site sont très élevés.

Des munitions à uranium appauvri et des fragments de bombes contenant des traces de plutonium ont été retrouvés dans l’une des résidences fortifiées détruites du colonel Gaddafi. Les bunkers de l’ancien homme fort de la Libye ont été détruit entre avril et juillet 2011 par des missiles antibunker à très haut taux de pénétration, forçant le guide a adopter la tactique risquée du QG mobile avant son repli final à Syrte, sa ville natale.

Des obus à uranium appauvri ont été utilisés par la marine royale britannique lors du pilonnage naval de Syrte et de Benghazi.

D’autres types de munitions à uranium appauvri ont été utilisés par l’US Air Force et d’autres pays de l’OTAN contre des véhicules et des installations libyennes.

En parallèle, des médias libyens ont pour la premiere fois évoqué les rejets délibérés par des navires étrangers de déchets radioactifs et de produits chimiques hautement toxiques dans les eaux territoriales libyennes en exploitant le chaos régnant dans ce pays d’Afrique du Nord connu pour ses plages et son littoral relativement vierge avant la guerre menée par l’OTAN.

Des officiels libyens comptent saisir l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique pour l’établissement d’une commission d’enquête à ce sujet.

Derrière la médiatisation des flux migratoires partant de la Libye, une des conséquences de l’intervention de l’OTAN dans ce pays, se cache une sombre histoire d’un crime commis contre l’environnement local : des dizaines de multinationales utilisent des sous-traitants pour se débarrasser des déchets nucléaires et autres produits chimiques hautement toxiques dans les eaux territoriales libyennes ou à l’intérieur du territoire.

Les décrivant comme des « vautours » cherchant le moindre recoin de terre où il n’y a plus de gouvernement de la loi, un officiel libyen fustige les milices armées ayant accepté de telles pratiques en échange de subsides financiers.

En ce qui concerne les munitions à uranium appauvri, les libyens cherchent obtenir une aide technique pour identifier les sites contaminés.

Cependant, la Libye n’est pas le pays le plus contaminé par les munitions à uranium appauvri : le sud de l’Irak et le Koweït sont à l’heure actuelle, les deux régions souffrant le plus des conséquences de l’usage massif de ce type de munition (effets teratogènes, apparition de nouveaux types de cancers, disparition de la flore, contamination du sol, etc.)

L’Afghanistan, l’enclave palestinienne de Gaza, la Serbie, la Syrie et le Yémen ont également subi un usage plus ou moins massif de munitions à uranium appauvri.

Πάντα ῥεῖ (Panta Rhei): "Tout s'écoule"/"Everything flows"-Héraclite/Heraclitus

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