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Essai du jour: le Shengdu FC 1 Super 7/ JF 17 Thunder

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FC1 Super 7   JF17 Thunder

Chengdu FC 1 Super 7 JF17

Votre serviteur a été entre autres activités convié à un vol de démonstration de l’avion de combat multirôle léger Chinois Shengdu FC 1 Super 7 ainsi qu’à une visite de sa variante co-produite au Pakistan, le JF 17 Thunder.

Le JF 17 Thunder est co-produit par Chengdu Aircraft Industry Corporation (CAC) et Pakistan Aeronautical Complex (PAC). Cet avion de combat doit remplacer les Mig-21, Changdu F7, Nanchan A 5 et les Mirage III et V actuellement en service au sein des forces aériennes pakistanaises.

L’avionique de l’appareil basée initialement sur un processeur Motorola 8800 et son logiciel, développé en C++  en architecture ouverte au lieu de ADA peut intégrer une large gamme d’applications, y compris celles issues du domaine civil.  Le dispositif d’affichage tête haute (Head up Display) est assez intéressant malgré ses dimensions plutôt réduites et quelques problèmes rencontrés. Notamment en milieu tropical. Le siège éjectable de fabrication britannique est utilisable à zéro altitude.

L’appareil est propulsé par un Klimov RD93 Turbofan, une variante du RD 33 équipant le Mig-29. Le Turbofan offre une poussée relative plus conséquente pour une consommation assez réduite en carburant. Son radar de conduite de tir  KLJ7 de fabrication chinoise, offrant des similarités avec les Phazotron russes, peut suivre 10 cibles à la fois et en engager deux simultanément. L’avion est équipé d’un système de brouillage et de contre-mesures électroniques.

 

Performances communiquées:

Vitesses maximale: Mach 1.8

Altitude : 54 000 pieds (16 000 m)

Portée: 3000 kilomètres (1864 milles)

Rapport puissance/poids: 0.99

Armement:

De base: Un canon interne bitube GSh-23-2

Sept points d’attache (4 sous les ailes, deux aux extrémités des ailes et un sous le fuselage) d’une capacité d’emport de 3629 kilogrammes.

Conclusion: Le JF 17 est un avion de combat multirôle léger assez  économique dont la modularité est  susceptible de le rendre  adapté à une large palette de systèmes d’armes de diverses origines.

Il peut aussi servir de plate-forme idéale pour le développement d’autres avions de combat à coût réduit.

Mauvaise nouvelle pour les poissons: les Etats-Unis veulent détruire les armes chimiques syriennes en mer!

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Selon l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques OIAC dont le siège est à la Haye, une partie des armes chimiques syriennes seraient détruite en mer Méditerranée à bord de navires de la marine US au moyen de l’hydrolyse. L’organisation n’a pas donné plus de précisions sur cette initiative.

D’après d’autres informations, cette opération sera menée à bord d’un navire battant pavillon US relevant du département du transport maritime des Etats-Unis et sous la protection des navires de guerre de la VIe flotte en Méditerranée.

L’initiative été proposé par Washington après le refus définitif de la Suède et de l’Albanie d’offrir des sites destinées à la neutralisation de ces armes.

Le refus de l’Albanie a étonné les États-Unis d’Amérique puisque ce pays délibérément "oublié" en Europe a été complètement vassalisé par Washington au point où ses troupes participent ou ont participé à toutes les campagnes militaires US en Afghanistan et en Irak.

Selon des informations disponibles, l’arsenal chimique syrien aurait été évalué à 970 tonnes. A comparer avec les estimations officieuses évaluant l’arsenal chimique israélien à 28000 tonnes….La principale raison d’être de l’arsenal chimique syrien était de servir comme un moyen de dissuasion face à une éventuelle agression israélienne.

Cette proposition soulève nombre de questions techniques. Faire sortir près de mille tonnes d’armes chimiques de Syrie ne sera pas une mince affaires. Certains lots étant toujours entreposées en zone de combat. D’autre part, la neutralisation du gaz Moutarde, du VX, du Sarin et un autre gaz en mer Méditerrannée risquerait de violer nombre de Conventions et de régulations internationales relatives à la protection de la mer et de l’environnement.

Dans tous les cas, voilà une bien mauvaise nouvelle pour les poissons! Comme si la pollution des mers n’y suffisait pas déjà!

L’Algérie installe des missiles SAM S-300 sur ses sous-marins

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L’Algérie aurait achevé d’installer des missiles surface-Air de type S-300 sur ses sous-marins de classe Kilo dont celui connu sous le nom de code (projet 636).

Les sous-marins d’attaque de la marine algérienne sont dotés de missiles anti-navires Klub-S d’une portée de plus de 320  kilomètres. Les variantes du missile Klub-S sont trés difficiles à détecter.

La marine algérienne a procédé durant ces dernières années à de nombreuses acquisitions aussi bien auprès de ses fournisseurs traditonnels que d’autres afin d’améliorer l’efficacité au combat de ses sous-marins. Les efforts ont surtout eu trait à la puissance des générateurs diesel, la vitesse de plongée et le renforcement de la discrétion.

Très peu connus, les sous-marins de la marine algérienne ont commencé à faire parler d’eux il y a quelques années lorsqu’un sous-marin à réussi à échapper à des navires spécialisés dans la lutte anti sous-marins de l’US NAVY lors d’un exercice international au large du littoral algérien.

En règle générale, mis à part des informations distillées au compte-goutte et selon l’état conjoncturel des relations bilatérales algéro-russes par Rosoboronexport, aucune information officielle ne filtre sur les acquisitions réelles de l’armée algérienne. Mais celles-ci seraient de loin supérieures à la plupart des estimations actuellement disponibles à ce sujet.

Image fantaisite d'un sous-marin tirant une torpille. Cherchant à pallier ses carences en bâtiments de surface, l'Algérie accorde un intérêt croissant aux sous-marins. La combinaisons de a force de frappe sous-marine avec l'usage d'avions de combat SU-30 MKA doté de missiles Air-Surface/N lui confèrent la capacité d'agir sur un large rayon d'action  en Méditerranée Occidentale

Image fantaisite d’un sous-marin tirant une torpille. Cherchant à pallier ses carences en bâtiments de surface, l’Algérie accorde un intérêt croissant aux sous-marins. La combinaison de la force de frappe sous-marine avec l’usage d’avions de combat Sukhoi  SU-30 MKA doté de missiles Air-Surface/N  chinois lui confère la capacité d’agir sur un large rayon d’action en Méditerranée Occidentale.

Amélioration du projet 877EKM, les sous-marins du projet 636 conservent tous les avantages du 877EKM. Ils sont cependant différents pour la puissance des générateurs diesel, de vitesse en plongée, de rayon d’action et en terme de discrétion.

L’efficacité au combat du sous-marin est substantiellement améliorée par rapport au 636 grâce à l’installation à bord du système de missiles anti-navires Klub-S combiné au nouveau système de combat, très prometteur, qui permet son utilisation.

L’analyse de la rédaction :

Le missile anti-navires Klub-S a une portée "officielle" de 300 km avec une charge militaire de 400 kg (capacité maximale qui peut varier selon les versions du missile : 3M-54E, 3M-54E1, 3M-14E, 91RE1 et 91RE2). La vitesse terminale (à partir de 40 km) est de Mach 2.9.

Le missile est très difficile à détecter par la cible de part son faible diamètre et en raison de l’utilisation d’un revêtement absorbant les émissions radar.

- See more at: http://www.corlobe.tk/article11837.html#sthash.mWjPaZK1.dpuf

Le sous-marin Kilo (projet 636) destiné à la marine algérienne a été mis à l’eau le 20 novembre dernier et a commencé ses essais.

Un sous-marin de la classe Kilo
Un sous-marin de la classe Kilo

La construction de ce sous-marin a commencé en 2007 aux chantiers de l’Amirauté à St-Pétersbourg.

Amélioration du projet 877EKM, les sous-marins du projet 636 conservent tous les avantages du 877EKM. Ils sont cependant différents pour la puissance des générateurs diesel, de vitesse en plongée, de rayon d’action et en terme de discrétion.

L’efficacité au combat du sous-marin est substantiellement améliorée par rapport au 636 grâce à l’installation à bord du système de missiles anti-navires Klub-S combiné au nouveau système de combat, très prometteur, qui permet son utilisation.

L’analyse de la rédaction :

Le missile anti-navires Klub-S a une portée "officielle" de 300 km avec une charge militaire de 400 kg (capacité maximale qui peut varier selon les versions du missile : 3M-54E, 3M-54E1, 3M-14E, 91RE1 et 91RE2). La vitesse terminale (à partir de 40 km) est de Mach 2.9.

Le missile est très difficile à détecter par la cible de part son faible diamètre et en raison de l’utilisation d’un revêtement absorbant les émissions radar.

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Téhéran: une agression contre la Syrie permettra la libération de la Palestine

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Des doutes subsistaient quant à une éventuelle riposte de l’Iran en cas d’agression étrangère en Syrie. Désormais, cela ne fait plus l’ombre d’un doute: la machine de guerre iranienne est en plein branle-bas de combat.

Un disours mystique et eschatologique domine les débats en Iran: pour la première fois, les iraniens évoquent publiquement "l’ultime guerre, celle qui conduira à la libération de la Palestine et l’anéantissement de l’Etat sioniste".

De toute évidence et parallèlement aux immenses préparatifs de guerre israéliens, l’Iran s’est bien préparé à une guerre régionale totale. Cette donne chamboule non seulement les calculs de Washington et exlique ses hésitations mais également le recours par Obama à une approbation du Congrès pour déclencher ce qui pourrait être l’un des plus grands conflits du siècle.

Vu de Téhéran, l’approbation du Congrès est acquise d’avance, vu l’influence qu’exerce le  puissant lobby pro-israélien sur le pouvoir législatif US.

D’après des indiscrétions, la délégation du Haut Conseil de la sécurité nationale iranienne en visite depuis hier  à Damas aurait remis aux syriens un message secret ainsi que des plans visant à synchroniser une éventuelle riposte en cas d’agression contre la Syrie.

Quelques heures plus tard, le commandant en chef des Niruyeh Moghavemat Bassij (force de mobilisation de la résistance), la plus grande force  paramilitaire d’Iran (de 3 à 9 millions d’éléments), fondée en 1979 et relevant des forces du Corps des Gardiens de la Révolution a annoncé publiquement que toute "agression contre la Syrie conduira à la libération de la Palestine".

D’autres généraux iraniens de l’armée régulière et des Gardiens de la Révolution ont martelé qu’une intervention occidentale en Syrie déclencherait un conflit qui ne sera pas circonscrit aux seules frontières syriennes.

Au Liban, des analystes proches du Hezbollah libanais estiment quant à eux qu’une éventuelle attaque américano-sioniste contre la Syrie verra la libération de la Palestine septentrionale. Une allusion à peine voilée à l’existence de plans secrets prévoyant l’intrusion de combattants du Hezbollah en Galilée, voire l’investiture d’agglomérations israéliennes. Ce qui serait une première depuis la création d’Israël en 1948.

Un cauchemar pour Obama.

Possible intervention US en Syrie: baptême de feu pour le F-22 Raptor?

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Une possible intervention américano-israélienne en Syrie permettrait au F22 Raptor d'avoi son premier baptême de feu face aux Mig-29 S et Su-27 syriens. A moins que l'aviation syrienne ne soit détruite au sol par une campagne de bombardements intensifs.

Une possible intervention américano-israélienne en Syrie permettrait au F22 Raptor (US Air Force-unités stationnées en Turquie et en Jordanie) d’avoir son premier baptême de feu face aux Mig-29 S et Su-27 syriens. A moins que l’aviation syrienne ne soit détruite au sol par une campagne de bombardements intensifs.

Syrie: les images des victimes de l’attaque chimique mis en scène dans un autre pays arabe

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Une source diplomatique arabe fiable a confirmé qu’une partie des images diffusées montrant des victimes d’une attaque chimique près de Damas ont été mis en scène dans un autre pays arabe par deux services spécialisés. Notre source a tenu à souligner que le réseau social très douteux Facebook s’est impliqué de manière directe dans cette mise en scène.

Ce n’est pas la première fois que des officines de propagande procèdent à de tels procédés pour justifier une guerre: Cela a été le cas avec le faux massacre de Timisoara en Roumanie en 1989, la fausse affaire des bébés assassinés par les soldats irakiens au Koweit en 1990 (le rôle de l’infirmière était tenu par la fille de l’ambassadeur du Koweit aux Etats-Unis), les faux réfugiés kurdes en 1991, Les faux massacres serbes au Kosovo en 1999, Le faux "génocide" au Darfour qui s’est subitement arrêté le jour où le Président soudanais a accepté la partition de son pays en deux, les fausses images d’enfants massacrés en Libye et en Syrie, et la liste est très longue.

Le monde est régi par les rapports de force. Dès que les américains ont pu avoir de nouvelles technologies militaires susceptibles de mettre en échec les capacités des armes de leurs adversaires, ils sont prêts à partir en guerre. Moscou l’a bien compris: Le ministre russe des Affaires étrangères, la mine contrite, a bien fini par déclarer que son pays n’interviendrait pas en cas d’attaque US en Syrie.  C’est un monde régi par la force brute et la compétition acharnée. Tout le reste n’est que littérature.

Conflit au Moyen-Orient: de la révolution 2.0 aux bombardements orbitaux?

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1. Malgré un nouvel afflux notable d’hommes et de matériel, la rébellion syrienne peine non seulement à se maintenir en dehors des zones rurales isolées mais accentue ses divisions intrinsèques du fait de profonds clivages idéologiques et politiques.  En réalité, la rébellion syrienne, toutes tendances confondues, ne s’est jamais remise de sa défaite stratégique à Al-Qussayr (non loin de l’antique Meggido). Sur le terrain, les rebelles sont boutés hors des cités périphériques de Damas, écrasés à Homs et à Lattaquié, pourchassés près de la zone de cessez-le-feu au Golan et mis en échec à Alep où le blocus mis en place par des groupes extrémistes armés depuis le début du mois sacré du Ramadan vient d’être percé par les unités d’élite de l’armée syrienne.

Cet ascendant des forces armées syriennes et des milices populaires permet à Damas de focaliser sur un autre aspect non moins dangereux du conflit en cours en Syrie: la guerre économique. Depuis des mois, des campagnes organisées de spéculation monétaire et financière ont grandement nui à l’économie syrienne et à la valeur de la livre syrienne. Cette spéculation est accompagnée par diverses pratiques telles que la contrebande, la fuite massive de capitaux, l’organisation de fausses pénuries, le sabotage d’infrastructures, l’introduction de fausse monnaies, la corruption et une hausse anormale des produits de base. Pour y faire face, le Premier ministre syrien Wael Al-Halaki a mis en place toutes une série de mesures de protection. Cependant fort insuffisantes. Le recours à des experts iraniens, aguerris par le blocus auquel leur pays fait face, a permis d’éluder l’effondrement de la monnaie nationale syrienne.

Le gouvernement syrien a beau mettre en place un système de rationnement en temps de guerre, impossible de stopper les pratiques spéculatives. En vertu du système de rationnement, chaque personne adulte a le droit à 300 grammes de thé par mois mais ce produit s’échange sous le manteau à des prix rédhibitoires et est surtout exporté en masse vers des pays voisins. La situation est telle que l’armée syrienne commence à cibler les milieux de la spéculation. Néanmoins, contre toute logique, l’économie syrienne tient toujours. Les liens commerciaux officieux avec l’Irak et l’Iran (ce dernier ne parvient ou ne veut plus payer ses créances internationales) ainsi que ceux bancaires avec le Liban expliquent en partie mais pas totalement la survie surprenante du système économique d’un pays non producteur d’hydrocarbures dont l’économie est basée essentiellement sur l’agriculture et le textile.

2. Des indications receuillies laissent entendre que les populations civiles et les unités militaires assiégées à Alep ont pu être ravitaillées par l’armée syrienne qui a du intervenir alors que son plan ne préconise pas un mouvement vers le Nord avant le mois de d’octobre afin de parer à toute nouvelle attaque combinée sur Damas comme ce fut le cas en juillet 2012. Le blocus imposé par les groupes les plus extrémistes de la rebéllion n’a pas tenu, moins par la vigueur de l’offensive loyaliste que par l’éclatement de conflits armés entre, d’une part, les groupes liés à Al-Qaïda et des factions de l’armée syrienne libre, et, d’autre part, le front d’Ennosra et les milices kurdes. La situation semble prendre un virage inattendu au Nord de la Syrie et en Turquie méridionale avec l’éventualité de la déclaration d’une entité kurde indépendante. Cette éventualité est fort redoutée par Ankara.

3. Plus au Sud, près du plateau stratégique du Golan, des accrochages ont encore opposé des militaires syriens et israéliens. Des unités de l’armée syrienne pourchassant des groupes armés liés à l’armée du Cham (pays de Sem, autre appellation du Levant regroupant la Grande Syrie, c’est-à-dire, la Syrie, le Liban, la Palestine et la Jordanie) près de la ville de Qunaytra, ont poursuivi les rebelles jusqu’à un poste militaire israélien désaffecté situé à l’intérieur de la zone contrôlée par Israël, provoquant une riposte israélienne. Mais les deux pays, soumis à d’intenses pressions internationales pour éviter toute escalade, n’ont pas donné plus d’information. Ce qui est certain est que du côté israélien, une nouvelle brigade chargée du Golan est en train d’être constituée à la hâte tandis que les meilleures unités de l’armée israélienne se massent en Galilée. Le Liban et les confins syro-jordaniens sont survolés par un nombre impressionnant de drones. Au point que la défense antiaérienne israélienne en a abattu un le prenant pour un appareil du Hezbollah. D’autre part, des information jamais confirmées et non-vérifiables font état du déploiement par Israël de missiles nucléaires tactiques non loin du Lac Tibériade. Si cette information est vraie, cela renseigne sur le degré d’inquiétude que suscite l’évolution-défavorable jusqu’ici pour la stratégie de Tel-Aviv-de la crise syrienne dont le théatre d’opération s’étend désormais de la province irakienne d’Al-Anbar à l’Est jusqu’au littoral libanais sur la Méditerannée à l’Ouest.

4. L’évolution défavorable de la crise syrienne suivant les intérêts géostratégiques américains et par voie de conséquence israéliens à re-évaluer l’ensemble de la stratégie arrêtée jusque là. La rencontre du Chef des services de renseignement israéliens avec ses homologues US aux Etats-Unis a pour principal objet une redéfinition de cette stratégie à la lumière des derniers développements régionaux. Si des officiels US tels que le Secrétaire d’Etat John Kerry martèlent publiquement et sans conviction qu’il est encore impossible d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus d’une partie du territoire syrien, des chefs militaires au Pentagone évoquent pour la première fois la possibilité de recourir à une nouvelle arme: les bombardements orbitaux ou frappes cinétiques. En d’autres termes de lâcher à partir de l’espace ou plus précisément d’une orbite déterminée, une pluie de micro-météorites artificielles qui viendraient s’écraser à très grande vitesse sur une surface déterminée de la planète et, en l’occurrence ici, du territoire syrien. On sait presque rien sur cette nouvelle technique qui rappelle les lancer de fléchettes au dessus des tranchées de la première guerre mondiale  mis à part l’existence d’un programme assez ancien dénommé Thor. La chute d’objets métalliques (matériaux spéciaux) ou autres, lâchés à partir d’une orbite proche et tombant à la vitesse des météores sur le sol syrien serait quasiment impossible à intercepter par les moyens actuels de la défense aérienne ou des des moyens d’interception balistique. Chinois et Russes semblent très inquiets et travaillent d’arrache-pied à des contre-mesures. Un des points faibles de cette technique est son impossibilité à acquérir des cibles précises puisqu’elle dépends de plusieurs variables de la chute libre, de la gravitation et de la rotation terrestre. Ce qui en résulte un phénomène de dispersion plus ou moins important.

La chute de météorites en Russie en février 2013 causant des dégâts dans l’Oural et dans le centre de la Russie a alimenté pas mal d’hypothèses dont la plus tonitruante a été émise publiquement par l’homme politique russe Vladimir Zhirinovsky qui a nommément accusé les Etats-Unis d’avoir testé un système de bombardement cinétique au dessus de l’Eurasie. Une hypothèse que les médias n’ont pas jugé relever et ont classé comme une autre théorie du complot paranoïaque. Ce qui est certain, c’est que l’US Air Force a testé en Irak, durant la période s’étendant de 1998 à 2003, soit l’invasion de ce pays, toute une série de nouvelles armes telles que les bombes à béton (non-explosives), des masses d’acier, des bombes à émission électromagnétiques et d’autres.

Quoi qu’il en soit, les déclarations d’officiels US telles que celles du Secrétaire d’Etat John Kerry sur l’impossibilité d’imposer une zone d’exclusion aérienne sur une partie du territoire syrien ou celles encore plus lénifiantes de responsables européens niant toute volonté d’armer les rebelles cache mal la préparation de plans alternatifs assez novateurs pour tromper la vigilance des alliés de la Syrie. Ce n’est point un hasard si le Chef d’état-major des Armées des Etats-Unis d’Amérique, le général Martin Dempsey, évoque pour la première fois la possibilité d’utiliser des frappes cinétiques (Kinetic strikes) en Syrie.  Si cette éventualité se réalise, le conflit au Moyen-Orient et ses multiples avatars high-tech dénommés sous le nom générique de printemps arabe, auront connu l’usage de l’ensemble des technologies préfigurant le monde de demain (l’arme nucléaire n’en est pas une et figure parmi les techniques du passé) allant des révolutions 2.0, versions plus perfectionnées des premières révolutions colorées aux bombardements orbitaux en passant par de nouvelles techniques d’ingénierie sociales et informationnelles à travers un contrôle total de l’Internet et des moyens de télécommunication. Bien que toutes ces nouvelles techniques soient à leur balbutiement, elles auront un rôle déterminant dans les conflits futurs.

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Le conflit syrien verra t-il l'usage inédit d'armes spatiales?

Le conflit syrien verra t-il l’usage inédit d’armes spatiales?

Conflit au Moyen-orient: un épilogue fin Août, début septembre?

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Des informations persistantes et concordantes indiquent qu’une opération militaire régionale d’envergure contre la Syrie est en préparation au Nord de la Jordanie pour la période succédant à la fin du mois sacré du Ramadan pour les musulmans, coïncidant avec la fin du mois d’août et le début du mois de septembre.

a l’opposé de ses  déclarations officielles sur la conférence G2 (Genève 2), Washington aurait renforcé les ponts aériens avec Israël et la Jordanie. officiellement 300 marines américains et un nombre indéterminé de membres des forces spéciales de huit pays de l’OTAN (parmi eux la Grande-Bretagne, la France et les Pays-Bas) se trouvent actuellement au Nord du royaume Hachémite dirigé par le Roi Abdallah II.

Cependant, d’après des correspondances locales, le nombre d’instructeurs US ne cesse de croître depuis trois semaines. au cours de la semaine écoulée, des dizaines de "volontaires" en provenance de ces  camps d’entraînement spéciaux en Jordanie ont vainement tenté des intrusions au Sud de la Syrie, plus précisément dans la province de Deraa, berceau de la révolte ayant conduit à la guerre civile syrienne.

Dans le même contexte, nos sources indiquent que selon des rapports établis par des diplomates syriens loyalistes, les forces spéciales de l’Otan seraient sur le point de déclencher une opération visant à décapiter la direction syrienne.

Sur le terrain, les unités de l’armée syrienne continuent de progresser, notamment dans la province centrale de Homs et au Nord.  Sur les hauteurs du Golan, une source proche de l’UNDOF  a révélé que l’armée et les innombrables services spéciaux israéliens sont bel et bien impliqués aux côtés de certaines factions de la rébellion dans la guerre contre le gouvernement syrien. Parmi les services spéciaux impliqués figurent ceux connus sous le nom de Musta’ravim. Ces derniers sont composés essentiellement d’Arabes israéliens portant des barbes et criant à tue-tête "Allah Akbar!" (Dieu est Grand!). Ils auraient des connaissances religieuses étendue en Islam et seraient, de par leur maîtrise apparente de la jurisprudence islamique, derrière la plupart des avis religieux ordonnant le massacre de civils innocents.

Sur le plan diplomatique, les négociations sur la tenue de la Conférence de Genève  achoppent sur le refus absolu de l’Arabie Saoudite et de ses alliés ainsi qu’Israël de l’éventualité de la survie du régime syrien actuel. Cette convergence des objectifs ne coincide pas avec les motivations de chacun: pour Ryad, pas question de voir un "croissant chiite s’étendre de Bagdad à la Méditerranée en menaçant l’ordre établi en péninsule arabique; pour Tel-Aviv, le régime syrien actuel doit être détruit pour des raisons d’hégémonie régionale: cela isolera le Hezbollah au Liban et surtout l’Iran, unis dans un axe stratégique pour le meilleur et pour le pire.

L’Arabie Saoudite et Israël sont les deux principaux leviers de la politique étrangère US et, par ricochet, celle de l’ensemble des pays européens suivistes. L’ influence de ces deux pays  sur la politique étrangère américaine  est énorme et sans équivalent dans l’histoire politique et diplomatique contemporaine.

Que fera Moscou en cas de décapitation brutale du gouvernement syrien et le chaos général qui en résulterait avec un risque certain de partition en micro-Etats au Moyen-Orient?

Echecmat

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah bouge ses pions

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L’intervention du Chef du mouvement libanais Hezbollah, Hassan Nassrallah,  a mis les pendules à l’heure et s’adressait spécifiquement aux services de renseignement des pays derrière la déstabilisation de la Syrie- présents au Liban, en Jordanie, en Turquie, au Kurdistan irakien et à l’intérieur de la Syrie. L’afflux massif et organisé de milliers de "volontaires" arabes, asiatiques et européens (issus des communautés d’origine musulmane) en Syrie a conduit le Hezbollah a revoir sa politique sur le terrain. Ses éléments, concentrés sur les objectifs à atteindre lors de la prochaine confrontation avec Israël. Les multiples incursions des rebelles et surtout l’interconnexion de plusieurs groupes extrémistes libanais, syriens et étrangers au niveau des zones frontalières menaçait le Hezbollah d’un encerclement. Par dessus tout, les groupes armés tentent par tous les moyens de provoquer un embrasement interconfessionnel qui serait fatal au Liban en s’attaquant à des lieux saints et à des sépultures des compagnons du Prophète dans la région autrefois connue sous le nom de Grande Syrie. D’où l’intervention de  "volontaires" du Hezbollah dont les procédés ont été qualifiés par les observateurs de très professionnels. Les combattants du Hezbollah sont donc intervenus en territoire syrien non loin des frontières libanaises. Ces unités restreintes auraient exécuté des tactiques inédites et inconnues, lesquelles ont non seulement stupéfait les observateurs US et consterné les israéliens mais étonné le haut commandement de l’armée syrienne . Il semble patent que le Hezbollah dispose d’une bien meilleure stratégie que l’armée syrienne. Les éléments de cette dernière ignorent l’implication d’éléments du Hezbollah dans les opérations. Mais le résultat est là: là où le Hezbollah est intervenu, les rebelles ont été très rapidement défaits.  Jusqu’à présent, personne dans la communauté du renseignement n’a pu expliquer comment il a réussi à faire déplacer d’une manière furtive ses unités au delà de l’anti-Liban.

Des éléments du renseignement syrien en opération. Ils sont les seuls à être avertis de l'intervention et du rôle des éléments du Hezbollah en territoire syrien.

Des éléments du renseignement de l’armée de l’air syrien en opération près du littoral au nord de la frontière libanaise. Ils sont les seuls à être avertis de l’intervention et du rôle des éléments du Hezbollah en territoire syrien. seuls les officiers généraux syriens connaissent l’implication du hezbollah dans des combats très localisés en Syrie.

D’après des informations recueillis au Liban, les membres du Hezbollah ayant eu à intervenir en Syrie ont adopté l’uniforme de l’armée arabe syrienne mais avec des grades commençant par celui de lieutenant-colonel. Ce procédé respecte les règles d’engagement de l’armée syrienne. Echaudée par l’inexistence de l’armée libyenne lors de la guerre de Libye en 2011 et ayant pris acte de l’effondrement de l’armée irakienne en 2003, l’armée syrienne tient par dessus tout au maintien de l’uniforme et de la cohésion de ses unités. Le ministre syrien de la défense a d’ailleurs décidé que l’armée devra apparaître jusqu’à la fin comme une armée nationale combattant et se repliant dans l’ordre.L’intervention d’éléments du Hezbollah s’est avérée d’une redoutable efficacité. Une efficacité totale qui a fait dire au renseignement militaire israélien qu’en cas de nouvelle guerre du Liban (en référence à celle de 2006), rien ni personne n’arrêtera une pénétration du Hezbollah au Nord de ce qu’il appelle l’entité sioniste sauf peut-être un usage limité et tactique  d’armes non-conventionnelles.D’où la hantise de Tel-Avive d’un éventuel tranfert d’armes de Syrie au Liban.

Les Etats-Unis d’Amérique dont l’enjeu dans le conflit syrien est énorme, continuent de diffuser des déclarations publiques officielles relative à l’armement de factions de la rébellion syrienne, sont de facto des fournisseurs d’armes létales à celle-ci. Même si officiellement, Washington dément tout armememnt des rebelles. La Grande-Bretagne et la France mais également des pays comme les Pays-Bas sont allés très loin dans ce domaine, via des opérations compliquées financés par des pays du Golfe arabo-persique pour l’acquisition d’armements auprès de pays comme la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, la pologne et d’autres.

L’une des particularité du conflit en Syrie est que les renseignements de l’armée de l’air syrienne sont le fer de lance de la lutte pour la survie de l’Etat syrien pour Damas et ses alliés, ou pour reprendre les termes de la réthorique du camp adverse, de la répression. L’ancien président syrien Hafed Al-Assad, père de Bashar, était un pilote de chasse et il n’a eu de cesse de développer cette arme au détriment de toutes les autres, jugeant que c’est l’arme du futur. Son service de renseignement est le plus redoutable des 39 directions du renseignement général syrien.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'armée syrienne est relativement bien organisée. Des éléments du renseignement de l'armée de l'air syrienne près de Banyas. Mai 2013

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’armée syrienne est relativement bien organisée. Des éléments du renseignement de l’armée de l’air syrienne près de Banyas. Mai 2013

Le pourrissement du conflit syrien arrange les intérêts de certains pays de la région, lesquels n’ont jamais accepté les termes de la déclaration de Genève. L’émissaire des Nations Unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, en sait quelque chose. Sur un plan strictement stratégique, l’enlisement du conflit et son prolongement est profitable à Tel-Aviv puisque il affaiblit non seulement l’armée syrienne mais détruit l’infrastructure du dernier pays de la région du Moyen-Orient, ouvertement ennemi avec "l’entité sioniste". Ce terme de plus en plus rarissime dans le monde arabe, a totalement disparu de la réthorique officielle des pays ayant connu des révoltes en 2011.L’objectif principal derrière l’abattement programmé du régime syrien est l’affaiblissement, voire la suppression du Hezbollah, prélude au ciblage de l’Iran. Damas est le maillon faible dans l’axe stratégique formé par l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais. Une fois la Syrie extirpé de cet axe, l’Iran serait stratégiquement isolé et n’aurait plus de levier de pression sur Israël. Pour faire passer ces objectifs auprès des populations musulmanes, des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar alimentent une intense propagande à caractère confessionnel à tous les niveaux. Cette propagande encourage et renforce un supposé clivage entre sunnites et chiites. Thèse exploitée par certains orientalistes proches de la CIA dès la fin des années 60.

Les "islamistes" syriens n’ont jamais pardonné au régime syrien la répression de Hama en 1982; ils considèrent le régime syrien basé sur le parti baath comme impie et l’assimilent à l’idéologie National-socialiste et au communisme. L’adoption du salut Romain par l’armée syrienne et la présence de la couleur rouge dans le drapeau syrien servent de prétextes aux islamistes pour justifier leur position. Le remplacement du drapeau syrien par celui du Mandat français n’a aucun sens à leur yeux si ce n’est le remplacement de la couleur rouge par celle, verte, de l’Islam.

Ce combat est partagé, outre par les familles régnantes dans les monarchies et autres principautés pétrolières et gazières du Golfe arabo-persique, mais également par les islamistes égyptiens, jordaniens, libyens, tunisiens et marocains. Il est à noter que certains pays arabes où des partis islamistes sont parvenus au gouvernement soutiennent plus ou moins l’envoi de volontaires à ce nouveau type de "Jihad" pour le néolibéralisme.

Le président syrien Bashar Al-Assad est apparu en public très peu de temps après le ciblage de son Premier ministre Wael Al-Halki, un AlAssad_mai2013technocrate bon teint, par un attentat. Le retrait ou la disparition de Bashar Al-Assad peut-elle être un début de solution en Syrie? Pour les non-avertis, la question pourrait être réduite à cette dimension. En réalité, Al-Assad ne gouverne pas seul. L’Etat syrien est solidement bâti autour de l’armée et plus particulièrement l’armée de l’air. Celle-ci dispose d’une doctrine idéologique et politique assez forte. Son appartetance à une minorité (les Alaouites) et son alliance avec d’autres communautés laissent entrevoir, même en cas de disparition, une très longue lutte pour le pouvoir à l’issue de laquelle la Syrie risque de disparaître. D’autant plus que les groupes extrémistes affiliée à la très suspecte Al-Qaîda sont déterminés à exterminer les autres minorités dans le cadre d’une épuration confessionnelle.

Au sein de la mouvance dite "islamiste" qui regroupe un regroupement assez large et hétéroclite, la tendance est la croyance en une sorte de résurgence d’un monde islamique adhérant totalement à l’économie de marché et au consumérisme, lequel serait l’allié et l’outil des puissances de l’argent pour mener une guerre eschatologique contre un hypothétique axe russo-chinois, taxé de "communiste". En d’autres termes, les islamistes envisagent de servir de chaire à canon à l’empire dans une éventuelle confrontation avec la Russie et la Chine. Comme quoi les outils géopolitiques peuvent être anachroniques. Même en prospective…

L’Algérie refuse l’octroi de facilités aux marines russe et chinoise

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D’après le quotidien algérien "Al-Khabar" et des sources généralement bien informées, l’Algérie aurait catégoriquement refusé d’octroyer à la Russie des facilités logistiques et opérationnelles  pour l’accostage des navires et submersibles de la marine de guerre.

Selon les mêmes sources, Moscou aurait demandé à plusieurs reprises à l’Algérie la signature d’un Accord de défense prévoyant des facilités, notamment à la base navale de Mers-El-Kébir, près d’Oran. Ces demandes ont commencé à prendre forme dès la guerre en Libye et se  sont intensifiées depuis le début de la crise en Syrie, où un éventuel changement de régime priverait la Russie de la base navale de Tartous, son unique port d’attache en mer Méditerranée.

Les russes affirment qu’ils ne cherchent pas l’octroi d’une base permanente en Algérie mais souhaitent des "facilités" incluant l’installation d’une base d’écoute avancée, une base logistique pour les submersibles et des relais de ravitaillement. En échange, Moscou s’engagerait à fournir de manière exceptionnelle à l’Algérie une variante d’entrée de gamme destinée à l’export du  bombardier stratégiques Tupolev Tu-160 (nom de code Otan: Blackjack). Les Algériens auraient décliné l’offre, estimant qu’ils n’avaient aucun problème dans leur environnement géopolitique ou géostratégique et que la seule menace à laquelle ils sont confrontés demeurait le terrorisme. Cette menace, selon les Algériens, ne requiert pas le type d’armement offert par les russes.

Le journal algérien Al-Khabar rappelle que la Chine a déjà tenté des demandes similaires en 2002 et en 2003, visant plus particulièrement la base stratégique de Mers-El-Kébir, contrôlant l’entrée en Méditerranée occidentale. En vain, puisque à chaque fois, les autorités algériennes rappelaient leur disponibilité à coopérer avec la Chine dans le respect du Droit international et des Conventions internationales en vigueur sans menacer les pays du voisinage. Les chinois avaient alors promis la livraison de missiles antinavire (SS-N) furtifs et mis en exergue un transfert de technologie. Mais Alger a fait savoir que son refus est définitif.

La Chine et la Russie sont à la recherche désespérée d’un pied-à-terre en mer Méditerranée, notamment après la perte définitive de la Libye et l’éventualité du basculement de la Syrie dans le camp de l’Otan.

Nucléaire : la Corée du Nord vient de faire reculer les Etats-Unis

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Prévu de longue date, avant que la Corée du Nord menace l’Amérique, le Pentagone a reporté un essai de missile balistique intercontinental, qui devait avoir lieu en Californie la semaine prochaine, à cause des tensions autour de la question nucléaire avec la Corée du Nord. Tiens, donc, les Etats-Unis poursuivent sans discontinuer des essais balistiques mais veulent interdire aux autres de le faire. Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, qui avait récemment montré ses muscles, se rebiffe-t-il ? En effet, cet essai concernait un Minuteman III, missile balistique intercontinental à ogives nucléaires (le missile LGM-30G Minuteman III est une version améliorée du Minuteman II. Sa conception a débuté en 1966). Il devait se faire sur la base aérienne de Vandenberg. Ceci prouve bien l’hypocrisie des grandes nations qui, après avoir mis sur pied leurs bombes sales, ont créé le TNP (Traité de non-prolifération), pour mettre au pas les autres pays mais, eux, peuvent continuer aisément à faire des essais nucléaires. Les peuples ne sont plus dupes et ce diktat doit cesser. Heureusement qu’il y a des pays comme la Corée du Nord ou l’Iran qui prouvent aujourd’hui cette hypocrisie et ce mépris des règles internationales érigées par ces gens et qu’ils ne respectent pas. En revanche, ils mettent toujours ceux qui les violent au ban des nations en se disant de la communauté internationale. Laquelle ? Celle qui ne respecte rien ?

Allain Jules

 

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Des navires de guerre de la flotte russe du Pacifique en route vers le littoral syrien

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Malgré l’extrême gravité de la situation dans la péninsule coréenne, des navires de guerre de la flotte russe du Pacifique se dirigent en toute urgence vers la Méditerranée orientale et plus précisément le littoral syrien. Cette flotte comporte un navire de lutte contre les submersibles (On évoque le bâtiment "Amiral Panteleev"), des navires de débarquement ainsi des navires de soutien logistique. Ce nouveau développement intervient alors que des informations non confirmées font état de la mobilisation par Moscou de près de 200 avions de combat et leur transfert en toute hâte à l’extrême Sud de la Russie dans l’éventualité d’une extension dramatique du Conflit secouant la Syrie depuis plus de deux à l’ensemble du Moyen-Orient.

La Russie qui a toujours rêvé d’un accès aux mers chaudes du Sud et à la Méditerranée semble se maintenir durablement dans les eaux du Levant avec comme principal point d’appui, le port syrien de Tartous.

La multiplication de submersibles et de navires de surface appartenant à plusieurs pays de l’Otan mais surtout israéliens près des côtés syriennes inquiètent les stratèges russes.

Ce mouvement indique jusqu’à quel point Moscou est préoccupé par la situation en Syrie. Alors que la menace d’une guerre nucléaire se fait de plus en plus précise en Asie du Nord-Est.

Le monde en guerre, à la veille de la 100e commémoration de la guerre 14-18

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La situation dans la péninsule coréenne a atteint le seuil critique tandis que la guerre en Syrie risque d’embraser le Moyen-Orient, le Golfe arabo-persique et le Caucase du Sud.

Moins d’une année avant la 100e commémoration de la sinistre guerre 1914-1918, le monde se retrouve déjà en guerre. La formation de l’axe Damas-Téhéran-Pyongyong est désormais une réalité et n’a rien à voir avec le discours de l’ex-président George W. Bush de 2002 classant ces pays dans ce qu’il a qualifié l’axe du mal.

Des trois pays, c’est la Corée du Nord et l’Iran qui risquent le plus de mettre sérieusement à mal la nouvelle stratégie américaine de la guerre de l’arrière et sous couvert, appliquée contre des régimes réticents comme la Libye et la Syrie.

Cependant, la situation en Syrie demeure la plus importante, compte-tenu de la proximité d’Israël. Une entrée de cette entité dans la guerre entraînerait systématiquement celle de l’ensemble des pays occidentaux et leurs alliés arabes.

Derniers développements en Syrie

Les forces armées syriennes à l’exception du 61e bataillon d’artillerie de campagne ont évacué la localité de Deraa (Sud) et des zones contiguës avec la Jordanie. Des groupes rebelles devancés par les terroristes du groupe transnational Jobhet Ennosra (le front des partisans) crée par l’Arabie Saoudite et le Qatar et classé comme une organisation terroriste par Washington ont investi la ville de Deraa.

Sur le front du Nord, à Alep, le Chef de la sécurité militaire syrienne de la zone, le général Mohamed Meflah, est porté disparu. Cette défection a amené le haut commandement syrien a placer Alep sous la supervision directe des redoutables renseignements de l’armée de l’air. L’armée régulière syrienne a réussi à contrôler le centre-ville d’Alep et sa périphérie malgré l’usage par les rebelles d’obus de mortier contenant une matière chimique mortelle. L’assassinat sauvage d’un Imam dont la tête a été placée au sommet du Minaret d’une mosquée de la ville a provoqué une vigoureuse réaction de l’armée et des milices de défense populaire.

Quant à la capitale Damas, dont des locaux, notamment la faculté d’architecture, ont subi des tirs de mortier ayant entraîné la mort de 15 étudiants, le gouvernement syrien est en train d’élaborer un nouveau plan visant à contrecarrer toute tentative de paralyser une ville de plus de 4 millions d’habitants. Ce plan est en cours d’élaboration avec des experts Nord-coréens et iraniens.

Intense coopération entre Pyongyong, Téhéran et Damas

Du jamais vu depuis 1945 avec la disparition de l’axe de fer. L’intensification de la coopération entre Damas, Téhéran et Pyongyong est non seulement effectif mais de plus en plus important. La provocation US du bombardier B2 contre la Corée du Nord a été considéré par les Nord-coréens comme un casus Belli. Le déploiement dans le plus grand secret en Turquie méridionale de chasseur F-22 raptor et de bombardiers stratégiques B-2 cause des cauchemars aux généraux syriens et iraniens. La presse occidentale, dans un souci de ne pas alarmer, minimise la portée de ces conflits et les réduit à de simples "révolutions" dans le cas du monde arabe ou de "fanfaronnade" dans le cas de Pyongyong. Qui plus est, la presse mainstream sous-estime les capacités de ces pays.

Or, c’est la Russie maintenant et non pas la Chine qui estime que toute attaque contre la Corée du Nord sera considérée comme une attaque contre Moscou. Les russes sont furieux après ce qu’ils considèrent le pillage de Chypre à la suite d’une opération secrète de l’Otan déguisée en crise bancaire. Après avoir menacé d’envoyer 500 avions de combat en Syrie en cas d’intervention internationale contre la Syrie, la Russie s’est révélée derrière le troisième test atomique (dont la puissance est de loin plus importante que celle rapportée dans les médias). La Chine est extrêmement mécontente de la nouvelle stratégie de l’administration Obama et fera tout pour conserver l’atout nord-coréen. Enfin, l’Iran qui se prépare depuis deux ans à une guerre avec Israël, c’est-à-dire l’ensemble du monde, semble désormais avoir acquis l’arme nucléaire mais veut se réserver du temps pour la miniaturisation des ogives avec l’aide de pays amis, dont la Biélorussie.

Conflit du Moyen-Orient: une nouvelle phase dans la guerre mondiale en cours

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Conflit du Moyen-Orient: une nouvelle phase dans la guerre mondiale en cours

L’intervention israélienne ouverte dans le conflit syrien marque un nouveau tournant du conflit au Moyen-Orient et ouvre la voie à une nouvelle phase de la guerre mondiale en cours, comportant désormais un risque avéré de conflit nucléaire.

Sa-11

Le système de défense antiaérienne 9K37M1 ou Sa-11

Techniquement en guerre avec la Syrie depuis 1973,  Israël est devenu, depuis le mercredi 30 janvier 2013, le premier Etat étranger à intervenir militairement  de manière directe en Syrie en y menant non pas un seul raid aérien mais une série de raids visant deux convois militaires près de la frontière libanaise, des batteries de missiles SAM (Surface to Air Missiles) protégeant un centre de recherche militaire de l’armée syrienne situé à Jamarya ainsi que ses installations.

Les systèmes de défense aériennes Sa-11 (9K37M1) et Sa-9 (9K31 Strela-1) améliorés protégeant le site ont été neutralisés lors de cette opération.

Sa-9

Système 9K31 Strela-1. Le système utilisé par les forces armées syriennes a été modifié en 1998. Ces systèmes d’armes sont particulièrement ciblés par la rébellion syrienne.

Des moyens importants de guerre électronique ont été mis en oeuvre par l’aviation israélienne pour brouiller les radars des missiles antiaériens syrien défendant le site, considéré comme l’un des plus importants en Syrie.  Cette attaque, qualifié de guerre israélienne "limitée" sur la Syrie  a été l’objet d’une réunion d’urgence de tous les chefs militaires syriens en présence du Président Bashar Al-Assad dans un lieu hyper-sécurisé situé sous terre à Damas. Lors d’un précédant raid aérien israélien ayant visé un centre de recherche nucléaire syrien en 2007, Bashar Al-Assad avait limogé le commandant de la défense aérienne pour avoir échoué à abattre les appareils ennemis.

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Deux avions F-15 Baz israéliens. C’est des appareils similaires modifiés qui ont mené le raid contre la Syrie entre le 29 et le 30 janvier 2013

Ce raid effectué par des avions de combat F-15 modifiés  ayant visé un centre de recherche sur les armes spéciales a mis en état d’alerte maximum les forces d’élite syriennes stationnées en face des hauteurs du Golan, territoire occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981. Au Nord de la Syrie, l’armée turque est en alerte maximum tandis qu’au Sud, les unités de l’armée jordanienne et les forces spéciales US semblent prêt à intervenir.

Après avoir tenté par tous les moyens possibles et imaginables en matière de guerre secrète, de terrorisme et de stratégie militaire à anéantir le régime syrien, Tel-Aviv a décidé de passer à la vitesse supérieure au lendemain d’élections factices en direction du reste du monde n’ayant pas entamé le pouvoir du Premier ministre Netanyahu, considéré par la totalité de la communauté du renseignement dans le monde d’être le principal architecte des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d’Amérique.  Ce nouveau mouvement risque d’aboutir à un face-à-face direct avec l’Iran. Ce que semblent rechercher les stratèges israéliens depuis des mois.

Qu’y avait-il dans ce centre de recherches scientifiques de l’armée syrienne qui put justifier une action directe de l’aviation israélienne? On sait que ce centre ultra-secret fait l’objet depuis au moins sept mois d’attaques continuelles au mortier et à la roquette par les rebelles syriens et étrangers guidés et orientés  par les centres de commandement de l’OTAN en Turquie méridionale, à Chypre et en mer méditerranée.  Cet acharnement était justifié selon la rébellion syrienne par la présence sur ce site d’experts iraniens et d’officiers du Hezbollah libanais pour superviser des recherches sur les gaz innervant tels que le VX, une version plus mortelle que le gaz sarin mais également le développement d’un  missile de croisière basée sur un nouveau modèle utilisé par la marine iranienne. Ce centre comportait également une section dédiée à la recherche sur les isotopes nucléaires avec l’aide d’experts nord-coréens mais on ne dispose d’aucune information à ce sujet.

La Syrie a annoncé mercredi soir que l’aviation israélienne avait "directement bombardé" un centre de recherche militaire situé entre Damas et la frontière libanaise, pour la première fois en près de deux ans de conflit en Syrie. "Un avion de combat israélien a violé notre espace aérien à l’aube et a directement bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’auto-défense dans la région de Jamryah dans la province de Damas", a affirmé l’armée syrienne  dans un communiqué publié par l’agence officielle Sana.

L’armée syrienne fait état officiellement de deux employés tués et de cinq autres blessés dans ce centre, qui a subi "d’importants dégâts" selon le communiqué militaire en précisant que le "bâtiment a été partiellement détruit". Par des projectiles non-conventionnels ou une arme anti-bunker semble t-il puisque le site était protégé contre les bombardements aériens.  Une source libanaise avance toutefois un bilan nettement plus lourd avec 70  morts et des dizaines de blessés.

La Russie a été l’un des premiers pays à réagir face à ce nouveau développement dangereux de la situation au Moyen-Orient. Moscou  est "très préoccupé par les informations concernant des frappes de l’armée de l’air israélienne sur des sites en Syrie, près de Damas", a indiqué le ministère des Affaires étrangères russe, en ajoutant que si  cette information est confirmée, "cela signifie que nous avons à faire à des frappes injustifiées sur le territoire d’un Etat souverain, ce qui viole grossièrement la charte de l’ONU". Moscou a également fait pression sur Damas pour qu’il ne riposte pas à cette attaque. Une escadre de 18 navires de la marine russe évolue actuellement entre la Mer noire et la méditerranée  orientale non loin du littoral syrien.

Des pays de l’Union européenne ont également appelé la Syrie à la retenue. Cependant, il est très peu probable que la Syrie se risque à ouvrir un front aussi vaste avec la communauté internationale en s’attaquant à Israël.

Il y a moins d’une semaine, le Chef d’état-major des armées russes a affirmé que les forces armées russes sont prêtes à un conflit de grande ampleur. l’Iran a, pour sa part, mis en garde contre toute intervention directe contre son allié syrien. Une plate-forme Offshore iranienne de 1850 tonnes a coulé cette semaine  sur le champ gazier de South Pars dans le Golfe arabo-persique suite à un sabotage tandis que des informations faisaient état du sabotage de l’installation nucléaire de Fordow dans ce qui s’apparente à une guerre clandestine intense contre l’Iran.

Les Etats-Unis ont été prévenus à l’avance de cette frappe israélienne. Une source ayant requis l’anonymat citée par le New York Times a révélé que les israéliens avaient informé Washington du projet d’une frappe sur une cible militaire "spéciale" syrienne située dans la province de Damas.

En Israël, on craint une riposte du Hezbollah libanais qui pourrait effectivement exploiter l’hiver pour déclencher son plan d’attaque sur l’ensemble du territoire israélien, y compris sur le réacteur nucléaire de Dimona dans le Sud.

A Damas où le commandement militaire a d’énormes difficultés à contenir les 65000 rebelles appuyés par au moins 9000 mercenaires étrangers ciblant en priorité les infrastructures stratégiques et les sites de la défense antiaérienne, une réunion d’urgence des hauts commandants de l’armée et du renseignement évaluera les moyens de riposte contre Israël et la Turquie. Une source de haut niveau  a affirmé que "le temps de l’impunité sioniste est révolu que le prix de cette agression sera tôt ou tard payé"  avant d’être explicite  que "le temps pour les déclarations politiques et les médiations diplomatiques est révolu" et que "la Syrie s’apprête à donner une leçon cinglante aux sionistes" en soulignant que l’agression sur la souveraineté syrienne ne sera pas impunie. Des avions Mig 31 des forces aériennes syriennes ont survolé les confins frontaliers syro-libanais non loin du Plateau du Golan et de la zone contestée des fermes de Chaba.

Reste à savoir sous quelle forme sera la riposte puisque une action directe de l’armée syrienne contre des cibles militaires israélienne déclenchera à coup sûr une guerre mondiale généralisée pouvant aboutir à un usage de l’arme nucléaire. C’est pourquoi l’Iran a pressé ses alliés syriens de ne pas riposter à l’heure actuelle et de lui laisser "du temps" pour s’y préparer. Notamment en travaillant sur un système de navigation par satellite qui lui est propre. La Syrie dispose de plan secret en cas de décapitation du régime prévoyant une offensive balistique sur les villes et les centres vitaux israéliens.

Dans cette équations à trois variables qui se joue au Moyen-Orient, le risque d’un affrontement militaire généralisé est devenu non pas une éventualité mais une certitude. Israël s’impatiente de plus en plus et veut s’attaquer à l’Iran, quitte à passer au dessus d’une Syrie dévastée par presque deux années de guerre. Moscou et Pékin s’y opposent fermement. Reste à savoir si les Etats-Unis sauront éviter la conflagration et recadrer ce conflit dans un contexte strictement régional.

Algérie: l’industrie des hydrocarbures ciblée

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A en croire un quotidien algérien, l’attaque terroriste du site gazier de Tiguentourine près d’In Aménas, exploité conjointement par British Petroleum, Statoil et Sonatrach, n’est pas une action isolée mais s’inscrit dans une nouvelle stratégie de lutte suivie par des organisations terroristes multinationales et transnationales dotées d’un matériel de communication hyper-sophistiqué et d’une logistique plus importante que celles des pays du Sahel.

La même source évoque un chiffre: 8 millions d’euros. C’est le budget dont auraient disposé les terroristes ayant mené l’attaque du site gazier algérien.   Les terroristes disposaient non seulement d’un arsenal neuf, presque sous emballage, n’ayant jamais servi avant  l’attaque mais également de systèmes de communication par satellite et de brouillage du signal similaires à ceux utilisés par la rébellion syrienne en guerre contre le régime du Président Bashar Al-Assad depuis mars 2011. Aucun pays africain ne possède des appareils de ce type.

Ces éléments incitent les enquêteurs algériens à croire que le groupe de Mokhtar Belmokhtar n’aurait pas agi seul et aurait sous-traité cette attaque spectaculaire à une ou plusieurs puissances étrangères. La présence d’au moins un ressortissant canadien intrigue au plus haut point, à plus forte raison qu’Ottawa refuse catégoriquement de fournir la moindre information à son sujet. Les rares rescapés du groupes terroriste anéanti par le feu de l’armée algérienne, dont un tunisien, ne le connaissent que par son nom de guerre: "Sheddad" ou "Cheddad" (référence à un patronyme arabe ou sémitique très ancien mais sans connotation religieuse musulmane, ce qui est déjà un indice).

Cependant, des libyens des brigades de Zenten, contrôlant le sud de la Tripolitaine, affirment connaître ce ressortissant canadien qui a participé à la révolte libyenne en se distinguant par ses capacités dans le tir de précision et de coordination par radio. "C’est un Sniper utilisant exclusivement des fusils de fabrication occidentale" selon un chef des Zentan qui a tenu à garder l’anonymat. Etait-ce un mercenaire de X (l’ex-Blackwater de bien sinistre mémoire en Irak)? C’est en tout cas l’avis d’un analyste tunisien.

Dimanche dernier, un groupe terroriste multinational s’est attaqué au Gazoduc Hassi R’mel situé dans le Sahara et la ville côtière de Dellys, non loin d’Alger, à hauteur de Bouira, non loin des gorges de Palestro, faisant deux morts et sept blessés parmi les agents de sécurité gardant cette portion de l’infrastructure. Le groupe terroriste a utilisé des roquettes RPG et des grenades contre les gardes.

Coïncidence ou pas, le choix de s’attaquer à cette région du pays ne semble pas être fortuit. La région de Boumerdes dont relève la ville de Dellys et la préfecture de Bouira demeurent  l’unes des rares du pays à signaler une activité, faible certes,  mais soutenue d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique). Depuis des années existe une voie directe d’acheminement d’armes, de vivres, de documents et d’hommes entre cette région et le Nord-Mali. Au point où des dizaines de sahéliens n’ayant jamais quitté le Mali ou le Niger  ont pu se procurer de faux certificats attestant de la nationalité algérienne délivrées par des tribunaux de Boumerdes, en Kabylie.

C’est à cause de ses faux documents retrouvés sur des combattants touaregs du Nord-Mali combattant dans les rangs de la légion verte  fait prisonniers durant la guerre de Libye (février-Octobre 2011) qu’on a injustement accusé l’Algérie de fournir des combattants à l’ex-dirigeant libyen Mouammar Gaddafi.

Dans tous les cas de figure, cette deuxième attaque en moins de vingt jours des installations stratégiques du pays confirme d’une manière définitive le changement de paradigme ayant affecté la stratégie des groupes armées et préfigure les moyens qu’ils utiliseront au cas où l’Algérie suive le chemin d’instabilité que connaissent la majorité des pays du monde dit arabe. C’est la raison pour laquelle l’armée algérienne n’a jamais été en alerte aussi élevée.

Conflit au Moyen-Orient: la Syrie au coeur d’un nouveau conflit mondial

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La fin de la bataille de l’aéroport de Damas, entamé le 02 décembre et terminé le 12 décembre 2012, et au cours de laquelle les unités de la Garde républicaine, les unités d’élite, l’aviation, le renseignement aérien et les forces balistiques de l’Etat syrien ont réussi, non sans de  grandes difficultés, à infliger un sérieux revers aux groupes armés composant les différents spectres de la rébellion grâce à l’aide technique discrète mais efficace des services spéciaux russes. Cet épisode a non seulement révélé jusqu’où Moscou est capable d’aller dans le conflit en cours au Moyen-Orient mais également la détermination de la rébellion et de ses sponsors d’en finir une fois pour toutes avec le régime de Damas.

L’armée syrienne perd-elle du terrain ?

La concentration des troupes de l’armée régulière syrienne autour de Damas et des grandes agglomérations urbaines a dégarni les zones rurales d’une présence sécuritaire rendant propice l’évolution de la guérilla et renforçant l’afflux d’armes et d’équipements à partir de pays voisins. Natura non facit saltus, les zones où les unités de l’armée syrienne ne sont pas déployées servent de terrain d’évolution naturel à la rébellion, aux flux de combattants étrangers et aux cargaisons d’armes et de munitions.

A l’extrême Nord du pays, la stratégie du Gouvernement syrien a été de laisser se créer des comités armés de résistance kurde comme une tentative de nuire aux intérêts géopolitiques turcs. Cette stratégie dangereuse se veut comme une réponse à l’activisme et au rôle de la Turquie en tant que membre de l’Otan dans le soutien logistique des groupes rebelles sur son territoire.  C’est une lame à double tranchant. L’annonce d’une création d’une armée autonome kurde relevant du PYD (Parti de l’Union démocratique) kurde syrien et ses accointances avec le PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) turc et le Kurdistan irakien alimentent la résurrection d’un nationalisme kurde depuis 80 ans.

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Un rebelle syrien posant avec un Anti-Material Rifle, une arme inconnue de l’arsenal de l’armée syrienne. Contrairement à ce que l’on tente de faire croire, les différents groupes composant la rébellion syrienne reçoivent des armes plus sophistiquées que celle de l’armée régulière syrienne. Ils bénéficient en outre du renseignement spatial et électronique ainsi que de la formation de la part de pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

De l’autre côté de la frontière, en Turquie méridionale, les américains et des pays de l’OTAN comme l’Allemagne sont en train d’annoncer officiellement l’envoi de troupes (respectivement 400 et 300) et des batteries de missiles Patriot. Détail révélateur, la déclaration du ministère allemand de la défense relative à l’envoi de troupes en Turquie a devancé l’approbation du Bundestag de la décision de déploiement de ces systèmes d’armes.  Pour Moscou comme pour Téhéran, le déploiement de missiles Patriot en Turquie n’est pas dirigé contre la Syrie mais bien contre eux. D’où la décision de Moscou d’acheminer des missiles balistiques Iskander M dans la région et le transfert par l’Iran de missiles en Syrie.

La Syrie a t-elle utilisé des missiles Scud contre les rebelles ?

Les Etats-Unis accusent la Syrie d’avoir utilisé des missiles balistiques Scud contre les rebelles au Nord du pays, près des frontières turques. Des informations spécifiques font état de la destruction de centres de commandement et de regroupement de la rébellion dans cette zone avec ces missiles.  Ce que le Gouvernement syrien  nie d’une façon catégorique. Des missiles Air-Sol, des FROG’s  (free Rocket over ground) et des missiles Sol-Sol ont bien été utilisés par l’armée syrienne contre des cibles bien déterminées mais nos sources refusent de confirmer ou d’infirmer l’usage de Scud A dans ces opérations. D’autres sources du renseignement militaire libanais indiquent que l’armée syrienne a « mis le paquet » sur la route de l’aéroport international de Damas, où des milliers de rebelles ont tenté une percée après avoir déclaré la région comme zone militaire interdite. On sait que les meilleures unités d’élite de l’armée syrienne ont été mobilisées, y compris celles traditionnellement positionnées au Golan et faisant face à Israël.

On connaît également le rôle crucial de l’aviation, des blindés et du génie dans cette confrontation. Des missiles et des roquettes y ont été utilisés à profusion. Mais aucun missile Scud n’a été utilisé. L’usage des Scud aurait été d’ailleurs d’un apport presque nul puisque la rapidité avec laquelle évoluait la situation sur la route de l’aéroport de Damas et l’exiguïté du terrain rendait l’efficacité d’un missile balistique sujette à discussion. Par contre c’est aux unités de la cyberguerre et de la guerre électronique que revient tout le mérite puisque le brouillage puis la suppression des télécommunications des groupes rebelles les a obligé à utiliser des moyens fort sophistiqués offerts par deux pays de l’Otan. Cela a permis aux militaires syriens de les intercepter et les localiser. La Russie (imagerie satellite, suppression de signal), l’Iran (renseignement et brouillage)et à un degré moindre un autre pays asiatique (stratégie) ont joué un rôle crucial dans la phase de guerre électronique.

Au lendemain de l’échec militaire de la rébellion, une série d’attentats à l’explosif secoue Damas tandis que des campagnes médiatiques se mettent en branle autour de trois thèmes récurrents : armes chimiques, intervention de l’Otan et négociations autour du sort du président syrien, voire son exil dans un autre pays arabe.   Nos sources évoquent avec insistance une nouvelle opération clandestine en préparation pour le 21 décembre que nous n’avons pu confirmer nulle part. Ce plan prévoit trois campagnes simultanées et une grosse opération de guerre psychologique via les médias. Des pays de l’Otan  pourraient le cas échéant bombarder les rebelles avec des armes interdites et en imputer la responsabilité au Gouvernement syrien. Autre casus belli : la capture par le groupe de « Jobhet Ennosra », que le département d’Etat US a mis sur la liste des organisations terroristes, de stocks d’armes chimiques et-c’est nouveau, biologiques ou un putsch militaire à l’intérieur du régime syrien. On évoque enfin une escalade militaire avec la Turquie provoquée par des escarmouches entre les comités de la résistance kurde et l’armée turque ou bien un embrasement au Golan (ce dernier serait le point de déclenchement d’un véritable conflit mondial)

La guerre économique

Le conflit au Moyen-Orient est loin de se limiter au seuls aspects politique et militaire ; l’aspect économique et monétaire constitue un axe majeur de la lutte. Après 21 mois de crise, un blocus qui ne dit pas son nom et une batterie de sanctions, l’économie syrienne est exsangue. Elle n’est pas la seule : à des degrés plus ou moins sévères, les économies de l’Iran, de la Jordanie et de la Turquie sont également touchées. Damas tente tout son possible de relancer trois secteurs stratégiques : l’approvisionnement alimentaire, l’énergie et l’eau. Cibles prioritaires des sabotages de la rébellion. Ces deux derniers moins, le sabotage des pylones de transport de l’énerie électrique à haute tensions et des générateurs a laissé place à des attaques contre les écoles militaires, les bases de défense anti-aériennes et les dépôts d’armes lourdes, contraignant l’état-major syrien à mobiliser d’importants moyens à la surveillance des sites stratégiques. La rébellion utilise donc la guerre d’usure et la guérilla urbaine pour tenter d’étendre les lignes (théoriques) du front à une proportion telle que l’armée syrienne ne sera plus en mesure de pouvoir concentrer ses forces sur un point décisif et multiplier ainsi les failles susceptibles d’être exploitées.

Les Etats-Unis et l’Union Européenne imposent depuis mars 2011 des trains de sanctions économiques et commerciales sur la Syrie visant les sociétés, les administrations, les pétroles, les armes et les avoirs bancaires. Des opérations clandestines, visant l’effondrement monétaire du pays, ont été menées à diverses reprises avec l’aide de services de renseignement de pays de la région. La Syrie a évité un effondrement de sa monnaie in extremis avec l’intervention de l’Iran, non sans risque puisque la crise monétaire s’est propagé dans ce pays également.

Perspectives immédiates

Le conflit syrien se retrouve à la croisée des chemins. Le chemin de Damas semble passer par Téhéran et Moscou. Faut-il dès lors fomenter un putsch en Russie (on murmure sur des tentatives très sophistiquées d’éliminer le président russe Vladimir Poutine) et un changement de régime à Téhéran pour changer les lignes de fractures ? Paradoxe puisque c’est le chemin de Damas qui devait paver la voie à un isolement de l’Iran en vue d’y accélérer un changement de régime. Dilemme stratégique résultant de jeux à sommes nulles.  La poursuite du statu quo et la stagnation de la situation sur le terrain devaient permettre aux pays occidentaux et à Israël d’attendre un affaiblissement suffisant de l’Etat syrien pour entamer une phase plus active porteuse de tous les dangers. Sur le plan diplomatique, la reconnaissance par les Etats-Unis d’Amérique de la coalition syrienne formant l’opposition au régime lors de la réunion des « Amis de la Syrie » à Marrakech  n’a fait qu’avaliser un processus de légitimation à une implication beaucoup plus étendue de l’Otan dans sa guerre clandestine contre l’Etat syrien. Dans ce jeu complexe de géostratégie appliquée menée par des acteurs globaux, la porte est ouverte à tous les aléas, y compris un nouveau conflit mondial.

L’aviation algérienne prête à intervenir au Nord du Mali

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Des L-39 Albatros  de l’armée de l’air algérienne. Utilisés en tant qu’avions d’entraînement de base pour les nouveaux pilotes de chasse, ces appareils peuvent être modifiés pour effectuer des missions de bombardement tactique. Ils pourraient bien être utilisés au Nord du Mali contre les regroupements et les convois des groupes terroristes MUJAO et AQMI.

La question des otages algériens détenus par des groupes terroristes au nord du Mali demeure complexe et cache beaucoup de zones d’ombre. Du côté des militaires algériens, tout semble prêt pour une intervention que l’on veut foudroyante. Mais la décision finale revient aux politiques.

Urgent: Damas menace de livrer des missiles SAM aux kurdes si Ankara livre des Stinger aux rebelles syriens

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Nous apprenons que le gouvernement a menacé via un tiers de livrer des missiles SAM aux kurdes en Turquie si Ankara livre des missiles Stinger aux rebelles syriens.

Damas ne cache plus sa colère après la chute de un de ses appareils de combat près de Deir Ezzor (Est du pays) et la capture d’un de ses pilotes par des rebelles armés de fusils d’assaut étrangers et coûteux. Le ministre syrien de la défense s’est dit prêt à livrer des missiles Sol-Air -et pas que des systèmes portables- aux rebelles kurdes qui combattant Ankara depuis 1984 si la Turquie d’Erdögan continue de livrer des missiles Stinger aux rebelles syriens en lutte contre le gouvernement de Damas depuis 18 mois.

Il apparaît que la visite qu’a effectué la secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton à Ankara n’avait d’autre but que la livraison de ce type de missile aux rebelles syriens.

Dans tous les cas de figure, il semble que la crise syrienne dont les implications géopolitiques et géostratégiques sont immenses déborde déjà sur l’ensemble des pays de la région. La Turquie, membre de l’OTAN et l’un des principaux pays engagés dans les hostilités, risque très gros puisque la crise actuelle a provoqué la mise en avant de la question kurde, pendante depuis le traité de Lausanne de 1924 et dont les implications risquent de reconfigurer tout le Moyen-Orient.

Syrie: un avion touché par un missile Stinger

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Un avion de l’armée de l’air syrienne de type Mig-21  aurait été touché par un missile Stinger de conception américaine mais fabriqué sous licence en Turquie.

Comme en Afghanistan durant les années 80, les pays soutenant la rébellion syrienne tentent d’inverser le rapport de force en livrant des missiles Stinger à l’ASL…

L’appareil s’est écrasé non loin de Deir Ezzor (Est). Le pilote qui a réussi à s’éjecter aurait été capturé par une brigade salafiste dénommé Ahfad Muhammad (les Descendants du Prophète). Une vidéo montrant le présumé pilote circule déjà sur le web. Les rebelles tentent de soigner leur image sur recommandation d’une boite de communication internationale dont on connaît pas encore le nom, surtout après les atrocités et autres exactions commises sur des civils et des soldats de l’armée syrienne.

La localisation rapide du pilote a été rendue possible grâce à l’aide américaine et israélienne: des dizaines de satellites de ces deux pays survolent en permanence l’espace aérien syrien.

Ce n’est pas la première fois que des missiles Sol-Air portables sont livrés aux rebelles syriens. Des missiles Strela leur ont été livrés peu avant l’opération "volcan de Damas" qui s’est terminée par un échec.  La livraison de missiles antiaérien FIM92A Stinger à la rébellion syrienne consacre un nouveau tournant dans la crise qui secoue ce pays depuis plus de 18 mois.

Durant les années 80 en Afghanistan, la livraison par la CIA américaine de missiles Stinger aux combattants afghans alors en guerre contre l’armée rouge permit à ces derniers de lutter efficacement contre les hélicoptères HIND  et faire perdre la suprématie aérienne aux soviétiques. A l’époque déjà, Riad finançait l’opération.

L’Arabie Saoudite et la Turquie partagent, outre un profond sentiment russophobe, une farouche volonté de se débarrasser au plus vite du régime en place à Damas afin d’ouvrir la voie à l’établissement sinon d’un pipeline épousant l’ancienne voie ferrée ottomane, du moins d’une liaison directe entre les deux pays-clé du GMO (Grand Moyen-Orient).

L’Inde exclut une firme israélienne de tous ses contrats d’armement

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Un des principaux importateurs d’armement israéliens durant ces dernières années, l’Inde a décidé d’exclure la firme israélienne IMI (Israeli Military Indutries) de tous ces avis d’appel d’offre en matière de défense et de l’ensemble des contrats d’armement pour une période de dix années. Cette décision est principalement motivée par les agissements jugés peu éthiques de la firme israélienne, impliquée dans un scandale de corruption en Inde en 2009.

L’Inde, un des pays des BRICS (Brésil-Russie-Inde-Chine- Afrique du Sud) manque d’une infrastructure militaire industrielle adéquate et dépend à hauteur de 70% d’importations étrangères en ce domaine.

 

 

Dozens Of Underwater Drones Deployed To The Waters Of Iran

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What to do when international talks begin falling apart? Send a fleet of unmanned submersibles in preparation for a waterway showdown. As US talks with Iran over their nuclear program began to sour and the possibility of sanctions against the country rose, Iran responded by threatening to cut off the Strait of Hormuz, a narrow waterway and the only way into and out of the petroleum-rich Persian Gulf. The US responded in turn, the Los Angeles Times reports, by sending dozens of SeaFox unmanned submersibles to the region to seek out and destroy mines in the strait.

Each SeaFox (drone)  is outfitted with an underwater television camera, homing sonar, an explosive charge, and is controlled through an optic fiber tether. None of the submersibles, however, return from a successful mission as they end, not only with the destruction of the mine, but the craft itself, each costing about $100,000. The SeaFox can sniff out both submerged and surface mines.

The SeaFox is the unmanned underwater vehicle (UUV) made by the German company Atlas Elektronik. It measures about 4 feet long and weighs just under 100 pounds. Their small size enables them to be deployed from helicopters, small rubber boats, or dropped from minesweeping ships. Its maximum operational depth is about 300 meters and it can run for around 100 minutes without having to return and recharge.

The Navy purchased the mine-sniffing submersibles in May at the request of Marine Gen. James Mattis, the top ranking US commander in the Middle East. They represent a supplement to a larger military force buildup in the region that includes four minesweeping ships, four MH-53 Sea Dragon helicopters, and several aircraft carriers. Tensions and armament are both swelling in the region, marked by a bill drafted  by Iran’s National Security and Foreign Policy Committee to halt the passage of tankers through the Strait of Hormuz. “We take the control of the Hormuz Strait. If we are supposed to be sanctioned, we will not allow a drop of oil to pass through the strait,” said Arsalan Fathipour, Chairman of Iran’s parliament.

Of course, we’ve heard this talk before, but whether or not the moves from both countries are, as some warn, the portents of a third World War, or simply a political chess match played out in the Gulf, the water drones are yet another indication that the era of robotic warfare  has arrived.

Peter Murray

Singularityhub

La Russie se plaint de la qualité de ses armements

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C’est toujours difficile de vouloir se préparer à l’éventualité d’une guerre mondiale ou régionale  quand on possède pas une industrie de défense performante. C’est le constat auquel est parvenu le ministère russe de la Défense qui a publiquement fait part de son "insatisfaction" de la qualité des systèmes d’armes et du matériel de guerre produits en Russie.

Quatre ans après la guerre-éclair (Blitzkrieg) de l’armée russe contre la Géorgie en août 2008, les militaires russes sont assez mécontents de la qualité des armements que leur fournissent des producteurs locaux, d’autant plus que depuis une vingtaine d’années, les guerres d’Irak, de Libye et actuellement en Syrie ont été négatives en termes d’image à la qualité de l’armement russe.

Le ministère russe de la Défense reste plutôt insatisfait par la qualité des armements et du matériel de guerre produits en Russie, a annoncé hierle vice-ministre russe de la Défense Alexandre Soukhoroukov qui a affirmé qu’en 2011, son département ministériel a adressé aux industriels près de 2300 réclamations et autres plaintes au sujet de la qualité des armements fournis.

Selon le responsable, le ministère russe de la Défense fait tout son possible pour livrer des armes modernes à l’armée russe dans les délais prévus. Délais imposés par contrats certes mais également une échéance passée sous silence: Moscou croit que la troisième guerre mondiale est une possibilité très réaliste d’ici 2020 sinon bien avant.

Un drone français abattu au Nord-Mali

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Un drone de l’armée française a été abattu dans la nuit du 28 au 29 juillet 2012 par un groupe armé au Nord du Mali quelque part entre Anéfis et Kidal. Très peu de temps après cet incident, un avion non identifié en provenance d’un pays voisin du Mali a bombardé les débris du drone abattu et le périmètre dans lequel il se trouvait pour empêcher les membres du groupe de s’en approcher, causant la mort de quatre personnes. Mais les survivants sont parvenus à emmener avec eux des pièces.

Certaines informations précisent que le drone français a été abattu dans la région d’Essouk, non loin d’une caserne désaffectée de la gendarmerie malienne servant actuellement de centre de commandement d’AQMI (Al-Qaida au Maghreb Islamique) et que des voyageurs locaux empruntant l’itinéraire Anéfis-Tessalit en direction de la localité algérienne de Bordj Badji Mokhtar ont rapporté des témoignages concordants faisant état d’une énorme explosion près de l’ancienne caserne.

Les combattants d’AQMI et du MUJAO n’ont pu jusqu’ici utiliser les missiles Sol-Air portatifs de type Igla S issus des arsenaux de l’armée libyenne pour faire face à la multiplication des vols de reconnaissance effectués par des drones et des avions occidentaux au dessus du Nord-Mali. .

D’après des estimations non actualisées, la France disposerait de 81 drones militaires de renseignement et poursuit des projets visant à armer des drones en suivant l’exemple des drones américains armés de missiles Air-Sol.

Il demeure peu probable qu’un drone armé ait pu effectuer le raid suivant la chute du premier drone. Des observateurs penchent pour un avion d’attaque au sol en provenance de Niamey ou de Ouagadougou.

Il est à remarquer que les radars de l’armée algérienne installés à l’extrême-sud de l’Algérie ont détecté et suivi le crash du drone au Nord-Mali ainsi que le raid aérien sur les éléments du groupe armé qui ont tenté de récupérer les débris.

Ce n’est pas la première fois que des membres du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) ouvrent le feu sur des drones occidentaux survolant le Nord-Mali. Le 15 juin 2012, une frappe aérienne non-identifiée visait un convoi armé près de Taoudenni. Il y a quelques semaines, des hommes armés ont tenté d’en abattre un qui survolait Tombouctou à une altitude assez basse. Plus récemment, un drone survolant la périphérie de la ville de Gao a essuyé des tirs en provenance du sol.

Des informations distillées confirment la présence de drones américains à Ouagadougou et le renforcement du dispositif militaire et informationnel français à Niamey, Nouakchott et N’Djaména.

La France a affirmé par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu’elle n’en eneverra aucun soldat au sol en cas d’intervention au Mali. Cependant, le retrait des unités militaires françaises d’Afghanistan et leur possible redéploiement dans des pays du Sahel laisse entendre que pour Paris, l’affaire est réglée. Cette recrudescence des activités aériennes de pays occidentaux au dessus du Nord Mali augure d’intenses préparatifs en vue d’une intervention militaire internationale sous supervision française et américaine au Nord-Mali.

Il ressort également que la crise malienne est une crise préparée et fabriquée de toutes pièces. A quelle fin? Les jours et les semaines qui viennent nous ont diront plus.

Confrontée à l’irruption des navires de nouvelle génération, la Russie condamnée à adapter sa marine

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Le président russe Vladimir Poutine a déclaré aujourd’hui q’il est indispensable à la Russie de d’accélérer la conception des navires avancés de nouvelle génération. Cette annonce intervient lors d’une visite que le président russe effectue dans la région d’Arkhangelsk (nord) .
"Il est nécessaire de lancer rapidement la conception des navires avancés de nouvelle génération. Ceci concerne aussi bien la Flotte sous-marine que celle de surface. Ce sont les navires avancés qui détermineront l’image future de la Marine, ils doivent alors être équipés d’armes appropriées, ainsi que de systèmes avancés de contrôle, de renseignement et de communication", a déclaré le chef d’Etat lors d’une réunion consacrée au développement de la Marine.

Cependant, cette mise à niveau nécessite également la modernisation des industries de défense de la Russie. Ce que le président Poutine n’a pas manqué de relever. Non sans une certaine inquiétude.

Il est à rappeler que les Etats-Unis d’Amérique ont franchi une étape supplémentaire dans la conception de navires de guerre furtifs, commencé avec le prototype Sea Shadow IX-529 en 1985. Ils ont déclaré qu’ils comptaient déployer de nouveaux types de navires (et de sous-marins) furtifs de nouvelle génération en Asie du Sud-est et près des côtes chinoises et nord-coréennes dans le cadre du redéploiement des forces US dans le pacifique pour les vingt prochaines années.

Aparté

Le Pentagone a signé avec l’exportateur public d’armes russe Rosoboronexport un contrat d’acquisition de dix hélicoptères russes Mi-17 supplémentaires pour l’Afghanistan, rapporte le site armstrade.org citant le département américain de la Défense.

"Le département américain de la Défense a annoncé le 18 juillet la conclusion d’un contrat de 171,38 millions de dollars entre l’Armée de Terre américaine et Rosoboronexport, prévoyant la livraison d’hélicoptères Mi-17", lit-on dans le communiqué du site.

En 2011, le Pentagone et Rosoboronexport ont conclu un contrat portant sur la fourniture de 21 hélicoptères Mi-17V5 à l’armée afghane pour un montant total de 367,5 millions de dollars. Le contrat comprenait des options pour la livraison d’un maximum de 12 hélicoptères supplémentaires. Deux appareils ont été livrés en 2012. Ainsi, 33 hélicoptères ont été commandés au total pour l’Afghanistan.

L’assemblage des hélicoptères sera effectué en Russie et devrait s’achever avant le 31 décembre 2016.

Source: RIAN

Voir également: USA, des affaires de corruption entourent l’achat d’hélicoptères Mi-17 pour des pays tiers

Le Pentagone commande dix autres hélicoptères Mi17 pour l’armée afghane

Syrie: Attaque contre le complexe de la Sécurité nationale, attentat ou frappe de missile?

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Un très puissant attentat à l’explosif vient de viser le bâtiment ultra-sécurisé de la sécurité nationale, tuant quatre très hauts responsables syriens et causant des blessures à une dizaine d’autres.


Colonne de fumée s’élevant au centre de Damas. Le Général Rajha venait d’être reconduit par Al-Assad à la tête de la défense.
Photo du Daily Telegraph

D’autres généraux de l’armée syrienne étaient en réunion au même moment dans un autre complexe à quelques kilomètre du lieu de l’attaque. Le président Al-Assad suivait en direct les discussions en téléconférence avec les deux salles de réunion au moment où une explosion pulvérisa le premier bâtiment.

Cet attentat est intervenu au moment précis où était réuni un conseil restreint des principaux responsables militaires et sécuritaires syriens. Par mesure de sécurité et par crainte d’un éventuel bombardement "spécial", le Conseil a été réparti entre quatre endroits différents reliés par téléconférence en réseau fermé.

Le ministre syrien de la Défense, le Général Daoud Abdallah Rajha aurait succombé lors de l’explosion tandis que le vice-ministre et conseiller en sécurité nationale, Assef Shawket, beau frère du président Al Assad, serait dans un état critique ou même donné pour mort. Le ministre de l’intérieur syrien, serait également dans un état grave. Le Directeur du Conseil de la Sécurité Nationale, Hisham Ikhtyar, aurait été également touché.

L’explosion a été d’une telle puissance que l’ensemble du bâtiment et ses annexes souterrains, conçus pour résister à des raids aériens, ont été littéralement détruits. On ignore le bilan précis de cet attentat mais des témoignages évoquent un chiffre assez impressionnant et soutiennent que la quantité d’explosif utilisé est très importante et pourrait avoisiner ou même dépasser les 5 000 kilogrammes, soit l’équivalent de la charge d’une très grosse bombe de type "Daisy Cutter". Une autre source écarte cette hypothèse et parle d’une charge beaucoup moins importante portée par un homme qui aurait réussi à s’introduire dans une salle bunker…D’autres avancent l’hypothèse de l’explosion d’une voiture piégée dans un parking souterrain du complexe.

L’ASL (Armée syrienne libre) et un groupuscule terroriste dénommé Liwa Al-Islam (l’étendard de l’Islam) ont tous deux revendiqué l’attaque. Mais il demeure des doutes quant à la capacité de la première organisation à mener une telle opération. Le nouveau groupe à apparition spontanée Liwa Al-Islam n’est qu’une couverture, semblable à Jund Sham ou d’autres qui ont défrayé la chronique au Nord Liban est ailleurs. Sa dénomination laisse transparaître un travail d’arabisants ayant mal assimilé certains aspects de l’Islam politique contemporain. Donc une agence ou des agences de renseignement de pays utilisant la franchise islamiste à des fins de manipulation. Des sites extrémistes turques ont également salué cet attentat en le qualifiant de la revanche de la Turquie.

Cet attentat intervient dans un contexte particulier marqué par l’annonce de l’armée syrienne libre (ASL), la rébellion armée d’une "offensive générale" sur Damas et d’un autre côté, le douzième anniversaire de l’arrivée au pouvoir du président Bashar Al-Assad. Elle intervient également peu de temps après que les israéliens eurent rendu publique une information selon laquelle le président Al-Assad aurait ordonné le redéploiement des unités militaires syriennes stationnés au Golan.

Il est trop tôt pour conclure quoi que ce soit concernant cette "décapitation" partielle de l’appareil militaro-sécuritaire syrien mais des observations s’imposent d’elles mêmes:

1. Les commanditaires de cette attaques ont une connaissance préalable de l’heure précise de la réunion secrète au plus haut sommet de l’Etat et donc disposent d’un excellent renseignement;
2. L’attentat a impliqué une très importante quantité d’un type d’explosif militaire très puissant et peu répandu au marché noir;
3. La préparation logistique d’une telle opération et sa simultanéité avec une date symbolique en dit long sur les capacités organisationnelles des commanditaires de l’attaque;
4.Le ou les kamikazes (si l’on retient cette hypothèse) étaient habilités à pénétrer le bâtiment fortifié;
5. L’annonce d’une offensive générale sur Damas par l’ASL relève plus de la guerre médiatique et psychologique et ne sert qu’à exploiter cette attaque qui a été préparé et menée par d’autres parties externes à la Syrie;
6. Les commanditaires de l’attaque connaissaient les plans du bâtiment fortifié.

7. Les commanditaires ont préconçu la campagne médiatique liée à l’évènement;

8. L’explosif militaire utilisé, de type Semtex ou C4 est probablement originaire de Turquie.

9. L’hypothèse la plus plausible est l’implication d’un ou de plusieurs gardes du corps dans l’attaque qui a impliqué un véhicule piégé et non un simple piéton. La présence de drones armés, voire d’un avion  et d’une couverture satellite n’est pas improbable.

D’où nombre de question concernant le type d’attaque. Est-ce bien un attentat au camion piégé ou une frappe de missile furtif? La Ou les deux à la fois? la question ne paraît pas aussi saugrenue qu’il n’y paraît si l’on a une connaissance sommaire des importants dispositifs mis en place autour de la Syrie et de l’accélération des fournitures d’armes et de combattants à la rébellion au point où sont apparus ces derniers jours des centaines de "technicals", des pick-up ou des véhicules de tourisme dotés de mitrailleuses lourdes de type DshK 12.7 mm ou de tubes lance-roquettes à la manière du film Mad Max dans ce qui s’apparente à une tentative de reproduire des images similaires à celle de la guerre de Libye. A l’origine, les "Technicals" ont été massivement utilisés en Somalie au cours des années 90.

Une autre hypothèse à ne pas écarter est que le ou les kamikazes aient pu servir de CAS (Close Air Support) pour un drone avant se faire exploser à l’intérieur du complexe fortifié.

En ce moment même, une campagne médiatique nord-américaine, européenne et arabe bat son plein en évoquant la chute de Damas. Cette campagne est en parfaite synchronisation avec ceux qui ont commandité et planifié l’attaque du complexe abritant la Sécurité nationale syrienne. Les dirigeants syriens sont maintenant confortés dans leur vision d’après laquelle ils sont en guerre avec l’OTAN et Israël.

Mais il est fort à parier que cette attaque va radicaliser davantage l’armée syrienne en confortant les vues des courants les plus radicaux du commandement militaire qui estimaient jusque là que la répression du terrorisme n’impliquait pas un usage proportionné de la force.

Dans tous les cas de figure, cette attaque semble marquer l’impatience de pays comme les Etats-Unis, Israël, la Turquie et l’Arabie Saoudite de voir le Moyen-Orient se débarrasser d’Al-Assad et d’instaurer un Etat ou une mosaïque d’Etat fédéraux vassaux déchirés par nombre de clivages religieux et ethniques sur les débris des Etats-Nations qui ont pour noms la Syrie et le Liban.

Aparté

L’état-major des forces armées turques a réfuté vendredi l’hypothèse selon laquelle son avion de reconnaissance RF-4E Phantom II aurait été détruit le 22 juin dernier par la DCA syrienne.

"L’expertise d’identification a montré que l’hypothèse affirmant que notre avion aurait été abattu par une DCA s’est révélée erronée", indique l’état-major dans un communiqué.

Les experts ont tiré cette conclusion dans la mesure où l’épave n’a présenté aucune trace permettant de conclure à une attaque de missile.

Sur les causes de cet incident, les autorités turques ont affirmé au départ que l’avion avait été abattu par la défense antiaérienne (DCA) syrienne.

A Damas, c’est silence radio. Personne n’a voulu émettre le moindre commentaire sur cette dernière sortie de la Turquie. Apparemment, la Turquie, sous la direction du parti AKP de son premier ministre Tayep Reçep Erdogan, s’embourbe de plus en plus dans d’inextricables contradictions.

La Turquie semble faire allusion à un probable dysfonctionnement technique comme cause du crash de son avion de guerre.

Les militaires syriens ayant actionné la batterie antiaérienne le 22 juin dernier n’ont jamais été catégoriques sur l’efficacité de leurs 97 coups de canons de calibre 23 mm tirés vers une cible qu’ils ont acquise visuellement sans l’aide de radar…De toute évidence, cette nouvelle va sûrement les décevoir.

Pour l’instant, la déclaration du ministère turc de la défense est à prendre avec des pincettes. Les turcs chercheraient peut-être à laver une humiliation que leurs forces aériennes n’ont pas encore digéré ou bien à brouiller les cartes et tenter de calmer le jeu. Lors d’un débat au Parlement, le premier ministre turc a évoqué les ennemis de la Turquie. On aimerait bien connaître cette fameuse liste, à plus forte raison quant on sait que le "Kissinger turc" (l’actuel ministre turc des Affaires étrangères) n’a juré durant des années que par la politique du zéro ennemi!

Affaire de l’avion turc abattu: l’état-major turc réfute l’hypothèse d’un tir adverse

L’avion turc abattu par la Syrie avait violé son espace aérien

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Selon une source du renseignement US cité par le Wall Street Journal du 29 juin 2012, l’avion de combat turc abattu par la DCA syrienne le 22 juin dernier évoluait à l’intérieur de l’espace aérien syrien. La version américaine confirme non seulement les affirmations du Gouvernement syrien mais conforte la thèse d’une provocation délibérée de la part de la Turquie afin de sonder l’état réel des défenses syriennes.

Dès le 22 juin, Strategika 51 a rapporté sans employer le conditionnel que le RF-4 E Phantom II turc abattu par la DCA syrienne l’a été au dessus du littoral syrien et à l’intérieur de l’espace aérien syrien. De plus, nous avons dès le début émis l’hypothèse, fort plausible au demeurant, que l’objectif des avions turcs étaient de sonder les défenses antiaériennes de la Syrie.

Par contre, il semble que le système d’arme utilisé par l’armée syrienne soit un système autopropulsé  ZSU-23-4 M Shilka amélioré et non pas un Pantsir S-1 comme précédemment avancé.  le char était positionné sur une élévation côtière non loin d’une plage en aval.

Un système autopropulsé ZSU-23-4 de l’armée syrienne en milieu urbain. Photo prise par des partisans de l’opposition syrienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons aucune information sur le sort des deux pilotes turcs, le capitaine Gorkhan et le Lieutenant Askoy,  portés disparus en mer depuis le 22 juin.

Par ailleurs, des hélicoptères de combat syriens ont été aperçus à 6 kilomètres des frontières turques adjacentes de la province de Hatay. Le commandement sud de l’armée turque a dépêché des avions de combat de type F-16 de première ligne et placé des batteries de DCA en différents endroits de la frontière.  La situation demeure explosive à la frontière entre les deux pays avec l’arrivée de renforts des deux côtés.

 

 

 

USA: des affaires de corruption entourent l’achat d’hélicoptères MI-17 pour des pays tiers

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En 2011, le département de la défense des Etats-Unis a dépensé 648 millions de dollars pour l’achat ou la remise à niveau

Des Mi-17 de l’ANA (Afghan National Army) Les marchés d’équipements d’armées de pays tiers par les USA cachent des affaires de corruption assez lucratifs…

d’hélicoptères de fabrication russe de type Mi-17 pour l’armée de l’air afghane et prévoit de continuer l’acquisition de ce type d’hélicoptère adapté aux conditions spécifique du pays (l’ex-Union soviétique a d’ailleurs spécialement conçu le Mi-17 pour la guerre d’Afghanistan). Le Pentagone a déjà acheté ce modèle d’hélicoptère auprès du fournisseur étatique russe Rosoboronexport pour l’équipement des armées irakienne (post-Saddam) et pakistanaise, suscitant des critiques au sein du Congrès US. Ce qui est moins connu est que ces opérations d’équipement d’armées de pays tiers génèrent des profits et des commissions liées à la corruption. Des membres du Congrès ayant critiqué cette politique qu’ils estiment "pénalisante pour le matériel américain" et donc pour l’immense complexe industrialo-militaire US ne font que regretter que ces marchés assez lucratifs aient échappés à un de leurs sponsors et autres lobbies.

L’Armée de l’air afghane que les Etats-Unis ont décidé de faire revenir à la vie en 2005 compte 48 hélicoptères dont la moitié est en très mauvais état.

Depuis quelques années, l’intérêt américain pour les hélicoptères russes Mi-17 en vue d’en équiper des armées de pays tiers alliés ou occupés a non seulement conduit à une hausse des prix de ces appareils, passant de 6 millions de dollars à 18 millions de dollars l’unité mais a contraint la Russie à en détenir le monopole. Plus question de laisser l’Ukraine, la Biélorussie, la Bulgarie ou la Roumanie pour ne citer que ces pays de devenir des intermédiaires avec les américains sur les ventes d’occasion de ce type d’hélicoptère.

Le mystérieux drone spatial US X-37B de retour sur terre après 15 mois en orbite

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L’un des plus mystérieux projet spatiaux de l’armée de l’air des Etats-Unis d’Amérique, le X-37B, une sorte de drone orbital réutilisable est retourné sur terre en Californie, samedi 16 juin 2012, après avoir passé un peu plus de 15 mois en orbite basse autour de la terre dans le cadre d’une mission secrète.

L’appareil connu sous le nom de véhicule d’essai orbital 2 (Orbital Test Vehicle 2) ou OTV-2 n’en est pas à sa première mission. On en sait pas plus sur cette mission que sur la première.

Le drone spatial (mais est-ce bien un drone se demandent certains experts) X-37B OTV-2 a été lancé de Cape Canaveral (Floride) le 5 mars 2011 pour une mission de 469 jours durant lesquels rien n’a filtré. Il a atterri hier sur la base aérienne de Vanguard en Californie. Soit le même jour que le lancement d’une mission habitée chinoise à parti du désert de Gobi. D’après des informations fournies par l’US Air Force, un autre vol de cet appareil est prévu à l’automne 2012.

Le X-37B ressemble à une navette spatiale quoique de dimension beaucoup plus réduite que cette dernière. Avec ses 8.8 mètres de longueur,  4.5 mètres de largeur et d’un poids de 5 tonnes, nombre de spécialistes l’ont confondu avec un drone. Il a été conçu par la division Phantom Works de Boeing. Initialement utilisé par la NASA jusqu’en 2004. A court de financement, le projet a été repris par le DARPA (Defence Advanced Research Projects Agency) du Pentagone avant d’être confié à l’US Air Force en 2006.

L’abandon du programme des navettes spatiales par la NASA a contraint les Etats-Unis à s’intéresser à de nouvelles alternatives. En attendant, il semble que le programme spatial américain ait opté pour des vecteurs plus ou moins classiques mais modernisés tels la fusée Atlas V.

Le X-37B a suscité pas mal d’interrogations quant à sa finalité et ses objectifs. Certains experts supposent que ce projet prépare la mise en place d’une arme orbitale, un système tueur de satellite, un drone orbital capable de lâcher des bombes ou des missiles sur n’importe quel point du globe ou encore un brouilleur électromagnétique. Cependant, l’existence même d’un tel programme révèle l’importance accordée par l’armée américaine à la militarisation de l’espace, en dépit d’instruments multilatéraux portant sur l’usage pacifique de l’espace extra-atmosphérique.

La Russie dément livrer des hélicoptères de combat à la Syrie

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A peine une journée après la complainte de la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton sur d’éventuelles livraisons par Moscou d’hélicoptères d’attaque au sol à la Syrie, le ministre des Affaires étrangères de la fédération de Russie, Sergueï Lavrov a démenti, aujourd’hui, à Téhéran, ces informations en précisant qu’il a déjà dit, il y a quelques jours lors d’une conférence de presse à Moscou que son pays achevait la réalisation de contrats (d’armements) signés et financés depuis longtemps et que que tous ces contrats concernent exclusivement la livraison d’armes de défense antiaérienne. M. Lavrov fait sans doute référence à la livraison d’un système de défense antiaérienne moderne et efficace clé en main à la Syrie, probablement une variante à l’export du système Favorit (Фаворит) ou le S-300 PMU2.

"Nous ne livrons ni en Syrie ni ailleurs des armements qui pourraient être utilisés contre des manifestants pacifiques (…) Moscou ne fournit à Damas que ce qui peut servir à la Syrie si elle est victime d’une agression armée de l’extérieur", a souligné le ministre russe. La livraison à Damas par les russes d’un système assez sophistiqué de défense antiaérienne mais également des données satellite semble obéir à ce principe.

De son côté, le porte-parole du Pentagone a réagi en prenant à contre-pied la Chef de la diplomatie américaine en indiquant que son département n’avait aucune information à ce sujet.

L’Iran annonce vouloir développer son propre sous-marin nucléaire

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Préparant l’inauguration de son centre spatial, l’Iran pourrait également développer son propre sous-marin à propulsion nucléaire si l’on croit une dépêche de l’agence FARS, citant le vice-Amiral Abbas Zamini de la marine iranienne.

La marine iranienne poursuit une approche asymétrique pour remédier à ses faiblesses face à un adversaire maîtrisant les océans


Simple effet d’annonce à un moment critique où l’Iran a fort à faire sur plusieurs front tant diplomatiques avec la question du nucléaire à l’AIEA que sécuritaires (crise en Syrie, tension au Liban, instabilité de l’Irak et ambiguïté gépolitique au Nord de la mer caspienne) où est-ce le prélude à une véritable industrie navale? Il ne fait aucun doute que les iraniens ont beaucoup investi dans les recherches sur les submersibles, considérés comme le fleuron de sa marine. A l’instar de l’Allemagne face à la Grande-Bretagne lors des deux dernièrs conflits mondiaux, tous les pays ne disposant pas d’une marine de surface forte se concentrent sur les sous-marins, réputés plus aptes à la survie en cas de guerre mais aussi plus susceptible de causer des dommages à la marine ennemie que tout autre bâtiment de surface.

Le vice-amiral iranien a déclaré que son pays aborde les étapes initiales de la conception de sous-marins nucléaires et que l’usage de la propulsion nucléaire ne représentait pas une violation des Accords et conventions internationales en ce domaine. L’Iran produit déjà une série de mini-submersibles à propulsion conventionnelle de fabrication locale et entend utiliser cet arme redoutable pour bloquer le détroit d’Ormuz en cas d’un éventuel conflit avec les Etats-Unis, Israël et leurs alliés dans le golfe arabo-persique.

En moins d’une semaine, deux V-22 Osprey s’écrasent en Afghanistan et au Maroc

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Un appareil hybride MV-22 Osprey du Corps des Marines des Etats-Unies d’Amérique participant à des exercices militaires conjoints avec le Maroc s’est écrasé mercredi 11 avril 2012 au Sud-ouest d’Agadir, peu de temps après son décollage du navire d’assaut amphibie USS Iwo Jima, selon un porte-parole du Pentagone. Ce dernier a indiqué que deux militaires américains ont été tués au cours de ce crach;  deux autres seraient dans un état grave.

Une machine coûtant 120 millions de dollars l'unité, symbole du militarisme US du Maroc en Afghanistan!

L’exercice conjoint américano-marocain portant le nom de code "African Lion" en référence plutôt au lion de l’Atlas, un fauve aujourd’hui disparu, a débuté le 17 avril. Un millier de Marine’s et 200 militaires appartenant aux autres branches des forces armées des Etats-Unis d’Amérique participent à cet exercice d’une durée de dix jours aux côtés de 900 soldats des forces armées royales marocaines (FAR). Parmi les unités US déployées figurent un régiment d’artillerie de réserve basé à Fort Worth au Texas et des éléments du 24ème brigade expéditionnaire des Marines, basée en Caroline du Nord.

Ces exercices planifiées de longue date interviennent dans  un contexte marqué par des menaces sur l’instabilité au Sahel et une partie du Maghreb.

L’appareil qui s’est abattu au Maroc est un hybride, mi-avion, mi-hélicoptère, dont le projet  remonte aux années 80. Il n’a cessé de rencontrer des difficultés liées notamment à son coût exorbitant, sinon hors de prix et des problèmes d’ordre techniques. Ce n’est que grâce à la multiplication des budgets militaires US à la faveur des guerres d’Afghanistan et d’Irak que ce projet conçu par Boeing et Bell Copter Textron  (deux piliers du complexe militaro-industriel US) a put être concrétisé.

Vendredi passé, un appareil similaire s’est abattu en Afghanistan, causant la mort de trois militaires américains et d’un civil. Les Talibans et leurs alliés du groupe de Hekmatyar ont revendiqué l’avoir abattu.

Conçu durant la dernière décennie de la guerre froide, le MV-22 Osprey, très critiqué, est devenu pour certains l’icône de la guerre sans fin en Afghanistan.

Echec du Raid à Toulouse

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L’opération du Raid contre Mohamed Merah,  le tueur présumé de Toulouse et de Montauban,  a porté un coup dur à la côte de cette unité d’élite de la police française, notamment en Israël, en Russie, au Brésil et en Algérie. Les spécialistes américains et britanniques ont étrangement gardé le silence et se sont abstenus de commenter cette opération.

"Qui attend 30 heures quand il n’y a pas d’otages ? Toute l’opération ressemble à une démonstration de stupidité",  déclaré  Alik Ron, ancien chef de l’unité d’intervention de la police israélienne et des forces spéciales des parachutistes, au quotidien israélien Maariv.

"Je présume que l’ordre était de le capturer vivant, mais il y a une limite. On ne le laisse pas pendant 32 heures en lui donnant un téléphone pour parler au monde entier et le transformer en chahid et en héros", vitupère-t-il avant d’enchaîner que "L’objectif n’était pas compliqué: un appartement, un fugitif isolé, pas d’explosifs, pas d’otage, dans une zone qui n’est pas un territoire ennemi ou un champ de bataille mais qui permet aux forces de sécurité de se déployer à leur guise".

Un ancien officier des commandos israéliens considère que "ce n’est pas comme cela que se comporte une unité professionnelle pour combattre le terrorisme", dans le Maariv.

Les spécialistes israéliens dont le pays est une référence dans ce genre d’opérations ont qualifié l’assaut du RAID français d’"échec opérationnel", rejoignant ainsi les critiquesdu fondateur du GIGN, l’une des plus prestigieuses unité d’élite de la gendarmerie française.

Des spécialistes russes sont unanimes: le tueur présumé à fait preuve de plus de détermination et de combativité que les hommes du RAID puisque selon la version livrée par le patron du RAID, ce dernier est non seulement allé à l’assaut des hommes du RAID mais leur a imposé son rythme. Pour les russes, cette résistance farouche est considérée comme un haut fait de guerre et servira de motivation puissante à d’éventuelles émules. En plus, on notera que le premier assaut du RAID a été repoussé.

Ce n’est pas le fait que les policiers français n’aient pu réussir à capturer le forcené vivant qui a déterminé l’échec de l’opération mais le fait que cet homme ait pu résister, refusant le concept du kamikaze avec mépris et faire preuve d’un haut fait d’arme, permettant ainsi à certaines organisations de le considérer comme un martyr absolu.

On ignore le nombre exact de policiers blessés lors de cette opération mais il apparait dès à présent qu’au moins trois à cinq éléments ne pourraient ré-intégrer le RAID.

«C’est la première fois de ma vie que quelqu’un mène l’assaut contre nous», confie Amaury de Hauteclocque, le patron du RAID français, jettant le trouble à une affaire déjà plus que confuse tant par ses tenants que ses aboutissants. D’un point de vue technique, Il est très rare qu’une opération du RAID à l’encontre d’un forcené excède les 24 heures. La durée de celle de Toulouse peut-être qualifiée de hors-normes.

Plus discrétement, l’assaut du RAID contre le jeune forcené toulousain fut disséqué par les forces spéciales de la police brésilienne pour lesquelles l’opération fut émaillée-suivant la version officielle-de faits d’amateurs: des policiers "choqués"; 300 balles de différents calibres échangés, des caisses de grenades offensives, en vain apparament puisque c’est des snipers postés au dehors qui neutraliseront le forcené. Un détail totalement incompris: 15 à 30 éléments du RAID mettant une heure à avancer dans un trois pièces de 35 m carrés…Sans compter une trentaine d’autres postés,  des snipers et plus de 250 policiers en soutien. Cela a de quoi faire douter de la version donné par les officiels français.

A Alger, dans un certain milieu on a été plus que surpris par l’amateurisme absolu dont a fait preuve  cette unité  face à un homme seul ne détenant aucun otage, renforçant ainsi  le choix des stages de formation auprès de pays plus "aguerris" en ce domaine. On a pas oublié l’échange acerbe avec un certain Juppé lors de la prise d’otage d’un Airbus d’Air France à l’aéroport d’Alger en 1994 et qui à l’époque accusait les algériens de manquer de savoir-faire dans la gestion de prises d’otage pour justifier le déplacement de l’avion à Marseille où il fut pris d’assaut par le GIGN. Or dans le cas présent, c’est au tour des algériens de rire sous cape et avec raison de la gabegie étalée par l’antiterrorisme sous Juppé.

En tous cas cette affaire de Toulouse commence à  susciter des blagues dans le milieu autant que des interrogations sur la formation défectueuse du RAID un peu partout à travers le monde. Qu’est-ce que cela aurait donné si le tueur n’était pas seul? On préfère ne pas évoquer ce scénario.

Bien entendu, d’un point de vue politique, les anglo-saxons ne s’y sont pas trompés: il s’agit avant tout d’enjeux éléctoraux.

Dans les forums dédiés aux forces spéciales tout autant qu’au sein des unités spéciales de dizaines de pays, la réputation du RAID français a pris un sérieux coup de discrédit.

Indubitablement, il aurait été hautement intéressant de connaître l’avis des SAS britanniques sur cet assaut raté. Mais c’est une autre histoire.

Le budget militaire chinois dépassera la barre des 100 milliards de USD en 2012

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Confrontée comme l’ensemble des pays du monde à un contexte international de plus en plus volatile, voire menaçant, la Chine est en train de fournir de gros efforts pour la modernisation de ses capacités de défense. Pour la première fois dans son histoire contemporaine, le budget militaire chinois dépassera cette année la barre symbolique des 670 milliards de Yuans, soit un peu plus de 100 milliards de dollars US.

Ce chiffre a été évoqué par le premier ministre chinois Wen Jiabao le 5 mars 2012.

Une escadrille de chasseurs Jian-11 chinois au sol

Ce montant est encore très loin du gigantesque budget militaire américain mais démontre la volonté des dirigeants chinois à se doter au plus vite d’une défense moderne non seulement en accord avec le nouveau statut de puissance économique globale de la Chine mais pouvant faire face aux nouveaux défis auxquels Pékin est confronté aussi bien dans sa sphère d’influence régionale traditionnelle que dans des zones aussi éloignées que le golfe d’Aden ou la corne de l’Afrique.

Il n’est un secret pour personne que la nouvelle stratégie américaine au Pacifique fait grincer des dents à Pékin.

Cependant, le réarmement massif de certains pays occidentaux et le développement de nouvelles ogives nucléaires plus performantes par des pays comme le Royaume-Uni et la France; les "révolutions high-tech"  dans la majeure partie du monde Arabe et le changement de régime par la force intervenus dans certains pays arabes et africains prouvent pour certains analystes chinois que le monde est bien moins sûr que ce qu’il était il y a deux décennies.

Un indice révélateur de cette prudence excessive de Pékin : le taux de croissance du budget militaire est plus élevé que le taux de croissance du Produit intérieur brut…Si vis pacem para bellum.

Montée en puissance de la Marine russe

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Selon un communiqué de la Commission militaro-industrielle russe, plus de 40 bâtiments de guerre, dont trois ont été mis en chantier en février 2012 sont actuellement en construction dans les chantiers navals de Russie.

La Marine au service des intérêts géostratégiques de la Russie nouvelle

Le nombre de navires ravitailleurs en construction, éléments clé dans la projection des forces au delà des zones d’influence traditionnelles de la Russie, n’a pas été divulgué.

A terme, la marine russe recevra une cinquantaine de nouveaux bâtiments de guerre d’ici l’année 2020.

Dans le cadre de ce renforcement, 16 bâtiments de guerre renforceront d’ici cette date la flottille russe de la mer Caspienne dont la base est à Astrakhan.

Pour le moment, la marine russe ne dispose que d’un seul porte-avions à propulsion nucléaire, ‘Amiral Kuznetsov". Ce dernier, accompagné d’autres navires de guerre a fait une escale de plus d’un mois dans le port syrien de Tartous au mois de janvier 2012 avant d’être rappelé pour rejoindre son port d’attache sur la presqu’île de Kola.

Le porte-avions nucléaire russe aurait pallié à la saturation des stations d’écoute et d’interception et servi pendant un certain temps comme une station de surveillance couvrant aussi bien le littoral syrien qu’au delà pendant que les services de renseignement de l’armée de l’air syrienne étaient absorbés dans la surveillance des zones d’infiltration à l’intérieur du pays.

Pour nombre d’observateurs, cette montée en puissance des capacités navales russes pourrait s’accélérer avec l’élection à la présidence de M. Vladimir Poutine.

Le temps des drones tueurs

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En moins de 6 mois, des robots volants contrôlés à distance ont sinon effectué du moins participé au succès de quatre assassinats ciblés dans des pays aussi éloignés que le Yémen et la Colombie.

Les drones de combat préfigurent ce que sera la guerre du futur

En moins de 6 mois, des robots volants contrôlés à distance ont sinon effectué du moins participé au succès de quatre assassinats ciblés dans des pays aussi éloignés que le Yémen et la Colombie.

D’une redoutable efficacité, Le rôle crucial que jouent désormais les drones comme outils militaires et politiques marquent la robotisation de la guerre. Une tendance lourde pour les cinq décennies à venir qui est loin d’être restreinte au domaine aérien. Non sans soulever de sérieux problèmes éthiques susceptibles de modifier et le droit humanitaire et les lois de la guerre.
Cette robotisation de la guerre augure des formes probables que va revêtir celle-ci dans un avenir proche marqué par un repositionnement américain en Asie-Pacifique, lequel sera plus important après l’achèvement du remodelage en cours en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Un remodelage rendu désormais possible et à moindre coût grâce à une utilisation inédite des nouvelles technologies de l’internet et de la manipulation des masses. Après la mise au pas du centre du monde (et surtout le contrôle de ses fabuleuses richesses énergétiques), Le redéploiement américain face à la Chine s’accompagnera certainement par une extension du champ d’intervention à l’espace extra-atmosphérique. D’où l’importance capitale de la possession de drones orbitaux pouvant intervenir aussi comme une arme antisatellite (Antisat) que comme une plate-forme orbitale de bombardement au sol, n’importe où et à n’importe quel moment.
Pour les pays ne disposant pas de technologies, le drone est devenu une arme redoutable, transcendant toute opposition asymétrique, seule défense possible du faible. Leur usage épargne la vie des soldats de l’empire et soulève par là même un dilemme éthique indécent : doit-on riposter contre des humains lorsque un robot est touché ? Cette situation s’est déjà produite en Afghanistan. Des humains ont été tués d’autres machines pour avoir détruit une machine faisant partie de leur réseau communicationnel et cybernétique. Cette question soulève de profondes réflexions éthiques et philosophiques que les Grecs antiques avaient pressenti dans leur mépris des machines.
Par-dessus tout, l’usage de drones dans l’exécution d’une politique d’assassinats ciblés par les USA et Israël, seuls pays à disposer de drones armés, élude le principe de responsabilité et épargne au président-dans le cas de Washington- le recours aux chambres élues pour déclarer la guerre. Les drones tueurs évoluent donc dans une zone de non-droit, exécutant les mêmes missions imparties aux assassins pérégrins du Moyen-âge tout en consacrent le principe du zéro mort du côté de l’assaillant.
Les experts ne s’y trompent guère : l’usage de plus en plus intensif de drones de combat par la CIA dans un nombre croissant de pays est non seulement le signe d’un choix tactique mais d’une robotisation progressive des moyens militaires à la disposition des États-Unis d’Amérique. D’ailleurs, ce pays est en train d’étendre un réseau de bases secrètes ou pas dédiés à ces engins sur une dizaine de pays en Afrique orientale, en Mésopotamie, dans le Golfe arabo-persique, en Afghanistan, au Pakistan, et inévitablement au Levant.
Au Pakistan, leur efficacité est telle qu’ils ont sont arrivés à chasser en « meutes » en coordonnant leur actions et en échangeant leurs informations sur les cibles ; en témoigne également le nombre de plus en plus élevé de victimes à chaque opération où sont impliqués des drones.
Et les victimes des drones ne se comptent plus dans la liste anonyme des paysans Pachtoun tombés quelque part au Waziristân ou au Balûchistân sous le feu de leurs missiles « Hellfire » (à l’origine un missile antichar tiré à partir d’un hélicoptère d’attaque comme le Cobra ou l’Apache) mais incluent désormais des chefs d’État et des personnalités historiques.
Le 20 octobre 2011, le convoi du colonel Mouammar Gaddafi est localisé et attaqué par des drones américains, probablement de type « Predator USMQ2 » ; le convoi est immobilisé et contraint à se disperser avant d’être à nouveau bombardé. De sa localisation à la sortie Sud de la ville de Syrte, réduite en ruines fumantes par la fureur de combats acharnés et de bombardements intensifs, jusqu’à la capture de l’ancien chef de l’État et son lynchage à mort par un groupe de rebelles, des drones contrôlés à des milliers de kilomètres de distance survolaient, surveillaient et au besoin ouvraient le feu sur des cibles précises au sol. De toute évidence, les drones eurent un rôle de premier plan dans l’assassinat du leader libyen. Un assassinat politique ressemblant à une version plus atroce que celle du Duce italien en pleine seconde guerre mondiale.
Peu de temps avant l’assassinat du colonel Gaddafi, une étrange opération impliquant des drones armés eut lieu au dessus des reliefs arides du Yémen : l’opération Awlaqi. Ce citoyen américain, autoproclamé chef de l’organisation terroriste connue sous le label d’Al-Qaïda en péninsule arabique périt sous le feu d’un ou de plusieurs missiles tirés selon toute vraisemblance de drones armés. C’est la première fois qu’un citoyen américain fait l’objet d’un assassinat ciblé que certains juristes sont allés qualifier d’exécution extrajudiciaire.
La mort d’Anwar Awlaqui au Yémen avait un précédant. Et de taille. La mort du chef présumé de cette étrange nébuleuse dénommée Al-Qaïda (ou Al-Qaeda selon une transcription anglo-saxonne). Celui qui est devenu une icône incarnant l’ennemi public numéro un mondial a été localisé et éliminé à Abottabad, au Pakistan dans une mystérieuse opération militaire qui n’a pas livré tous ses secrets. Là également, des drones de surveillance ont facilité l’opération commando des forces spéciales US.
Il est à rappeler que l’usage des drones au Nord du Pakistan est devenu quasi-quotidien au point où leur système d’échange de fichiers et de transmissions fut maintes fois piraté.
La dernière victime des ces robots volants est une figure emblématique presque oublié d’une des plus anciennes guérillas d’Amérique du Sud : Alfonso Cano, un des fondateurs des FARC (Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia/Forces armées révolutionnaires de Colombie) et leur chef depuis 2006. Nonobstant la revendication exclusive de l’armée colombienne qui s’attribue les mérites de son assassinat dans un raid, il n’en demeure pas évident, de l’avis même du président colombien que cette opération « sophistiquée » n’aurait jamais abouti sans la « coopération de pays amis » et fort probablement une participation décisive de drones armés US, lesquels auraient initié le raid aérien détruisant la base des FARC où se trouvait Alfonso Cano, y facilitant ainsi l’assaut des forces colombiennes. Or, c’est un secret de polichinelle que de rappeler la présence de drones US opérant à partir de sept bases en Colombie. Certains d’entre eux violant assez fréquemment l’espace aérien du Venezuela voisin.
A cela on peut ajouter d’autres assassinats non élucidés à ce jour. Tel l’assassinat du premier ministre libanais Rafik Hariri dans un attentat à la voiture piégée et à l’explosif. Des informations persistantes font état de la présence avérée ce jour là (et les jours précédant l’assassinat) d’un drone de reconnaissance israélien au dessus de la zone où eut lieu l’explosion.
Ainsi, du Pakistan à la Colombie, en passant par le Yémen et la Libye, les drones armés supplantent petit à petit les autres moyens conventionnels d’action à l’étranger et se sont imposé moins comme le nouveau bras armé de la CIA que comme un prolongement technologique de la politique extérieure de Washington. Et en effet, le drone est devenu un outil géostratégique intervenant au niveau tactique.
Basé sur un principe assez simple, les drones se déclinent en plusieurs types allant du micro drone au drone spatial en passant par le mini drone, le drone à long rayon d’action, à grande autonomie, puisant leur énergie de diverses sources, y compris celles dites alternatives, ces machines contrôlées à distance pourraient être destinées à la surveillance, à réguler le trafic autoroutier, à optimiser les recherches en cas de désastre naturel. Néanmoins, leur large autonomie, leur conférant la possibilité de voler de plus en plus longtemps tout en étant peu visibles, légers et nécessitant moins d’entretien que pour un aéronef conventionnel, et par-dessus tout éliminant toute implication humaine dans l’action en a fait des armes de choix pour la CIA et un concurrent –depuis qu’ils sont capables d’emporter des charges militaires et de frapper des cibles-de forces aériennes conventionnelles.
Il y a presque deux décennies, des pilotes de l’US Air force avaient protesté contre des projets de robotisation de bombardiers rendant inutile le recours à des pilotes humains. Si aujourd’hui, un drone n’est pas, stricto sensu, un robot puisque il demeure contrôlé via des satellites par des opérateurs humains derrière une console, le fait est que les drones actuels, notamment de type Reaper ou Predator sont de plus en plus autonomes du point de vue de l’intelligence artificielle (AI) et seront sous peu capables d’opérer assez indépendamment de l’opérateur humain. Dans un tel cas de figure, leur usage militaire, notablement dans les assassinats ciblés posera un sérieux problème éthique et contreviendra aux lois d’Asimov (du nom d’un célèbre auteur de science-fiction) stipulant l’interdiction pour un automate d’attenter à la vie d’un humain.
Dans la guerre des réseaux de l’information, l’ascendant appartiendra à celui qui aura le réseau le plus élargi possible suivant un maillage flexible, capable de supporter une perte de l’information. Ce n’est pas pour rien que les USA sont en train de tisser un véritable réseau mondial de bases pour leurs robots aériens.
C’est ainsi qu’en Éthiopie, des aérodromes désaffectés ou des terrains nus se sont transformés en bases avancées abritant des petites flottilles de drones armés commandés à distance depuis un bunker situé au fin fond du Nevada.
Des bases similaires existent au Yémen, au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, en Israël, au Sud-Soudan, au Kenya, au large et à l’intérieur de la Libye, en Colombie, en Corée du Sud, à Guam, et demain probablement au Sahel, ou en Afrique australe ou même à l’intérieur des États-Unis. Car dans ce dernier cas de figure, des mini drones utilisés à des fins civiles pourraient très bien être utilisés contre des personnes indésirables ou figurant sur la liste noire du gouvernement. Qu’est ce qui empêcherait la CIA de recourir à des assassinats ciblés avec ses drones contre des citoyens US en plein territoire américain ? C’est la question que se posent quelques personnes aux États-Unis, inquiets de la dérive induite par l’adoption de l’assassinat comme instrument politique. Une situation paradoxalement similaire aux pratiques du 15ème siècle du temps des intrigues italiennes de la renaissance et des assassinats de palais. Sauf que cette fois-ci, la portée de cette politique est planétaire. Au point où la dague de feu n’épargne même plus un paysan anonyme vivant dans un endroit perdu à la fin fond d’un pays lointain.
Après le missile de croisière et la vidéo truquée, voici venu le temps des drones tueurs. Qu’en sera-t-il à l’avenir ? On préfère ne pas y penser.

La symétrie du chaos, vers un nouveau paradigme international?

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Après six mois de résistance, le régime du colonel Gaddafi a fini par être surpris dans sa capitale par un coup de main assez élaboré. Il aura néanmoins réussi à briser l’élan des nouvelles guerres high-tech, rapides et multimédia s’abattant sur un nombre précis de pays arabes depuis l’avènement de l’année 2011.
Ce remake réussi de la Baie des cochons sur les rivages de Libye marque non seulement un tournant dans les relations internationales mais pèsera négativement à l’avenir sur les relations Nord-Sud en Méditerranée occidentale. Vingt ans après l’effondrement de l’empire soviétique et la suppression de la menace dite rouge, l’année 2011 fut choisie comme celle de l’assaut général contre les derniers régimes rétifs à l’hégémonie du nouvel ordre mondial et son idéologie. Première cible avant les pays satellites de la Chine et les pays d’Amérique latine contestataire de l’ordre mondial : les pays arabes hors de l’influence. En sacrifiant deux leaders alliés dont l’un du pays arabe le plus peuplé et le plus influent, les USA escomptaient obtenir un effet domino dans l’ensemble de la région et plus particulièrement un changement de régime dans des pays comme la Libye et la Syrie. Cependant, la très coûteuse occupation de l’Irak de Saddam Hussein et le désastre afghan obligèrent les stratèges américains à opter pour un nouveau type de guerre plus économique en utilisant les moyens de l’information, les réseaux sociaux, les Psyops, la propagande, les cellules terroristes dormantes et Al-Qaida, outil créé, financé et armé par la CIA, le MI-6 et bien d’autres services de renseignement pour l’achèvement de certains objectifs géostratégiques globaux. C’est en effet une nouvelle forme de guerre High Tech, rapide et reposant sur le concours des populations locales préalablement formatées par une propagande massive, multi-vectorielle, élaborée et adaptée à l’humus culturel, religieux et/ou idéologique. Si le putsch militaire en Tunisie fut relativement facile, ordonné et sans grande effusion de sang, celui de l’Égypte contraria deux acteurs clé de la politique étrangère US : le royaume d’Arabie Saoudite et Israël. Ce dernier avait toutes les raisons du monde d’appréhender un changement de régime en Égypte susceptible d’amener à sa tête des factions hostiles à l’État hébreux.
Malgré la soumission totale de l’armée égyptienne à son mentor US, véritable maître du pays du Nil, les choses semblent se détériorer dans la péninsule du Sinaï. Au détriment d’Israël. Effet collatéral inattendu d’une guerre dite globale. C’est le concept de la guerre tous azimuts ou guerre totale multidimensionnelle appliquée à des cas concrets. A distinguer du concept clausewitzien de la guerre. C’est une nouvelle forme de guerre dans laquelle les aspects informationnels, propagandistes, psychologiques, diplomatiques et économiques sont mobilisés comme des armes de combat de première ligne contre des États ou des groupes d’États. D’ailleurs, ce n’est point un hasard si les moyens diplomatiques incluant le recours au CS de l’ONU, et les médias sont considérés comme des étapes cruciales de tout plan militaire US. Ainsi après l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, l’Irak, le Liban, la Palestine, la Syrie, le Yémen, la Somalie et le Soudan, il n’était pas étonnant de voir la machine bien huilée se tourner vers le Maghreb. Premier maillon faible de cet espace géopolitique en mal d’intégration : la Libye du colonel Mouammar Gaddafi. Bête noire et vieil ennemi de bons nombre de pays occidentaux et arabes du golfe arabo-persique. L’aventure militaire précipitée de l’OTAN sur les côtes libyennes a non seulement bousculé l’équilibre géostratégique de cet espace géopolitique mais risque fort de bouleverser l’ensemble des relations Nord-Sud en méditerranée occidentale. Cette aventure militaire a mis fin à cinquante ans de paix, puisque la dernière intervention armée occidentale en Afrique du Nord remonte à la bataille de Bizerte (Tunisie septentrionale) et à la guerre d’Algérie. Plus préoccupante est l’ingérence presque immorale de certaines entités étatiques du Golfe persique au Maghreb : la chasse frénétique aux subsahariens par les rebelles en Libye relève plus d’une vindicte dictée contre l’orientation africaine de la Jamahiriya et son mépris des Arabes du Golfe persique. Cette tendance africanophobe traduit la future orientation de la Libye de demain telle que voulue par les mentors et financiers de l’agression militaire contre ce pays : La Libye post-Gaddafi sera Arabe du premier camp. Celui de la Jordanie, du Qatar, des Émirats Arabes Unis, du Koweït et du Bahreïn. En d’autres termes, un pays détaché de son environnement africain.
Malgré la chute de Tripoli suite à l’opération «Siren», opération coup de poing qui fera date dans les manuels militaires des armées, les Libyens n’auront pas démérité et ont globalement fait face à l’agression de leur pays avec plus d’efficacité que ne l’ont fait les Irakiens pourtant infiniment mieux armés. La Libye a tenu à six mois de bombardements et autres pilonnages intensifs des forces de l’OTAN, lesquelles ont déversé sur ce pays près de 200 bombes par jour. Dans cette guerre, les rebelles libyens, en particulier ceux de la ville de Misurata ont bénéficié du soutien de firmes de sécurité et de renseignement privées ainsi que de mini-drones (des drones quadricoptères de type Scout). Ailleurs dans le pays, des drones américains Predator II armés croisaient dans le ciel libyen chassant en meute des cibles désignées.
Sous-estimée, la Libye du colonel Gaddafi et son système atypique de pouvoir non hiérarchisé et horizontalement distribué a donné du fil à retordre à l’OTAN. A la surprise générale de ses voisins, la Libye, plus petit pays du Maghreb, a failli écraser rapidement et efficacement la rébellion armée qui s’est déclarée en Cyrénaïque le 16 février 2011, n’était-ce l’intervention militaire occidentale. Néanmoins, la Libye a réussi à absorber le choc initial de l’agression de la coalition internationale menée par les USA, la France, la Grande Bretagne, le Qatar et les Émirats Arabes Unis avant de tenir tête à l’OTAN, la plus grande alliance militaire du monde.
Cette capacité de résistance d’un pays aux capacités technologiques quasi-inexistantes, doté d’une toute petite armée de quatre ou cinq brigades, ne peut s’expliquer que par le régime très particulier et hors normes imposé par le colonel Kadhafi. Un système opaque où le pouvoir est dissous parmi des centaines de tribus et où la notion d’État selon l’acception occidentale demeure un concept étrange. L’organisation de l’État des masses, un concept paradoxal pour un pays de cinq ou six millions d’habitants, a rendu caduc tous les plans précédemment utilisés en Irak et a imposé à l’OTAN un nouveau paradigme à peine connu. Indubitablement, c’est en Libye qu’a été mis en échec le cycle des révoltes arabes par le désordre et l’ingénierie du chaos au moyen des réseaux sociaux et des services de messagerie. Car, contrairement à la Tunisie et l’Égypte, pays pro-occidentaux ayant connu des putschs militaires déguisés en révolutions colorées, la Libye comme le Yémen et la Syrie ont fait autrefois partie d’un front du refus et de la résistance qui aura vécu. Il est paradoxal de constater qu’une ville éloignée comme Brega ait tenu tout au long de la guerre et ait survécu à Tripoli qui a succombé à un coup de main éclair et complexe.
L’histoire est riche de ces retournements spectaculaires d’alliances et d’allégeance. Toutefois, qui aurait osé concevoir il y a à peine une trentaine d’années que l’OLP (Organisation de Libération de Palestine) se retournerait contre Damas ? Il est vrai que la vieille organisation désuète et corrompue de la résistance palestinienne n’a jamais pardonné le positionnement du régime syrien laïc aux côtés d’une organisation islamiste rivale, ayant réussi à prendre le pouvoir dans l’enclave assiégée de Gaza. Comme dans l’épisode libanais, la main des Saoudiens n’est jamais très loin et il n’est pas étonnant dès lors de constater la stratification en cours et la superposition de la rivalité créée de toutes pièces entre l’Arabie Saoudite et ses alliés, garant d’une version rigoriste de l’Islam sunnite contre l’Iran chiite, ultime avatar de l’impérialisme perse. Un schéma correspondant parfaitement aux plans d’hégémonie US au Moyen-Orient, basés sur les divisions ethniques et confessionnelles et même au-delà.
L’une des techniques de tromperie en usage dans ces nouvelles campagnes militaires d’un nouveau genre contre des États est l’imposition d’un mensonge comme vérité dans la plus pure tradition stalinienne. Ainsi des médias nous présentent sans vergogne aucune des informations faisant état de l’usage du gouvernement syrien d’embarcations armées contre ses propres populations civiles tout en avançant des bilans dignes d’un accident de circulation. Est-il possible qu’une ville de la taille de Lattaquié soit pilonnée par l’artillerie navale et n’enregistre que trois ou quatre victimes ? Le cas libyen est encore plus pathétique : l’OTAN qui ne maîtrise qu’une forme de propagande unique et disons le sans ambages, sclérosée, qualifie ses raids meurtriers contre les populations civiles libyennes comme une opération de protection de ces mêmes populations ! Les sites officiels britanniques se sont illustrés par une propagande mensongère sans vergogne pire que celle de Staline. Cercle vicieux d’un mensonge orwellien. Cet auteur avait bien pressenti que le totalitarisme anglais pourrait être bien plus pire que celui du nazisme et du stalinisme de son époque.
Les États-Unis d’Amérique sont les principaux architectes de cet assaut. Mais dans le cas de la Libye, ils ont adopté une nouvelle ligne de conduite, faisant semblant de confier les opérations, dès l’élimination de l’ensemble des défenses aériennes libyennes à leurs alliés de l’OTAN. Ils en regrettèrent presque cette option. La Grande Bretagne et la France eurent une piètre performance face à une armée libyenne bien faible et pas du tout équipée. C’est grâce à la logistique US et à l’argent du Qatar et des Émirats Arabes Unis que cette guerre put aboutir à l’entrée des rebelles à Tripoli atour d’un noyau dur formé par les commandos spéciaux de la CIA, du SAS, du 2ème régiment de parachutistes, de la Légion jordanienne, des mercenaires de l’X (ex-Blackwater) et des forces spéciales italiennes et qatari.
Des observateurs peu avertis de la nature du pouvoir en Europe s’étaient interrogés sur les motivations de certains pays comme l’Italie de s’aliéner gratuitement et durablement l’ensemble des pays de la rive Sud de la méditerranée, en d’autres termes ses voisins immédiats, en s’impliquant dans une guerre d’agression contre la Libye ou en joignant sa voix aux cris d’orfraie des pays européens contre la Syrie. Alors que ce pays jouissait jusqu’ici d’une assez bonne image au sein des pays du Sud. Le fait est que le pouvoir réel en Italie et ailleurs en Europe n’est plus aux mains des habitants de ces pays mais appartient de facto à des oligarchies invisibles agissant assez similairement à des gouvernements d’occupation.
La stratégie du double endiguement utilisée contre l’Iran et l’Irak, la destruction de ce dernier et son occupation, la guerre civile libanaise, la scission du Soudan, l’élimination physique des figures historiques de la résistance palestinienne, la mise au pas du Liban, l’encerclement et l’assaut de la Syrie, la déstabilisation du Yémen, l’affaiblissement des pays du Maghreb, la mise en place d’une véritable ceinture de feu entre le Sahel et l’Afrique du Nord s’étendant de la corne de l’Afrique à l’Atlantique, et, actuellement, la mise en pièces de la Libye, ne sont qu’une suite ininterrompue d’évènements liés. Lesquels s’inscrivent dans le cadre d’un plan réglé et préconçu. Tel qu’il a été ébauché par l’ex-secrétaire d’État US Henri Kissinger dès l’avènement des années 70. A posteriori, l’actuelle vague de révoltes présentée comme un printemps arabe en référence à une série d’évènements ayant abouti à l’implosion de l’ancien bloc de l’Est, n’est que la continuation d’une même et unique stratégie visant toujours le même objectif : le formatage de l’environnement immédiat et lointain d’Israël à même de garantir sa survie pour les cinquante prochaines années et par-dessus tout garantir son existence au-delà de l’année 2048.
L’enthousiasme suscité par les révoltes arabes a fait long feu. Si les médias mainstream n’ont pas hésité à qualifier cet assaut général de «printemps arabe», la réalité des faits déformés sur le terrain, grâce à la magie des caméras embarquées sur les téléphones portables dans un monde ou presque tout le monde en est équipé, a fait déchanter plus d’un. De mémoire de révolutionnaire, on n’a jamais vu des rebelles armés de fusils d’assaut Gewehr-36 avancer contre les troupes gouvernementales de leur propre pays sous la couverture d’hélicoptères de combat avancé, de drones et de bombardiers étrangers tout en bénéficiant de l’appui feu de l’artillerie navale, le renseignement de l’imagerie satellitaire et l’encadrement des forces spéciales de pays ayant une longue tradition dans la subversion et le sabotage. C’est pourtant bien ce qui s’est passé en Libye. Et c’est ce que l’on tente de recréer en Syrie et si possible, ailleurs. Ce n’est point un hasard si, au départ des contestations, une aide logistique est mise à profit des insurgés, fussent-ils présentés comme de simples manifestants. Changement d’icônes. Depuis les années 60, le Kalachnikov était l’arme par excellence de tous les révolutionnaires et guérilléros de tous bords. L’usage par les rebelles libyens d’une variante du fusil d’assaut FN-FAL et de missiles antichar MILAN, puis après l’opération de Tripoli, du fusil Allemand G-36, équipant entre autres les forces spéciales jordaniennes, consacre une véritable rupture. Après les rébellions maoïste, communiste, socialiste et nationaliste, voici venu le temps des rébellions néolibérales financées par les riches Cheikhats du Golfe persique et soutenues militairement par les milieux trans-financiers internationaux.
Cependant, l’apparition spontanée de ces nouvelles guerres High Tech de propagation du chaos social par le bas et l’ingénierie du putsch scientifique n’est pas sans risque pour les pays l’ayant adopté. La Grande Bretagne (mais aussi la France) en sont de parfaits exemples. Et ce, malgré la surveillance exhaustive et maniaque des réseaux par des cohortes de cyber policiers dans ces deux pays. Surveillance bien plus intense, systématique et étroite que ne le serait la surveillance d’internet dans un pays comme la Chine. Le retournement des nouvelles armes que constituent désormais les réseaux sociaux et les services de messagerie contre l’un des pays les ayant le premier utilisé pour attaquer un autre pays (la tentative britannique de susciter une révolution colorée-verte-en Iran en 2009) a donné plus que des sueurs froides à Londres. Les émeutes du mois d’août 2011 ont fait craindre un retour de boomerang, voire une British Revolution. Signe qui ne trompe pas : deux facebookers ayant posté des blagues sur le net au sujet de ces émeutes ont été condamnées à de très sévères peines d’emprisonnement. Pendant ce temps, le gouvernement de sa majesté, le plus acharné dans sa guerre en Libye, finance, encourage et soutient des milliers de jeunes Arabes à propager via les réseaux sociaux le désordre, le chaos et la sédition.
La reprise du symbolisme religieux islamique par les services de renseignement US et britannique n’est pas nouveau. Il remonte à plus d’un siècle, avec les théories du manteau vert, du messie attendu et les intrigues de Lawrence d’Arabie. On percevait aisément derrière tous ces vendredis «colorés» une forte touche de marketing. «Vendredi de la colère», «Vendredi de la vengeance» ou encore «vendredi de la défiance» sont des produits marketing 100 % US adaptés à l’humus local. Un peu comme les filiales de Coca Cola au Moyen-Orient. A ces techniques s’ajoutèrent le renfort d’une pléthore de pseudo-fatwas issues de manière désordonnées et diffusées par des «clercs» musulmans majoritairement sunnites mais dont la majorité provient des pays du Golfe persique inféodés à l’empire ou de pays comme l’Égypte ou la Jordanie. C’est un Islam version US, aussi corollaire au néo-libéralisme que l’est la spéculation boursière sur des actifs pourris. Support de propagation : internet et chaînes satellitaires. Après l’anathème vient la diabolisation. Le président syrien est qualifié de Hulagu dans une référence à l’invasion mongole du Moyen-Orient au 13ème siècle ; le guide libyen qui s’est déjà auto-affublé de toute une série de titres, se voit en plus affublé de tous les noms d’oiseaux. Il est vrai qu’il ne s’est fait que des ennemis. La propagande des pays du CCG s’acharne plus particulièrement sur lui avant, pendant et après son règne. Même hors de son complexe de Bâb Azizya, le colonel sera accusé par les US d’avoir collaboré avec leurs services dans la lutte antiterroriste. Quant on sait que tous les pays musulmans ont été sommés de collaborer dans la lutte contre un terrorisme créé de toutes pièces par ceux là même qui l’exigent, on ne peut que rester stupéfait de la tromperie avec laquelle agit l’empire quel que soit le contexte.
Mais tout cela est voué à l’échec. Les Américains et leurs alliés sont dans une impasse non seulement économique mais idiosyncratique. Si au Levant, la déstabilisation de la Syrie aura de très graves conséquences sur Israël, dont l’arsenal nucléaire conséquent ne lui sera d’aucun secours, au Maghreb, le dépeçage de la Libye aura des conséquences négatives durables sur l’ensemble des relations Nord-Sud en Méditerranée occidentale. Il ne fait aucun doute que tôt ou tard, l’intrusion militaire de puissances étrangères en Libye aura un prix.
A ce propos, certains observateurs ont mis en doute la mainmise étrangère sur les ressources de la Libye à cause du sentiment ultranationaliste de certaines factions rebelles. C’est méconnaître les ressorts cachés de la soumission consentante. Les rebelles, y compris leurs ailes militaires les plus radicales sont beaucoup trop faibles pour pouvoir prétendre tenir tête à leurs puissants protecteurs. De facto, ils sont encore plus faibles que les forces loyalistes. C’est pour cette raison que la Libye représente un cas d’école : c’est le nouvel eldorado des multinationales et l’entrée rêvée en Afrique du Nord et au Sahel. Et connaissant certains pays de la coalition «humanitaire» caractérisées par leur hargne et leur cupidité à tenir coûte que coûte la moindre parcelle de terre tombée en leur pouvoir et ne plus jamais la relâcher à moins de provoquer un génocide généralisé, on ne voit pas la Libye se débarrasser de sitôt de ces protecteurs de la dernière heure.
Avec l’épilogue libyen, l’Africom devrait avoir résolu le choix de ses bases en Afrique. Elle y disposera aussi bien de bases stratégiquement situées sur le golfe de Syrte qu’en bordure du Sahel, voire au Sahara central. En parallèle, la Russie perd plus qu’un important client de ses armements. Tandis que la Chine voit sa présence en Méditerranée, en Afrique du Nord et au Sahel assez compromise. Certains pays occidentaux voyant d’un très mauvais oeil la présence chinoise dans la bande sahélienne du Soudan en Mauritanie, en passant par le Niger, principal pourvoyeur d’uranium aux centrales électronucléaires françaises.
Propager le désordre dans un pays fait partie intégrante de la panoplie de guerre. Le chaos est un nouveau paradigme des relations internationales. L’ex-ambassadeur US en Chine, Jon Huntsman et probable candidat aux présidentielles américaines en sait quelque chose. Sa tentative très maladroite de susciter des troubles en Chine en utilisant les réseaux sociaux l’a forcé à quitter son poste.
Cependant, la question qui se pose actuellement est celle relative aux conséquences à moyen et long terme de cette nouvelle ingénierie du chaos appliqué à l’échelle géostratégique. Utilisant des outils transcendant la guerre asymétrique que pourrait opposer le pays ciblé face à un assaillant technologiquement plus avancé, cette nouvelle forme de guerre ne serait-elle pas susceptible de créer une symétrie du chaos dans les deux camps ? L’avenir nous le dira.